Catégorie >> Le blog de Barbie
Un drame se passe ici, le gala de danse de ma fille tombe le jour du marathon du Mont Blanc... Que faire ? Annuler le Mont Blanc ? J'ai déjà payé le dossard, l'hôtel et je ne suis pas sure que l'assurance annulation soit valable pour « gala de danse »... Y aller ? C'est ce que je vais faire et là je sais que mon choix va choquer. Hormis le fait que je risque de me prendre en pleine face dans 5 ans à l'adolescence : « de toute façon je te déteste et puis d'abord t'étais même pas là à mon gala de danse !!! » c'est toute la société qui me fait les gros yeux. Quoi ? Une femme au foyer qui ose assumer sa passion et qui part abandonnant ses pauvres enfants, ça n'est pas normal. Ce qui est fou c'est que je serai partie à un séminaire de travail plein de réunions toutes aussi inutiles les unes que les autres, tout le monde m'aurait plaint : « oh la pauvre femme qui travaille.. ». Mais moi je n'ai pas le droit à l'erreur. En cette période de conseils de classe qui commence je ne le sais que trop bien. Aujourd'hui tu as 2 choix : ou faire carrière à l'extérieur du foyer familial ou à l'intérieur du même foyer. Toi aussi tu es évaluée comme au temps de ta vie pro, on te demande si tes enfants ont de bonnes notes et gare à toi si ce n'est pas le cas ! Cela veut dire que tu es une mauvaise mère, que tu fais mal ton boulot. Il n'y a pourtant pas besoin d'avoir fait 5 ans de psy pour savoir que l'inné est souvent beaucoup plus fort que l'acquis, que tu fais juste ce que tu peux avec ce que tu as... Je pars du principe que si je suis heureuse mes enfants seront heureux mais la société actuelle a encore beaucoup de mal à admettre cette façon de penser, de faire. On ne me parlera que de ce sacré gala de danse où je n'étais pas là mais jamais des heures que j'ai passé la nuit à la nourrir, des heures que j'ai passé à la bercer parce que sa varicelle la faisait souffrir... Pourtant je me dis que j'ai raison, que mes enfants ont devant eux une mère qui va au bout de ce qu'elle commence, qui fait tout pour que ses rêves se réalisent. S'ils ne devaient retenir que ça de ces années passées à mes côtés, qu'il faut croire en soi, en ses propres capacités quelque fois tellement enfouies qu'on les a oublié, et bien j'estime que j'aurais réussi ma vie de mère. Mais franchement il n'est pas toujours facile d'être une maman coureuse...
Bonjour les filles Retour à la réalité de la vie après un marathon des plus mémorables il faut bien le dire. J'ai repris la course aujourd'hui pour une petite séance d'une heure sur tapis parce qu'ici il pleuvait encore et franchement je n'étais pas prête à reprendre une douche pendant la course... Avrès je veux bien mais là je crois que j'ai pris ma dose pendant quelques semaines. Ce we je suis à la Rochelle pour la sarabande, une course féminine de 10 km qui se court depuis 7 ans dans les rues de la ville (ok je vais plutot vous informer des courses que je ne vais pas courir ce sera plus facile...). Je vais être présente au retrait des dossards pour présenter le site et nous trouver pleins de nouvelles copines prêtes à venir partager nos aventures. Bon je vais aller la courir mais j'y vais pour la balade et là j'espère qu'il fera beau. Cette course est réputée pour se courir toujours sous une grosse chaleur mais là maintenant j'ai des doutes... mes runnings ne sont pas encore sêches !!! Comptez sur moi pour un compte rendu aux petits oignons dimanche en tout cas.
Barbie
Et voilà je suis dans le train qui m'emmène vers Paris. Pour l'instant je n'arrive pas encore à réaliser que je vais courir mon 9° marathon samedi. Pourtant je l'ai bien cherché, c'est quand même moi qui me suis inscrite... Ma journée a déjà été un marathon en soi : préparer une maison qui va vivre 3 jours sans Maman, partie oh sacrilège le week end de la fête des mères ! Quelle idée quand même les organisateurs ont eu de mettre leur marathon à cette date là ? un signe de machisme basique ? « de toute façon y a pas de femmes sur les marathons ! ». Non je plaisante... Bien sur c'est un hasard du calendrier mais cela va me faire manquer le petit poème piqué sur http://www.fetes-des-meres.com/, la boite à bijoux ou la superbe fausse fleur en papier crépon fabriquée par Colette, l'assistante de la maîtresse de maternelle... Mais je sais qu'ils vont se rattraper lundi et qu'ils ont compris que Maman, elle court des marathons. J'ai eu le droit tout à l'heure à : « essaye de le gagner celui là quand même » de la part de Thomas. Le même qui m'a obligé à faire un aller retour minute chez Champion pour acheter un cadeau d'anniversaire pour Sophie, sa copine qui a 9 ans samedi. Je dis bien copine, pas petite copine, c'est une ex... Entre eux tout est fini depuis qu'elle est venue me voir une fois à la sortie de l'école pour me dire : « ben tu sais Thomas aujourd'hui il a été puni à la récrée parce qu'il faisait le fou avec Juiles ». Mais bon rien de grave parce qu'il lui reste l'autre Sophie, Pauline et une 3° dont le prénom m'échappe c'est dire... Je vous rassure les 3 autres sont sur le même modèle, enfin pas le petit dernier qui garde encore toute son innocence en raison de son langage compréhensible par sa seule mère (et encore franchement pas toujours...). On crie à l'exploit quand il prononce un son qui ressemble vaguement à un mot et cette semaine j'ai envisagé d'appeler la presse pour leur annoncer que mon fils qui va avoir 3 ans arrivait à dire « bébé cuillère » pour petite cuillère (un poète en plus !). Avec la vie que je mène, entre les enfants aux personnalités comment dire affirmées, la maison, le site, ma mère, on s'étonne que j'éprouve le besoin de courir 42 km et des brouettes sans m'arrêter... En attendant je suis installée dans mon train corail où comme d'habitude j'ai pris mes aises. Consciencieusement j'ai mangé ma salade de pâtes, mon fromage blanc et mes 2 carrés de chocolat noir avec des écorces d'orange tout en buvant mon eau plate, le malto étant déjà avalé. Mon voisin derrière sûrement plus habitué que moi a carrément installée une multiprise avec une rallonge qui traverse tout le wagon et me permet d'écrire sur mon ordi sans craindre de l'arrêt intempestif de batterie (qu'il en soit ici remercié)... Avant cela je me suis consacrée à mon activité préférée dans le train à savoir le vernissage de mes ongles. Il n'y a que dans le train que j'arrive à trouver le temps de rester les doigts en l'air suffisamment longtemps pour que le vernis est le temps de sécher, sans avoir à régler un drame digne d'une résolution de l'ONU du style : « y a Emma qui veut pas me laisser regarder l'épisode de Pokemon sur Jetix !!! » le tout dans un hurlement qui ferait passer les cris des loups de Sibérie pour des tendres berceuses ou encore plus grave par un « pipi ! » ce qui nécessite l'attrapage du pot à la vitesse de l'éclair, le mot étant généralement accompagné des faits. Là tranquille, juste le contrôleur qui passe vérifier mon billet que j'ai à l'avance préparé pour ne pas avoir à fouiller dans mon sac (le 24 h de Darel mais vous vous en doutiez, enfin le bleu marine pour aller avec mon jean brut parce que bien sur je l'ai en plusieurs couleurs, ce qui me vaut à chaque fois une réflexion de garçon de la part de Ken : « ben un comme ça tu l'as pas déjà ?) qui tient plus du sac de secours que du sac à mains. J'adore voir sa tête quand je lui tends ma carte famille nombreuse. Y a pas de doute les filles la course à pied ça rajeunit de 10 ans... Aujourd'hui j'ai même poussé le vice jusqu'à me vernir les doigts de pied d'un charmant rose qui brille ! Avrès tout c'est un peu mon outil de travail alors après avoir passé la semaine à les enduire de crème anti-frottements il fallait les faire beaux ! J'ai pensé à Babou en choisissant la couleur, je me suis dit qu'il fallait quand même que je me fasse des ongles de Barbie ! A demain donc pour la suite des aventures de Barbie à la capitale (ou plutôt à l'assaut des boutiques...)
