Que recherchez-vous?

Les blogs de Courir au féminin

A short description about your blog
août 10
2011

Quand prudence rime avec patience

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Je me décide enfin à mettre des mots sur ce qui s'annonce être la décision la plus difficile prise dans ma courte carrière de coureuse: Annuler ma participation au marathon de NY 2011.

Très bref historique pour se remémorer des rebondissements trépidants (si si).

Mi 2010, ivre d'un sentiment de puissance (et d'orgueil) d'avoir terminé mon premier marathon, je décide de m'inscrire à celui de Vincennes se déroulant en fin d'année.
Au bout de 6 semaines de prépa, une tendinite s'invite et squatte sans scrupule mon tendon rotulien.
D'abord incrédule, je dois très vite me rendre à l'évidence: Je n'arrive plus à courir plus de 20 min sans douleur qui m'oblige, ou à l'arrêt, ou à courir en boitant (ce qui n'est pas du tout envisageable pendant 42km, outre le fait que j'ai l'air parfaitement ridicule).

Dépitée, je déclare forfait pour le marathon de Vincennes et entame le long, trèèèèès long  chemin caillouteux de la guérison. 
Glacage-massage-kiné. Pendant 4 mois....le marathon de NY 2011 est encore loin...Insouciante et pleine d'espoir, je m'inscris.

Mi-mars, reprise très progressive de la course.
Je suis rouillée, ça grince de partout, les sensations sont nulles, mais j'insiste.
Et ô miracle! Petit à petit, ça va de mieux en mieux! J'irais même jusqu'à faire une séance d'1h20.
Naïve, je pense que tout est enfin rentré dans l'ordre. A moi les prépas marathons! Les sorties longues! A moi New York!!!
  
Oui mais....
Les tendinites sont fourbes qu'on se le dise! La mienne décide de se repointer début juillet. 
D'abord incrédule, je dois très vite me rendre à l'évidence: Je peux courir mais c'est quand même pas génial cette douleur dans le genou.
Re-glaçage re-massage re-kiné et pour parfaire le tout : Mésothérapie. 3 jours après la première séance, je fais un jogging de 45 min...sans douleur. J'en pleurerais presque de joie...

Oui mais....
J'ai besoin de reprendre en douceur sans me stresser.
J'ai besoin de temps (tant physiquement que moralement).
Or, je suis sensée débuter la prépa pour NY la semaine suivante.
J'y réfléchis. Non, en fait ça va bien au-delà...je pèse le pour et le contre, j'y pense tout le temps, j'en rêve la nuit, je tourne le problème dans tous les sens.... 
Au bout d'une semaine de ce traitement, je prends une décision: J'annule ma participation au marathon de New York....Avec une curieuse sensation de vivre toujours la même chose....Au cours d'une crise de paranoïa et de désespoir aigus, j'ai même songé à me faire désenvouter, c'est dire.

Certains diront que j'ai abandonné trop vite, que j'aurais dû persévérer, que novembre c'est encore loin, que d'ici là je courrais sans doute comme une tortue qui se prend pour une gazelle...

Oui mais....
Le long chemin caillouteux de la guérison m'a appris la sagesse d'un retour aux sources.

Mes temps sur courses n'ont jamais été et ne seront jamais une donnée importante.
On pourrait me dire "oui mais au fond de toi...". Et bien non. Même au fond de moi et même en cherchant dans tous les recoins de mon esprit, je me contrefous de courir un marathon en 4h, 5h ou 6h ou de passer sous les 1h au 10km.
En revanche, je ne conçois pas une seule seconde, que la course devienne une contrainte. Même pour quelques semaines et même pour New York.

Alors certes, je suis très déçue de déclarer une nouvelle fois forfait, mais paradoxalement heureuse et soulagée de pouvoir recourir sans douleurs.
J'ignore ce que l'avenir me réserve et si je pourrais un jour refaire un marathon, mais pour le moment, je savoure juste le plaisir de courir...alors :)

avril 20
2011

Bondage ou courir, faut il choisir?

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

La semaine dernière, je me suis déplacée deux côtes toute seule comme une grande.

On pourrait penser que c'est dû à une pratique excessive de bondage, ou à un accident de sport extrême, ou encore à une position du kamasutra mal négociée... Bref à une cause qui ferait glousser et dont je pourrais tirer un minimum de fierté.

Mais non. C'est arrivé bêtement lors d'un footing matinal.  Même pas en fractionné hein? Non non juste en courant (très) lentement.


Je trottinais donc d'une foulée légère et aérienne, humant l'air chargé de rosée, écoutant les oiseaux chantés un air de Lady gaga, lorsque d'un seul coup, une douleur intense dans le dos en haut à gauche m'a ramené à une réalité beaucoup moins idyllique. 
D'abord inquiète à l'idée que j'allais peut être faire un malaise cardiaque, je me suis arrêtée de suite couverte d'une sueur froide (et odorante). 2 heures après, toujours vivante mais nauséeuse de douleur et arrivant à peine à bouger,  je me suis dit que je m'étais peut être carrément fait un truc affreux comme me déboîter un poumon (le corps humain est parfois surprenant). J'ai alors envisagé d'aller aux urgences, mais ayant un minimum de dignité même dans l'adversité, j'ai préféré supplier mon ostéo de faire quelque chose ou de m'achever.


Finalement, après plusieurs minutes à m'expliquer l'anatomie humaine, mon ostéo m'a convaincue qu'on ne pouvait pas se déboîter un poumon, mais qu'en revanche les côtes, elles, bougeaient et qu'en général ça faisait un mal de chien. Après deux-trois manips douloureuses qui n'ont rien à envier à certaines pratiques SM, j'étais de nouveau sur pied et quand même très soulagée pour mon petit poumon.

