Gaelou's Blog
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nov 17
2008

7 jours sans courir

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Une semaine s'est écoulée depuis mon arrêt de la course à pied. Bon, le bilan n'est pas si négatif : les tiraillements se calment très nettement sur le front du psoas et je n'ai encore tué personne. J'ai juste une légère tendance à baver et à devenir verte de jalousie dès que je vois quelque chose qui s'apparente de près ou de loin à un coureur mais à part ça, tout va bien. Même pas mal ce matin quand mon Rv du dimanche avec le Jogg'iles (une course que j'avais prévu de faire) s'est affiché sur mon Palm. Un petit grincement de dents et c'est tout !

Je récupère mes semelles lundi prochain, si la podologue n'a pas fermé son cabinet depuis mon passage, et je compte bien reprendre dou-ce-ment mais sûrement.

Très chouette soirée avec Breizh et Anouschka que j'embrasse au passage (pas trop dur, l'entraînement samedi matin ? ). Nous n'avons pas vu le temps passer entre nos histoires de semelles, de jupettes, de PPG, de marathon, de malto... Un seul regret : que Stella ait été trop débordée pour pouvoir nous rejoindre ! Mais je sens que l'on va ritualiser ces petits dîners qui devraient être remboursés par la Sécu, alors ce n'est que partie remise ; la prochaine fois on teste le restau de Breizh !

Et j'ai été super raisonnable. Bon, les filles vous diront que j'ai pris un dessert mais attention, c'était un dessert asiatique (boules coco dans du lait de coco) ! Et vous avez déjà vu des asiatiques obèses, vous (les sumos ça compte pas)? Non ? Bon, et ben c'est ce que je dis, les boules coco ça compte pas.

nov 13
2008

J'suis un cas

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

C'est pas moi qui le dit mais ma nouvelle copine la podologue qui doit encore être en train d'en faire des cauchemars ! Je crois bien que je lui ai ruiné sa soirée hier (j'étais le dernier RV à 18 h 45 et ne suis sortie de chez elle qu'à 20 h passée) et elle m'a avoué que mon cas allait certainement l'empêcher de dormir.

On commence par l'auscultation manuelle des pieds et par la découverte d'une aponévrose très tendue à droite. Effectivement, ça fait un moment qu'elle me tourne autour, celle-là, que je la sens et que je l'oublie et qu'elle revient mais sans jamais me torturer non plus. Deuxième découverte : j'ai des métatarses un peu étranges (difficile à expliquer mais j'ai comme une bosse sous le gros orteil et c'est très cambré).

Bon. On passe à la station debout, en petite culotte devant  une glace et sur une espèce de cube en plexi. Là, ça se gâte carrément. La bascule du bassin est très visible... mais de dos, la podologue  la voit à droite alors que sur les radios elle est à gauche. Et de face, elle change de sens. Je crois que la podologue va devenir cinglée. Elle tripote les radios dans tous les sens, me fait tourner comme un derviche tourneur (de dos, de face, puis à nouveau de dos). Moi, en attendant, je prends tous les kilos pris ces derniers mois dans la figure. Aïe, j'ai fait l'autruche mais là ça commence sérieusement à se voir, de quiche je deviens tourte. C'est le coup de pied aux fesses qu'il me fallait, je déclare la guerre aux capitons ! Adieu fromages, vin, tartines de tarama... C'est pas quelques kilos qui vont me résister quand même !

Passons. Ma podologue, toujours perplexe, m'annonce qu'en plus d'être penché comme la Tour de Pise, mon bassin fait des vrilles et est décalé latéralement. C'est carrément la tour infernale ! Je commence à me dire que le point de croix, comme sport, c'est finalement pas si mal, non ?

Nous passons au test de marche. L'espace d'un instant, j'oublie les 4 malheureux kilos en trop et me prend pour Kate Moss qui défile sur un podium . Au lieu des applaudissements, le verdict tombe (au point où j'en suis) : je talonne (si, si madame). On termine avec le bouquet final, l'empreinte, qui confirme que mon centre de gravité n'est pas du tout situé au même endroit selon les pieds et que je fais porter une bonne partie des appuis sur le talon droit qui est tout rouge sur l'ordi (the famous aponévrose, damned, tout s'explique).

Devant l'étendue des dégâts et le cumul des handicaps, la charmante demoiselle dont je suis en train de miner le moral m'annonce que nous allons procéder par tâtonnements. J'aurai une paire de semelles magiques dans une dizaine de jours, aussi bien pour "la ville " que pour la course à pied (adieu tongs, sandales et escarpins...) qui devraient compenser la bascule, la vrille, les métatarses et l'aponévrose. Si ça fait aussi la vaisselle et les devoirs, alors là, je dis chapeau !

En attendant, je campe sur mes bonnes résolutions et attend les semelles magiques pour recommencer à courir (plus que 10 jours). Et je n'ai pris qu'un minuscule morceau de brie tout à l'heure... et je suis passée au moins 10 fois sans même m'arrêter devant les petits fours salés et sucrés qu'un collègue a ramené par plateaux entiers d'une conférence de presse. Je vous jure !

nov 11
2008

Billet de (mauvaise) humeur

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Bon, je vous préviens, je suis de mauvais poil et j'ai autant d'humour qu'un cabillaud surgelé aujourd'hui... mais envie de me défouler ! Tant pis, ça tombe sur vous ! Pourtant, j'ai passé plutôt une bonne semaine et j'avais retrouvé le sourire depuis mon dernier message. Pleine de bonnes résolutions la Gaëlou : arrêter de se plaindre (OK, c'est pas gagné, on l'arrête tout de suite, celle-ci), se remettre à 3 entraînements par semaine et caler des jours réguliers, courir plutôt calemement en attendant les semelles, se les approprier doucement pour enfin se remettre à de vrais entraînempents structurés pour gagner en vitesse, perdre les quelques kilos pris cet été et qui s'interposent entre moi et mon poids de forme, "professionnaliser" mes entraînements de natation pour gagner encore en vitesse... Bref, remontée comme une arbalète, la Gaëlou... Et hier, patatras, prise de conscience un peu tardive : il faut que je fasse une pause, que j'arrête de courir quelques semaines si je veux être raisonnable et ne pas aggraver mon cas. Parce qu'à force de se concentrer tous sur l'origine de mes problèmes (cette fameuse bascule du bassin et cette jambe plus courte de 13 mm), on a un peu zappé l'un des symptômes qui se révèle être une tendinite du psoas que je traîne depuis au moins le semi de Lyon, fin septembre. C'est insidieux, ce truc-là. Ca tiraille au niveau des crètes illiaques (les os saillants du bassin) mais la douleur n'est pas intolérable, loin de là, et on a tendance à la négliger puisque'lle ne nous empêche pas vraiment de courir. Jusqu'à ce que l'on se rende compte que l'on a mal en permanence, même quaquand on ne court pas.

Voilà où j'en suis aujourd'hui. Je sais, je ne suis pas très vive, j'aurai dû y penser plus tôt, mais là je me dis qu'il faut vraiment que j'arrête de courir si je veux que cela passe, sinon il n'y a aucune raison pour que cela aille mieux, même avec les semelles. Et j'enrage !!!! J'en étais même hier à me demander s'il ne fallait pas aussi que j'arrête la natation, ou au moins, tout ce qui ressemeble de près ou de loin à un battement. Heureusement, mon kiné de père, appelé en urgence, m'a rassurée. A priori cela devrait le faire si je ne force pas et si j'arrête les séries intensives de battements. C'est déjà ça de gagné, parce que sans sport, c'est sûr, je tuai quelqu'un !!! A commencer par mes choupettes qui sont déchaînées en ce moment, de vraies piles électriques (je crois que se comporter décemment à l'école - d'après leurs instits, y'a pas plus sympas, obéissantes et calmes que mes filles, c'est sûr, ya dédoublement de la personnalité ! -leur demande un tel effort qu'elles se relâchent complètement à la maison. Je continuerai par mon petit frère, qui a décidé de faire mon bonheur (ou plutôt celui de mon ordi) malgré lui et de le booster. Il a bricolé des tas de trucs dimanche et depuis, j'ai une résolution et un nombre de couleurs pourris, ce qui est très handicapant, d'autant que j'ai plein de trucs à faire avec mon ordi aujourd'hui (dont un super compte-rendu du conseil d'école mais dès que je tape, ça devient tout noir !)... Bref, j'attends le dépannage ! Enfin, je finirai par mon Chéri qui a une compét sportive aujourd'hui et cela me rend malade de jalousie (moi aussi, j'irai bien faire une compét si je le pouvai) !!! Bref, je suis complètement aigrie et de mauvaise foi et j'assume !!!

Je peux même pas me venger sur des gâteaux ou du chocolat parce que la balance va m'exploser à la figure !

Et en plus, il pleut (quoi que je m'en fous, pas prévu d'aller courir, hihi !)

Bon, vous aurez compris que ce n'est pas si horrible que ça et que j'ai juste besoin de faire mon Caliméro. Ca fait du bien finalement !!!!

 

Allez, je vous laisse , j'ai une pile de repassage qui m'attend, histoire de rigoler un peu et de me remonter le moral !

oct 31
2008

Gaëlou en vrac

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

... Et toute tordue ! Vous allez me dire que personne n'en doutait mais maintenant c'est officiellement confirmé : je suis toute tordue ! Moi non plus, physiologiquement pas faite pour courir avec ma bascule statique nette du bassin (là je fais ma crâneuse alors que je sais même pas reconnaître mon coeur de mes poumons sur une radio). Bon, en gros ça veut dire que j'ai une jambe plus courte que l'autre, que mon bassin est tout penché et que mes fémurs partent en vrille. Seul point positif : visiblement seul le bassin et les fémurs ont compensé, la colonne et le dos sont nickel. Le déséquilibre est relativement important (13 mm) et explique tous les petits soucis que j'ai pu avoir depuis que j'ai augmenté la dose d'entraînement en vue du semi (douleurs au sacrum, bassin et hanche bloqués, cuisses engourdies). J'ai eu ma première séance d'ostéo hier (mode lessiveuse + moissonneuse-batteuse + essoreuse) et j'ai rendez-vous dans 10 jours pour un bilan (et certainement des semelles) chez un podologue.