Maintenant que nous nous connaissons un peu mieux et que vous savez un peu plus à qui vous avez à faire, je vais vous parler d'un projet personnel qui petit à petit est en train de prendre forme. Il y a quelques mois déjà j'ai découvert grâce à courir le monde, un site où je sévis régulièrement (http://www.courirlemonde.org/) l'histoire d'un coureur qui présentait son livre : Philippe Paillaud. Je vous en parle d'ailleurs dans la rubrique « j'ai lu pour vous ». C'est là que j'ai découvert le seven continents club et le fameux marathon de l'Antarctique. Je ne sais pas pourquoi mais tout de suite ça m'a parlé. Alors qu'à l'époque j'allais courir mon 4° marathon (j'ai lu son livre dans l'avion qui m'emmenait à Las Vegas) et que je n'envisageais pas vraiment la course autrement que sur le bitume, je me suis tout de suite dit : « ça c'est pour moi ! ». Inutile de vous dire que Ken m'a regardé bizarrement... Il ne pouvait pas mettre ça sur le compte du soleil du désert, nous n'avions pas encore atterri. Je pense qu'à ce moment là il s'est juste dit : « tiens la prochaine fois je lui donne moins de médoc pour qu'elle soit plus zen, elle a l'air de mal réagir ». Faut vous dire que je suis tétanisée en avion. Bon pas encore le style Delarue non plus, je n'ai jamais mordu aucune hôtesse de l'air moi mais je me transforme plutôt en Babou puissance 10, la bavarde du vol, celle qui parle tout le temps, qui ne dort pas et qui est une plaie pour le personnel naviguant avec sa vessie la plus petite du monde... Il me faut la bonne place, celle en bout de rangée pour me lever toutes les 40 sec. de préférence pas trop loin des issues de secours (comme si à 40000 pieds ça pouvait bien changer quelque chose...). Du coup la dernière fois Ken m'a donné un petit cachet et m'a dit : « tiens, avale et dors ! ». Il faut reconnaître que j'ai été beaucoup plus zen mais cela a peut être altéré mon jugement puisqu'à l'atterrissage je voulais rentrer dans ce club mais pas en 15 ans, non non pensez vous pas rigolo ! Je me suis dit : « je vais le faire mais le plus vite possible en fonction des dates de marathon ». J'ai donc pris le guide des marathons, mon atlas et c'était parti. Voilà donc ce que cela donne : Amérique du Nord : Walt Disney marathon - 13 janvier 2009 Afrique : Marrackech - 27 janvier 2009 Océanie : Tahiti - 9 février 2009 Asie : Hong Kong - 17 février 2009 Antarctique : Antarctique - 5 mars 2009 Amérique du Sud : Ushuaia - 16 mars 2009 Europe : Paris - 7 avril 2009 Présentation finale : Avermes - juin 2009 Les dates sont celles de 2008, à confirmer donc. Et comme je ne suis pas le genre à laisser un projet dormir dans un coin de ma tête, je suis partie à la chasse aux sponsors la semaine dernière. Je vous tiendrai au courant de l'avancée de mon projet au fur et à mesure. Ne voulant pas me contenter de faire un projet sportif sans rien autour, je vais essayer avec le soutien du Conseil Général de l'Allier de monter un projet au sein d'un collège histoire de faire participer des élèves et de peut être faire pousser en certains la petite graine de l'aventure. Je vous parlerai plus en détail de ce projet qui sera sûrement passionnant pour moi à mener à bien quand il sera un peu plus avancé. Bien sur si certaines connaissent du monde susceptible de m'aider dans la réalisation de ce projet qu'elles n'hésitent surtout pas !!! Barbie qui j'espère vous fera également rêver un peu et croire que vos projets même les plus fous peuvent se réaliser un jour.
Barbie part à la mer Dans la série des Barbies, un nouvel épisode ! Avrès des années passées à l'Ile de Ré à manger des gaufres au caramel au beurre salé et à courir dans les marais salants le petit matin direction le sud de la France, son mistral, sa tarte tropézienne et ses cailloux... Tout commence samedi matin : embarquement dans le camion (une familiale à ce niveau cela ne s'appelle plus une voiture...) avec 4 enfants, 2 valises, 3 sacs et quelques bricoles. L'avantage avec le camion c'est que j'en mets un par rangée, des enfants pas des sacs... Cela limite sérieusement les aléas du voyage. Comme je suis une mère top niveau question technologie, je te file une nintendo à tout le monde et zou on est parti pour au bas mot 8 h de voyage sans les multiples pauses pipi bien sur... Je vous jure qu'il y a des photos qui se perdent : le soleil dans la voiture ne permet pas de bien voir l'écran de leur console, du coup ils se planquent sous leur blouson. Je lance de temps en temps à la cantonade des : « c'est bon vous êtes en vie ??? » suffisamment fort pour qu'ils m'entendent avec leur lecteur MP3 sur les oreilles... Mais bon j'ai la paix... jusqu'à ce que la batterie tombe en rade... et là commence le drame : un seul allume cigare = une seule console à recharger à la fois. Donc je me retrouve avec 4 enfants attachés depuis plusieurs heures prêts à tout pour se défouler. Il me faudra menacer d'abandonner tout ce petit monde dans une aire de repos pour retrouver un semblant de paix jusqu'à notre village vacances. C'est fou quand même cette menace marche toujours pendant quelques minutes ! Ma copine du GPS en plus me joue des tours. Pour se venger je suppose de mon expédition à Clermont sous la neige, elle m'annonce tranquille que l'heure d'arrivée est prévue à 15h le lendemain après midi en raison du verglas et des embouteillages... Je vous jure que c'est vrai ! Du coup puisqu'elle veut jouer à ce petit jeu, ni une ni deux elle retrouve son étui dans la boite à gant ! Arrivée enfin et lâchage de fauves à la recherche de notre maison (enfin notre petit appart) pour la semaine. Heureusement le hasard a bien fait les choses : nous serons en rez de jardin. Je soupçonne la jeune femme de l'accueil d'avoir voulu nous parquer dans un petit coin tranquille histoire de ne pas avoir de problème avec nos voisins les plus proches mais bon, à peine arrivés petit Pilou part à la recherche de ses nouvelles meilleures amies, je veux bien sur parler des fourmis. Mauvaise surprise par contre : je découvre avec stupeur que la superette est fermée un samedi, les restos aussi. Le jour des arrivées est aussi le jour de repos du personnel... Bon j'avais amené quelques trucs et nous dînons donc de façon tout à fait équilibré avec pâtes sauce bolognaise (pas de beurre à mettre dedans on fait ce qu'on peut...) et choco en dessert. Si ce n'est pas le bonheur ça y ressemble furieusement ! Le lendemain direction les clubs pour inscrire tout ce petit monde et découverte du village. Les petits testent la piscine trop froide pour mes petits bretons d'origine, autant dire que je n'y mettrais pas un bout d'orteil de la semaine. L'après midi : bonheur total, je confie mes enfants aux gentilles animatrices avec mes baskets déjà aux pieds, prête à partir faire chauffer le bitume. Je ne connais pas du tout le coin, je pars donc tranquille le long de la mer, histoire de voir un peu la côte. Je déchante très vite : c'est quoi ces côtes ??? le plat ils ne connaissent pas dans le coin... Et le vent ??? C'est obligé le mistral ??? D'accord il fait beau mais je vous jure que le vent de face dans une montée, cela me fait penser aux entraînements de rugby où on les voit tracter un truc super lourd. Enfin ce sera toujours 1h30 de pur bonheur après le périple de la veille. Je renouvelle l'expérience le lendemain matin sous la pluie qui s'est invitée devant l'œil perplexe des ouvriers qui refont la chaussée : « elle est pas un peu fadaçe la blonde ??? ». Mardi matin je découvre que le village propose des sorties dans les Estérels et je décide donc d'aller voir un peu de quoi il en retourne. Je rejoins donc un petit groupe de coureurs qui sont vite assez impressionnés de mon parcours : « euh dans jogging ils disent pas plus de 2 marathons par an non ? ben ouais je sais j'en suis à pas plus de 2 par mois... j'ai du mal lire... ». La sortie est sympa, ça grimpe toujours avec cette sensation que jamais on ne redescend mais là il y a des cailloux. Retour au village avec cette sensation désagréable de ne pas avoir assez couru. De toute façon je sautille sur place, il m'en faut encore ! Le seul marathonien du groupe comprend et d'un regard, je lui dis : on y retourne ? Et zou me voilà repartie pour une vingtaine de minutes supplémentaires. Retour sur la place publique et je me joins au cours de body combat. Le principe : de l'aérobic basé sur les sports de combat. Je m'amuse comme une petite folle à donner des coups de point dans le vide toute en sautillant dans tous les sens. J'ai un mal fou