Les blessures classiques de la coureuse Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par admin   

Afin de coller à l'actualité du site, voici un article qui vous permettra d'y voir un peu plus clair dans les blessures mais il ne vous dispensera pas d'une visite chez le médecin et ne doit pas aboutir à une auto médication !!!

 

L’entorse

A l’occasion d’une chute ou d’un mouvement de torsion exagéré, les ligaments stabilisateurs de l’articulation s’étirent (entorse bénigne) ou se déchirent (entorse grave). L’entorse peut toucher toutes les articulations, et nécessite d’être soignée pour éviter les récidives. Il est impératif d’arrêter immédiatement la pratique de votre sport préféré même si la douleur s’atténue. Cela ne pourra qu’aboutir à une aggravation de l’entorse.

Comment la reconnaître ? Une douleur vive, assortie parfois d’un léger craquement qui est généralement le signe de la déchirure du ligament. Elle s’accompagne d’un gonflement rapide et d’une coloration bleue violacée de la zone, signe extérieur de l’hématome.

Comment la traiter ? L’urgence est d’appliquer du froid. Il faut vérifier qu’il n’y a pas de fracture en consultant votre médecin traitant Si l’entorse est bénigne, une simple immobilisation à l’aide d’une contention souple ou plus rigide comme une attelle pendant 15 jours environ. Pour les entorses plus sévères, il faut prévoir une immobilisation plus longue (environ 3 semaines). Dans les 2 cas il faut prévoir 4 à 6 semaines de rééducation pour récupérer force musculaire et amplitude des mouvements. Cela permettra également de limiter les risques de récidive.

Quelle prévention ? Il ne faut pas se passer de l’échauffement et un bon renforcement musculaire permet de tonifier les muscles stabilisateurs qui entourent les articulations.

 

 

La luxation

Les deux extrémités osseuses de l’articulation se déboîtent à la suite d’un faux mouvement, d’un choc ou encore lorsque les ligaments stabilisateurs sont trop souples (hyperlaxité classique chez les femmes).

Comment la reconnaître ? Une déformation importante et visible de l’articulation, associée à une douleur sévère rendant impossible tout mouvement de la zone concernée.

Comment la traiter ? Il faut consulter de toute urgence et vérifier qu’il n’y a pas de fracture. S’il n’y a pas de fracture, le médecin pourra replacer l’articulation. Dans les cas les plus graves ou en cas de récidives (plus de 3 fois par an), l’intervention chirurgicale peut être envisagée.

Quelle prévention ? Comme pour l’entorse, l’échauffement et le renforcement musculaire sont incontournables.

 

 

La bursite

Les articulations sont protégées par une poche remplie de liquide synovial destinée à garantir le glissement et l’amortissement. En cas de frictions et de chocs répétés, cette poche peut gonfler : on parle alors de bursite. Elle peut concerner toutes les articulations.

Comment la reconnaître ? Une boule située au niveau de l’articulation. Le problème est qu’elle est généralement indolore sauf en cas d’infection.

Comment la traiter ? Généralement les anti-inflammatoires sont utilisés pour limiter la sécrétion de synovie et suffisent pour faire disparaître la poche. Parfois, dans les cas les plus graves ou de récidives, il faut envisager une ponction pratiquée sous anesthésie générale.

Quelle prévention ? Il faut se protéger les articulations avec des genouillères par exemple.

 

 

La tendinite

Un grand classique chez la coureuse, nous allons donc nous y arrêter plus longuement.

Le tendon est une structure anatomique qui relie un muscle à l’os. Chaque muscle a un ou des tendons à chaque extrémité. Il est formé de fibres solides, un peu comme une corde, qui sont parfois le siège d’une inflammation, c’est la tendinite. Elle est due à un mouvement répétitif, parfois dans une mauvaise position, ou un effort soutenu, ou encore des vibrations mécaniques. Certains tendons sont entourés d’une gaine synoviale (la gaine synoviale permet d’éviter le frottement du tendon sur un os par exemple) : on parlera alors de teno-synovite.

L’inflammation chronique entraîne l’apparition d’une fibrose qui est un moyen de cicatrisation. La fibrose entraînera un épaississement du tendon, l’empêchera d’être totalement fonctionnel, les douleurs deviendront chroniques, le mouvement ne sera plus optimal, la guérison risquera d’être longue

Une tendinite apparaît la plupart du temps en situation de sous hydratation pendant ou en dehors des activités sportives et se manifeste donc souvent pendant l’effort, quand les muscles sont chauds. Une fois installée, celle ci se rappelle constamment à votre bon souvenir dans les moindres faits et gestes du quotidien. S’il est facile de contracter une tendinite il est beaucoup long de s’en débarrasser.

