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Les blogs de Courir au féminin

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déc. 28
2010

Murs, remises en cause et bonnes résolutions !

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

J’ai été peu présente sur le site ces dernières semaines pour cause d’emploi du temps surchargé mais là, avec les vacances, cela me démangeait vraiment d’aller prendre de vos nouvelles et de vous souhaiter une très belle année 2011, pleine de joies sportives, de belles aventures et de jolies rencontres !

 

Pour moi, l’année s’est plutôt bien finie avec une sérieuse remise en question après une série de courses calamiteuses (mais marquées par de bien belles rencontres CAF) : je pense que j’aurai pu devenir un phénomène de foire : la seule coureuse qui aggrave ses chronos à chaque course ;-) qui se prend un mur au 5ème km et qui pratique le Cyrano sur 10 km et semi ;-))))) Bref, une cata ambulante qui aurait mieux fait de se mettre au crochet… si elle n’avait pas eu deux mains gauches et un talent manuel à peu près équivalent à celui d’un cabillaud….

 

Bon, là je rigole mais sur le coup, je faisais un peu moins ma maligne, partagée  entre honte et découragement devant de si piètres progrès. Mes premières courses sont arrivées rapidement après mes débuts en course à pied, en septembre 2008 : 1er aquathlon en mars, 1er 10 (en 1 h 01), 1er semi en septembre (2 h 21)… avec des chronos de débutantes mais toute la vie devant moi pour les améliorer. Puis, les premières blessures (tendinite au psoas), les premières « tournées des grands ducs » (médecin, radiologue, ostéo, podologue…), les premières semelles, la première reprise,  les premières blessures causées par le changement de posture, un 2ème 10 km avec les semelles et le fameux mur du 5ème  … les jambes qui se bloquent et qui refusent d’avancer (et 1 h 04 au chrono), un presque 2ème semi abandonné 10 jours avant pour cause de tendinite au tendon d’Achille, les premières semelles balancées au feu de dépit, mon 1er Dr Magic, une deuxième reprise contrariée par un hiver pourri, un 3ème 10 km (toujours le mur du 5ème et 1 h 07 au chrono), un vrai 2ème semi épique (encore le mur du 5ème km.. et 2 h 31 au chrono, je marche de plus en plus vite finalement ;-)

Comme je ne faisais pas beaucoup de courses non plus, au début, je trouvai toujours une explication foireuse : c’est la faute à la bascule du bassin, au souffle au cœur détecté plus tard, au manque de magnesium, à une mauvaise hydratation, y’avait trop de vent, j’ai pris 1 kg cet été, hier c’était vendredi 13, je suis passée sous une échelle il y a 10 jours…. Sans pour autant me remettre en question… Jusqu’à mon dernier semi et à vos nombreux commentaires qui m’ont enfin ouvert les yeux sur ma gestion de course (et d’entraînement) plus qu’hasardeuse. Il faut dire qu’après une première année passée à suivre scrupuleusement tous les conseils et à veiller sur mes puls comme sur les saintes reliques, j’ai commencé à déconner après mon premier arrêt et la découverte de la vitesse à laquelle on pouvait perdre rapidement tout niveau – même ci celui-ci était à peine au-dessus du niveau de la mer. Là, ça m’a bien arrangée de décider que finalement, j’étais une coureuse « au feeling » et que les puls, c’était pour les débutants. Résultat : j’ai laissé parler mes sensations, suivi mes jambes, couru (trop) vite parce que 8 km/h, c’est bon pour les mémés…. Et enchaîné les records… à l’envers !

 

Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’ai complètement revu mes méthodes d’entraînement et suis repartie de – presque – zéro en suivant pour la première fois de manière très scolaire et appliquée un plan d’entraînement en vue du Jogg’iles du 21 novembre (Bruno Heubi, je te dis merci ;-) Pendant 7 semaines, j’ai enchaîné les série de 30 ‘’ x 30 ‘’  et de 45’’ x 30 ‘’, les séances à allure 1 (même sous la torture, je ne vous révélerai jamais quelle est pour moi cette allure), les fractionnés longs (là, je dois bien avouer que j’ai parfois un peu triché sur le nombre ou la durée des répét mais franchement, Bruno, c’était pas humain, faut bien le dire… En plus, malédiction sur ces séances du dimanche matin : pendant pratiquement les 7 semaines entre octobre et novembre, je me suis tapée des trombes d’eau ou un vent à ne pas mettre une Gaëlou dehors !).

Au final, dans la gadoue d’un dimanche de fin novembre, je parviens à rompre la terrible malédiction en finissant (un peu dans la douleur mais sans marcher… yyyyeeessss !!!!!) mon 10 km le plus agréable depuis mes débuts en course à pied. Ce 10 km, je l’ai couru en suivant scrupuleusement l’allure que je m’étais fixée au départ. A l’arrivée, gestion de course plutôt réussie avec, sur mon polar, une vitesse moyenne de 10 km/h et une FC moyenne de 90% !!!! Bon, j’ai juste un peu déconné dans la paramètrage du fréquencemètre que je n’arrivé décidément pas à étalonner au plus juste. Je finis en 1 h 02, ce dont je me satisfais sans mal en raison de ce problème de calibrage, d’un terrain très lourd qui a provoqué pas mal d’embouteillages en début de course et d’un tracé un peu plus long visiblement (j’ai entendu parler de 10,2 km). Mais plus que le chrono, une course agréable (autant qu’un 10 peut l’être ;-) sans – trop – de souffrance et la sensation de l’avoir bien gérée.

 

Grâce à cette course, je me sens de nouveau sur les rails et je sais désormais ce qu’il va me falloir faire pour progresser. Cela peut sembler très naïf, limite simplet de découvrir aussi tardivement les vertus d’un plan d’entraînement bien suivi et d’une course gérée, mais tant pis, j’assume !

Autre satisfaction (et pas des moindres) : je suis arrivée, malgré la nuit et le froid, à maintenir mes séances d’entraînement hyper matinales avant d’aller bosser. Pas toujours évident de s’extraire de la couette à 5 h 45 quand il fait nuit noire et un froid de canard mais globalement, je tiens le choc… à une ou deux exceptions près !

 

Mes projets pour 2011 : progresser, encore et toujours, gagner maintenant en vitesse sur 10 km et sur semi … J’abandonne – temporairement – mon projet de me lancer dans le tri cette année, je veux me « donner » à fond en course à pied et j’ai peur de me disperser en me lançant dans le vélo qui est un sport très exigeant lui aussi. J’y reviendrai quand je sentirai que j’aurai atteint un niveau qui me satisfera davantage en course à pied. Et en attendant, je compte malgré tout bien faire quelques aquathlons, juste pour le fun !

 

oct. 06
2010

Run in Lyon

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

Après un semi annulé l'année dernière pour cause de tendinite aux talons d'Achille survenue à 10 jours de l'échéance et des 10 km plutôt décevants où j'avais été obligée de marcher, j'avais décidé de mettre toutesles chances de mon côté pour ce 2ème semi : prépa aux petits oignons, assez longue mais progressive, dernière semaine cool, cure de magnesium, massages réguliers à l'huile weleda pour bien récupérer, pas une goutte d'alccol depuis 10 jours... Bref, je me suis chouchoutée comme une petite mémé : j'ai même passé la dernière semaine avec moàn écharpe autour du cou pour ne pas attraper froid et être malade le jour J et j'ai même résisté à la tentation d'essayer mes nouveaux mocassins trop jolis pour ne pas attraper de vilaine ampoule avant la course.
Bref, j'étais au taquet, et complètement reboostée par la pasta-party de la veille, où j'ai eu le plaisir de retrouver Britt, croisée à Courir pour Elles et faire la connaissance de Schotsala, Céc, Flo, Béa, Isa & friends. Fous-rires, cap et bonne humeur au programme !
Le jour J, je les retrouve toutes ainsi que la fine équipe du boulot venue coacher Martine et Sab pour leur 1er 10. Une petite inquiétude, tout de même : vais-je pouvoir courir cette fois-ci jusqu'à la fin ? En effet, sur quasiment toutes mes courses supérieures à 10 km (sauf les 1ères), j'ai connu une sensation très désagréabloe de "jambes coupées" (au 15ème km pour mon 1er semi mais dès le 5ème pour mes 2 derniers 10) qui m'a contrainte à alterner course et marche jusqu'à la fin. Je me rassure en me disant qu'il n'y a pas de raisons, que j'ai mis toutes les chances de mon côté cette fois-ci ! C'est parti. Je suis avec Schots, Céc et son ami, Flo et Britt. Nous marchons un moment (7' !) avant de franchir le départ. Nous trouvons assez rapidement un rythme qui me va bien. Puis insidieusement, je sens mes jambes devenir de plus en plus lourdes. Je laisse filer les filles un peu avant le 1er ravito... Grop coup de "moins bien" arrivée rue de la République. Ca se confirme, je n'ai déjà plus de jambes. Je suis en colère, frustrée et dégoûtée par toute cette prépa qui tombe à l'eau, car je sais que ce n'est pas juste une mauvaise passe, cela va être comme ça jusqu'à la fin. Franchement, j'ai plus envie. Je me demande quoi faire. Je suis partagée entre l'envie d'arrêter tout simplement et de retourner place Bellecour attendre les coureurs du 10, de changer de parcours (il est encore temps de rejoindre le 10, nos routes vont bientôt se séparer). je commence à marcher, je n'arrive plus à courir de toute façon, j'ai plus de jus. Et puis je le vois, émacié, bronzé et l'air fatigué... Une apparition limite christique ! Serge Girard himself. je repense à ce que nous a dit Flo de sa rencontre avec lui, la veille, de sa fatigue, de ses douleurs... Et je me dis que si Serge Girad se force à courir ses 70 km par jour alors que l'envie n'est plus là et que les douleurs l'assaillent de toutes parts, et ben, la Gaelou , elle peut bien faire un petit effort et se bouger les fesses pour le finir ce semi, et ces malheureux 15 km ! Je cours un moment à ses côtés. Ma décision est prise : tant pis pour le chrono, tant pis pour les sensations, je vais le finir, ce p...  de semi, même si je dois latrener course et marche.
Un peu plus loin, je croise de nouveau Britt, que je pensai loin devant mais qui revient d'une "escale technique". Sa présence me réconforte et nous courons ensemble un moment, le temps de traverser le Rhône en direction de Parc de la Tête d'Or. J'essaie de tenir bon le plus longtemps possible sans marcher, avant de m'arrêter de nouveau et la laisser filer.
Le mental est meilleur. Je me concentre sur chaque kilomètre parcouru et le considère comme une victoire. Je n'arriverai plus malgré cela à courir un km d'affilée. Mes jambes sont  bloquées (c'est très difficile à expliquer comme sensation), j'ai l'impression d'avoir une enclume sur le bas du dos. Et à partir du 10ème km, la crème Nok dont je me suis largement tartinée l'entrecuisse (je cours en jupette) ne fait plus son effet. Ca brûle ! Manquait plus que cela ! Bon, je ne vais pas vous décrire chaque km mais je marche/je cours/je marche/je cours. Ce qui est le plus frustrant, c'est que j'arrive à courir à une certaine allure, lorsque j'arrive à courir ; je double un paquet de monde... qui me rattrape dès que je me remets à marcher. C'est très frustrant ! L'épisode des berges du Rhône, après le Parc me semble interminable. enfin, on se remet dans le bon sens, direction la Presqu'île. Je me répête comme un mantra (plus que 4, plus que 3, plus que 2...). Les spectateurs sont adorables et eluirs encouragements font chaud au coeur. Enfin je débouche sur la place Bellecour ! Un coureur qui aé fini sa course m'encourage en me disant qu'il ne reste plus que 2 virages et que c'est fini. Et soudain, surprise, j'aperçois dans la foule, Stef, Martine, Christian et Sabrina qui me re joignent pour faire les derniers mètres. J'en aurai presque les larmes aux yeux ! Je sers les dents et accélère l'allure et passe la ligne en sprintant en 2 h 31 à mon chrono.
Voilà ! Sentiments mitigés : chrono pourri (10' de plus que mon 1er semi) , énorme frustration de ne pas connaître mon "vrai niveau" et d'avoir fait une bonne prépa "pour rien", inquiétude par rapport à ce qui m'arrive et à mon "avenir" en course à pied (heureusement que je suis partie sur un objectif aquathlon/triathlon et par sur du marathon !) mais fierté d'avoir tenu bon et finis ce semi; Finalement, j'ai dû progresser, même, le chrono est plutôt honorable pour quelqu'un qui a alterné course et marche pendant 15 km ! (ça c'est de la positive attitude !)
Prochaine étape/objectif : trouver les causes de ce "handicap" et tenter de trouver des solutions pour en limiter les effets. Visiblement, d'après mon papa avec qui j'ai debriefé (il est kiné, mais davantage spécialisé dans le "vrai" handicap), il est possible qu'en raison d'une trop grande cambrure (hyperlordose), mes vertèbres lombaires compriment des terminaisons nerveuses (racines lombardobidulosmachinchouette), ce qui expliquerait bien la sensation que je ressens de n'avoir plus de jus dans les jambes. J'espère qu'un traitement est possible... En attendant, je continue bien évidemment la course à pied, d'autant que je ne rencontre pas ce problème à l'entraînement.

