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Cours toujours !

Le blog d'une coureuse débutante, mais qui en veut !!!
janv. 23
2012

Les 10km du 14e : la tristesse du coureur de "fond"

Posted by Aurélie77 in Untagged 

Aurélie77

Salut à toutes les cafeuses et cafeurs !

ça fait un petit moment que je ne me suis pas manifestée, c'est que je prépare consciencieusement le prochain Semi de Paris, sans encore savoir si j'arriverai au bout... En tous les cas, j'essaie d'être régulière dans l'entraînement par tous les temps et même quand  mes jambes ne rêvent que de s'affaler sur un fauteuil au chaud sous un plaid !

Voilà, donc j'enchaîne à mon petit rythme et à mon petit niveau séances fractio et sorties longues, et lisant une petit annonce sur les  10 km du 14e, je me suis inscrite il y  a deux semaines, pensant inclure cette course dans mon plan d'entraînement et si possible avec plaisir !

Auparavant, je n'avais fait que des courses "caritatives" et ne me rendait absolument pas compte que je serai ce dimanche à 09h30 dans une toute autre configuration : beaucoup moins de coureurs évidemment et surtout des coureurs qui ont la "gagne".

Me voici donc dans une foule beaucoup moins drôle et sympathique que d'habitude, des coureurs se prenant très au sérieux et n'hésitant pas à te bousculer sur la ligne de départ, quitte à presque te faire tomber, car ils sont là pour faire un chrono !!!

J'avoue que dès les premiers mètres, je me suis demandée ce que je faisais là, au milieu de ces compétiteurs déchaînés... J'ai fini tant bien que mal cette course dans une tristesse infinie, au milieu de la circulation parisienne, arrivant dans la dernière vague des plus d'une heure, avec des coureurs déjà finishers qui passaient au milieu de la route sur la dernière ligne droite, sans un encouragement ou regard... Heureusement qu'il y avait d'adorables bénévoles dont le sourire faisait chaud au coeur... 

C'était la première fois que je finissais une course sans joie... Je ne suis définitivement pas une compétitrice, je cours juste par plaisir et non pour faire un chrono, je ne suis donc peut-être pas faite pour ce type de course où j'ai vu si peu de solidarité et de gaieté... Du coup, j'ai peur de me retrouver au semi de Paris, paumée comme ici, je doute, j'ai peur...

Les courses caritatives me plaisent en cela qu'il n'y a qu'un seul enjeu : celui de  courir pour une cause, pour les autres et non pour soi-même exclusivement...

Voilà, désolée pour ce petit billet triste et tout désillusionné, j'espère revenir en meilleure forme la prochaine fois !

Aurélie

 

oct. 02
2011

Odyssea : La vie en rose...

Posted by Aurélie77 in Untagged 

Aurélie77

Odyssea : La vie en rose…

Salut les cafeuses !

Me voici revenue de ma première Odyssea, mon premier 10 km chrono que j’avais promis de raconter sur ce blog !

Je crois que nous étions nombreuses à participer à ce très bel évènement à Vincennes aujourd’hui : le temps était de la partie (bien qu’un peu chaud sur la fin de course, non ?), et une vague rose avait déferlé sur le bois… Vraiment chouette à voir…

Il y a 3 semaines, je courais donc ma première course avec la Parisienne, et il n’était pas encore question de courir un 10 Km avant le mois de mai. C’était sans compter sur le pouvoir de persuasion de ma copine Marie à qui l’on venait de distribuer un flyer vantant les 10 km d’Odyssea…

Un peu paniquée (je suis pas prête, je suis pas prête…) mais aussi attirée par le goût du défi, j’ai finalement cliqué sur le « Inscrivez-vous ». Advienne que pourra, je n’avais aucune idée de la façon dont je réagirais sur un 10 km, n’ayant jamais couru une telle distance…

N’ayant pas non plus totalement envie d’être ridicule, et d’arriver comme une bleue, ramassée par la voiture balaie, je me suis attelée à un plan d’entraînement que j’ai trouvé sur CAF… Super super, plan à réaliser en… 9 semaines ! (et il reste combien ? euh.. 2 semaines et demi ? Finger in Ze nose !).

A moi donc les premières joies de la découverte du fractionné ! Au stade Championnet, avec Marie, on  expérimente le 8x30 secondes en réussissant même à ne vomir sur personne ! (Et, je t’assure, ma foi, que vue mon état lamentablement nauséeux, c’était pas gagné, oh non…). On se fait également une sortie longue de plus d’une heure à Vincennes que je vis assez bien, (pour ne pas dire joyeusement…)

Arrive donc le 2 octobre, je me dis que si j’arrive à courir moins d’1H10, je suis contente… Et puis je me dis qu’on est aussi là pour la bonne cause, et savoir que l’intégralité des bénéfices de la course est reversée à l’Institut Gustave Roussy qui lutte contre le cancer du sein me réconforte… Je pense à ma tante, opérée de cette merde il y a à peine deux semaines, et à la mère d’un cher ami touchée par la même maladie…

Nous voici donc, parées et roses sur la ligne de départ (avec, bien entendu, les fruits secs de ma mère juive)… Pas du tout la même ambiance qu’à La Parisienne, là c’est du sérieux (pas de cigognes ou de tour Eiffel sur la tête), on sent qu’il y a de sacrés coureurs dans la foule (même sans les voir courir, ça se sent…). Et là ça démarre à l’heure, on passe la ligne de départ ensemble avec Marie, puis on se sépare pour de nouvelles aventures.

