Les blogs de Courir au féminin

Les filles ont la parole !
août 28
2012

un peu de nouvelles !

Posté par ushaya17 in Non taggé 

ushaya17

salut les filles,

dans quelques jours, cela fera 3 mois que mon os s'est brisé et depuis je vais de mieux en mieux. je remarche quasiment sans aucun déhanchement sauf au démarrage ;o) et oui, je suis devenue un véritable diesel !

j'ai repris le boulot début aout sans avis médical, j'ai triché quelques jours, trop besoin de faire quelque chose, marre d’être à la maison ! mon bronzage est parfait et je suis devenue une bête en mots à caser ! bon j'avoue, les mots fléchés, c'est trop dure ! ;o)

la semaine dernière, je suis partie dans les Pyrénées comme prévu.

ok, la montagne sans grimpettes, sans de longues marches, sans repos bien mérité sous un arbre à l'ombre histoire de boire et manger un peu, c'est pas vraiment mon truc !

cela n'a pas été évident de résister aux sommets, de ne pas partir découvrir tous ces chemins boisés qui s'offraient à moi ....j'ai fait piscine, petites balades sur terrain plat ( si, si, c'est possible !) et gros repos.

le samedi, je me suis décidée pour aller sur le lieu de la course, à pieds, tranquillement et au moment ou je suis arrivée prés de l'arche d'arrivée, l'arrivée du premier des 80 km est annoncée ! mon sang n'a fait qu un tour, je me suis rapprochée timidement pour voir passer Dawa Sherpa ! quelle émotion, les larmes sont montées très vite. c'est beau ce sport quand même ! Cet homme dégage une telle sérénité. du coup, j'y ai vu un signe : le signe que j'allais vite me remettre, que bientôt, je pourrai recourir même très doucement, je m'en fous, cela n'a plus d'importance maintenant, j'ai compris.

voilà les filles, une petite histoire pour vous dire que je vais bien et que je vous lis même si je reste très discrète ;o)

je profites de ce mot pour envoyer à Japhy toutes mes pensées positives, que je serai avec elle et que je souhaite qu elle vive la plus belle aventure de sa vie ! allez, Japhy !

grosses bises à toutes.

Christelle.

 

 

août 26
2012

Une galère qui se transforme en plaisir

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Depuis Depuis que nous nous sommes installés à Colmar, je lorgnais sur un trail qui avait lieu fin août. Malheureusement, il y avait toujours un évènement qui m'interdisait d'y participer : blessure, vacances, anniversaire, petit forme sportive. Bref, cette année, je franchis le pas, ce sera mon premier trail, je m'inscris sur les Mini-Crêtes, 13 kms à courir dans la bruyère, au milieu des myrtilles avec un petit dénivelé de 400m. J'ai l'entraînement des Alpes et des Pyrénées dans les jambes. 
Mon mari s'inscrit à la randonnée, il n'a pas encore passé le cap de la course à pied, pourtant je suis persuadée qu'il en est capable. Je sais que suivant la météo, cela peut être un pur plaisir ou une vraie galère ; je crois en ma bonne étoile, il fera beau mais pas trop chaud ce dimanche 26 aout.... Tout faux ! Après la canicule de ces derniers jours, nous savons que les températures vont chuter mais je ne m'attendais pas à trouver un petit 7° avec pluie, brouillard et vent là-haut. Heureusement Sophie Schotsala, a laissé sa voiture au départ, on s'y réfugie en claquant des dents et on attend le départ. Celui-ce se fait en bas de la piste de la luge d'été au Col de la Schlucht, on est trempées en quelques minutes, je suis démoralisée en voyant la montée qui nous attend ; on n'en voit même pas le bout avec le brouillard. 
Pistolet, tout le monde s'élance (du moins se met à marcher), je laisse Sophie qui a décidé de faire cette course en endurance. Et au milieu de la montée, voyant les conditions climatiques, que c'est mon premier trail, que cela fait un an que je n'ai pas vu Sophie, je décide de l'attendre et de faire ces 13 kms avec elle. J'ai bien fait... On prend son temps, on subit les rafales de vent ensemble, la pluie glaciale, le brouillard qui nous enveloppe, les longues files sur la mono-trace, les pierres glissantes et les racines apparentes (petite chute de Sophie) mais on papote, on papote, de nos vacances, de nos dernières courses, de nos projets. Bref, à nouveau une course bonheur, où on laisse de côté le chrono, on marche dans les montées, on vole dans les descentes, on double allègrement, on ne voit pas le temps passer. 
Des amis bretons ont affronté la météo pour nous encourager, ils doivent avoir l'habitude de ce temps, hihihi ! Cela me fait drôlement plaisir de les voir. Au 11ème km (quoi, déjà ?), je laisse Sophie et j'accélère la cadence, pas fatiguée, trempée, heureuse, boueuse, regrettant que l'arrivée soit si proche. Je me promets de la refaire, de refaire un trail, cela change vraiment des courses sur route.... Et finalement, j'ai préféré cette météo humide à la chaleur de la semaine dernière, ce n'est pas un peu d'eau qui me fera peur !

août 26
2012

Leeleeth à la montagne : la farandole des desserts – le Tour du Mont Blanc

Posté par leeleeth in Non taggé 

leeleeth

Et encore un CR à rallonge !!

Les forces en présence, en partant de la salomon grise et rose et dans le sens des aiguilles d'une montre : Pascale la doyenne, Béa ma colloc de toujours, Bénédicte, Marie claire notre sauveuse et votre servante.

Nos armes : en addidas Maïlys la coachette d'enfer et en ballerine Caro la chef de la log qui s'est occupée de nos dodos et de nos casse croutes et de nos sacs...

 

Le combat : 168km, 9600D+ (et autant de D-), de Chamonix à Chamonix autour du Mont Blanc, en 6 étapes.

 

Lundi

RDV sur un parking de chamonix à 8h. Je trouve vite les filles et tout le monde est à l'heure. Caro nous bichonne et on attaque par un café. On traverse Chamonix et on est joueuses donc on prend le départ en plein milieu, comme le vrai départ !

Direction Les Contamines. Le début est roulant et agréable. Biensur ca bavarde d'entrée de jeu ! Dès la première grimpette je vois bien que je vais avoir du mal à suivre le rythme du groupe qui reste hormis ca très homogène.

La pause de midi nous offre de grosses tranches de fous rires !!! y a pas à dire on va passer une super semaine !

On va faire ce jour là la seule entorse au parcours : on descendra pas jusqu'à St Gervais qui est le parcours de l'UTMB pour rester sur le parcours de la randonnée du TMB.

 

Bon comme je suis bien crevée, je ralentis pas mal le rythme donc les phase de marche active sont un peu beaucoup présentes. On arrive au Contamines au bout de 27km et on prends notre logis au Gîte CAF ! Ca s'invente pas !

Mais le rythme nous aura quand même permis d'arriver relativement tôt alors douche, cremage, séance de stretching dans le jardin et meme un apéro dans le village !!! A noter que j'ai beau avoir eu l'impression d'etre à fond et à bout pendant la journée, j'ai quand même sauté sur le trampoline... je crois que j'arrive pas à aller à fond de mes réserves moi...

Ce soir on découvre l'avantage de notre arme secret, Marie Claire la sauveuse ! Oui elle a la bonne idée d'etre kiné !!! avec les connaissances de Maï et en bonus les aiguilles d'acuponcture de Pascale, certaines firont la semaine en meilleure forme qu'elles ne la commence !!!!

 

Moi j'suis pas en forme et je me sens déjà complètement cassée ! J'inaugure avec une petite ampoule sur le coté du pied mais on va juste noker et pis ca passera.

 

Hop au dodo ! Tout le monde fait sa couche tôt ce qui fera raler pascale, oiseau de nuit !

 

 

Mardi

On part pas trop tôt parce que c'est la journée la plus courte pour aujourd'hui. Direction Les Chapieux. On attaque par presque 1h de roulant en trottinant. Puis le col et la croix du bonhomme. Forcément ca monte pas mal. Un morceaux plus roulant et une petite traversée de névé nous emmène jusqu'à l'heure du pic nic. Sieste dans un paysage de rêve. Encore un tout petit peux de montée et hop, la descente jusqu'au refuge de la Nova ! De la descente !!!! Enfin de la descente !!!! voilà un truc qui me plait à moi ! On arrive tôt donc au bout de 19km au gîte ce qui nous laisse un long moment au soleil pour profiter des talents de Marie claire notamment !!!

On est logées dans un tout petit chalet en bois de 12 places. Ce sont des espagnols qui viendront complété les dodos. Oui on a cru un instant à une redif des bronzes font du ski en les entendant arriver !!! mais finalement non, on aura presque que des calmes comme collocs avec qui on bavardera un peu et surtout, c loin d'etre la pire nuit de la semaine !!!

Notre accompagnatrice étant souffrante, on ne la verra pas ce soir là. Je ne parle pas des menus mais là c une constante : on se sera régalées TOUS les soirs !!!!

 

Mercredi

On attaque tranquillement par une portion de route, ca sera l'occaz de voir de pres une marmotte encore un peu ensommeillée !! Ensuite on attaque la grimpette pour passer le col de la seigne ce qui nous entraine en Italie. Le lac combal qui me laissera dubitative : je cherchais un lac moi ! Y a pas d'eau en fait !!!! Bon, pause pic nic quand meme hein !

Encore une bonne grimpette et un bout de descente pour cumuler les 24km qui nous conduisent à Maison Vieille.

Là c un peu un choc puisqu'il y a plein de touristes qui montent en télésiège. On dine bien mais 2 suisses auront la charmante idée de venir dans notre dortoir... Oh ils n'ont pas vraiment ronfler, ils ont fait mieux : ils se sont mis une bonne murge et l'un d'eux à juste vomi dans son plumard. Chouette ! Bon ben je vous passe les détails mais ca sera la nuit la plus désagréable ! Sachant que nous sommes a la veille de la plus longue journée c pas top !

 

Jeudi

C'est un matin gris, il est tombé un peu d'eau dans la nuit. Ca sera la moins belle journée question météo et encore : on n'aura pas de pluie de la journée !!!

On commence par descendre sur courmayere. Tout le monde est un peu fatigué d'avoir passé une petite nuit. De là on attaque donc la CCC !

Grosse grimpette... puis chemin en balcon très joli mais un peu répétitif : ca monte, ca tourne à droite, ca descent, on passe le lit d'un petit torrent et pis ca remonte et ca continue comme ca ! Mais c'est très roulant donc finalement le kilométrage passe assez vite.

Bon en attaquant une grande descente AVANT le point culminant de notre journée je m'inquiète un peu. Oui j'aime la descente mais là on descent vraiment juste pour le plaisir de remonter encore plus quoi !!!! avec la fatigue je me dit que j'en viendrais pas à bout.

Nous voilà donc au pied du grand col Ferret et ses 2500m d'altitude. Ca nous en fait environ 1000m à grimper d'un coup. Coachette s'inquiète pour moi et va meme me tracter un peu. Après une pause au refuge Helena ou je serai bien restée, on continue donc à grimper... doucement, tout doucement... mais on fini par y arriver et passer de l'autre coté en Suisse !!!

Reste de la descente pour atteindre La Fouly. Les chemins deviennent tellement jolis et agréables qu'on retrouvera meme le courage de relancer et de courir malgré les bobos partout de toutes cassées !!!

Mais en arrivant, nous seulement c beau mais en plus, cadeau de notre organisatrice, ce n'est pas un dortoir avec ses matelas mousse qui nous attend mais des chambres ! Avec des lits ! Oui el truc avec sommeir et matelas !! le grand grand luxe !

On passe donc une nuit de rêve pour rattraque de ces 36km et de la mauvaise nuit précédente !

 

Vendredi

Maintenant que la grosse étapes est passée ca nous fait tout bizard. Comme si ca sentais déjà la fin. Les sentiers suisses sont superbes et on a presque l'impression qu'ils avancent plus facilement. On grimpe sur Champex pour manger au bord du lac et mettre les pieds dans l'eau. Encore un super moment de repos.

Le reste c'est la montée de Bovine. Bon soyons clair c'est ce qu'on appelle du « dré dans l'pentu » là quand meme …. ca grimpe, ca grimpe ca grimpe. « ils » on nettoyé pourtant, enlevé les gros caillloux dans ca donne un chemin très bizard... Après ca, c'est la descente dans le village de Trient où on arrive au bout de 31km. Le gîte est gigantesque ! Une usine à randonneurrs ! Mais on a une chambre rien que pour nous. Qu'on va biensur empester de l'odeur d'huile d'arnica, theme récurrent de nos soirées.

A ce stade les bobos s'accumulent pour certaines. Je tiens le haut du pavé des pleureuses pour des contractures diverses... Pascale doit malheureusement lutter fort contre une grosse tendinite du releveur mais elle est tellement tenace qu'elle fera lacher son os à un pit bull !!! béa ne se plaint pas, bénédicte est en meilleure forme chaque jour et marie claire rayonne !!!

 

Notre dernière nuit et s'en suit donc notre dernier matin.

 

Samedi

on traine pas, les parisiennes ont un train à prendre. On part donc très tôt, le plus tôt de la semaine mais après la descente sur vallorcine, on s'offre une pause. Bon faudrait trottinner mais là moi je suis vraiment naze et j'arrive pas à tenir le rythme. Je fais de la rando aussi active que possible.

Au pied du col des Montets, face à la plus grosse et dernière difficulté technique je sens que ca va pas être gagné cette histoire. Je peine mais Pascale ne rale pas malgré sa douleur. Elle se force à rester derrière moi pour limiter sa vitesse... lol

On se fait rattraper par des randonneurs quasiment ! Ca donne le rythme que je tiens. En plus il fait super chaud. C le jour le plus chaud de la semaine. On arrive enfin sur les hauteurs, on voit donc enfin ce fouttu Mont Blanc ! Ben oui quand on tourne autour en fait on le voit jamais !!!!!

Courir sur ces sentiers avec cette chaleur tape beaucoup sur les organismes après une semaine intensive quand meme. On atteint la flégère pour découvrir le premier lieu où on n'offre pas de ravitaillement en eau potable !!!!

Enfin la descente sur Chamonix ! Mais dans la multitude des sentiers, une erreure nous rallongera le chemins... parce que oui, un sentier qui monte comme celui qu'on a pris c'est PAS une descente !!!

C'est pas qu'on ait envie d'abréger la balade mais … un peu quand meme... faut dire que là, j'ai l'apparition d'une douleur sous la maléole à droite et a chaque fois que le bord de la chaussure tape dedans c'est infernal. Béa se farci la meme depuis 2 jours d'ailleurs...

 

On arrive juste à temps sur Chamonix pour que nos parisiennes filent predre leur train au bout de 31km. Fallait bien rattrapé les quelques km qu'on avait coupé le premier jour !

 

Un verre bien frais et pis je reprend la voiture pour rentrer.

 

Difficile de détailler plus en réalité... y a beaucoup de choses qui reviennent. Quand ca monte, je sors les batons et je vois inexorablement le groupe qui reste compacte qui s'éloigne de moi. Elles m'attendent un peu régulièrement, je souffle comme un phoque . On trotinne sur le plat. La encore je vois généralement le groupe toujours homogène s'éloigner. J'ai du mal à tenir le rythme. Dans les descentes là au moins j'arrive à rester vers tout le monde ! C beaucoup plus agréable quand meme mais je vous assure qu'il y a beaucoup moins de descente : c pas possible ca !! on nous vole du D- !

Les paysages changent beaucoup entre la montagne plus hautes, les chemins en balcons, la foret...

On voit vraiment des différences entre les pays ! Mais surtout au niveau des gens : les chemins français sont très fréquentés par les randonneurs. En Italie on en voit pas mal aussi mais surtout des promeneurs ! Alors qu'en suisse on était tranquille, on a juste croisé quelques traileurs … heu dont une que vous connaissez peut etre : karine herry... bon on a pas le temps de la suivre hein et on était tout juste en Italie je crois.

Ah on aura eu aussi la visite amicale de Martine Volay en pleine reco et qui sera sur l'UTMB cette année ! C'est tout pour la page people...

 

Question bobo / récup finalement l'ampoule du premier jour se sera presque résorbée au fur et à mesure, les ischio se sont exprimé mais ca passera vite. Des coups de soleil, des mollets en plombs... mais j'ai presque l'impression de récupérer rapidement. Pour la cheville c'est une grosse inflamation générale des tendons et des ligaments qui passera vite selon mon kiné. Je m'en veut presque : je me dis que je dois pas réussir à aller chercher assez loin puisque je suis aps complètement fracassée à la fin ??? comment faire pour puisser plus en moi ? Pour me pousser plus pendant la course ???

 

Comme je suis cablée un peu bizarement j'ai du mal à etre fiere de ce que j'ai fait. Sur le coup j'ai plus le sentiement de n'avoir rien à faire en montagne, d'avoir eu plus que ma dose pour un moment et je crois que si on m'avait tendu un papier j'aurai pu m'engager à arreter la course à pied sur le champ !!!

 

Bon je viens de rechausser les runnings, les crampes que j'avais tenu à distance à coup de pastille de sel et d'étirements pendant presque toute la semaine m'ont sauté dessus et la cheville a été douloureuse à nouveau sur la fin. Je sais pas où je vais trouver le jus pour courir le marathon de Dublin fin Octobre où je suis inscrite.

août 23
2012

Incroyable quand j'y pense !!!