Règle numéro : boire pour " huiler " les articulations et nettoyer les tendons de ses mauvais cristaux formés par l’acide urique.

Les taux d’acide urique et l’urée déterminent le niveau d’élimination des déchets issus de la dégradation alimentaire, et notamment des protéines. Un taux sanguin et urinaire élevé (hyperucémie), constitue une des preuves flagrante d’une mauvaise hydratation, qui engendre une fatigue musculaire et un risque tendineux élevé.

Quelques conseils :

- Dès les premiers signes de pincements, il est primordial de mettre la zone concernée en repos, même bref.

- Buvez de l’eau diurétique (eau de source ou plate) pour accélérer la diurèse (quantité d’urine émise) " laver " les tendons de ses impuretés en faisant baisser son poison principal : l’acide urique.

- 3 glaçages/jour d’une durée de 20 mn chacun sur la zone responsable des douleurs. En pratique : 1 sac plastique fin de glaçons pillés enrobés dans un torchon humide. Procédez par rotations douces sur et autour de la zone cible, sans brûler la peau, L’apparition d’une rougeur est normale.

- les massages d’un kiné peuvent aider à l’élimination des cristaux.

- Les étirements passifs et actifs (stretching) suivit d’une bonne hydratation participent efficacement au drainage des toxines.

Si tout cela ne suffit vous devez consulter un médecin du sport qui vous aidera à surmonter ce moment difficile, synonyme d’arrêt de votre pratique sportive.

 

 

Le syndrome de morton

Il est facilement identifiable à la douleur fulgurante comparable à une décharge électrique située généralement à la base du 3ème et du 4ème orteil. Il s’agit habituellement d’un point situé entre la troisième et la quatrième tête métatarsienne, mais exceptionnellement le mal peut se localiser entre les autres doigts de pied. Il correspond à une compression d’un nerf plantaire entre les têtes métatarsiennes et est à l’origine de la formation d’un névrome (tumeur bénigne).

Comment la reconnaître ? La douleur est souvent comparée comme un coup de couteau ou une décharge électrique. Certains coureurs la comparent à une sensation de brûlure qui s’étend aux 3ème et 4ème orteils.

Comment la traiter ? Le glaçage bi-quotidien peut soulager la zone douloureuse. L’usage des orthèses plantaires peut diminuer les contraintes sur l’avant-pied et corriger le trouble statique. Les infiltrations peuvent soulager durablement la douleur mais restent douloureuses, elles sont donc plus rares. En dernier recours, il reste la chirurgie.

 

 

Autres syndromes de la coureuse :

 

 

Les crampes 

Les Crampes surviennent au cours de l'effort ou après l'effort. La crampe du sportif est donc une crampe de l'effort même si elle survient dans la nuit qui suit l'effort responsable !

Le muscle qui est une machine à contractions réagit parfois sous forme de crampes et non de contractions normales. La raison est une perturbation des mouvements du calcium dans la cellule musculaire, cette perturbation étant elle-même le résultat d'autres perturbations en amont. La crampe du sportif est liée à la fatigue musculaire qui affecte l'organisme entier, ou se limite à un muscle. La crampe peut résulter d'un effort sollicitant des muscles très fatigables comme les mollets.

Cette fatigue entraîne une diminution des réserves énergétiques et une accumulation des déchets du métabolisme qui entraînent à leur tour une augmentation de l'acidité musculaire. La fatigue affecte aussi le calcium musculaire et le sodium sanguin. Cela entraîne une hyperexcitabilité de la fibre musculaire et une perturbation de son relâchement.

Les facteurs qui aggravent les effets de la fatigue musculaire sont l'age, le froid, la déshydratation, l'abus de café, de thé ou d'alcool. De même un état infectieux en évolution comme la grippe par exemple peut être facteur de crampes.