Il y a du monde, beaucoup de monde, et bien qu’il ne soit qu’à peine 9H30, le soleil commence déjà à bien se faire sentir. Bien évidemment, je pense stratégie (héhé), pas de barrière à l’horizon pour me vautrer, je décide de ne pas courir sur l’allée principale mais sur les allées en sous bois, plus fraîches et à l’ombre… Je prends peu à peu mon rythme de croisière ;  sur ma playlist, Mika tel un nouveau Sénèque de notre siècle chantonne « relax, take it easy », tu m’étonnes John que je vais la prendre easy…

Les 3 premiers kilomètres, je me concentre sur la queue de cheval blonde d’une jeune fille blonde, elle ne le sait pas, mais elle est mon lièvre. Au 4e, je la dépasse (big up à toi, Jean de la Fontaine !), et je m’en trouve un autre (de lièvre), j’aime bien, en même temps c’est facile, il y a bien 3000 personnes devant moi, j’ai le choix…

4e kilomètre, j’avale mon gel punch power speed fruit énergie progressive, histoire de dire…

5e kilomètre, ravito, je ne m’arrête pas, héhé, pas besoin, j’ai ma ceinture avec ma gourde !!! 5,1 km, je me sens incroyablement légère, surtout au niveau de la ceinture, un peu étrange quand même… 5,11 km, putain, j’ai paumé ma gourde ?!?!!!! Je me demande, une seconde, pas plus, si je me retourne pour la chercher, je décide finalement TRES vite que c’est une TRES mauvais idée… Là, je me dis, plus que 5 km à tenir sans boire (t’aurais dû boire au ravito vilaine), allez, c’est pas la fin du monde, tu vas y arriver… Et soudain une pensée Murakamienne me vient à l’esprit : « tu n’as pas besoin d’eau, tu es une machine, avance c’est tout… ». Oui, je viens juste de lire Autoportrait de l’auteur en coureur de fond de Aruki Murakami, il se répète ça lors de son premier ulltra de 100 km quand il passe le 75e kilomètre, et bien je peux vous dire que ça m’a aidé… Merci Aruki ! (et je ne peux m’empêcher de le citer, ça me transporte de joie : « En courant, j’avais alors pénétré sur le territoire de la métaphysique. D’abord, il y avait eu l’acte de courir, et comme un accompagnement, cet existant qui était « moi ». Je cours, donc je suis. »)

6e kilomètre, fin de la parenthèse littéraire, je suis à 38 minutes, meilleur temps donc qu’à la parisienne, youpi !!!

J’avance, je me sens bien. A côté, un homme court en poussant une femme en fauteuil roulant qui respire à l’aide d’un tuyau, il entonne pour elle un hip hip hip ! Et tous les coureurs autour répondent en cœur : « hourra ! ». Je vois la femme heureuse d’être là, entourée, de faire cette course presque comme les autres… J’en ai les larmes aux yeux…

7e kilomètre, on arrive presque à la fin, je ne sens pas de fatigue, il y a des endroits où c’est tellement gorgé de monde qu’on peine à courir, dommage…

8e-9e km, on approche du but, je vois la ligne d’arrivée, je sprinte en pensant aux séances de fractio, j’y suis presque, c’est juste incroyable !!!

10e km, Je passe la ligne d’arrivée en un chrono d’1h04, bien mieux que toutes mes espérances, et je me sens si bien que je se suis persuadée que j’aurais pu parcourir encore quelques kilomètres…

Voilà ma première, excellente  et inespérée sensation sur ce 10km, envie folle d’y retourner, d’améliorer mon temps, de retourner bosser le fractio et les sorties longues en entraînement, de refaire d’autres 10 km très bientôt…

Et vous savez quoi ? J’ai dit à Marie que je la suivais le 4 mars 2012 sur le semi de Paris…

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélie, (this is la vie en rooooose)

sept. 13
2011

Cours toujours ! "La Parisienne" par une vraie parisienne !

Posted by Aurélie77 in Untagged 

Aurélie77

La « Parisienne » par une vraie parisienne !

Salut les cafeuses et cafeurs ! C’est non sans émotion et fierté que je livre mon premier récit de course à Courir au féminin !

