Derniers compte-rendus

Marathon du Mont Blanc 2008 - Barbie

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Écrit par admin   

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Alors voilà il faut bien que je me décide à l'écrire ce compte rendu... Depuis dimanche soir et même pendant la course pour être franche, je pensais à ce que je pourrai vous raconter, comment vous parler de ce que j'ai vécu ce jour là sans vous affoler, sans passer pour une cinglée d'être aller vivre ça et d'avoir payer en plus !

Tout avait pourtant bien commencé : arrivée samedi à Chamonix, Cunégonde la GPS avait pour une fois été sympa avec moi et m'avait emmené directement à mon hôtel. Déjeuner avec Basilio (l'homme à qui je dois mon arrivée triomphale au Mont Saint Michel) et son ami Peter qui vient de finir le 10 km. Nous filons pour encourager la fille de Catson, membre de courir le monde, venu en famille de Majorque pour l'occasion. La petite est prometteuse et finit 4° féminine. Nous immortalisons ce moment avec une photo où rayonnante elle porte sa médaille et mon diadème prêtée pour l'occasion.

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Je vais retirer mon dossard et je retrouve une partie de la fine équipe qui va courir avec moi le lendemain. Tout le monde est « chaud bouillant » prêt à en découdre même si certains jouent au concours du plus blessé... On dirait des garçons dans une cour d'école : « eh regarde mon bandage il est plus grand que le tien », « non c'est pas vrai c'est moi qui ai le plus grand »...

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Avec la Tortue

Je m'éclipse discrètement sous le prétexte de retourner à mon hôtel alors qu'en fait j'ai repéré un glacier et c'est avec une triple que je pars le cœur léger (parfum Mont blanc à savoir meringue crème de marron, café et ananas pour éliminer les graisses).

Le soir la pasta party va être un grand moment : l'équipe a décidé de commencer à fêter mon anniversaire et c'est couverte de cadeaux que je repartirai dormir. Entre le paréo rose brodé de tortues, la grenouille magique que si tu l'embrasses un prince charmant apparaît, les calissons (que je suis en train de manger d'ailleurs) de la Tortue (et j'en oublie), les gâteaux alsaciens, le livre dédicacé par toute l'équipe, j'ai le droit à un cadeau très spécial de Basilio. Ayant appris que j'avais perdu ma médaille du marathon de Paris, il en a récupéré une par je ne sais quel miracle et c'est dans une jolie boite rouge comme un bijou que je la reçois. J'ai même eu le droit à un dossard brodé exceptionnellement pour l'évènement dont vous aurez la photo bien sur.

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Bref que du bonheur... J'aurais du me douter que cela n'allait pas durer...

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Trail de la Faience par Nenni (2008)

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Trail de la Faïence, Desvres (62), 48 kms

15 juin 2008

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Drôle d'état d'esprit pour participer à cette première et comme on le dit chez nous, plus envie d'aller me pendre que de courir...

La visite auprès de nos amis vetiéglisois me réconforte tout de même.

Après un samedi récréatif dans le Pas de Calais, je termine ma journée en achevant de préparer mes effets pour le lendemain. La nuit ne sera pas reposante.

Levé à 6 heures, douche rapide et départ pour Desvres, distant d'une quarantaine de kms.

Je prend mon dossard, je vais déjeuner (deux croissants, un pain choco, deux cafés et un jus d'orange, rien que du diététique) et me rendors dans la voiture. Il est 8h15 lorsque je me réveille. Il fait gris, la pluie menace.

Je retrouve, près de l'arche de départ, Doudou, autre Céleste qui a fait le déplacement.

8h50, la drache ! Tout le monde s'abrite et prie, les yeux non pas vers La Mecque, mais vers le ciel.

9h05, je m'éclate ou je m'éclate !?! Départ. Les +/- 300 participants aux deux épreuves s'élancent. Je suis très vite dans le peloton de queue, mais je m'en fous, j'ai la tête ailleurs, et je me demande même si j'ai ma tête.