août 04
2010

Le Nouveau Projet de Gaëlou

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

 

 

Pour la 3ème fois dans ma - jeune - vie de coureuse, je suis en train de vivre le grand frisson, cette sensation magique et exaltante que l’on connaît quand une nouvelle aventure s’impose à vous. Cette décision, elle est certainement en nous bien cachée depuis un moment, elle a grandi en secret, s’est construite au fil du temps sans même que l’on s’en rende compte et un beau jour, elle s’impose comme une évidence. Et là, on se sent survoltée, surexcitée, presque dans un état amoureux. Notre cœur bat au rythme de ce nouveau projet, on se lève avec Lui, on s’endort avec Lui… On veut tout savoir sur Lui, on cherche, on se renseigne, on questionne…

La 1ère fois que j’ai ressenti ce grand frisson, c’était en septembre 2007. Je revenais de vacances, je m’apprêtai à vivre une année professionnelle assez calme et je crois que j’avais besoin d’un projet pour me motiver, pour ressentir une bonne décharge d’adrénaline. Et, allez savoir pourquoi, je me suis mise en tête de faire l’aquathlon de Rillieux, en mars de l’année suivante… alors que jusqu’à présent, j’avais toujours détesté courir et qu’hormis quelques sprints épisodiques pour attraper un bus, mes dernières expériences en la matière remontaient aux séances d’endurance au lycée… pour lesquelles je rêvais d’être dispensée. Et là, en quelques semaines, je suis devenue incollable sur les différentes catégories d’aquathlon, j’ai appris par cœur le classement de la précédente édition de l’épreuve (en tout cas, le chrono de la dernière, une certaine Marie-Claude, qui est devenue ma référence absolue) et j’ai commencé à traîner sur les sites de course à pied (CAF était encore en gestation) et à me familiariser avec les notions ésotériques de VMA, FCM… sans oublier les inévitables investissements vestimentaires ;-)

La 2ème fois, c’était en juin 2008, moins d’1 an après mes débuts en course à pied. J’étais venue à bout de mon aquathlon, enchaîné avec mon premier 10, bref, j’étais devenue une coureuse… et une inconditionnelle de « courir au féminin », qui a été un élément déclencheur de mon 2ème projet (n’est-ce pas Khoryncou ?). Un jour de juin, donc, je rencontre l’organisateur du semi de Lyon, venu discuter subvention avec mon boss qui me le présente en lui disant que je cours. Évidemment, lui me dit qu’il faut faire le semi… et moi je dis banco ! Et me lance quasi illico dans un plan d’entraînement qui va bien… et qui me donnera des sueurs froides jusqu’au jour J. Capable ? Pas capable ? Capable ! Bon, pas un temps extraordinaire mais j’en viens à bout et Barbie me fait gentiment remarquer qu’elle a fait le même temps à son premier. Tout ressemblance s’arrêtera là, malheureusement, je n’ai pas depuis enchaîné les marathons, les 100 km ni rien de tout cela. Juste quelques 10, quelques aquathlons et un 2ème semi dont j’abandonnerai la prépa à 10 jours de l’épreuve pour cause de blessure.

Et là, juillet 2010 (la décision remonte à la semaine prochaine), alors que je suis en pleine prépa pour le semi de Lyon début octobre, une décision s’impose à moi : en 2011, je me lance dans le triathlon ! J’ai pourtant longtemps juré/craché que l’aquathlon me suffisait amplement, que le vélo, c’est pas mon truc et que j’aime pas nager en eaux vives. Et alors, y’a que les imbéciles qui changent pas d’avis, non ? Ce qui m’a décidée ? Je ne sais pas trop, j’ai l’impression que c’est la concordance de plein de petites choses. C’est sûr, il y a de plus en plus de triathlètes avérées ou en gestation sur CAF, donc c’est un univers dans lequel on commence à baigner et qui fait envie. En plus, à lire des CR, j’ai découvert le format découverte alors que je ne sais pas pourquoi, mais j’étais persuadée que la partie vélo était forcément beaucoup plus longue, et cela me faisait flipper. Et puis, je sais que c’est un argument à la con, mais à lire les doutes de futures triathlètes sur leurs capacités en natation alors que ça, pour le coup, je maîtrise bien, je me suis dit que c’était vraiment débile d’hésiter encore…Et je crois que j’étais frustrée de nager autant (3 fois/semaine) et avec un bon niveau « juste pour le plaisir » (c’est déjà largement pas mal, vous allez me dire ;-) mais sans mettre cela à profit sur une compét. Enfin, quand Twister a évoqué sa tri-fonction rose, je n’ai pas pu résister !

Mais je vous jure les filles, quand je me suis inscrite sur le groupe, c’était juste pour voir ! Ce n’est que quelques jours plus tard que ma décision a été prise : consacrer le 1er semestre de 2011 à des aquathlons et des triathlons. Et là, bonjour l’effervescence ! Je me suis transformée en tête chercheuse sur le Net, ai trouvé un calendrier des courses de la région, commencé à caler les entraînements, pris des renseignements sur les tri-fonction…

Donc ça y est, c’est officiel. En mars je fais 2 aquathlons, histoire de redémarrer progressivement (un découverte et un super-sprint) et mon premier tri est prévu le 11 avril. Signe du destin, même si c’est un super sprint et non un découverte comme j’aurai préféré pour un 1er, il a lieu juste à côté de chez moi et la partie natation se fait dans MA piscine, trop cool ! Le format me plaît bien : 400 m de natation (youpi, ça change des 250 m habituels des découverte), 10 km de vélo (j’aurai aimé encore moins mais cela reste acceptable) et 2,5 km de course à pied (ça va). Pour la suite, on avisera, peut être un aqualady découverte fin avril pour souffler un peu (même si je trouve le principe trop débile : sous  prétexte que c’est un découverte réservé aux filles, y’a pas de classement ; n’importe quoi ! Même dernière comme sur mon premier aqua, je veux être classée, moi !) et un tri découverte en mai.

En attendant, j’essaie de rester concentrée sur mon objectif semi de début octobre (avec probablement d’autres courses entre 10 et semi d’ici fin de l’année) mais je vais suivre avec attention toutes les discussions et CR sur le tri. Et exhumer mon vieux vélo qui a plus vu les araignées que mes fesses ces dernières années ;-)

juil. 22
2010

Gaëlou et le mystère de la voiture grise

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

 

Cette voiture grise (une 206, en l'occurence), c'est une voiture que je croise tous les matins quand je cours depuis fin mai, garée sur un accotement le long de la route, avec une personne assise à l'intérieur (une femme... ce qui m'a malgré tout franchement rassurée quand je m'en suis rendue compte au bout d'une dizaine de jours). Depuis le temps, je commence à bien connaître ses habitudes : elle arrive entre 6 h 20 et 6 h 30 et repars bien plus tard puisque quand je repasse par là 15 à 20' plus tard, elle est encore là. Et un jour où j'ai couru plus tard, je l'ai croisée qui s'en allait vers 7 h 30. Cette femme est un grand mystère pour moi, je n'arrive vraiment pas à comprendre ce qu'elle fait là : temps d'attente trop long pour du covoiturage (d'ailleurs, c'est seule qu'elle repart), zone de stationnement et habitudes trop peu discrètes pour de l'espionnage ou de la filature, endroit à partir duquel on n'a une vue sur rien... Et elle n'est pas non plus dans une camionnette blanche... J’ai aussi vite abandonné l’option « c’est la fédération française d’athlétisme qui vient me jauger à l’entrainement » ;-) Bref, c'est un grand mystère !

J’avoue que sa présence me perturbe un peu. Bon, je ne suis pas habituellement une grande pétocharde ; d’ailleurs, j’ai décidé de ne pas changer mes séances d’entraînement pour elle (manquerai plus que ça !). Malgré tout, je n’arrive pas à me résoudre à aller carrément lui demander ce qu’elle fait là…  une espèce de trouille un peu superstitieuse (on sait jamais, d’ici qu’elle pointe un flingue sur moi et me fasse monter dans le coffre de sa voiture… bon, je crois que je me fais un film, là).

J’ai quand même relevé son n° d’immat’ et parlé assez largement de sa présence autour de moi. Mon chéri est même venu faire un tour en scooter un matin (c’est lui qui a vu que c’était une femme).  L’idée de passer un coup de fil à la gendarmerie m’a traversée l’esprit mais la délation est tellement un truc qui me fait horreur que je n’arrive pas à franchir le cap. Après tout, on est dans un pays libre et si cette femme a envie de passer 1 h le matin assise dans sa voiture plutôt que d’aller courir, c’est son problème !

Voilà où nous en sommes aujourd’hui, elle et moi. Pour la première fois ce matin, j’ai modifié mon itinéraire après l’avoir vu arriver lors de mon premier passage. J’avais tellement l’impression d’être dans un film, quand je l’ai vu arriver de loin et qu’elle m’a croisée super lentement… Ca et un scooter un peu louche croisé plus tôt (mais là, visiblement, le gars semblait plus porté sur l’étude des maisons vides que sur les coureuses en jupette (il visitait systématiquement toutes les petites allées et impasses qu’il croisait… et ce n’était visiblement pas un distributeur de prospectus). Du coup, après la première boucle, je suis allée faire le hamster qui court en rond autour du bassin de rétention, où l’on ne croise ni voitures, ni scooters et où pour la première fois cette année si tôt le matin, j’ai croisé des coureurs !

févr. 24
2010

Me revoilou !

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

 

 

De longues semaines sans pointer le bout de mes runnings sur CAF… Non, je n’étais pas en train de bouder toute seule dans mon coin... Juste le temps qui passe trop vite, le boulot, les choupettes, et tout ce qui fait que je me sens moins CAF en ce moment. Depuis l’épisode Dr Magic, cet automne, je ne suis pas vraiment arrivée à reprendre un rythme d’entraînement satisfaisant. Certes, je cours toujours toutes les semaines mais j’ai du mal à passer le cap e la séance hebdo : les vacances de Noël ont été une période faste (3, voire 4 séances/semaine) mais depuis, à chaque fois que j’arrive à caser 2 séances dans la même semaine et que je me dis « youpi, c’est reparti ! », on peut être sûr qu’il va se passer un truc la semaine suivante qui va m’empêcher de poursuivre sur la lancée (genre grosse chute de neige, réunion qui s’éternise ou madame coincoin, ma petite dernière, qui chope la varicelle). Du coup, j’ai vite compris que le plan « semi d’Annecy » au mois d’avril n’était pas un bon plan !!!!

Du coup, je végète, à mon grand désespoir. J’ai l’impression de me traîner lamentablement… Et ça, c’est vraiment frustrant ! La première année de course a été celle de la découverte et de la progression, avec les premiers aquathlons, le 1er 5, le 1er 10, le 1er semi… et une formidable envie d’en découdre. La 2ème année celle de la découverte… de mon corps et de sa formidable inaptitude pour la course à pied ! En l’espace d’1 an, j’ai vu plus de médecins, radiologues, podologues, ostéopathes que pendant mes 37 premières années et appris le nom de tout un tas de bobos. Pour m’endormir, je visualisai tous les endroits déjà frappé d’une tendinite depuis mes débuts : la cheville, le psoas, le talon d’Achille…. Je suis passée par la case «semelles »,  entraînant tous les phénomènes de compensation possible (périostite, début d’aponévrosite)… puis j’ai fini par balancer les semelles après avoir dû abandonner ma prépa semi à 10 jours de la course. Bon, le point positif, c’est que depuis, je peux de nouveau me lâcher sur les chaussures, on va pas bouder son plaisir !