Posté par Sandrine in Non taggé 

Sandrine

J'étais au championnat de France cadets-juniors d'athlé en juillet dernier. Ce fut vraiment un WE magique avec des gamins motivés et heureux de s'affronter sur la piste et dans les concours. Mais tant qu'à parler magie... alors que je rejoignais mon fiston sur la piste d'échauffement, mon oreille est interpellée par une voix familière à hauteur de l'aire du lancer de marteau... je sursaute et me fige... mon Dieu, cette carrure, ce grand monsieur..."Allez ma biche, cours, deux de plus.... Pousse, pousse, pousse..."
Je me dirige vers ce grand monsieur, me plante devant lui : "Monsieur Deschamps ?!!!"... Il me regarde, incrédule lui aussi "Sandrine ?!!!"... 30 ans auparavant, il m'entrainait sur les pistes de l'USVA pour aller toujours plus vite, pour être la meilleure. Je lui saute dans les bras en pleurant. J'ai l'impression d'être dans les bras de mon papa. Je lui présente mon fils. La relève est assurée. "Donne-moi ton adresse : j'ai un carton de photos et d'articles concernant ta "promo" et mes enfants m'ont dit qu'ils brûleraient tout s'il m'arrivait quelque chose !"
Quelles étaient nos chances de nous revoir un jour, lui qui n'a jamais quitté le nord et moi qui vis en alsace désormais ? Probablement aucune. La magie de l'athlé...

août 22
2012

20 km du Touquet

Posté par flavie in Non taggé 

flavie

27° au soleil à 07H40.

33° à l'ombre à 10H30.

 

Depuis que je suis debout je scrute le thermomètre. J'adore la chaleur pour lézarder sur la plage, pour courir c'est autre chose...

Les 20 km du Touquet de l'an dernier m'avaient laissé de mauvais souvenirs: crampes, déshydratation, 2 ongles noirs, des brulures dûes aux frottements, pas de ravitaillement à l'arrivée, des voitures qui circulaient sur le parcours et un chrono de 2H17 ds la douleur...Le seul week end de l'été 2011 où il avait fait trés beau et trés chaud c'était le week end des 20 km.

Forcément je n'étais pas trés emballée à l'idée de les recourir mais j'ai néanmoins entrepris un entrainement en vue d'améliorer mon chrono et pourquoi pas de les faire en 2H, chose insensée !! mais plus la date approchait moins l'envie de les courir m'habitait...

Mais cet évènement est aussi l'occasion de revoir Dany et Mélanie, mes "capines"... Et puis, c'est chez moi...Et puis c'est l'année du centenaire du Touquet...Et puis...bref toutes ces raisons et bien d'autres encore font que je me devais de les courir. Donc advienne que pourra !

La chaleur me fait revoir mon ambition chrono à la baisse, voir plus d'ambition du tout !!

Lors du retrait du dossard j'avais espéré une annulation de la course ou alors un départ décalé vers 18H mais non, la course était maintenu et le départ prévu pour 16H.

Dossard 1574.

Dany est inscrite sur les 10 et Mélanie sur les 20 (même état d'esprit que moi, "on verra bien").

En attendant le départ une petite brise se lève et quelques nuages apparaissent et nous font espèrer une baisse des t° mais non, cela ne dure malheureusement pas...

A 16H le coup de feu et c'est parti...nous sommes 1311 fous à nous élancer devant le tennis en plein cagnard...

Une grande partie du parcours se déroule sur la digue, une autre partie en forêt et le reste un peu en centre ville (où les véhicules s'invitaient entre les coureurs sur la 2ème boucle, organisation à revoir là dessus...).

Dany nous guide en allure sur les 2 premiers km puis elle file. Je suis avec Mélanie pendant encore un km puis nous sommes séparées.

Nous sommes sur la corniche, le soleil est ds le dos, ça monte un peu, ça chauffe, pas d'ombre pendant 6km...je m'asperge la nuque et les bras avec un petit brumisateur, mon allure est bonne, pas de difficulté...

Entre les 5ème et 8 ème km plusieurs habitants ont sorti leurs tuyaux d'arrosage et nous aspergent d'eau, ça fait un bien fou !! merci à eux...

Des spectateurs que je connais m'encouragent. L'avantage de courir chez soi c'est qu'on a des chances de voir des visages "amis" et ça fait du bien, ça booste ! J'arrive en forêt, j'aperçois ma fille et deux de ses amis. J'attrape une bouteille d'eau bien fraîche et elle m'asperge d'eau. Je continue, mon allure reste la même.

Je regarde devant moi, pas derrière mais je sais qu'il y a du monde, je ne suis pas dernière, pas cette fois...

Km 9, devant moi ça trottine, ça transpire, ça marche; je continue, je bois, je m'asperge les bras, la nuque...

Km 10, les coureurs des 10 bifurquent à droite, je continue tout droit, la moitié du parcours est fait. Je ne regarde pas le chrono. Je regarde droit devant, je remet la casquette car nous repartons sur la digue. Il y a encore pas mal de coureurs donc je pense que je suis dans le milieu...je passe devant un horodateur et là je vois 17H08, je dois être au km 11 ou 12...parfait !

Km 15, comme à mon habitude je ne m'arrète pas au ravitaillement, j'ai tout ce qu'il me faut ds ma ceinture et mes bidons. Par contre l'eau des bidons a chauffé donc elle n'est pas buvable, je l'utilise pour m'asperger les bras et les jambes. J'aperçois ma fille, elle me tend une bouteille d'eau bien fraîche, un peu d'arrosage et hop je continue...toujours la même allure.

Km 18, à cet endroit l'année dernière j'avais le moral ds les chaussettes, des crampes, j'étais dernière, j'avais mal partout...là je suis...bien mieux !

Il ya encore beaucoup de coureurs devant.

Km 19 je bifurque vers le stade pour l'arrivée, un couple me dépasse. Ils sortent d'où ceux là ??? Pas question qu'ils passent devant moi. J'accélère. Encore. J'y suis. J'entend Dany qui crie. J'accélère encore. BBBIIIPPP. Je regarde le chrono. 2H01. objectif atteint.

J'aperçois mes amis anglais Beryl et John, Dany et son mari, ma fille qui arrive. Tout va bien, je suis fière de moi. J'ai progressé de 16 mn en 1 an.

Mélanie arrive à son tour:2H07. Belle progression pour elle aussi. Dany a bouclé son 10 km en 58 mn.

Et oh merveille ! cette année il y a assez de ravitaillement pour tout le monde !!!

Malgré la chaleur mon objectif est atteint. Comme dirait mon homme "je suis une winouze".

La soirée se termine au restau entre amis. Rv est pris pour l'année prochaine !! La canicule ? même plus peur !!

août 20
2012

Entraînements chaleur, entraînements porte-bonheur ?

Posté par Sof in Non taggé 

Sof

Cette année, l’organisation des vacances a été folklorique, et j’ai dû répartir 3 semaines différentes sur juillet-aout. A peine le temps de s’acclimater au rythme, à déconnecter  le cerveau, qu’il faut reprendre le boulot. La semaine dernière était ma dernière semaine, qui rimait aussi avec la suite du plan Benoit, pas de trêve entrainement, même dans la chaleur du Sud !

 Il a fallu s’adapter et aller courir tôt le matin, moi qui ne cours toujours que tard le soir après le boulot…J’ai testé le gatosport, car hors de question de me lever à 5h du mat’ pour digérer le ptit déj et faire la séance de frac’ ensuite. C’est très digeste, et les séances à 7h du mat’ sont bien passées, j’ai été agréablement surprise. Des 1’-30’’, des 500m et du 10’ à 4’23/km, impeccable. J’ai aussi testé le cookie de power punch, pas mal. Je crois qu’au point de vue digestion, je suis assez vernie, je supporte pas mal de trucs, même en gels.

J’ai réussi à m’improviser une piste rien que pour moi autour d’un complexe aquatique, elle faisait environ 300m, et avait de l’ombre, que demander de plus ? En revanche, j’ai très peu couru en bord de plage. Quand je suis en mode entrainement fractionnés, l’environnement m’est totalement égal, je suis tellement concentrée que je ne m’attache pas du tout au paysage. Contrairement aux footings, où j’aime bien regarder, ressentir, me laisser un peu + aller.

Ouiiii, de l'ombre !!!

Par contre, la séance accrobranche a fait mal aux bras…j’ai fait le parcours noir « sportif ». Tu m’étonnes que c’est sportif, 4 jours à avoir les bras en compote, mais c’était sensationnel, j étais dans mon élément, le pied total. Heureusement que je fais des pompes et des abdos. Le parcours commence avec un bébé mur d’escalade, et je me suis rendue compte que ça me manquait beaucoup, mais pas possible pour moi de faire à la fois le paris running tour et de l’escalade à fond, on verra ça + tard.

Rooooh de l'escalade !

On croirait fort boyard :-)

Un peu de gym...


Un peu de vélo

Punaise, je commence à avoir mal aux bras...


Du skate :-)


L'accrobranche, ça gaine

Allez, encore 6 semaines avant la rentrée des courses, je suis impatiente d’y être ! Bonne reprise pour celles qui sont revenues et bonne vacances aux autres.

août 17
2012

Mais si, c’est bon de revenir de vacances !

Posté par Stella in Non taggé 

Stella

C’est marrant : autour de moi, les gens ne parlent que de leurs vacances, de combien c’était trop chouette, et à quel point c’est hyper dur de revenir bosser. Très curieux, moi je vois des tas de trucs positifs dans le fait d’être de retour au turbin !

 

Enfin, je peux faire des sorties running sans les moustiques de la Côte d’Azur pour partenaires d’entraînement. C’est vrai, ça, c’est quand même mieux de pouvoir aller courir sans se vaporiser la couenne avec du spray anti-moustique (entre parenthèses tellement inoffensif qu’il fait déteindre les marquages de mes T-Shirts. Sans blague, vous auriez vu mes bras tout jaunes, ils étaient morts de rire, les moustiques !)

 

On peut papoter des JO avec les collègues ! Alors ça, c’est vraiment le sujet chaud de la reprise. Qui est le véritable extra-terrestre de la bande ? Michael Phelps, le « Nemo » avec les boosters d’Ariane 5 collés aux nageoires ou Usain Bolt qu’on peut mettre sur un porte-avion, il décolle en 20 mètres, comme les autres coucous, et sans les ailes, en plus ? Vaste sujet, très très vaste …

 

Du fait de la reprise, je peux me faire un cadeau de rentrée des classes comme quand j’avais 12 ans. Là, je me suis offert un très joli foulard en soie à petites fleurs roses. Je sais, c’est mon dix millionième foulard mais comme ils mettent la clim à 16°C à mon boulot, je l’amortis en deux coups de cuiller à pot, mon foulard, et j’évite de creuser le trou de la sécu avec une angine en prime, quel patriotisme !

 

De toute façon, en vacances, je ne bronze jamais. D’ailleurs, ça tombe bien, cet été, je n’ai pas bronzé, alors je me fais chambrer par mes collègues qui ont tous la même couleur chocolat au lait et qui parfois ne sont même pas partis bien loin, en plus. Et non, quant à moi, je n’ai pas passé 4 semaines en Laponie à aider le Père Noël à se préparer pour décembre prochain (très drôle). C’est comme ça, au lieu de prendre des couleurs, j’attrape des taches de rousseur, d’ailleurs j’en ai une qui est apparue sur le coin du nez, maintenant, je louche dessus, c’est malin.

 

C’est génial, le matin, j’explose des scores sur mes temps de trajets, c’est inouï, et avec un total respect des limitations de vitesse, en plus. Bon, par contre, il y a des travaux partout pour que les routes soient nickel chrome pour le retour de congés du gros de la troupe … et forcément, ça tombe sur MES ronds-points, MES sorties d’autoroute, MES sens uniques, bref, je visite Lyon. Ca a un côté « balade touristique improvisée » qui me déstresse avant de passer aux choses sérieuses !

 

En tant que membre privilégiée du club des marmottes, ma semaine de reprise est extra : 2 jours de boulot, le 15 août pour se reposer, et re-2 jours, c’est véritablement la formule qui gagne … euh, on pourrait remettre ça toutes les semaines jusqu’à décembre ? Non, pas possible ? Ah bon, ça conviendrait pourtant parfaitement à mon biorythme … 

Enfin tout ça pour dire que les bonnes choses ont une fin, mais comme disait Shakespeare : « Si l’on passait l'année entière en vacances, s'amuser serait aussi épuisant que travailler. » Pas vrai ?

août 11
2012

Vacances finies mais vacances réussies ! Petit billet au parfum d’été …

Posté par Stella in Non taggé 

Stella

Et voilà, c’est fini, les vacances sont presque terminées et il va falloir se préparer à affronter les questions des collègues de boulot, lundi  à la machine à café :

-          Ouh la la, tu es bien blanche, tu es partie un peu ?

Moi l’air renfrogné : quoi, « blanche » ? « Abricot » ! Pas « blanche » :

-          Oui, en Ecosse, 10 jours.

Le collègue, levant les bras au ciel :

-          Ah, ça explique tout !

Moi, toujours aussi renfrognée :

-          Et puis après, j’ai passé 10 jours sur la Côte d’Azur.

-          Aaaah ?! Ben là, ça n’explique pas ! Tu as eu de la pluie ?

-          Bon, tu le prends avec du sucre, ton café, ou sur les pieds avec la touillette sur la tête ?

 

Moi sur la Côte d’Azur, c’est vrai que ça ne ressemble pas à une pub pour le Club Med. Badigeonnée de lait indice de protection 50, la casquette sur la tête et le parasol au-dessus, je ne quitte l’ombre que pour enfiler quelques longueurs en crawl et me remettre aussitôt à l’abri avant de ressembler à un homard.

En fait, je dis « quelques », mais cette année, j’ai plutôt bien nagé pour une dilettante : 700 mètres sur les premières séances, 1 km ensuite, je suis assez satisfaite de moi. Si seulement j’avais un peu plus de courage pour m’y mettre aussi le reste de l’année … bon, on verra ça dans les bonnes résolutions de 2013 si je n’en ai pas déjà trop à prendre sur mes autres « voies d’amélioration » que je n’énumèrerai pas ici, sinon, on y est encore demain.

 

Alors oui, l’Ecosse, quel superbe pays ! J’en avais déjà visité une bonne partie l’an dernier et j’ai décidé d’y revenir pour parfaire ma technique de conduite à gauche et aussi tenter d’apercevoir le monstre du Loch Ness et quelques fantômes qui ont dû se cacher de moi à ma première visite.

Forcément, en Ecosse, il y a des châteaux, des dizaines de châteaux, dont celui-ci :

 


 

Et il y a aussi de très belles vues sur la mer :

 

 


 



Et des falaises … celle-ci m’a particulièrement marquée sur l’Ile de Skye, d’autant plus qu’il faisait un temps bien écossais (de la pluie avec beaucoup de vent), et que j’ai retenu par la ceinture un curieux (dont je tairai le nom !) qui s’extasiait sur la hauteur desdites falaises et qui se penchait dangereusement vers le bas pour regarder la mer. Et comme je n’avais pas envie d’aller le chercher 50 mètres en-dessous, j’ai attrapé le pantalon, à la guerre comme à la guerre, on va dire …

 

 


 

C’est vrai que la vue était jolie !

 

Et puis il y avait aussi de l’aventure, comme l’ascension du fameux « Old Man of Storr », à moitié caché dans les nuages, le coquin, sans doute pour échapper à l’objectif de la photographe qui en avait déjà plein les guiboles à ce stade de la promenade. La rando en Nike Vomero, ce n’est pas forcément idéal, d’ailleurs, mais mes petons sont trop heureux en runnings et j’essaie de ne pas trop contrarier mes petons.

 

 


 

Mais l’Ecosse, c’est aussi le pays de l’eau et du soleil, mais oui, le soleil y est parfois bien présent et baigne les paysages d’une lumière douce et chaleureuse … comme là.

 


 

La miss en ciré rouge, c’est moi ! Et certes, on ne bronze pas bien en ciré …

 

Et la course à pied me direz-vous ? Après une semaine de pause estivale, j’ai repris le chemin de l’entraînement sur la Côte d’Azur, avec plaisir, même si je me suis sentie un peu rouillée au redémarrage avec les tendons qui grinçaient un peu. Mais je pense que le jour où mes tendons arrêteront de grincer, ça me manquera ! Mais ça y est, c’est reparti, le tout au rythme des Jeux Olympiques diffusés à la télé : je ne suis régalée d’images de natation, d’athlétisme, de handball et de gymnastique. C’est sûr que c’est facile d’admirer ces formidables athlètes en faisant le poulpe sur le canapé, mais les vacances, ce sont les vacances ! Pas vrai ?

 

Bon, tout ça pour se retrouver à J – 1 de la rentrée avec de jolis souvenirs à mettre en case mémoire. Ah la la, c’est déjà terminé. Allez Stella, courage, dans moins de 5 mois, c’est Noël !

août 10
2012

Le Trail des 2 Lacs 2012 - un Panda dans les Alpes

Posté par Panda in Non taggé 

Panda

**Attention CR très long et avec beaucoup de photos** :)

Le week-end du 28-29 juillet 2012 se déroulait la course des géants 6000 D. Mais comme je suis un panda raisonnable, j'ai choisi le petit trail s'y attenant, le trail des 2 lacs , mon premier trail de montagne.
Le profil de la course : une montée de 10 km puis une descente de 4 km puis une montée de 4 km et pour finir une descente de 4 km , un dénivelé de 1100m D+ pour un peu plus 21 km (annoncé 22).
La prépa a pas été au top, l'asthme y a mis son grain de sel. sur 3 petits trails prévus de préparation, j'en ai fait qu'un ! et le reste a pas été très folichon !
Objectif arrivé avant la barrière horaire , et si possible pas dernier :)


Vendredi 27/07, je prend le train en direction la Gare d'Aime, je profite du voyage pour le trail pour rester une semaine sur place :) Ma valise est à moitié constituée d'affaires de CAP arf
Une fois arrivé, je vais récupérer mon dossard, mais une fois revenu à la gare, le dernier car est déjà parti et pas de taxi arf, je me vois déjà faire les 20 km jusqu'au la Plagne Bellecotte à pied avec la valise et le sac a dos , chouette échauffement. mais avec d autres participants , nous dégottons un taxi et le partageons à 6.
Le départ se situe en bas de l'appart, 200-300 mètres a faire pour me rentre au départ, c est tip top lol

7h30 , La Plage s'éveille ;0), le sol est mouillé mais il ne pleut pas, enfin pas encore. Cela ne change pas ma tenue, j ai pas amené de long lol, et d'un autre coté, si la pluie s'arrête, je risque d'avoir trop chaud.
Je fini de préparer mon sac. Comme sur les derniers trails, j'ai souffert de déshydratation ,et que je n'arrive pas à boire à la pipette d'une poche à eau, j'inaugure en course, mon nouveau sac raidlight olmo 5L avec les bidons devant.



