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Les blogs de Courir au féminin

Petit journal de bord de mes entraînements et de mes courses.
mai 16
2011

Lulubelle cherche un maître nageur d'urgence!

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 Samedi aprèm: arrivée sous la pluie, le duo de choc Brinouille et Chlore m'attend à la gare. C'est parti pour un week-end sportif à Strasbourg! Nous allons chercher nos dossards et posons plein de questions concernant l'aquathlon. Nous apprenons notamment que l'épreuve se déroule en piscine découverte! C'était pas prévu. Nous en grelottons d'avance mais sommes excitées à l'idée de la journée de demain.

Dimanche matin:

-6h tout le monde debout! 7H tout le monde en maillot de bain! Gla, gla, ça caille bien comme il faut et 15min, avant l'épreuve, Brinouille et moi faisons un concert de claquement de dents. Il nous tarde de commencer à nager.

-8h15, nous rejoignons nos files (au hasard) et j'enfile mon magnifique pince-nez transparent à cordelette intégrée. Ce matin, je serai la plus belle pour aller couler... En effet, la nage n'est pas mon fort. Je ne sais que brasser et encore même pas la brasse coulée. Dans ma file, on est 4 et on se met d'accord: les crawleuses passeront devant, les brasseuses derrière. L'ambiance est bonne. Le départ est donné, et je me retrouve illico avant-dernière. Ah bah zut alors! Je nage tant bien que mal, suis hors d'haleine et finis péniblement les 500m en 13'25, et 26ème sur 29. Je sors du bassin et file enfiler mes baskets. Je demande de l'aide à 2 mecs car je n'arrive pas à mettre mon haut. Puis, je pars, mais l'organisateur me demande de faire demi-tour car j'ai oublié mon dossard... Grrr. 1Min25 de transition, soit un record de durée! Je commence ma course et normal, j'ai les jambes lourdes au début mais bon, j'avance bien quand même. Je double 5 filles en 1min puis finis par doubler toutes les filles de ma ligne de nage qui m'avaient mis entre 100 et 200m. Je jubile, l'espoir revient! Il y a juste un passage où je suis prise de nausées et où je dois ralentir puis ça revient et je double encore. Je passerai la ligne d'arrivée 12ème, soit 14 places de gagnées en courant. Je cours les 3kms en 12'35. Ouf, l'honneur est sauf!

 

A peine arrivée, j'enjambe la barrière pour retourner à la piscine, retrouver Brinouille (qui se demande si elle refera un aquathlon malgré son très bon chrono et classement, lol) et me préparer pour la marche nordique (8kms). On n'a pas beaucoup de temps et on doit courir pour rejoindre le départ. On se place tout devant, on papote, rigole et le top départ est donné.

Brinouille, explosive, sur n'importe quelle épreuve, est propulsée à la 1ère place féminine en 15s. Je me place derrière et discute joyeusement. Je ne suis pas très concentrée au début, je rigole, je regarde le joli fessier de Brinouille dodeliner... et je ne suis pas la seule! :-) Puis, je l'avertis qu'une concurrente se rapproche dangereusement d'elle et là de nouveau, sa force explosive la propulse 10mètres plus loin en 2s, invitant la concurrente à rêver de la 2ème place plutôt que de la 1ère. Si elle tient ce rythme, je serai très fière d'elle! Pour ma part, je reste dans le peloton de tête mais me fais doubler par 2 soixantenaires qui me remettent à ma place de petite jeunette aux bâtons bégayants. Il faut dire que ce n'est que la 2ème fois de ma vie que je touche à des bâtons de marche nordique... Je continue donc de tenir l'allure et apprécie le fait de ne pas être en détresse respiratoire. Le paysage est charmant. Au bout de 5kms, à cette allure, ça commence à faire longuet, et des douleurs derrière les genoux apparaissent. Ca tire mais ça ne m'empêchera pas de terminer. Le classement ne bouge pas car c'est dur d'accélérer en marche. Parfois, j'ai vraiment envie de courir, ne serait-ce que pour soulager l'arrière des genoux et me dégourdir les cuisses. Arrivée sur la ligne droite finale, j'accélère mais comme, je ne maîtrise pas bien les bâtons, je me désunis et ai l'air d'une poupée désarticulée. Je passe la ligne en 57'05, contente de cette première expérience. Je suis 1ère SEF, 7ème femme, et 28ème sur 200 au général. Brinouille me retrouve et j'apprends qu'elle est 1ère femme! Quelle victoire pour sa 1ère année de marche athlétique!

 

-11h30, un Bretzel géant dans la main (vive l'Alsace), de l'eau/bière dans l'autre, on trinque au podium de Brinouille et au record battu de 3 précieuses secondes de Chlore qui achève son semi en 1h33 37s.

14h: douche puis champagne à la gloire de la Team Pétroleuses! Merci à la maman de Chlore. :-)

 

nov. 01
2010

A Marseille, la poubelle, c'est In! CR Marseille-Cassis

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Quand je me suis inscrite à Marseille-Cassis, il y a des mois de cela, alors que je cours beaucoup moins, c'était avant tout dans la perspective de passer un bon week-end ensoleillé dans le Sud avec mes amis.

Malheureusement, miss Météo ne l'entendait pas de cette oreille et avait prévu un week-end exécrable.

Arrivés samedi sous la pluie, nous oscillons entre rigoler et déprimer. Pour ma part, je pense déjà secrètement au forfait. La météo devient de plus en plus apocalyptique. Je lance le débat entre 2 crêpes au sucre: « Mais franchement, il est où le plaisir à courir complètement trempée, sous la pluie battante et les vents violents? ». Les uns disent que ça nous fera un bon souvenir (j'en doute), d'autres dédramatisent et se voient déjà courir en short débardeur sous la tempête (je peux pas, moi) et d'autres encore me lancent des regards compatissants (hi hi hi, je ne suis pas seule).

Derrière moi, le déluge sur le Vieux Port et derrière mon sourire apparent, le doute s'installe dans ma tête: faut-il encore faire la course?

La soirée arrive et à la TV, ils annoncent l'annulation du match OM-Rennes pour cause d'intempéries et le département est mis en alerte orange. J'espère secrètement que la course sera annulée mais tous les marseillais à qui je pose la question sont affirmatifs: la course sera maintenue! Bien sûr, ils ont tous un petit sourire sadique en coin.

Après une très bonne nuit et avoir rêvé qu'il faisait super beau, je me réveille en forme et c'est le déluge... Je décide de faire la course tout de même.

La question s'impose: « Comment faut-il s'habiller? ». Les uns, courageux, portent un short et un débardeur, les autres sont couverts en haut mais short en bas et puis les mauviettes de mon style sont couverts en haut et en bas. Tous demandent un sac poubelle à l'accueil de l'hotêl, sauf moi, jamais de la vie, je ne porterai de sac poubelle!