Et voilà où j’en suis aujourd’hui. Echaudée par ces mauvaises expériences et déceptions, j’ai décidé d’être prudente et raisonnable. Et de reprendre progressivement après mes séances avec Dr Magic à l’automne… Mais, comme je le disais plus haut, j’ai du mal à reprendre le rythme. Et du coup, à me remotiver pour des courses car je sens bien que je ne suis pas du tout prête pour l’instant. Là, je suis sur 2 semaines fastes : grâce à quelques jours de vacances, j’ai pu courir 3 fois la semaine dernière et déjà 2 cette semaine, avec des sorties comprises entre 55’ et 01 h 15… Mais le résultat est assez décevant : j’ai les jambes en plomb et des tiraillements importants dans les mollets quand je cours, ma vitesse moyenne est… très moyenne et sans progression depuis longtemps, le souffle assez moyen lui aussi… Mais si on veut être positif : je ne suis pas blessée et le plaisir de courir est malgré tout présent. Je crois surtout que j’ai un peu oublié les fondamentaux dans cette histoire : à force de toujours vouloir rattraper le (faible) niveau d’avant, je pense que j’ai un peu mis la charrue avant les bœufs et me suis davantage focalisée sur la vitesse (un bien grand mot dans mon cas !) que sur l’endurance et la fréquence cardiaque, ne voulant pas tout reprendre à 0. Et il est bien possible que, même très loin d’être supersonique, ma vitesse actuelle est encore trop élevée. Du coup, changement de tactique aujourd’hui : j’ai encore ralenti la cadence (bon, je manque défaillir quand je regarde mon polar et ne vous avouerai pas, même sous la torture, ma vitesse moyenne du jour) à presqu’1 km/h de moins mais cela a permis à ma FC moyenne de baisser de 10 à 15 puls. Et pour une fois, total confort respiratoire du début à la fin alors qu’habituellement, je suis souvent un peu limite. Bon, j’ai toujours du mal avec ces histoires de FC car je ne sais pas si j’arriverai un jour à connaître ma vraie FCM de référence. Elle est censée être de 188 selon la fameuse formule mathématique, je l’avais recalée à 199 après ma première course (valeur maxi atteinte par mon cardio de l’époque) mais il m’arrive de faire des pics assez importants (il paraît que c’est fréquent avec un souffle au cœur) notamment 211 et 213 au cours des dernières semaines. Même encore aujourd’hui, alors que j’étais vraiment bien niveau cardio, pouf, sans prévenir, un pic à 199 qui est assez rapidement retombé à 180, puis 164, puis 150… Bref, difficile de savoir sur quelle valeur me baser (et, non, je ne pense pas que mon polar déconne, c’est un RS200sd assez récent, dont j’ai changé la pile il y a peu).

 

Sinon, je continue la natation plus que jamais, avec mes 3 séances hebdo et toujours autant de plaisir. Je suis même en train, tout doucement, de renouer avec de vieux souvenir de papillon, en travaillant uniquement les ondulations pour l’instant.

 

Bref, vous voyez, même si je râle encore pas mal, globalement, la forme est là ! Allez, je file prendre de vos nouvelles sur le forum ;

nov. 30
2009

Gaëlou la Tordue et Dr Magic : acte 3

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

 

 

Dernier RV cette semaine avec Dr Magic. Pas la forme olympique, autant l’avouer. Du boulot par-dessus la tête, des réunions qui s’enchaînent toute la journée (et pendant ce temps-là, les dossiers s’accumulent)… et même le soir (mais pourquoi faut-il toujours que je lève le doigt pour me présenter à des élections ou faire partie d’un bureau ?) et un méchant virus qui fait une tentative d’invasion. Sauf qu’il ne sait pas à qui il s’attaque, le virus, il croit que j’ai le temps d’être malade ? Je sors provisoirement vainqueur du combat au bout de 2 jours de petite forme, de fatigue et de courbatures (je renonce même à une piscine, c’est dire !).

Jeudi, je reprend du poil de la bête pour mon RV avec Dr Magic. Après ma dernière réunion de la matinée, je file. Le temps d’acheter un sandwich à la gare de la Part-Dieu, j’arrive juste 2’ en avance, entre et m’installe dans la salle d’attente (il n’y a pas de secrétariat). Un peu glauque, la salle d’attente, avec tous les prospectus et les polycops de certains de ses collègues qui m’ont l’air bien perchés (il y a un naturopathe, dans le lot, un coach de je ne sais quoi, etc.). Tiens, bizarre, sur la porte de son cabinet, un bristol a été rajouté au-dessus de sa plaque, avec le nom de quelqu’un d’autre. Bon, y a pas de raisons de stresser, me dis-je, s’il y avait eu un contretemps, il m’aurait prévenue, c’est sûr. Mais bon, je peux pas m’empêcher de pas le sentir, le truc… Je me plonge dans la lecture des polycos : « grippe A, ce qu’on nous cache » (le virus est une espèce d’arme bactériologique mise au point pour nous faire peur et nous contraindre à la vaccination, sauf que ce que l’on ne sait pas, c’est qu’en fait on va tous mourir, c’est une vaste conspiration pour réduire la population mondiale… X files est de retour !), « Comment se désintoxiquer grâce aux plantes germées », « Comment lutter contre son four à micro-ondes »….

Jusque là, il m’avait l’air plutôt normal, ce Dr Magic. Je me dis que ce sont ses collègues qui sont perchés, lui, il est tout à fait normal… mais de plus en plus en retard. J’entends des voix s’échapper de son cabinet, probablement Mme Bristol, qui a l’air d’être une espèce de psy qui demande à son patient de se visualiser.

Tant pis pour les mauvaises ondes, je rallume mon portable et appelle le numéro qui figure sur sa facture que j’ai gardé dans mon sac (finalement, Chéri, plutôt une bonne chose de ne rien jeter). A ma grande surprise, une voix masculine me répond et je lui dis que je l’attends dans son bureau mais que lui visiblement n’y est pas. Silence et stupeur au bout du fil. Mon interlocuteur me demande qui je suis et là, je ne sais pas pourquoi, je ne la sens plus du tout l’histoire. Je lui raconte patiemment qui je suis et dans quel état gère et il me répond que mon Dr Magic est à Marseille. Tomber de mâchoire du plus bel effet, je lui réponds que cela ne fait pas mes affaires car moi, je suis à Lyon et que j’ai Rv avec lui à 13 h. Il précise alors qu’il est à Marseille… avec les 2 jambes cassées ! Misère ! Pourquoi faut-il que ce genre de trucs m’arrive toujours ?

Bon, je compatis, prends des nouvelles et son brave collègue (car c’est aussi ostéo) prends mon numéro pour me rappeler. Je rentre tristement au bureau. Non mais franchement, trop pas de bol, je fais quoi, moi, maintenant !?

Et le meilleur, je vous le fais court, c’est quand Dr Magic n°2 me rappelle 2 jours plus tard, alors que nous compatissons à l’état de Dr Magic n°1, il me dit que c’est vraiment dommage car il était sur le point de partir au Sénégal. Retomber de mâchoires du plus bel effet . Je bégaie : définitivement ? Ben, comme qui dirait….

Le sort s’acharne… Heureusement, Dr Magic n°2 semble être un amour, on papote de mes petits bobos (il veut savoir s’il y a urgence à me traiter) sans qu’il cherche à tout prix à me récupérer comme patiente (enfin, d’un autre côté, il est possible que son pote l’aie briefé et qu’il soit moyennement motivé par une sportive hystérique qui penche à droite). Il me dit que d’après lui, les 2 séances ont dû produire leur effet, surtout si je suis sportive et que je devrai m’en sortir sans la 3ème. Il pratique la même méthode que Dr Magic, alléluia, nous convenons de nous revoir au printemps, avant que je ne démarre une prépa semi.

 

On va croiser les doigts !

 

En attendant, je continue à courir. J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation après la 2ème séance, avec des difficultés à caler le regard (ça semble bizarre mais ma façon de regarder s’était elle aussi adaptée à ma posture tordue) et des petites tensions dans les cervicales. D’après N°2, plutôt bon signe. Question course à pied, des sensations assez mitigées avec l’impression que mes jambes ont complètement pris le contrôle et me forcent à être raisonnable et à partir tout doucement. Une horreur, impossible de forcer, je ne pars déjà pas trop vite et me retrouve, au bout de 10 à 15’ à 7,5 km/h (voire même 7 km/h les mauvais jours), je crois que même quand j’ai commencé, je ne courrai pas aussi lentement, c’est assez rageant ! Ce qu’il faut dire aussi, c’est qu’à ce moment-là de la séance, je suis généralement en train de lutter contre une douleur assez pénible au niveau du coup de pied et que cette vitesse digne d’une limace asthmatique et rhumatisante vient du fait, soit que la douleur s’est installée et que j’en bave un peu, soit qu’elle rôde et que je fais tout pour l’éloigner. D’après N°2 (quand je vous dis qu’il a l’air plutôt sympa et qu’il a vraiment pris du temps au téléphone), cette douleur est liée à l’abandon des semelles qui ont rendu les muscles du pied paresseux. Bref, je commence mes sorties en mode rodage. En revanche, pas d’autres douleurs que celle du coup de pied et de l’égo, c’est déjà ça de pris.

Et la bonne nouvelle, c’est que progressivement, mes jambes se dérouillent et accélèrent. Je finis les séances aux alentours de 11 km/h, ce qui est nettement plus agréable, je dois bien avouer ! Et mes puls, auxquelles je ne prêtais plus tellement attention depuis longtemps, me disent merci !

Donc bilan plutôt encourageant au final, même si j’espère que les séquences « limaces » vont progressivement se réduire (mine de rien, je suis pratiquement pendant ½ h à ce rythme, soit la moitié de la séance !).

nov. 08
2009

Gaëlou la Tordue et Dr Magic : acte 2

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Gaelou

 

2ème RV mercredi dernier et suspens intolérable : suis-je restée redressée ? YYYYEEEESSSSS !!!!! Ca a marché. Dr Magic est satisfait et admiratif (pour une fois que j’en épate un, je vais pas bouder mon plaisir ;-) Je suis un peu gênée de lui avouer que je n’ai pas eu une courbature de la semaine. Bon, pour lui faire plaisir, j’admets une légère contracture au mollet gauche durant mes 2 h de shopping post séance. Visiblement, j’aurai dû en baver mais comme je suis en très bonne condition physique (c’est lui qui l’a dit !), j’ai bien encaissé. Autre source de satisfaction : même si je semble parfois assez peu coopérative (le laisser-aller, c’est pas mon truc et faut toujours que je me contracte quelque part), ses manipulations ont été efficaces et je ne suis pas retombée dans mes travers… et ma mauvaise posture. J’y ai quand même mis du bien et c’est pratiquement un job à temps plein que de ne jamais faire porter le poids du corps sur une jambe ou de croiser les jambes… Mais ça commence à venir et j’ai de moins en moins besoin de me contrôler.


Il continue ses manipulations. Je ne peux pas m’empêcher de penser aux pauvres poulets quand il prend ma tête, la tourne et fait craquer. Ca fait pas vraiment mal mais je ne me dis qu’un jour, je vais y rester, il ne se contrôlera plus et crac, plus de Gaelou…. Pour le reste, assez classique, il travaille sur les côtes, les cervicales, les hanches, fait craquer les chevilles… A la fin, je suis debout devant lui et il me fait penser à un peintre qui rectifie son tableau : il regarde, hoche la tête, retouche d’un côté (allez hop, une espèce de palpé-glissé à la base du crâne), recule, regarde de nouveau, retouche à un autre endroit… Voilà, il est satisfait de son œuvre, je ne suis plus déséquilibrée (cela reste à prouver, hihi !). Adieu semelles et chaussures quasi orthopédiques… A moi la vente Jimmy Choo chez H&M !!!!