A gauche, l'eau plate et à droite, une boisson isotonique. et j'emporte 4 gels Gu , découvert et testé grâce à Aude sur le trail du mugets.
Donc maillot court, cuissard, casquette et manchons, manchon que j'ai bien apprécié au départ ainsi que 2-3 fois pendant la course où j'ai été bien content de les remonter, notamment dans les descentes. Je descend , tous le monde s'est abrités en attendant le départ car il pleut quand même bien.
Le départ qui devait être a 9h est retardé d'un quart d'heure environ pour pucer les derniers inscrits et laisser passer les 1er de la 6000 D, j'aperçois le premier d'ailleurs :)
Je suis entre les 2 arches mais personne n'est d accord pour le sens de la marche, je me place au milieu pour suivre au moment voulu. En attendant le départ, je suis quand même bien content, d avoir acheter, un petit APN étanche, l'ayant placé dans le petit filet devant le bidon droit, un autre aurait pas apprécié !!! ainsi que d'avoir acheter le garmin Xt910, mon ancien , le 610 , n'aimait pas l'eau et m'avait forcé à faire le 20 km de paris 2011, à la sensation et au chronomètre lol.
 
Trail des 2 lacs 2012

C est parti :) nous faisons une petite boucle avec déjà une petite cote qui permettra d'étirer le peloton. La première côte d'environ 10km va jusqu'à  la Roche de Mio à 2700 m d'altitude. La première partie nous amène au plan de Leitchoums se fait sur un chemin assez large, tous en zigzag. Je monte cette première partie en alternant marche et course en relançant dès que je peux, je m'arrêtes de temps en temps pour faire des photos,  tout en essayant de profiter des paysages. Ensuite nous avons un petit morceau de plat qui ne dure pas très longtemps puis on remonte à nouveau sur des chemins un peu plus technique.  Nous attaquons ensuite la descente vers Col de la Chiaupe. Cette descente est par moment raide avec des cailloux mais aussi avec quelques faux plats qui ne sont facile à négocier mais je m amuse comme un fou (voir la vidéo). Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Je prend un gel au bout d'une heure, et j'apprécie d'alterner l'eau plate et la boisson isotonique. Sur les 4 gels j'en utilisé que 2.

Je m'arrête de temps en temps pour prendre des photos , ah un moment en me retournant pour repartir, une fille qui prenait des photos aussi, on rigole un peu plus on se prenait en photos lol , j arriverai à la suivre et même à la dépasser dans les descentes mais elle me distancera dans les montées.  Trail des 2 lacs 2012

J'arrive au ravitaillement  sur lequel je reste un peu. Je bois deux verres de coca et englouti des Tucs et un peu de jambons en dé et je repars. Je repère des barrières et mes ballades de la semaine me confirmera que c'était le chemin pour aller au glacier, partie qui a été annulée pour les participants de la 6000D.

Nous redescendons jusqu'au Chalet du Carroley. je m'amuse toujours pendant cette descente et en double même quelque uns,
J ai presque failli raté une rubalise, bon j ai juste eu a remonté une dizaine de mètres , en prévenant ma poursuivante quand même lol Nous traversons plusieurs petits ruisseaus, et à un moment, n'ayant pas fait assez attention, pensant que c'était moins profond, mon pied gauche, s'enfonce plus que prévus, la chaussure se remplit , en plus c'était plus de la boue que de l'eau claire, arf, je me voyais déjà la boue séchant, ne plus pouvoir bouger mon pied dans la basket, au final ça a été :)

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Voilà que se profile la dernière montée pour aller au col de l'arpette, elle  n'est pas très longue, mais elle est composée de passages techniques, des passages de ruisseaux et des parties glissantes.  Les 300-400 derniers mètres de ce col sont très pentues, une gentille dame nous encourage et nous dit que c 'est la fin de la cote. La suite n'est que du plat et de la descente. je bascule, récupère un peu  et je file vers l'arrivée. On arrive a Belle Plagne, je suis un couple, on a un peu de mal a repérer le chemin dans le village.

J'aperçois au loin la zone d'arrivée, plus qu une grande descente d'environ 1 km , une première partie assez pentue, avec des cailloux, je suis toujours le couple mais dès que les cailloux se font plus rare, je les dépasse et file vers l'arrivée, ils ne me rattraperont pas :0)
résultat 4h04 , je suis très content, un temps meilleur que celui espéré et bien que par moment j'étais très essoufflé dans les montées, sans doute aussi à cause de l'altitude , je n ai pas souffert d'asthme. La fin de la course n'en a été que plus agréable. Seul petit couic, j'ai été considéré comme non partant , donc pas de suivi et de classement, mais 3-4 heures après la fin de la course, et un mail, je sais pas si il a eu effet ou si il ont eu peur du panda , :o) , je suis dans la liste :o)

Le reste de la semaine a été aussi très sportive, chaque jour je me suis offert une rando dans la montagne. A plusieurs reprises j'ai repéré les traces de peintures orangés du trails des 2 lacs et surtout de la 6000D. arf ça donne envie
2013, 2014 , qui sait !!!!



Dimanche 29 juillet
04h30 pour 15.5 km
Je me suis acheté un petit carte de circuit pédestre, des fois pas très précis mais au moins, je peux me repéré.
J'attaque par la première cote de 2 km en zigzag que la course, j'ai oublié plein de choses, enfin que j'avais pas remarqué pendant la course, mais en marchant vite, on regarde pas le paysage !
je fais un circuit qui reprend un peu le parcours de la course, je retrouve aussi des rubalises et peinture de la 6000D arf lol j atteins presque la roche de Rio (2700 m) mais il se fait tard , et redescend direct par un autre chemin sans aller au sommet.
Le chemin retour, tout en pente est assez technique , bcp de cailloux, un tunnel lol (Tunnel des Inversens) et des marmottes, la première pas eu le temps de prendre l apn mais la deuxième oui, elle est resté a me fixer avant de rentrer dans son terrier , elle devait jamais avoir vu un panda  lol

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012


Trail des 2 lacs 2012

Lundi 30 juillet
03h10 pour 13 km
Je reprend la cote en zigzag de 2 km de la course , mais bascule tout de suite en direction de la Plagne centre, un peu plus de 2km en descente aussi, peine un peu a retrouver le reste du circuit, bcp de travaux, reussi plus ou moins bien, au passage , je me suis fais mordre les fesses par un chien de berger, bon gentiment mais quand même :o), le panda doit avoir bon gout lol.
Arrivé quasiment , plus que la montée de 2 km a descendre, je trouve un peu court, et prolonge d'un peu plus d'une heure, à la recherche de la route balcon , arrive à Belle plagne, et replonge vers Plagne Bellecote, je revis presque l'arrivée :o)

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012


Mardi 31 juillet
04h00 pour 13.30 km
Départ vers Belle Plagne puis je bifurque à gauche (j'ai descendu par là en descendent du tunnel dimanche)
Je grimpe en haut du Mont St Jacques (2400 m), que je voyais de mon appart , reste un peu de temps à contempler le paysage, le mont blanc en particulier (Le versant Italien)
Redescend puis me remonte vers le Col de L'Arpette (2300 m) et redescend vers le Lac du Carroley , puis le Chalet du Carrolay , en fait , sans le vouloir, c est le chemin dans le sens inverse de la course lol
J'aurai bien aimé remonté vers la Roche de Rio, mais il se fait tard, et je fais demi tour, remonte jusqu au col de l'Arpette, pour redescendre vers Belle plagne et hop rentré

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012


Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012


Mercredi 1er août
03h45 pour 15 km
Objectif de la journée, allez à la roche du Rio (2700m) et si possible aller au glacier !!!! Je monte a Belle Plagne par un autre chemin, reprend le tracé de la course, qui passe par le lac des Blanchets et me retrouve, enfin à la Roche de Rio, je fais le tour et prend plein de photos, notamment du Glacier, et repère même le coté où il faut descendre pour y aller, mais il se fait tard, et je préfère rentré , le lendemain me donne raison, il aurait fallu que je descende jusqu'au Col de La Chiaupe (2500m) , pour ensuite remonté (souvenez vous les barrières que j avais vu au ravito , samedi) à 3000 m !!
Je redescend donc, par le chemin qui passe par le Tunnel des Inversens, vois plein de marmottes, en essayant un autre petit chemin, tombe sur un cul de sac mais il m'amène au pied de la télécabine à l'endroit où elle rebascule dans la vallé. Je ne peux m'empêcher de courir oppps pendant la descente qui est par moment vraiment très caillouteuse et casse gueule lol, 1km en 6:38  Content de ma balade, mais dommage pour le glacier, mais je suis parti assez tard dans l'aprem

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

jeudi 2 août
Objectif le glacier
5 km Je voulais vraiment aller au glacier mais je me revoyais pas refaire quasi le même circuit qu'hier !!! alors de bonne heure, je vais acheter un pass journée avec une entrée de la grotte des glaces incluses , remonte chercher mon sac a dos, sans oublier la veste pour la grotte (0° )
Allez hop dans la télécabine, tiens ça va plus vite :) faut juste pas avoir le vertige, je ne m arrête pas a Belle Plagne, continue vers la Roche de Rio, repère l'endroit où je du faire demi tour hier, lol et descend à la roche de rio,  de toute façon il faut descendre pour changer de télécabine, en profite pour refaire un tour et prendre des photos comme hier , avec plus de soleil et reprend la télécabine, direction le Glacier; je regarde à droite et à gauche pour repérer le chemin à emprunter pour la 6000D , j ai bien repéré le chemin pour descendre, mais pas du tout pour monter arf, sacré morceau quand même

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012


Arrivé au glacier , je visite la grotte des glaces et fait le tour autant que je peux du Glacier, à gauche, je monte jusqu'au panorama et continu a monter, personne me suit arf, en fait, c'est le chemin pour redescendre et c'est celui de la 6000D

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Mais je reviens vers le glacier, et visite vers la droite, je suis vraiment sur le glacier lol et avant de redescendre , je déjeune au restau, "Le glacier " lol un plateau de charcuterie, à 3000 m d'altitude avec pour décors le glacier, sympa

Trail des 2 lacs 2012

Je redescend en telecabine, m'arrête au Col de la Chiaupe, le fameux , reconnaît l'endroit du ravito, et prend mes repaires pour une possible 6000D lol De nouveau télécabine vers la roche de rio, je m'arrête assez longtemps en hauteur avec à gauche le Mont Blanc et en face le Glacier
et de nouveaux la télécabine pour revenir à la Plagne Bellecote
Pas bcp de km , je rentre a l heure où je partais les autres jours lol, par contre de beaux coup de soleil, le dessus des mains , le cou, les oreilles , et mes tibias et mes mollets arf
J'ai l'air malin maintenant pour courir, les jambes toutes blanches, sauf le tibia et les mollets arf
j'ai eu du mal en m'endormir et à dormir, endormi à 4h et dormi pas plus de 3h-4h

vendredi
06h30 pour 20 km - 1200 m D+
Donc tout droit, la roche de rio , le glacier c'est bon, A gauche , le mont st jacques, le col de l'arpette et le lac du Carroley c'est bon
donc à droite maintenant lol, je regarde sur la carte et décide de réunir plusieurs circuits, qui vont de sommet en sommet en faisant des boucles, donc j'essayerai de joindre les sommets sans redescendre. Sur la carte cela a l'air facile lol
Donc Belle plagne, je rejoins la Roc du Diable (A gauche, on peut allez aussi à la roche de rio, je commence a bien me repérer lol) mais je vais à droite et vais vers la Grande Rochette (2500m)  Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

ca monte sec mais une fois en haut super panorama, je continus, ça redescend quasi tout droit, avec plein de cailloux, pour remonter au Roc des Verdons, (2500m) Ensuite c'est le roc du Bécoin mais ça monte sec, et vraiment sur un rebord de carte postale, je sais pas je peux redecendre par l'autre coté et me voit pas le faire sans baton !!! Trail des 2 lacs 2012

donc je suis le circuit enfin 2 circuits, c'est commun a 2 circuit, il faut redescendre pas mal , mais dans une petit plaine vraiment très jolie , rempli de Marmotte lol, et en suivant plus ou moins le circuit mais me repérant plutôt visuellement, je remonte de l'autre coté, petit à petit

Trail des 2 lacs 2012

c'est un peu moins pentu de ce coté enfin pas trop lol, mais je décide quand même d'aller au sommet du Roc du Bécoin, non mais oh lol
au début ça va mais rapidement ça devient très dur, pas à la verticale mais presque , quasi à quatre pattes lol
Je me vois pas redescendre par là et repaire un chemin un peu moins pentu, en direction du Mont Jovet mais d'abord je continu mon ascension lol
a deux reprises, je crois être arrivé mais il en reste encore

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

J'arrive enfin (2594 m) , et le sommet est tout petit, 2-3 m2, pas plus, il y a beaucoup de vent, c est très impressionnant, je suis le roi du monde lol, faut juste pas tombé :o)
Je prend des photos, profite de l'instant lol et redescend petit a petit, je vais pas vite, très casse gueule et c'est vraiment des crêtes

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Mais l'heure avance, cela fait déjà 4h que je suis parti et le mont Jovet (2560) est trop loin , donc je décide de rejoindre la plaine à marmottes de tout à l heure. je rejoins le chemin toujours autant escarpé mais le petit détour m'a permis d'éviter la partie en descente qui était pas du tout à mon goût lol
La descente vers la plagne centre est assez longue quand même, bcp de marmottes , par hasard, je tombe sur un petit canyon, féerique et sublime.
Depuis mon début d'ascension du Roc de Bécoin, je n'ai vu personne, la montagne est à moi, lol, Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Je revien un peu à la réalité en rentrant dans la plagne centre, arf un village lol me repaire facilement, et attaque la petit montagne qui me sépare de plagne bellecote, souvenez vous c'est par là que la course a commencé sauf que la , c'est dans l'autre sens et que je dois d'abord remonté et puis descendre, le tout en zigzag, un panneau indique 1h30, j'en suis a 5h30 arf cela ferais 7h00 !!! mais finalement je dois avoir quand même un rythme assez soutenu, car je ne mettrai que une heure, donc 6h30 , pour 20 km et donc 1200m D+ , 10 min env avant la nuit !!!!

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012

Trail des 2 lacs 2012


Sur la carte, cela semblait facile mais sur le terrain bcp plus dur, que les autres parcours (roche de rio etc)
Mais bien content au final d'avoir tenter et réussi d'aller au roc de Bécoin, il m'en a fait baver :o)

Si on rajoute le trail samedi, cela me fait un tout petit plus de 100 km dans la semaine :o)


La vidéo
La fixation a pas bien tenu donc j ai pas filmé autant que j'aurai voulu mais cela donne déjà une bonne idée


Toutes les photos https://plus.google.com/photos/112831123258956535621/albums/5774947848664560449

août 06
2012

Marathon de Davos : le 100éme de Pconvert, et moi, et moi, et moi

Posté par latortue in Non taggé 

latortue

 