à suivre les enchaînements mais bon je m'amuse c'est quand même ça le principal. Ma fille qui fait des sudokus dans un coin me regarde d'un air assez consterné : « dois-je dire que ce poids sauteur est ma mère ??? ». Je crains qu'à cet instant la honte soit plutôt au rendez vous ! J'ai oublié de vous dire que le matin pendant ma balade, nous avons croisé 2 coureurs d'un niveau plutôt pas mal. Ni une ni deux, je les retrouve et leur propose tout de go : dites ça vous dirait de courir avec moi demain ? On se dirait en cours de primaire ! N'empêche ça marche et le lendemain matin nous nous retrouvons avec l'épouse d'un des coureurs pour partir dans ce massif qu'ils connaissent mieux que moi pour venir régulièrement en vacances sur place. Le niveau monte en intensité et je me surprends moi-même à tenir la distance sur un terrain que pourtant je n'aime pas trop, pour ne pas dire autre chose. L'après midi j'ai un petit coup de téléphone de la Tortue avec qui j'ai prévu une balade jeudi matin sur leur terrain de jeu favori : « dis ton fils ainé peut récupérer le petit dernier à 12h30 si on n'est pas encore rentré ? ». Certes mais là je commence à douter. Nous sommes sensés nous retrouver à 9h pour aller courir dans les Estérels qui sont là juste derrière moi. Ils comptent me faire faire quoi pendant 3h30 ??? Dans le doute le soir je mange des pâtes. Le matin double ration de céréales ! Quelle bonne idée j'ai eu ! Je vais bien courir un peu plus de 3h, enfin courir pas tout le temps non plus parce que franchement à part les chèvres je ne vois pas qui pourrait courir dans les petits chemins escarpés qu'ils m'ont fait prendre. Mais quel bonheur de découvrir les paysages fabuleux de cette région qui me charme de plus en plus ! C'est un vrai stage de prépa pour le Mont Blanc. Je saute d'un caillou à l'autre, concentrée tout en regardant autour de moi, ravie d'avoir décidé un jour de courir. Sans cette décision jamais je n'aurais fait tout cela. je vous laisse aller voir les photos prises par Pconvert le mari de la Tortue, elles parlent d'elles même. Le déjeuner sera un grand moment avec mes enfants qui découvriront la soupe au pistou et la tarte tropézienne. Thomas ne va même pas demandé de ketchup et reprendre de la tarte 2 fois c'est dire ! Bon ok il n'y a pas que lui qui va reprendre de la tarte 2 fois... Mais après 3h de course à pied j'ai quand même le droit non ??? L'après midi je suis cuite de chez cuite... J'avais des velléités d'écrire des articles pendant ces vacances mais bon pour l'instant l'ordi reste bien planqué dans sa pochette. Je lis la presse histoire de me changer les idées : Glamour, tiens on parle de courir au féminin, Jogging International, tiens on parle de courir au féminin, Running attitude, tiens on parle de courir au féminin, Voici tiens on ne parle pas de Barbie !!! Non mais c'est quoi ce bazar ??? m'en fout moi de savoir que truc ne couche plus avec machine mais avec bidule, je veux qu'on parle de mon site !!! Sans compter mon téléphone qui clignote à chaque message mis en ligne, ce n'est plus un téléphone d'ailleurs, c'est un arbre de noël...
Allez je résiste : non tu as promis aux enfants, pas d'ordi pendant ces vacances, tu tiendras. J'ai négocié les runnings, c'est déjà pas mal non ? Jeudi soir, je découvre ma fille sur scène dansant la techtonique comme une pro, maquillée comme une grande et je me dis que le temps passe un peu trop vite... Vendredi après midi, ils ne sont pas avec moi, il y a boum au club junior sans parler de l'aîné qui essaye de me faire croire qu'il est rentré à minuit alors que ce serait plutôt une heure du mat... La semaine se termine déjà et il faut tout remballer, rattacher tout ce petit monde dans le camion et rentrer à la maison en se promettant une chose : revenir !
Vous le croirez ou pas mais aujourd'hui dans ma boite aux lettres ce matin il y avait 2 courriers : dans le premier le journal du marathon de New York avec la liste de tous les coureurs et dans le deuxième la confirmation de mon inscription aux 100 km de Millau. Je porterai le dossard 41 en cette fin du mois de septembre où je m'élancerai pour une course mythique, pour une distance complètement folle mais tellement mythique elle aussi ! C'est fou quand même que les 2 soient arrivés le même jour. Dans les rues de New York, en novembre dernier, j'ai eu le temps d'y réfléchir : tu m'étonnes presque 4 h à courir, sans musique et avec des gens qui ne parlent pas français pour pouvoir papoter, j'en ai eu du temps... Le fait que je vive aussi bien ce marathon m'a convaincu que j'étais prête à me lancer. J'ai besoin de savoir jusqu'où sont mes limites je crois. Mon rêve c'est un jour courir le marathon des Sables. Je ne peux pas vous dire pourquoi mais je veux y aller. Franchement, quand je vois les conditions de course, je me dis que c'est tout sauf ma place mais je ne sais pas pourquoi il faut que j'y aille un jour. Une connaissance par le biais d'un autre forum (courir le monde pour ne pas le citer) part bientôt pour son 2° ou 3° je ne sais plus et pour nous donner un aperçu de la rigolade il a filmé la préparation de son sac. Pour celles qui ne le sauraient pas j'explique de quoi il en retourne : Les sables, une course de plus de 240 km dans le désert et surtout en autonomie totale... 9 l d'eau sont distribués par jour pour la course, les repas et tout ce qu'on veut bien faire avec l'eau. Autant dire que le jacuzzi du soir est quelque peu compromis ! On campe dans le désert avec une intimité qui n'existe plus. Il faut porter son sac toute la journée, donc en toute logique il faut voyager léger. Imaginez : une fille comme moi qui a besoin d'une salle de bain à elle toute seule parce qu'elle ne supporte même pas de partager son lavabo, qui a un dressing de plus de 15m2, qui frôle les dépassements de bagages à chaque déplacements (ben quoi on ne sait jamais ce qui peut arriver) dans le désert... C'est bien simple, ici personne ne veut y croire... D'ailleurs moi non plus je ne veux pas y croire non plus. Mais c'est peut être ça qui me donne envie d'y aller. Quand j'ai commencé à courir, je n'arrivais pas à croire qu'un jour je pourrais courir un marathon et puis finalement j'y suis arrivée. Alors pourquoi pas vivre 7 jours sans salle de bain ? Je vais devenir la reine de la lingette !!! Bon il faut déjà que j'arrive à courir cette distance et c'est pour ça que je vais à Millau, pour tester ma résistance. Imaginez un peu mes comptes rendus futurs !!! Barbie au bac à sable, Barbie apprend à se laver dans un verre à dent... On va rigoler deux minutes... Je crois que le plus dur aussi cela va être la nourriture : imaginez 7 jours à se nourrir de sachets de nourriture déshydratée ambiance navette spéciale sans tablette de chocolat (pas sur qu'il résiste à la chaleur), même pas les gâteaux de Babou trop lourds !!! Tiens je vous laisse : faut que j'aille peser un sachet de fraises tagada pour voir ce que ça donne... Barbie
On dirait un titre de "Martine" ! vous vous souvenez les supers livres qui nous ont donné envie de faire de la danse, d'avoir un chien, un chat, d'aller à la campagne ramasser des fraises avec Papy... Bon bref tout ça pour dire que ce we je pars à Theix en Bretagne, à côté de Vannes pour ceux qui ne connaitraient pas ! Ils organisent là bas une course féminine baptisée "courir au féminin", autant dire qu'il fallait que j'y sois. Bon évidement j'avais prévu de la gagner mais là c'est un peu compromis. Du coup je vais laisser une chance aux autres, histoire qu'elles connaissent elles aussi la joie du podium. Quoi ? il est tard et je dois être en train de rêver c'est tout. La course est pour la bonne cause (Institut Curie) et comme il n'est vraiment exclu, voir plus que probable que j'aille y trainer mes baskets un jour, autant que le confort soit maximum pour mon arrivée. On va voir comment mes genoux réagissent même si là pour être honnête shootée à un dérivé de morphine je suis bien, mais bien, genre petit nuage rose. Bon il parait que c'est interdit sur les marathons mais qu'est ce qu'on est bien !!! j'en oublierais presque mes jambes de Hulk après transformation (c'est pour Brinouille)... Il parait que les hématomes vont descendre, question de gravité : des bleux baladeurs, on aura vraiment tout vu. Comme en plus j'ai fait un petit passage chez le podologue cet aprés midi pour soigner mes ampoules et faire la révision des 15000 pour mes semelles, j'ai des doigts de pieds rouges... Heureusement que les pompiers ne vont pas me voir dans cet état là ! un arc en ciel à moi toute seule ! Mais quoi de plus normal, j'ai bien été leur rayon de soleil samedi dernier... Allez il faut que j'aille un peu me reposer histoire de réussir à finir la course quand même ! Bonne course et bon entrainement à toutes en tout cas. Barbie