Je revis ! Et non content de m’avoir rééquilibrée, il devient à mes yeux le meilleur ostéo du monde en me disant cette fois-ci non pas que je suis lourde mais que j’ai un physique de sprinteuse (pas pareil ! Voilà un homme qui sait parler à une coureuse ;-) et que j’ai intérêt à bosser pour tirer partie de cette puissance… Mais que si je m’entraîne bien, je devrai améliorer considérablement ma vitesse, maintenant que je suis d’aplomb et que j’ai retrouvé une plus grande capacité respiratoire. J’ai hâte de tester ce corps tout neuf mais doit encore patienter 3 jours.

Dernier Rv dans 3 semaines. Pour la suite, il préconise de refaire le point et rééquilibrer 1 à 2 fois/an.

Une fois sortie, une question métaphysique à la Gaelou me taraude ; pour un peu, je le rappellerai bien sur son portable, mais je me retiens, histoire de lui laisser ses dernières illusions sur mon état mental. Est-ce que le fait d’avoir été « redressée » va considérablement modifier ma foulée ? Parce que voyez-vous, j’ai acheté cet été une paire de Mizuno (Wave Fortis) universelles (à cause des semelles) en solde et je me demande si je dois faire définitivement une croix dessus. A la base, je suis pronatrice, d’ailleurs je cours avec mes vieilles Mizuno mais elles commencent sérieusement à fatiguer, et je me demande si je ne me suis pas un peu rapprochée de l’ « universalité » en me redressant. Je pense qu’un test de foulée pourra m’éclairer… lors des prochains soldes.

 

Et ce matin, reprise de l’entraînement ! Une pensée pour Sealine et une discussion récente sur le forum car il fait froid ce matin. J’applique illico le bon vieux dicton de chez nous : « gelée blanche, isolate 4 000 du dimanche » et pars tremblotante comme un pot de jelly.

Bon, désolée de vous décevoir mais le miracle ne s’est pas produit. Je ne me suis pas sentie pousser des ailes et ne suis pas partie pour des heures d’entraînement tel un lapin Duracelle surexcité, je n’ai pas non plus franchi le mur du son et dépassé la limitation de vitesse sur les routes de campagne. Rien de tout cela ! Bien au contraire, un début d’entraînement assez poussif à la vitesse de l’escargot, avec une espèce de crampe à la jonction du pied et de la jambe, du type de celle que l’on se chope quand on a trop serré ses lacets. Je mets ça sur le compte de l’absence totale et criminelle de ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à un échauffement… Pendant pratiquement 30’, je me suis même demandé si j’allais enfin atteindre les 9 km/h… C’est dire ! Une fois que cette crampe a enfin disparu, cela a été beaucoup mieux. Effectivement, j’ai l’impression d’avoir davantage de confort au niveau respiratoire. Sur la fin, les jambes se sont un peu débloquées et j’ai pu courir un peu plus vite. J’avais l’impression, vu les coups d’œil à mon Polar, de ne pas avoir été au-delà des 11 km, mais à l’arrivée, il m’indiquait une vitesse maxi de 14,5 km/h. J’ai un peu de mal à y croire, moi qui n’atteint pas cette vitesse même en descente avec un vent favorable, d’habitude ! Serait-ce malgré tout le petit miracle que j’attendais ?

2ème effet kiss cool : pas de douleurs autres que la crampe, même pas les hanches ni le sacrum, et pas une courbature, alors que d’habitude j’ai droit aux tiraillements dans les hanches pendant le reste de la journée. C’est cool ! Je me sens aussi beaucoup plus stable et « enracinée » dans le sol. Pour l’instant, c’est que du plus.

Je vais malgré tout ne pas m'emballer et rester sage : 2 séances de pas plus d'1 h jusqu'à la fin du mois, on avisera ensuite !

nov. 01
2009

Gaëlou la Tordue et Dr Magic

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

Ayé, j’ai enfin eu mon Rv tant attendu avec Dr Magic, l’ostéo qui a redressé la Tour de Pise (Z’êtes pas au courant ?).

Cela faisait plus d’1 mois que j’étais dans une espèce d’entre-deux, pas véritablement tamaloute (après 2 semaines de repos, le début de tendinite d’Achille qui m’a fait renoncé au semi de Lyon s’était résorbé) mais certaine que  cela n’allait pas tarder à recommencer si je ne faisais rien, vu que je n’avais plus trop confiance en mes semelles, responsables de nombreux autres déséquilibres et tamalouteries en tout genre (de la périostite à la tendinite, faites votre choix)… Bref, je « courrotais » 1 à 2 fois par semaine, jamais plus d’1 h, sans plan d’entraînement ni projets de course à court terme, en attendant de prendre une décision. Nouveau podologue ? Stella m’avait donné les coordonnées du sien qui manifestement fait du bon boulot… D’un autre côté, les témoignages de coureuses qui étaient passé par la case « semelles » avant d’y renoncer et qui ne semblaient pas s’en porter plus mal me faisaient réfléchir… C’est qu’après un été passé à baver devant spartiates, compensées, tongs et autres escarpins quand on est obligée de cohabiter avec des espèces d’escalopes de près d’1 cm de haut dans une paire de ballerines… on reconsidère sérieusement la chose.

Et puis, un jour, au boulot, je commence à papoter sport avec la commerciale d’un magazine qui venait me vendre une page de pub. Et là, elle me parle de son ostéo, qui est spécialiste des déséquilibres posturaux (bon, vous allez me dire, c’est un peu la base de l’ostéopathie…) et pratique une méthode particulière qui fait, semble-t-il des miracles, notamment sur les gens qui ont des semelles (vous voyez le genre, « lève-toi et marche… sans tes semelles »). Malheureusement, le Dr Magic est à l’étranger et je dois attendre, attendre et encore attendre…. Jusqu’à ce mardi, date du RV tant attendu.

Le Dr Magic est un grand bavard et commente tout ce qu’il fait… ce qui est plutôt agréable pour qui aime bien comprendre les mécanismes du corps humain mais un peu fatiguant. Je vais essayer de vous résumer au maximum. Donc me voilà devant lui en petite culotte. Je dois me laisser aller complètement pour trouver ma posture naturelle. Il remarque vite (quel gars perspicace !) que me laisser aller et ne rien faire, c’est pas trop mon truc ! Bon, finalement ça le fait et il me montre, en prenant des points censés être symétriques (côtes, crêtes illiaques) que ben justement, ils sont pas symétriques du tout et que je suis plus penchée que la Tour de Pise alors que je ne m’en rends pas compte du tout. Un peu de concentration et l’ajout/suppression de cales plus tard, et là, c’est clair, je penche, j’en aurai limite mal au cœur. Il m’explique que l’histoire de la jambe plus courte, c’est une légende urbaine et que sauf cas rare, ce n’est qu’affaire de posture, ancrée depuis des années.

Il commence ses manipulations, centrées sur le thorax, avant de se pencher sur les points qui sont les plus douloureux pour moi, sacrum, coccyx et psoas… Il en profite pour découvrir un coccyx complètement encastré (probablement souvenir d’une chute dans les escaliers il y a quelques années). La séance s’achève. Je repasse devant lui pour l’inspection générale. Visiblement, bien que pas du tout adepte du « lâcher prise », j’ai été plutôt coopérative : d’après lui, en 1 séance, il a réussi à récupérer 10 mm sur les 13 : la tour de Pise se redresse sérieusement. Il m’explique aussi que ce déséquilibre « écrasai » l’un de mes poumons et que ma capacité respiratoire devait s’en trouver altérée (tu m’étonnes !).

En attendant, pas de course à pied pour moi avant le prochain RV (ce mercredi), seule un peu de natation est autorisée. Bon, il réussit quand même à me ruiner ma séance de shopping post ostéo en glissant que j’aurai intérêt à faire beaucoup de fractionné quand je reprendrai la course à pied, ce qui me permettra de perdre un peu de poids car je suis « quand même un peu lourde pour de la longue distance ». Bon, il a beau être Dr Magic, je le quitte quand même un peu fâchée et passe ensuite 2 h à me scruter de pied en cap dans les cabines du centre commercial de la Part-Dieu. Quoi, trop lourde, moi ? Tu vas voir si je rentre pas dans un 38 !

Bon, je reconnais qu’il n’a peut être pas complètement tort mais je ne suis pas sûre qu’il soit un grand théoricien de la course à pied parce que le fractionné qui fait maigrir, j’suis pas convaincue !

Voilà pour cette 1ère séance. Cela m’a l’air pas trop mal parti. Maintenant, il faut aussi que je fasse attention en permanence à ma posture : interdiction de me déhancher et de faire reposer le poids du corps sur une jambe, de croiser les jambes, de dormir sur le ventre, voire sur le côté (ça, c’est pas gagné !) J’ai hâte de pouvoir recourir et vérifier tous les bienfaits de sa méthode, notamment au niveau respiratoire. Hâte aussi de pouvoir recommencer à me projeter dans des courses. C’est peut être idiot, comme manière de fonctionner, mais j’ai vraiment tout mis entre parenthèses pendant quelques semaines, alors que certaines auraient peut être persévéré et advienne que pourra ! Mais aujourd’hui, après 2 ans de course à pied, j’ai vraiment l’impression de mieux me connaître et de savoir quand il est temps de lever le pied, voire d’arrêter.

Je vous tiens au courant des évolutions. J’espère que je ne serai pas déçue par cette méthode qui semble prometteuse. D’ailleurs, si cela intéresse certaines, il s’agit de la méthode Gesret, du nom de l’ostéo qui l’a mise au point après la mort de son fils qui souffrait d’asthme. Centrée sur les déséquilibres posturaux et travaillant particulièrement sur le thorax (vertèbres et côtes), elle est semble-t-il particulièrement efficace contre certaines formes d’asthme, difficultés respiratoires, allergies…

A suivre….

sept. 27
2009

Reprise de l’entraînement…et des questions métaphysiques

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Gaelou

 

Après 15 jours d’arrêt et une prépa semi stoppée dans son élan, j’ai fait ma Grande Reprise la semaine dernière, précisément le jour de ce fameux semi que j’aurai dû courir avec (ou plutôt derrière ;-) Stella et Breizh. Résultat : j’avais presqu’oublié à quel point c’était bon ! Je me suis limitée à 35 ‘. Bonnes sensations, Achille aux abonnés absents, juste les tiraillements habituels dans les hanches après l’entraînement et cette douleur/gêne sous le côté interne de la plante du pied qui reste très supportable. Je vais finir par croire que le climat lyonnais est propice aux aponévrosites plantaires !

Après cette timide tentative, je remets le couvert ce matin. 50’ cette fois-ci. J’ai décidé d’être très raisonnable mais je regarde au loin les Monts du Lyonnais, terrain de jeu de mes sorties longues et vallonnées et je me sens comme Blanchette, la chèvre de monsieur Seguin qui se languit de la montagne. Mais bon, Le Grand Méchant Tamalou rôde par là-bas, mieux vaut être prudente si je ne veux pas qu’il m’attrape ! J’ai pris des supers bonnes résolutions, on se croirait presqu’un lendemain de réveillon ! Des entraînements « pépères » et plus de course pour moi jusqu’à ce que je trouve une solution durable à mes problèmes de tamaloute. C’est vraiment trop frustrant de se taper 10 semaines de plan d’entraînement, de voir la progression, la vitesse de croisière qui augmente de séance en séance, de se sentir confiante… pour renoncer à quelques jours d’une course tant attendue… et de recommencer encore et encore, repartir de presque 0 à chaque fois. J’ai un peu l’impression d’être Sisyphe avec son rocher, pour celles qui ont encore quelques vagues souvenirs de philo !