Davos marathon
J'aime bien la Suisse pour son chocolat, ses vaches, son fromage, son côté authentique, ses habitants... Et puis, ma fille épouse dans quelques mois, un Suisse, alors !!!
Par contre, je n'aime pas les marathons montagnes, et toutes les fois que nous sommes partis courir dans ce pays, c'était pour un marathon montagne !!!
La montagne m'angoisse, m'oppresse. J'ai couru le marathon du Mont-Blanc, les 25 kms du liechtenstein, sans franchement prendre de plaisir. 5 fois la Bonette, avec les copines, déguisée, histoire de faire passer la pilule ... amère ..
En Suisse :
 Zermatt : là, je triche puisque par deux fois, je choisis le relai. J'ai trouvé le principe sympa, l'ambiance bonne-enfant, et nettement moins fatiguant.
 Faut dire que la 1ère année, j'avais tenté le marathon, avec abandon au 30 eme. Abandon, parce que marcher ne m'interesse pas, m'ennuie profondément, et que je suis bien incapable de courir 42 kms en montée !
LaJungfrau : en 2010, j'ai fait trés fort puisque j'ai refusé de m'y inscrire. Mais, j ai tellement galéré, en tant qu'accompagnatrice, écrasée dans les trains telle une sardine dans sa boîte,  que je me suis promis : "plus jamais".
Je ne suis donc, vraiment pas une montagnarde, la CCC, l'UTMB ne me font pas rêver, vous ne m'y rencontrerez jamais.
Je pensais avoir été trés claire à ce sujet avec Pconvert, et j ai du mal à comprendre par quel hasard je me suis retrouvée inscrite au marathon de Davos et à la Jungfrau ???
Ah ! Oui ! 2 marathons sur Davos : le C 42, marathon au profil descendant - le K 42 , marathon au profil ascendant. Voilà comment l'animal m'a eue !!! Et bien sûr, chacun a choisi le sien... Et pas le même !
La Jungfrau : Pconvert s'était promis d y revenir, ainsi que son copain Pascal, en 2012 , pour les 100 ans du train du Jungfraujoch et les 20 ans du marathon .... Qu'est qu'ils sont fleur-bleue, les mecs, lorsqu'ils en ont envie !!! 
En plus d'être un marathon de montagne, la Jungfrau se court le même jour que le marathon du Médoc ... Et ça, c est dur à accepter ! J'ai énormément de mal à zapper ce marathon que j'adore, pour un marathon montagne qui m'indiffère totalement. 
Mais revenons à notre marathon de Davos
Davos s'annonce mal :
- 3 jours avant la date fatidique du marathon, je suis réveillée par une crampe dont la douleur est telle, qu'elle entraîne une perte de connaissance, accompagnée d'une sudation importante....... Pconvert parle de crise de spasmophilie, je n'y crois pas. Le gros problème : durant 24 h, je n'arrive pratiquement plus à poser le pied sur le sol, le mollet totalement paralysé. Je me gave de comprimés de sel, magnésium, potassium...
- c'est le 100eme de Pconvert, et j'aurai bien aimé courir avec  lui à cette occasion.  Nous en avons tellement partagé, des kms, que ça m'aurait fait plaisir d 'être à ses côtés. Mais bon, nous ressentons, chacun, les choses différemment, et si le Moustachu désire courir seul, c est son choix.
La Suisse, c'est bien loin de chez nous, et en traversant  l'Italie, nous n'hésitons pas à se faire plaisir : arrêt de quelques heures dans la petite ville de Côme, au bord  du lac.c'est trop beau, c'est l'Italie.
À mon arrivée en Suisse, je suis surprise par la fraîcheur.
Retrait Des dossards : impeccable. Super bien organisé. Tout le monde est adorable et efficace.
Au programme : 2 marathons le C42 (que j'ai choisi car valloné, mais pas de haute montagne) le K42 ( haute montagne, fort denivelé pour Pconvert) un 10 km, un 21 kms, un 30 kms, un 76 kms, une marche, le tout super bien orchestré, avec des départs à heures différentes, d'endroits différents. Je suis épatée par le service ferroviaire pratiquement totalement mobilisé ce jour-là pour accompagner et ramener les coureurs à bon port et gratuitement (Par ailleurs, nous bénéficierons, pour toute la durée de notre séjour en Suisse, en tant que coureurs, des bus et des trains gratuits).
Mon départ aura lieu, du centre sportif de Davos, à 7 h du matin, en même temps que le semi, 30 km et 76 kms.
Départ de Pconvert à 10 h 30 de Bergün, pas loin de ma zone d'arrivée ..
Totalement démotivée, je suis. Il fait froid, il pleuviote, ça ne me dérange pas...j'ai juste pas envie.
Les 10 premiers kms sont un enfer. Je ne suis absolument pas à l'aise, je suffoque, une énorme boule au fond de ma gorge m'empêche de respirer normalement. Je suis en hyper-ventilation et n'arrive pas à me calmer. Si je n'abandonne pas tout de suite, c'est que mon vestiaire m'attends à Tiefencastle..je ne peux pas faire autrement que d'y aller !! Je suis fermement décidé à ne pas courir la Jungfrau en septembre. Pourquoi me suis je laisse embarquer dans cette galère ???
Jusqu'au 10eme kms, nous courrons sur route avant de bifurquer sur un sentier.....qui monte. Je commence à râler contre le monde entier, et du coup, je sens que mon état s'améliore : côté respiration, c'est bon, les jambes, ça va...je retrouve de bonnes sensations, les sentiers sont  roulants, les paysages superbes, la température idéale, la traversée des villages sympa. Séquence aventure : courir sur une passerelle au dessus du vide !
Cerise sur le gâteau : apercevoir Pconvert dans le train qui l'emmène a son départ ;-)
Les montées sont relativement courtes, donc je peux les courir,....et si je marche, ce n'est jamais bien longtemps. Je me régale en descente. Je pense énormément à Babou : beaucoup de racines glissantes, pierres et cailloux en tout genre, faut bien lever les pieds !!!!
Les ravito sont sympa avec du bouillon, du thé, de la boisson et des barres énergétiques. 
Pour moi, le meilleur moment de ce marathon : vers le 35éme km, tout à coup la pluie, une pluie drue.  Génial !! J'adore ! Je cours seule sur de petits sentiers plein de racines affleurantes (je pense à Babou!), je traverse de petits ponts en bois, ça sent trop bon l'herbe mouillée. Je suis super contente, même si l'idée que Pconvert court plus haut dans la montagne que moi, m'inquiète.
Arrivée, étonnante , aprés des escaliers et un pont, en plein milieu de  la campagne ( en fait, à la sortie du village au niveau du gymnase), ambiance bonne enfant, sympa. Au final, je me suis bien régalée sur ce marathon nature bien vallonné, aux reliefs variés.
(J'apprendrais même à mon retour : ma 3iem place dans ma catégorie ^_* )
Je rejoindrais Davos avec le petit train rouge. 
Beaucoup d'ambiance dans le stade de Davos pour l'arrivée du 10 kms, du semi, du K42, et du 76 kms : musique, enfants franchissant la ligne d'arrivée avec leur papa ou maman, buvette....totalement  à l'opposé  de mon arrivée champêtre.
Je chantonnerais, danserais,  applaudirais, jusqu'à l'arrivée de ma danseuse.
 Et voilà, Pconvert a couru son 100eme marathon, seul, en montagne et déguisé. Que de chemin parcouru depuis son 1er, à NY en 2001 !!! Je l'avais retrouvé au "meeting point ", enveloppé, telle une dorade,  en papillote, squelettique entrain de pleurer de fatigue, d'émotion, de bonheur ( assez difficile à comprendre pour une mére qui a mis au monde et élevé 3 enfants, comment on peut pleurer pour de la cap !!!).
Que de chemins parcourus, que de déguisements (stockés dans les armoires des filles), que de copains rencontrés et appréciés, que de voyages organisés, grâce à tous ces marathons.... Bravo mon Pconvert pour ton dynamisme, ton effet "moteur", ton côté Fun, bravo pour ton centiéme marathon !!! ( et pour m'avoir entraînée avec toi dans cette merveilleuse galère.....euh !...... gondole )
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pour celles que cela intéresseraient :
[url=http://www.pconvert.fr/page112/page112.html]le recit du 100 iem de pconvert[/url]
et sa Video ;)
[video]http://www.youtube.com/watch?v=W9YCNz15AgY&feature=player_embedded[/video]

août 05
2012

Ma 6000 D, à la Plagne :

Posté par stefanie in Non taggé 

stefanie

 

Départ à 6h sous la pluie mais aussi la musique des "4 saison" de Vivaldi (thème l'été, je crois, j'adore). On est levé mon mari et moi depuis 3h du matin comme pour le marathon de Miami en janvier mais j'ai mal dormi et je le ressent dès les 1er pas de courses, mon mari lui à l'air bien et part bien devant, je ne le verrai plus. Je vais à mon allure et retrouve la compagnie de Denis un podologue d'Akiléine que j'ai connu sur le marathon de Berlin il y a 8 ans. On cause un peu, pour l'instant ça monte pas, mais au bout du 3ème envrion voici la côte, je commence donc à utiliser mes batons, qui, m'aident bien déjà !! 

Beaucoup de coureurs me double, tant pis, mon but est de finir avant les 12h de course. Et ça grimpe dure, on marche donc, et les batons me sont d'une grande utilitée. Pour l'instant il fait bon, il n'y a plus de pluie MAIS on entend gronder là haut !! L'orage, commence à venir vers nous.  On  passe de petits villages bien sympathique avec les spectateurs qui sont là pour nous encourager...et la pluie reviens avec un peu plus d'intensitée et il commence à faire frisquet !! On ne voit plus les sommets avec le brouillard et le ciel continue à grogner, brrrr, l'orage en montagne c'est un peu dangeureux non ?!!! Et là, au bout de 2 ou 3h de course c'est le déluge, grosse pluie glaciale, beaucoup de coureur s'arrête pour mettre leur coupe vent mais moi je préfère continuer pensant que cela ne va durer que Quelques minutes, et je ne veut pas perdre de temps. Finalement vers les télésièges des coqs (c'est le nom mais pas vu de coq, que des poules mouillées...bon c'est nul) je prends dans mon sac mon coupe vent tout en courant, un coureur me demande si il peut m'aider à tenir les batons (sympas). Ca grimpe et je suis gelée, ma casquette fait office de goutière, je suis trempée, c'est l'horreur...on arrive au 1er ravitos à  et on nous avertis que l'on n'ira pas au glacier, trop dangeureux avec l'orage je suis prise entre 2 impressions : frustration car la 6000 D c'est quand même d'arriver au glacier et contente car j'ai froid et je suis trempée. Je prendrai du pain d'épice et des noisettes et de l'eau pétillante, le même coureur sympa qui m'a aidé tout à l'heure me demande si je veux de l'eau dans mon camel back, sympa, je ne le reverrai plus...j'espère qu'il a bien fini.

Et c'est repartie sous la pluie, la boue, bref l'horreur. On traverse un champ de vaches qui ne nous regarde même pas, elle continue à brouter pendant que l'on grimpe encore et encore, merci les batons. J'ai froid mais le soleil reviens et j'enlève mon coupe vent, et du coup je change de tee shirt trempée. Ca va mieux et c'est repartie. Tiens un coureur qui me double sans sac et à fond, un 2ème...ah ce sont les 1er de la course des 2 lacs visible avec leur dossards rouge (nous jaune) (ouf, ça rassure, ils vont super vite).  

Tiens ma copine (qui suit toutes mes course) m'appelle, elle est chez le coiffeur en train de se faire bichonnée et moi je grimpe comme je peux en voyant le sommet de la Roche Mio à 2670m. Elle m'encourage, on cause, c'est sympa, je lui met pleins d'image de montagnes en tête. Une fois notre conversation terminer je prends quelques photos en courant, j'avoue que là je suis assez bien, et le paysage est joli, on est au 25km environ.

En haut de Roche Mio, je pensais qu'il y avait un ravitos mais pas du tout c'est un controle et beaucoup de monde pour nous encourager.

Et là ça descend, je commence à avoir mal (déjà aux cuissaux !!),  Tiens un message de Gyggi, je lui répondrai tant que je peux pas SMS (elle n'en n'aura pas fini avec moi du coup la pauvre, je l'aurai embêter jusqu'au bout par mes états pendant la course !!!)

Arrive un ravitos, je mange pleins de noisettes et je prends encore du pain d'épice que je mets dans mon sac (quelle erreur, il sera en miettes) et des morceau de barre énergétique je bois aussi du pulco citron, trop bon !! Et c'est repartie, ça descend, j'ai vraiment mal aux adupteurs mais faut continuer. Mon mari est loin devant. 

Le paysage est superbe mais faut faire gaffe sur ces petits chemins, un coureurs est allongés avec une couverture de survie je penses à une enorse et un hélicoptère  essaye de venir le chercher(je saurai plutard qu'il a eu une hyppoglicémie).

Beaucoup de coureurs (et coureuses) me doublent, ça m'énervent sauf quand c'est un dossard rouge, enfin, je n'ai qu'à courir plus vite, mais j'ai mal aux cuisses et c'est pas fini, loin de là !!!

Il fait chaud et on grimpe une sacré côte, encore une fois les bâtons me seront bien utiles !! On arrive à un point d'eau et un controle, j'en profite pour un petit pipi derrière un petit buisson qui ne cache rien du tout...et c'est repartie,  j'appel mon mari qui est bien devant à au moins 5  km devant  puisqu'il me dit qu'il est au ravitos de Bellecote.  J'ai trop mal j'appelle ma copine qui m'encourage ET notre Gyggi avec qui je fais causette, c'est bête mais ça fait du bien au moral, elle arrive à me faire rire dans la douleure. Un pote de course m'envoie un SMS d'encouragement (merci Jacky, V3 et 3h10 à son dernier marathon). 

Ca descend bien raide, j'ai les cuisses en feu, des coureurs vont à fond mais ce sont ceux de la course du trail des 3 lacs et l'arrivée se trouve à Bellecote. On passe dans le village où se trouve notre chalet, super ambiance....mais bon, ça n'enlève pas la douleure...Au ravitos, je mange encore des noisettes (j'vais me transformer en écureuil) et je bois encore du pulco citron et.........ben oui du pain d'épice. Un bénévole nous annonce 15km mais en fait c'est plutôt 19km bref, mon GPS ne marche plus depuis le 2ème km !! Donc un peu perdu mais je me renseigne avec les autres coureurs.

Isabelle, ma cop. m'appelle, je lui dit, 'c'est pas trop le moment, j'te rappelle" je l'ai envoyé un peu balladée mais elle a compris, comme pour GiGGY qui me demande si ça va par SMS, je lui répond "non" un peu sec....j'ai mal aux cuisses et j'en ai marre, pourtant c'est jolie ce sous bois qui descends jusqu'au village d'arrivée (Aime), je cours avec ma musique, du métal qui me booste, je dépasse pas mal de coureurs, qui me dépasseront par la suite et que je redépassereai.....on s'en ai amusé jusqu'à l'arrivée !!

Je cours avec une nana qui va bientôt faire "la diagonale des fous" elle a dû mal mais m'aide bien quand même, on papote un peu, on fait 5km environ ensemble, très sympa je ne la reverrai pas avec sa casquette orange fluo !..J'appel mon mari qui est arrivé en 8h26, bravo, moi j'en suis loin. J'appelle ISa et Gyggi qui me suivent depuis le début virtuellement !! (merci encore). J'en ai marre et hate d'arriver, des bénévoles nous disent qu'ils restent 3 km mais en fait c'est 5km, le moral en prend un coup..on cours au bord de l'eau, j'appelle Gyggi qui me remonte bien le moral...on court sur du dure, ça change et c'est PLAT, ça change aussi, je vois un peu par où on arrive à l'entrée du village, on m'encourage, je suis toute seule à courir, je dépasse quelques coureur qui sont pire que moi...je rentre dans le village et j'appelle ma copine, Isa, qui n'a pas assister au départ (6h du mat) mais qui assistera à l'arrivée..

Je cours dans le centre du village, certain buvant une bonne bière m'encourage, je ne suis plus bien loin, je cours avec les bâtons sur la route, c'est idiot mais je ne peux plus m'en passer de mes nouveaux amis !! J'entends mon nom au loin.....j'en peux plus, je craque, Isabelle me dit que je suis en dessous des 10h, je m'enfout, j'arrives !!! Mon mari me retrouve, j'en ai les larmes aux yeux !!!  

Je tiens à remercier Gyggy, qui m'a bien aidée moralement et qui s'entraine déjà pour mon 100km de Millaut le 28 septembre !! Et Isabelle qui m'a bien supporter aussi!!! Et mon Jacky qui m'a suivi jusqu'au bout...

Le soir une bonne bière mais le lendemain, j'vous dis pas dans quel état je marchais ! bon les tendons je suis habituée mais les cuisses !! Surtout pour descendre les escaliers un vrai calvaire.

Sinon, sur le coup j'ai dit plus jamais mais je vaux remettre ça pour 2014 (on laisse passer une année) car on n'est pas monté au glacier (c'et la 1ère fois depuis le début de cette course,23 ans qu'il détourne ainsi le parcour) du coup ça fait 55km et non 60km. J'ai mis 9h55. Nul mais j'ai finie...

Le lundi matin j'ai fait 56 lm de vélo de route, ça n'a pas arrangé, et mercredi matin j'ai recommencer à courir, j'avais encore mal aux cuissaux !! J'ai mis au moins 5 jours à ne plus avoir mal !! 

Enfin Bravo à Cécile Bertin qui à fait 9h10 je crois et qui va courir l'UTMB, course pour Extra Terrestre !!

s

juil. 29
2012

Mon triathlon à moi !

Posté par Sylvie de Toulouse in Non taggé 

Sylvie de Toulouse

A prendre au second, voire troisième degré !

Pour ce dernier jour de mes vacances, snif, il me fallait marquer le coup.
Je les avais commencées avec la Corrida de Toulouse mais il n'y avait rien à faire dans mon secteur en ce dimanche donc une petite épreuve rien qu'à moi.

J'ai très envie d'essayer le triathlon depuis septembre dernier après avoir vu une épreuve sous le soleil près de chez moi et tous les CR du forum mais...

En natation, je n'ai pas de combi et je n'ai pas l'occasion de nager dans un plan d'eau donc j'appréhende, surtout avec les autres nageurs autour ! Je montre les crocs lorsque l'on envahi mon espace vital et je suis sûre que cela me fera boire la tasse plutôt qu'avoir la hargne pour grignotter des places !!!
En cyclisme je n'ai qu'un VTT de belle qualité en son temps mais qui a 22 ans... et pas d'épreuve nature dans mon coin pour le mettre à profit. Investir dans un vélo de route me retient un peu pour le moment ! Vais-je le rentabiliser ???
En CAP, là j'ai tout de matériel, ouf !

Tout cela c'est sans évoquer la tenue unique dévolue à ce sport : la trifonction que je n'ai pas non plus dans laquelle il sera difficile de cacher mes rondeurs... à mon grand désespoir.

Mais ce qui me retient le plus je crois c'est d'être ridicule dans l'allure, l'attitude et la performance. 52 ans et toujours pas affranchie de mes complexes !!! Si  je pouvais me lancer avec une autre farfelue ce serait super mais je n'ai personne sous la main et pas de préparateur perso pour ma monture et les encouragements, donc...

J'ai réuni les trois épreuves en solo et sans assistance (ouf je n'ai pas crevé), un peu adaptées je vous l'accorde.

9h15 CAP 8 km en 53' (cétait ma 3e sortie en 3 jours donc endurance cool)

T1 : 3h... petit-déj car j'ai couru à jeun comme d'hab, douche et changement de tenue civilisée... pour aller au marché en voiture !!! ) j'ai vécu mon moment foule désordonnée avec poussettes, chariots, chiens (les 3 en même temps souvent !)