Du coup, je reprends un peu du poil de la bête car j'ai eu comme un passage à vide ces derniers jours. Le passage à l'heure d'hiver, la nuit, le froid, les mauvaises sensations et les tiraillements, l'abandon des projets de course de cet automne.... Bref, pas la joie. Alors que j'étais pleine de peps après mon semi et bien décidée à travailler encore et toujours pour gagner en vitesse, tout cela m'a mis le moral à zéro... alors qu'il n'y avait pas vraiment de raison objective. J'ai malgré tout la chance de pouvoir continuer à courir, même si ce n'est pas top et certaines ici sont beaucoup plus à plaindre que moi. Chez le radiologue, j'avais l'impression d'être une enfant gâtée comparée à d'autres qui avaient des soucis bien plus importants que les miens. Mais, bon, difficile de se raisonner... surtout avec l'approche de ce satané mois de novembre qui n'a décidément rien pour lui !

Côté entraînement, le volume a bien baissé mais promis, on va se reprendre en main ! Avrès ma sortie longue du dimanche 19 (celle où la douleur au sacrum s'est réveillée), je n'ai pas recouru de la semaine (pas le temps, pas l'envie). Le dimanche suivant (dimanche dernier en fait), j'ai opté pour une version raccourcie et suis retournée à mes premiers parcours. Pendant tout l'entraînement, j'ai pensé à la Val'lyonnaise que j'aurai dû courir ce jour-là. Figurez-vous que j'avais tellement les boules que le samedi, en arrivant à la piscine pour mon entraînement et en voyant les organisateurs prendre les inscriptions pour la course, je n'ai pas pu me décider à passer devant eux et je suis rentrée à la maison en pleurant (quand je vous dis que j'aime pas l'automne, faut me croire !). Donc le dimanche, un entraînement qui ne restera pas dans les annales mais un point positif tout de même : alors que je me suis lamentablement traînée (je crois que ma vitesse maxi ce jour-là a été de 8,8 km/h.. et c'était en descente avec un vent favorable), j'ai battu mon précédent record sur ce parcours d' 1' (je ne l'avais pas fait depuis juin/juillet). On dirait pas mais je progresse, finalement !

Sinon, j'ai recouru mardi soir sous la neige fondue et dans le froid et me suis tapée l'une de mes plus belles frayeurs de course à pied (voir post dans "heure d'hiver") mais ce n'était pas si désagréable que ça. Bon, je n'ai couru qu'une quarantaine de minutes et je n'ai fait que de l'endurance mais cela m'a fait du bien et m'a maintenu dans la famille des coureurs. Prochaine sortie prévue dimanche (a priori avec un temps pourri). Ensuite, il va falloir que je retrouve le rythme des 3 sorties/semaine mais j'avoue que c'est difficile de trouver un créneau le soir entre le boulot (nouvelles responsabilités depuis peu) et la vie de famille (n°1 ne veut faire ses devoirs qu'avec moi). Et pour l'instant, le matin, j'y arrive pas, alors que me lever 2 fois/semaine à 5 h 45 a été pour moi l'un des grands bonheurs de la saison passée. Je crois que le plus dur est de ne pas être dans une logique de progression pour l'instant et de ne pas avoir de projets à court terme. Il va falloir vaincre les douleurs (normalement, avec quelques séances d'ostéo cela devrait être temporairement réglé), apprivoiser les semelles et se remettre à des entraînements structurés avant d'envisager de refaire des courses (je suis peut être trop orgueilleuse mais je vois pas pour l'instant l'intérêt de faire un 10 km sans battre mon chrono précédent... qui n'était déjà pas particulièrement impressionnant). Et les prochains RV connus ne sont pas avant mars, avec, pour 2009, 2 aquathlons de suite, celui de Rillieux et celui de Villeurbanne. C'est dur de se motiver si loin de l'échéance !

oct 20
2008

Gaëlou qui rit, Gaëlou qui pleure (épisode 2)

Posté par Gaelou in non taggés 

Pour le coup, j'ai vraiment failli pleurer de rage parce que ma connexion Internet s'est interrompue et j'ai bien cru que le message que je tapai depuis près d'1 h était foutu !!!

Bon, je reprends où j'avais laissé. Donc je suis à la fois soulagée de savoir qu'il y a une explication et un peu inquiète. J'espère que je ne vais pas apprendre que je ne suis pas faite pour la course à pied, moi aussi !

Un peu dégoûtée aussi parce que je crois bien que je ne vais pas faire la Val'lyonnaise dimanche prochain. Je me dis que c'est débile d'aller faire une course en sachant que l'on va probablement la finir en vrac et en marchant (d'autant qu'elle est réputée assez difficile avec des côtes ininterrompues sur les 5 premiers kms). Parce que maintenant que le sacrum s'est lui aussi invité à la fête, les fins de course sont joyeuses. J'ai vraiment l'impression que le carrosse (enfin, façon de parler !) se transforme en citrouille avant la fin du bal. Pas de douleurs aigues comme une tendinite ou une aponévrose mais des tensions et des tiraillements dans le sacrum, les hanches et le haut des cuisses, avec l'impression que tout se paralyse progressivement et que mes jambes se transforment en bouts de bois de plus en plus difficiles à bouger. Même aujourd'hui, cela tiraille et j'ai mal aux lombaires, malgré une séance de natation censée me détendre. Et j'ai bien peu qu'il ne faille pas trop compter sur le fait que cela va disparaître d'un coup de baguette magique! Car cette histoire dure déjà depuis un certain temps mais je pensai que c'était normal !

 Va falloir dégainer son plus beau shorty pour faire la tournée des grands ducs : médecin généraliste (du sport en plus), radios du bassin et certainement ostéo. Chouette programme de vacances ! En attendant, je vais continuer à courir sans trop forcer. Et dire que j'étais une tamalou qui s'ignorait !

 Sur ce, les filles, je vais essayer d'aller rattraper mon retard de lecture sur le forum !

oct 20
2008

Gaëlou qui rit, Gaëlou qui pleure

Posté par Gaelou in non taggés 

Ca fait un sacré bail que je n'ai pas mis les pieds sur mon blog !  Rien de grave, juste pas trop le temps, pas mal de choses qui s'accélèrent au boulot, des entraînements à fond à fond à fond, les élections des parents d'élèves, les devoirs de ma pestouille n°1, la pestouille n°2 qui se brûle les fesses au second degré (rien de bien méchant, visiblement et bizarrement, elle n'a pas eu mal mais moi du coup, ça me faisait flipper) et le soir, coup de fatigue qui finit à 21 h 30 au lit ou hypnoptisée devant un truc quelconque à la télé (bon, je vous rassure, pas la Star'Ac, le jour où cela m'arrive il faudra m'abattre !).

Voilà pour le contexte. Pour ce qui est de l'humeur de la coureuse, disons que les supers résultats des filles le week-end dernier, s'ils m'ont fait grand plaisir, m'ont aussi un peu vexée, je l'avoue. Même si on fait pas de concours, je dois dire que mon égo était un peu piqué de voir que décidément, j'étais la semi-marathonienne la plus lente de l'univers. Mais bien décidée à prendre les choses en main et à travailler cette satanée vitesse.

Dimanche dernier. Levée 7 h pour être sûre de partir tôt car je dois non seulement faire ma sortie longue mais aussi être prête à partir (douchée, déjeunée, habillée) à 9 h 30 avec ma petite famille et quelques pièces rapportées pour un rallye pédestre organisé pour récolter de l'argent pour l'école. Départ dans le froid et la quasi obscurité avec un gilet fluo permettant aux chasseurs de ne pas me confondre avec un lapin (les créateurs de mode ont des gilets fluo, pas les lapins) et aux automobilistes à ne pas me prendre pour un hérisson. Le démarrage est laborieux, j'ai les jambes toutes engourdies et l'impression de patauger dans la choucroute. L'accéléromètre reste bloqué  entre 7 et 7,5 km/h, on dirait que je ne sais plus courir. C'est pas gagné, la sortie longue ! On sert les dents et on avance. Quelques kilomètres, les côtes pas si difficiles finalement, on dirait que le diesel chauffe et se dérouille. Lever de soleil superbe, avec des nappes de brume sur Lyon en contrebas. Arrivée sur le plateau, je me sens beaucoup mieux et laisse aller la vitesse, sans regarder le cardio, en  me fiant aux sensations mais sans jamais me mettre en difficulté. On reste cool. 8,5 km/h, puis 9, puis 9,5 km/h sans m'en rendre compte. Je suis vraiment bien. Cela fait 50' que je cours. La vitesse continue d'augmenter, je cours un bon moment à un peu plus de 10 km/h (pour moi, c'est déjà rapide), voire même à plus de 11, sans pour autant avoir l'impression de forcer. J'ai enfin l'impression de progresser, c'est un chouette entraînement. Je boucle cette petite sortie longue en 1 h 15, alors que la première fois que j'avais ce parcours, j'avais mis plus de 1 h 30.

J'enchaîne avec les 2 h 30 de rallye pédestre sans trop de difficulté. Cela tire un peu mais le temps passe vite, sur un rallye. On se paie même le luxe d'arriver les prems (les filles sont ravies) alors qu'on est partis tout à la fin. Nous remportons  la 9ème place et passons un très bon moment au pique-nique suivi d'une espèce de kermesse où je tiens le stand des boules carrées et passe un certain temps à convaincre un petit Yves que le but du jeu n'est pas de construire un château avec les cubes pour le détruire ensuite à coups de pied mais bien de jouer aux boules avec les copains !

Mardi soir, je pars tôt du bureau pour une séance de fractionnés. J'ai décidé, pour un temps, de ne plus courir avec les copains mais de travailler toute seule et tranquillement ma vitesse et de renouer avec les séances de fractionnés, négligées depuis mai/juin. Au moment où, enfin changée et branchée à mon cardio, mon accéléro et mon mp3, je m'apprête enfin à partir, ma belle-mère nounou lâche les fauves dans le jardin. Oublié de lui dire que je partai courir. Les filles ne me lâchent pas. Impossible de partir en laissant des pestouilles hurlantes. M..., m.... et re....

Cela m'arrange pas forcément mais je refais une tentative le lendemain, en ayant cette fois-ci prévenu tout le monde. Je retrouve mon vieil ami Jiwok qui a toujours des goûts musicaux aussi discutables et nous partons pour une série de 10 x 30x 30. Je me surprends à trouver cela plutôt facile et limite agréable, même si ma vitesse n'est pas très élevée (12,5 km/h en moyenne sur les séquences rapides - forcément - mais avec une assez bonne stabilité du début à la fin).