On arrive sur place et on dépose notre sac de rechange au camion. L'organisation est stressante et nous presse alors qu'il est encore tôt et qu'il pleut des cordes.

Ligne de départ: on est loin derrière et il pleut sans discontinuer, sans parler des rafales. Je suis déjà trempée alors que la course n'a pas commencé. Quelle galère! Et là, l'idée terrible germe: il me faut un sac poubelle... Par chance, le coureur devant moi veut se débarrasser du sien, je lui crie Attendez! avant qu'il ne jette à terre ce précieux plastique. Je lui demande s'il est tout équipé c'est-à-dire s'il est doté de trous pour les bras. Et bien non, je customise ma belle robe grise et me voilà fin prête à courir.

Le départ est lancé et on est obligé de slalomer pendant de nombreux kms. Ma capuche me gêne et je me concentre d'une part pour ne pas chuter et d'autre part pour éviter au max les torrents le long du trottoir ou les flaques OGM. 1er ravito au km5: je m'arrête pour boire un peu car je dois constater que ma robe, si lègère soit-elle, me donne chaud. Pas question de me déshabiller pour autant, je préfère la garder et être à peu près au sec en dessous. Je reprends le fil de la course et aborde les 1ers kilos montants. Ce n'est pas si terrible en fait mais je fais tout de même des mini-pauses car on ne peut pas dire que je me suis entraînée pour cette course, j'y vais mollo donc. Arrivée tout en haut, la tempête se déchaîne! Ma robe gonfle comme un ballon, je me tape dessus pour me dégonfler et je ne cours plus qu'avec un seul oeil ouvert. Les rafales de vent et les grêlons me giflant par la droite m'empêchent de garder l'oeil droit ouvert.

Voilà comment je suis passée de fashion runneuse à runneuse poubelle ballon, borgne d'un oeil... C'est pas facile à gérer. Evidemment, j'ai pris bien soin de planquer mon dossard, comme ça, je ne serai pas sur les photos de Marseille-Cassis, mieux vaut ne pas laisser de trace de ce fashion faux pas.

Revenons-en à la course. Arrivée tout en haut, je décide de prendre mon goûter tout en admirant le paysage. Je déguste un merveilleux petit pain d'épices surhydraté par les trombes d'eau, en buvant un gobelet d'eau de pluie tout en essayant de percer la brume grise avec mon oeil restant pour apercevoir ce qui fait la réputation de Marseille-Cassis. Sur le moment, je ne vois pas et décide de reprendre la route. La descente arrive et là, je mets le turbo, je double à vive allure, robe poubelle au vent, c'est l'euphorie! Je sens que j'ai une bonne foulée et les kilos restants diminuent très vite. Je suis tout de même étonnée par la forme que j'ai à ce moment-là. Je me fais maltraitée par les éléments, je suis seule (enfin presque) et je ne peux pas écouter mon I-pod sous peine de mort subite de ce dernier et j'arrive à avaler les kilos sans trop de peine.

Km17, l'arrivée sur Cassis est imminente et la vue est plutôt jolie (enfin!) malgré la tempête. La suite sera moins sympa: la descente s'achève dans une cuvette remplie d'eau et les coureurs en ont ras le bol d'avoir de l'eau jusqu'aux chevilles. Cassis est complètement inondé. Une dernière petite côte qui me fait bien mal puis à nouveau la descente. On longe le port, j'enlève ma robe, ouvre mon coupe-vent pour qu'on voit mon dossard au moins une fois pour la photo. Ca y est, c'est fini, je passe la ligne en 1h54 41sec. Je ne suis pas épuisée comme d'habitude mais j'ai mal aux jambes, normal, je grimpe rarement des cols à Paris.

Hommes et femmes poubelle terminant la course. Courage les amis!

Mais le plus dur reste à venir: les organisateurs ont perdu tout sens commun et laissé nos sacs de rechange sous la pluie. Il faut attendre 45min sous la pluie qui a redoublé de plus belle pour découvrir que les sacs flottent littéralements dans les flaques. C'est tout simplement scandaleux. Les gens n'en peuvent plus d'attendre sous les trombes d'eau et décident tous d'escalader les barrières pour empêcher leur sac de rejoindre la mer.

Je me planque un moment sous des bambous et réfléchis à ma stratégie pour atteindre mon sac. A ce moment-là, j'aperçois Sophie et l'appelle du fond de ma cachette. Elle est morte de rire en me découvrant momifiée sous des bambous attendant la mort. Elle file se changer et je finis par escalader comme tout le monde la barrière pour récupérer mon sac. Je suis écoeurée de découvrir mes vêtements de rechange trempés alors que je viens de courir 20km sous le déluge. De plus, il n'y a pas de gymnase et l'on se change dans les rues de Cassis, lamentable...

Après cet épisode, arrive celui du retour sur Marseille: les navettes sont pleines et avec les filles, on ne parvient pas à monter dans l'une d'elles après 2h d'attente. On décide donc de payer le train pour rentrer. Une fois dans le train, la pression retombe et on rigole de cet enfer, on va manger dans un restau au chaud et tout va mieux. C'était sans compter le coup final qui fut l'alerte à la bombe sur Marseille qui nous fit partir avec plus d'1h30 de retard.

Bref, un Marseille-Cassis inoubliable sans nul doute... Merci aux amis d'avoir rendu ce WE plus agréable et merci à Ludo l'organisateur.

 

oct. 19
2010

CR rando-raid (tri-découverte) à Orléans - L'habit ne fait pas le moine!

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CR Rando-Raid Asptt Orléans dimanche 10 octobre

Tout a commencé il y a plusieurs mois quand mon frère jumeau me proposa avec beaucoup d'enthousiasme de se lancer sur un triathlon. Mais attention, il me prévient immédiatement qu'il s'agit d'un triathlon à la cool! Je m'explique. Le triathlon se déroule sur 3 sites différents et le déplacement se fait à vélo. Mais ce qui fait tout la différence, c'est que les liaisons ne sont pas chronométrées c'est-à-dire qu'on a tout le temps de se préparer et de récupérer un peu après chacune des épreuves. De plus, les distances sont accessibles:

-250m natation en piscine

-4,6km VTT en forêt

-1,6km de cross en sous-bois

Il n'en faut pas plus pour me convaincre et renvoyer illico presto mon bulletin d'inscription qui me donnera le titre de « 1ère inscrite » c'est dire la motivation!

Comme vous le savez, je ne cours plus aussi régulièrement et surtout plus avec autant d'acharnement qu'avant, alors la prépa se fait à la cool, quand l'envie me prend. Un petit tour à la piscine, quelques sorties CAP et du Vélib' tous les jours! Ca suffira bien, d'autant plus, que j'ai envie de me faire plaisir avant tout sur ce triathlon même si je sais que le Jour J, je donnerai tout ce que j'ai.