Et voilà nous y sommes : dans quelques jours je vais courir mon premier semi avec objectif... D'habitude je vais courir les semi en vitesse marathon, donc pour dire les choses clairement, je fais un jogging tout en papotant avec les gens que je rencontre. La dernière fois sur les 20 km de Paris cela a même donné une situation rigolote : je tentais de dépasser un mec qui court toutes les grandes classiques en échasses... le genre qui énerve parce qu'il court vite l'animal. Donc alors que je tentais une remontée fulgurante à la sortie d'un tunnel, il perd sa bouteille d'eau. Pendant quelques secondes je me dis : ça y est je le tiens je vais le laisser mourir de soif ! Ben oui quoi il ne peut pas se baisser pour ramasser sa bouteille... Avrès quelques secondes de réflexion (faut dire que le cerveau est plus long à irriguer au bout de 15 km de course) je décide de me la jouer grand seigneur et je lui propose ma bouteille pas encore ouverte je tiens à le préciser même si je tiens également à le préciser j'ai une hygiène bucco dentaire parfaite. Bref je lui tends ma bouteille mais là problème : je ne suis pas assez grande. Du coup un coureur qui passait à proximité, beaucoup plus grand vient à mon secours et passe la bouteille. Et nous voilà partis à papoter tranquillement de son GPS (il m'a fait un cours), du marathon de NY où nous allons tous les 2 un mois après et de notre entraînement pour l'occasion. Là il me dit : j'ai un coach qui me fait un plan, pas le genre rigolo... Là je lui réponds : il ne s'appellerait pas Philippe par hasard ? Ben si il me fait ! Et voilà comment 2 personnes qui ne se connaissaient pas quelques minutes avant se rendent compte qu'elles ont le même bourreau. Du coup pour la photo prise sur la ligne d'arrivée, nous nous sommes bien amusés pour la faire suivre au méchant monsieur... qui s'est empressé de faire le commentaire suivant : "tu es gentille mais si tu pouvais éviter de perturber mes coureurs ce serait sympathique..." Tout cela pour dire que je n'étais pas à fond ! (oui je sais ça fait un peu long pour arriver à cette conclusion). Du coup pour dimanche j'ai un peu peur parce que là je sais qu'il va falloir que je bouge un peu mes fesses, mon kilo qui ne veut pas partir, tout cela sous la pluie il parait !!! J'ai l'impression de ne pas être prête comme si, malgré l'entraînement régulier que je fais, je n'étais pas dedans. Pourtant j'ai Paris dans un peu plus d'un mois. Mais comme pour mon dernier marathon à Las Vegas, je ne sais pas pourquoi je n'y arrive pas. J'ai été trop longtemps déconnectée des courses sérieuses si on peut les appeler comme ça. J'ai bien fait quelques cross mais uniquement dans le but de faire la 4° de l'équipe. Là c'est pour moi toute seule et j'ai peur de mettre poser des objectifs un peu trop ambitieux. Enfin en attendant je me venge sur le chocolat, ce qui n'arrange pas mon kilo en trop ! Enfin rendez vous dimanche soir pour mon compte rendu. Promis je vous dirais tout et je ne mentirai pas sur mon temps réel et promis je ne mettrais pas mon contre performance sur le dos du vent, de la pluie, du baril de pétrole à plus de 100$ ou que sais je encore ? Barbie
Tout d'abord je voudrais commencer ce blog en vous disant merci à toutes et à tous ! Grâce à vous je vois mon projet grandir jour après jour et je dois bien reconnaître que cela me rend heureuse. J'espérais que mon projet trouverait un écho chez les coureuses qu'elles soient occasionnelles ou plus investies et c'est le cas ! Bon il faut bien reconnaître que maintenant je vis course à pied, je mange course à pied, je dors course à pied et j'essaye de courir tout court ! Pas facile d'ailleurs de tout concilier. Aujourd'hui séance de 400 m sur piste. Le bébé est avec Mamy et le grand est avec sa meilleure copine (enfin ça c'est la version officielle !) Je case les 2 moyens à un atelier éducatif dans un musée où je profite des toilettes pour me transformer en super coureuse. Je tourne super vite sur moi-même et zou à moi cuissard, chrono et superbe bandeau polaire (ben quoi c'est pas parce que mes oreilles sont toutes petites qu'elles ne prennent pas froid). Bon là assez dépitée, je constate que j'ai oublié mes chaussettes spéciales course. Bon ben tant pis je vais courir avec mes chaussettes de ville... J'ai une touche d'enfer ! Normalement je ne devrais pas attirer les regards, juste les moqueries. Je pars en petite foulées vers le stade et là on continue : il est fermé pour cause de vacances... Mais j'ai l'habitude et il faut plus que ça pour me décourager. Ni une ni deux j'escalade la barrière ! Quand j'y repense... Jamais dans mes années de pensionnat je n'ai fait le mur. Pas le genre rebelle attitude, plutôt le genre kilt écossais et tresses si vous voyez ce que je veux dire. Et là je me retrouve à rentrer par effraction dans un stade municipal. Mais où la course à pied va-t-elle me mener ??? Quand je me vois en train de courir bien sagement autour de ma piste avec mon chrono, notant mes temps pour être sur de ne pas oublier, faisant bien les 8 tours hen pas 7 alors que je peux bien raconter ce que je veux, personne ne me regarde, je me dis que j'ai bien changé. Il faut que je sois honnête avec vous, il y a des jours où je me demande ce que je fous là, où je me dis que je serais mieux sur mon canapé à regarder la télé pour enfin savoir si Victor va rester avec Nicky ou si Brooke va réussir à ré-épouser Ridge (ok seules les femmes au foyer peuvent comprendre...). Ma seule activité physique consisterai à manger des pim's. Avec moi c'est une vraie activité physique, je décolle le chocolat et la confiture pour ne manger d'abord que la génoise. Ensuite seulement je mange le dessus. Ca n'a pas l'air comme ça mais c'est du boulot !!! Alors qu'est ce qui s'est passé ? Et bien je peux le dire : je suis devenue accro ! Accro à cette sensation de toute puissance qu'on éprouve quand on passe la ligne d'arrivée d'un marathon. Pour dire la vérité, je n'ai pas cette sensation quand je cours un semi ou un 10 km. La première fois que j'ai passé la ligne d'arrivée, j'ai eu l'impression d'être devenue une autre personne, moi la churchill en talons aiguilles était devenue en 4 heures et des brouettes une Marie Josée Perec en baskets roses... Plus rien ne serait comme avant je le savais. Au fur et à mesure des courses en plus, j'ai appris à ne plus refaire les mêmes erreurs, à mieux gérer, mon corps s'est habitué et je n'ai plus autant de courbatures après ou moins longtemps. Je suis tellement fière de mes médailles qui sont accrochées dans mon dressing. Je ne suis pas le moins du monde blasée par ce petit bout de métal. Je me rappelle de New York. La tradition veut que les américains se promènent le lendemain avec leur médaille autour du coup, tradition qui leur vaut d'ailleurs les moqueries des français avant la course. Mais il est amusant de constater que pleins de ceux qui jugeaient cela ridicule reviennent le lundi à l'hôtel la chercher et sont finalement très fiers de parader avec. Evidement moi je n'ai pas attendu, je l'ai tout de suite mise à mon cou. Les gens te félicitent dans la rue, on t'aborde très facilement et alors quand tu es une femme en plus, là ça tient de la star. On a même voulu me faire passer devant tout le monde au musée où j'attendais sagement mon tour pour rentrer !!! Bon faut dire que j'était très classe avec ma veste en velours bleu nuit parfaitement raccord avec le ruban de la médaille, une chemise d'homme blanche, un jean brut droit pas slim (Ken il n'aime pas les slims, bon je soupçonne tous ceux qui ne rentrent pas dans un slim de détester ça mais comme il corrige les bugs du site faut que je sois gentille...) et une petite paire de bottines à talons trop classes... Non mais ce n'est pas parce que je cours le marathon en moins de 4h que je dois être en jogging toute la journée ! Tout cela pour dire que je vais continuer à faire le hamster sur la piste pendant quelques temps encore, tant que mon corps sera d'accord en fait, que je vais continuer à aller retrouver mes copines sur des marathons, des semis, des petites courses histoire de voir du pays et de rencontrer de nouveaux amis accros comme moi au bonheur de passer la ligne quelque soit la distance parcourue.