Selon mon ostéo : Apriori, je me suis mal positionnée lors de ma séance de gainage de la veille. Mes côtes (ces fourbes!) ont bassement attendus le lendemain matin pour manifester leur mécontentement.
Selon moi: Vu toutes les blessures que j'arrive à m'infliger avec la CAP, j'envisage de me mettre sérieusement au bondage qui serait sans aucun doute moins dangereux.

janv. 25
2011

Une blessure, une guérison et une interrogation

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

La blessure

Au début, on joue l'autruche, on se dit que c'est juste un coup de fatigue et qu'après une semaine d'arrêt, ça ira mieux:
"J'suis crevée en ce moment. J'vais pas courir pendant une semaine et ça ira mieux après"

Une semaine plus tard, on s'inquiète un peu et on cherche une explication plausible et une solution miraculeuse "ptet que si j'changais mes runnings...."

Au bout de deux semaines, on tente un petit jogging et rien n'a changé. Ce foutu genoux fait un mal de chien!
On finit quand même par aller voir son médecin du sport et on fait comme chez le dentiste: On minimise : "J'ai presque pas mal hein? C'est juste une très légère gêne. Pardon? Je boite?...En effet... maintenant que vous l'dites... c'est un peu plus qu'une gêne....".

Le médecin du sport ayant prescris du repos pendant au moins 2 mois (!!!), on décide que :
 "Toute façon, c'est qu'un bon à rien ce doc! J'vais consulter un autre médecin. Un vrai. Un spécialiste qui sait de quoi il parle lui! Un qui me guérira en une séance sans me parler de repos

2 kinés, 2 ostéos, 1 podologue du sport et un spécialiste du genoux plus tard, le diagnostic n'ayant pas changé,  on envisage très sérieusement de faire appel à un médecin vaudou voir peut être même à un exorciste, avant de finalement se résigner à du repos complet et à des séances de kiné.

Au bout de 5 semaines, on bannit le mot "tendinite" de son vocabulaire : 
"Non j'ai pas une tendinite! J'ai une légère inflamation du tendon! ça  n'a rien à voir!"

Au bout de 7 semaines, on délire :
"Toute façon, ça me manque pas de pas courir. Y a plein d'avantages. Par exemple, là pendant que les autres courent bêtement moi je fais la grasse mat'" (le tout dit avec des sanglots étranglés dans la voix et en reniflant pathétiquement)

9 semaines: On envisage de se reconvertir dans le macramé ou le point de croix pour canaliser ce trop plein d'énergie.

10 semaines: Autorisation de faire 15 min de vélo d'appart. On jubile. On se promet de respecter scrupuleusement le "protocole de reprise" établi par le kiné. Il fait trop chaud, il est nul ce vélo, les sensations sont bizarres.
15 minutes et 10 secondes plus tard on se sent rebelle d'avoir grapillé 10 secondes.

11 semaines: On arrive à 30 min de vélo sans douleurs.

12 semaines: Autorisation de courir 15 min. On jubile. On se promet de respecter scrupuleusement le "protocole de reprise" établi par le kiné.
Il fait froid, il pleut, les sensations sont bizarres mais pas de douleurs.
15 minutes et 10 secondes plus tard on se sent rebelle d'avoir grapillé 10 secondes.

12 semaines et 1 jour: Le kiné est content et préconise d'augmenter de 5 minutes tous les deux jours.

12 semaines et 2 jours: On s'interroge et on se promet de parler de son interrogation au kiné jeudi prochain.
En attendant....
A votre avis:

Est ce que je valide mon inscription pour New York 2011 (6/11/11) ou je laisse tomber et j'attends 2012? (petite précision: Comme d'habitude, je ne vise aucun temps, juste terminer sur mes deux jambes)

nov. 20
2010

Mise au point

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Il y a des fois dans la vie où on a la désagréable sensation de cumuler les galères.
D'ailleurs, bien souvent ce n'est pas qu'une sensation: On cumule effectivement à tel point que parfois, on se demande si on aurait pas été maraboutée.

Alors voilà. Après beaucoup de questionnements et de consulatations chez le médecin du sport, le kiné, l'ostéo et même chez un spécialiste du genou, le diagnostic est enfin posé:
Tendinite rotulienne

Bien qu'invisible sur l'irm, il semblerait que ce soit malgré tout ce qui m'empêche de courir depuis 2 mois.

Et donc...Repos complet de deux mois supplémentaire + anti-inflammatoire locaux + kiné Puis reprise très progressive début février.

Le marathon de Paris 2011 se fera donc sans doute sans moi. Je suis un peu déçue mais néanmoins rassurée car si tous les médecins ne sont pas d'accord sur le traitement, tous sont en revanche uninime sur un point:  C'est embêtant mais pas grave. Si je suis sérieuse et patiente, je pourrais recourir sans soucis un ou des marathons.

Parallèlement, je viens de déménager et je suis enfin installée après plusieurs problèmes plus ou moins (très) embêtants (je ne développerais pas car sans intérêts)

Et puis pour finir, je me retrouve célibataire contre mon gré
Bon... Mon moral menaçant de s'effondrer en chute libre, j'ai décidé de relativiser et de positiver.

-Je suis toujours une coureuse. En pause certes. Mais une coureuse quand même.
-J'ai un toit sur la tête et je dors dans un lit (tout le monde ne peut malheureusement pas en dire autant).
-Quant à mes peines de coeurs..le temps cicatrise tout ou presque...

oct. 05
2010

Les aléas d'une prépa marathon et ses conséquences

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Précédemment dans la vie de dragibus :

Il y a une semaine et demi, une douleur survient insidieusement lors d'une séance de fractionnés....Et se manifeste de nouveau lors d'une sortie 2 jours plus tard.

Dépitée, je me force au repos total et prend rdv avec mon ostéo, espérant secrètement qu'il règlera ce problème en un tour de main.

Diagnostic de l'ostéo : Le genou semble « coincé » mais sans gravité.

Action : Il le décoince doucement

Résultat : Tout va beaucoup mieux. Petite gêne mais plus de douleurs.

Pensant naïvement que ce petit soucis s'arrêterait là, je tente un petit jogging cool sans prétention.

Au bout d'une demi heure, il faut bien que j'admette une évidence que je préférerais nier : Nouvelle douleur.  Pas la même que la première fois.  Beaucoup moins forte mais néanmoins présente et qui m'empêche de courir plus d'une demi heure sans douleur.

Quelque peu inquiète et persuadée que j'ai quelque chose de cassé/déchiré/écrasé, je prends RDV avec mon médecin du sport.