Vendredi : j'ai pris ma matinée pour tenir le bureau de vote aux élections des parents d'élèves et comme la relève arrive à 10 h, j'en profite pour me faire une petite séance de CAP avant de retourner travailler. 35' en endurance +15' au seuil et 5 à 10' d'endurance pour finir. La forme n'est pas olympique mais c'est correct.

Au milieu de tout cela, je poursuis évidemment l'entraînement de natation et arrive maintenant à faire des culbutes plutôt correctes, départ arrêté.

J'arrive maintenant à ma séance de ce dimanche. Je passe rapidement sur les détails, le départ est beaucoup moins laborieux que la semaine précédente, passées les côtes, je vais bien et accélère un peu mais me sens un peu limitée malgré tout. Et au bout de 51' de course exactement, devinez qui vient me rendre une petite visite ? Mon copain le sacrum, qui s'était fait oublier depuis la séance chez l'ostéo cet été. Et là, grosse révélation (à la limite de l'illumination), je me rends compte que tous mes petits soucis physiques sont liés et que c'est l'ensemble du bassin qui dysfonctionne. Vous vous rappelez, je disai que j'avais eu du mal dès le 12ème km sur le semi, l'impression que j'étais toute raide, que mes cuisses était contractées et que j'avais beaucoup marché sur la fin. En fait, je me rends compte qu'il s'agit d'un problème récurrent sur sorties longues (voire parfois au démarrage comme dimanche dernier) : cette impression que le bassin et les cuisses sont tout engourdis, limite paralysés et que plus ça va, plus lever les jambes me semble difficile. Je ne m'étais pas trop posé de questions, mettant cela sur l'inexpérience mais je me rends compte tout à coup que ce n'est pas un état normal et qu'il doit y avoir quelque chose qui ne fonctionne pas correctement au niveau de l'ensemble bas du dos/bassin/hanches/cuisses. Aujourd'hui, en en discutant avec uen ancienne coureuse, chef d'un projet sur lequel j'ai bossé cet été, je me suis rendue compte qu'il pouvait s'agir d'un déséquilibre au niveau du bassin et d'un problème lié au psoas.

je suis à la fois soulagée (il y a une explication à ma lenteur et à mes difficultés + ce n'est a priori pas un état normal et cela peut aller mieux si ça se guérit)pouvoir résoudre ce pr

oct 10
2008

Sortie du vendredi, sortie au fond du lit

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Tout est dans le titre ! Le réveil était mis pour 5 h 45, la tenue prête au pied de l'escalier, j'avais même installé le petit déj la veille au soir... mais quand le réveil a sonné, et ben j'ai pas pu ! Impossible de me projeter en train de courir au beau milieu de la nuit. J'ai bien tenté de passer en mode "poisson rouge", mais le poisson rouge, il était profondément endormi, alors y'a pas eu moyen !

Je me suis rendormie sans un brin de culpabilité mais elle m'a ensuite rongée toute la journée (sur l'air de "Je suis une pauvre fille incapable de se motiver, une loque, une feignasse, une dégonflée..."). Sans compte que maintenant, j'ai trop envie ! Et je me visualise tout à fait, là, en train de courir, mp3 sur les oreilles !

A midi, j'étais censée avoir un déj (annulé entre temps). Et ce soir, c'est pas possible. J'ai une réunion à l'école de N°2 à 18 h et quand je rentrerai, ce sera l'heure du repas, du bain.... Demain, c'est même pas la peine d'essayer, déjà que ça va être chaud pour caser une piscine entre un RV le matin pour refondre le site Internet de mon asso de parents d'élèves, emmener les filles chez mes parents à moi, faire les courses, la piscine donc, et un brin de ménage , histoire de montrer aux araignées qui envahissent la maison qui c'est qui commande.

Du coup, pour me venger et évacuer toute cette frustration, je me suis rabattue à midi sur mon 3ème sport préféré, après la course à pied et la natation : le shopping ! Et là, les filles, franchement je mérite une médaille (pas sûre que mon banquier me l'accorde, par contre) : j'ai dégotté un manteau trop trop bien, entre fuschia et violet... et quelques autres petites choses encore ! Et surtout, j'ai lancé officiellement la saison de la chasse à la botte.Comme chaque automne, le challenge consiste à trouver une paire de bottes dans lesquelles je puisse glisser mes mollets "ronds" (c'est comme ça que disent pudiquement les vendeuses). Et ça, je vous prie de le croire, c'est du sport !!!!

Voilà, on compense comme on peut ! La prochaine séance est prévue dimanche à l'aube (parce que vous allez rire mais j'enchaîne ensuite sur le rallye pédestre organisé par la caisse des écoles - dont je fais aussi partie ! - qui est suivi par une espèce de kermesse, où je vais tenir le stand des "boules carrées").

Je penserai bien à toutes nos courageuses du jour : Nathou qui fait son premier semi, Madamegal et Calou qui doivent courir ensemble si j'ai bien compris (avec d'autres bretonnes aussi, me semble-t-il, Evasion, Silver, peut être ?) et à toutes les autres. Plein de bonnes ondes pour vous les filles ! Vous allez exploser les chronos !

oct 08
2008

Sortie du midi, sortie pourrie

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Hier, comme tous les mardis midis depuis la rentrée, c'est entraînement collectif de course à pied au bureau. Et cette fois-ci, les 4 mousquetaires de la Dream Team sont au complet. Nous testons une nouvelle organisation : départ du bureau en courant (après s'être changés au niveau du garage) pour rejoindre le Parc de la Tête d'Or par la porte de la Roseraie, faire 3/4 de tour, sortir par la porte des Enfants du Rhône et revenir par les berges du Rhône. Pour celles et ceux qui ont fait le semi de Lyon, c'est une - petite - partie du parcours.

Le temps est magnifique. C'est un peu surréaliste de se retrouver dans les rues du quartier d'affaires de la Part-Dieu en train de courir et slalomer entre les gens qui vont au restau ou faire du shopping !

Comme d'habitude, je suis à la traîne, mes camarades de jeu, même s'ils font l'effort de ne pas aller trop vite, sont nettement plus rapides. Du coup, je ne cours absolument pas à mon rythme et je pars bien plus vite que je ne le devrai pour faire une séance agréable. Arrivés au parc, ils nous lâchent et je me retrouve avec ma copine M dont je vous parle tout le temps, qui court vite et aime bien ça mais qui reste à ma hauteur parce que c'est ma copine. On papote un peu mais comme d'habitude, je suis grillée. Pas franchement HS mais pas franchement bien non plus. En surrégime, quoi ! Souffle un peu court, muscles qui s'oxygènent moins, jambes lourdes, pas de vraies douleurs mais des tiraillements aux mollets, puis aux cuisses, puis un peu partout. Bref, pas top. J'ai l'impression d'être un boulet ! Ma copine fait comme si de rien n'était et reste avec moi (alors que je suis sûre qu'elle aimerait se lâcher un peu et mettre le turbo). Et moi, comme si d'être un boulet ne suffisait pas, je râle comme une mamie, franchement désagréable. Et plus je le fais, plus je m'en veux, je me battrai, mais je peux pas m'en empêcher ("genre :" Non mais c'est pas possible de courir avec vous, la prochaine fois je cours toute seule, je suis pas à mon rythme, je suis trop mal, ah la la, j'ai les jambes lourdes, et puis ça y est, j'en étais sûre, je prends un point, et puis tu vois, ça recommence, j'ai mal aux cuisses. Une copine comme moi, on en rêverait !!! Et M, stoïque, continue à mes côtés (c'est une perle !). Arrivées à la porte des enfants du Rhône, je me rends compte que MD et J (que l'on doit retrouver à cet endroit pour ensuite enquiller sur les berges du Rhône et aller chercher nos bobouns au passage) sont partis pour un second tour. M, qui a déjà son déjeuner, décide de continuer le tour et rentrer par un autre chemin. Comme nous avons RV, je décide d'attendre les autres. Ils courent vite mais le temps me semble long malgré tout ! Ils arrivent enfin, accompagnés d'A, un commercial qui nous rend souvent visite, qui court lui aussi mais que j'ai charrié ce matin parce qu'il n'arrête pas de me parler de projets de course, qu'il ne concrétise pas. Vexé, il a tenu à me prouver qu'il courait pour de vrai ! Du coup, moi je vais lui prouver que je suis une vraie tortue ! Nous repartons par les berges. A reste à ma hauteur et n'arrête pas de causer, je crois que je vais faire une syncope à essayer de faire causette ! Il nous lâche pour rentrer au bureau à hauteur de l'Opéra. MD annonce qu'elle s'arrête, son Achille lui joue des tours. On rentre au bureau en marchant, après une halte au Mendo pour acheter notre repas. Arrivée au garage, je me rends compte que j'ai oublié ma serviette au bureau, donc obligée de remonter la chercher (en tenue, forcément) avant d'aller prendre ma douche. Et là, je me rends compte également que j'ai oublié les sous-vêtements de rechange, à la maison cette fois-ci ! Trop trop contente, d'autant plus que ma bonne vieille culotte "sport" de chez D4 a choisi ce jour-là pour me brûler les fesses (véridique ! ", vous imaginez les gros titres !"Brûlée au 3ème degré par sa culotte"). C'est la couture à l'entrejambe qui fait des siennes !

Avec cette organisation tip top, je suis de retour au bureau à 14 h20. Pas une réussite ! Même si je trouve ces sorties entre ami(e)s très sympas, sur le plan des sensations de course etde l'efficacité de l'entraînement, elles ne me réussissent pas . C'est vrai que cela me booste certainement de forcer ma nature et de courir plus vite mais je préfère nettement le faire après un peu d'échauffement et en étant progressivement au bon rythme. Là, j'ai l'impression de m'épuiser et de me décourager plus qu'autre chose. Pas sûre que cela soit vraiment bénéfique. Je crois qu'il vaudrait mieux que je reporte cette séance au soir, comme je faisais avant l'été, et que j'en profite pour me remettre aux fractionnés (là, c'est même pas envisageable car je pars tellement pas à mon rythme que je n'ai vraiment pas le jus pour en faire).

Mais bon, je râle, je râle mais ce sont aussi ces moments bof bof qui nous font apprécier les moments de grâce !

oct 06
2008

Gaëlou fait la culbute

Posté par Gaelou in non taggés 

Pourquoi attendre le 1er janvier pour mettre en oeuvre ses bonnes résolutions ? Moi, j'ai décidé d'apprendre à faire la culbute (c'est comme cela que l'on appelle le super virage de pro en natation) après mon dernier aquathlon et foi de Gaëlou, ce sera une affaire qui roule pour le prochain, prévu en mars. Cela devrait me permettre de gagner de précieuses secondes lors des prochaines courses et accessoirement aussi de me la péter grave à la piscine (quand on est une tortue terrestre, faut bien compenser quelque part !).