Bonjour ou Bonsoir à toutes (et à tous, je sais que certains hommes s'égarent sur notre site...) J'ai réalisé la semaine dernière que j'avais le culot d'écrire sur la course à pied mais que je n'avais jamais testé la course nature. Moi la reine du bitume, la déesse du goudron (de toute façon si je ne le dis pas personne ne le dira alors !) je n'avais jamais été traînée sur les petits chemins de campagne autrement que contrainte et forcée pour mon club dans le cadre de cross sur terrain viabilisé. Avrès une semaine assez minable question entraînement (le syndrome prémenstruel je n'ai pas fait qu'écrire dessus j'ai aussi testé ! quelle conscience professionnelle quand même...), je décide d'aller dimanche matin à Serbannes sur les conseils d'un copain de mon club. Me voilà donc dimanche matin en train de prendre mon petit déjeuner avec Ken, juste avant le lever des monstres, tentant de comprendre l'utilisation du GPS, celui de la voiture, pas celui que je porte pendant les courses... Je chope au vol ma bouteille de thé vert, rapport aux anti-oxydants (et que grâce à eux je vais rester éternellement jeune et belle) et je pars vers ce petit village dont j'ignore tout. Avrès une heure de route bercée par les "après 300 m tournez à droite, après 200 m tournez à droite, bon sens je t'avais dit de tourner à droite...", j'arrive à Serbannes. C'est un adorable petit village en haut d'une colline avec au centre une église comme dans les films, le genre de petite église qui te donne irrésistiblement envie de te marier. Suivant les indications des bénévoles je me gare à quelques encablures de la salle polyvalente où je vais aller chercher mon dossard. Ok je ne suis pas encore bien réveillée et après un essai infructueux, je retourne à la voiture récupérer ma licence indispensable pour l'inscription... Je constate en tout cas avec un peu de surprise je dois bien l'avouer que je ne suis pas la seule à sécher "le jour du seigneur" à la télé. Il y a là pas mal de monde qui s'agite dans tous les sens, qui s'échauffe pour montrer leur professionnalisme. Moi ce qui me préoccupe le plus tout de suite maintenant c'est de faire pipi (le thé vert doit être diurétique). Miracle, il y a des toilettes et pas trop la queue en fait. J'ai compris après qu'en fait nous avions annexé les toilettes des garçons mais ceux ci n'ont pas bronché. Sur ce type de course, peu de jouvenceaux, plutôt des hommes murs, mariés pour la plupart qui savent qu'il y a 2 choses à ne pas faire sous peine de passer de vie à trépas : tenter de prendre un morceau de ce délicieux fondant au chocolat dans notre assiette alors qu'il n'est pas dessert et qu'il a préféré prendre un café et s'opposer au passage d'une femme qui a la vessie pleine... Bon allez ce n'est pas tout ça mais je suis venue pour courir. Je rejoins la ligne d'arrivée sans avoir réussi à apercevoir les copains du club qui étaient sensés être là. Je rigole : on arrive à se trouver sur les 20 km de Paris au beau milieu de 20000 coureurs et là au milieu de 350, ils ont disparu... Je tombe par hasard sur une fille qui s'entraîne régulièrement avec moi, enfin pour être exacte devant moi ! Elle me prévient gentiment qu'il faut garder de l'énergie pour la fin parce à la sortie du bois il y a une côte digne du Paris Versailles et de sa côte des Gardes. Me voilà prévenue ! Le coup de pistolet résonne et je n'ai pas le temps de démarrer le chrono, ça m'apprendra à papoter. Evidement la fille de mon club part comme une fusée et je ne vais même pas essayer de la suivre. A peine 200 m après le départ nous commençons les choses sérieuses à savoir la forêt. Pendant 10 km nous allons courir au milieu des sous bois, sur des chemins plus ou moins plats, éviter des racines, tenter d'éviter sans grand succès des flaques de boue mais se rappeler que c'est bon pour la peau et que Peppa cochon aime sauter dans les flaques de boue avec son frère Georges (toutes celles qui ont des enfants en bas âge et le câble comprendront de quoi je parle...). Il faut le reconnaître, le paysage est superbe et comme le soleil est de la partie c'est plutôt agréable. Mes copains me doublent, alors que je les croyais devant. Nous discutons quelques minutes et ils passent la seconde... Pour être honnête avec vous, il n'y a pas qu'eux qui m'ont doublé ce jour là mais comme je suis en plein plan d'entraînement pour Paris et que l'idée de me blesser me terrorise un peu, j'y vais mollo quand même. Je sors enfin des bois et là je constate que Nicole avait raison, il y a bien une côte ! J'adopte donc ma technique préférée, j'ai nommé le regardage de pieds (et d'abord pourquoi il n'y aurait que Ségo qui aurait le droit d'inventer des mots d'abord ?), ce qui veut dire en bon français que je cours en regardant mes pieds et surtout en évitant de regarder le haut de la côte pour que la distance devienne abstraite. Je vous rassure, je regarde quand même où je vais, histoire de ne pas bousculer les autres coureurs ! Je passe enfin la ligne avec il faut bien être honnête le sentiment de ne pas avoir vu passer le temps. Ah en parlant du temps justement, j'ai mis 53'26 pour 10km600, ce qui me classe 182° sur 266 coureurs. Pas de quoi pavoiser me direz vous mais pas non plus de quoi avoir honte ! Comme je n'ai pas de quoi prétendre au podium, je vais me contenter de quelques petites mondanités et je vais tirer ma révérence avec l'envie de revenir l'année prochaine. Il y a pleins de petites courses dans ce genre autour de chez vous, n'hésitez pas ! Elles sont souvent très sympas et sont l'occasion de rencontrer d'autres passionnées de la course à pied. J'aime bien alterner ce type de rencontre avec les grandes messes parisiennes comme le semi de Paris ou les 20 km. Je ne cherche pas à faire la comparaison, ce serait comme comparer un ispahan avec un macaron au caramel au beurre salé de Pierre Hermé, ce n'est pas comparable, c'est complémentaire !!! Bonne semaine à toutes et à tous et bonnes courses surtout. Barbie
En relisant mon blog, je me suis rendue compte que je vous avais laissé sur votre faim. Donc j'en étais à un semi marathon pathétique et une horloge biologique qui se réveille. Paul arrive et nous en profitons pour faire nos « bobos », nous quittons paris pour la province. A moi bassine à confiture, yaourtière et autre machine à pain ! Laissez moi encore 6 mois et je me mets à tricoter avec la laine récoltée sur le dos des moutons de la région. J'abandonne sans vrai regret le jardin des plantes pour découvrir le plaisir de courir dans le petit parc à côté de chez moi. Soyons complètement honnête, Il me faudra plusieurs mois pour reprendre après sa naissance. Un essai plutôt douloureux me rappelle que je n'ai plus 20 ans et que comme le dit si bien le dicton : « 9 mois pour le faire, 9 mois pour le défaire ». Mais mon idée de courir un marathon ne m'a pas quitté. Je reprends donc quand mon corps me le permet par des footings a jeun d'environ 45 min, le matin à l'aube naissante (faut dire que je prends 20 bons kilos à chaque grossesse...). Plus de pompiers en short synthétique trop petit pour eux pour me motiver mais des curistes qui traversent le petit parc où je cours en jogging pour aller se faire papouiller dans l'eau thermale qui jaillit en face de chez nous. Cela me permettra de vivre de grands moments comme celui où