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mar 17
2008
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Barbie à la ferme ou ma dernière sortie longue...Posté par Barbie in non taggés |
Paris approche et le stress grandit... Faut dire que pour la première fois dans ma courte carrière de coureuse, mon corps se révolte !!! Tout fout le camp. Je suis fatiguée, mon accident de moto n'en finit plus de me réserver de mauvaises surprises et il pleut... J'ai toujours mal au genou, mon pouce est démis et malgré l'intervention inopinée de mon petit dernier cela ne veut pas passer. Il a pourtant bien joué son coup en me filant un coup de pied de folie dans le pouce pour me le remettre à sa place. Je ne vous raconte pas la douleur, c'est bien simple, je pleurais. Le pauvre petit me regardait affolé, conscient qu'il avait fait quelque chose de mal, sans savoir quoi exactement d'ailleurs. Enfin tout ça ne m'a pas empêché d'aller faire ma sortie longue (la dernière de mon plan) dimanche. Comme l'idée de courir 2 heures toute seule m'emballait à moitié, j'ai décidé de me joindre à un petit groupe faisant partie de mon club catégorie loisirs. Réveil au petit matin dimanche pour un petit déjeuner type marathon avec les gâteaux de Babou, mon thé et mon journal. J'aime bien le calme qui règne avant la tempête, à savoir le lever des fauves... Par contre je peste après ma mère qui m'a appelé le vendredi pour me dire : « petits veinards, c'est à Clermont qu'il va faire le plus chaud ce we en France ». De 2 choses l'une, soit Météo France a un problème, soit c'est ma mère (je ne dirais rien ici pour garder un semblant de calme familial). En tout cas il pleut, mais alors il pleut, pas le crachin breton, non non la bonne pluie auvergnate... C'est fou ce que ça donne envie de sortir tout ça. Mais bon je ne vais pas faire ma chochotte et j'adapte ma tenue en fonction de la nouvelle donne. Je n'oublie pas en mère parfaite que je suis de faire une tournée de pancakes que mes enfants se feront un plaisir de noyer dans une sauce américaine dérivée du sirop d'érable, en gros plus sucrée et plus grasse, avant de sauter dans ma fiesta à la découverte de Chemilly.
Comme il se doit, je me perds un peu mais pas trop, et grâce à mon GPS local (à savoir le petit vieux sur le bord de la route), j'arrive un peu en avance au point de ralliement. On m'avait dit : tu ne devrais pas avoir de mal à trouver l'église, on ne voit que ça. Il faut reconnaître que cette info est vraie. Comme en plus la pluie daigne se calmer un peu, je me dis que c'est de bon augure. Le petit groupe arrive : nous serons une dizaine avec quasiment autant de femmes que d'hommes. Plusieurs se préparent pour Paris, et d'autres des gentils fous qui n'ont pas de marathon en vue se coltinent une sortie longue comme ça pour le plaisir... Un truc m'inquiète tout de suite : l'un des participants sort une copie d'une carte IGN. « Euh vous ne savez pas où on va ? ». Si si pas de problème, on me répond, on a la carte ! On se dirait chez ma copine Dora l'exploratrice...
Et nous voilà partis. Pour l'instant tout va bien à part que c'est tout sauf plat cette rigolade. Mais bon l'ambiance est bonne, on papote marathon, je raconte mes derniers délires à Alain le meneur d'allure d'un jour qui me regarde ne sachant pas s'il doit rire ou pleurer ou mieux encore appeler un psy... Les réjouissances sont de courte durée : ça y est nous sommes perdus. Là va se jouer une scène digne d'un sketch genre « un gars, une fille ».
- Je me rappelle très bien, y avait une haie là !
- Y en a plus de haie !
- C'est un champ là, vous croyez qu'on peut ?
- La chasse est bien fermée, non c'est juste pour savoir ?
- Ils sont armés les fermiers dans le coin ?