Diagnostic : Tendinite rotulienne vraisemblablement provoquée par plusieurs facteurs dont la fatigue et sans aucun doute un léger surentraînement.

Action : Repos relatif , anti-inflammatoire, electro-thérapie, glace, massage et radio.

Résultat : C'est fichu pour les 20km de Paris et le Marathon de Vincennes.

Après 6 semaines d'entraînement de mon plan marathon, c'est rageant, frustrant, pas cool, injuste, pour ne pas dire franchement « grave abusé » (comme dirait mon voisin, ado au langage poétique et fleuri)

Mais voilà c'est comme ça. On ne maîtrise pas toujours tout dans la vie, alors autant relativiser et positiver .

-Apriori ce n’est pas très grave et avec de la patience tout devrait rentrer dans l’ordre

-Je suis crevée, fatiguée, éreintée, épuisée : Du repos me fera du bien

-Je vais avoir plus de temps pour préparer mon déménagement prévu fin octobre (Et Dieu sait qu’il y a du boulot !)

-Des marathons, il y en aura d’autres

-Et puis de toute façon, j'avais pas de tee-shirt assorti à mes runnings et j'aurais eu l'air complètement ridicule 

BON COURAGE A TOUTES CELLES ET CEUX QUI COURENT LES 20KM DE PARIS CE WE!

sept. 23
2010

Mouais...bon ben bof....

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Il y a des fois où je me dis que quand même la course à pied est un sport ingrat et d'une injustice scandaleuse.  Et encore, je pèse mes mots (maux?)! Voyez plutôt:

Course prévue: Marathon de Vincennes le 24/10/2010.

Objectif: Finir. Et si possible, dans un état pas trop lamentable.

Motivée pour me lancer une nouvelle fois dans l'aventure d'un marathon, j'ai attaqué bravement ma prépa il y a 6 semaines. Tout allait très bien, les jambes suivaient, le coeur battait au rythme de mes foulées, mes nouvelles semelles étaient assorties à mes chaussettes, bref, une prépa idéale.

Et soudain....ce fut le drame!

Mardi j'ai attaqué une énième séance de fractionnés sur mon stade préféré. Petit échauffement à petites foulées; Fractions qui n'en finissent pas; Et enfin petit, jogging de récup...enfin disons plutôt "petit jogging de récup très vite écourté par une vilaine douleur au genou gauche".

Prudente, je m'arrête immédiatement. Je rentre, m'étire tout doucement.  Pas de douleur. Pas de gonflement. Rien. Bon....Dans le doute, glace et compresses d'anti-inflammatoire jusqu'à ce matin.

Pleine d'innocence, je pensais naïvement que ça avait une fausse alerte.
J'ai donc chaussé mes runnings cet après midi pour une séance d'1h15.....Qui s'est transformée en 45 minutes. Nouvelle douleur qui m'empêche de continuer.

La mort dans l'âme, je me suis forcée à m'arrêter pour rentrer tristement chez moi.

RDV mardi chez l'ostéo. J'ai décidé de jouer la carte de la prudence et de ne rien faire jusque là malgré les séances prévues dans mon plan (dont une sortie longue de 2 heures :(.

J'ai peut être bien fait de m'inscrire au marathon de Paris 2011 car j'ai le pressentiment que celui de Vincennes est un peu compromis.

Je mentirais en disant que je suis désespérée. Disons que je suis juste dépitée et un peu résignée. En moyenne, sur 4 courses prévues, je n'en cours qu'une seule pour diverses causes dont parfois une blessure.
Et des fois....j'en ai marre.

juil. 29
2010

Petit jogging matinal en ville

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Petit jogging matinal. Le stade sur lequel je cours étant fermé, je parcours la ville à petites foulées en cherchant un endroit tranquille pour faire quelques accélérations en ligne droite.
Je trouve mon bonheur dans une petit quartier pavillonnaire peu fréquenté par les voitures.

Je commence mon fractionné façon "fartlek à la dragibus" ce qui donne en gros:
"J'accélère jusqu'à la voiture grise"
Je reviens sur mes pas à petites foulées puis...
"jusqu'au panneau après la voiture grise" etc.....
Au bout de mon 5ème allers-retours, je vois un vieux qui me regarde depuis le pas de sa porte.
Arrivée à sa hauteur:

Lui: S'cusez moi?
Moi: (je m'approche) oui...?
Lui: Vous faites quoi là?
Moi: Ben je cours....
Lui: Ah non mais ça j'vois bien qu'vous courez, mais vous savez l'heure qu'il est?
Moi: vaguement oui...tôt...
Lui: Sacrément oui! Il est 5h30!
Moi: ben oui....

Marcel? (la voix vient de la maison dont la porte est restée ouverte. Sa femme sans doute)

Lui: Oui! Attends j'discute avec la ptite dame
Elle: Mais laisse la tranquille enfin!
Lui: Mais j'la dérange pas! J'vous dérange?
Moi: (souriant franchement) non non
Lui: Tu vois! (et reprenant le fil de la conversation) vous êtes bien courageuse
Moi: Non pas vraiment...c'est une question d'habitude...et puis je vois le soleil se lever alors bon..
Lui: Ah oui...j'vous comprends...c'est un peu magique hein?
Moi: Pas qu'un peu....
Lui: Bon aller j'vais aller prendre mon café. Bon courage !
Moi: merci bonne journée

Je repars à petites foulée, repasse une dernière fois devant la maison en question et par la fenêtre le vieux lève sa tasse de café à ma santé.

Je crois bien que je me suis fait un nouveau copain!

juin 26
2010

Léger passage à vide... mais avec le sourire

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Il y a trois semaines, je me suis bêtement foulée la cheville.  Une mauvaise racine? Non. Une pente un peu trop glissante? Non plus. Une micro perte de connaissance avec la sensation de ne plus avoir de force: Oui.

Je suis allée voir mon médecin du sport pour lui faire voir ma cheville. Foulure, repos, kiné, 15 jours d'arrêt.
Et puis prise de sang pour comprendre...