un vieux monsieur, abandonné par son épouse partie en cure, m'observe sur son banc le matin. Au bout d'une semaine, il me lâche alors que je passe à sa hauteur : « vous pourriez rajouter 5 min chaque semaine non ? Ce n'est pas comme ça que vous allez progresser. Vous êtes à 9km/h alors qu'on voit bien que vous pourriez sans problème passer à 10 voir 11... ». Depuis une semaine il me chronométrait et avait calculé la distance que je parcourais ! Du coup pendant les 15 jours suivants, il m'a servi de coach improvisé. Enfin ce n'était pas tout ça, je devais commencer à envisager les choses sérieuses. Pas question pour moi d'aller courir le marathon de New York sans savoir si j'étais capable d'aller au bout d'un marathon. Donc j'avais pris la décision de courir celui de la Rochelle avant, décision surtout justifiée par ma jalousie violente à l'égard de tous ces coureurs que je voyais avec leur beau coupe vent offert sur la ligne d'arrivée ! A moi aussi il en fallait un... Que voulez vous ? Ma vie parisienne était loin et les caissières du Champion du coin étaient assez peu sensible à la beauté de mon dernier Prada. J'ai donc commencé à reporter mes « un comme ça j'en ai pas » sur d'autres trucs (et puis mon dressing de 17m2 est plein alors...). Je me plonge dans la lecture des revues spécialisées remplies d'articles tous plus vendeurs les uns que les autres : « comment courir un marathon en moins de 3h ? », « préparez vous en 2 mois pour votre marathon », encore mieux que la presse féminine et ses « perdez 4kg par semaine avec notre régime chocolat - tarte au citron ». Ok là je commence un peu à paniquer : je découvre ces fameux plans d'entraînements avec pleins de chiffres, de pourcentages. Mais moi j'ai fait un bac B bon sens ! Je ne comprends pas, jamais on ne m'avait dit qu'il fallait faire 2 ans de classe prépa scientifique pour pouvoir courir un marathon. Je comprends aussi pourquoi il y a si peu de femmes sur les courses (ça c'est pour notre autre débat) : elles ont toutes fait un bac A1 ou A2 !!! ( bon je rigole vous l'aurez compris, c'est du second degré, je préfère préciser avant que l'on me jette des cailloux pour cette réflexion que seuls celles qui ont grandi avec Candy Neige André, la pleurniche, Goldorack et autres copains du mercredi). Plus sérieusement je comprends surtout que ce n'est pas avec mes petits footings que je vais y arriver. Je décide donc de m'inscrire dans un club d'athlétisme. Ils m'ont prise pour une gentille folle quand je suis arrivée avec mon gentil sourire et mon désir de courir un marathon au bout de 2 mois. La phrase fétiche du groupe est devenue : « on peut y aller, Barbie est arrivée !!! ». J'ai passé ces 2 mois à tenter de suivre des mobylettes blanches, à finir bonne dernière mais je n'ai pas lâché. J'ai couru les 20 km de Paris pour me mettre en jambe et j'ai découvert que oui l'entraînement sérieux ça payait ! Et puis novembre est arrivé, et j'ai couru mon premier marathon. Je vous laisse lire mon compte-rendu. En tout cas ce mois de novembre 2006, je ne suis pas prête de l'oublier, je suis devenue marathonienne et j'ai aimé ça. Cette année j'ai prévu 5 marathons : Paris, Mont Saint Michel, Mont Blanc, Médoc et Nice Cannes. Et surtout en septembre mon premier 100 km. Cela va m'en faire des trucs à vous raconter ! Barbie
Bonsoir à tous Ca y est c'est officiel : courir au féminin est né !!! C'est fou de voir enfin son projet naitre après plusieurs jours plutot intenses... Disons que j'ai les yeux qui brulent... En tout cas merci à toutes et à tous pour votre soutien. J'espère que vous trouverez ce que vous voulez sur ce site, que vous allez vous l'approprier pour qu'il devienne votre site. Je vais continuer à le faire vivre, de l'etoffer pour que vous puissiez trouver votre bonheur, vous donner envie de commencer ou de continuer à courir... Bon pour être honnête j'espère que vous serez un peu plus courageuses ou courageux que moi parce que ce soir pour être honnête, j'ai un peu sêché la séance prévue : après un footing relativement soutenu, il s'est mis à pleuvoir mais pleuvoir !!! avec du vent en plus, bien froid... Le courage m'a manqué et je suis rentrée dans ma petite voiture, chauffage à fond. Mais promis demain je me rattrape ! A bientôt Barbie
C'est fou, les grands esprits se rencontrent !!! Alors que Pconvert (cherchez Superwoman à moustache sur la video du Médoc qui est sur le forum ...) soulève le problème de la faible participation des femmes aux marathons français, je vais rajouter ma petite pierre à l'édifice... Pourquoi je préfère courir avec des femmes ??? Parce que j'en ai marre des hommes lamas !!! Mais c'est quoi cet animal là vous demandez vous sûrement ? Et bien c'est comme ça que j'ai baptisé ces hommes qui prennent un malin plaisir à nous cracher sur les mollets voir à se moucher sur nous... Bon je sais, je suis coureuse et moi aussi j'ai constaté que mes secrétions pouvaient être gênantes pour ma respiration et donc pour ma performance mais figurez-vous que j'ai trouvé un truc pour y remédier, un truc fou, un truc révolutionnaire, allez je vous le livre : je prends un mouchoir en papier sur moi. Oui je sais, ce que je vous dis là peu paraître assez dingue, mais je vous jure, ça marche ! Je glisse mon mouchoir en papier dans mon gps et je m'en sers quand le besoin s'en fait sentir. J'ai tenté de peser sur ma balance de cuisine le dit mouchoir parce que je m'en doute, je vais avoir le droit à des arguments genre : « ça va m'alourdir », « je vais perdre 2 secondes et demi à cause du poids ». Bon je ne peux pas vous répondre parce que ma balance n'est pas assez précise, elle sert pour la farine d'habitude et faut reconnaître que je ne suis pas non plus au gramme prêt quand je fais une pâte à tarte... Il faut reconnaître aussi que cela peut aussi avoir un avantage. Comme souvent le fait de nous avoir craché dessus ne les gênent absolument pas pour venir nous aborder après ( genre comme me l'a si gentiment dit un homme de mon groupe de coureurs français à New York qui me doublait et que je saluais : « ben qu'est ce que tu fais là ? » ahuri sans doute que je sois encore en train de courir au bout de 3h), cette vilaine habitude a aussi un avantage non négligeable. Si jamais nous envisagions d'aller plus loin, de nous marier, de fonder une famille, nous avons sur notre mollet l'adn du dit candidat, et donc la possibilité d'éviter des grosses bêtises génétiques... Bon autre argument un peu plus sérieux : des toilettes !!! Il nous faut des toilettes !!! J'en ai marre de ces courses où je ne peux pas faire pipi avant de partir sans dévoiler mon anatomie à tout un troupeau de coureurs. Certes j'ai été élevée chez les sœurs, les jésuites et un petit séjour chez les charismatiques et cela peut sûrement expliqué ma pudeur sans doute excessive mais quand même je ne dois pas être la seule non ??? Je me souviens du Médoc où j'ai du attendre prêt de 10 km avant de finir par trouver une machine agricole suffisamment large pour me cacher du regard des coureurs. Pas une toilette accessible dans les châteaux traversés et aux ravitaillements... Alors voilà ; changeons déjà ces 2 points et vous verrez, il y aura pleins de femmes dans les courses françaises... Barbie Ps : Ken, bien sur ce titre ne veut pas dire que je te quitte pour Skipper !