 

 

Les contractures

La contracture est un traumatisme bénin au début, qui arrive à la suite d'un entraînement intensif ou après des courbatures. Elles apparaissent généralement dans les cuisses, les mollets, les fesses et les gouttières vertébrales. Un muscle contracturé est raccourcit, il va donc maintenir une tension permanente sur ses tendons au risque souvent de déclancher des tendinites. Si l'entraînement intensif se prolonge, les conséquences seront plus lourdes : élongation ou claquage. Ce n’est donc pas à négliger. La contracture, douloureuse au toucher, est facilement reconnaissable par les boules qu'elle provoque sous la peau.

De bons massages restent le meilleur traitement et bien sur du repos.

 

 

Les courbatures

Une crampe est une contraction soudaine, intense, involontaire et passagère d’un muscle. La fatigue musculaire, la déshydratation, les carences en sels minéraux sont classiquement les grands responsables. Elles peuvent survenir à l’effort ou au repos ; elles cessent spontanément ou à l’aide de massages ou d’étirements.

Des observations au microscope électronique ont montré que les courbatures sont la conséquence de la contraction permanente des fibres musculaires, de leur déformation et de l’apparition de micro déchirures que l’organisme tente de réparer en créant une micro inflammation locale temporaire.

Les antalgiques et les anti-inflammatoires sont efficaces sur les courbatures douloureuses mais il ne faut pas oublier que certains de ces médicaments sont susceptibles d’être dans la liste des médicaments dopants.

 

 

 

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Commentaires (8)Add Comment
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Ecrit par ninine, juillet 02, 2008
je suis tombée par hasard sur ce site en recherchant des témoignages pour me renseigner sur une douleur a mon genou droit et je vois qu'il ya pas mal de réponses à mon syndrome
...
Ecrit par Marianne, mai 12, 2008
Merci beaucoup pour ces commentaires.
Personnellement, je souffre de tendinite/contracture (je ne suis pas sure) et pour continuer a courir, je m'étire matin et soir application de froid matin et soir. L'étirement est vraiment important.
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Ecrit par tortue26, mai 08, 2008
moi aussi cela fait 6 mois que je suis bléssé au mollet,je n'est pas consulter mais je cours avec la douleur je l'est moins au repos je me masse et j'ai pas encore essayez la glace j'adore la course a pieds je veux pas arrêté mais je serais tellement mieux sans douleur je vais quand meme allez voir un médecin du sport
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Ecrit par Bibiche, mai 05, 2008
Pour la douleur sur les côtés extérieurs des genoux, il peut s'agir (mais je ne ne suis pas médecin!!!) d'une sub-luxation interne de la rotule (j'ai eu ça), il faut muscler les quadriceps pour les renforcer et soulager l'articulation, et quand ça coince en courant, s'arrêter et étirer les quadriceps: genou plié, on tient le pied derrière, on bascule le bassin (en serrant les fesses et en rentrant le ventre, les 2 genoux côte à côte).
Bon pour moi ça marche mais il ne faut pas croire que c'est gagné, il faut muscler et étirer régulièrement les quadriceps, pas seulement en période douloureuse.
Pour beaucoup de problèmes de genoux, il faut muscler et étirer les quadriceps.
BOn courage!
PS dans mon club, on s'appelle les Tamalouloutes!
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Ecrit par thyo, mai 03, 2008
Après avoir eu à peu près tout (tendinitessssss, périostite, entorses), le glaçage reste LE TOP ! J'ai arrête les crèmes pseudo antiinflammatoires et autres cachets. Mais j'ai investi dans une poche achetée en pharmacie. On l'a met au congélo et hop, grace à la housse vendue avec, ca tient parfaitement quand on se déplace (repas, repassage...) pas besoin de rester assise en attendant que ca passe... En plus, on ne met pas d'eau partout ! par contre, en cas de douleur, je glace au moins 1h 5 fois par jour... Ca semble marcher.

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Ecrit par Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , avril 23, 2008
très heureuse d'avoir trouvé ce site ......
l'une d'entre vous a t-elle déjà eu une périostite ????? périostite déclenchée par mes nouvelles chaussures et entrainements plus fréquents et plus longs (prépa marathon)
merci de vos bons conseils
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Ecrit par cecil, avril 20, 2008
j aimerai savoir a quoi correspond cette douleur qui survient tj apres deux heures de course, et qui se situe sur les cotes exterieurs des genoux, c est tres handicapant
merci
cecil
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Ecrit par Alex, avril 03, 2008
Il y a auusi la periostite qui arrive aux personnes qui ont trop forcé d'un coup,(augmentation du nombre ou du volume d'entraînement) ou qui sont en surpoids.(explication de mon entraineur)

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