C'est vrai que depuis quelques semaines, je dors très mal, parfois  mon coeur s'emballe et je me mets à transpirer abondamment. Je suis amoureuse? Même pas.
Parce que surtout, je suis très, mais alors vraiment très fatiguée.  A tel point que j'ai parfois l'impression que je pourrais m'allonger n'importe où et dormir sur place (et même pas sûre qu'un prince charmant pourrait me réveiller).

Inutile de se voiler la face, la cheville est guérie mais les résultats du labo sont éloquents: Je suis carencée en fer. Pourtant...Je ne bois quasiment plus de thé ni de café, je mange de la viande rouge une fois par semaine, les autres jours du poissons ou de la viande blanche, je mange des oléagineux et des céréales complètes, je bois beaucoup d'eau, bref, je pensais avoir résolu ce soucis. Et bien non.

Petit traitement pour remonter ce malheureux taux de fer. ça va un peu mieux et je pensais pouvoir faire la course du Montatou demain.
Mais il faut savoir se montrer raisonnable, ce n'est pas envisageable. Pas dans cet état.
Curieusement je prends tout ceci relativement bien. Mieux vaut résoudre ce problème, ne pas me blesser gravement et repartir du bon pied.

Inutile de préciser que mes runnings , elles, ne le prennent pas aussi bien. Elles font la tête et boudent dans leur coin. Alors pour les consoler, je vais sans doute leur acheter des nouvelles copines runnings et peut être aussi ce petit tee-shirt tout mignon assorti aux lacets.

BON COURAGE A TOUTES CELLES QUI FERONT LA COURSE DU MONTATOU DEMAIN. JE PENSERAIS BIEN FORT A VOUS

mai 21
2010

Je ne ferais qu'un marathon par an...ou pas....

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

"Un marathon par an tu feras, plus raisonnable ce sera et mieux ton corps se portera"
 disait un lointain cousin de Yoda.

Pleine de bonne volonté, je m'étais promise de respecter cette maxime quoiqu'il advienne. Même on me mettait un marathon sous le nez, même si Tati m'en parlait durant tout un pic nic, même si Panda m'envoyait un mp, même si c'était pas loin de chez moi...

Mais....ce sera la première édition de ce marathon..sur le site il est dit qu'il "sera plat et sans difficultés...et après tout 6 mois de récupération c'est suffisant non? ...En plus j'adore Vincennes!!

Forte de ces arguments plein de sagesse et avec un grand sourire au lèvres,  je viens de m'inscrire au marathon de Vincennes...Tout en me laissant la possibilité morale de ne pas y aller si je ne le "sens" pas.
Et promis cette fois ci, je vérifierais la présence du dossard dans mon enveloppe :)

mai 17
2010

Courir ensemble avec CAF

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Tout a été dit ou presque sur cette journée...

Pour la première fois depuis que je participe à des courses,  j'espérais un peu plus que "finir dans un état honorable".

Je visais timidement le 10km en une heure.  A l'entraînement, à 5h du mat sur un stade désert,  j'avais réussi deux fois de suite cet exploit.
Mais entre courir sur un stade tout plat et désertique et courir avec pleins de gens sur un parcours pas très plat, il y a tout un monde!

Je suis donc partie un peu trop vite,  j'ai été un peu trop vite essoufflée,  il y avait un peu trop de faux plats à mon goût et j'ai terminé très vite.....enfin...disons un peu plus rapidement qu'à l'ordinaire..

Mon garmin affichait triomphalement 11.5km/h et......56 min 50 !!

Un peu fière de mon petit exploit personnel,  je retrouve Aude et nous partons ensemble à la recherche des autres, lapuce, Tati, Marylin, Martine...
Chacune y va de son commentaire, on se félicite,  on refait la course et on se met toutes d'accord sur le fait que, "quand même c'est pas pratique ces virages en épingles!".

Et petit à petit on se retrouve à 4:  Tati, Marylin, Aude et moi.

Pic nic d'anniversaire de Tati avec des petits cakes  +  rigolade +  sensation d'être glacée pour moi et retour dans nos chaumières.

Sur le chemin du retour, Marylin tente de convaincre Tati qu'un trail dimanche prochain serait tout à fait approprié à son entrainement, Tati tente de me convaincre de participer au marathon de Vincennes, Aude ne dit rien mais n'en pense pas moins et moi je glisse à plusieurs reprises que "quand même il a l'air bien le trail du cul d'enfer non?"

mai 04
2010

59 min 52 secondes

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Si on m'avait dit un jour que 8 secondes suffiraient à embellir ma journée, malgré le boulot par dessus la tête,  malgré la météo un peu fraîche et même malgré la galère du rer...j'en aurais sans doute ris aux larmes....et pourtant....

5H00  Il fait encore nuit, il fait froid, il y a du vent, je suis crevée, j'en ai marre,  j'ai pas envie d'y aller!

5H15  Les habitudes ayant la vie dure, je suis en bas de chez moi, les runnings aux pieds.
Je m'élance (trèèèès) péniblement dans la rue déserte pour  rejoindre l'entrée du stade en bas de chez moi.

Comme d'habitude, c'est désert.
Je cours au feeling, sans vraiment prêter attention à mon allure, écoute les oiseaux qui s'éveillent et fixe le ciel où l'aube pointe doucement le bout de ses rayons.

Je regarde ma montre....45 min et 7.03km...
Une idée s'insinue dans mon esprit...un mini objectif à très court terme...
Et si je tentais 10km en 60 min? Du jamais fait! A peine effleurer avec 1h07 lors d'un 10km il y a 6 mois.
Même pas peur!
J'augmente mon allure et souris franchement. J'ai la sensation de courir super vite, les jambes répondent sans sourciller, je m'accroche et ne baisse pas l'allure, je m'essouffle un peu, je regarde ma montre, encore un peu plus vite, encore quelques mètres, ne surtout pas ralentir, encore un peu, nouveau regard et.....
10km / 59minutes et 52 secondes

Je ralentis enfin et contiens à grande peine l'envie de faire un tour de plus en levant les bras.
Je suis euphorique, je suis ridicule, je m'en fous! J'ai couru 10km en moins d'une heure! C'est possible, je peux le faire!

avril 12
2010

UN DRAGIBUS AU MARATHON DE PARIS

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Comment raconter ce marathon….C’est une aventure qui me tient depuis plus de 3 ans….