Bonsoir à toutes et à tous (on ne sait jamais, un homme qui s'égare...) Je comptais terminer mon histoire sur mon aventure marathonienne et puis finalement changement de programme : je vais vous raconter ma journée ! Elle avait pourtant commencé parce qu'au réveil les jambes étaient lourdes de ma semaine d'entraînement et l'idée d'aller m'aligner au départ d'un cross régional de 6km m'emballait moyen, moyen... Mais bon mon club avait besoin d'une 4° pour faire une équipe et mon niveau lamentable, il faut bien le reconnaître n'avait pas l'air de décourager mon entraîneur. Bref me voilà arrivée au plan d'eau qui servira de paysage de fond à mes exploits. Mon fils aîné court le premier, un peu plus décidé que d'habitude à avancer et après 1h30 d'attente c'est à moi ! Je rigole quand je me rends sur la ligne de départ : là c'est clair vu le niveau des filles qui sautillent dans tous les sens je vise la dernière place. Vous me direz : pourquoi s'entêter à me ridiculiser comme ça ? En fait c'est vraiment pour mes enfants que je le fais, pour leur montrer l'exemple. Je veux qu'ils voient que la persévérance est une bonne chose. Je dois reconnaître que je n'aime pas l'attitude de quelques coureurs qui, lorsqu'ils ont compris qu'ils ne feront pas leur temps, abandonnent la course plutôt que de finir quelque soit leur résultat. Je vous imagine là derrière l'écran en train de vous dire : « ouah quelle mère exemplaire ! En plus d'être une épouse parfaite, une coureuse de marathon émérite, une cuisinière hors pair, c'est une mère accomplie !!! ». Alors là je vous arrête tout de suite et pour rassurer tout le monde j'ai un truc à vous raconter : quand je veux avoir la paix j'installe le petit dernier devant un DVD de Dora avec un petit pot rempli de curly... Bon revenons en à notre cross. Comme d'habitude je suis la seule à mettre mon lecteur MP3 sur les oreilles et je m'élance dans la boue, le sable, les cailloux me demandant quand même bien ce que je fais encore là, moi qui implorais à genoux mon père médecin de me faire un certif de complaisance pour ne pas faire le cross du collège (il ne me l'a jamais fait je tiens à le préciser !). Je me demande aussi ce que je vais bien pouvoir raconter sur mon blog parce que franchement il n'y a rien à raconter, peut être juste le fait que pour une fois je ne suis pas dernière mais avant dernière !!! La fin approche et je passe la ligne d'arrivée sous les acclamations de mon fils ainé : « vas-y Maman, pour une fois t'es pas dernière... ». Et là le miracle que je n'attendais pas arriva sous les traits d'une charmante bénévole : « contrôle anti-dopage, tu peux me suivre ». Mon fils, qui déjà s'étouffait de rire de mon résultat manque de s'étrangler : « alors là vous pouvez y aller, vu son résultat elle n'est pas dopée ou alors faut qu'elle change de produits ! ». Mais bon, pas le choix, quand faut y aller, faut y aller. Et puis je me dis tout de suite que je vais avoir un truc à raconter ce soir. J'enlève mes pointes (pas de danseuse, de coureuse, je suis blonde mais quand même), je me couvre et hop je trottine comme je peux derrière la jeune femme qui ne va pas me quitter pendant le temps du contrôle. Pas question en effet que j'avale quelque chose en cachette, que je camouffle quelque chose qui pourrait fausser le résultat. J'arrive sur le lieu du prélèvement où je rencontre les 2 responsables du contrôle. Je dois bien avouer que je suis au bord du fou rire en permanence mais bon je n'ai pas le choix, je dois jouer le jeu. J'appelle Ken pour lui expliquer la situation et il raccroche en me disant spirituellement : « bon ben je te laisse faire pipi alors ! ». On m'explique ce qui va se passer et là je rigole beaucoup moins : va falloir remplir un joli gobelet de 75 ml de pipi. Je vous laisse prendre votre verre mesureur, celui qui vous sert à mesurer le lait pour la pâte à crêpes et vous vous rendrez compte de mon malheur. Pour rentrer dans les détails, je vous rappelle que je viens de courir et que généralement on se lance la vessie vide. D'ailleurs histoire de me rassurer, on me précise tout de suite que chez certaines femmes cela peut prendre 2 heures !!! Bon c'est bien gentil tout ça mais moi je dois rentrer. Alors j'attrape ma petite bouteille donnée à l'arrivée et je l'avale. J'attends 10 min et zou j'informe la petite troupe : je suis prête à faire pipi. Là on m'informe d'un élément que je n'avais pris en considération : certes il va me falloir remplir le petit gobelet en plastique mais je vais devoir le faire devant témoin histoire de contrôler que je ne jette pas un produit qui dissiperait les produits dopants. Je comprends mieux pourquoi on m'a raconté que cela pouvait durer 2 h. Je dois bien avouer que la jeune femme présente est autant gênée que moi. Bon moi ma pudeur elle a en déjà pris un coup, j'ai quand même accouché 4 fois devant des illustres inconnues alors faire pipi... Mais bon je stresse quand même un peu : vais-je y arriver ? Réussirais-je à le remplir ? Quelques secondes d'attente et là bonheur total : j'ai réussi !!! 75 ml juste pile poil... Mais ce n'est pas fini la rigolade. On retourne dans le bureau et après avoir rempli quelques cases sur le papier officiel, ça continue de plus belle. Il faut que je choisisse un autre sachet dans lequel il y a 2 petits conteneurs, un jaune et un vert avec un flacon en verre dedans. Puis il faut rouvrir le premier gobelet et verser dans chaque petit pot une quantité précise pour les 2 tests, l'officiel et l'autre pour en cas de positif pour la contre-expertise. Avrès on remet les flacons en verre dans les petits conteneurs et on saute à pieds joints dessus pour les sceller. Non, non ce n'est pas une image, on saute vraiment dessus tellement ils sont durs pour les fermer. Et voilà je signe et zou j'ai fait mon premier contrôle anti-dopage ! Je suis vraiment une grande maintenant...
Je sais que je vous ai laissé sur votre faim hier, il me faut donc satisfaire au plus vite votre curiosité. Comment passe-t-on de « j'agonise en courant 500m » à « j'enfile les marathons comme des nouilles sur un collier de la fête des mères »...
Tout est parti de ma participation au Raid Vittel. Pourtant ce n'était pas gagné ! D'abord j'ai découvert ce que je subodorais depuis pas mal d'années : je ne suis pas faite pour le camping... Le côté tente igloo, douches collectives ambiance armée américaine pendant l'opération « tempête du désert », même à l'Ile Maurice, cela ne passe pas vraiment (ah oui j'avais oublié ce détail, c'était à l'Ile Maurice...).
Première épreuve : une petite course genre 6km dans la montagne à grimper et surtout à descendre tout ça dans une nature plutôt hostile. Je supplie le photographe de ne pas mettre en ligne sur le site la photo de mes jambes sanguinolentes pour éviter que Ken n'envoie un avion de rapatriement sanitaire dans la minute. Mais bon je suis toujours là et nous n'avons pas à rougir de notre classement non plus. Ah oui j'avais aussi oublié de vous dire que nous étions en équipe de 3 et c'est le temps de la dernière qui est comptabilisé, donc pas la peine de se la jouer perso. Les épreuves vont s'enchaîner tous les jours alternant kayak (un cauchemar intégral...), VTT (grosse rigolade : je suis tombée au bout de 300m, moi le vélo c'est à l'Ile de Ré et dans le genre escarpé on fait mieux) et course à pied. Tous les matins je me lève avec cette pensée : « je vais mourir !!! » et tous les soirs je me couche en me disant « pas possible tu es toujours là »... Je compte mes os, je vérifie que mes pieds sont toujours là beaucoup moins abîmés que je n'aurais pu l'imaginer. Chaque jour qui passe me donne l'impression de devenir « super Barbie » avec la cape et tout et tout. Nous finirons 42° sur 70 équipes avec le sentiment toutes les 3 d'avoir fait quelque chose d'exceptionnel. Dans l'avion du retour, il faut bien avouer que la fatigue se mélange à l'euphorie. Nous fêtons ça dignement au champagne gentiment offert par Air Mauritius et là je dis à ma voisine sous l'effet des bulles : « maintenant je vais courir le marathon de New York ! ». Et je m'endors... Je ne tiens pas l'alcool, que voulez vous...