Je fais les premiers kms avec doudou, mais rapidement, au gré de mes photos et de mes fréquents arrêts, il me distance. Je vais vagabonder de côtes en côtes, seul, ou avec de temps en temps une rencontre, mais brève. Le paysage est beau, les sentiers sont super glissants, et la météo nous épargne. Je tourne en 1h10 aux 10 premiers kms. Je parviens de temps en temps à me distraire, mais j'ai l'oeil sur ma montre et je me prend souvent le pouls. Je viens de monter à 170 puls au sommet d'une côte. Je suis partagé entre crainte et j'en-foutisme ; je végète. Le premier ravitaillement est au km 19, et j'y suis en 2h25. Je suis lent et régulier, je n'ai mal nul part, je n'ai toujours pas ma tête. Je rencontre Georges, qui en est à son premier long trail (il n'a pas encore fait plus de 30 kms en course). Nous papotons un peu, mais je n'ai pas envie, et pourtant, grâce à lui, mon moral va tout doucement revenir. Ce ne sera jamais la grande forme, mais le sourire me revient.

La sortie de la vallée où était niché le ravitaillement est raide, sur plus ou moins 300 mètres d'un chemin de moutons, le long d'une clôture, et à plusieurs reprises, je manque de m'embrocher dans les fils barbelés, je n'ai plus la vue claire. Une descente en pente douce me permet de reprendre mes esprits. Il est presque midi. Le ciel se couvre de gros nuages gris, et il commence à tomber de la grêle. Des arbres nous protègent des grelons et amortissent les chocs.

Le deuxième ravitaillement, au 28ème km, est atteint en 3h30. Je suis toujours avec Georges. L'averse n'a pas duré, mais a été suffisante pour rendre extrêmement gras les chemins. Le mélange de terre et de craie est un cocktail détonnant en matière de glisse, et il nous faut tout notre instinct de survie pour ne pas être par terre à chaque pas.

Le soleil va vite revenir, et réchauffer l'atmosphère, à défaut de sécher les sentiers.

J'ai arrêté de prendre mon pouls, la sensation d'engourdissement de mâchoire est suffisante pour savoir que je suis dans le rouge, et pourtant, au niveau muscles, je ne suis nulle part. Je relance en côte, sur plat, partout, sans difficultés. Georges, lui, commence des crampes... les kms lui pèsent.

32ème km : bifurcation. Ceux qui veulent arrêter, peuvent retourner directement au point de départ, les autres repartent pour un boucle de 16 kms... Georges hésite, me regarde et me suis. Les chemins deviennent durs, le soleil tape de plus en plus fort. Le Pas de Calais n'est pas haut, mais n'est pas plat !

Je viens de me rendre compte, après 35 kms, que je n'ai rien mangé (une barre de grains de sésame, deux morceaux de pommes) ni rien bu (un litre d'eau et deux cocas), depuis le départ à 9 heures. Je n'en ressens pas les effets. Ce seront mes gamins, qui adorent les crasses que je mange en course, qui seront contents de ce que je vais leur ramener. Nous ne savons pas trop ou nous en sommes question classement, mais sommes largement dans les temps de la barrière horaire.

Perdus au beau milieu de la campagne, nous retrouvons les ravitailleurs du troisième poste. Il nous reste 5 ou 6 kms. Notre temps de passage au marathon est de 5h30. Les crampes de George le paralyse et il doit s'arrêter fréquemment pour s'étirer. Pour une fois que je n'ai pas mon arnica et mon cuprum, ils auraient bien servi.

Sans être la grande joie, j'ai retrouvé du plaisir sur cette fin de course, avec le luxe d'une côte entière à 165 puls minutes. De toutes manières, j'arrive au bout de ce trail, et le reste n'importe peu.

C'est en compagnie de la femme et des enfants de mon compagnon de route que nous faisons les derniers mètres. 6h22 pour boucler ces 48 kms. J'aurais pu aller plus vite, je n'ai pas pu, pas su.

Je ne me suis pas éclaté, ni éclaté.

Je tourne en rond, je rame.

Maintenant, il va falloir que je relativise...

Deux mois sans course, officielle, juste l'entraînement, vitesse et marche, du moins au programme, le reste...

Beau trail tout de même, et pour une première, une réussite. Une épreuve à mettre, pour l'année prochaine, à son agenda !

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Le marathon des Isles 2008

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