Petit prologue ….Je me suis inscrite 3 fois au MDP mais c’était ma première participation. Les deux premières fois n’ayant pu aboutir suite à des concours de circonstances malheureux.

Mi 2009, je me fais la promesse que 2010 sera l’année de mon premier marathon.

LE VRAI-FAUX DOSSARD DE DRAGIBUS OU PANDA  LE FAUSSAIRE ET MARYLIN SA COMPLICE

Après 12 semaines de préparation intense, je décide de me rendre au marathon expo le jeudi soir pour récupérer mon dossard, espérant ainsi éviter la foule.  Je suis nerveuse. C’est mon premier marathon et je récupère ma petite enveloppe avec une pointe d’émotion. Samedi matin : Je me réveille nauséeuse et avec des petits soucis digestifs qui me font annuler la rencontre CAF du midi.

Samedi après midi : ça va mieux. Je réussis même à faire le vide en lisant un bouquin.
Samedi soir 19h30 : Je décide de préparer consciencieusement mes petites affaires pour le lendemain.
Samedi soir 19h32 : Je prends ma petite enveloppe
Samedi soir 19h33 : Mon cœur manque un battement : Il n’y a pas de dossard. Juste la puce. Samedi soir 19h35 : Très gros stress, je retourne l’enveloppe dans tous les sens
Samedi soir 19h40 : Je dois me rendre à l’évidence. Je n’ai pas de dossard. Crise de larmes que je contrôle à grande peine.  
Samedi soir 20h00 : J’essaie de reprendre le dessus.

Pourquoi  je n’ai pas ouvert mon enveloppe plus tôt ? Pourquoi  l’absence de numéros sous la fenêtre en plastique ne m’a pas alertée ?...Je n’en sais rien. Je ne me comprends pas moi-même. Je me suis contentée de tâter l’enveloppe pour m’assurer de la présence de la puce, puis je l’ai tranquillement rangée dans mon sac sans plus y toucher….Ne pensant pas une seule seconde que mon dossard pouvait ne pas s’y trouver.

Il est 20h et trop tard pour retourner au marathon expo. Je ne peux que me lamenter et me reprocher mon étourderie. J’essaie de joindre l’organisation du marathon de Paris… sans succès. Perdue,  je téléphone à Mumu pour lui demander si elle a bien son dossard dans son enveloppe  (désolée Mumu, j’étais paumée et j’ai dû te paraître un peu cinglée.. d’autant qu’on ne se connaissait pas). Elle me confirme que oui, elle a bien son dossard dans son enveloppe. Je n’ai donc pas raté un stand.
Dépitée et ne sachant plus quoi faire, je post un appel au secours sur le forum.

La suite se trouve sur cet appel au secours….tout le monde est désolé pour moi et cherche à me rassurer : Je peux courir uniquement avec la puce…mais je n’en suis pas convaincue. Marylin arrive sur ces entre faits et émet l’idée de scanner un dossard pour le modifier. C’est une très bonne idée ! Mais….
Je n’ai pas d’imprimante couleur et aucun participant au marathon n’est connecté.
Démoralisée, je finis par me coucher les larmes aux yeux.
Alors que je pleure tristement sur mon oreiller en me lamentant sur mon sort, je reçois un sms :

 « Fais de beaux rêves, on s’occupe de tout. Marylin »

Intriguée, je lui téléphone : Panda va scanner son dossard, Marylin va le modifier et me le donnera en mains propres le lendemain.

Une lueur d’espoir nait au milieu du gouffre dans lequel je m’enfonçais lentement. Peut être que ça va aller finalement….Je m’accroche à cette petite lueur et m’endors difficilement vers minuit d’un sommeil agité et pas du tout réparateur.

Dimanche 5h. Je me réveille fatiguée physiquement et nerveusement mais je décide de me préparer pour le marathon…advienne que pourra !
A 6h, n’y tenant plus, j’envoie un sms à Marylin dans l’espoir d’un petit miracle….
Elle m’appelle en retour et me rassure : Panda a scanné son dossard, l’a modifié et l’a envoyé à Marylin qui elle-même va me le donner en main propre ce matin.
J’ai du mal à y croire, je ne connais ni l’un ni l’autre, et pourtant ils se sont mobilisés pour moi !
Ma lueur d’espoir se transforme en feu de joie : Ça va aller…. Je vais peut être pouvoir prendre le départ !

Je me prépare très nerveusement et saute dans le premier rer qui croise ma route. A Charles de Gaule Etoile, je patiente un peu sur le quai en proie à une agitation intérieure intense. Deux rer plus tard, Marylin s’avance, lumineuse et souriante. Elle me tend le sésame : Mon vrai-faux dossard (bien plus beau qu’un original), avec en prime un petit mot gentil au dos pour me souhaiter bon courage.
Un soulagement intense m’envahit, j’ai envie de pleurer et tente de cacher mon trouble en épinglant mon dossard maladroitement.

LE MARATHON PEUT COMMENCER

Nous suivons la foule de coureurs et rejoignons l’équipe CAF sous l’arc de Triomphe. Je fais la connaissance de plusieurs Cafeuses, et surtout, de mon sauveur auréolé d’un halo de reconnaissance: Panda. J’essaie de le remercier chaleureusement mais il fait vraiment froid et je crois bien avoir juste répéter « merci milles fois » en grelottant. Plusieurs photos de groupe et de panchos-en-plastique plus tard,  marie, sa sœur, kiki et moi rejoignons notre sas rose. Nous discutons tranquillement de tout et de rien en avançant vers la ligne de départ et sans vraiment m’en rendre compte, je commence mon premier marathon.

A partir de ce moment, tout est un peu flou. Je suis incapable de me remémorer ce qui s’est passé à quel kilomètre.  Très vite, je me retrouve seule avec Kiki.  Marie et sa sœur ont disparues.
Je m’arrête 30 secondes pour resserrer un lacet et  perds Kiki mais retrouve Marie et sa sœur. Nous courrons toutes les trois une dizaine de kilomètres. Moi qui m’entraîne toujours toute seule, je m’aperçois que je peux parler en courant. Les kilomètres défilent sans que j’y fasse attention.
Au bois de Vincennes, les maries décrètent qu’un arrêt pipi s’impose. N’ayant aucune envie pour le moment, je continue sans elles.