Faut dire que je pars d'assez bas. Les dernières fois où j'ai testé le truc, je me suis retrouvée complètement ébahie, à un bon mètrre du bord du bassin. Bref, pas la grande classe. Trop de monde pour tester lors de l'entraînement du lundi mais bien décidées à nous y mettre, avec ma copine M, lors de l'entraînement suivant mercredi. Avrès une séance classique (8 longueurs de 33 m en crawl + 8 avec le pull + 8 avec le pull et les plaquettes + 8 en battements avec la planche + 8 crawl à nouveau + 4 pull), je rejoins ma copine en bout de ligne où elle discute technique avec un habitué. On commence à évoquer la culbute et un autre habitué du mercredi, qui coach son fils d'une dizaine d'années, se joint à la conversation et commence à nous donner tout plein de conseils. Chouette, après Paul le lundi, nous voici avec notre coach du mercredi !

Et ça marche ! je comprends enfin le bon positionnement par rapport au mur, arrive à faire de belles culbutes rapides. Ca se gâte un peu au moment de la vrille et de la propulsion : je continue à être la première surprise de me retrouver là mais après un petite temps d'hésitation,j'arrive plus ou moins à me rétablir et à me propulser : on progresse. Bon, on va encore attendre un peu avant de s'autoproclamer reine de la culbute mais je sens que ça va le faire ! J'en ai refais quelques unes samedi, puis aujourd'hui encore. Il paraît qu'il faut en faire 1 000 pour être vraiment aguerrie et qu'une piroutette réussie ne soit plus le fruit du hasard. Allez, Gaëlou, plus que 975 et ça va le faire !!!!

 

Sinon, je sais pas vous mais gros coup de barre en ce moment. Changement de saison ? Contre-coup de mes dernières courses ? La journée, ça va plutôt bien, j'arrive à gérer sans mal ma vie de super working/running/swimming mum mais le soir, y'a plus personne ! je tombe comme une masse et roupille comme une marmotte. Et comme la marmotte, je fais des provisions en vue de l'hibernation : les kilos pris cet été n'ont pas eu le temps d'être évacués que déjà j'attaque les kilos de l'automne. Si ça continue, je serai aussi replète que la plus dodue des marmottes !!! Bref, suis souvent trop crevée pour aller faire un tour sur le forum,le retard s'accumule ! Même Millénium me tombe des mains le soir, c'est dire !

Sinon, côté course à pied, on poursuit l'entraînement avec l'objectif du 15 km ultra vallonné du 26/10. Je commence à flipper (normal, vous allez me dire). Non pas pour la distance (pfff, pour la nouvelle semi-marathonienne que je suis, c'est de la rigolade !!!) mais pour le dénivelé : côté ininterrompue pendant les 3/4 premiers km (puis ensuite juste une pas trop longue à mi-parcours et une petite sur la fin). Je vais partir comme une tortue sans me soucier du chrono mais j'ai peur de trouver cela interminable et insurmontable (mon parcours "sortie longue" est vallonné mais les côtes ne sont pas très très longues et sont entrecoupées par des plats ou des descentes). Et j'ai toujours mon problème de cuisses (et aussi tout le bassin, en fait) qui durcissent et se "figent" assez rapidement (genre au bout de 11/12 km si je force un peu question allure et/ou dénivelé comme lors de ma sortie longue de dimanche (pratiquement 14 km sur mon parcours valloné en 1 h 35). Va falloir se pencher sérieusement sur la question, sinon ça va pas le faire, comment voulez-vous que j''envisage un jour un marathon !

sep 29
2008

Garçon, un aquathlon !

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Quoi de tel qu'un aquathlon pour se remettre d'un semi-marathon ? A dire vrai, c'est pas comme ça que je l'avais imaginé au départ, ce deuxième aquathlon... mais l'envie irrépressible de faire le semi de Lyon s'est imposée et l'aquathlon est passé au second plan. Autant le semi était mon Everest à moi, le truc que personne ne pouvait ignorer au bureau tant je n'arrêtai pas d'en parler (en plus, on était 2, donc ça arrangeait pas !), autant l'aquathlon, c'est à peine si je l'ai mentionné en passant (du genre "Tu fais quoi ce week-end ? Oh, mon frère vient dîner, je vais ranger les vêtements d'été des filles et puis, dimanche, pof, un petit aquathlon, histoire de se donner la pêche avant le repassage....).

C'est marrant, parce que c'est vraiment l'envie de faire un aquathlon, en septembre 2007, qui m'a motivée pour me mettre à la course à pied et m'a fait tenir jusqu'en mars,  genre LE projet de l'année. Et là, je n'y ai pas trop pensé de la semaine, toute à mes souvenirs du semi. La récup' a été plutôt rapide : courbatures aux cuisses lundi et mardi , décrassassage piscine le lundi, petite sortie (10' en amenant Noémie à son cours de gym, puis 30' tout tranquille) mercredi et re-natation assez pépère vendredi. Bref, pas terrible comme préparation ! Aucun stress non plus, cela m'a changé de la semaine précédente. Et puis, brutalement, dimanche matin, la petite boule et une bouffée d'angoisse, presque plus importante que pour le semi. Tous les - mauvais - souvenirs du 1er aquathlon qui remontaient à la surface (pour celles qui n'ont pas lu mon CR de l'époque : 1 000 de natation qui m'ont semblés très longs après un départ épique, suivis de 4 800 de CAP en apnée totale, dans le froid et sous des trombes d'eau, avec les cuisses tétanisées et l'esprit complètement obnubilé par l'envie d'abandonner... bref, le seul bon moment a été quand j'ai enfin franchi la ligne d'arrivée. Et pour l'anecdote, quand même la fierté d'avoir persévéré et fini... dernière). Pour celui-ci, j'avais à coeur de prendre davantage de plaisir et de laisser, dans un bel élan de générosité, ma place de dernière à plus méritante que moi (trop sympa cette Gaëlou !). Sachant que mon soulagement avait été intense en découvrant que cet aquathlon n'existait qu'en format découverte (250 m de natation, 2 km de course à pied..; trois fois rien... au moins mon calvaire serait de courte durée !). Je me disai que, comparé au 1er, c'était "finger in the nose", surtout que j'étais semi marathonienne maintenant (eh, pas pareil !)

Voilà pour l'humeur du moment. Ma petite famille est pour une fois du voyage mais ne déborde pas d'enthousiasme. Nous arrivons à la piscine, je retire mon dossard, me voit remettre un kit triangle/gilet fluo (trop bête, je viens d'investir !) et file chercher les toilettes, accompagnée de n°2 qui ne veut plus me lâcher. manque de bol, les toilettes sont au fond des vestaiires, après le pédiluve. je quitte mes runnings et laisse la choupette de l'autre côté ""Tu attends maman, hein ma bichette) et la retrouve en train de patauger allègrement en chaussettes dans le pédiluve. Je m'énerve. Moi qui voulait avoir un peu de temps pour m'échauffer, ça part mal. Je la laisse à Chéri qui me demande pourquoi je suis pas en train de m'échauffer (no comment) et file en repérage sur le parcours de course à pied. Ouille, il ne me reste plus que 15' avant le départ. Je trottine et refile à la piscine me déshabiller et m'échauffer un peu dans le bassin. Ouf ! On a pied. C'est tout con mais à chaque fois, j'ai la trouille de ne pas pouvoir me hisser hors de l'eau ! Je fais quelques longueurs. On nous fait ressortir de l'eau pour le briefing. Ils ne trouvent rien de mieux que nous faire sortir dehors pour nous marquer l'épaule et le mollet de notre n°, nous expliquer le déroulement de l'épreuve et tirer au sort les lignes.  La bonne nouvelle, c'est que je tire la ligne la plus proche de la sortie, la mauvaise, c'est que nous y sommes 4, dont 2 brasseuses (enfin, je me dit que j'ai peut être une chance de laisser ma dernière place, de l'autre côté, pas fastoche à doubler !). Top départ : j'ai mes lunettes sur les yeux cette fois-ci, tout va bien. L'une des filles prend la tête (elle me mettra 50 m) et je distance facilement les brasseuses. Je nage vite mais je me rendrai compte après que je n'ai pas été à fond. Mes virages sont pas terribles. Bonn, je mets moi aussi plus de 50 m aux 2 autres filles, c'est bon pour l'égo.10 longueurs, c'est fait ! Je sors de l'eau. Elles sont au moins 4 encore dans le bassin . YYYEESSSS ! Je me hisse élégamment (on dira ça comme ça) sur le

 bord du bassin et trottine jusqu'à la sortie en arrachant mon bonnet et mes lunettes . Dehors, c'est un peu le bazard, pour rester polie : il y ades tas de barrière qui délimitent des petits coins et des chaises posées dans ces petits coins avec nos affaires. je merde un peu (forcément, j'y vois rien) mais finis par retrouver mes runnings, mon dossard et mes lunettes. je manque de me vautrer en essayant de faire rentrer mon pied dans ma 2ème running.GO go go go ! C'est parti pour la course à pied. Pas eu le temps de récupérer, je suis en apnée totale ! C'est pas terrible pour courir. Mêmes 2 km me semblent longs, voire plus long que les 21,1 du semi, c'est dire (non, j'exagère)... surtout qu'à mi par'cours de la boucle de 1 km, il a des escaliers (ils sont vicieux, vous trouvez pas ?) suivis d'une côte. Je suis à l'agonie et j'ai mal aux cuisses. Allez, encore un effort. Je boucle la première boucle, récupère la preuve de mon passage et c'est parti pour la deuxième. Je marche pour la côte cette fois-ci. Damned, je me fais doubler par l'une des brasseuses. Bon, si mes calculs sont bons, il reste encore des filles derrière... Les organisateurs nous encouragent sur le parcours, c'est vraiment sympa. J'ai entendu le speaker annoncer l'arrivée de la première alors que je bouclai la première boucle mais certaines filles avaient l'air vraiment redotables en natation... et en course à pied. Allez, c'est mon tour de franchir la ligne, une petite accélération et me voilà arrivée !