13h15 VTT 8.2 km en 23'... pour aller à la piscine découverte de la ville voisine

T2 : 4' c'est mieux, non ?

Natation : 2.1 km en 47' seule dans le bassin. Je sais, ce ne sera jamais comme çà dans la réalité !

T3 : 20' (un peu de bronzette pour sécher m'a retardée !)

14h50 VTT 12 km en 43'... je suis allée explorer des chemins alentour mais qui étaient tous des culs de sac, dommage.

Bilan : pas terrible côté timing et un peu désordonné dans l'ordre des épreuves. Mais vu les chaleurs de ces derniers jours, je ne me voyais pas faire la CAP à 2h de l'après-midi.
Pour un Sprint (c'est ce qui me tenterait) j'ai de la marge côté natation avec les 750m demandés. Vélo je sens que c'est juste mais évidemment mes gros pneus de montagne  ne me permettent pas de rouler à plus de 23 km/h sur du plat en continu, alors si ça monte... CAP je devrais avaler les 5 km demandés. Reste à enchaîner le tout...
Je suis bien consciente qu'il faudra voir un autre ravitaillement que le marché du dimanche matin et la douche aux transitions !!!

En tout cas je me suis amusée, sans pression et je suis arrivée la "première" pour bouquiner dans le hamac...
:-)

juil. 26
2012

Leeleeth à la montagne : salade et fromage – Stage Multisports

Posté par leeleeth in Non taggé 

leeleeth

Attention CR Fleuve... encore...

 

Je continue mon menu montagnard avec le stage de 4 jours organisé par Maïlys. Pour moi ca veut dire départ le mercredi soir après le boulot direction la Haute-Loire ! J’arrive à plus minuit chez Aurély. Le lendemain debout dès 5h25 ! On récupère en route Nina (trouve nous un pseudo sans caractère spécial !!!) sur un parking et ensuite Schotsala à l’arrache à la gare de St Exupéry !

 

Une fois sur place, on retrouve toute la troupe sur le parking et hop ! mise en condition, 20min de marche avec les gros sacs à dos pour monter au gîte qui est au milieu des alpages. Maïlys nous donne le planning légèrement modifié et on commence par se présenter les unes aux autres autour d’un café puis on prend possession des chambres pour un peu repos et un bon repas !!! Franchement les stages de sport qui commencent comme ca moi je valide !

 

L’après-midi, on fait une petite séance de CO (Course d’Orientation) en binôme. Le hazard m’adjoint Flo, une vraie gazelle !!!! Comme j’ai déjà fait un peu de lecture de carte, je suis assez à l’aise sur ce point mais je ne suis pas le rythme alors vite, je file la carte à Flo ! « Alors on va où ? » ce qui me permet de reprendre mon souffle... Super tactique qui lui permet de découvrir les carte et pour moi de préserver ma « non-condition » physique.

On retrouve nos balises mais on vérifie bien à chaque fois car comme chaque équipe à ses propres balises, on doit les rapporter et pas question de piquer celles des copines et de les laisser dans la galère !

 

On enchaine avec des exercices de technique (descente, batons) et du stretching. Ayant une super top championne de ski de fond, le modèle de technique de batons est tout trouvé !

 

Après un copieux mais sportif diner, sortie nocturne à la frontale ! J’adore ces virées moi ! Il ne fait pas froid du tout, les vaches aliens (vous verrez leurs yeux à la frontale vous comprendrez !) nous observent aussi interloquées que les autres convives du resto. Une promenade sur le plateau, légèrement vallonnée et bien rigolote à faire. Mais je sens que je suis à la traine quand meme.

Une fois rentrées, on file vite au dodo ! Chambre conviviale, sous les combles pour moi, tout confort. Le gîte est vraiment appréciable.

 

Le lendemain on attaque par ce que je préfère : la descente ! on retourne au village (pas au parking !!! au village tout en bas !!) par les chemins, moi je me régale ! Surtout que certaines sont de vraies fusées dont j’ai beaucoup à apprendre comme lièvre !

Malheureusement, 2 chutes dans ces descentes donneront lieu à des bobos et une leçon de strapping de chevilles (l’année dernière c’était moi !)

 

Arrivée en bas, c’est le drame de mon we : le VTT. Déjà, j’aime pas le vélo, ca fait mal partout et c’est fourbe ! On commence par du chemin blanc, plat... ca va ... mais dès qu’on doit monter, incapable d’augmenter la fréquence des poteaux téléphoniques qui me servent de jambes, je manque de vitesse et comme je force : je perds de l’adhérence !!

Donc j’ai très vite peur, je manque de me gauffrer et je suis à la traine.

Bon heureusement, en descente ca va ! (c’est mon leitmotiv toutes disciplines confondues je crois : « en descente ca va ! »...). Mais au global, cette sortie est quand même bien difficile pour moi. Je suis contente de voir la pause de midi arriver pour pouvoir poser la monture. Que n’aurais-je échangé ce destrier avec les magnifiques chevaux qu’on a croisé !!! Eux au moins ils essaient pas de se rouler sur le flan avec leur lest !

L’après-midi, nous serons 3 à abdiquer et à prendre la route pour rentrer pendant que les « vraies » finissent la virée dans les montées abruptes et caillouteuses...

Et comme on est là pour du trail, on remonte au chalet à pied biensur !!! Je pourrais vous donner les distances et dénivellés et tout et tout mais je laisse le soin à Aurely qui a bien tout enregistré de vous faire un CR chiffré !

 

Pour conclure la journée, on teste un super jeu : la slack line (pardonnez l’orthographe, je ne sais ni l’écrire ni même le prononcer). C’est une sangle qu’on tend entre 2 arbres sur laquelle on tente de se déplacer en équilibre. Super marrant comme truc !

Comme toujours ce sont nos fous rires qui seront les plus difficiles à surmonter et qui feront travailler les abdos à outrance.

 

On prend le temps de l’apéro ce soir car on attend notre invitée : une podologue qui vient spécialement pour nous conseiller ! Explications claires et factuelles, très sympa, moi en tout cas j’aurai appris pleins de choses (comment ca y sont un peu pourris mes pieds et j’en prends pas soin ??? ah bon...)

 

Je crois que c’est le plus ardu de cet exercice de CR : comment transcrire l’ambiance, les rires et les bons moments que nous passons toutes à chaque stage ? Que ca soit durant les activités ou durant les moments de repos, les soirées... C’est toujours une joyeuse bande !

 

Pour le 3° jour, c’est la partie nautique de notre stage triathlétique et surtout la partie ludique : canyoning ! Avec le frangin de coachette pour nous encadrer ca va le faire. Comme il faut des anecdotes pour bien se marrer, la voiture de Caro Grand Organisatrice en Chef a décidé de pu démarrer pour aller à la base de départ (on va pas descendre en courant tous les matins non plus !!) Après quelques allers et retours tout le monde se retrouve à tenter d’enfiler une combinaison, combat plus ou moins laborieux selon les participantes...

Les explications sont données et on y va ! premier obstacle : rappel sur 8/9 m ou rappel puis saut d’un promontoire à environ 5m. perso, une fois sur le promontoire, il ne m’a pas fallu longtemps pour reprendre ma corde et décider de finir en rappel tellement j’ai eu peur !!!

Certain félés sautent depuis le haut ! Ah ben c’est sûr ils vont aller plus vite !

 

On glisse, on marche (on glisse en marchant)... mais on avance dans le lit de la rivière. Arrivent des obstacles bien difficile pour moi : des trucs un peu étroits ou alors « sous la roche ». En bonne claustro j’évite les ascenceurs normalement mais là ca m’énerve déjà de pas avoir sauté donc je me force. Et tout passe bien ! Tout le monde semble se marrer !

Arrive le 2° grand saut ! je tente ! ben non je tente pas.... je tente ! ben non je tente pas... Assise sur le coté ca va ! alors sous les encouragements des copines, je me lève d’un bond et « saute » avant que mon cerveau ait réalisé mon geste...

Pour les illustrations sonores, se référer aux lapins crétins !!!

Mais c’est fait. La tyrolienne ca j’ai vraiment adoré ! la preuve ? j’ai braillé en mode lapin crétins mais moins fort...

 

Bon pour le dernier saut je fait toujours pas la maline, j’ai même essayer d’embarquer le moniteur mais il résiste le bougre ! Je ferai encore le lapin crétin... Pourtant j’étais plutôt partie pour des imitations d’otarie à la base !

 

En tout cas une bonne occasion de dépasser ces peurs encore une fois ! Avec le VTT de la veille moi je suis au taquet !!!

 

La fatigue s’accumulant, il n’y aura finalement aucune tentative de sortie au bal des pompiers du 14 juillet le soir ! mais je vais enfin montrer mon terrain d’excellence et surclausser mes coéquipière dans mon domaine : le coup de fourchette ! Avec un KO technique général sur la raclette au feu de bois suivi d’un uppercut de fondant au chocolat... On comprendrait mieux si on voyait mes sacs de vivres de course qui permettraient à plusieurs famille écureuil de survivre un hiver entier (mais j’suis plus grosse qu’un écureuil).

 

Dimanche matin, on fini les sacs, on s’habille et en route pour le dernier mais aussi le meilleur morceau du we. On part pile à l’heure (pas mal pour un troupeau de nanas !) et on grimpe direction le Pic St michel ! Moi qui suis venue pour faire le maratrail la dernière fois, j’ai pas encore eu l’occasion d’y monter. On grimpe régulièrement, on enfile les coupe-vent. En haut c’est les nuages qui nous escortent et on testera l’efficacité des couvertures de survies (surtout pour les plus rapides qui doivent nous attendre). Donc pas de super photos de vues mais quand meme le plaisir des paysages de montagne dès que ca se dégage un peu.

 

Pour la suite de l’itinéraire, j’suis pas du coin donc pas la peine de me demander les noms... On descend et aurely nous fait une super cascade (a cause de moi) qui lui vaudra une grosse douleur à l’épaule. S’en suit une monotrace très roulante qui me plait beaucoup. Heureusement que j’ai « abimé » aurély sinon j’aurai jamais réussi à tenir le rythme ! Mais par contre, c’est la cheville de mélanie qui aura raison d’elle et l’envera plus vite que prévu au gîte. Elle racontera son retour mais en tout cas, pas cool pour elle.

 

Après la monotrace, on redescend vers un village, retrouvant ainsi beaucoup de randonneurs mais surtout une : une petite fille qui voyant les grandes courir se met à nous suivre ! Ravie de faire comme les grandes et de pas se faire gronder à courir je pense, elle va tenir un super rythme et dévaler les pentes en riant aux éclats! On recrute des 10 ans sur CAF !!

 

Après on fait un arrêt peu plus long pour un casse croute plus conséquent. Pour la suite, je sais juste qu’on passera le pont des amours ! les paysages sont toujours chouettes et on monte / on descend / on monte / on descend... parcours vraiment roulant effectivement ! Quelques difficultés digestives me font me demander ce qui des excès de fromage ou de gras ou de noix/amande/noisettes auront eu raison de moi.

Mais le plaisir de la course est là. Je fatigue, je ferme la marche, je marche beaucoup d’ailleurs mais je sais que j’aurai pu encore tenir sur la longueur.

 

On arrivera en début d’après midi après une boucle un peu raccourci d’environ 25 km je crois. On prend la douche en sous-vetements au tuyau d’arrosage derrière le gîte ! à la dure ! et on se restaure en bavardant avant de se quitter.

 

S’en suit biensur un retour avec mes compères au cours duquel je récupère ma voiture rapprochée par le chéri d’aurély et je finirai par arriver chez moi vers les 1h du matin...

 

Pour l’anecdote, après une grasse mat, je bosse l’aprem et un collègue me sollicite pour faire un test cooper le soir ! Genre moi j’suis un coach d’athlé maintenant ???

Je négocie à coup d’arguments choc (chaleur, fatigue générale...) pour un demi-cooper et je m’amuse à le faire avec eux puisque j’ai aucune courbature ni lourdeur dans les jambes ! Et je suis ravie de voir que je tiens mon 12,5 km/h quasiment, score obtenu à mon premier cooper (complet) y a 2 ans, en début de prépa du premier marathon. Pas de progrès ? si surement, surtout dans l’endurance et l’enchainement apparement !

 

En tout cas encore 4 jours très sympas, très physiques, pleins de défis personnels, de rires, de supers nanas et qui permettent de faire le pleins de bonnes sensations et de supers souvenirs !!

 

Merci Maïlys, merci caro et merci à toutes mes coéquipières !

(probleme pour charger des photos en ce moment... désolée)

juil. 24
2012

J'ai nagé dans la Seine! Triathlon de Paris 2012!

Posté par Lyset in Non taggé 

Lyset

Le triathlon, c’est avant tout un chiffre : trois. Je propose donc de vous raconter ma trinité sportive parisienne en mode le plus mathématique qui soit dans l’ordre chronologique le plus proportionnel à notre ensemble réel.

 

Hypothèse n° 1 : 1+1+1 = 3

Gestuelle associée : petits sauts de cabris

Fond musical : enthousiaste, urbain et innocent genre  «  Penny Lane »

Ambiance littéraire : «  Les Conquérants » de JM de Heredia

Humeur picturale : 

Faire un triathlon, l’idée m’est venue quand j’ai réellement appris l’existence de cette discipline  sur CAF à mes débuts de compétition il y a 2-3 ans. Une envie vague de lier à mon sport adoré, la CAP, et les deux autres sports que je pratique mollement, vélo et natation. 

Et puis en juillet 2010, je découvre l’existence du triathlon de Paris : ils nagent dans la Seine ! Dans ma Seine ! Le fleuve de ma ville, que je traverse tous les jours ! Je le ferai, c’est sûr, je le ferai ! Un jour, je nagerai dans la Seine.

Printemps 2011, j’hésite à m’inscrire. Ce qui me fait reculer : euh, bah la Seine justement. Sa propreté légendaire et cette fameuse décharge de responsabilité qui réveille mes tendances à l’hypocondriaquie.  Et puis aussi le matériel : que je n’ai pas. Ni  combi, ni de vélo,  ni  lunettes bien étanches. Pas le temps ni l’énergie pour dénicher tout cela en 2 mois. Je passe mon tour. 

Mais l’idée reste et je prends quelques cours de crawl l’été et l’automne suivants. 

Janvier 2012 : je m’inscris.  Cette année,  oui cette année !, je nagerai dans la Seine !

Mais en attendant, ma priorité c’est le marathon. Je ne vois pas plus loin que le bout du 15 avril.

  

Hypothèse n°2 : 1+1+1 = 1

Gestuelle associée : Se prendre la tête dans les mains en secouant légèrement la tête de gauche à droite

Fond musical : glou glou glou

Ambiance littéraire : «  La Jeune Tarentine » d’André Chénier

Humeur picturale : 


 

6 mai 2012 : mon premier triathlon format sprint à Versailles dans un froid novembresque.  Je suffoque en natation dans l’eau à 12 degrés, je reste coincée 6 minutes dans ma combi, je fais les 20km avec mon VTC nouvellement acheté, je cours avec les pieds pleins de fourmis.

Bref, je réalise que le triathlon et moi ça va fait bien plus que quatre.

Dans certaines tragédies, lorsque vous entendez " 1+1 = 1", votre sang se glace d'effroi. 

Avec le tri 1 + 1 + 1 = 1.

Je suis effarée. 

J’ai deux mois pour me préparer et éviter une fin tragique dans la Seine.

Terreur et Pitié. 

Une prépa sérieuse s’impose :

Je garde mes 4 séances de CAP par semaine car je dois me préparer à mes deux trails du printemps ( Annecy et Chamonix). Je sais, je sais, je ne me facilite pas la tâche avec ces multiples compétitions. Mais c’est la vie ! Enfin… ma vie… Et puis, aucun objectif de chrono pour les trails et le tri, juste deux buts en –IR : Finir et Plaisir.

J’ajoute 2 séances de natation, en général à 7h le matin ou 20h le soir, entre 1000 et 1500m, composées de pas mal de mouvements techniques. Je travaille l’ « aisance respiratoire » pour éviter le calvaire que m’annonce le maître-nageur.

Maîtres-nageurs bien aimés de la Ville de Paris qui ont été en grève en mai et juin le matin à 7h. Plusieurs de mes cours ont été annulés sans aucun préavis.

Je progresse… sûrement…. mais trop lentement. En piscine de 25 ou 33m, ça va. En piscine de 50m, j’ai du mal à nager à l’aise. 

J’ajoute une séance de vélo par semaine, qui va aller progressivement de 30 à 55km. En bords de Marne ou sur les parcours «  anneaux » du Bois de Vincennes et Boulogne. 

Je travaillerai 3 ou 4 fois les enchaînements vélo-CAP.

Ni pour la natation, ni pour le vélo, je n’ai le courage de faire du fractionné. 

En fait, mai et juin seront harassants. De tous ces entraînements, presque tous les jours et donc arithmétiquement des jours en bi-quotidien, je n’en peux plus, je n’en peux plus, je n’en peux plus.

Et je n’arrête pas de cauchemarder triathlon :

-       je m’entraîne à vélo et m’aperçois que  la course était aujourd’hui  et que le départ a été donné

-       je vais dans l’eau avec les TGG et je m’aperçois que j’ai oublié de mettre la puce. Oh non…. Encore une organisation râtée….