Je me retrouve « seule » pour la première fois depuis le départ et une réalité s’impose d’un seul coup à moi: « Je suis en train de courir le marathon de Paris !». Une vague d’émotions me submerge et me donnent des ailes. J’essaie toutefois de modérer mon allure pour ne pas griller de précieuses réserves d’énergie.
Quelques kilomètres plus tard, je retrouve par hasard kiki qui semble vouloir en découdre avec ce marathon.  Je décide intérieurement de me calquer sur son allure.
Nous courrons ensemble une bonne quinzaine de kilomètres et je m’aperçois que j’aime courir avec quelqu’un, même si on ne se parle pas beaucoup.  Kiki a une allure très régulière et sans le savoir, elle m’aide à atteindre le 30ème kilomètre sans encombre.

Les choses se compliquent à partir du 31ème où je subis une baisse de forme qui me coupe les jambes. Je tiens jusqu’au 33ème et laisse finalement  kiki partir devant.  Je ne la préviens pas, ne voulant pas qu’elle m’attende et perde de précieuses minutes pour son objectif de – 5h.

Commence alors une longue lutte contre la fatigue qui m’envahit.  J’adopte la méthode Cyrano en me fixant des points de marche et de courses (au prochain feu rouge là bas, je cours jusqu’au kilomètre suivant). C’est laborieux, épuisant, éprouvant, mais à aucun moment je n’envisage d’abandonner.
J’ai trop lutté pour prendre le départ de ce marathon. J’irais jusqu’au bout !  A cloche pied s’il le faut mais j’y arriverais !

Les kilomètres défilent un peu trop lentement à mon goût mais j’avance…péniblement certes, mais j’avance.

Au 39ème km je me fais la promesse de courir les deux derniers kilomètres sans m’arrêter…Je m’élance à petites foulées et aperçois enfin l’arche d’arrivée. Il me reste un peu plus de 200 mètres, je les cours aussi vite que je peux et passe la ligne d’arrivée le souffle coupé et la gorgé nouée.

Les jambes flageolantes, je titube droit devant moi et récupère ma médaille. Je la serre dans ma main et réalise enfin ……Je suis marathonienne !
Je me répète cette phrase dans ma tête mais les mots restent vides et ne m’imprègnent pas.
Je rejoins mes parents, venus me chercher pour l’occasion.  Curieusement les voir me fait un bien fou et m’apporte bien plus que la médaille pourtant si durement gagnée.  J’en pleurerais presque de joie, mais les larmes restent bloquées et ne coulent pas.

Je rentre chez moi mi-hébétée mi-boitillante pour me hisser péniblement dans ma baignoire et prendre une douche plus que bienvenue. J’ai mal partout, même aux bras, même aux abdos, même aux cheveux…  bref,  je n’en peux plus.
L’après midi passe vite et le soir venu, j’accueille mon lit avec gratitude.

Nuit de dimanche à lundi : Je me réveille en pleine nuit complètement déboussolée et me demande si j’ai vraiment couru ce marathon. Je cherche ma médaille délaissée sur ma table de nuit, la serre dans ma main et là, la tension accumulée a raison de mes nerfs : Je fonds en larmes sur mon oreiller et exprime enfin ma joie.

Ces 42km195 représentaient tellement plus qu’un marathon…

 5h08 :)

A l'arrivée avec mon vrai-faux dossard

avril 11
2010

Marathon de Paris

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Voilà...une bonne chose de faite.

5H28 C'est loin d'être glorieux mais je m'en fiche. Je l'ai fait, je l'ai terminé. J'ai repoussé mes limites un peu plus loin que ce que je pensais être capable de faire.

Je suis en vrac (mal partout) mais très très très contente.

Je ferais un CR plus tard...pas le courage pour le moment.

Merci encore à Panda et à Marylin...vous n'imaginez pas à quel point ce marathon était important pour moi.

Merci  à tous pour vos encouragements.

 

avril 10
2010

SOS MARATHON DE PARIS PAS DE DOSSARD DANS L ENVELOPPE

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

J'AI BESOIN D'AIDE

IL N'Y A PAS DE DOSSARD DANS MON ENVELOPPE OU SE TROUVE A PUCE.

JE NE SAIS PAS QUOI FAIRE.

AIDEZ MOI SVP

févr. 05
2010

Mon skin est arrivé!

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Avec un jour de retard, mais j'ai enfin reçu le précieux sésame!

Première impression visuelle: "Nan mais ils sont barges! Je vais jamais pouvoir rentrer mes fesses là dedans"

Premier essai dans ma salle de bain: "C'était pas si petit finalement! Comme quoi on voit toujours ses fesses bien plus grosses qu'elles ne le sont réellement!"

Première inspection dans le miroir: "Ah ben si....j'ai vraiment des grosses fesses...(soupir...)"

Premier essai sur le terrain: "Curieux cette sensation d'être toute nue...Curieux ces petits fourmillements à l'arrêt"

Premières impressions:  J'ai fait une séance de fractionné ce matin. Bonnes sensations. Je me sens plus "maintenue" et mes genoux apprécient clairement.  Petits fourmillements dans les cuisses à l'arrêt mais ça n'a duré qu'une quinzaine de secondes.

Je ferais une sortie longue pour voir ce que ça donne,  mais je sais d'ores et déjà que je suis contente de mon "investissement" et envisage un corsaire pour le marathon....à méditer...

Par contre, il est un peu long...J'ai hésité à faire un pli mais finalement je l'ai laissé comme tel en le remontant un peu.

janv. 29
2010

Fashion runneuse

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Bon et bien voilà! Après avoir longuement lu et relu les divers avis sur le forum, j'ai craqué pour un collant skin (noir et bleu).
Je devrais le recevoir en début de semaine prochaine.