Verdict : 15ème sur 19 (y'a du progrès) en 17'46 (la première est à 12' et des poussières, la dernière à plus de 26') et je me paie même le luxe de devancer au classement 2 triathlètes licenciées. Par contre, pas très contente de moi. Je n'étais pas trop dans la course, j'avais plus envie que cela se termine que véritablement de me battre et je ne me suis pas comportée comme si c'était une compét. En natation, je n'ai pas donné tout ce que j'avais, espérant peut être garder un peu de fraîcheur pour la course (mais je crois que c'est utopique, je suis toujours aussi mal en partant en course, alors foutu pour foutu, autant mettre le turbo sur la natation). En course, et ben ça se confirme, je suis un diesel.. et une tortue ne se transforme pas du jour en lendemain en fusée.

Point positif : c'était quand même nettement mieux que le 1er. Je crois que pour l'instant, je vais me limiter à cette distance en essayant de gagner en explosivité (on va en bouffer, du fractionné ! Pour les spécialistes : court ou long, le fractionné ?), de travailler davantage ma vitesse en natation (j'ai beau être la star de la piscine du camping, face à des nageuses de compét, je pèse pas lourd !) et surtout, d'apprendre les virages car mes demi-tours sont nettement moins efficaces. Là, c'est pas gagné, vous me verriez faire la culbute, un grand moment de natation : je pars plutôt pas mal (généralement, trop loin du mur), fais plutôt correctement ma pirouette mais émerge en me demandant bien où je me trouve et de toute façon avec les pieds trop loin du bord pour me propulser... Y'a du boulot ! J'ai 6 mois pour améliorer tout cela ! Bon, ça va être coton de jongler entre des objectifs de course assez contradictoires (d'un côté, du très court avec des aquathlons, de l'autre, des 15 km et des semis, avec quelques 10 histoire de voir la progression et vérifier si je suis toujours dans le club dont je suis cofondatrice avec MadameGal : le club des tortues !). Il va falloir étudier cela de près !!!!

 

sep 29
2008

Garçon, un aquathlon !

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Quoi de tel qu'un aquathlon pour se remettre d'un semi-marathon ? A dire vrai, c'est pas comme ça que je l'avais imaginé au départ, ce deuxième aquathlon... mais l'envie irrépressible de faire le semi de Lyon s'est imposée et l'aquathlon est passé au second plan. Autant le semi était mon Everest à moi, le truc que personne ne pouvait ignorer au bureau tant je n'arrêtai pas d'en parler (en plus, on était 2, donc ça arrangeait pas !), autant l'aquathlon, c'est à peine si je l'ai mentionné en passant (du genre "Tu fais quoi ce week-end ? Oh, mon frère vient dîner, je vais ranger les vêtements d'été des filles et puis, dimanche, pof, un petit aquathlon, histoire de se donner la pêche avant le repassage....).

C'est marrant, parce que c'est vraiment l'envie de faire un aquathlon, en septembre 2007, qui m'a motivée pour me mettre à la course à pied et m'a fait tenir jusqu'en mars,  genre LE projet de l'année. Et là, je n'y ai pas trop pensé de la semaine, toute à mes souvenirs du semi. La récup' a été plutôt rapide : courbatures aux cuisses lundi et mardi , décrassassage piscine le lundi, petite sortie (10' en amenant Noémie à son cours de gym, puis 30' tout tranquille) mercredi et re-natation assez pépère vendredi. Bref, pas terrible comme préparation ! Aucun stress non plus, cela m'a changé de la semaine précédente. Et puis, brutalement, dimanche matin, la petite boule et une bouffée d'angoisse, presque plus importante que pour le semi. Tous les - mauvais - souvenirs du 1er aquathlon qui remontaient à la surface (pour celles qui n'ont pas lu mon CR de l'époque : 1 000 de natation qui m'ont semblés très longs après un départ épique, suivis de 4 800 de CAP en apnée totale, dans le froid et sous des trombes d'eau, avec les cuisses tétanisées et l'esprit complètement obnubilé par l'envie d'abandonner... bref, le seul bon moment a été quand j'ai enfin franchi la ligne d'arrivée. Et pour l'anecdote, quand même la fierté d'avoir persévéré et fini... dernière). Pour celui-ci, j'avais à coeur de prendre davantage de plaisir et de laisser, dans un bel élan de générosité, ma place de dernière à plus méritante que moi (trop sympa cette Gaëlou !). Sachant que mon soulagement avait été intense en découvrant que cet aquathlon n'existait qu'en format découverte (250 m de natation, 2 km de course à pied..; trois fois rien... au moins mon calvaire serait de courte durée !). Je me disai que, comparé au 1er, c'était "finger in the nose", surtout que j'étais semi marathonienne maintenant (eh, pas pareil !)

Voilà pour l'humeur du moment. Ma petite famille est pour une fois du voyage mais ne déborde pas d'enthousiasme. Nous arrivons à la piscine, je retire mon dossard, me voit remettre un kit triangle/gilet fluo (trop bête, je viens d'investir !) et file chercher les toilettes, accompagnée de n°2 qui ne veut plus me lâcher. manque de bol, les toilettes sont au fond des vestaiires, après le pédiluve. je quitte mes runnings et laisse la choupette de l'autre côté ""Tu attends maman, hein ma bichette) et la retrouve en train de patauger allègrement en chaussettes dans le pédiluve. Je m'énerve. Moi qui voulait avoir un peu de temps pour m'échauffer, ça part mal. Je la laisse à Chéri qui me demande pourquoi je suis pas en train de m'échauffer (no comment) et file en repérage sur le parcours de course à pied. Ouille, il ne me reste plus que 15' avant le départ. Je trottine et refile à la piscine me déshabiller et m'échauffer un peu dans le bassin. Ouf ! On a pied. C'est tout con mais à chaque fois, j'ai la trouille de ne pas pouvoir me hisser hors de l'eau ! Je fais quelques longueurs. On nous fait ressortir de l'eau pour le briefing. Ils ne trouvent rien de mieux que nous faire sortir dehors pour nous marquer l'épaule et le mollet de notre n°, nous expliquer le déroulement de l'épreuve et tirer au sort les lignes.  La bonne nouvelle, c'est que je tire la ligne la plus proche de la sortie, la mauvaise, c'est que nous y sommes 4, dont 2 brasseuses (enfin, je me dit que j'ai peut être une chance de laisser ma dernière place, de l'autre côté, pas fastoche à doubler !). Top départ : j'ai mes lunettes sur les yeux cette fois-ci, tout va bien. L'une des filles prend la tête (elle me mettra 50 m) et je distance facilement les brasseuses. Je nage vite mais je me rendrai compte après que je n'ai pas été à fond. Mes virages sont pas terribles. Bonn, je mets moi aussi plus de 50 m aux 2 autres filles, c'est bon pour l'égo.10 longueurs, c'est fait ! Je sors de l'eau. Elles sont au moins 4 encore dans le bassin . YYYEESSSS ! Je me hisse élégamment (on dira ça comme ça) sur le

 bord du bassin et trottine jusqu'à la sortie en arrachant mon bonnet et mes lunettes . Dehors, c'est un peu le bazard, pour rester polie : il y ades tas de barrière qui délimitent des petits coins et des chaises posées dans ces petits coins avec nos affaires. je merde un peu (forcément, j'y vois rien) mais finis par retrouver mes runnings, mon dossard et mes lunettes. je manque de me vautrer en essayant de faire rentrer mon pied dans ma 2ème running.GO go go go ! C'est parti pour la course à pied. Pas eu le temps de récupérer, je suis en apnée totale ! C'est pas terrible pour courir. Mêmes 2 km me semblent longs, voire plus long que les 21,1 du semi, c'est dire (non, j'exagère)... surtout qu'à mi par'cours de la boucle de 1 km, il a des escaliers (ils sont vicieux, vous trouvez pas ?) suivis d'une côte. Je suis à l'agonie et j'ai mal aux cuisses. Allez, encore un effort. Je boucle la première boucle, récupère la preuve de mon passage et c'est parti pour la deuxième. Je marche pour la côte cette fois-ci. Damned, je me fais doubler par l'une des brasseuses. Bon, si mes calculs sont bons, il reste encore des filles derrière... Les organisateurs nous encouragent sur le parcours, c'est vraiment sympa. J'ai entendu le speaker annoncer l'arrivée de la première alors que je bouclai la première boucle mais certaines filles avaient l'air vraiment redotables en natation... et en course à pied. Allez, c'est mon tour de franchir la ligne, une petite accélération et me voilà arrivée !

Verdict : 15ème sur 19 (y'a du progrès) en 17'46 (la première est à 12' et des poussières, la dernière à plus de 26') et je me paie même le luxe de devancer au classement 2 triathlètes licenciées. Par contre, pas très contente de moi. Je n'étais pas trop dans la course, j'avais plus envie que cela se termine que véritablement de me battre et je ne me suis pas comportée comme si c'était une compét. En natation, je n'ai pas donné tout ce que j'avais, espérant peut être garder un peu de fraîcheur pour la course (mais je crois que c'est utopique, je suis toujours aussi mal en partant en course, alors foutu pour foutu, autant mettre le turbo sur la natation). En course, et ben ça se confirme, je suis un diesel.. et une tortue ne se transforme pas du jour en lendemain en fusée.

Point positif : c'était quand même nettement mieux que le 1er. Je crois que pour l'instant, je vais me limiter à cette distance en essayant de gagner en explosivité (on va en bouffer, du fractionné ! Pour les spécialistes : court ou long, le fractionné ?), de travailler davantage ma vitesse en natation (j'ai beau être la star de la piscine du camping, face à des nageuses de compét, je pèse pas lourd !) et surtout, d'apprendre les virages car mes demi-tours sont nettement moins efficaces. Là, c'est pas gagné, vous me verriez faire la culbute, un grand moment de natation : je pars plutôt pas mal (généralement, trop loin du mur), fais plutôt correctement ma pirouette mais émerge en me demandant bien où je me trouve et de toute façon avec les pieds trop loin du bord pour me propulser... Y'a du boulot ! J'ai 6 mois pour améliorer tout cela ! Bon, ça va être coton de jongler entre des objectifs de course assez contradictoires (d'un côté, du très court avec des aquathlons, de l'autre, des 15 km et des semis, avec quelques 10 histoire de voir la progression et vérifier si je suis toujours dans le club dont je suis cofondatrice avec MadameGal : le club des tortues !). Il va falloir étudier cela de près !!!!