Donc c’est décidé, je ne repars pas cette fois-ci à fond sur un nouveau plan d’entraînement, l’œil rivé au calendrier des courses ! Après les problèmes que j’ai eu, je ne suis pas vraiment motivée pour retourner voir un podologue, même si je garde précieusement les coordonnées de celui de Stella (c’est mon plan B !).  Je vais plutôt tester un ostéo dont on m’a vanté la méthode destinée à combler les déséquilibres comme celui dont je souffre. Visiblement, plus besoin de semelles après l’avoir vu. A croire qu’il arrive à faire pousser les jambes trop courtes ! Je suis prête à croire aux miracles…

Ma séance du jour ne s’est pas trop mal passée, si ce n’est que mes crêtes iliaques tiraillent maintenant même quand je cours (et je ne vous raconte pas quand je dois me lever après être restée assise un moment… l’impression d’avoir 112 ans !) et que l’aponévrosite plantaire est toujours là, même si la douleur n’est pas très intense. D’ailleurs, j’peux même pas faire cuire un œuf dessus.

En revanche, agréablement surprise de voir que les sensations sont bonnes, que les jambes ont envie et que la vitesse de base n’a pas trop baissé. 9,3 km/h en moyenne, cela reste correct pour moi qui ne suis pas une gazelle !

 

sept. 03
2009

Very bad trip

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

... et oui, Gaëlle, pas pu résister en voyant le titre de ton blog !
J'avais commencé ce week-end l'un de ces longs posts dont je suis coutumière, où je vous racontai comment mes vacances étaient sympas, comment j'avais passé une super journée en compagnie de Gaëlle et de ses filles, comment en revanche je n'avais pratiquement pas couru (jamais le bon moment ni le bon endroit) ni mis mes semelles et comment je venais de reprendre l'entraînement en vue du semi de Lyon. C'est vrai que j'en ai un peu bavé la semaine dernière sur mes 2 sorties courtes (je me sentai plutôt bien, avec du souffle et des jambes mais avais perdu en vacances entre 0,5 et 1 km/h en moyenne) et ma sortie longue (vitesse retrouvée dimanche mais côtes un peu laborieuses)... Bref, j'étais pleine d'optimisme malgré tout.
Et voilà que mardi matin, lors de ma sortie longue semi nocturne (à 6 h du mat, il fait encore nuit noire maintenant ;-(, une douleur sourde apparaît au bout de 30'. Sur le coup, je pense que la périostite tente un come back car les sensations sont un peu similaires avant de me rendre compte que la douleur est située un peu plus bas, au niveau de la cheville et un peu plus à l'intérieur... damned, ne serait-ce pas notre ami Achille ? Bon, je continue, la douleur est supportable, et décide d'attendre la prochaine sortie pour aviser.
Ce matin, rebelote : la douleur arrive cette fois-ci au bout de 10' seulement et se fait nettement plus aigüe et insistante que la première fois... à tel point que j'abrège la sortie et finis en boitillant sérieusement. C'est clair que je ne me vois pas faire ma sortie longue dimanche dans ces conditions, encore moins le semi dans 15 jours. Pas envie d'être la 1ère coureuse de CAF à faire un semi à cloche pied en 4 h40 ;-(
C'est la mouise !!!! Je suis dégoûtée et surtout pleine de doutes : est-ce  mon ostéo qui a raison en disant que je ne suis  pas faite pour la course et que ce type de prépa est too much pour moi (pourtant, cela n'a rien de surhumain, loin de là, 2 sorties de 50 à 60' + 1 longue de 1 h 30 à 1 h 45/semaine) ? Est-ce la podologue qui joue les apprenties sorcières et fait n'importe quoi avec mes semelles ? A chaque fois qu'elle fait des réglages, je me tape un sérieux problème au bout de quelques semaines : périostite en début d'année, puis retour des douleurs aux hanches, puis apparition d'une douleur sous le talon cet été après sa dernière intervention qui semble dégénérer maintenant aux tendons d'Achille... J'avoue que je ne sais plus trop quoi penser ni trop quoi faire... Une seule chose est sûre, le semi est très sérieusement compromis. Il faut maintenant que je m'arrête un peu si je ne veux pas que cela s'aggrave et que je me retrouve dans l'incapacité de courir pendant de longues semaines... Et comme le semi est dans 15 jours et que je manque encore un peu de préparation, je ne pense pas que m'arrêter puis reprendre juste pour le faire sous anti-inflammatoires soit une très bonne idée...
La seule option envisageable ce soir me semble bien être le suicide au Saint-Marcellin ;-(

août 05
2009

Passage en coup de vent

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

Bon, on tourne le dos 5 mn et voilà, paf, on se prend une V2 en pleine figure ! J'ai été absente un bon moment, entre la dernière ligne droite (interminable) au boulot, un brin de fatigue liée à la cahaleur et une flemmite aigûe le soir... Et là, je profite de mes premiers jours de vacances à la maison pour venir faire un tour sur le forum et z'avez tout changé !

Arprès quelques tâtonnements, je commence à me familiariser avec cette nouvelle version, plutôt sympa, ma foi. Je me fais tout plein d'amis que j'avais déjà (on se croirait un peu dans la cour de récré !!!), j'ajoute plein de fonctionnalités sur les fonctions desquelles je m'interroge encore (mais bon, dans le doute, le bon sens paysan me dit que mieux vaut trop que pas assez !). Ca, c'est quand j'arrive à souffler 5 mn car ces vacances sont éreintantes : mon Chéri tr'aavaille encore cette semaine et je déménage la chambre des filles sous les combles que nous venons de réaménager... tandis qu'elles s'amusent à redéménager dans l'autre sens, c'est follement drôle. Donc je transvase, je jette, je monte des meubles, je range des jouets, j'aspire, je frotte, je peins, je râle, je monte et descends les escaliers (Lyon urban trail prend gare à toi !)... Entre-temps, j'essaie de prendre des Rv avec des médecins absents (si je pouvai régler le certificat médical des filles avant la rentrée, ce serait top), j'essaie de commander une free box et de résilier mon forfait 50 h avec des identifiants qui ne marchent pas, des e-mails contenat des codes qui n'arrivent jamais, bref, un grand moment de Kafkaweb !

Je cours aussi, même si cette semaine c'est un peu plus light. Je suis toujours en pleine prépa du semi de Lyon et je sens que mes sorties longues et plutôt vallonnées commencent à porter leurs fruits, avec une vitesse de croisière qui augmente petit à petit : je suis maintenant le plus souvent antre 9 et 10 km/h en moyenne, avec des passages à 10,5 - 11,5 km/h assez fréquents..; une vraie torpille, je vous dis !!! Pour l'instant, ma sortie la plus longue a été d'1 h 40, je vais essayer d'approcher les 2 h d'ici septembre. Dans ma période Gaelou teste tout, je viens de m'acheter un camel bag pour mes sorties longues (même si je cours assez tôt, il fait vraiment chaud à lyon depuis un moment) : je l'ai adopté tout de suite ! Super pratique et ergonomique. Je commence aussi à tester les gels. Vous auriez vu mon air de merland frits devant le rayon chez D4, à hésiter entre le gel endurance et le gel énergie... J'ai opté dans un 1er temps pour endurance à la framboise : le gout est plutôt agréable mais la sensation un peu beurk (épais, sucré) et l'effet pas terriblement concluant. Demain, je teste énergie à l'orange sanguine sur ma sortie longue.

Evidemment, je recommence à flipper en pensant à tous les kilomètres qui me resteraient à parcourir si j'étais en semi, alors que quand j'arrive, j'ai déjà plus de jambes... mazis bon, l'avantage par rapport à l'année dernière, c'est qu'aujourd'hui je sais que jue peux le faire ! J'espère juste que ces satanées jambes ne vont pas me refaire le coup de ne plus vouloir avancer, j'aimerai bien le faire en courant du début jusqu'à la fin, celui-ci !

Bon, allez, j'ai encore un meuble à peindre. je ne sais pas si je parviendrai à me reconnecter cette semaine vu que 'lon déménage le bureau ce soir et que l'on part en vacances (les vraies !) samedi pour 15 jours (j'espère qu'ils ont le wi-fi où je vais).

juil. 08
2009

Mon coeur, mon amour !

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Gaelou
 

On se calme ! Ne voyez pas là une déclaration d'amour intempestive à l'un de nos charmants compagnons de course virtuels du forum... C'est juste que j'ai eu samedi mon RV chez le cardiologue, à la demande de mon médecin qui avait entendu un souffle assez net lors de mon dernier test d'effort, passage obligé pour obtenir le fameux sésame nous autorisant à participer à des courses.

Je savais déjà, depuis mes dernières visites chez l'ostéo que mon corps n'est pas fait pour la course à pied, avec ma jambe plus courte que l'autre et mon bassin qui part en vrille... Je sais maintenant que mon cœur non plus !!!!

En effet, le cardio a diagnostiqué un souffle de la valve mitrale, ce qui en soi est absolument bénin et ne risque pas, d'après elle, de me conduire à une mort subite du sportif (c'est déjà ça de pris !). Ce n'est pas non plus incompatible avec la course à pied, c'est juste que ce n'est pas l'équipement le plus recommandé pour courir (un peu comme si je voulais faire de la F1 avec une 2 CV)...

Pour la faire courte, cette valve mitrale, au lieu d'être dure et de se refermer comme une porte qui claque, chez moi, elle est toute molle et elle ondule comme si elle faisait la danse du ventre. Résultat : un débit plus continu et donc moins intense. Cela se concrétise par un essoufflement plus important que la moyenne, une FC qui monte rapidement et que j'ai du mal à contrôler et (je ne vous refais pas tout le raisonnement), une assimilation trop importante du magnésium que je ne fixe pas (d'où carences), des toxines qui s'accumulent et des membres inférieurs insuffisamment irrigués en cas d'efforts violents. Ce qui explique ces sensations particulièrement désagréables rencontrées en course, notamment sur le semi l'année dernière ou sur mon dernier 10 calamiteux, où j'avais l'impression de ne plus avoir de jambes. En gros, c'est un peu comme si mon organisme s'étouffait.

Et la cardio a conclu en disant qu'environ 10% de la population était concernée par ce type de malformation et que généralement, cela correspondait aux personnes les plus sédentaires et allergiques au sport !

Je suis passée par tous les stades depuis cette Grande Révélation. D'abord, la satisfaction intellectuelle de comprendre comment mon corps fonctionne et pourquoi je rencontre parfois de telles difficultés en course ; ensuite, le soulagement : il y a donc une explication à ce phénomène et je ne suis donc pas si nulle que ça ; puis la fierté : finalement, je suis une combattante et j'ai quelque part du mérite à persévérer dans un sport qui n'ai pas fait pour moi et pour lequel j'en ch... plus que la moyenne. Ensuite est venu l'abattement et le découragement : à quoi bon jouer au chevalier noir des Monty Pythons (celui qui veut continuer à se battre alors qu'on lui a coupé bras et jambes... j'adore !) ; j'aurai toujours des difficultés, jamais je ne serai une « bouffeuse » de marathons (ni même très probablement une marathonienne) et c'est vraiment trop injuste ! Et puis à quoi ça rime dans ces conditions de se faire ch... avec des semelles tout l'été, hein, je vous demande ?

Enfin, la Gaëlou pragmatique et optimiste a refait son apparition : j'ai couru jusqu'à présent en y prenant globalement du plaisir et en ayant déjà ce problème, alors je ne vois pas ce que cela change finalement. Comme la cardio m'a recommandée de faire 2 cures de magnésium par an (printemps et automne), je n'aurai qu'à caler 1 ou 2 courses ( a priori un semi et un aquathlon par saison) pendant et le tour est joué !

juil. 02
2009

Une bien belle journée !

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Gaelou
 

Un bon conseil pour réussir sa journée d'anniversaire et ne pas se morfondre en attendant vainement qu'une bonne âme daigne se rappeler que ce jour est un jour exceptionnel : assurer discrètement la promo de l'événement (c'est la responsable de comm qui vous parle !). Première leçon : les enfants sont d'excellents prescripteurs d'opinions et les petites filles sont de vraies pipelettes (les miennes en tout cas). Donc une habile manipulation la veille, du genre « Vous savez mes chéries qu'il s'est passée un truc exceptionnel il y a 38 ans ? » et vous êtes à peu près sûre que même le Chéri, qui oscille généralement entre le 24 et le 26 juin, se rappellera cette date mémorable et n'oubliera pas de vous la souhaiter. Au boulot aussi, ne pas hésitez à faire un peu de buzz... Si possible en ayant une copine née le même jour, cela rendra la date d'autant plus exceptionnelle et mémorisable. Ne pas oublier non plus de remplir consciencieusement toutes les lignes des questionnaires des différents sites, forums, réseaux sociaux et sites marchands auxquels vous êtes fidèle.