Le fameux dimanche arrive. Il fait un temps magnifique pour un mois d'octobre, un temps à passer toute sa journée dehors. Ca tombe bien, j'ai un triathlon!

11h: mon frère débarque, excité comme une puce. Je finis de me préparer et nous enfourchons nos vélos (enfin ceux de nos parents). Pour ma part, je n'ai même pas de VTT mais un VTC mais c'est pas grave, ça fera l'affaire!

12h: on nous explique le déroulement des épreuves et on nous donne le plan des différents sites. Nous sommes frappés par la qualité de l'organisation et la bonne humeur ambiante.

13h: 1er moment de mi-honte, mi/panique. N'ayant plus de maillot de sport, je porte un 2-pièces de plage qui fait pas bien peur à mes concurrentes. Ca, ajouté au VTC, y a de quoi me prendre pour une guignole du triathlon. Mais qu'importe, je crois que ça m'amuse encore plus et je vais démontrer que l'habit ne fait pas le moine. Par contre, on commence par mon épreuve « point faible » et je ne me sens pas super à mon aise. Je ne sais que nager la brasse et je ne mets même pas la tête sous l'eau...

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Gloups, je ressemble à une mamie avec mon bonnet de bain...

13h30: départ dans l'eau, j'attends le signal. Ca y est, c'est parti! J'ai super honte. Tout le monde nage le crawl et me largue et moi, je nage la brasse, bon ok le plus vite que je peux, tellement vite que je ressens l'acide lactique dés la 1ère longueur. Je vais souffrir physiquement et psychologiquement tout au long de cette épreuve. Je me maudis de ne pas avoir pris quelques cours de crawl avant le triathlon. Je finis l'épreuve en 6''06, complètement lessivée. J'ai même du mal à sortir de l'eau. On se ravitaille et on se change tranquillement.

14h30: départ pour la prochaine épreuve. On part groupés, le soleil est au max et on rigole bien.

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15h: c'est mon tour pour l'épreuve de VTT. Je suis prête à me démener et rattraper le temps perdu en natation. Je sais que c'est l'épreuve qui va m'amuser le plus.

Top, c'est parti! Le départ commence par une sacrée ligne droite, je suis déjà morte arrivée au bout! C'est le problème des petites distances de ce triathlon, il faut tout donner tout de suite et c'est pas facile physiquement. La suite du parcours est beaucoup plus difficile qu'on ne l'imaginait. C'est un enchaînement de descentes, côtes, virages secs, grosses racines, chemins étroits et instables bref, il faut être attentif, ne pas avoir peur de chuter et pédaler vite! Je donne tout, pas de coup mou, j'ai la rage sur cette épreuve. Je prie pour que mon VTC aie la même rage que moi et surtout ne crève pas à l'encontre d'une châtaigne ou autre. Ca va, il tient la route et moi, je suis hors d'haleine. Je passe la ligne en 14'10 et balance le VTC par terre. J'ai besoin de reprendre mon souffle. Quel parcours de folie mais j'ai aimé!

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16h30: départ pour la dernière épreuve de CAP. Humm, je m'aperçois que ça ne va pas être si facile, j'ai les cuisses tétanisées par le VTT. Arrivée sur les lieux, je découvre qu'il s'agit en fait d'un cross et qu'à nouveau, le parcours sera assez instable. Je m'échauffe pour dérouiller un peu les jambes. A ce moment-là, je suis 2ème SEF. La 1ère m'a mis 1'20 en natation et on a fait le même temps à la seconde près en VTT. Il faudrait donc que je la batte de plus d'1'20 sur 1600m de CAP, autant dire mission impossible. Mais, on m'encourage tout de même à y croire et à me battre pour cette 1ère place mais dans ma tête, je sais que je ne peux pas.

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17h: ligne de départ, je suis stressée par la pression que m'ont mis les autres. Je pars comme une bombe car je n'ai rien à perdre. Je relâche un peu ensuite car je suis asphyxiée. Je m'arrête même 2 fois pour reprendre mon souffle. Sur la fin, je relance bien comme il faut et passe la ligne en 7'12. Je bats la 1ère d'1 minute mais il manquera 20 secondes pour lui prendre sa place. C'est pas grave!

18h: podium! Super contente d'être 2ème SEF et 3ème au scratch (on n'était pas nombreuses...) et super fière de m'être bien battue sur chacune des épreuves. Je suis juste un peu déçue pour mon frère qui rate la 3ème place SEM à 5 secondes...

Je vous encourage toutes à venir sur Orléans pour se lancer ce tri-découverte et apprécier une organisation au top! C'était leur 1ère édition, et pour moi, c'est sûr, je resigne pour la 2ème édition!

http://www.asptt.com/manifestations-sportives/asptt-orleans_c140/1er-rando-raid-triathlon-du-val-de-loire_m2374/

nov. 01
2009

Trail des Trois Garennes.. just for fun

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Course: Trail des Trois Garennes (10km, 18km, 33km)
Lieu: Marcilly en Villette (45)
Distance choisie: le 10 bien sûr!

8h, je me lève ce matin, la tête pleine des prévisions de mes chers amis sur FB: de la flotte, de la flotte et encore de la flotte! J'ouvre les volets et ouf, point de flotte et une température bien douce. :-) C'est parfait pour effectuer mon trail en mode "Promenons-nous dans les bois" lol. J'avale 2 énormes croissants (c'est l'anni de ma maman aujourd'hui!) en espérant les digérer rapidement, on peut toujours rêver...

9h25: arrivée sur les lieux, retrait du dossard et bonjour par-ci, bonjour par-là!
9h45: départ très original. On part tous ensemble derrière une fanfare installée sur un tracteur (ou un engin de ce genre) et on traverse le coeur du village à petites foulées. En fait, la course n'a pas commencé. Quelle bonne idée, ça permet à tout le monde de s'échauffer.