 

sep 23
2008

A semi-marathonnienne is born !

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Oh la la, rien que de le dire, j'ai encore du mal à y croire ! Et je suis trop trop fière et contente de moi (un brin d'autosatisafaction n'a jamais fait de mal à personne !). Vraiment l'impression d'avoir franchi un sacré cap et d'avoir gagné ses galons de coureuse, même si, Ok, c'est pas un marathon, encore moins un 100 bornes ou un ultra trail... Mais bon, c'est un bon début et le début d'une belle aventure !

Les gazelles vont peut être se marrer en me lisant, blasées (pffuttt, un semi, c'est peanuts) ou se remémorer avec émotion leur tout premier. J'espère surtout que les futures semi-marathoniennes (Nathou, Lavie, Japhy... et toutes les autres) oublieront un peu leurs doutes que j'ai, ô combien, partagé et s'aprêteront à vivre un moment magique de leur "carrière" de coureuse, avec peut être un peu moins d'appréhension. Et j'espère aussi que toutes les filles qui viennent de débuter et peinent encore à faire leurs 30' d'affilée auront en tête que tout est possible et que moi aussi, il y a un an, j'en ch..... avec mes tours de bassin en essayant de ne pas m'arrêter.

Parce que c'était pas gagné, l'histoire ! Plus le semi approchait et plus les doutes venaient me titiller ("Mais qu'est-ce qui m'a pris de m'emballer comme ça ?") parce que je suis plutôt du genre tortue, que je n'avais, avant le semi, que 3 courses à mon actif (un aquathlon avec 4,8 km de CAP, un 10 km et un 5,7 km), que la plus longue distance parcourue jusqu'alors était à peine supérieure à 14 km et que ma sortie longue la plus longue n'était que de 1 h 48. Sans oublier que mes premières courses ont plus ressemblé à un chemin de croix qu'à une partie de plaisir et que pour les 2 premières, j'avais vraiment trouvé le temps horriblement long ! Bref, pas gagné ! Et plus j'y pensai, plus je me disai que j'étais vraiment tarée et que ça n'allait pas le faire, mais alors pas le faire du tout ! Pensez donc, c'est comme si, après ma sortie longue la plus longue, je repartai sur un 2ème entraînement. J'évitai de trop m'apesantir là-dessus ! En fait, ma plus grosse trouille, c'était pas tant d'abandonner que de vivre une course atroce, un cauchemar interminable, qui allait me dégoûter à jamais de ce sport;

J'étais donc en parfaite condition à la veille de ce premier semi. Je ne vous raconte pas la dernière nuit de la condamnée, rongée par la trouille, à flipper entre 2 rêves délirants ! Surtout que je m'étais rendue compte avant de me coucher que je ne savais plus du tout où j'avais fourré mes épingles à nourrice... Bizarrement, un peu moins stressée le lendemain. Il faut se préparer, prendre le sacro-saint petit déj 3 h avant, mettre la tenue qui va bien (T.Shirt tout noir ou noir et blanc ? ), vérifier que l'on a bien le mp3, la ceinture porte-bidon et tout le toutim, du coup, on oublie un peu son stress.

Je rejoins mon binôme aux Brotteaux. Nous partons à pied au Parc de la Tête d'Or en papotant. Le temps d'une petite pause-pipi, d'un dépôt de polaire à la consigne et le départ est déjà imminent. Nous sommes assez loin de la ligne de départ mais cela me va bien. Je sais maintenant qu'il va me falloir partir tout doux pour ne pas me griller et trouver mon rythme. Derniers encouragements ("Que la force soit avec toit !") et on branche la musique. Ca y est, c'est parti. On trottine,on stoppe, on repart mais finalement, on se met assez vite à courir. J file, il a pour objectif 1 h 45, moi, juste de finir en vie. Je pars tout doux en essayant de trouver la bonne vitesse, celle que j'ai ressenti la semaine dernière lors de ma sortie longue, en étant à l'écoute de mes sensations. Je ne me base pas trop sur mes puls qui seront à peu près stables pendant toute la course, entre 180 et 185 mais davantage sur la vitesse (merci mr Polar !) : j'ai évalué que du 9 à 10 km/h me convenait plutôt pas mal et c'est plus cette variable là que je surveille du coin de l'oeil !

Premier tour de Parc, juste pour s'échauffer. C'est après que les choses sérieuses commencent. Je repère devant un grand type tout sec, avec de bien belles bacchantes, des bretelles, une chaussette jaune et une rouge. Damned, ne serait-ce pas the famous pconvert ? Parce qu'un spécimen comme, ça, peut pas y en avoir deux ? Comme il est à quelques dizaines de mètres devant et que je suis concentrée sur mon début de course, je décide de ne pas faire l'andouille et de ne pas tenter d'aller le voir pour lui demander. mais mine de rien (sache-le, pconvert, si c'est bien toi), la pensée de le savoir là, juste devant, me réconforte. L'esprit de courir-au-féminin est avec moi ! Il restera un bon moment en ligne de mire. L'esprit se manifeste aussi juste à la sortie du parc, quand on se dit que là, ça y est, c'est parti, quand je crois apercevoir Stella au bord de la route. le temps que l'info arrive juste au creveau, trop tard, je suis passée, mais là aussi, cela me donne la pêche (je ne te remercierai jamais assez, Stella, d'être venue nous encourager et d'avoir eu à supporter la vision horrible de 5 000 coureurs passant devant toi !).

En attendant, je suis top bien. Pas trop rapide, juste comme il faut, avec l'impression de pouvoir courir longtemps comme cela. En plus, j'ai trouvé des lièvres qui sont juste devant moi et qui le resteront jusqu'au 10/11ème km et me seront d'une grande aide pour réguler mon allure et me fixer sur quelque chose. Les premiers km passent assez vite. Le moral est bon. Contrairement à d'autres courses, je vois le verre à moitié plein et pas l'inverse en me disant "allez, un km de plus" et en essayant de ne pas penser à ce qu'il reste à faire. er ravitaillement. Ouille, mauvaise organisation, y'a plus d'eau (je sais que je ne suis pas très en avance, mais Breizh, qui finira 15' avant moi, rencontre le même pb). Heureusement, j'ai mes petites gourdes. Nous passons le premier pont après une montée (on nous aurait rompé sur la marchandise : j'avais cru comprendre que c'était plat de chez plat !). Là, petit coup au coeur mais superbe rencontre malgré tout : nous croisons l'élite qui sort de la Presqu'île pour entamer le retour sur les berges du Rhône (ils ont déjà environ 6 km d'avance !). Mon dieu je suis pas sûre que poursuivie par un grizzli, je cours aussi vite (de là à tenir 21,1 km, ce sont de véritables extra-terrestres !),je repère le dossard n° 1 de celle qui finira 1ère féminine : elle est superbe ! La joie et l'amiration en les voyant passer dépassent largement le découragement. Tout le monde se marre autour de moi de voir la différence de niveau... mais on est tous super impressionnés ! N'empêche que ça fout un tout petit peu les boules malgré tout !

On traverse la Presqu'île. 9a va toujours bien? Je maintiens mon allure, suit mes lièvres, écoute ma musique et ne me pose pas trop de questions. Déjà pratiquement la moitié du chemin parcourue. En 1 h de course, j'ai fait 9 km. Rien de transcendant mais bonne régularité, je suis en phase avec moi-même. J'augmente un tout petit peu la vitesse. 2ème ravitaillo : j'hérite d'une bouteille avec embout (chouette, moi qui m'en fout de partout et m'étouffe avec une bouteille "normale"). Le seul pb et que je n'arrive pas à l'ouvrir et m'acharne sur cette pauvre bouteille qui ne m'a rien fait. Du coup, la vitesse tombe, je m'énerve, perd mes lièvres... Zut ! Je me reprends, nous retournons sur la Presqu'île pour enquiller la célèbre rue de la Ré, passer devant l'OPéra et enfin regagner les berges du Rhône que nous ne quitterons plus jusqu'au retour sur le parc. Mes cuisses commencent à me faire souffrir à peu près au 12/13ème km. Je ne comprends pas pourquoi mais elles sont tétanisées (acide lactique, certainement, mais je ne comprends pas que ces douleurs musculaires se réveillent aussi tôt : merde, il me reste encore au moins 8 km à faire, déconnez pas ! PS : Si quelqu'un a la solution pour que cela ne se reproduise plus, ou beaucoup plus tard à l'avenir, je suis preneuse !). Ces douleurs ne me lâcheront plus jusqu'à la fin, elles m'accompagneront jusqu'à l'arrivée, rejointes par tout un tas de copines : ampoule sur le côté du pied, douleurs dans le bas du dos, un peu de  sacrum, un peu de sciatique, un peu de lombaire... y'a même un genou qui fait des siennes pendant 1', fausse alerte heureusement !

La vitesse baisse forcément et je suis nettement moins easy que tout à l'heure. J'essaie de ne pas me laisser envahir par les idées noires même si je me demande comment je vais bien pouvoir finir cette course ! Comme je l'escomptai, le fait de partir dans le sens inverse de l'arrivée sur les berges du Rhône n'est pas facile-facile pour le moral, d'autant que l'on croise les coureurs plus rapides dans l'autre sens et que l'on se demande quand on va bien finir par se remettre dans le "bon" sens, celui de l'arrivée. La tentation est grande de couper et prendre des raccourcis. Enfin j'y suis, allez Gaelou, c'est la dernière ligne droite. Plus que 6 km !Je marche un peu au ravitaillos du 15ème km. Pas très charitable mais il y a quelques blessés au bord des berges en train de se faire soigner, des coureurs qui ont l'air complètement vaincus par des crampes ou des douleurs et je me dit que finalement, je tiens bon et que c'est déjà pas si mal ! C'est long ! Encore 5 km ! allez, on passe en mode cerveau débranché et on se la joue Forrest Gump. On ne pense plus à rien . YYYESSS ! Encore 1 km de plus ! Et un autre ! J"ai mal partout ! On arrive au Parc, l'arrivée n'a jamais été aussi proche. Encore plus de 3 km. On se rapproche de l'arrivée, on y est presque et hop, on repart en sens inverse. Ambiance de course bizarre. Faut pas se leurrer, je suis dans le dernier tiers, voire les dernières centaines de coureurs et nous courons en ordre très dispersé, souvent touts seuls, au milieu des promeneurs, des gamins qui courent et font de la trottinette. C'est surréaliste d'agoniser dans ces conditions. Je crois qu'ils ne nous captent même pas, ils s'en foutent complètement. On est une bande d'éclopés qui essaient de finir tant bien que mal dans l'indifférence générale. Heureusement, nous croisons d'autres coureurs qui repartent après avoir fini leur course. D'un côté, c'est énervant et on les envie fortement d'en avoir fini, de l'autre, ils nous encouragent vraiment et cela fait un bien fou. On se dit que même si c'est dur, on y est ! Je me paie le luxe de me faire un petit programme de débutante : 1' de marche, 1' de course, 1' de marche.... mes jambes ne veulent plus rien savoir et je n'arrive plus à courir sans m'arrêter. On arrive ! Ligne d'arrivée en ligne de mire, je me remets à courir, hors de question que je la passe en marchant, cette ligne ! 2 h 21 à mon chrono, c'est enfin fini, je suis trop fière ! C'est que du bonheur !

