fév 10
2008

J'ai testé la course nature !

Posté par Barbie in Le blog de Barbie

Barbie

Bonjour ou Bonsoir à toutes (et à tous, je sais que certains hommes s'égarent sur notre site...)

J'ai réalisé la semaine dernière que j'avais le culot d'écrire sur la course à pied mais que je n'avais jamais testé la course nature. Moi la reine du bitume, la déesse du goudron (de toute façon si je ne le dis pas personne ne le dira alors !) je n'avais jamais été traînée sur les petits chemins de campagne autrement que contrainte et forcée pour mon club dans le cadre de cross sur terrain viabilisé.

Avrès une semaine assez minable question entraînement (le syndrome prémenstruel je n'ai pas fait qu'écrire dessus j'ai aussi testé ! quelle conscience professionnelle quand même...), je décide d'aller dimanche matin à Serbannes sur les conseils d'un copain de mon club. Me voilà donc dimanche matin en train de prendre mon petit déjeuner avec Ken, juste avant le lever des monstres, tentant de comprendre l'utilisation du GPS, celui de la voiture, pas celui que je porte pendant les courses... Je chope au vol ma bouteille de thé vert, rapport aux anti-oxydants (et que grâce à eux je vais rester éternellement jeune et belle) et je pars vers ce petit village dont j'ignore tout. Avrès une heure de route bercée par les "après 300 m tournez à droite, après 200 m tournez à droite, bon sens je t'avais dit de tourner à droite...", j'arrive à Serbannes. C'est un adorable petit village en haut d'une colline avec au centre une église comme dans les films, le genre de petite église qui te donne irrésistiblement envie de te marier. Suivant les indications des bénévoles je me gare à quelques encablures de la salle polyvalente où je vais aller chercher mon dossard. Ok je ne suis pas encore bien réveillée et après un essai infructueux, je retourne à la voiture récupérer ma licence indispensable pour l'inscription... Je constate en tout cas avec un peu de surprise je dois bien l'avouer que je ne suis pas la seule à sécher "le jour du seigneur" à la télé. Il y a là pas mal de monde qui s'agite dans tous les sens, qui s'échauffe pour montrer leur professionnalisme. Moi ce qui me préoccupe le plus tout de suite maintenant c'est de faire pipi (le thé vert doit être diurétique). Miracle, il y a des toilettes et pas trop la queue en fait. J'ai compris après qu'en fait nous avions annexé les toilettes des garçons mais ceux ci n'ont pas bronché. Sur ce type de course, peu de jouvenceaux, plutôt des hommes murs, mariés pour la plupart qui savent qu'il y a 2 choses à ne pas faire sous peine de passer de vie à trépas : tenter de prendre un morceau de ce délicieux fondant au chocolat dans notre assiette alors qu'il n'est pas dessert et qu'il a préféré prendre un café et s'opposer au passage d'une femme qui a la vessie pleine...

Bon allez ce n'est pas tout ça mais je suis venue pour courir. Je rejoins la ligne d'arrivée sans avoir réussi à apercevoir les copains du club qui étaient sensés être là. Je rigole : on arrive à se trouver sur les 20 km de Paris au beau milieu de 20000 coureurs et là au milieu de 350, ils ont disparu... Je tombe par hasard sur une fille qui s'entraîne régulièrement avec moi, enfin pour être exacte devant moi ! Elle me prévient gentiment qu'il faut garder de l'énergie pour la fin parce à la sortie du bois il y a une côte digne du Paris Versailles et de sa côte des Gardes. Me voilà prévenue ! Le coup de pistolet résonne et je n'ai pas le temps de démarrer le chrono, ça m'apprendra à papoter. Evidement la fille de mon club part comme une fusée et je ne vais même pas essayer de la suivre. A peine 200 m après le départ nous commençons les choses sérieuses à savoir la forêt. Pendant 10 km nous allons courir au milieu des sous bois, sur des chemins plus ou moins plats, éviter des racines, tenter d'éviter sans grand succès des flaques de boue mais se rappeler que c'est bon pour la peau et que Peppa cochon aime sauter dans les flaques de boue avec son frère Georges (toutes celles qui ont des enfants en bas âge et le câble comprendront de quoi je parle...). Il faut le reconnaître, le paysage est superbe et comme le soleil est de la partie c'est plutôt agréable. Mes copains me doublent, alors que je les croyais devant. Nous discutons quelques minutes et ils passent la seconde... Pour être honnête avec vous, il n'y a pas qu'eux qui m'ont doublé ce jour là mais comme je suis en plein plan d'entraînement pour Paris et que l'idée de me blesser me terrorise un peu, j'y vais mollo quand même. Je sors enfin des bois et là je constate que Nicole avait raison, il y a bien une côte ! J'adopte donc ma technique préférée, j'ai nommé le regardage de pieds (et d'abord pourquoi il n'y aurait que Ségo qui aurait le droit d'inventer des mots d'abord ?), ce qui veut dire en bon français que je cours en regardant mes pieds et surtout en évitant de regarder le haut de la côte pour que la distance devienne abstraite. Je vous rassure, je regarde quand même où je vais, histoire de ne pas bousculer les autres coureurs ! Je passe enfin la ligne avec il faut bien être honnête le sentiment de ne pas avoir vu passer le temps. Ah en parlant du temps justement, j'ai mis 53'26 pour 10km600, ce qui me classe 182° sur 266 coureurs. Pas de quoi pavoiser me direz vous mais pas non plus de quoi avoir honte !

Comme je n'ai pas de quoi prétendre au podium, je vais me contenter de quelques petites mondanités et je vais tirer ma révérence avec l'envie de revenir l'année prochaine.

Il y a pleins de petites courses dans ce genre autour de chez vous, n'hésitez pas ! Elles sont souvent très sympas et sont l'occasion de rencontrer d'autres passionnées de la course à pied. J'aime bien alterner ce type de rencontre avec les grandes messes parisiennes comme le semi de Paris ou les 20 km. Je ne cherche pas à faire la comparaison, ce serait comme comparer un ispahan avec un macaron au caramel au beurre salé de Pierre Hermé, ce n'est pas comparable, c'est complémentaire !!!

Bonne semaine à toutes et à tous et bonnes courses surtout.

Barbie

 


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Commentaires (1)Add Comment
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Ecrit par plage, février 18, 2008
J'adore aussi ces courses natures, souvent plus agréables que le bitume et avec les années mes articulations aiment mieux aussi.Mais attention, il n'y a pas que toi qui adopte la technique du regardage de pieds dans les côtes hi hi hi.

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