Grâce à tout cela, vous voilà la star de la journée !

Cela a commencé au réveil avec des câlins-bisous des filles et de leur père. Puis, le chœur des assistantes en arrivant encore endormie vers la machine à café , puis un défilé de tous les collègues - y compris les stagiaires - au fil de la journée (je soupçonne des échanges de mails). Un texto des parents, en vacances au Portugal avant d'aller en réunion, puis une enveloppe mystère au retour de réunion (une carte cadeau des Galeries Lafayette avec de quoi bien profiter des soldes). Y a pas à dire, la journée commence bien !

A midi, j'ai prévu de fêter dignement l'événement en m'adonnant à mon 3ème sport préféré : le shopping ! Ca tombe bien, les soldes viennent de commencer !

Première escale chez Gap. Je choisis 3-4 vêtements, m'enferme dans une cabine et là, grand moment de solitude : la petite robe blanche que je viens d'enfiler ne veux plus me laisser sortir. Je suis prisonnière ! Bon, pas de panique, no stress, on respire à fond et on opère une tentative « par le bas ». J'ai beau me tortiller dans tous les sens, essayer de faire glisser millimètre par millimètre, la robe ne passe pas le cap du bassin. OK, changement de tactique. J'essaie de faire rentrer les épaules puis les bras à l'intérieur. Pas moyen. Bon, on refait une tentative en s'imaginant très fort être Houdini. Toujours pas. On envisage les alternatives : appeler à la rescousse le jeune vendeur à l'extérieur de la cabine (et par la même occasion les 8 personnes qui attendent pas loin qu'une cabine se libère. Bon, c'est même pas une option, ça ! Next ! Partir avec la robe sur le dos en disant qu'on l'aime tellement qu' l'on ne veut plus la lâcher. Ouais. Mais s'il faut mobiliser une caserne de pompiers à chaque fois que je voudrai quitter cette robe, cela risque de devenir un peu compliqué. Next ! Discrètement faire pèter les coutures pour s'extirper de ce piège et reposer discrètos la robe dans un rayon... Un vieux fond d'honnêteté  s'y oppose.... En attendant, l'heure tourne et j'ai d'autres boutiques à faire, moi ! Mue par l'énergie du désespoir, je tente une nouvelle approche et me tortille pour attraper la robe, la retourner et la faire remonter par-dessus la tête. YYYEESSS ! Je suis sauvée ! Et c'est une Gaëlou bien rouge qui sort de la cabine pour aller payer ses achats (que du gris : un pull d'été en coton, un débardeur tout simple et une tunique débardeur). Quant à la robe, je la laisse bien volontiers !

Direction les Galeries, cette fois-ci. Corner du comptoir des Cotonniers. La jolie tunique fuchsia repérée il y a déjà un moment m'attend bien sagement en taille 38. Je tourne, retourne, hésite, m'éloigne un peu pour réfléchir. Encore un peu chère. Une autre cliente s'en empare. Pas de chance ! Bon, peut être qu'elle ne va pas la prendre...Je traîne un peu dans les rayons en attendant que la fille sorte de la cabine vêtue de la tunique. Elle lui va trop trop bien, elle est trop trop belle et je suis rrop dégoûtée ! Mais la fille hésite, se lorgne sous toutes les coutures, demande son avis à sa fidèle copine. Moi, j'attends, planquée en embuscade derrière le rayon des T-shirts et tuniques, telle la Mata-Hari de base. Et ça hésite, ça tergiverse... Bon, tu vas te décider, oui ? Je vais pas passer la journée à attendre... déjà que je suis restée coincée dans une robe un bon moment... A ce rythme-là, je vais pas atteindre mon quota d'achats, moi ! Au bout de palabres interminables, les 2 copines décident d'aller manger un sandwich pour réfléchir. Elles n'ont pas le dos tourné que je saute sur la vendeuse avec mon plus grand sourire et lui demande si la tunique est réservée. Elle ne doit pas beaucoup aimer les blondes car elle me retourne mon sourire et me tend la chemise en me disant que la fille n'avait qu'à se décider. J'essaie. Elle est top effectivement. J'achète !

Le reste de l'aprèm s'écoule de manière agréable. Je fais un tour rapidement sur le forum, trouve vos gentils messages (merci encore Stella d'avoir initié le post de manière aussi adorable - et à toutes celles et ceux qui ont laissé un message). A la maison, je suis accueillie par une bouteille de champagne, un bouquet de fleurs, des escargots et un gâteau au chocolat. Mon cadeau, je l'ai eu de manière anticipée (un ordi portable). .. de même que le cadeau de ma cops Martine, offert avant son départ pour Londres. Et devinez ? Courir au féminin d'une certaine Cécile Bertin... Si c'est pas la classe !

Finalement, prendre 1 an, c'est pas si mal que ça !

 

juin 24
2009

Ma 1ère piscine d'été

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Gaelou

C'est un peu ma première gorgée de bière à moi ! Chaque année, c'est le même rituel : fin mai, notre piscine d'hiver ferme et 10 jours plus tard, celle d'été ouvre. Ma piscine à moi,c'est la piscine du Rhône. Idéalement située, comme son nom l'indique, au bord du Rhône, en plein centre ville, à côté des facs. C'est assez extraordinaire de pouvoir nager comme cela en pleine ville, à ciel ouvert.

Donc le 11 juin, c'est le D Day. Avec Martine, on est excitées comme des puces. Rien, pas même la pluie ni le froid, n'aurait pu nous décourager ! A midi, en selle sur nos vélos. Nous sommes pratiquement les premières arrivées, ce qui fait bien marrer le personnel de la piscine qui nous connaît bien. Les vestiaires n'ont pas changé - hélas ! Toujours le même sol en béton, la même peinture bleue 60's d'origine avec ses traces et giclures suspectes, le même chewing-gum machouillé collé sur le mur de la première cabine à gauche... Bref, cet air si familier qui les fait ressembler à l'image que l'on se fait d'une prison roumaine.

Hop, on enfile le 2 pièces acheté pour l'occasion. Une grande première, le 2 pièces même pas nageur. C'est que voyez-vous, je n'ai pas vu Daphnée sur Canal +, moi, et que cette année, je suis bien décidée à ne pas me taper tout l'été une cible blanche en plein milieu du dos et une découpe shorty des plus seyantes avec un maillot "normal". Hop, la douche et le Couloir de la Mort (c'est le lllooonnnngggg passage venté le long du Rhône qui nous mène des vestiaires filles au bassin olympique).

Au bord de l'eau, on croise de vieilles connaissances : Renaud, un habitué de la piscine d'hiver qui prend lui aussi ses quartiers d'été, "bonnet argent", une fille que nous ne voyons que l'été et qui nage super bien. Même miss Hawaï et son dos crawlé improbable est de la partie.

Oups, un peu frisquet ! C'est parti ! Trop bizarre le 2 pièces : d'un côté, j'ai les nibards qui essaient désespérement de se faire la malle, de l'autre, la culotte qui semble décidée à rester au bord du bassin à chaque virage. Z'auriez-pas la super combine qui fait nager tout seul ?

Le soleil brille, l'eau est fraîche, la vie est belle. Y'a même pas de cons, c'est dire ! Là encore, pur moment de bonheur... que j'ai depuis renouvelé déjà un certain nombre de fois. Seule ombre au tableau : j'aurai dû me rappeler que le bassin olympique et les plaquettes ne font pas bon ménage (trop de houle liée à un plus grand volume d'eau, certainement) : déjà l'année dernière, j'avais dû trop forcer et je m'étais bousillée l'épaule et là, je réitère mes exploits : en 4 séances - et bien que je n'utilise les plaquettes que pour 300 à 400m/séance environ), je me suis à nouveau flinguée l'épaule la semaine dernière. Depuis, voltarène, glaçage et plaquettes au fond du sac !

Question course à pied (parce qu'on est pas sur un forum de natation, faudrait quand même pas exagérer !), je continue sur ma -nouvelle - lancée, après une série de visites chez la podo et l'ostéo (vous savez, l'espèce de gars qui m'a dit que je ne serai jamais Paula Radcliff...). Cela semble faire son effet car les douleurs aux hanches se sont nettement atténuées et la périostite semble s'être endormie. Je me mets aussi nettement moins la pression et ai abandonné tout projet de course pour cet été. En revanche, bien malgré moi et à l'insue de mon plein gré, mes jambes ont pris la direction du parcours "sortie longue" dimanche dernier et on dirait bien que cela ressemble au début d'un commencement de prépa semi, ça ! Advienne que pourra, j'espère que la "machine" tiendra le choc. Cette 1ère sortie longue d'1 h 23 s'est admirablement bien passée : temps frais, joie de redécouvrir cette longue boucle et ce parcours un peu exigeant, course aux sensations et sans forcer. On croise les doigts !

Sinon, je continue mes sorties en semaine à l'aube et ces moments sont toujours aussi agréables que dans mon dernier post... auquel j'ai bien pensé dimanche il y a 15 jours. Il faisait très chaud, j'ai testé un nouveau parcours pas terrible, j'avais pas de jambes, pas de souffle et je me suis sérieusement demandée comment j'avais pu assimiler un jour la course à pied à un "pur moment de bonheur". J'ai pensé que je devai être complètement cuite quand j'ai écrit ce post !

Allez, j'arrête de blablater et je vais aller prendre des nouvelles de vous toutes sur le forum !

juin 09
2009

Un pur moment de bonheur

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Gaelou
 

Mardi dernier, 6h du mat'. Encore mal réveillée, je pars pour une séance matinale dans la fraîcheur du matin. Une brise bien agréable me caresse les bras. Le soleil se lève au-dessus d'un champ de blé parsemé de coquelicots. L'air embaume comme seules les aubes d'été peuvent embaumer. Haie de chèvrefeuille, foins fraîchement coupés, tilleul en fleurs... c'est un vrai régal. En surplomb, le village, avec sa tour romane, a des allures de village de Toscane ce matin. Je croise des chevaux, des ânes et même un chat tapi dans les prés à l'affût de son petit déj. Dans mes oreilles, ma playlist de rêve téléchargée ce week-end. J'attends avec délice chaque morceau en me demandant ce qui va suivre : Cocoon, MGMT, Daft Punk, un des fameux bootlegs de DJ Zebra ?

Mes jambes n'ont pas envie d'aller très vite, d'ailleurs je suis à moins de 9 km/h et je m'en fous comme de ma première paire de runnings ! Je suis tout simplement bien, heureuse de courir et de profiter de cette aube superbe. Même les bobos passent au second plan. Progressivement, le diesel chauffe et les jambes accélèrent toutes seules, naturellement. Daft Punk me booste, j'accélère encore et encore, c'est super grisant, la musique me galvanise. Mais il est déjà temps d'arrêter, mes filles et mon boulot m'attendent... je commence cette journée en pleine forme et heureuse d'avoir profité de ce pur moment de bonheur, tout simple mais tellement précieux.

Voilà, je voulais juste vous faire partager ce genre de moment magique après lequel nous courons toutes et qui nous fait courir encore et encore.

Et ce moment de bonheur, il m'aide à ne pas être trop démoralisée par les propos de mon ostéo, que j'ai vu jeudi pour faire le bilan de 6 mois de semelles, qui se soldent par une nouvelle douleur (la périostite) et le retour de l'ancienne (tendinite du psoas). 

Pour lui, rien de surprenant mais une logique implacable : les semelles compensent un déséquilibre et produisent un rééquilibrage qui induit de nouveaux appuis (d'où la périostite). Face à la douleur de la périostite, le corps s'adapte et cherche à éviter la douleur, d'où encore de nouveaux appuis (et le retour de la tendinite), bref, c'est un mouvement sans fin. Le verdict est franc et sans appel : si je continue à courir 3  fois/semaine et à vouloir « forcer » un peu pour progresser et améliorer mes chronos (enfin, façon de parler ;-), je risque fort d'être en permanence blessée et déçue par mes perfs. Pour lui, si je veux continuer à courir dans de bonnes conditions, je dois m'entraîner moins, plus doucement et ne plus trop faire de courses. Sur le coup, j'ai vraiment eu les boules. Parce que se fixer des objectifs, vouloir améliorer ses chronos, s'inscrire à des courses... c'est quand même bien aussi ce qui nous fait courir et nous motive !