Mon binôme a attendu que j'arrive. On échange 2 mots, il rentre chez lui et je pars à la recherche des filles du forum. D'abord Stella, puis tout de suite Anoucka et Breizh peu de temps après. Là encore, une chouette rencontre avec l'impression de déjà bien se connaître et d'être sur la même longueur d'ondes.

Globalement, le bilan est super positif. Mine de rien, j'en suis venue à bout et c'est déjà bien, c'était pas gagné ! Ensuite, j'étais à peu près raccord avec mon objectif avec une belle marge de progression vu tout ce que j'ai marché. Et même si à me lire cela ne paraît peut être pas évident, j'ai pris enfin du plaisir sur une course (si, si, je vous jure et je vous jure aussi que je n'ai aucune tendance masochiste !). Je n'ai qu'une envie : recommencer au plus tôt. Et ça tombe bien parce que j'enchaîne sur un aquathlon dimanche ! A côté du semi, les 2 km de course à pied vontme sembler trop trop faciles (bon, j'arrête de crâner parce qu'il va falloir être à donf' et que je pense en baver un peu quand même... mais pas longtemps, c'est l'avantage de l'exercice !).

Aujourd'hui, je comprends mieux la préférence de beaucoup de coureuses du forum pour ce format de course !En revanche, le marathon me semble loin, mais loin !!!!

Allez, je finis par un gros encouragement à toutes les futures semi-marathoniennes : take it easy et ça va le faire ! Vous allez adorer, les filles !!!!!

sep 14
2008

Gaëlou touchée par la grâce

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Je sais pas si c'est lié à la venue du pape à Lourdes mais ma sortie longue d'aujourd'hui a été littéralement miraculeuse, du genre révélation divine, déclic, franchissement de palier... Bref, un de ces moments magiques que l'on espère revivre le plus rapidement possible quand on court.

Pourtant, c'était pas forcément bien parti. je n'avais pas recouru depuis mardi et la séance "Gaëlou en jupette à la cantoche", et à une semaine du semi, ça craint ! Mais vendredi matin, quand le réveil a sonné à  5 h 45, qu'il faisait nuit noir, que la route était complètement détrempée après les orages de la veille.. et ben le courage m'a manqué. je m'étais dit que j'irai courir le soir mais je suis restée tard au bureau, excitée par l'annonce de ma sélection pour le second tour des entretiens (YYYEEESSS !!!) et paniquée par l'obligation d'avoir à pondre une note stratégique. cerise sur le gateau, ce matin, temps pourri, il fait gris, frisquet et il tombe une espèce de crachin. je me secoue, c'est pas ça qui va arrêter une Gaëlou ! Déjà que je suis bourré de doutes, si en plus je fais craquer ma dernière sortie longue, je vais culpabiliser et me ronger les sangs encore davantage.

Donc me voilà partie sous la flotte. Finalement, on s'y fait. Le corsaire/T.shirt manches longues a remplace le tandem jupette brassière. J'hésite même à faire demi-tour pour aller chercher le coupe-vent. Rapidement, je suis bien dans ma course. Les montées s'avalent tranquilement, je suis rodée maintenant, j'y prend même plaisir et arrive à bien anticiper et doser les efforts.

Aujourd'hui, grande nouveauté, j'ai décidé de suivre les conseils de J, mon binôme de course (le pauvre, il doit se dire que c'est pas gagné, avec une coéquipière comme moi, vendredi il m'a même dit qu'il était pas sûr de m'attendre à l'arrivée de la course..; bon, il déconnait mais ça m'a mis un coup au moral !). Donc pour cette dernière sortie longue, il m'a conseillé d'oublier mon cardio et d'y aller aux sensations. Une fois la portion de côtes passées (elles sont pratiquement concentrées sur la première moitié du parcours), je balance métaphoriquement mon cardio aux orties (vu ce que ça coûte, ce bidule, on va quand même le garder, sinon Chéri va me faire une sacrée tête) et lâche le fauve qui est en moi (une espèce de vieille panthère asthmatique et perclue de rhumatismes abandonnée par un cirque). Mon objectif : courir plus vite sans pour autant être en surrégime, bref, essayer de trouver mon allure semi telle que je pourrai la pratiquer dimanche. Et là, ça marche : je me retrouve à courir à la vitesse supersonique (pour moi !) de 9,5/10 km/h sans que cela ne me pose le moindre problème. Je suis tout simplement bien. J'ai l'impression d'avoir des branchies tant respirer m'est naturel. Aucune difficulté, rien que du bonheur ! La musique me porte littéralement, je suis shootée aux endorphines et toute à ma joie de pouvoir y arriver. Comme dans un jeu vidéo, j'ai l'impression qu'une petite voix me dit "You WIN" et que je me retrouve au palier supérieur. Enfin ! Avrès un été moyen niveau sensations et une reprise plus agréable mais avec l'impression d'être une tortue unijambiste, j'ai enfin l'impression de progresser. Et cela fait un bien fou au moral.

Je finis la séance à cette allure, ce qui me permet de conclure en 1 h 37 un parcours que j'ai mis 1 h 46 à boucler la semaine dernière (et en allant plus vite que sur la deuxième moitié du parcours). Trop la classe ! Je reprends confiance à une semaine du semi. Même si je sais que je ne le ferai pas en 2 h, je me sens beaucoup plus confiante.

Voilà. Je risque d'être assez peu bavarde cette semaine en raison d'un emploi du temps chargé, d'un entretien à préparer, d'une réunion de parents d'élèves et tout le reste mais j'essaierai de vous donner quelques nouvelles quand même.

Je vous avoue que j'ai même failli ne plus vous raconter mes conneries habituelles quand j'ai découvert sur mon dernier message blog le commentaire de quelqu'un qui visiblement travaille dans la même boîte que moi. Sur le coup, ça m'a mis vraiment mal à l'aise et puis j'ai relativisé : ce(tte) Stef est certainement quelqu'un de très sympa qui va venir rejoindre les entraînements de la dream team, et puis c'est pas comme si on m'avait débusquée sur un site de zoophiles ou pire encore de fans d'Herbert Léonard, d'amateurs des "feux de l'amour" ou de joueurs de triangles, c'est vrai quoi ! N'empêche  que ça fait tout drôle !

sep 10
2008

Gaëlou en jupette à la cantoche

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Bon, et ben ça, c'est fait ! Même pas mal ! Nous continuons à optimiser le processus (grand mot à la mode chez nous) "entraînement de course à pied au Parc entre midi et deux". C'est qu'il y a tout un tas de contraintes à gérer. D'abord, arriver à partir à midi pile (solution : bien programmer ses réunions et prétexter un RV urgent avec le big boss pour préserver l'agenda sur ce créneau). Ensuite, arriver à sortir du bâtiment en tenue de CAP en un minimum de temps et en croisant un minimum de personnes (solution : se changer dans les toilettes du - 1, juste avant le garage à vélo, parce que quand on travaille au dernier étage et qu'il est l'heure de déjeuner, l'ascenseur fait le plein à tous les étages). Se changer vite et bien, sans se déboiter une épaule (solution : la petite robe qui va bien et les sous-vêtements de course enfilés du matin). Prendre le plus court chemin à vélo sans renverser un piéton ni se faire tamponner par un bus et arriver au Parc en 10' chrono (solution : brûler des cierges, serrer les fesses et pédaler vite). Faire plus d'un tour sans être carbonisée et être prêt à repartir à 13 h précises (solution : pas vraiment trouvée, je suis toujours un peu carbonisée).

Voilà pour le début. On s'est débrouillés plutôt pas mal. Comme d'hab, J (celui qui court le semi avec moi) est parti comme une fusée pour des fractionnés, MD la bombe pas loin derrière et ma fidèle copine M a encore fait du social en restant avec moi. Bon, du coup, j'ai quand même un peu accéléré l'allure pour qu'elle ne soit pas obligée de marcher. Ca l'a fait pas trop mal, comme la dernière fois, encore en surrégime tout le long (entre 175 et 180, soit plus de 90% FCM) mais j'arrive à papoter quand même (enfin, papoter n'est pas vraiment le terme approprié, cela induit un petit bavardage tranquille, disons plutôt souffler des mots qui arrivent à faire des phrases). Cela m'a semblé nettement plus "easy" que la semaine dernière. on a bouclé le tour en 24'environ, ce qui n'est pas la performance du siècle mais nous fait environ du 10 km/h... ce qui, soyons réaliste, est mon allure 10 km. Arrivées au bout, j'ai demandé grâce, il nous restait de toute façon qu'une poignée de minutes, on est reparties en marchant jusqu'à ce que l'on croise J qui revenait en sens inverse et on lui a emboîté le pas, à allure rapide, pour finir en beauté.

Pas le temps pour les étirements, il faut déjà remonter sur les vélos si l'on veut arriver avant la fermeture de la cantine. Mission accomplie. Nous arrivons au self rouges, transpirants et encore en tenue sans croiser trop de monde. Pour vous faire une idée du truc, l'escalier de la cantine, c'est un peu la montée des marches à Cannes, sauf que là on descend et qu'au lieu d'être en fourreau Prada, on est en jupette Kalenji. On papote gaiement en descendant nos marches. Petit serrement au coeur /grand moment de solitude quand on se rend compte que la cantine est bien remplie et qu'il y a des tas de gentils collègues partout qui traînent spécialement ce jour-là (à croire qu'ils se sont donnés le mot). Et puis finalement, on oublie et on se comporte comme si c'était la chose la plus naturelle au monde et cela passe tout seul. Je ne me rends pas trop compte du regard des gens. Bon, j'entends un commentaire limite sifflée par la langue fourchue d'une vipère... dont le sport favori doit être la zapette ou le vidage de paquets de chips devant la télé. Alors des deux, je pense pas être la plus à plaindre !