-       Je fais la partie vélo de la compétition et m’interromps pour faire du fractionné en CAP 30’30 pour garder le dynamisme des jambes en vue de la partie CAP. Ce faisant, tout le monde me double et je panique

-       Je descends de vélo pour la partie CAP et je n’arrive pas à avancer, mes jambes sont coincées

-       Mon vélo crève

-       Je fais la partie natation, je suis une bénévole qui sort de l’eau, court, puis retourne dans l’eau. Résultat, je fais partie des premiers arrivés en natation. Mais je me rends compte que ce n’était pas le bon trajet ( trop facile !) et que je vais être disqualifiée

-       Le pire : je suis dans la Seine et je regarde avec mes lunettes dans l’eau. L’eau est transparente ( mon angoisse depuis le début) et c’est terriblement profond avec au fond, des sortes de grilles pour qu’on ne voit pas les choses effrayantes cachées dessous. Brrrrr…. 

Honnêtement, j’ai pris assez peu de plaisir à cette préparation. C’était trop en quantité pour moi et le délai que je me suis donné trop court.

Et j’ai tendance à trop extérioriser mes angoisses et mon énervement. Donc je finis par angoisser mon entourage qui commence à se demander si je ne vais pas effectivement couler dans la Seine.

Ma collègue me dit qu’elle ne veut vraiment récupérer tous mes dossiers si je me noie. Je lui promets de laisser une note post mortem pour faire passer cette noyade en suicide professionnel afin de lui obtenir des moyens supplémentaires. Elle est sceptique sur l’impact de ce pseudo geste suicidaire et confirme qu’elle préfère que je ne me noie pas. L'amitié professionnelle me touchera sans cesse.

Quant à ceux qui me disent «  le sport c’est pour le plaisir. Arrête de te faire du mal, laisse tomber ce tri », eh bien sachez que se donner des objectifs même difficiles est un plaisir. Et  lorsque je me suis donnée un objectif, j’ai du mal, et c’est un euphémisme, à en dévier. Enfin, commencé pour commencé, vu la difficulté qu’il représente, autant le finir maintenant ce triathlon. Autant en finir MAINTENANT !

Et Maintenant, c’est le Jour J !

 

Hypothèse n° 3 : 1+1+1 = 12345678903486557895321579909652358421690345

Gestuelle associée : ronds de bras, ronds de jambes, levées de genoux et grands sauts de cabris.

Fond musical : Symphonie n’°9 ( si j’osais, j’écrirais que pendant le triathlon dans ma tête chantait Amel Bent et son «  viser la lune…. »)

Ambiance littéraire : Le Bâteau Ivre

Humeur picturale : 


 

En ce matin du 8 juillet, je me réveille à 4h30, histoire d’avoir pris mon petit-déjeuner 3h avant le départ.

Il pleut à torrent. A torrent.

Bon, je me recouche là, non ? Ca n’a pas de sens d’aller faire un tri sous une pluie battante. Ca n’a pas de sens !

Oui, mais non. Non mais oui. Je suis arrivée jusque là, pas question de me refaire une autre prépa choc comme cela. L’année prochaine c’est CAP et Yoga. Alors, autant en finir MAINTENANT !

Je suis sous la Tour Eiffel à 6h. La pluie a quasiment cessé, le ciel reste nuageux, la Seine… grise. Nous avons dû déposer les vélos et nous faire tatouer la veille. Il ne me reste plus qu’à organiser mon espace tri sur le 50cm3  qui m’échoit : je prépare les runnings, les chaussettes, un gel, de l’eau, une serviette, le casque, les lunettes de soleil, un mouchoir pour la transition 1. Oui, j’ai signé pour l’option confort !

Question combi, il était bien sûr hors de question de relouer une combinaison high tech dans laquelle j’allais rester coincée. J’ai acheté en solde pour 25euros une comb surf shorty, un peu au-dessus de ma taille. Elle s’enfile et s’enlève comme un large pull-over sec. Option confort ! 

Je suis dans la première vague, les «  bonnets rouges ». Nous quittons la Tour Eiffel à 7h20 pour marcher jusqu’au Pont Alexandre III. Etrange procession que ces 1000 personnes en combi et bonnets rouges, tongs pour beaucoup,  presque exclusivement des hommes, qui longent la Seine en riant nerveusement.

1)   la natation 

Avant la mise à l’eau, la pluie se remet à tomber. Je me suis mise en mode «  tout va très bien Madame la Marquise » et j’estime que cette eau tombée du ciel 1) me prépare à la natation, 2) me rendra l’eau de la Seine plus agréable 3) permet d’éviter la sécheresse en Ile-de-France. Merci la pluie ! Je retrouve Marc et Edwige de mon club. On se regarde et on discute, incrédules, hilares, dans cette ambiance surréaliste pendant que le speaker fait des blagues potaches au micro. En scrutant le ciel d’un regard désespéré, Marc me dit : «  mais qu’est-ce qu’on fout là ? !! ». Mais moi je sais bien pourquoi je suis là et j’irai jusqu’au bout. On nous annonce une eau à 21 degré et un courant à 1km/h, et c’est peu dire que ce sont de très bonnes nouvelles.

Il est temps d’aller sur le ponton et de descendre … dans la Seine. Je n’y crois pas. Ce moment est arrivé .

 

Je descends du ponton et entre donc… dans la Seine !!! un sourire  aux lèvres qui ne me quittera pas pendant plusieurs heures. L’eau est à une température très très agréable. Un peu comme si je prenais un bain après ne pas m’être lavée pendant un an. Oui, l’eau est marron, trouble, ce qui me rassure paradoxalement. Une première tentative de crawl. Ouf ! on ne voit pas le fond du fleuve, c’est totalement opaque, je ne verrai pas la profondeur de l’eau, les cadavres, les déchets, les poissons. Je me détends. La température de l’eau me permet de crawler sans difficulté. Je ne ressens aucune angoisse d’avoir à nager 1700m en continue sans savoir ce qu’il y a sous mes pieds. Je regarde autour de moi, les nageurs, les monuments, en me disant que je vis un moment extraordinaire : Je nage dans la Seine !

Le départ est donné rapidement. Je me suis placée en retrait, donc pas de bousculade. Il y a vraiment de la place pour tout le monde. J’y vais coolos, toute étonnée de pouvoir nager le crawl ici, l’eau est tellement «  roulante » que j’arrive à respirer en trois temps, à me concentrer sur des gestes techniques. De temps en temps, je relève la tête et brasse pour voir le paysage parisien de ce point de vue si incongru. L’arrivée n’est pas toute proche, mais je sens que le courant me porte. « Chaque pont de passé est un point gagné », je me récite ce nouveau mantra.

 

Beaucoup de non-licenciés dans cette épreuve, aussi je me sens moins seule qu’à Versailles. J’arrive même à doubler des nageurs. Au bout d’environ 300m, je passe devant un nageur qui est en position verticale et n’avance plus. Je lui demande si ça va. Il me répond «  je n’y arriverai pas ». «  Prenez votre temps, il y a le courant et d’autres vagues derrière. Vous avez aussi le droit d’aller vous accrocher sur les canoés sur le côté ». Moi qui rassure quelqu’un sur la partie natation…je dois être encore en train de rêver ce triathlon.

Quelques fois, une vague apparaît et nous soulève. Mais globalement tout est facile, si facile. Je suis aux anges, et je n’arrête pas de me répéter : «  j’adore ! j’adore ! c’est génial ! c’est génial ! l’année prochaine je le refais, je le refais ! ».  Je réalise, inquiète, qu’à prendre ainsi mon pied, mon plan «  CAP et yoga » est en train… de prendre l’eau. Quelques jours plus tard, en plein épisode de gastro, mon enthousiasme sera légèrement tiédi.

Et puis je vois à ma gauche la Tour Eiffel et….. je suis arrivée. Déjà ! Je remonte sur le ponton, passe sous la douche rapidement, regarde ma montre : il est 8h15. J’ai donc mis 25 minutes à parcourir 1700m et sans forcer du tout. En piscine, c’est 45 minutes minimum.

Galvanisée par cette première épreuve «  cadeau » et par les applaudissements des spectateurs, je cours jusqu’au parc à vélo, puis jusqu’à mon emplacement.

Temps officiel natation : 26 minutes 15. 

Transition 1 :

Comme j’ai gagné 25 minutes sur mes estimations de chrono, je prends le temps de me changer et sécher, tout en parlant avec mes voisins de parc qui sont eux-aussi des coureurs qui s’initient au triathlon. Je mets chaussettes et baskets, casques, lunettes de soleil, j’avale un gel et de l’eau, et je prends mon vélo à la main pour de nouvelles aventures.

Le temps de courir plus de 100m jusqu’à la «  ligne », je vous présente « mon » vélo du jour. Il n’a pas de nom, je ne me souviens plus trop de sa couleur, il me semble qu’il est de la marque Peugeot, il a une quinzaine de vitesses, est très léger, rapide, a un porte bidon, pas de pédale automatique.

Bref, c’est un vélo que j’ai loué. J’ai fait sa rencontre hier en allant le chercher au magasin de location  mais dès que je l’ai essayé, j’ai compris que nous étions faits pour vivre ce triathlon ensemble. Au tri de Versailles, avec mon VTC, j’avais l’impression de ne pas faire le même sport que les autres.

Temps T1 : 6minutes58. Je n’étais même pas coincée dans ma combi ! Les meilleurs ont mis 2min30.

 

2) Le vélo : 

Toujours le sourire jusqu’aux oreilles d’avoir si bien passé cette épreuve de natation qui m’angoissait tant, je pédale vers le Bois de Boulogne. Sur ce vélo d’emprunt, je me sens rapide, mais rapide. Et puis le soleil est revenu pile lorsque nous étions dans la Seine. Pas de doute, les dieux du sport sont avec nous !

Nous rejoignons le bord de Seine, où j’entends Michel de mon club m’encourager, puis nous nous dirigeons vers le Pont Garigliano. Je vois Marathonnerre en passager scooter qui m’appelle puis me photographie. J’ai le sourire toujours jusqu’aux oreilles. Je me dis qu’il faut que je prenne un air concentré, décidé, sérieux pour la photo, mais je n’y arrive pas. Je ne peux pas m’empêcher de sourire béatement !

A celles qui n’ont jamais fait de triathlon, je vais tenter de vous expliquer ce qu’on ressent en trifonction mouillée sur un vélo anorexique sous un doux soleil d’été. Vous avez comme l’impression d’être une héroïne, une guerrière, une aventurière. C’est un film, un jeu vidéo, une bande-dessinée – que sais-je ? Vous êtes  une princesse qui a sauté de sa tour pour nager dans les douves avant de filer vers votre mission secrète et gagner votre liberté. L’expérience est encore plus irréelle que courir au milieu d’inconnus dans une ville. Ces gestes totalement impossibles à vivre dans la vie normale, nager dans la Seine, rouler à toute vitesse dans les rues sans vous arrêter au feu rouge, sous les acclamations des passants, ajoutent encore davantage à l’adrénaline, à l’excitation, au plaisir des mouvements. C’est tellement drôle et agréable. Non, impossible de réfréner ce sourire !

Je n’arrêterai pas de me faire dépasser malgré mon presque 30km/h de croisière. D’abord quelques « rouges », puis les « jaunes » ( la deuxième vague partie 20minutes après moi) par immenses paquets et sur la toute fin quelques « bleus » ( donc m’ayant grillé 40 minutes). Pourtant je ne chôme pas, je double même de rares personnes ( certes, un vélib compris, que je ne manquerais pas d’encourager à voix haute et de plaindre à voix basse). Si mon cardio est au calme plat, je sens mes quadris qui chauffent. Je ne forcerai pas, de crainte de m’épuiser pour la CAP.

On fait des tours et beaucoup de demis-tours dans le Bois de Boulogne. J’adore rouler sur les routes du marathon de Paris. Je me sens en sécurité, il faut dire qu’à ma modeste vitesse, je n’ai pas la possibilité de faire du drafting, aucun « troupeau » n’est à mon allure. Deux imbéciles me frôleront et manqueront de me faire chuter, mais la stabilité exceptionnelle du vélo me sauvera.

Beaucoup d’athlètes sur le bord de la route pour cause de crevaison.

Au bout d’une heure, je demande autour de moi combien de km il reste ( pas de Garmin aujourd’hui car elle ne prend pas l’eau). Ce sera difficile d’obtenir une réponse, sauf d’un Monsieur dont le compteur est en panne. La solidarité des cyclistes ne me fera pas une très belle impression… Au final, je finis par apprendre que 30km ont déjà été faits, ce qui me sidère. Je prévoyais 2h pour faire la partie vélo. J’avale un gel et de l’eau, et toujours, voire davantage, ravie je sors du Bois de Boulogne pour longer vers Boulogne les quais de la Seine qui me mèneront sous la Tour Eiffel.

A la ligne, je descends de mon vélo, me mets à trottiner et comprends aussitôt que la CAP ne sera pas une partie de plaisir : mon rythme cardiaque qui s’était visiblement mis en mode plage pendant le vélo, s’emballe à toute allure et comme prévu les jambes sont lourdes. La fatigue tombe tout d’un coup comme un éclair dans un ciel serein.

Temps vélo : 1h21'12

Transition 2 : je cours vélo à la main jusqu’à mon emplacement où je retrouve étonnée mes voisins. Je pose vélo et casque. Je bois un peu d’eau, pas de gel, le dernier remontant à seulement une quinzaine de minutes.

Et je cours… Aïe aïe c’est dur. C’est quoi ce sport pourri qui fait si mal ? Je déteste la CAP !

Temps T2 :4'10

 

 3) La CAP : 

Mon idée est de partir cool pendant 2 km, le temps de retrouver mes sensations, puis… de voir ce que je pourrai faire. Je n’ai jamais eu d’objectif de chrono pour ce triathlon et là j’en suis à moins de 2h d’épreuve avec 8.6km à faire.

Environ 300m après le parc à vélo, j’entends des personnes crier mon nom. Ce sont Vincent, Christophe et Frédérique du club. «  Vas-y, Tiens bon, accroche-toi ! ». Ah mince, juste au moment où je souhaitais relaxer incognito. Allez je fais mine de lever les genoux pour la photo et d’avoir un bon rythme jusqu’au coin de la rue où ils ne me verront plus.

 

 

J’ai l’impression d’être excessivement lente, lourde, ankylosée et je n’ai aucun plaisir à courir. Je me sens incapable d’aller plus vite. Le peu d’énergie qui me reste, je l’utilise à positiver, à penser que je vis un super moment, que je dois en profiter et le savourer malgré les mauvaises sensations. Le parcours me semble interminable. Je pense à Cheyenne sur son Ironman et à celles qui ont fait des half. Courir un semi dans cet état ! Je ne veux même pas imaginer un marathon !

Et puis ils continuent de me doubler ces athlètes sans ménagement. J’en double quelques uns, mais je me sens vraiment tortue.


Je suis cuite:

  

En fait, j’aurais couru à une allure de 4.46 au kilo, quasiment mon allure semi, ce qui me semble très bien après la natation et les presque 40km de vélo.

Enfin on relonge la Tour Eiffel, on passe le pont, beaucoup de coureurs,  de spectateurs, on aperçoit des cyclistes qui arrivent au loin, et la dernière montée où je fais une accélération symbolique.

Temps CAP: 41 minutes pile.

Fini ! C’est fini en 2h39minutes33s !

J’ai fini le triathlon de Paris !

Je récupère ma médaille avec une joie immense.

Je la porterai toute la journée… même pour passer l’aspirateur.

Certaines compétitions marquent plus que d’autres.

 

Voilà. Ce semestre un peu fou de compétition s’achève en beauté sur un triathlon de Paris magnifique. J’ai battu mes records et atteint les temps que j’espérais sur 10, semi, marathon. J’ai fait deux trails extraordinaires en vivant des moments encore plus extraordinaires avec des amis. Et j’ai réalisé ce rêve, ce challenge physique que je portais en moi depuis deux ans : J’ai nagé dans la Seine !

C’est un sentiment de joie tellement intense et tellement fort que de réaliser ces  défis sportifs. Les rêver, les programmer, les préparer, les cauchemarder, ne pas renoncer, puis au final les vivre.  De telles aventures donnent une confiance en soi et en la vie que le monde quotidien et l’actualité ont trop tendance à ronger .

Reste à trouver mon prochain défi… Après une période de repos transition  indispensable, l’imagination me reviendra sûrement.

 

Je remercie CAF et les caffeuses/eurs sans lesquels je n’aurai jamais découvert le trail, osé faire un triathlon ou vécu mes courses avec autant de plaisir et de succès. Sans vous, je serais tout simplement passée à côté de moments extraordinaires. Merci Marathonnerre et mes co-clubbeurs pour les photos.

Et je sais que je peux compter sur vous pour me donner des idées pour remplir mon calendrier sportif !

Bonnes vacances à tout le monde.

 

Conclusion : 1+1+1= ?

Je laisse la question ouverte. Je me réserve le droit d’y répondre ultérieurement à la faveur d’une nouvelle inspiration empirique. Ces calculs sont infiniment trop complexes pour moi. Se mettre aux mathématiques après avoir baigné dans les lettres, c’est un peu comme se jeter dans la Seine après avoir uniquement pratiqué la course à pied pendant des années. Cela nécessite un minimum de préparation. Voire une mutation.

 

Gestuelle associée : corps à l’horizontal, mains repliées sous la tête

Fond musical : «  Lullaby » des Beatles

Ambiance littéraire : «  Booz endormi » de Hugo

Humeur picturale : 


 

 

 

 

 

juil. 22
2012

Marathon de St Pétersbourg : bienvenue en Russie

Posté par latortue in Non taggé 

latortue

Marathon de St Petersbourg

 

A la question : est ce que ça vaut la peine de partir courir le marathon de St Petersbourg ?

Réponse : la ville de St Petersbourg, à elle toute seule, vaut le déplacement ! Alors, si en plus il y a un marathon !!! C est Bizance !

 

Nous décidons de partir avec Elisabeth, de "sportifs à bord". Elle est professionnelle,  efficace et au petit soin pour chacun d entre nous. En plus de nous decharger de la paperasse administrative pas toujours trés simple en Russie (passeport, Visa...), elle va nous concocter un séjour des plus sympas.