Bien entendu, je ne doute aucunement qu'avec un tel collant, je vais courir plus vite, plus longtemps, avec une foulée athlétique, le tout sans aucune courbature et qu'en plus il me grandira de quelques centimètres tout en ôtant quelques kilos, superflus certes, mais gênants.

J'ai hâte de l'essayer!

(N'empêche que si un jour on m'avait dit que je choisirais d'acheter un collant pour courir au lieu d'un "jean-taille-basse-moulant-qui-fait-des-fesses-d-enfer", j'en aurais ris aux larmes....et pourtant....)

janv. 09
2010

Madame neige fait un jogging

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

5 jours sans courir! Sans même être blessée! Juste parce qu'il neige et que les rues et le stade sont impraticables!
Seul le centre ville est accessible.
Alors hier, j'ai pris une décision: Demain, je ne ferais pas la grasse mat (pourtant méritée). Non! demain matin, j'irais courir en ville!
Fière de ma résolution et bien décidée à m'y tenir je m'endors le coeur léger.

Ce matin, néanmoins, j'ai trouvé mon réveil un peu lourd pour ne pas dire franchement pénible. J'avoue avoir sérieusement envisagé la possibilité de rester au chaud sous ma couette. J'ai d'ailleurs éteint l'autre rabat-joie avec la ferme intention de dormir au moins une heure de plus! Mais c'était sans compter sur le silence accusateur de mes runnings. Je ne les voyais pas sous ma couette, mais je les sentais pointer un lacet méprisant sur ma condition de marmotte.
Devant si peu de considération pour mon manque de sommeil, je me suis finalement traînée sous la douche (non sans marmonner que yenarasleboldecetteneigechuiscrevéemoi!).

Bonnet, gant, écharpe. C'est bon! je suis parée pour affronter la nature sauvage et déchainée! En sortant, je croise le regard consterné de ma gardienne qui s'immobilise soudain à la vue de ce qu'elle prend sous doute pour un mirage (ou une preuve de ma folie pathologique). Je lui souris et lui adresse un "Bonjour! Bonne journée!" d'une voix claire et radieuse.

Je fais mon petit bonhomme de chemin et découvre peu à peu des quartiers de ma ville où je ne mets jamais les pieds. Au détour d'une rue, je tombe sur un petit parc entouré d'immeubles qui semble être ouvert 24h/24. Il fait encore nuit, il n'y a personne, pas un bruit, il recommence à neiger et les flocons dansent devant les halos des lampadaires....Je savoure la magie de l'instant et en oublie presque le sol instable et glissant. Je suis bien.......Mais reste vigilante: Même si je suis entourée d'habitations, la neige n'est pas le seul danger pour une joggeuse...

Coup d'oeil sur mon chrono ; 35 min ; J'entame le trajet du retour et constate que la neige reprend ses droit malgré les saleuses. Quelques piétons courageux me regardent passer ; Le boulanger me lance un "vous êtes bien courageuse!" et une voiture me laissera même la priorité à un feu rouge!

Arrivée au bas de mon immeuble, je décide d'aller vers le parc de sceaux...sait-on jamais....Et là je sais surtout que c'est mon jour de chance: Les grilles sont ouvertes!
Le soleil commence à pointer le bout de son nez alors que je m'élance joyeusement dans un parc immaculé. La magie est de retour. Le lac est gelé et recouvert de neige, tout est blanc, quelques rayons de soleil filtrent à travers des branches saisies par le givre, c'est magnifique....Je souris et décide d'oublier mon chrono. Je suis à jeun, ça fait plus d'une heure que je cours... ce n'est sans doute pas raisonnable mais comment résister?....

Deux tours de lac plus tard, je rentre fatiguée mais heureuse pour ne pas dire euphorique.

1h45. La vitesse était certes plus que modérée mais les sensations excellentes. Je ne regrette pas d'avoir sacrifié ma grasse mat.

Tu as raison Eric, courir sur et sous la neige c'est un peu magique ;)

oct. 12
2009

20km de Paris d'un dragibus

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

J'étais impatiente de participer pour la seconde fois à cette course qui m'avait tant marqué l'année dernière. Ma préparation s'est faite selon un plan d'Eric. Plan suivi à la virgule près...ou presque. Et puis, je dois l'avouer, j'étais aussi impatiente de participer à ma seconde Pasta Party CAF. J'avais prévu de me contenter d'un unique plat de pâtes...jusqu'à ce que Barbie évoque vaguement un Café liégois...Alors, dans un soucis de solidarité féminine, je me suis dit, qu'après tout, une île flottante était tout à fait justifiée.
Retour chez moi vers 23h, je règle mon réveil sur 7h et m'endors...difficilement. Réveil à 6h. Je tourne, me retourne, me lève, me recouche, re-retourne..décide finalement de me lever et de me préparer.
Douche, petit déj, séance d'habillage...qui s'éternise: Je change au dernier moment de tenue pour mettre mon corsaire et mon tee shirt préférés au lieu de ma tenue assortie à mes chaussures. Indécise devant ma glace, je me décide quand même à partir.

Arrivée au stade. J'en fais rapidement le tour à la recherche d'un groupe de jupettes, mais ne croise personne. Quelque peu dépitée, je refais un tour et tombe sur Fée Clochette et Peter Pan en plein dilemme: Poser le sac à dos au vestiaire ou le porter? Peter Pan choisit finalement de le porter arguant qu'il veut prendre des photos....et porte son appareil photo à la main. La logique m'échappe mais tous les deux semblent très bien organisés, tandis que moi je n'épingle que maintenant et maladroitement mon dossard sur mon tee-shirt (préféré).

On se place un peu au hasard et on attend le top départ. De plus en plus de coureurs affluent et nous sommes très vite cernés puis compressés par une foule prête à en découdre. La tension monte, le départ est imminent...à non, il a déjà été donné. Je n'ai pas entendu l'annonce du top départ. Je me tourne vers la Fée clochette qui semble aussi surprise que moi. Bon. Peu importe. La foule piétine puis trottine et s'élance enfin. J'essaie de ne pas me laisser emporter par l'euphorie. Je vois la Fée clochette et Peter Pan s'élancer rapidement devant mais n'essaie pas de les rattraper. Je ne veux pas partir trop vite. J'essaie de me déporter sur le côté pour ne pas gêner les coureurs derrières moi mais me prends tout de même quelques coups de coudes au passage. Je finis par me trouver une petite place et entame ce 20km en souriant franchement.