On fini en beauté par la douche, juste à la sortie de la cantine, en attendant toutefois que le troupeau qui s'est formé juste devant décide d'aller voir ailleurs si on y est. Voilou ! C'est fait et finalement ce n'est pas si terrible que ça ! Mais je me demande quand même si cela vaut vraiment la peine de speeder et de courir finalement assez peu, tout ça pour en plus avoir l'immense plaisir de se taper la cantine en jupette. Me demande si j'emporterai pas ma gamelle de pâtes, moi ,la prochaine fois, à manger devant mon ordi, comme les jours de piscine !!!!

sep 08
2008

Une semaine de folie

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Comme me l'ont fait remarquer certaines copines du forum, j'ai été étonnement peu bavarde cette semaine. C'est que je n'ai pas eu trop de temps à moi ces derniers jours et que j'ai pris un gros retard dans l'écriture de mon blog et de lecture des messages et blogs du forum... Moi qui venais tout juste de rattraper le retard des vacances !

En rapide résumé de la semaine : rentrée des classes (la petite en maternelle, la grande au CP), séances couverture de livre et remplissage pour la Xème fois des fiches de renseignement de l'école, pluie, grève des bus, plein de réunions, boulot qui s'accumule, entretien professionnel (et toute la préparation et les doutes qui vont avec), tenue du stand des parents d'élèves au forum des assos, inscription de la grande à ses activités, copains qui viennent dîner, proches qui divorcent... bref, une bien belle semaine comme on les aime !

Et là-dessus, un entraînement de natation (mardi, j'avais pris une RTT pour la rentrée et j'en ai profité en mère indigne que je suis) et 3 entraînements de CAP que je vais vous raconter rapidement :

- mercredi : entraînement entre 12 et 14 avec la dream team (mes collègues coureurs/nageurs du boulot, 3 filles -dont moi - et un gars qui va faire le semi avec moi), histoire de compenser la fermeture de la piscine. Logistique un peu compliquée et à revoir. Je me change dans les toilettes du - 1, vers le garage où je récupère mon vélo de service. Nous partons en tenue au Parc de la Tête d'Or où nous retrouvons la 3ème larronne qui ne travaille pas le mercredi. Tout le monde part à toute allure, j'arrive à alpaguer ma copine et à lui dire que je ne vais pas tenir à ce rythme-là. Premier coup au moral : je suis vraiment lente ! Les 2 autres filent à leur rythme, M ma copine reste avec moi. Elle, elle est tranquille, à une allure vraiment confortable, elle fait la conversation. Moi, je suis encore en surrégime, malgré le ralentissement mais j'arrive à lui répondre, en faisant de vraies phrases au bout d'un moment (et pas seulement des "humm", hein hein"). Moi qui court pratiquement toujours toute seule, j'ai adoré courir en papotant, surtout avec ma copine préférée qui s'est mise à la course juste après moi '(mais elle courrait beaucoup avant). Par contre, mes puls ont été monstrueuses en permanence, entre 171 et 180, soit entre 90 et 95% pendant les 8 km des deux tours du Parc. Bon, j'avoue que j'ai un peu marché pour me reprendre et que nous nous sommes jetées sous la fontaine entre les deux tours !!!

Mais au final, assez contente de cette séance qui m'a fait forcer un peu et courir plus vite. Vu son chrono, on a bouclé le 1er tour en 24', ce qui n'a rien d'exceptionnel, mais qui nous fait du 10 km/h (alors que mon allure d'endurance se situe plus entre 7,5 et 9 km/h). Le retour en vélo avce le vent de face a été un peu éprouvant. Parc chance, on était mercredi et il n'y avait pas trop de monde quand nous sommes rentrés et que nous avons pris notre douche en toute discrétion (pour ceux qui ont loupé l'épisode, les douches sur mohn lieux de travail sont situées à la sortie de la cantine, idéal pour passer inaperçu !).

Vendredi : traditionnelle sortie du vendredi matin (40' d'endurance + 15' au seuil) avec départ à 6 h du mat...  Dans la nuit noire ! Ca m'a fait bizarre de ré-enfiler le gilet fluo et la frontale... Ces entraînements de nuit sont vraiment suréalistes, encore plus le matin... On a vraiment l'impression - assez agréable - d'être seule au monde... Et je trouve cela nettement moins anxiogène que la nuit, ne serait-ce parce qu'il y a moins de voitures sur laz route et que les gens ne roulent pas comme des tarés, pressés qu'ils sont de rentrer chez eux le soir. Très bonne sortie,  supers sensations avec une vraie endurance transuille et du "vrai" seuil où j'ai l'impression d'allonger la course sans pour autant être à moitié morte !

Dimanche : je retrouve mon nouvel itinéraire de la semaine derrnière avec une variante sur la fin qui me permet de rallonger encore un peu. Là encore, que du bonheur, je crois que j'aime bien le dénivelé, finalement ! Vitesse myenne d'une tortue : 7,7 km/h (mais ça monte pas mal !), puls entre 128 (je n'étais jamais descendue aussi bas, certes c'était en descente mais quand même) et 170 (mais là, grosse montée) et une moyenne à 154, avec des pics en montée mais retour à la normale hyper rapide sur le plat ou en descente.

Résultat des courses : du plaisir mais une crainte malgré tout pour le semi. J'ai couru 1 h 46... mais n'ai parcouru que 14 à 15 km (pas sûre de la fiabilité de mon réglage cardio) et là, je me dit qu'à ce rythme-là, il aurait fallu que je cours encore presque 45' pour le faire, ce semi... et ça commençait à tirer un peu et je me dit que cela fait encore long, 3/4 d'heure ! Surtout si je suis un peu en surrégime, parce que je vais quand même courir un peu plus vite, si je ne veux pas battre le record de durée (bon, l'avantage de courir plus vite, c'est aussi que l'on court moins longtemps, cela mérite réflexion !). A la maison, j'ai foncé sur ma calculette pour faire toutes les règles de 3 possibles et imaginables (pas du tout angoisssée la fille !) : je pense faire ce semi autour de 2 h 20, ce qui n'est pas forcément très glorieux. Tout ce que j'espère, c'est que je ne me grillerai pas tout de suite en partant trop vite, parce que là, cela va me sembler très long !

Avrès une petite pisicine aujourd'hui (réouverture de la piscine d'hiver) où je retrouve avec plaisir mon "coach" (chouette, je n'ai pas retrouvé mes viuex défauts, il est content de moi !), nouvelle séance au parc de la Tête d'Or demain. Au programme : un tour d'échauffement (je serai censée être en endurance mais je risque bien d'être à nouveau en surrégime !) et des fractionnés pour finir, histoire d'être rentrés à temps avant la fermeture de la cantine. Là, bizarrement, je le sens un peu moins : on va aller déjeuner transpirant et en jupette (pas le temps pour la douche avant, ce sera pour après)... Avec ma chance, c'est sûr qu'on va croiser le dir cab et toute la DG, notamment les gens qui vont me faire passer mon prochain entretien, si je suis en short-list (d'un autre côté, ils pourront pas me soupçonner de pipeauter mon Cv !). Je vous raconterai !!!!

sep 02
2008

Enfin une sortie plaisir !

Posté par Gaelou in le blog de Gaelou

Entre deux passages à l'école (grosse rentrée aujourd'hui : CP pour la grande,maternelle pour la petite, le tout étalé entre 9 h 30 et 10 h) pour vous raconter ma sortie longue de dimanche;

Avrès les sensations pas terribles terribles des deux dernières sorties, j'avoue que j'appréhendai un peu. Retour à la case départ pour les vieux démons d'avant les vacances : et si courir c'était finalement pas mon truc, et pourquoi après une phase de progression j'ai autant l'impression de régresser... bref, pas vraiment la positive attitude... A 3 semaines du semi, je commençai tout d'un coup à nettement moions le "sentir" ce coup-là ! Du coup, un peu hésistante à l'idée de tester justement ce jour-là un nouveau parcours, qui plus est une "grande" boucle très vallonnée qui ne me laisserait pas le choix d'abréger la sortie si je n'étais pas en forme, contrairement à mon parcours habituel "à la carte" du dimanche. D'un autre côté, j'avais vraiment envie de nouveauté pour me rebooster et retrouver confiance... Alors, partant du principe "Ca passe ou ça casse" et décidée à remplacer la course à pied par la peinture sur soie ou le point de croix si cet entraînement se révélait aussi décevant que les deux derniers (pas tant au niveau des "perfs" si on peut employer ce mot mais surtout au niveau du plaisir de courir, qui est quand même l'essentiel !)... me voilà partie dimanche à 7 h 30... avec la fraîcheur et sous un soleil voilé.

Je vais vous la faire courte sinon l'école va me poursuivre dès le premier jour pour abandon d'enfants mais sachez que j'ai vraiment pris mon pied !!!! Bon, le point de croix attendra encore un peu ! Les premières côtes sont passées comme une lettre à la poste : lentement mais avec détermination. je me suis même surprise à les apprécier et à les "attaquer" au bout d'un moment. Les puls ont été très raisonnables, ce qui m'a permis d'être en endurance relativement rapidement après les côtes. Je suis même descendue à 132 (bon, en descente, mais cela faisait longtemps que cela ne m'étais pas arrivé). Et j'ai vraiment adoré cette succession de montées (elles sont en plus très bien situées sur mon itinéraire ; elles ne commencent qu'au bout de près de 2 km et elles sont relativement concentrées dans la première partie du parcours), faux-plats, vrais plats, petites et grandes  descentes. Pour vous dire, je me suis même surprise à trouver cela trop court. Pour un peu, j'aurai aimé que cette boucle soit plus longue. Bon, question stats, j'ai pas accompli des exploits non plus, faut pas exagérer : un peu plus de 12 km (doutes sur l'exactitude de mon cardio ou plutôt de son calibrage) en 1 h 28, vitesse moyenne à 7,6 avec un maxi à 10,4, puls moyennes à 154 avec maxi à 175... La marge de progression est immense et va falloir me booster pour le semi mais on y croit !

Et dès dimanche, je rallonge la boucle, mon Chéri m'a donné un itinéraire qui me permet de l'aggrandir de pratiquement 5 km. En attendant, je vais profiter de ma RTT rentré