Mais même à mon réveil, cette promesse faite à moi-même reste là ancrée dans un petit coin de mon cerveau. Je reprends la course courant dans le jardin des plantes après mon rêve. Bon là Ken vous dira que je courais surtout après les pompiers de Paris qui s'entraînaient, ce n'est quand même pas de ma faute, aux mêmes horaires que moi. Je décide pour me rendre compte de mon niveau de m'inscrire à un semi dans la région où je passe mes we, c'est-à-dire l'Allier. Je me disais que je serais plus tranquille et que ce serait plus discret que dans les grandes courses parisiennes... Quelle erreur !!! Je tombe sur un semi certes très sympathique, avec des bénévoles comme on n'en voit que sur ce genre de petites courses mais les participants sont presque tous des membres des clubs d'athlé locaux. Autant dire que le niveau est sacrément relevé. C'est bien simple, dès le départ ils me laissent littéralement sur place. Comme le parcours est constitué de 4 boucles, je me fais doubler en plus, histoire de bien me remonter le moral. Mais bon je suis là pour le finir alors je trottine tranquille avec mon lecteur MP3 sur les oreilles. Cela va devenir vraiment comique quand j'attaque le 4° tour : ils ont tous fini !!! Je suis gênée et dis à l'organisation au dernier ravitaillement : « ne vous inquiétez pas vous pouvez plier les gaules, je finis tranquille ». Mais pour des questions d'assurances ils doivent m'attendre pour déclarer la course officiellement finie. Du coup je repars après avoir presque hésité à m'arrêter complètement. Mais bon je suis venue là pour finir alors je finis. Comme les bénévoles présents sur le parcours sont souvent eux aussi des coureurs, je commence le ramassage scolaire et je finirais mon semi au milieu d'un vrai vol de canard, au moins 8 coureurs en V autour de moi et avec pas mal de coureurs qui m'attendaient pour m'encourager. 2h20 ! Pas terrible, pour ne pas dire carrément nul mais j'ai fini ! Et vous savez le plus drôle : comme ils avaient prévu un prix pour les 4 premières féminines et que nous étions seulement 4 femmes, eh bien je suis rentrée chez moi avec une coupe qui trône toujours fièrement dans mon salon. Vous auriez vu la tête des enfants quand je suis rentrée avec ça...
Leçon de cette course mémorable : cela ne s'improvise pas ! Il va falloir bosser pour y arriver et pas se contenter de suivre les pompiers... Mais là mon horloge biologique se remet en route et me rappelle que je m'étais fait une autre promesse : pas de bébé après 35 ans. Alors du coup, je décide de faire un petit dernier pour la route, marquant un arrêt de quelques mois dans mon début de carrière de marathonienne enragée. Avrès tout le marathon de New York existerait encore dans 2 ans, mes ovaires pas sur... Mais je l'aurai un jour, je l'aurai...
C'est à moi que revient l'honneur d'inaugurer le premier blog du site.
Tu me diras c'est un peu normal, c'est moi qui l'ai créé... Pour commencer, parce qu'il faut bien commencer quelque part, je vais répondre à une question fondamentale qui agite le monde presque autant que le scénario du prochain Spielberg ( Pour être honnête, la seule chose qui nous intéresse c'est de savoir si le lifting d'Harrison va se voir à l'écran ou non...) : pourquoi ai-je commencé à courir ? En fait la réponse est dans un autre film et tout ça c'est la faute de Mel Gibson... Là je sens que vous vous dites : euh dans Braveheart c'est après Sophie Marceau qu'il court c'est ça ? Mais non ! Tout a démarré par le film oh combien indispensable à voir pour tout homme qui se respecte et qui veut comprendre un petit peu la femme qui partage sans vie sans s'abonner à Cosmo, je veux parler bien sur de « ce que veulent les femmes ». Bon je vous passe l'histoire mais il y a une scène où il présente un projet de spot à la filiale femmes de Nike. On voit juste une jeune femme qui court sur une route, une jeune femme lambda ni trop belle, ni trop parfaite et il dit ceci :
Vous ne vous regardez pas dans la glace avant d'aller courir
Vous ne vous demandez pas ce que la route va penser de votre tenue
Vous ne faites pas semblant d'écouter ses blagues et d'en rire pour aller courir sur elle
Votre course ne serait pas facilitée si vous portiez une tenue plus sexy
La route ne remarque pas si vous avez du rouge à lèvre
Elle se fiche pas mal de votre âge
Vous en vous sentez pas mal à l'aise avec elle parce que vous gagnez plus d'argent qu'elle
Et vous pouvez aller voir la route quand vous le voulez
Même s'il s'est passé une journée ou seulement quelques heures depuis votre dernier rendez-vous
La seule chose qui compte pour la route c'est que vous passiez la voir de temps en temps
Pas de petits jeux, que du sport...
Quelle tirade ! Ce qui est marrant, c'est qu'au moment où j'ai vu le film pour la première fois, cette séquence m'a parlé. Pourquoi ? Je ne sais toujours pas mais la militante anti-sport que j'étais a tendu l'oreille. A l'époque je regardais perplexe les gens qui courraient dans les jardins parisiens, ceux encore plus fous qui courraient la nuit sous la pluie en me disant qu'il fallait vraiment être complètement cinglé pour se faire du mal comme ça alors que quelques années plus tard je serais moi aussi sous la pluie...
L'histoire a commencé quand j'ai parlé à mon amie Chloé du projet que j'avais de monter une équipe pour aller faire le raid Vittel Amazones. Tout de suite elle a adhéré et m'a proposé que nous montions une équipe d'anciennes jeunes adultes en rémission de leur cancer, histoire de montrer que l'on est encore capable de beaucoup de choses même après une maladie souvent difficile physiquement. J'ai eu la confirmation fin Juillet que nous avions le financement et nous partions mi-octobre. Voilà j'étais au pied du mur... Il fallait que je me mette au sport. Je ne peux pas expliquer pourquoi ce type de raid m'attirait mais cela faisait parti des trucs du style : « si je gagne au loto, je fais le Paris Dakar ! ». Quand je me suis plongée dans le programme des réjouissances, j'ai compris mon malheur : il y avait 2 épreuves de course à pied dont une de plus de 16km en course d'orientation ! Moi qui n'avais jamais réussi à faire plus que le tour du stade !!! J'ai commencé à aller m'acheter des chaussures pour courir, mes converses apparemment n'étant tout à fait adéquate à la pratique de ce sport... La tête du vendeur quand il a vu une blonde débarquée dans son magasin, complètement perdue et surtout totalement ahurie devant les prix des pompes ! Non mais ils sont malades ou quoi ??? Je peux me payer une paire de Dior en solde pour ce prix là... Avrès quelques minutes d'hésitation je me décide à sacrifier mon budget fringues du mois et me voilà avec une nouvelle paire de chaussures, prête à faire fondre l'asphalte. Oh ça ne va pas durer longtemps... Au bout de, allez soyons indulgente avec soi même, 150m je me retrouve paralysée par un point de côté. Eh ben les 16 km c'est pas gagné moi je vous le dis... mes enfants, en tout cas ont bien rigolé quand ils m'ont vu rentrée au bout de quelques minutes. Mais comme je suis têtue, j'ai persévéré. Tous les jours, je gagnais quelques centaines de mètres et mes cuisses perdaient quelques centimètres... Je m'étais inscrite à la Parisienne pour me donner un objectif et quand j'ai passé en septembre la ligne d'arrivée après 6km de course, j'étais fière de moi comme vous ne pouvez même pas imaginer. Avrès un pari à la machine à café, je me suis retrouvée sur le Paris Versailles où là les choses devenaient sérieuses puisque la distance s'allongeait sérieusement : 16km et des brouettes... C'est là aussi que j'ai découvert pour la première fois la solidarité sur une course. Quand je suis arrivée à Versailles, la grande avenue avec le Château au fond donne le vertige... J'ai bien compris que ce n'était pas encore fini alors que vraiment je n'en pouvais plus. J'ai du marquer un arrêt parce qu'un monsieur relativement âgé dirons nous s'est arrêté à mon côté et m'a dit : « allez je vous emmène ». Du coup je suis repartie à ses côtés et j'ai fini ma course. Moi celle qui était dispensé de sport au lycée je venais de finir une des courses mythiques d'Ile de France !
Le ver était dans le fruit et je ne le savais pas encore...
Demain je vous raconterai le Raid Vittel ou comment la vie de Barbie fut bouleversée à jamais parce qu'elle ne tenait pas l'alcool...
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