 

Nous sommes en pleine période "des nuits blanches", c 'est à dire que les nuits sont quasi-inexistantes.... Et c'est géant !!!

Notre hôtel est situé en plein centre ville, à quelques minutes à pieds de l'Ermitage ( lieu de départ et d'arrivée du marathon), fabuleux musée exposant quelques 60 000 objets répartis dans mille salles. Nous en parcourrons une partie, accompagnés de notre guide Eléna ( une partie seulement,  car il nous faudrait 15 ans pour le visiter entiérement  - sur la base d'1 mn par objet, 6 jours sur 7, pendant 8 h).

À 2 pas également de "St Isaac 's Cathédral", de la cathédrale "St. Sauveur sur le sang versé", de la Neva, de la forteresse Pierre et Paul et sa Cathédrale dans laquelle reposent tous les tsars depuis Pierre le Grand. J'aime découvrir ces monuments au gré de nos promenades, à flâner le long des canaux, à traverser de petits ponts. D'ailleurs, une balade en bateau post-marathon, relaxante, sera la bienvenue.

 

Nous sortirons de St Petersbourg pour  visiter le Palais des Tsarines à Tsarkoë Selo, et le Palais de Paul et son parc à Pavlovsk. Déjeuner dans un restaurant typiquement Russe, chalet tout en bois , pour goûter aux divers plats locaux accompagnés de vodka et de musique folklorique. Super ambiance pour un moment que j'ai beaucoup apprécié.

 

J'ai adoré le ballet "le lac des Cygnes" au Théatre Alexandra. Magnifiques, les danseurs, les costumes, les décors. Du pur bonheur !!!!

Un ravissement, également, le spectacle de folklore russe donné au Palais Nikolaevsky. C'est beau et en plus, on sent que les danseurs se régalent. Les danseuses sont superbes, et l'une d'entre elles viendra inviter Pconvert à partager quelques pas de danse.

 

J'ai trouvé les femmes russes très belles. Elles ont des yeux d'un bleu intense. Hyperfeminines elles portent aussi bien la robe longue fluide, que l'ultra mini-robe fourreau, et toujours, bien sûr, perchées sur de vertigineux talons aiguilles. Beaucoup de cheveux longs, rarement lâchés, la plupart du temps nattés, tressés, entortillés, apprêtés, à ravir ma coiffeuse Betty

 

Le marathon

J'ai bien aimé.

Départ de la place de l'Ermitage, une grande et belle place. Pconvert remporte un vif succès vêtu en clown. Beaucoup veulent une photo en sa compagnie. J'ai du mal à me concentrer, j'ai besoin de calme. Oui, je me la joue un peu ! En fait, ça me  fait drôlement plaisir de voir tous ces regards étonnés et heureux.

Temps frais, j 'apprécie. Pconvert et moi, nous avons décidé de courir séparément. J'aime bien le parcours, même si les spectateurs sont rares ( même chose que sur les petits marathons italiens, ça ne me dérange pas), même si parfois la circulation laisse à désirer ( 1ère fois que je cours suivie par un bus, sur quelques centaines de m.).

La barriére de la langue fait que je ne peux pas trop papoter, mais ça ne m'empêchera pas de jouer mon rôle  d'infirmière (sexy ?), à la vue d'un jeune coureur au Tee-shirt ensanglanté ( toujours des sparadraps dans la pochette de ma gourde à mains), d'entraîner un coureur russe qui marchait, à me suivre ... de blaguer avec un italien ....

La fin du parcours en bord de Neva m'a ravit, l'arrivée sur la place de l'Ermitage m'a enchantée ! Que c'est beau ! Que  j'ai de la chance d'être ici !

 

76 marathons, et toujours le plaisir de courir et de me régaler sur cette distance.

Quelque soit le parcours nature ou urbain, plat (pas trop plat) ou valloné, peu ou beaucoup de coureurs, jamais je ne connais l'ennui.

Petits frissons, cœur qui bat plus fort, jambes impatientes, oui, je suis une droguée....qui tient à le rester.

Les 10 premiers kms : la mise en bouche, le test de la forme ; jusqu'au 30e, ça déroule, et les 12 restants (mes préférés ) : l'inconnu, l'aventure, c'est là que tout se joue, galère parfois, satisfaction, souvent, de voir combien son corps répond bien, combien il s'accroche, combien il aime cet effort continu. Le pouvoir du mental, également.

 

Plus que 24 marathons jusqu'au 100eme, ?.. dans les mêmes conditions, sans blessure, sans lassitude, je souhaite bien y arriver......et mieux, le dépasser !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Envoyé de mon iPad

juil. 19
2012

La reprise avec une séance coaching plaisir

Posté par Sof in Non taggé 

Sof

Après 6 mois et 14 courses enchainées, ma tête et mon corps ont dit stop, pause, pouce, arrêtes. La course de France des Iles faite sans plaisir et avec difficulté m’a fait comprendre combien le repos aussi bien mental que physique est nécessaire. Ca ne sert à rien de se dégoûter, et ce challenge m’a éprouvé + que je ne le pensais.

Je me suis donc octroyée une pause de 15 jours, mais pas sans rien faire non plus. Je me suis amusée avec la crazy jog au stade de France, parfois régression totale à sauter sur des voitures, ou slalomer entre des poubelles, mais que c’est bon de faire une course sans montre et sans pression !! Un peu de vélo, et un peu de piscine. Me voici prête pour rattaquer un plan et les 5 courses prévues de septembre à novembre.

 

Avant le plan, je fais une séance coaching avec Benoit Cesar, de « Courir pour le plaisir », pour ceux et celles qui connaissent. Courir le plaisir: justement, c’est ce que j’ai grandement besoin de redécouvrir !

Après un échauffement de 15 ‘ (« moins vite sof »), Benoit prépare 5 ateliers très simples avec des lattes, des plots et un medicine ball. Le but est d’observer ma posture, bras, bassin, dos, pieds, etc…pour corriger si besoin et travailler le cardio.

Pour l'instant, c'est cool...

Première constatation : mes bras. Je tiens une brouette.  Ah ? Zut, je pensais que c’était bien de ne pas les avoir trop haut. Non, ils doivent accompagner le mouvement de mon corps, sans aller trop haut non plus, ne pas dépasser les épaules. Les poings : je cours trop les poings fermés, ce qui entraine de la crispation. Les pieds, parfois en canard, faut que je les remette bien dans l’axe. Pendant que je l’écoute, je mets mes mains sur les hanches. Pas bien, c’est l’équivalent de 2 pompes. Hein ? Il faudra qu’il me reprenne plusieurs fois pour que j’arrête avec ce mouvement, le coach m’observe à fond…

On commence les ateliers, d’abord courir entre les lattes, je corrige mes bras, ça commence à venir.

"Pas de brouette, pas de brouette"

Récup, puis courir par-dessus les plots, bien lever les genoux et regarder devant, sous l'oeil attentif du coach...

Récup, puis sauter sur une jambe entre les lattes, droite puis gauche, en prenant bien son élan. Punaise, ça tue les quadris.

A la une, ..


A la deux,...


A la trois !!

Récup, puis accélération dans 2 couloirs faits de plots, je suis morte. Je dois reprendre mon souffle, et on enchainera ces ateliers plusieurs fois. Mais au fur et à mesure, je sens que ma façon de courir n’est déjà plus la même.

(1er passage, la brouette)

Travail avec le medicine ball pour bosser les abdos. Ça ressemble à un ballon de basket, sauf que c’est + lourd, je me suis fait surprendre au 1er lancer ! Assise, je dois rattraper et bloquer la balle, et la renvoyer au coach.

On enchaine, je dois réceptionner puis m’allonger pour faire toucher la balle derrière moi, remonter et lui lancer. On répète plusieurs séries, ça tuuuueeeeee.

Benoit me dit que je ne dois pas subir mes entrainements et mes courses, et c’est exactement ce qui m’est arrivé sur mes dernières compéts. La position qui en dit long, c’est lorsque le haut du corps s’affaisse : non, faut se redresser, se battre et ne pas subir. Je tâcherai de le faire lorsque je me retrouverai dans cette situation.

Je suis très contente de cette séance, je repars avec le sourire, morte de partout certes, mais heureuse et armée pour la suite !

 

 

 

juil. 18
2012

Mon blog !

Posté par loveliferunning in Non taggé 

loveliferunning

loveliferunning.com

juil. 18
2012

I am a Tough Mudder!

Posté par Réjane in Non taggé 

Réjane

Qu'est-ce que le Tough Mudder? C'est un genre de parcours du combattant extrême qui sert à mettre à l'épreuve sa force, son endurance, son mental mais surtout son sens de la camaraderie sur un parcours très boueux de 15-20kms parsemé d'obstacles tous plus dingues les uns que les autres. Celui auquel j'ai participé avait lieu en Ecosse, le 15 juillet dans un cadre magnifique: Drumlanrig Castle, à 1 heure et demi de route d'Edimbourg à peu près.

Comment me suis-je retrouvée là-dedans? Je dirais par dépit! Suite à mon marathon catastrophique en mai, je n'avais vraiment pas le moral. Certes je l'avais fini, mais à quel prix? J'en avais marre de la pression du chrono que je m'infligeais. Je voulais retrouver le plaisir de courir mais comme je suis très exigeante envers moi-même, pas question de tomber dans les simples sorties footing. Il me fallait autre chose pour me motiver, quelque chose de différent. C'est à ce moment que je tombe sur un message d'Aaron, un Américain de mon club d'ultimate frisbee, qui recherche des gars motivés pour l'accompagner en Ecosse pour participer à ce Tough Mudder. Je le chambre un peu en demandant pourquoi ça s'adresse qu'aux mecs, et il me répond que les filles sont les bienvenues aussi. A ce moment, je crois qu'il s'agit uniquement d'un trail bien boueux en Ecosse et comme c'est pendant les vacances, je me dis que ça me fera du bien et j'accepte. Je vais quand même voir sur le net de quoi il s'agit plus précisément et là je découvre qu'il y a une vingtaine d'obstacles à franchir. Et là, je commence à faire machine arrière. Il y a des mots qui me font peur: electroshocks, boa constrictors, fire ... NO WAY! Ca ne va pas le faire! Je dis à Aaron que finalement je ne peux, je ne suis pas suffisamment forte pour le faire et là, il trouve les seuls mots qu'il fallait pour me convaincre: "Of course, you can do it! You've run marathons, you can do that!" Il me conseille de regarder des vidéos sur YouTube et effectivement, je me rends compte que les filles qui y participent n'ont pas des gabarits différents du mien. Je finis donc par accepter en me disant que ce sera le moyen de voir si j'en ai "dans le ventre" ou pas! Et puis, je ne suis pas seule, c'est basé sur l'esprit d'équipe et l'entraide, alors il n'y a pas de raison que ça ne marche pas! Mais on ne peut pas dire que je suis partie sereine. J'ai douté jusqu'au bout, j'avais peur de ne pas y arriver, mais surtout de me mettre en danger et de revenir blessée. Par moments, je trouvais que je n'avais pas été très raisonnable sur le coup là. Je suis mariée et maman d'une petite fille quand même! Mais bon, je me devais de le faire!

Me voilà donc partie pour l'Ecosse et cette course extrême qui n'est pas vraiment une course, mais un défi personnel, à mener à bien grâce aux autres.
Notre équipe se compose donc de 3 Américains: Aaron, Ryan, Cole et d'une Frenchie. Pour ajouter du piment, nous sommes dans la vague de départ à 8h00, et quand nous arrivons, ils sont déjà prêts à partir, et nous devons déjà escalader la palissade pour pouvoir entrer dans cette vague. Cet obstacle nous met déjà dans l'ambiance! Je ne raconterai pas tous les obstacles mais seulement les plus marquants. La plupart du temps, il s'agissait de courir dans de la boue (mais des vrais bains de boue, j'en avais jusqu'à la taille parfois!), traverser des rivières, ramper, grimper, escalader, tomber ... sur un parcours de 12 miles. Le 1er obstacle marquant, traumatisant avait pour charmant petit nom "Arctic Enema". Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre et heureusement! http://www.youtube.com/watch?v=Z-HG32z9hz4&feature=youtu.be
On était donc dans une sorte de cuve remplie de glaçons et il fallait plonger pour pouvoir passer en dessous d'une planche et ressortir de l'autre côté qui était aussi rempli de glaçons. J'ai cru que j'allais mourir, je n'arrivais même plus à parler et appeler à l'aide. Heureusement un homme a dû voir la détresse dans mon regard et m'a aidée a ressortir de cette cuve car après avoir plongé, j' étais comme pétrifiée et je n'arrivais même plus à avancer.
Après ça, mes co-équipiers m'ont rassurée en me disant que si j'avais survécu à ça, le reste me semblerait super facile! En tout cas, après ça, je n'avais plus froid!

Autre obstacle qui m'a posé problème, mais celui-là, je le craignais: walk the plank, ou sauter "tout simplement" du haut d'une plateforme de 4m de haut dans l'eau. Une broutille pour certains mais pour moi, c'était nouveau, je ne l'avais jamais fait. Aaron, Ryan, et Cole y vont sans problèmes et m'attendent dans l'eau, mais encore une fois je suis pétrifiée en haut de la plateforme. Le gars de l'organisation me baragouine quelque chose en écossais, et je ne comprends aboslument rien. Je ne sais pas s'il me dit de redescendre  ou d'y aller malgré tout, parce que je n'ai pas le choix. Je crie à mes potes que je ne peux pas, et encore une fois, Aaron me sort le fameux leitmotiv "of course, you can do it!". Ca saute de tous les côtés, je recule sur la plateforme et là, ils pensent tous que j'abandonne. Mais finalement, je dis aux mecs autour de moi d'attendre un peu avant de sauter et j'y vais sans plus réfléchir! C'est horrible! Quand je reviens à la surface, la première chose que je dis à mon équipe, c'est qu'ils sont fous de me faire faire des trucs pareils et ils rigolent en me disant que je suis aussi folle qu'eux! C'est pas faux! Le pire, c'est que j'adore après coup!

Après ça, plus rien ne parait insurmontable. On enchaine les obstacles et on encaisse comme si c'était la routine! Jusque là, j'avais plus ou moins fait attention où je mettais les pieds mais à un moment, on manque de lucidité et ce qui devait arriver arriva: je suis tombée à quatre pattes dans un bain de boue, j'ai juste réussi à éviter de mettre la tête dedans mais je me suis bien éclaboussée dans le visage! Après tout, c'est bon pour la peau, non? Et puis, il y aura bien une rivière où je pourrais me rincer. Ce qu'il y a de bien avec ce genre de courses, c'est qu'on apprend à positiver! Effectivement, il y aura les Underwater Tunnels: une série de 6 planches avec des rouleaux en dessous, dans une rivière (pas limpide, hein!) en-dessous desquelles il faut plonger pour atteindre l'autre rive.

Dans la suite des obstacles, il y a eu le Elecric eel, qui consiste à ramper sur une bâche légèrement boueuse avec des fils suspendus au dessus de vous et certains fils vous donnent des coups de jus. Pendant ce temps, une gentille demoiselle vous arrose avec un jet d'eau! C'est fun! Et reprendre la course après avoir eu deux coups de jus dans le mollet, c'est bizarre comme impression. http://www.youtube.com/watch?v=cwyaAN0l-zY

Il a fallu aussi courir entre des bottes de pailles enflammées et d'autres en train de se consummer et qui faisaient une fumée épaisse. Mais ça, ça allait. C'était plutôt reposant!