On se place sur le départ, on écoute les instructions pour ne pas se perdre et c'est parti!
Je pars à une allure moyenne autour des 12/13km/h et je pense à compter les filles devant moi. J'ai beau être venue pour le plaisir, je ne peux m'empêcher de viser le podium grrr... Je sais que les 5ères femmes au scratch sont récompensées. Je décide quand même de la jouer cool, de ne pas tenter de rattraper les filles devant et de maintenir ma place. Je suis alors 3ème. Le trail est fort sympathique mais pas facile pour une Lulubelle qui n'a l'habitude que du bitume ou de la piste. Les chemins ne sont pas stables, jonchés de glands et cabossés. Il y a de quoi se prendre une gamelle. En fait, ce que je trouve épuisant, c'est de courir en regardant par terre, difficile d'avoir une foulée dynamique dans ces conditions. Je ne relève la tête que parce que j'entends des bruits bizarres dans la forêt. Certains coureurs ont vu des sangliers d'ailleurs. Au bout de 30min, je commence à en avoir un peu marre car je cours seule. Je ralentis inexorablement. Et hop, je marche, ni vu, ni connu et repars tranquillou. Pas malin, je me fais doubler par 2 filles et me retrouve à la 5ème place, gloups la place limite pour le podium... Je me retourne pour trouver la 6ème, ah mince, elle n'est que 50m derrière, faut pas que je traîne, moi!!!
Je repars à l'aveuglette car les kilos ne sont pas indiqués. Le ravito est annoncé au 6ème et le voilà. Je m'arrête pour boire 2 gorgées de coca et la 6ème fille se retrouve à 10m de moi après le ravito. Là, ça ne me fait plus marrer, je décide d'enclencher le plan B: lui coller une accélération mais pas une petite, un longue qui devrait la décourager. Mon plan marche à merveille, je retrouve de la motivation, une foulée dynamique et surtout la 6ème s'éloigne à vue d'oeil. Je relâche et retombe dans une allure qui ne me motive pas, je m'ennuie et j'en ai marre des chemins... Je marche et un coureur finit par arriver à ma hauteur. Il m'encourage et je m'accroche derrière lui. Il me demande s'il doit accélérer: non! La délivrance arrive: la dernière portion de course d'1km500 sur route! Je passe devant mon lièvre improvisé et lui dis que j'ai retrouvé mon terrain de jeu favori. J'accélère bien comme il faut et passe dans les 14km/h. Le coureur me dit qu'il ne peut plus suivre et me souhaite bonne chance. Je le remercie de m'avoir reboostée et file à cette allure jusqu'à l'arrivée. 
J'arrive 5ème femme (ouf! lol) et 2ème SEF en 50'33 pour 10km500. La 6ème arrive 1min après moi. Je suis 45ème sur 171 au classement général. Pas de défaillance à l'arrivée, tout va bien, je n'ai pas assez forcé pour être mal.

Un petit regret: j'aurais aimé faire ce trail vraiment pour le plaisir mais ce satané goût pour la compèt' m'a un peu gâché la course. C'est dommage, c'était vraiment beau cette forêt d'automne, j'en ai pas assez profité... La prochaine fois, je le jure, je cours pour le fun! ;)

La suite des aventures dans 2 semaines avec les Demoiselles de Rochefort (Brinouille & moi) pour notre 1er Run & Bike! -)

sept. 28
2009

Ma petite Bordelaise au soleil

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La Petite Bordelaise (4km)

 

Objectif: faire un podium scratch

Objectif chrono: 16'30

 

Samedi 26 septembre :

 

11h : arrivée sur Bordeaux, direction retrait des dossards au Casino-Théâtre. Le soleil brille,  les palmiers longent la ligne de départ et d’arrivée mais l’organisation est un peu défaillante : une bonne trentaine de minutes pour récupérer son dossard alors qu’on n’est pas si nombreuses que ça… Mon tour arrive et j’ai le choix entre le débardeur rose bonbon ou le T-shirt rose fushia. J’opte pour le débardeur, avec en vue de le porter pour mes séances d’escalade, plus que pour courir car il n’est pas technique.

 

15h : direction Arcachon pour un aprèm détente à la plage.

21h : mon ami Oliv’ nous prépare un délicieux plat de pâtes. Voilà de quoi nous donner des forces pour la course du lendemain.

23h : au dodo !

 

Dimanche 27 septembre :

 


 

9h15 : arrivée sur les lieux sous un soleil éclatant. Ma copine Sév’ et moi sommes bien en avance et cherchons des têtes familières dans cette masse toute rose. Finalement, c’est Chantaki qui  me repère la 1ère. On est très contentes de se retrouver : les rencontres CAF, c’est ce que je préfère. Elle nous présente son mari et ses amis puis on enchaîne sur les traditionnelles séances photos CAF en vue de vous faire partager nos rencontres.

10h : je pars m’échauffer mais m’aperçois qu’il y a déjà plein de filles sur la ligne de départ, flûte… Que faire ? Ben, un mini-échauffement de 3 minutes puis je pars me placer.

10h25 : les meilleures, portant toutes leur maillot de club, sont en train de s’échauffer devant nous. J’enrage. Je devrais en être mais comment m’incruster dans ce groupe Elite avec ma tenue Stella McCartney qui trahit plus ma coquetterie qu’autre chose et un physique qui ne laisse pas forcément penser que je ne suis pas trop mauvaise… Quel avantage elles vont avoir sur moi qui vais partir à froid… GRRRRRR

10h30 : les meilleurs s’incrustent comme prévu tout devant. Je l’ai mauvaise. Je m’en souviendrai pour l’année prochaine.

Le départ est donné. Jamais vu un départ féminin aussi rapide, je suis très surprise et me mets à leur allure qui doit s’approcher des 16km/h.

 

 

Evidemment, ça ne va pas tenir. Certaines filles soufflent déjà très fort au bout de 500m et décrochent du 1er wagon. Au contraire, je rattrape pas mal de filles et me place vraiment en tête. Les kms ne sont pas indiqués mais j’ai le parcours en tête. Je m’aperçois que le podium va être difficile à obtenir. Le niveau est plus fort cette année et il y a un groupe de 4 filles devant moi qui a l’air de tenir le choc. Malheureusement pour moi, 100m nous séparent et je ne parviens pas à réduire l’écart pour courir avec elles. Je suis totalement isolée, personne devant, personne derrière. C’est difficile. Au bout de 2kms, nous entrons dans le parc floral pour un enchaînement de virages serrés, quelle galère ! Mais le pire est à venir… Le retour se fait en empruntant le même chemin qu’à l'aller… sauf que les organisateurs n’ont pas bien prévu qu’il y aurait un long passage avec des filles dans les 2 sens, sans séparation des routes. J’entame donc le retour à relativement bonne allure mais en face de moi une nuée de filles en rose me percute à plusieurs reprises du côté gauche tandis que du côté droit, je me prends tous les branchages. Du jamais vu sur une course… A un moment, n’y tenant plus et voyant les bénévoles débordés et surpris par la situation, je râle un grand coup (ouh lulubelle…) et toutes les filles s’écartent enfin pour me laisser passer. Je suis totalement lessivée physiquement et nerveusement après ce passage particulièrement pénible. Heureusement, j’ai reçu les encouragements de ma copine Sèv’ et Chantaki. Mais, je sens que je suis en train de craquer et de ralentir. Au 3ème km, je me retourne et comme la concurrente derrière est loin, je marche quelques secondes pour récupérer. Ca fait du bien puis je repars de plus belle en m’encourageant intérieurement. Que c’est dur de courir seule !