Voilà où j'en suis aujourd'hui. J'essaie de commencer à concevoir les choses différemment, en pensant notamment à tous ces moments magiques qui existeront encore indépendamment des courses (et c'est quand même l'important, car ces entraînements, c'est 100 à 150 séances/an (contre 5 à 6 courses par an !). J'évite de faire des projets de course à court terme mais je vais quand même essayer de refaire le semi, sans me mettre trop la pression et en tenant compte des douleurs dans l'entraînement. La voie de la sagesse ?

 

 

juin 01
2009

On se reprend en main !

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Gaelou
 

Marre de me lamenter sur mes bobos et d'avoir le cerveau en ébullition permanente (Est-ce que j'ai vraiment beaucoup mal ? Juste un peu ? Est-ce que je me regarde trop le nombril ? Dois-je traiter par le mépris ? Prendre les choses au sérieux ?)... J'ai décidé de me reprendre en main !

Du coup, j'ai un peu -beaucoup - l'impression d'être pleine de manies et de tocs : allez, elle boit ses 2 litres d'eau (surtout, ne pas oublier) et ses tisanes minceur (si ça fait pas du bien, ça peut pas faire du mal non plus), elle se strappe le mollet avant d'aller courir, elle fait consciencieusement les exercices d'assouplissement du kiné, matin et soir et après la course, elle se douche les jambes à l'eau glacée, se masse le matin le mollet à l'huile d'arnica, teste la mousse crépitante pour les jambes lourdes (c'est l'éclate, ce truc ! J'userai la bombe en une seule fois rien que pour sentir ce truc crépiter ... une vraie gamine !), se glace le tibia le soir et rappelle sa podologue pour savoir si elle peut se passer de semelles de temps en temps pour faire la belle avec ses talons.

Bref, une vraie mémère !!!!

La podologue veut me revoir pour rectifier les semelles et me rappelle même samedi matin pour me proposer d'enlever mes semelles jusqu'à notre RV, dans 15 jours. Sur le coup, trop contente, la Gaëlou : à moi spartiates, sandales compensées vertigineuses, tongs ! Puis, à nouveau le cerveau qui fume (une spécialité maison, le cerveau qui fume) : est-ce que je ne vais pas me rebousiller complètement le psoas, moi, avec cette histoire ? Déjà que mes hanches recommencent à tirer depuis la semaine dernière, pas sûre que ce soit l'idée du siècle ! Surtout que la podo, elle est adorable mais elle n'a pas l'air d'être complètement sûre d'elle sur ce coup-là. Moi, quand on me dit, on va tester, on verra bien.... J'ai pas trop envie de jouer le cobaye et de prêter mon corps à la science !

En attendant, dimanche matin, 1ère sortie sans semelles depuis décembre. Je résiste contre une folle envie de retourner courir « dans la montagne » sur mon parcours de sortie longue de la prépa semi. J'adore ce parcours qui fait une longue boucle, avec 2 variantes possibles sur la fin. Mais là, je sais que c'est tout sauf raisonnable car la version la plus courte fait bien 1 h 30...alors que je suis plus en ce moment sur des sorties d'1 h/1 h 05. Avec des bobos et un changement d'appuis en prime... c'est sûr, ça va pas le faire !

Sur les conseils de Brinouille, je bricole un strapping avec les moyens du bord et me voilà partie.

Résultat : 1 h 10 de course avec de meilleures sensations que les dernières fois. Le strap a l'air efficace : j'ai beaucoup moins senti la périostite que lors de mes précédentes sorties. En revanche, les hanches tirent et j'ai chopé des ampoules sous le pied.

Prochaine séance : demain matin, à la fraîche, avant d'aller bosser. J'hésite encore : semelles or not semelles ?

mai 27
2009

Retour à Tamalouland

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Gaelou

Après ma course calamiteuse du 17 mai, j'ai essayé de trouvé des explications : c'était la faute aux 2 verres de rosé bus la veille, à l'anniversaire des filles, au vent, à pas de chance.... J'ai même laissé passé quelques jours avant de remonter en selle, histoire de reposer cette machine qui m'avait fait défaut. Puis, le jeudi suivant, j'ai voulu en avoir le coeur net et faire une inspection générale avant de repartir bille en tête sur de nouveaux projets de course. L'idée, c'était aussi de retrouver le plaisir de courir, que j'avais complètement perdu le dimanche précédent au bout d'une vingtaine de minutes.

Verdict : je me suis bien éclatée sur cette reprise en allant - grande nouveauté pour moi - complètement à l'aventure dans des chemins à travers les sous-bois, histoire de changer de mon parcours habituel. Mais j'ai aussi dû me rendre à l'évidence : y'a bien quelque chose qui cloche ! La périostite que je traîne depuis un bon moment maintenant, et qui parfois sait se faire oublier, est toujours bien là. Les jambes, par contre, sont aux abonnés absents : lourdes, poussives, douloureuses (périostite, parfois doublée d'un début de contracture sur le haut du mollet). Et sur la séance suivante, le samedi, un festival de bobologie. C'est bien simple, je ne suis plus seulement la poule blanche, je suis le poulailler à moi toute seule ! La périostite est confortablement installée et toutes mes anciennes douleurs sont venues lui rendre visite, histoire de lui tenir compagnie : et hop, la douleur au genou gauche à l'extension (une vieille connaissance, celle-là, mais pas trop pénible : elle ne reste jamais bien longtemps) - vous m'auriez-vue, complètement bancale la Gaëlou avec une périostite au mollet droit et un genou gauche en vrac, je sautillai plus que je ne courrai.... mais je continuai vaillamment tel le chevalier noir des Monty Pythons... jusqu'à ce que je sois foudroyée par une autre vieille copine, la douleur au sacrum (qui s'est d'ailleurs déplacée au coccyx... Bon signe ?), qui heureusement est repartie elle aussi assez vite.

Du coup, mes entraînements sont vraiment en dents de scie : si je suis correctement réveillée, douce hallucination au départ avec l'impression d'avoir des jambes qui me propulsent (bref, d'être une vraie coureuse), avant d'être rappelée à l'ordre par miss périostite et consoeurs au bout de quelques minutes... Puis passage désagréable avant que le corps s'habitue à courir sans jambes et que cela redevienne un peu moins poussif... jusqu'à ce que la fatigue et les bobos reprennent le dessus.

Voilà, cela fait 3 entraînements que c'est comme ça. Et pourtant, j'ai du mal à me résigner. Je continue parce que je me berce de l'illusion que cela  ira mieux la prochaine fois. Et je ne peux pas m'empêcher d'y retourner pour voir. Sauf que là, je commence à me rendre à l'évidence : cela ne passe pas. Qui plus est, une autre vieille connaissance est de retour et là, c'est vraiment à ne rien y comprendre ; mes crêtes illiaques recommencent à tirer (je les sens en permanence depuis la sortie d'hier), genre tendinite du psoas, le retour... alors même que les semelles que je porte depuis décembre étaient censée lutter contre ce problème. Sur ce coup-là, j'ai vraiment l'impression d'avoir tout faux : les vieilles douleurs sont de retour, de nouvelles douleurs sont arrivées, probablement liées à un rééquilibrage et en plus, c'est l'été et je peux même pas mettre les sandales toutes mimi repérées chez Minelli... C'est vraiment trop injuste (dommage que le pseudo soit déjà pris !).

Bon, j'essaie de ne pas baisser les bras pour autant et de m'attaquer de front à tous ces problèmes : glaçage de la périostite, jets glacée sur les jambes matin et soir, massage à l'huile d'arnica, hydratation maximum, étirements... et même "vigileance alimentaire" histoire de m'allèger un peu (ça ne peut pas faire de mal, de toute façon). Et arrêt jusqu'à dimanche. Et pour l'instant, abandon des projets de course à court terme (enfin, quand je dis court terme, c'est 15 jours  ! )Donc pas de Lyon Urban Trail, c'est sûr. Heureusement qu'il me reste la natation, avec des sensations et un plaisir intacts !

Et puis finalement, si on fait le compte, y'a plein d'endroits où ça va bien chez moi : pieds, Achilles, chevilles, genoux (la plupart du temps), bras, épaules, et la tête, Alouette !

mai 17
2009

Si j'aurai su, j'aurai pas venu !

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Gaelou

Ca fait un bail que je n'ai rien écrit (emploi du temps chargé, pas envie d'approcher le soir tout objet ayant un écran et un clavier...) et j'aurai bien aimé que mon retour soit triomphal, genre "Comment je suis sortie du club des tortues fingers in the nose" ou "comment j'ai bouclé mon 1er marathon en 3 h"... bref, un truc dans ce genre-là, pas je me la pète, mais quand même un peu...

Bon, et ben à la place, vous allez avoir droit à "comment j'ai foiré ma course" et "comment j'ai décidé de battre mes records à l'envers". Je crâne un peu, là, mais j'ai bien les boules ce soir. On est plus habitué à lire des récits de belles courses émouvantes où les copines battent leur record et s'en sortent à force de volonté, moi, c'est tout à jeter, mais je vous raconte quand même parce que "that"s life" !

Déjà, c'était mal barré pour que je la fasse, cette course de 10 km "sur la route des migrateurs" à Miribel Jonage. Semaine merdique au boulot où mon big boss me met une semaine dans la vue pour le magazine, début de crève avec fièvre jeudi, entraînement moyen moyen jeudi avec jambes lourdes, speed de dernière minute pour l'inscription, week-end de folie avec l'anniversaire de mes DEUX filles hier (et de leurs DEUX groupes de copines, et moi en train de faire la GO au milieu, ramassant du fondant au choc écrasé dans le salon en tentant d'éviter que deux petites ne se battent à coup de Barbie tout en hurlant aux grandes de ne pas sauter sur les lits...)... Bref, c'était un peu chargé. Et si je rajoute que pour la faire, cette course, j'ai dû faire "craquer" la messe de communion de mon neveu, vous aurez un tableau à peu prèc complet de la situation.

Mais foi de Gaëlou, j'avais trop envie de la faire, cette course ! C'est qu'à part 2 aquathlons, je n'avais rien fait depuis le semi de Lyon, fin septembre, à cause d'une belssure à l'automne et d'un truc du genre "le sort s'acharne" qui a fait annuler le 10 de Lyon, qui devait être ma première "vraie" course de l'année. Donc, prête à en découdre, à traiter la périostite par le mépris et à me lancer dans cette course toute seule, les copines du forum ne la courant pas et mes supporters habituels étant de messe à ce moment-là.

Me voilà donc partie toute seule au volant de ma ford fiesta, flippant un peu de ne pas trouver ma route. Je speede un peu (je ne suis ni la reine du volant, ni celle de l'orientation, vous l'aurez compris) en découvrant le périph fermé mais retombe sur mes pattes et arrive comme une fleur à 9 h 10, largement le temps d'aller retirer mon dossard, m'échauffer, faire 12 fois pipi. Il fait très beau et déjà très chaud mais le vent souffle fort. Le parcours, autour d'un lac, a l'air très sympa et Stella m'avait dit qu'il était très roulant. remontée à bloc, je me dis que c'est aujourd'hui que je passe sous la barre des 60' et que les progrès que j'ai fait vont se concrétiser.

