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janv. 26
2008
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De l'Ile Maurice au marathon de New-YorkPosted by: Barbie in Mon Blog on Janvier 26, 2008 Tagged in: Le blog de Barbie
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Je sais que je vous ai laissé sur votre faim hier, il me faut donc satisfaire au plus vite votre curiosité. Comment passe-t-on de « j'agonise en courant 500m » à « j'enfile les marathons comme des nouilles sur un collier de la fête des mères »...
Tout est parti de ma participation au Raid Vittel. Pourtant ce n'était pas gagné ! D'abord j'ai découvert ce que je subodorais depuis pas mal d'années : je ne suis pas faite pour le camping... Le côté tente igloo, douches collectives ambiance armée américaine pendant l'opération « tempête du désert », même à l'Ile Maurice, cela ne passe pas vraiment (ah oui j'avais oublié ce détail, c'était à l'Ile Maurice...).
Première épreuve : une petite course genre 6km dans la montagne à grimper et surtout à descendre tout ça dans une nature plutôt hostile. Je supplie le photographe de ne pas mettre en ligne sur le site la photo de mes jambes sanguinolentes pour éviter que Ken n'envoie un avion de rapatriement sanitaire dans la minute. Mais bon je suis toujours là et nous n'avons pas à rougir de notre classement non plus. Ah oui j'avais aussi oublié de vous dire que nous étions en équipe de 3 et c'est le temps de la dernière qui est comptabilisé, donc pas la peine de se la jouer perso. Les épreuves vont s'enchaîner tous les jours alternant kayak (un cauchemar intégral...), VTT (grosse rigolade : je suis tombée au bout de 300m, moi le vélo c'est à l'Ile de Ré et dans le genre escarpé on fait mieux) et course à pied. Tous les matins je me lève avec cette pensée : « je vais mourir !!! » et tous les soirs je me couche en me disant « pas possible tu es toujours là »... Je compte mes os, je vérifie que mes pieds sont toujours là beaucoup moins abîmés que je n'aurais pu l'imaginer. Chaque jour qui passe me donne l'impression de devenir « super Barbie » avec la cape et tout et tout. Nous finirons 42° sur 70 équipes avec le sentiment toutes les 3 d'avoir fait quelque chose d'exceptionnel. Dans l'avion du retour, il faut bien avouer que la fatigue se mélange à l'euphorie. Nous fêtons ça dignement au champagne gentiment offert par Air Mauritius et là je dis à ma voisine sous l'effet des bulles : « maintenant je vais courir le marathon de New York ! ». Et je m'endors... Je ne tiens pas l'alcool, que voulez vous...
Mais même à mon réveil, cette promesse faite à moi-même reste là ancrée dans un petit coin de mon cerveau. Je reprends la course courant dans le jardin des plantes après mon rêve. Bon là Ken vous dira que je courais surtout après les pompiers de Paris qui s'entraînaient, ce n'est quand même pas de ma faute, aux mêmes horaires que moi. Je décide pour me rendre compte de mon niveau de m'inscrire à un semi dans la région où je passe mes we, c'est-à-dire l'Allier. Je me disais que je serais plus tranquille et que ce serait plus discret que dans les grandes courses parisiennes... Quelle erreur !!! Je tombe sur un semi certes très sympathique, avec des bénévoles comme on n'en voit que sur ce genre de petites courses mais les participants sont presque tous des membres des clubs d'athlé locaux. Autant dire que le niveau est sacrément relevé. C'est bien simple, dès le départ ils me laissent littéralement sur place. Comme le parcours est constitué de 4 boucles, je me fais doubler en plus, histoire de bien me remonter le moral. Mais bon je suis là pour le finir alors je trottine tranquille avec mon lecteur MP3 sur les oreilles. Cela va devenir vraiment comique quand j'attaque le 4° tour : ils ont tous fini !!! Je suis gênée et dis à l'organisation au dernier ravitaillement : « ne vous inquiétez pas vous pouvez plier les gaules, je finis tranquille ». Mais pour des questions d'assurances ils doivent m'attendre pour déclarer la course officiellement finie. Du coup je repars après avoir presque hésité à m'arrêter complètement. Mais bon je suis venue là pour finir alors je finis. Comme les bénévoles présents sur le parcours sont souvent eux aussi des coureurs, je commence le ramassage scolaire et je finirais mon semi au milieu d'un vrai vol de canard, au moins 8 coureurs en V autour de moi et avec pas mal de coureurs qui m'attendaient pour m'encourager. 2h20 ! Pas terrible, pour ne pas dire carrément nul mais j'ai fini ! Et vous savez le plus drôle : comme ils avaient prévu un prix pour les 4 premières féminines et que nous étions seulement 4 femmes, eh bien je suis rentrée chez moi avec une coupe qui trône toujours fièrement dans mon salon. Vous auriez vu la tête des enfants quand je suis rentrée avec ça...
Leçon de cette course mémorable : cela ne s'improvise pas ! Il va falloir bosser pour y arriver et pas se contenter de suivre les pompiers... Mais là mon horloge biologique se remet en route et me rappelle que je m'étais fait une autre promesse : pas de bébé après 35 ans. Alors du coup, je décide de faire un petit dernier pour la route, marquant un arrêt de quelques mois dans mon début de carrière de marathonienne enragée. Avrès tout le marathon de New York existerait encore dans 2 ans, mes ovaires pas sur... Mais je l'aurai un jour, je l'aurai...

Par Bibiche, juin 07, 2008
ça aussi, ça me rappelle des souvenirs, première longue distance en Dordogne, ma région d'origine, sur un 24 km en 3 boucles, nous étions 3 filles, j'ai fini 2° et ramené une coupe... et une bouteille de vin!


Et les défis lancés sur un coup de tête, (ou après une coupette pour d'autres ...), faut-il y voir une bonne dose d'inconscience (d'alcool ???) ou tout simplement un désir profond et refoulé de montrer qu'on est NOUS aussi capable de se surpasser ? En tout cas, une fois la décision prise, on s'y tient, on s'y accroche, on se donne les moyens d'aller jusqu'au bout (même si dès fois, y'en a MARREEE), et une fois qu'on y est arrivé ............ c'est que du B O N H E U R ! (à mon petit niveau j'ai connu ça aussi !)
Et tu as eu raison...... le marathon de New York pouvait attendre, pas ce dernier trésor dont tu avais envie !