 

 

Peu après, je recraque et m’arrête net… pile devant le mari de Chantaki et ses amis. Ah mince, je les avais pas vus. J’aurais préféré qu’ils ne voient pas m’arrêter. Je suis tellement fatiguée que je leur demande « C’est par où? » alors que je suis sur la bonne route ! N’importe quoi Lulubelle ! D’ailleurs, je devais vraiment être cramée car je ne me souvenais même pas avoir dit cela. Le manque d’oxygène nuit dangereusement au bon fonctionnement du cerveau lol. Bref, ils m’encouragent, m’indiquent que c’est tout droit lol puis je repars car il reste 500m à peu près. Je finis à bonne allure, j’ai retrouvé un peu d’énergie et passe la ligne en 16’31. Objectif chrono atteint mais podium raté… J’arrive 6ème sur 394 et 2ème des 30-39ans sur 107.

Petite déception également : pas de médailles à l’arrivée…

 

Je retrouve les filles à l’arrivée pour échanger nos impressions. Ma copine Sèv’ court sa 1ère course avec un chrono bien enviable de 21’59 et une 28ème place. Je suis heureuse pour elle. Puis, c’est l’heure du podium. Peut-être une petite chance d’y monter avec mon classement par catégorie… Mais, ce ne sera pas le cas, tant pis… Je reviendrai quand même l’an prochain, ne serait-ce que pour le plaisir de revoir la pétillante Chantaki.

 

Photo avant la course: Sèv', Lulubelle, Chantaki

 

Photo après la course: Lulubelle, Sèv'

 

sept. 20
2009

Les "Pétroleuses": deuxième relais... la blonde

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Et voilà que je prends le relais et file pour conserver la 1ère place Duo Femmes détenue par les Pétroleuses. A peine ai-je fait 100m que j’aperçois mon lièvre Steph qui m’attend sereinement. Je lui annonce mon plan d’attaque (courir dans les 4’20 au kilo) et c’est parti. Ayant maintenant une grande expérience en matière de lièvre et de la Lulubelle en mal de vitesse, Steph me dit rapidement d’appuyer sur le frein. Tant mieux car effectivement, à cette allure-là (3’50 du kilo), je ne risquais pas de tenir longtemps. Nous allons à une allure plutôt confortable et je sens que la forme est là. Régulièrement, Steph me recommande de ne pas m’emballer car j’ai une fâcheuse tendance à relancer. Mais, il ne faut pas griller toutes ces cartouches sur le début de course. Tout se passe bien. Arrive une belle descente où je lâche les chevaux puis je relance derrière. Je passe le 4ème en 4’13, je passe maintenant à la vitesse supérieure. Il ne reste plus que 3 kilos et il faut tout donner. Je pense fort à Sophi dès que j’ai un coup de mou. Quant à la 1ère place, je sais que je suis devant largement, je ne m’inquiète pas. J’ai juste à cœur de faire un bon chrono pour montrer de quel bois se chauffent les Pétroleuses. Je termine la course de façon assez irrégulière : beaucoup de relances et de phases courtes de récupération. La fin commence à être dure et je commence à montrer que ça va moins bien en disant à Steph qui m’encourage tant qu’il peut « Oh la, je récupère ! ». Il ne veut surtout pas que je marche et m’encourage à tenir. Puis, arrive Sophi et là, en cœur, ils m’encouragent mais ça me met la pression plus qu’autre chose car je n’arrive plus trop à accélérer. Je suis à ce moment-là un peu désagréable alors tout le monde se tait… gloups... :-( Je m’en veux bien sûr et m’empresserai de m’excuser la ligne d’arrivée passée. Tous ont compris que je suis en train de donner le meilleur de moi-même et que c’est dur (toujours ce manque de caisse en fin de course dû à un manque d’entraînement mais c’est mieux qu’à la Parisienne). Je ralentis un peu dans la dernière ligne droite dans le but d’accélérer après le virage pour parvenir à placer un sprint tout de même. J’ai pas fait le 2ème relais pour rien mais pour finir en beauté. Je passe la ligne aux alentours des 30’15.

 

1er km :    4min24s 

2ème km : 4min23s

3ème km : 4min22s

4ème km : 4min13s

5ème km : 4min17s

6ème km : 4min20s

7ème km : 4min15s

 

A la fin de la course, le paparazzi égaré revient nous voir pour savoir si on a bien décroché la 1ère place comme on le lui avait annoncé avec une grande confiance, micro à la main, l’œil rivé sur la caméra, 1h avant!lol On refait une petit interview où l’on déclare tout sourire : mission accomplie pour les Pétroleuses! :-)

 

 


 

sept. 14
2009

Un nouveau départ avec la Parisienne 2009!

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La Parisienne 2009

Objectif: faire une perf', moins de 28' si possible et arriver dans les 50 premières.

9h: je retrouve les filles de CAF, sous le soleil. Je regarde autour de moi. Que c'est plaisant de voir toutes ces coureuses rayonnantes et enthousiastes! 

Crédit photos: Ayladana

9h10: Nous décidons avec FredM et Fafa de filer pour se placer dans la 1ère vague et surtout au plus près de la ligne de départ.

9h30: nous ne sommes plus qu'à quelques mètres du départ, la musique résonne et la bonne humeur générale.

10h: après une grande inspiration pour libérer le stress, je pars en slalomant. Je ne mets pas beaucoup de temps pour me retrouver libre de mes mouvements. Au km1, j'essaye de trouver une fille qui pourrait faire mon lièvre mais ce n'est qu'au km2 que je trouverai ma perle rare! Dossard 10 065, une fille méga affûtée et qui court à bonne allure. Aucune chance que je la double, elle est un chouilla plus rapide que moi. Je la suis. Au km3, je m'arrête boire un verre d'eau et je repars... Arf, c'est dur, mais mon lièvre a ralenti aussi. Passée le 4ème km, je craque un peu et mes mauvaises habitudes ressurgissent, je marche!!! Oh non! Un groupe de 4/5 filles se met à ma hauteur et l'une d'elles me crie " on ne marche pas!" d'un ton sec. Ok, ok, je repars et une autre m'encourage. Ce groupe est parfait: les filles sont toutes de mon niveau et surtout je vais découvrir au fil des mètres qu'elles souffrent autant que moi. Un entraîneur court avec nous et nous encourage. Je suis dans un groupe de battantes, ça ralentit, ça accélère mais ça ne lâche rien. Sur le dernier km, je crois à un regain d'énergie mais non, je n'ai plus de forces. Comme c'est la fin, j'ai quand même le mental, je pense à tous ceux pour qui je cours et ils sont nombreux. Dernier virage, dernière ligne droite, j'aurais tellement aimé sprinter mais je ne peux pas. Ce n'est pas grave, j'aperçois au loin un chrono plus que satisfaisant pour une course de rentrée qui suit des vacances où je n'ai quasiment pas couru et surtout pas du tout travaillé ma vitesse.

