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jui 17
2010
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Comme un cri familier, discrète est ma souffrance
Je vis le journalier, malgré cette carence
Chaque jour j’expire de ne plus respirer
Plus long, plus loin, courir ne peut me libérer
Le temps n’a plus le temps
Le temps de m’apaiser
Un grand froid est entré, au cœur de l’existence
Laissant mon cœur prostré, vivant en pénitence
Mes yeux se ferment et mon regard s’éteint
Ma course s’enferme dans un pas incertain
Le temps n’a plus le temps
Le temps de m’apaiser
Parfois, je perds le fil fragile de ma vie
Je voile mon profil d’une image servie
Mon souffle diminue, mais je cache mes maux
Ma fuite continue, sans prononcer un mot
Le temps n’a plus le temps
Le temps de m’apaiser
Déjà, ma voix faiblit, il faut que tu l’entendes
Un jour viendra l’oubli, il faut que tu attendes
Absence magnifiée d’un esprit tourmenté
Ma course s’est brisée, mon cœur va s’arrêter
Le temps n’a plus le temps
Le temps de m’apaiser
Évreux le 17 juillet 2010




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