10 h. Le départ est donné. Je pars bien, à un bon rythme mais pas trop rapide non plus. Je suis contente de voir que je suis à 11,5 km/h, voire 12 km/h assez tranquillement. A ce rythme-là, ça va le faire sans problème. A l'approche des 3 km, petit coup de moins bien, souffle un peu court, notamment à cause du vent. Je commence déjà à avoir très soif et très chaud. Et d'un coup, alors que ça n'allait pas mal, je commence à trouver le temps long et à me dire que cela va être interminable. Ma moyenne baisse un peu à 10,5 km. J'attends avec impatience le ravitaillement qui n'arrive pas. Il n'y a pas d'indicateurs de kilomètres mais mon cardio indique déjà plus de 5 km et toujours rien (en fait, je crois qu'il est mal réglé car il indiquera 11 km à l'issue de la course). Cela devient une idée fixe. A BBBBOOOOIIIIRRRREEE (pourtant, j'ai bien bu ce matin, je ne devrai pas être déshydratée à ce point, je me maudit d'avoir laissé mes gourdes dans la voiture, sous prétexte que c'était débile sur un 10 km). Je commence à ne plus avoir de jambes, mes tibias sont lourds comme du plomb et le mental est aux abonnés absents. Comme Nathou le racontai il y a quelques temps, je sens que ça va pas le faire, je me demande ce que je fous là et je commence à marcher. Pendant les 5 prochains kilomètres, je vais alterner course et marche, comme sur mon semi (sauf que là, ça arrive au bout de 5 km alors que sur le semi, c'était vraiment à la fin et que le mental était là). Là, pas l'once d'un gramme de volonté. Je n'arrive pas à me secouer, à ordonner à mes jambes de courir, c'est infernal.... Et je m'en veux, j'ai l'impression d'être vraiment une pauvre fille. Je sais que je n'atteindrai pas mon objectif et cela me fout d'autant plus les boules que je sens que c'était largement à ma portée. D'ailleurs, à chaque fois que je me remets à courir, je ne cours pas trop mal, j'arrive à retrouver une certaine vitesse... jusqu'à ce que je me remette à marcher de nouveau. Je ne peux pas lutter. Quand je vois que nous en sommes à 8,5 km, je vérifie mon chrono : 49'. Là, gros sursaut ! Je pensai que la situation était bien pire. D'un coup, je me dis que c'est jouable tout en m'insultant d'avoir gâché une pareille occasion, que si je m'étais arrêtée moins souvent, c'aurait été jouable. Je me prends à y croire, je me remets à courir, voire à accélérer. j'encourage même une fille qui s'est mise à marcher en lui disant qu'on peut y arriver, à le finir en moins d'1 h. Mais le sursaut est de courte durée, les jambes ne veulent vraiment pas y aller. Je marche de nouveau. La fille que j'ai encouragée s'est remise à courir et me tend la main. On courra un petit moment ensemble avant que je n'arrête une nouvelle fois, découragée en voyant la distance qui nous reste à parcourir en 3'. Finalement, je passe la ligne d'arrivée en 1 h 03. Je suis dégoûtée et très en colère contre moi. Je n'ai pris aucun plaisir à cette course, sauf au tout début et je me vois mal remettre cela un jour.

Je crois que ce qui m'énerve le plus, c'est de ne pas avoir été plus forte mentalement. Et surtout, de ne pas comprendre ce qui m'est arrivé. Je ne sais pas d'où vient le problème et cela me fait flipper pour les prochaines fois. Comment voulez-vous que je  recoure un semi si j'ai autant de difficulté au bout de 5 malheureux km ? Franchement, c'est la honte intégrale ! Qu'est-ce qui a fait que mes jambes ont refusé de me porter ? C'est vrai, je n'ai pas eu de douleur aigüe, j'ai juste eu l'impression que mes mollets étaient un peu douloureux, lourds et refusaient de me porter. Pourtant, je ne pense pas manquer d'entraînement (3 séances par semaine en moyenne, 2 exceptionnellement, avec une sortie d'environ 1 h 05 le week-end et 2 de 50', voire 55' en semaine). C'est vrai qu'il y avait peut être mieux  à faire que passer la veille de la course à piétiner et à jouer les GO pour une bande de petites filles déchaînées. Peut être aussi que les verres de rosé avec les copains venus rechercher leur progéniture n'étaient pas forcément ce qu'il y a de mieux en prépa de course...

Le seul point positif, c'est que s'il y a une catégorie "coureuse/marcheuse" la plus rapide, je remporte haut la main. Je me console (un tout tout petit peu) en me disant que faire 1 h 03 en ayant marché certainement entre 10 et 15', c'est finalement pas si mal et que si je n'avait fait que courir, j'explosai mon temps... mais bon, avec des si...

Je sens qu'il va falloir bien vite que je me remette en selle et que j'en fasse une autre, parce que ce soir, j'ai le moral dans les chaussettes ! Et je suis très partagée entre l'envie de prendre ma revanche (question plaisir et question chrono) et celle de ne plus revivre cela.

avril 08
2009

Mon marathon à moi

Posted by Gaelou in Untagged 

Gaelou

Rassurez-vous, je n'ai pas soudainement pété un câble à force de lire vos compte-rendus du MDP et  je n'ai pas enfilé rageusement mes runnings pour faire 3 fois le tour de Lyon, genre, "puisque c'est ça, je l'fais aussi, d'abord !". Bon, je ne vous cache pas que vous m'avez sérieusement titillée mais pas au point de penser encore à une quelconque inscription... Je me laisse encore un peu de temps.

Non, mon marathon à moi, il était d'un genre un peu particulier. C'était hier, à Marseille, et ça a aussi duré 4 h;

La prépa physique d'abord. Digne d'une championne, avec, ces dernières semaines, mes 3 entraînements de natation + de CAP hebdo. Et en prime, une dernière sortie idyllique dimanche , sous le soleil, à mon rythme et en musique, un vrai moment de bonheur. Lundi, je ressigne chez le doc pour une année de compét et repart, certificat médical en poche, avec l'obligation malgré tout d'aller voir un cardio pour mon souffle au coeur et un bandage autour du pied pour mon entorse (figurez-vous que, comme si la course à pied ne suffisait pas à faire de moi la poule blanche dans toute sa splendeur, il faut encore que je fasse des acrobaties en descendant du bus et me fasse une entorse de l'avant-pied... rien de grave, cela ne m'empêche pas de courir). Donc plutôt en forme la Gaëlou. Bon, je reconnais que l'apéro du lundi soir avec mon Chéri et mon frère en visite surprise fait un peu tâche sur ma super prépa mais passons...

Côté mental, prépa de championne également. Remontée à bloc et pleine d'un enthousiasme et d'une confiance en soi à faire pâlir une cheer-leader. Genre, même pas peur d'abord ! Genre, "yes, I can", j'suis une Gaëlou quand même ! Bref, tout plein de trucs pour évacuer l'espèce de boule au ventre qui fait que l'on rêve en secret que la bombe atomique détruise le centre d'exam tout en se disant qu'il faut se confronter à la bête et- que ce qui est fait n'est plus à faire. Mais bon, comme pour les courses, même si l'enjeu est minime, j'peux pas lutter, j'ai vaguement la trouille et l'envie de finalement rester à la maison. Mais contrairement aux courses, j'ai beau déployer des trésors d'imagination, je sais bien que l'argument"je vais y prendre du plaisir" ne tient pas vraiment la route.

La nuit d'avant : comme une nuit d'avant course ! Gros dodo puis nuit de skipper à partir de 2 h du mat. Je réussis même à rêver que j'arrive en retard, comme systématiquement chaque veille de course (c'est grave docteur ?).

Le jour J. Tenue confortable mais un minimum glamour. C'est pas parce qu'on est une compétitrice qu'il faut s'habiller comme un sac, tout de même ! Je vous les préparatifs, TGV, métro, l'envie d'être ailleurs mêlée à celle d'en découdre, les papotages avec les copines ou avec des inconnu(e)s dans la file des toilettes (quand je vous le disais, c'est vraiment comme pour une course !).

H - 10' : j'ai enfin trouvé ma table dans le labyrinthe (imaginez un grand hangar avec une centaine de tables de 8, on dirait un rassemblement de joueurs de belote, j'sais pas pourquoi, cette remarque a du mal à détendre l'atmosphère autour de moi, moi-même, je me sens un peu crispée). Je rassemble mes gris-gris à moi, ma montre polar et ma bouteille de St Yorre sport (oui, je sais, c'est débile mais j'avais besoin d'être entourée de trucs sympas).

Top chrono : c'est parti pour 4 h. Surtout ne pas lâcher l'affaire et se décourager. L'abandon n'est pas une option. Je suis dans ma bulle, lis, relis, note, rédige...  3 h : aïe, c'est pas le mur mais le petit doigt de la main droite commence à donner des signes de fatigue, l'écriture se fait tremblotante. 3 h 55 : yes, je rends ma copie, c'est fini, je l'ai fait ! A ce stade, peu importe le résultat, la tension redescend. Je pars tranquille à la découverte de Marseille en attendant mon train. Le verdict ne tombera que dans quelques semaines. Je suis mitigée : pas la cata mais j'ai quand même peur que cela soit insuffisant. On verra bien !

Soir d'épreuve : là, franchement, je ne sais pas à quoi c'est dû mais j'ai des méga courbatures dans les cuisses (je vous jure que je ne raconte pas d'histoires) : l'entraînement du dimanche, une nuit passée à courir, ma longue marche dans Marseille, la tension qui redescend.... ?

Lendemain : heu, la comparaison avec la marathon s'arrête là car j'ai beau faire des efforts, pas franchement envie de remettre cela !

mars 25
2009

Week-end Canada Dry

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

L'oeil sur le chrono, l'enchaînement d'épreuves à un rythme d'enfer, les ampoules, le Tshirt de course XXXL.... Ca avait le goût, l'odeur et la couleur d'un week-end sportif.... Mais même pas, c'était mon week-end canada dry sans une goutte de sport! Samedi matin : on lève la petite tribu, petit déj, habillage, préparation des sacs et on file à 9 h préparer la salle des fêtes pour le carnavalo organisé par mon asso de parents d'élèves : préparation du bar, des stands, gonflage de ballons, déco, fous rires avec les copines... 11 h : on file ventre à terre et les filles sous le bras chez mes parents qui vont les garder jusqu'au carnaval. Un café, des bisous et on repart en direction du supermarché le plus proche pour le ravitallos de la semaine. La folle qui court en poussant son caddie et en jetant des trucs dedans, c'était bien moi. Retour à la maison, rangement des course, farfouillage dans l'armoire pour trouver un Tshirt blanc sur lequel appliquer le transfert de la manif : le verso du 10 km de Lyon fera l'affaire. Oups : plus que 5' pour appliquer le transfert au fer à repasser, et cette salaoperie qui refuse de transférer...

Bon, on oublie les finitions et on refile à la salle des fêtes pour le gonflage à l'hélium des ballons sur lesquels on noue de jolies petites ficelles. Puis on vend les dits ballons à des hordes de gamins en folie tout en empêchant les siennes accompagnées d'un neveu déchaîné de faire trop de bêtises. Défilé, lâcher de ballons, brûlage de m carnaval et retour à la salle des fêtes pour la fiesta... et la vente de hot-dogs. Je deviens une pro en la matière : 90 à notre actif ! Une fois la fête terminée, grande séance de balayage de confettis dans une salle immense. Ampoules aux mains (riez pas !).

Le lendemain, je râle parce que le Chéri part à l'aube pour une compét. Trop de scrupules à laisser les filles seules pour aller courir. Je reste à la maison et fait mon triathon à moi toute seule où j'arrive 1ère toutes catégories confondues, loin devant les 2 naines (pardon, c'est pas une catégorie, ça : mini-poussines) : rangement, ménage, repassage !

Si c'est pas du week-end sportif, ça !!!! Un peu dégoûtée quand même parce que depuis l'aquathlon et les séances de natation et de CAP du lundi et du mardi suivant, j'ai dû annuler mes autres séances de la semaine pour rester travailler entre midi et 2.

Bon, dieu merci pour mes filles, mon Chéri, mes collègues, la terre entière... je me suis rattrapée depuis avec 2 séances de natation depuis le début de la semaine (ouf, le temps a viré et la piscine s'est vidée...) et une séance de CAP hier au Parc avec Martine. Plutôt la pêche avec une moyenne proche des 10 km/h, ce qui pour moi est plutôt rapide. Mais une douleur au mollet qui se réveille pour devenir assez intense après l'entraînement. A tel point que cela m'a réveillé cette nuit et qu'au réveil, j'ai eu beaucoup de mal à poser le pied par terre. Je doute de plus en plus sériuesement de l'hypothèse "contracture du jambier postérieur" et me demande si cela ne serait pas plutôt une bonne vieille périostite. Quelques lectures rapides sur Internet semblent confirmer cette option. Pour "fêter" cette découverte, je me suis payée ce soir une vraie poche de glaçage !