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déc. 28
2010
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Murs, remises en cause et bonnes résolutions !Posted by Gaelou in Untagged |
J’ai été peu présente sur le site ces dernières semaines pour cause d’emploi du temps surchargé mais là, avec les vacances, cela me démangeait vraiment d’aller prendre de vos nouvelles et de vous souhaiter une très belle année 2011, pleine de joies sportives, de belles aventures et de jolies rencontres !
Pour moi, l’année s’est plutôt bien finie avec une sérieuse remise en question après une série de courses calamiteuses (mais marquées par de bien belles rencontres CAF) : je pense que j’aurai pu devenir un phénomène de foire : la seule coureuse qui aggrave ses chronos à chaque course ;-) qui se prend un mur au 5ème km et qui pratique le Cyrano sur 10 km et semi ;-))))) Bref, une cata ambulante qui aurait mieux fait de se mettre au crochet… si elle n’avait pas eu deux mains gauches et un talent manuel à peu près équivalent à celui d’un cabillaud….
Bon, là je rigole mais sur le coup, je faisais un peu moins ma maligne, partagée entre honte et découragement devant de si piètres progrès. Mes premières courses sont arrivées rapidement après mes débuts en course à pied, en septembre 2008 : 1er aquathlon en mars, 1er 10 (en 1 h 01), 1er semi en septembre (2 h 21)… avec des chronos de débutantes mais toute la vie devant moi pour les améliorer. Puis, les premières blessures (tendinite au psoas), les premières « tournées des grands ducs » (médecin, radiologue, ostéo, podologue…), les premières semelles, la première reprise, les premières blessures causées par le changement de posture, un 2ème 10 km avec les semelles et le fameux mur du 5ème … les jambes qui se bloquent et qui refusent d’avancer (et 1 h 04 au chrono), un presque 2ème semi abandonné 10 jours avant pour cause de tendinite au tendon d’Achille, les premières semelles balancées au feu de dépit, mon 1er Dr Magic, une deuxième reprise contrariée par un hiver pourri, un 3ème 10 km (toujours le mur du 5ème et 1 h 07 au chrono), un vrai 2ème semi épique (encore le mur du 5ème km.. et 2 h 31 au chrono, je marche de plus en plus vite finalement ;-)
Comme je ne faisais pas beaucoup de courses non plus, au début, je trouvai toujours une explication foireuse : c’est la faute à la bascule du bassin, au souffle au cœur détecté plus tard, au manque de magnesium, à une mauvaise hydratation, y’avait trop de vent, j’ai pris 1 kg cet été, hier c’était vendredi 13, je suis passée sous une échelle il y a 10 jours…. Sans pour autant me remettre en question… Jusqu’à mon dernier semi et à vos nombreux commentaires qui m’ont enfin ouvert les yeux sur ma gestion de course (et d’entraînement) plus qu’hasardeuse. Il faut dire qu’après une première année passée à suivre scrupuleusement tous les conseils et à veiller sur mes puls comme sur les saintes reliques, j’ai commencé à déconner après mon premier arrêt et la découverte de la vitesse à laquelle on pouvait perdre rapidement tout niveau – même ci celui-ci était à peine au-dessus du niveau de la mer. Là, ça m’a bien arrangée de décider que finalement, j’étais une coureuse « au feeling » et que les puls, c’était pour les débutants. Résultat : j’ai laissé parler mes sensations, suivi mes jambes, couru (trop) vite parce que 8 km/h, c’est bon pour les mémés…. Et enchaîné les records… à l’envers !
Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’ai complètement revu mes méthodes d’entraînement et suis repartie de – presque – zéro en suivant pour la première fois de manière très scolaire et appliquée un plan d’entraînement en vue du Jogg’iles du 21 novembre (Bruno Heubi, je te dis merci ;-) Pendant 7 semaines, j’ai enchaîné les série de 30 ‘’ x 30 ‘’ et de 45’’ x 30 ‘’, les séances à allure 1 (même sous la torture, je ne vous révélerai jamais quelle est pour moi cette allure), les fractionnés longs (là, je dois bien avouer que j’ai parfois un peu triché sur le nombre ou la durée des répét mais franchement, Bruno, c’était pas humain, faut bien le dire… En plus, malédiction sur ces séances du dimanche matin : pendant pratiquement les 7 semaines entre octobre et novembre, je me suis tapée des trombes d’eau ou un vent à ne pas mettre une Gaëlou dehors !).
Au final, dans la gadoue d’un dimanche de fin novembre, je parviens à rompre la terrible malédiction en finissant (un peu dans la douleur mais sans marcher… yyyyeeessss !!!!!) mon 10 km le plus agréable depuis mes débuts en course à pied. Ce 10 km, je l’ai couru en suivant scrupuleusement l’allure que je m’étais fixée au départ. A l’arrivée, gestion de course plutôt réussie avec, sur mon polar, une vitesse moyenne de 10 km/h et une FC moyenne de 90% !!!! Bon, j’ai juste un peu déconné dans la paramètrage du fréquencemètre que je n’arrivé décidément pas à étalonner au plus juste. Je finis en 1 h 02, ce dont je me satisfais sans mal en raison de ce problème de calibrage, d’un terrain très lourd qui a provoqué pas mal d’embouteillages en début de course et d’un tracé un peu plus long visiblement (j’ai entendu parler de 10,2 km). Mais plus que le chrono, une course agréable (autant qu’un 10 peut l’être ;-) sans – trop – de souffrance et la sensation de l’avoir bien gérée.
Grâce à cette course, je me sens de nouveau sur les rails et je sais désormais ce qu’il va me falloir faire pour progresser. Cela peut sembler très naïf, limite simplet de découvrir aussi tardivement les vertus d’un plan d’entraînement bien suivi et d’une course gérée, mais tant pis, j’assume !
Autre satisfaction (et pas des moindres) : je suis arrivée, malgré la nuit et le froid, à maintenir mes séances d’entraînement hyper matinales avant d’aller bosser. Pas toujours évident de s’extraire de la couette à 5 h 45 quand il fait nuit noire et un froid de canard mais globalement, je tiens le choc… à une ou deux exceptions près !
Mes projets pour 2011 : progresser, encore et toujours, gagner maintenant en vitesse sur 10 km et sur semi … J’abandonne – temporairement – mon projet de me lancer dans le tri cette année, je veux me « donner » à fond en course à pied et j’ai peur de me disperser en me lançant dans le vélo qui est un sport très exigeant lui aussi. J’y reviendrai quand je sentirai que j’aurai atteint un niveau qui me satisfera davantage en course à pied. Et en attendant, je compte malgré tout bien faire quelques aquathlons, juste pour le fun !