Et il y a eu les obstacles pour lesquels l'esprit d'équipe prenait tout son sens: les Berlin Walls et l'Everest. Pour les Berlin walls, il s'agissait de 2 séries de 2 palissades en bois à escalader. Si pour la première série, ça a été, pour la 2ème, à nouveau, j'ai voulu baisser les bras devant la hauteur de l'obstacle. La fille de l'organisation a bien vu mon air dépité et m'a encouragée en me rappelant que c'était un travail d'équipe. Mais même en grimpant sur les épaules de Ryan, le plus grand de l'équipe, pas moyen d'aggriper le haut de la palissade. Aaron l'avait déjà franchie et m'attendait de l'autre côté en me disant qu'une fois que j'aurais réussi à grimper je n'aurais plus qu'à me laisser "tomber" dans ses bras et qu'il se chargeait de me récupérer. Mais il fallait encore réussir à grimper tout là-haut.  Il n'y avait aucune prise sur le mur. Alors Cole m'a dit de grimper sur ses épaules, puis Ryan m'a poussée par les chevilles, tout ça sans aucune prise fixe le long du mur, et j'ai finalement aggriper le haut du mur et quand je suis passée de l'autre coté, les spectateurs nous ont applaudis pour ce beau travail d'équipe. Il nous restait plus qu'à recommencer ça une deuxième fois, mais on était rodés!
Il nous restait un gros morceau! Franchir l'Everest. Un mur courbé. Tout le monde s'entraide sur cette épreuve car c'est vraiment pas facile. Aaron est super confiant, il y va le 1er et réussit du 1er coup. Trop fort! Ryan le suit et au 2ème essai, il est en haut du mur! Super, nos 2 mecs costauds sont perchés là-haut! Cole tente un premier essai mais n'y va pas suffisamment vite. Il me dit d'y aller. Je cours aussi vite que je peux car je veux en finir le plus vite possible, et Aaron m'attrape par le poignet. Ryan attrape mon 2ème poignet, et me voilà suspendue sur ce mur, les jambes dans le vide. Je réussis à lever une jambe et Ryan arrive à me soulever entièrement vers le sommet. Cool! Je pensais avoir besoin d'une dizaine d'essais, je n'en aurais eu qu'un! Puis Cole réessaie et c'est bon pour lui aussi! Quelle équipe de choc! http://www.youtube.com/watch?v=wfvMl-i-Bwc&feature=related

Ca y est, il ne nous reste plus qu'à franchir le Electroshock Therapy (derniers coups de jus à se prendre) avant de franchir la ligne d'arrivée et de pouvoir arborer fièrement notre ruban orange et boire notre bière bien méritée! Car oui, tout ça, c'est pour un bandeau (qu'il est impossible d'acheter mais qu'il faut gagner à la sueur de son front et au prix de frayeurs, de coups, de bleus et de blessures pour certains) et une bière, ce qui est un comble pour moi qui n'en boit jamais parce que je n'aime pas ça!
Mais ce que j'ai gagné là-bas est beaucoup plus fort que ça! J'y ai retrouvé une confiance en moi et en mes capacités que j'avais perdue ces derniers temps. Je savais déjà que mon mental était costaud mais j'avais tendance à beaucoup me dénigrer au niveau de mes capacités physiques. Je suis toute petite et pas très forte mais je suis une Tough Mudder malgré tout. Bien sûr, je sais que sans mes co-équipiers, je n'aurais jamais pu le faire, mais c'est le principe de base, le travail d'équipe. Je n'ai pas été passive non plus, je me suis surpassée dans certaines épreuves, j'ai dépassé mes craintes et je suis allée jusqu'au bout. Et ça, c'est énorme! Je suis tellement fière de l'avoir fait!

juil. 16
2012

Brinouille...comme grenouille, barbouille, trouille, et épastrouille

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Barbouille

Ça fait longtemps que j'avais envie d'un triathlon vert,  Le dernier datait de 2008, à Grez sur loing, un bled bucolique de seine et Marne. Ça m'avait plu de nager sous un pont de vieilles pierres, entre les nénuphars, sous un soleil radieux . J'avais très envie d'y revenir pour mon troisième.
mais il fait nettement plus froid et moche, je suis moins motivée, et j'ai un gros handicap en tri. qui s'affiche dès la veille : sans mon mec je suis incapable de remplacer mes pneus route par des pneus VTT, d'installer un porte vélo, de partir toute seule à l'aventure. Niveau autonomie, je mérite une quiche d'or  !
Heureusement ma coach Chlore, mon homme et les triathlètes facebookiens m'aident sur la logistique et allègent mon stress. J'apprehende le VTT, vu ce qu'il est tombé et que je ne descends pas très souvent mon Vélo du 6eme étage pour aller crapahuter.
Nous arrivons sur le site de la course. Et Paf qui je vois ? Blandine de mon club des étoiles du 8ème ! C'est cool  : ) On papote : "combi ? Pas combi ?" combi pour moi la frileuse,  10 euros hier au coin des affaires.... pas vraiment une Aquaman ! Je pars m'échauffer avec un footing de 15 mn et des moulinés de bras. Puis c'est le moment du départ. Nous allons nous placer au niveau du mignon petit pont.


LA NAT

L'eau n'est pas si froide, avec combi... Je me fais surprendre par le départ, je pars trop vite emportée par le peloton, l'eau est trop opaque et verte, y'a trop de  bras et de jambes partout, c'est trop dur Oouinnn!  100 m plus tard je me mets spontanément en brasse, et même en brasse mes mouvements sont courts, la combi me gène. Je suis complètement découragée, je me déçois de choisir la solution de facilité. j'ai  même envie d'abandonner... Mais il faut bien rejoindre le bord ! Je sors  avec  l'impression d'une moins bonne nage que lors de mon 1er tri à Grez. En vrai je mets  près de 3 mn de moins transition comprise  : 10mn58/ 23eme sur 92. Pas si mal sauf pour le style tétardesque nullissime (bonnet violet) :

http://www.youtube.com/watch?v=eRVpAnjLhzs&feature=em-share_video_user
Grenouille

Je trottine bizarrement, arrive a mon vélo, J'enlève le combishort en express,  saute dans mes pompes à lacets stretch, ferme d'un "clic" le porte dossard et le casque et saisis mon vélo . Sur la transition j'assure ! Claire me dira plus tard que j'ai gratté quelques concurrents ainsi.
LE VTT

Mais des le 1er chemin de terre, c'est a dire 30 mètres plus tard, c'est une autre histoire. Mon casque se barre malgré le réglage au max, et est de traviole sur mon oeil tout du long, les bretelles de mon maillot se détachent et j'aurais le soutif a l'air durant 18 bornes. (m'en suis rendu compte en courant!). Quant au parcours, il n'est que  boue et barbotine glaiseuse, de flaques énormes planquant d'éventuels trous, de sensations de roue arrière en glissade permanente. : je gère plus à  l'instinct de survie qu'à l'expérience dans le sous- bois. Je flippe, me demandant quel prochain décor  va accueillir ma gamelle.  je slalomme entre les flaques, me concentre sur le frein droit pour ne freiner que de l'arrière et vraiment si nécessaire, et me désespère, alors que j'ai l'impression de faire de mon mieux, de voir des mecs me dépasser à tombeau ouvert. Punaise conduire des engins  à bloc c'est vraiment dans les gènes des mecs  ou c'est qu'une histoire de puissance musculaire ?

Trouille

Bon heureusement y'a une fille devant qui m'empêche de déprimer. Je pars dans une tentative de poursuite  dans les sous bois, je la passe, et me retrouve le long d'un joli canal. Là le plus dur c'est de rester à bloc bien droit dans les ornières tracées par les véhicules.  Puis arrive la passerelle  métallique pour traverser le canal. Hop vélo à l'épaule et on grimpe ! L'ai-je bien descendu avec mon genou farceur ? Oui. On remonte sur le vélo et c'est reparti dans le rail tout tracé. Effectivement mieux vaut ne pas en sortir car j'aperçois une autre miss remontant sur son vélo après un passage dans le décor. Voilà mon 2ème objectif mais il se montre plus coriace. Des mecs nous dépassent toujours à bloc tant qu'on est dans les chemins de terre, une bifurcation et le bitume est accueilli par mes cuisses avec joie. Enfin on ne me double plus et je peux coller la fille. Re sous-bois avec quelques tournants et bosses épiques, re-bitume et nous voilà au parc à vélo pour entamer un second tour. Je prends confiance, désormais je fonce droit dans les flaques et passe enfin la fille coriace. J'en vois une autre pour m'occuper, je la passe avant la passerelle, mais les cuisses ont plus de mal à monter les escaliers ! Re-descente Et c'est reparti. J'aperçois au loin une tri-fonction bleue à hublot de fille, je la suis jusqu'au bitume et hop, vient  le moment ou moi et mes bonnes cuisses on devient enfin très copines : je passe la fille en danseuse dans la petite côte (heureusement qu'elle est petite la côte!). Et forcément,  Niveau moral ça va nettement mieux! Mes vitesses débloquent au passage de la bosse, je subis quelques mètres de rodéo avec  chaîne qui cliquette et  fesses qui dégagent de la selle à chaque racine, ouf je m'en sors intacte. J'arrive au niveau du parc et des applaudissements chaleureux me font estimer que je suis pas trop mal placée. Chlore me crie : la 2ème est pas loin! Je pose le vélo. Temps : 50mn35 (5 mn de plus qu'en 2008 par temps sec) /place 62 eme sur 92.
 Punaise plus de 30 mecs qui m'ont dépassé à bloc...j'ai sacrément à rattraper :

http://www.youtube.com/watch?v=HMb7HcDaRXI&feature=em-share_video_user

LA CAP

Je pars hyper motivée  avec le commentateur qui clame : départ canon de la 3ème féminine ! Euh  je vais ptet me calmer la, d'autant que je cours avec une sensation de pédales sous les running. Mais bon je suis enfin dans Ma discipline ! Par contre mauvais choix les Adizero Boston, ce sont des trails ou mieux encore, des pointes de cross qu'il aurait fallu ! Avec un style  très holidays on ice à petites foulées glissantes, je me venge du vélo en rattrapant quelques mecs. J'ai la 2ème féminine en ligne de mire des le 1er km. La course à pied n'est pas visiblement pas son fort. Je la dépasse  (en trombe me dira t'elle)   et m'éloigne , regrettant presque de lui gâcher ainsi la fin d'un si chouette parcours.
Je n'ai pas l'impression d'aller vite,  car ce sont les jambes et non le cardio qui imposent leurs limites après le vélo, avec une sensation de foulée mécanique et forcée. Je sens des ampoules venir dans mes runnings sans chaussette, mais il ne reste plus qu'un km. Le terrain enfin est plus sec. Je dépasse un jeune gars, je le sens un peu scié de voir une Vi-one le dépasser, vexé  il  accélère et me dépose au  sprint final. J'arrive a la 2ème place féminine, temps CAP : 22mn43/place 29eme
Chrono final 1h24mn16 40eme sur 92.

Epastrouillée!
Au final : sensations nulles durant chaque discipline, jamais idéales, mais à l'arrivée,  pétard qu'est ce que j'ai adoré ce combat de boue pour le podium... J'adore les tri verts !

juil. 14
2012

Sortie de scène... mon CD de Paris

Posté par forrest in Non taggé 

forrest

Voilà j'ai fait mon premier CD le WE dernier à Paris, un vrai moment de bonheur.

Je vais revenir quelque semaines en arrière pour situer l'affaire dans son contexte.

Mars de cette année, je suis dans un état physique et moral de fatigue intense. Je craque, je suis en arrêt 2 semaines, sous anxiolytiques, je ne suis plus que l'ombre de moi même, j'erre chez moi, passe du lit au canapé, je pleure, je suis au bout du bout et je descend allègrement sous les 50kilos.

Le médecin me diagnostique un burn out, moi qui pensait que cela n'arrive qu'aux autres. Cela fait 3 ans que je bosse comme une folle pour obtenir mon diplôme d'infirmière, je ne fais pas partir des "super doués ou intello" donc je redouble d'efforts toujours et encore pour être dans le top des étudiants, pour rendre un mémoire de recherche infirmier parfait....je n'arrive plus à,prendre de recul, c'est dingue.

Bref, nous partons en Tunisie en famille  fin avril ou après 3 semaines sans sport j'ai repris des petites sorties de CAP et j'ai nagé un peu. Je vois que sur le forum que ça parle du CD de Paris, j'en parle à mon mari en lui demandant "tu crois que je pourrai faire ce type de tri un jour?", il me répond "oui, bien sur avec un peu d'entrainement!" et voilà, je ne sais pas pourquoi, peut être pour conjurer les vieux démons que je traine depuis quelques semaines, je m'inscris.

Je dois faire 2 tri format sprint pour me préparer. le premier tombe à l'eau, je suis clouée au lit avec une sciatique et arrêt du sport de nouveau pour 2 semaines début juin.

Je m'entraine comme je peux. Je nage en lac 40 mn doucement mais sans m'arrêter, j'arrive à faire 1 sortie de CAP par semaine de 8 à 10km et chaque WE  à partir de mi juin j'enchaine 40km vélo + 30mn CAP.

La préparation n'est pas au top, j'y vais néanmoins détendue, sans complexe et comme libérée puisque le vendredi j'ai terminé ma dernière journée de cours, je suis arrivée au terme de mes 3 ans d'études, c'est une page qui se tourne pour moi.

Ma crainte c'est la natation, je sais que si je sors de l'eau je terminerai le reste même si je ne compte que 550km vélo depuis le début de l'année. J'irai doucement mais je terminerai, je veux juste passer la ligne, peu importe le temps, le chrono n'est pas ma préoccupation.

Le jour J arrive, le temps est moche et gris. Il pleut dans le parc à vélo mais l'ambiance est bon enfant et je suis détendue. Pas de maux de ventre, pas de stress, incroyable!

Je prépare mes petites affaires, chaque chose a sa place précise, je visualise ma transition. OK tout est prêt, un plastique pour protéger le tout de la pluie. je vais faire un petit coucou à Stefanie qui part déjà rejoindre l'aire de départ. Il pleut, l'enfilage de la combinaison est difficile car je suis trempée.

Je me rends au départ natation et regarde les autres vagues qui nagent déjà, je pense à Lyset en voyant passer les bonnets jaunes. Voilà c'est déjà parti pour elle. Le spectacle est vraiment sympa et le cadre magnifique, j'ai hâte d'y être. Sur les quais ça bouchonne, la vague bleue dont je fais partie est la dernière. Je suis surprise car d'un seul coup j'entends que le départ est donné et je ne suis pas dans l'eau, du coup tout s'accélère, les triathlètes sautent par petits groupes dans la Seine. C'est mon tour, pas d'hésitation il faut y aller et c'est parti, je déclenche mon chrono.

Je trouve l'eau chaude, je brasse un peu pour m'éloigner de la rive et je commence à nager et c'est parti pour 1700m de natation. Je crois sincèrement que je n'ai jamais été aussi détendue lors d'un tri ou d'une compétition de CAP. Je me retrouve vite dans les derniers de la vague, je vois le soleil qui pointe le bout de son nez, je sens bien que le débit de la Seine me pousse allègrement.

D'un seul coup je lève la tête et voit 3 personnes qui me font signent sur le quai, je reconnais mon mari et mes garçons. Je prends 30 secondes pour leur faire coucou (je ne suis pas pressée...) et leurs crie que tout va bien, je suis heureuse de les voir. Je  repars à mon rythme et d'un seul coucou je vois la Tour Eiffel, je suis étonnée d'être déjà là et je sors de l'eau avec la banane jusqu'aux oreilles.

A peine sortie de l'eau je retire ma combinaison, je la cale sur mon épaule et file au parc à vélo 3. Mon chrono indique 32mn à la sortie de l'eau, je pense que j'ai du l'arrêter dans l'eau accidentellement et le remettre en route en retirant ma combi. La transition est très très longue, nous courrons sur les tapis puis sur les pavés pieds nus pour rejoindre notre parc, je pense qu'il y a au moins 500/600m, le site est immense.

Il reste des vélos dans le parc, je ne suis donc pas dernière, c'est déjà ça!!! Transition 1, tout roule, ça va assez vite, je suis organisée. C'est parti pour 40km de vélo, dès le départ je m’aperçois que mon compteur ne marche pas, qu'importe au moins je ne verrai pas quand je serai plantée dans le vent.

Le vent parlons en, je me le prends pleine face dès le départ à la sortie d'un petit tunnel ou ça monte sec, ça calme bien. Débout sur les pédales, j'ai le gros plateau, c'est une erreur car pas assez puissante pour le passer en force. Je croise de gros pelotons de 50 à 100 triathlètes, certains me crient "allez la bleue " je réponds "allez les jaunes". Le parcours vélo est plat, nous alternons les aller retours dans le bois de Boulogne, j'essaie de me positionner pour avoir le moins de prise au vent possible car ça souffle bien. Je double pas mal de monde au final en restant concentrée car la route est mouillée et pas envie de tomber dans un virage, je n'ai aucune idée de mon temps je suis juste super heureuse d'être là, tout se déroule au mieux je ne pensais pas d'ailleurs être si bien. Le retour sur les quais avec la vue sur la Tour Eiffel est magique, je revois les photos de Marathonnerre et je me dis "j'y suis". Pas mal de choses se bousculent dans ma tête, j'appuie comme une malade sur les pédales, je suis en bout de selle et serre les dents, mais je pensent aussi aux copines,  ma grande soeur de CAP Béa avec qui je partage tout depuis bientôt 3 ans, Cheyenne à Roth qui doit vivre son rêve. Je pense à ces 3 ans que je viens de vivre et je suis submergée par les larmes qui montent, que de chemin accompli. C'est comme si ce tri marquait la fin d'une période et annonçait un nouveau départ.

Sur la fin du parcours la foule s'épaissit, je croise les coureurs qui vont en finir, il y a comme une émulsion, je me sens bien, cela fait des semaines que je n'ai pas ressenti cela, c'est difficile à décrire en fait.

La transition vélo/CAP est douloureuse, courir avec les chaussures de vélo sur les pavés en poussant le vélo me donne des crampes aux mollets. Je ne peux pas courir en chaussettes car le sol est trempé, j'alterne marche et petite course. Je pose le vélo, prend le temps de boire une dernière fois, je m'alimente et pars pour 8,2km de CAP.

Le long des quais nous partons vent de face, c'est dur de maintenir un rythme, la fatigue commence à se faire sentir dans les jambes. Une fille me double, elle court un peu plus vite que moi alors j'essaie de la garder 5 à 6 mètres devant moi et je m'accroche à elle. le rythme est plus soutenu mais je tiens bon. Je vois mon mari je le rassure, il m'encourage. Au ravitaillement je mange et bois en marchant une dizaine de secondes, nous entamons un faux plats, je reste concentrée, ça passe plutôt bien, la fille devant moi est toujours là, je ne lâche rien.

Les kilomètres défilent, j'aperçois l'arche d'arrivée, c'est trop bon, incroyable, je vais boucler mon premier CD, je suis HEUREUSE, sur mon nuage, tiens si je pouvais embrasser tout le monde je le ferai.... Yahouuuuu! Je passe la ligne en 2h54, je n'en reviens pas.

 

Natation 34:18

T1 5:35

Vélo  1:20:54 (soit 29km/h de moyenne pour 39km)

T2 5:21

Courses   48:15 (soit 10,2km/h pour 8,2km)

 

Conclusion:  à refaire l'année prochaine., cadre superbe. Je suis bien consciente que dans un plan d'eau sans courant on peut me rajouter au moins 15mn en natation mais franchement moi qui pensait mettre 3h30, je suis agréablement étonnée. J'ai bien moins de mal sur un CD que sur un sprint et je vais voir si je peux en refaire un d'ici fin 2012.

Hier j'ai eu mes résultats, je suis officiellement INFIRMIERE.  j'ai eu la note de 18,5/20 à mon mémoire avec les félicitations de mon guidant.

Maintenant VACANCES.....