Alors, comme on ne se connaît pas encore, je me présente brièvement :

Aurélie, 33 ans, parisienne pur jus, et pas vraiment une sportive à la base… (La base étant plutôt intellectuelle, artiste, comédienne…bref tout ce que vous voulez, sauf sportive…).Lorsque je me suis inscrite à la Parisienne il y a quelques mois, courir 10 minutes relevait pour moi de l’ascension de l’Annapurna… Certes, j’avais la panoplie de la coureuse, mais je n’en étais pas une (allez, disons-le, j’étais une sorte de canada dry-coureuse  )… Mes premières séances au Parc Montsouris étaient un supplice, et lorsque j’arrivais à boucler un tour (1, 3km au compteur), j’étais envahie par la félicité (comme quoi, il m’en faut peu…)

La Parisienne, était un défi, il fallait que je sois capable de boucler 6 km, et cela pour la bonne cause, qu’importait le chrono, j’étais motivée, il fallait aller au bout…

Je me suis donc accrochée et mes séances d’entraînement supplices du début se sont peu à peu transformées… Je commençais à trouver le bon rythme, à ne plus être essoufflée et courir en aisance respiratoire, et à ressentir une vraie joie et liberté !

On arrivait lentement mais sûrement vers le jour J et j’avais réussi à entraîner dans l’aventure une super copine, Marie, bien plus sportive que moi.

Le 11 septembre, on était prête, hyper excitée par cette nouvelle aventure !

9h45 : Pont d’Iena, au milieu de dizaine de milliers de coureuses, on avait déjà avalé les fruits secs préparés par ma mère (juive, je précise, au cas où vous n’auriez pas deviné…), censés nous donner force et énergie (au cas où vous n’auriez pas deviné…).

9h 50 : Toujours sur le Pont, Marie et moi avalons une mixture énergisante goût pomme, ouais, parce que c’est aussi censé nous donner force et énergie (ça, vous aviez déviné…)

9h 55 : la vache, il y a des nanas qui ont des cigognes sur la tête !

10h : on commence à s’impatienter, les dossards rouges partent avant les bleus, on se rafraîchit, Marie dit qu’elle a envie de faire pipi.

10h10 : la foule gronde et hurle « LIBEREZ LES BLEUS »

10h15 : ça hurle encore, l’équipe de mignonnes japonaises à notre droite scande « LIBOUE Li BLOU », mais tout ça  avec un grand sourire poli. (Penser à prendre exemple sur elles, un jour)

10h20 : la foule force la sécurité, ça court vers la ligne de départ, on s’encourage avec Marie, on est prête !

10h21 : fausse joie, l’animation club-med Nike commence, et merde, je me sens pas du tout l’âme d’une GM, je veux courir, laissez-moi partir !!!!

10h25 : On fête les anniversaires (dont celui de Giselle, 87 ans, toute choupette qui ne sait pas trop ce qu’elle fait là, sous la pluie battante…)

10h 30 : ça y est, c’est le départ de la 4e vague, et cette fois c’est le bon, je m’élance, telle une Usain Bolt à peine dopée (remember les fruits secs et la texture énergisante à la pomme ?). Il y a du monde, je réfléchis stratégie et me dis qu’il vaut mieux courir sur les côtés. Je choisis le gauche.

10H31 : je n’avais pas vu la barrière sur le côté gauche et me viande lamentablement, en me prenant le pied dedans.

10h31 : pas grave, je me relève, arghhhh, rien ne pourra m’arrêter, pas même la mamie en fauteuil roulant, que je dépasse avec prestance !

1Oh32 : putain, c’est bon, je couuuuuuuurs !!!!

Je ne sens pas les trois premiers kilomètres et souris béatement à tous les supporters sur le parcours, même s’ils n’ont pas de banderoles pour m’encourager et n’hurlent pas mon nom !

10h51 : je passe le ravito sans même m’arrêter, (nan, plus rien ne m’arrêtera, je vous ai dit !!!)

10h53 : un garçon m’interpelle : « Hé Aurélie, on se connaît, non ? », je tourne la tête naïvement pensant qu’on se connaît peut-être effectivement, avant de comprendre qu’il avait juste lu mon prénom sur le dossard.  (ouah, ça c’est de la drague directe, sans détour, mais de là à dire efficace… faut avoir envie de draguer Speedy gonzales, j’étais déjà loin héhé…)

11h03 : le 5e kilomètre arrive, déjà, je réalise que la course est bientôt terminée, et qu’il faut tenir jusqu’à la dernière ligne droite, accélérer  même si possible… Allez, j’y vais !!!!

11HO8 : je suis à quelques mètres de la ligne d’arrivée, ohlala, il y a des photographes, je prépare mon meilleur profil, mon plus joli sourire et je mets le turbo !!!

11h09 : je franchis la ligne d’arrivée de ma première course, je suis émue, galvanisée par la foule et l’énergie, je l’ai fait !!!!

En regardant mes résultats le soir, je n’aurai jamais imaginé boucler la Parisienne en un honorable 39’18’’, c’est une belle surprise, et on m’aurait dit ça il y a quelques mois, j’aurai pissé de rire dans mon froc !

Cette expérience a été belle et forte, elle m’encourage à aller plus loin, viser d’autres défis, et me voici embarquée pour un autre, plus difficile pour moi : les 10 km d’Odyssea le 2 octobre.

 Souhaitez-moi bonne chance les filles !!!!

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Aurélie la parisienne.