Je passe la ligne en 27'01, temps officiel, et 26'58 à mon chrono mais surtout je décroche la 40ème place sur 14 849 coureuses. Je suis très contente!

Pour info, je ne fais plus partie du club des oranges. Voilà pour le nouveau départ!

Ne vous inquiétez pas, je suis entre les mains d'un nouveau coach mais je ne suis pas encore licenciée dans un autre club. Ca ne saurait tarder. Nous (ex-membres du club) cherchons ensemble et activement un nouveau club pour recréer le groupe enthousiaste qui animait le club des oranges. Par ailleurs, le groupe s'est aussi mis à l'escalade. Excellent complément de la CAP!

Sur la photo, comme vous pouvez le voir, je ne suis pas toute mince (+2,5kgs, oups!) contrairement au fameux groupe de filles dont je vous parlais. Elles sont toutes affûtées derrière... A ce moment-là, j'étais encore devant! ;-)

Après la course, le meilleur moment: massage à 4 mains par Weleda, papotage et pique-nique (miam miam) avec toutes et tous!  Ce fut un grand plaisir de se revoir pour certaines et de rencontrer pour d'autres. J'ai ensuite enchaîné sur une sieste de 30' et 2h de basket de rue!

Lulubelle est un peu (beaucoup) courbaturée aujourd'hui...

Dimanche prochain, les aventures des Pétroleuses (Sophi et moi) aux Chasseurs du Temps, en duo (14km). A bientôt alors!

*Je rajoute les nouvelles photos que je viens d'acheter (la peau des fesses :p)!

juil. 16
2009

Il n’y a pas d’âge pour jouer et faire la course… ;)

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Vendredi, départ de Paris avec pas moins de 8 membres du club. Direction Royan pour 4 jours de rigolade et de jeux et accessoirement pour faire un trail près de Bordeaux. Au final, on sera une quinzaine d’oranges pour courir le trail des Côtes de Bourg.
Samedi, les surfeurs Cool testent les vagues pendant que les autres font tous les quiz possibles et imaginables des magazines féminins puis comme les gamins, on a bien besoin de se défouler à un moment ou à un autre, alors, c’est parti pour : saute-mouton, gainage, roulades, capueira, combats de sumo et sprints endiablés entre tigresses.


Mamie Brinouille tente à plusieurs reprises de nous impressionner nous, les pétroleuses, comme elle nous appelle. D’abord, elle nous colle plusieurs raclées sur les sprints sur le sable Choqué (et après, elle veut pas aller à St Maur…).

 

Le lendemain, elle a grave la forme sur le footing d’1h à jeun et gambade allégrement pendant que je me traîne à l’arrière avec mon tube de lait concentré à la main, Sophi est derrière aussi et s’économise. Très sympa de courir le long des champs de tournesols. Cool
Lundi, direction zoo de la Palmyre pour nous inspirer de notre animal emblème du club: l’autruche.
Et elles sont pas sympas les autruches là-bas, elles sont imprévisibles, elles courent vite et attaquent de manière fourbe (un petit gars se fera pincer le doigt). Je pense à mon trail du lendemain et je m’imagine en Autruche rapide et sournoise. Cool

Mardi matin, lever 5h du mat’….. Sophi et moi déclarons que ce n’est pas possible de faire un bon trail dans ces conditions. C’est pas humain… Lèvres scellées
Arrivés sur place, on retire nos dossards et on nous offre une bouteille de vin dés 8h du mat’ avec un verre au cas où on aurait une petite soif avant de partir…
Echauffement, et je dois me rendre à l’évidence : je souffre d’un début de tendinite depuis une semaine et ça n’a pas l’air de s’améliorer. Pour moi, ce sera footing à la sensation, sans cardio.

Le départ est donné et Mamie Brinouille nous fait un départ explosif. Sophie et moi la rattrapons peu à peu et Professeur Lulubelle la rappelle à l’ordre. On se met naturellement à courir côte à côte : quel joli trio ! 1ère montée et Brinouille s’arrête pour refaire son lacet, arf Fâché, je peste car je sais ce que ça va lui coûter pour nous rattraper. Effectivement, peu de temps après, elle est à nouveau parmi nous mais sa respiration n’est pas exactement la même car elle vient de se taper un sprint…
Moi qui partais pour un footing, je prends la tête de la course et fais le lièvre pour mes deux jolies brunettes. Brinouille et moi avons la même stratégie et même foulée lors de ce trail : on se lance à corps perdus dans les descentes au risque de se gameller méchamment et on monte à toutes petites foulées. Sophie « roule » à allure constante, indifférente aux montées et descentes… Au final, c’est une stratégie comme une autre. A un moment, je lui propose de jouer le rôle du lièvre dans les montées, elle me répond « non, non » et reste calée derrière moi. Ok, je reste devant ! Indécis
Comme l’a dit Brinouille, je fais un peu ma chochotte lors d’un passage pentu et très sableux. Je n’ai pas les chaussures de trail et je glisse. Je demande à un vétéran de me donner la main et je pousse des cris aigüs qui font trembler les raisins des vignes. Les brunettes se foutent de moi.
Je reprends la tête de la course et les petites se calment ! Fâché
Vient une montée « de la mort » et là, je craque un peu Lèvres scellées, je marche d’un pas rapide jusqu’en haut. Tout en haut, il y a le dernier ravito et il reste 1/3 de la course. Je bois et Sophi me rejoint. Elle avale un verre d’eau et je lui dis adieu la larme à l’œil Pleurs car je sais qu’elle va continuer à rouler à son allure et que moi, je suis un peu grillée là. Je reste au ravito, je m’empiffre de pâtes de fruits Tire la langue et je bois. Brinouille me rejoint et on fait un petite pause. On repart ensemble et on se jure de ne pas craquer. Il faut garder Sophi en ligne de mire. Mais où est-elle ? Huumm, déjà bien loin, environ 250m devant. Ca semble impossible de la rattraper, bon on va se contenter de maintenir l’écart. C’était sans compter sur l’effet « pâte de fruits », j’ai comme un regain d’énergie dans la descente et je dévale à vive allure. J’encourage Brinouille, il faut qu’elle s’accroche.
Puis vient le moment où l’on m’annonce qu’il me reste 1500m en plat et descente. 1500m !!! Choqué Mais, je connais fort bien cette distance, ça fait tilt dans ma tête. Je me mets à changer complètement d’allure. Je dois passer de 12,5km/h à 14,5 si ce n’est plus. Je fonce, j’ai les jambes et la tête qui suivent. Mais où est ce qu’elle est cette petite Sophie Huh? Huh? Ah, ça y est, je l’aperçois. Il reste 400m sur du plat et l’écart diminue. Elle n’a pas du tout accéléré et fait son petit bonhomme de chemin, elle ne se méfie pas alors qu’elle sait que je suis derrière. On a, à ce moment-là, une vitesse complètement différente, elle est toujours à 12,5/13km/h alors que je suis dans le 15/16. A 300m, un gars m’annonce 4ème au scratch, je lui fais signe que c’est fichu pour la 3ème place… Il doit rester environ 100m d’écart entre Sophie et moi et j’ai environ 300m pour la rattraper. Je suis en mode St Maur Cool avec un gros mental et une foulée ample et dynamique. Le dernier virage arrive puis vient le sprint final d’une petite centaine de mètres. Alors que Sophie ne songe même pas à se retourner dans le dernier virage et qu’elle crie victoire dans sa tête, je déboule en trombe, en autruche rapide et sournoise, irrattrapable et surprends terriblement ma petite pétroleuse. Poétique, elle échappe un «  Co***asse ! Ma 3ème place » Très souriant, ça rime ! Elle n’a pas le temps de réagir que je fonce droit sur la ligne d’arrivée et prends la 3ème place scratch ! Je me retourne immédiatement pour accueillir ma Sophie et lui faire comprendre que tout cela n’est qu’un jeu. Je me doute qu’elle m’en veut un peu et c’est normal !
Ayant le même niveau, nous savons que nous serons amenées à revivre des fins de course comme celles-ci. C’est le jeu et que la meilleure gagne ! C’est une saine émulation.
C’est une bonne expérience pour elle car étant annoncée 3ème femme, elle aurait dû se retourner et se méfier, de même qu’elle aurait dû mettre un coup d’accélérateur sur la fin.
Brinouille arrive une minute plus tard et réalise une sacré course... Mamie, tu parles ! Clin d'oeil



