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Je suis née en Dordogne il y a 45 ans, mariée, deux grands enfants de 25 et 22 ans qui ont quitté la maison. Grand-mère d'une petite princesse de 7 mois.
Je vis maintenant dans la campagne tarnaise depuis 4 ans après avoir vécu en Seine-et-Marne durant 21 ans et je travaille dans l'enseignement depuis toujours, peu d'activité physique mais un peu de stress (voire plus... à gérer au quotidien).
J'ai commencé à courir, il y a tout juste 25ans, un mois après la naissance de mon fils aîné. Atteint d'une malformation de l'intestin grêle, il a du rester hospitalisé pendant cinq mois... autant dire que l'angoisse de la jeune maman que j'étais alors était à son maximum. Le diagnostic de survie ne pouvait être posé par les médecins qui sont restés sur la réserve les cinq mois durant...( aujourd'hui, il va très bien et ne présente aucune séquelle de toutes les interventions qu'il a du subir)....
Bon, il me fallait m'occuper le corps et l'esprit pour pouvoir supporter l'insupportable : son enfant pris en charge par des équipes médicales qui jusqu'à la sortie de la première hospitalisation ne parlaient pas d'avenir.
Les premières sorties furent laborieuses et d'une extrême brièveté, tout au plus quelques minutes qui me laissaient anéantie. Mais il fallait épuiser le corps pour apaiser l'esprit... Deux mois après, le premier 10 km, la course Avon à Paris, ancêtre de la Parisienne et quatre mois après les premiers 20 km (les semis n'étaient pas encore à la mode).
Depuis ce moment je n'ai quasiment jamais arrêté de courir, si ce n'est pour ma deuxième grossesse...
Je suis une amoureuse de la nature, passionnée de plantes et en particulier des roses anciennes et des plantes vivaces, le contact avec la nature est pour moi essentiel. Fille d'extérieur, je partage mes loisirs entre le jardin, les animaux (deux chevaux, deux chiens, un chat, des poules), et la course à pied.
Courir me permet d'être au contact direct avec la nature, quelque soit le temps, sortir me permet de me fondre avec elle, j'adore courir avec le soleil, la pluie, le brouillard, la neige, le jour naissant, le couchant... je fais le plein de couleurs, de senteurs tellement variées en fonction des moments du jour.
Courir me permet, comme à mes tous débuts, de me vider l'esprit quand le stress est trop fort, ou tout simplement de me déconnecter un peu de la réalité, laisser l'esprit vagabonder où bon lui semble. C'est toujours un moment où le corps et l'esprit se retrouvent pour ne faire plus qu'un, une parenthèse bien à soi dans une vie très tournée vers les autres, enfants, mari, travail.
Courir c'est aussi un moyen de partager, de découvrir.
Partager c'est donner envie à d'autres de courir, les guider vers leurs premières 10 minutes, leur première course, leur premier semi... En effet depuis deux ans je coache un groupe de débutants qui ne courent que pour le loisir.
Découvrir, des lieux (je ne pars jamais sans mes chaussures), que ce soit pour la visite ou pour les courses, découvrir des gens qui courent : je ne cours pas vite, je peux donc toujours discuter.
Courir, c'est enfin ne pas trop souffrir du temps qui passe, une arthrose vertébrale limite en effet un peu mes velléités de vitesse.
Pour moi, le passage du jogging au marathon n'a pas été immédiat, par contre, j'ai toujours couru des distances assez longues (20 km de Paris, Paris-Versailles, semis), tout simplement parce que je ne suis pas rapide, je souffre beaucoup plus sur un 10 km que sur un marathon.
Je fais une sortie longue (1h30 à 2h voire plus) au moins une fois par semaine le dimanche (je suis la reine des plats préparés avant de partir qui peuvent mijoter seuls au moins 2h !). La sortie longue est celle qui me permet le plus facilement de m'évader, de me laisser aller.
Le marathon s'est donc imposé peu à peu, un peu tard pour moi car maintenant mon arthrose limite beaucoup ma marge de progression. Je n'en cours qu'un seul par an.
Mon meilleur chrono :3h47 me rend un peu nostalgique, l'objectif aujourd'hui est plutôt de ne pas trop régresser : permettre au corps de se surpasser sans flirter avec la douleur ; entre 4h et 4h20, je me fais toujours autant plaisir.
Des rêves de courses en voie de réalisation : Marvejols-Mende ce mois-ci et le marathon d'Athènes en novembre (j'adore la Grèce où je suis allée très souvent ... que de séances à jeun en bordure de mer j'ai pu y faire !).
Je rêve toujours de faire un 100 km Millau, ou encore plus Belvès en incorrigible Périgourdine (j'en ai tenté un une fois, à Migennes, mais je me suis arrêtée au 65° km à cause d'une douleur au genou) et aussi le marathon du Montcalm (2900m de D+ et -).
Et je rêve aussi du marathon des sables ou d'ultra de dingues genre Sparthatlon que je ne ferais certainement jamais à cause de mon dos...mais aussi de course plus accessibles Marseille-Cassis et le marathon du grand Toulouse que je ne pourrai pas faire cette année puisque je serai à Athènes.
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