Les 5 premiers kilomètres passent très vite et le premier rappro est déjà là. Je décide de ne pas m'y arrêter et slalome entre les coureurs pour sortir rapidement de la bousculade générale.
Je continue ma route et souris en voyant des petites gourdes de compote jonchant le sol. Y aurait-il un ken à vélo semant des compotes dans l'espoir d'écouler les réserves de Millau? Il me faudra attendre le second ravito, pour comprendre que les petits compotes en font partie. Et là, je me dis que Barbie doit être ravie.

Les kilomètres défilent, le souffle est là, les jambes suivent, aucune douleur suspecte, tout va bien. Je regarde rapidement autour de moi: Il y a des coureurs et des coureuses partout. Il y a ceux qui courent en silence concentrés sur leurs souffles ou perdus dans leurs pensées, celles qui papotent entre copines, ceux qui se motivent entre potes ; Il y a aussi quelques orchestres et pleins de spectateurs ; Certains silencieux, d'autres applaudissant timidement et ceux qui expriment joyeusement leurs soutiens....Et au milieu de tout ça, il y a moi. J'aime ce moment, j'aime être là et maintenant. Je souris et frissonne d'émotions. S'il y a un paradis, ce moment en fait partie.

Quelques kilomètres plus tard.....

L'enfer existe et il est sous mes pieds: Les quais! Autant j'adore m'y promener, autant y courir est un vrai calvraire. Les quais ou "les montagnes russes de l'enfer": Une enfilade de descentes, de tunnels et de montées. Un vrai coupe-jambe. Seul réconfort, j'adore courir dans les tunnels. Pourquoi? Parce que lorsque j'y cours, j'ai de nouveau 8 ans et apparemment je ne suis pas la seule. Au premier tunnel un coureur crie à tue tête "ON EST PAS FATIGUES!!",  je me mêle aux autres pour crier en retour "ON EST PAS FATIGUES!!" (bien que moi, je sois un peu fatiguée quand même).
A peine le temps de se remettre de la première "remontée" qu'on entame le second tunnel. Nouvel appel à repousser la fatigue et je réponds en criant aussi fort que je peux dans une vaine tentative d'auto-persuasion (De toute évidence la méthode coué a ses limites). Les kilomètres défilent et mes jambes n'aiment clairement pas cette succession de montées et de descentes. Elles me le font douloureusement savoir en transmettant un message à mon cerveau "Mais qu'est ce que j'fous là...ma pauv'fille tu dois vraiment être maso pour t'infliger un truc pareil"; Apparemment, nous sommes 25 000 masos alors ça ne doit pas être trop grave.
 
Je continue de courir et arrive au 17ème..plus que 3...18ème...la foule de spectateurs se fait plus dense...19ème...plus qu'un, je vais y arriver! Encore un dernier effort...
Je me laisse emporter par l'euphorie générale, accélère aussi vite que je peux (c'est à dire pas très vite), souris, lève les bras au ciel, regarde le chrono, souris de plus belle et franchis la ligne d'arrivée les yeux embués et la gorge serrée.

(2h08 en améliorant mon temps  sur 10km)

Photo à l'arrivée avec en exlusivité, mon nombril sans doute aussi heureux que moi

oct. 05
2009

Odyssea mère-fille

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

Cette course me tentait depuis un petit bout de temps, mais je ne serais jamais doutée qu'elle deviendrait un moment de partage mère-fille.
Depuis que je cours, ma mère est très attentive à tout ce qui touche de près ou de loin la CAP.  Et elle était donc toute  contente de m'annoncer qu'elle avait vu une affiche d'une course pour la lutte contre le cancer du sein. Insistant lourdement sur le fait qu'elle avait bien lu qu'une course-marche à allure libre de 5km était ouverte à tous, je lui ai proposé qu'on fasse cette marche ensemble, à notre rythme. Voilà comment nous nous sommes retrouvées hier, au château de Vincennes, avec des tee-shirt roses sur le dos.
Ma mère n'avait jamais participé à ce type de manifestation sportive et j'étais un peu inquiète pour la foule, l'attente....
Finalement, tout s’est très bien passé.  Elle était enchantée par l'ambiance et a marché ses 5km sans peiné (ma mère ne court pas mais marche beaucoup).
La ligne d'arrivée passée, nous récupérons nos petits sacs roses et décidons qu'une petite halte « salade+tarte tatin » est tout à fait appropriée à la journée.

En mangeant nos tartes-tatins, j'aperçois Eric par la fenêtre de la brasserie. J'envisage d'aller lui dire bonjour mais me rappelle soudain qu'on ne se connaît pas "en vrai", et un élan de timidité absurde me retient sur mon siège.

Cette marche a tellement plu à ma mère qu’elle envisage de la refaire l’année prochaine….dans toutes les villes :)

sept. 27
2009

Les 20 km de Paris approchent à grandes foulées

Posted by Dragibus in Untagged 

Dragibus

ça fait un petit bout de temps que je n'ai pas écrit ici alors me voilà :)

Je suis actuellement un plan concocté par Eric pour les 20 km de Paris.
J'avoue qu'à la première lecture du plan,  j'étais sceptique. Et pourtant....

J'ai décidé de le suivre à la lettre..pour voir. Et je vois. Les résultats sont là, je progresse.

Sortie longue aujoud'hui d'1h45
Distance: 16k06 (et je tiens aux 06)
Vitesse: 9.2km/h
Cadence: 6.32/km

Données fournies par mon tout nouveau garminounet 305,  qui est en phase de devenir mon nouveau meilleur ami.

Moi qui stagnait à 8.5km/h les jours de formes, j'avoue être agréablement surprise. Certes, ce n'est pas non plus transcendant, mais à mon niveau, c'était inespéré.

Je  suis donc confiante pour les 20km , malgré le trop long passage sur les quais qui me coupent les jambes rien que d'y penser. Comme d'habitude, aucun objectif de temps, juste finir et surtout me faire plaisir.

Merci Eric :)