Résultats :

Lulubelle : 3ème scratch – 2ème SEF
Sophi : 4ème scratch – 3ème SEF
Brinouille : 6ème scratch – 3ème V1

Vient l’heure du podium. Le Speaker cherche quelqu’un pour le tirage au sort et Sophi bondit sur le podium. De sa petite main innoncente Tire la langue, la belle tire mon dossard dans un grand éclat de rire Très souriant tellement elle n’y croit pas. Nous, Parisiens, faisons profil bas car ça fait louche la copine qui tire au sort le dossard de sa copine… Je file, morte de rire, sur le podium. Et voilà que je remporte un séjour d’une semaine dans le Cantal. Sophie aura bien mérité de partir avec moi !!! Très souriant


En ce qui concerne les récompenses, on repart toutes avec 7 bouteilles de vin et un Cantal. Ah, ça valait le coup de s’arracher un peu !
C’était le dernier CR de la saison. Bonnes vacances à toutes !

juil. 09
2009

La course rêvée, mon dernier 1500m de la saison… photographiée par Marathonnerre

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Back to yesterday….

Pour la 5ème fois, je retourne à St Maur ce soir et pour la 3ème fois, je retente le 1500, distance qui me procure bien des plaisirs et des sensations fortes (et un petit peu de souffrance aussi…).

Rappel des chronos précédents : 5’25 – 5’27

La semaine dernière, j’avais eu l’impression de m’arracher pour au final, faire une moins bonne course mais j’étais partie avec la faim au ventre, une sensation de faiblesse due à une perte de poids de 2,5kgs en 1 mois.

J’ai jugé bon de reprendre un petit peu de poids et c’est avec 500grs de plus (d’où un petit ventre tout de suite plus féminin), une bonne sieste d’1h30 et un goûter consistant que j’aborde cette course. Je me sens en forme et la fraîcheur extérieure devrait être aussi très bénéfique, c’est donc ce soir qu’il faut tout péter !