Cette scène me plonge immédiatement dans ma petite enfance quand j'allais en vacances chez Papy et Mamy. Immanquablement nous avions le droit à une scène dans la voiture. Ma grand-mère tenait à nous emmener dans la forêt voisine et mon grand père conduisait. Immanquablement à un moment elle criait : « mais tourne là c'était à droite !!! ». Bien sur elle attendait que nous ayons bien dépassé le croisement pour le signaler et tendait son bras gauche pour indiquer la droite et aveugler par la même occasion mon pauvre grand père...
Avrès des tours de champs boueux, le niquage définitif de mes belles chaussures toutes propres, nous finissons par trouver un chemin forestier tout aussi boueux. Je tente bien de rappeler aux hommes présents que la galanterie voudrait qu'ils s'allongent par terre afin que nous évitions de nous salir les pieds mais on m'invite gentiment à retourner à mon atelier de scrackbooking... Au bout de 10 min, nous arrivons enfin en vue d'une ferme, synonyme de vie. Je lance pleine d'humour (eh oui je sais la vie est trop injuste, blonde, bonne coureuse, cuisinière hors pair et en plus de l'humour...) : « Ils parlent quelle langue ici ? Moi coureuse, moi vouloir téléphoner maison ??? ». Et là ça fuse :
- Ils sont partis les allemands ?
- La guerre est finie !
- Raymonde sors, y a des gens bizarres dans la cour...
Bref, l'ambiance n'est pas à la monotonie. Nous allons traverser le jardin d'une maison, parait que c'est par là..., grimper et grimper encore... Ah ça tu parles, l'érosion a encore du boulot dans la région, c'est moi qui te le dit ! Et au bout d'1H45 revoilà enfin la fameuse église dans notre champ de vision.
Je dois bien reconnaître que j'ai été sacrément heureuse de retrouver ma petite voiture, le chauffage et encore mieux ma baignoire... Comme en plus j'ai couru 2 h, j'ai eu le droit à 2 parts de gâteau au chocolat, pas du tout diététique celui là !
Allez plus que 3 semaines et Paris sera là. Je dois bien avouer que même si je ne me sens absolument, mais alors absolument pas prête, je suis impatiente d'y être. J'en ai marre de la prépa, j'ai l'impression que cela n'en finit pas. Je suis contente de retrouver mes copains de NY, de me replonger dans l'ambiance si particulière qui règne sur le marathon. Enfin on verra si tout tient jusque là...

Ecrit par brinouille, mars 18, 2008
les blessures articulaires à la main c'est une vraie galère, c'est hyper long à réparer vu qu'on s'en sert tout le temps de ses doigts...on fait un truc et paf on se refait mal et s'est reparti pour 1 mois....(et là aussi j'ai eu mon lot avec la pratique du hand ball
). Ecrit par brinouille, mars 17, 2008
Ton genou est douloureux à cause de quoi exactement ?(pas de l'accident.... la raison mécanique !)
moi je ne vois qu'une solution : faut que tu dormes comme un bébé pour récupérer la forme...... des mini siestes à gauche à droite, les enfant au lit tôt le soir et hop dodo !
Ecrit par madamegal, mars 17, 2008
Au moins, tu ne t'es pas ennuyée pendant ces 2 h ;-)
Ecrit par babou, mars 17, 2008
Bonne fin de prépa.
Ecrit par Coccinelle, mars 17, 2008
Tu ne parles pas de ton genou, il ne doit donc plus te gêner ? Pour la fatigue, avec les 3 semaines plus allégées à venir, t'en fais pas, je suis certaine que tu vas reprendre du poil de la bêêêête !!! Tu seras affûtée comme pas deux pour Paris




Arriver à son terme en forme, pas fatiguée, pas usée physiquement ni mentalement. Si en plus tes sorties longues sont une sorte de découverte de contrées inconnues tu compliques tout. Allez, bonne fin de préparation, ça va venir vite.
Pour moi ce matin en terre de Vincennes parfaitement connue, 2h34minutes et 35 bornes, dont une partie de ma sortie avec Brinouille.
Frédéric.