18h56 : touche finale, pose de vernis rose flashy pour aller avec ma tenue (attention Callyope, tout ça, c’est pour impressionner mes adversaires mais ça ne veut pas dire que je vais courir plus vite ! LOL). Ce soir, je serai la plus belle pour aller… courir !
19h : départ avec les mêmes amis sauf qu’on décide de changer de route. Pendant un instant, je crois que je n’arriverai pas à l’heure pour m’inscrire à ma course tellement la route est bouchée.
20h : arrivée à St Maur. Ca y est, on y est et dés qu’on entre dans l’arène, c’est inévitable la pression monte d’un cran. J’inscris mon objectif de 5’15 et constate que soit les autres concurrentes sont très fortes ce soir soit qu’elles ont toutes menti !
En effet, on doit inscrire le temps qu’on pense faire et on est ensuite classées au départ selon notre temps. Le but du jeu étant de gonfler un peu son temps pour être dans une meilleure série, perso, je ne mens pas trop car pas le mental pour être dernière même dans la plus forte série.
20h30 : je ne peux que me réjouir, tou(te)s mes ami(e)s sont là pour me soutenir, ça me fait chaud au cœur. Je file m’échauffer 15min et les sensations sont plutôt bonnes, les jambes sont légères (oh la la, je me surprends à rêver d’un record perso, revenons sur terre).
20h45 : je me mets en tenue et enfile mes pointes. Je papote avec les copines pour relâcher la pression et détourner un peu mon attention.
21h15 : c’est l’heure des accélérations en pointes, échauffements des bras puis étirements. C’est presque à mon tour, gloups, j’arrive de moins en moins à rigoler, mon visage se ferme… Mon cœur bat à 100 à l’heure (euh si ce n’est beaucoup plus…)
21h45 : mon nom est appelé en 1er. Je suis à la corde, cela veut dire qu’il va falloir partir très fort sinon toutes les filles vont se rabattre sur moi, pitié pas ça. J’enclenche dans ma tête le mode départ canon. Marathonnerre, tel un paparazzi, me mitraille sur la ligne de départ et les filles à côté me regardent avec beaucoup de surprise. Mais c’est qui cette blondinette ???
La fille, à côté de moi, est déchaînée. Elle parle fort, rigole et on la rappelle à l’ordre. Moi qui suis plutôt du genre à rigoler au départ, là, elle me dérange et me déconcentre.
Je me mets en position sur la ligne de départ, le stress est maximal mais je suis totalement prête pour cette course. Le coup de feu tarde et je suis prête à exploser, vite !!! Les jambes tremblent presque à cause du stress. Le coup de feu arrive comme une délivrance et là, comme prévu, je fais un départ explosif. Comme la semaine dernière, je suis la seule à décoller au coup de feu et me retrouve à nouveau 1ère sur 16, j’ai encore à ce moment-là assez de lucidité pour savourer, que c’est bon !!!  Je relâche ensuite, enfin, je crois que je relâche car je passe au 300 en 59’’ soit 18,31km/h !!! La vache, là, il faut se calmer direct car je fonce droit vers l’échec. Je relâche nettement, me fais doubler et passe le 1er 500 en 1’45, exactement le temps annoncé au coach quelques heures auparavant. Parfait, je suis dans le tempo. Je suis alors 10ème sur 16. Mes amis sont postés partout, impossible de ne pas entendre leurs encouragements, ils me portent littéralement. L’expérience aidant, je sais que le 2ème 500 est synonyme de gros relâchement, je tente de limiter la casse et passe le 2ème 500 en 1’50, soit le 1000 en 3’35, exactement comme la semaine dernière… sauf que là, le scénario est un chouilla différent. Mercredi dernier, j’étais cramée au 1000 et là non, j’ai encore la pêche. Yes ! Cette fois-ci, c’est évident, je vais vers un record perso car je sais que je suis capable d’accélerer. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça fait d’être encore capable d’accélérer sur la fin d’une course, c’est vraiment euphorisant. J’ai peut-être mal mais je ne sens rien, je vole vers ma victoire personnelle.
Sur les 300 derniers mètres, j’aperçois un groupe de 5 filles (miam miam, rien de tel pour me mettre en appétit, je vais n’en faire qu’une bouchée), clignotant  à droite, je double. Mais je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée et une autre fille double aussi, je me retrouve au 3ème couloir, que de secondes et d’énergie perdues…Grrr Marielle me hurle de retourner à la corde immédiatement ! Pas le temps de mettre le clignotant à gauche, je me rabats direct. Le dernier virage arrive et rebelote, je me retrouve à doubler au couloir 3, la misère, merde mon chrono les filles, on pourrait arrêter d’avoir toutes la même idée en même temps…pffff. Le dernier 100m arrive, la dernière ligne droite et il faut tout donner. J’entends des bruits derrière moi, oh oh, on dirait que je ne suis pas seule… Très bien cocotte, le sprint final est lancé, je te préviens, je suis en forme !!! La fille se met à mon niveau et on joue du coude à coude pendant quelques mètres. Mais moi, je ne lâche rien, mais alors rien de rien… Elle cède et je ne vois plus rien tellement ça m’a fait mal tout de même ce sprint final mais je passe la ligne devant elle sans aucune idée de mon chrono…… et surtout je n’y pense même pas.
Je chancelle, je zigzague, je balance, tombera, tombera pas ? Je fais un signe de la main que seule Marathonnerre arrivera à déchiffrer qui signifiait bien sur « à l’aide ! ». Il me soutient quelques instants car je suis sonnée. Je ferme les yeux et j’entends une voix m’annoncer 5’17 ! Je rouvre les yeux tout de suite, et je sanglote à moitié ! Purée, qu’est-ce que je suis émotive dés que je fais du sport... Evidemment, je suis folle de joie ! Je l’ai fait, même mon coach n’y croyait pas, au mieux il m’annonçait 5’20 ! Tous mes amis sont autour de moi et on revit la course ensemble, surtout la fin car je crois que j’en ai surpris plus d’un à doubler comme ça 5 filles sur la fin. Quelle chouette soirée, quelle chouette course, quelle chouette fin de saison !!!

Le chrono officiel est 5’18 44’’ (16,98 km/h), j’arrive 5ème sur 16 et je passe du niveau R3 à R2. C’est une très grande satisfaction pour moi.

1er 500: 1'45  17,14km/h
2ème 500: 1'50 16,36km/h     3'35 au 1000
3ème 500: 1'43 17,48km/h


Je remercie évidemment tous mes amis et ceux qui m’ont encouragée : Sophi, Nat’, Valérie, Mathilde, Marielle, Pascal, Thomas, Christophe, Ludo, Ludo33, Sedef, Jibé, El-tomato, Gilles75, Xavier et Marathonnerre.
Mention spéciale à Marielle pour son travail de coaching ultra efficace (elle a fait ça toute sa vie ma parole : les bons mots (hurlés) au bon moment !), Siredamoc pour son travail de chronométrage ultra précis et bien entendu Marathonnerre pour ses talents de photographe qui ne sont plus à démontrer. En voici quand même la preuve :

Avant l'échauffement , avec Valérie (la Pépite), Jibé et Mathilde

C'est bientôt mon tour, stress maximal!!!

 

Toutes en ligne pour un départ imminent

C'est parti!

1er tour

Loin derrière mais j'en garde sous le pied hé hé hé!

Au 700m, presque la moitié

 

Dernier virage, je double sous les encouragements de Marielle

 

Ouh, c'est dur...

Happy end avec Marielle ! J'ai l'air un peu sonnée quand même...

Encore merci à Fred pour son travail de photographe!

juil. 05
2009

Une belle fin de saison pour toutes à France des Iles!

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Ca y est, ça sent la fin de saison. Ce matin, c'est la dernière étape du Running tour à Vincennes, pour le 10km de France des Iles.

Objectif: faire le lièvre de Sophie sur les 5ers kms puis relâcher... car st Maur, c'est pas fini.

Peu avant le départ, Sophi et moi faisons un combat de puls... 110, 120, 130, qui dit mieux? Choqué  Serions-nous un peu stressées??? Sans aucun doute. Tire la langue

Le départ est donné et je sais que je suis là pour "bosser" Cool. Je dois mener, en compagnie de Noré et Eric, Sophie sur une base de 4'20 au kilo pour un objectif final dans les 43'30. Je ne parle pas du tout pendant les 5ers kms, je suis concentrée, je me place devant Sophi et je ne lâche rien pour faire un bon premier 5km. Mes puls sont étonnamment basses et je suis peu essoufflée Sourire. Je suis juste un peu agacée par les kilos placés de manière fantaisiste sur le parcours.

On passe le 5ème. Objectif atteint: 21'30. C'est bon, Sophi va l'avoir son record, d'autant plus qu'elle semble bien s'accrocher. Sourire

De mon côté, je leur annonce que je relâche. Mais comme d'hab', je ne connaîs pas le juste milieu, soit je cours à 14km/h, soit je marche, j'ai vraiment du mal à me mettre en mode footing sur une course Indécis. Résultat, le soleil tape fort sur la longue ligne droite et je marche tranquillement. Pas de pression du chrono, je profite... Les coureurs m'encouragent à repartir et je leur réponds que je ne suis pas pressée... Très souriant Bon, bien-sûr, je finis pas repartir car c'est bien beau de profiter du paysage mais je suis quand même en train de participer à une course Tire la langue.  Peu de temps après, Steph95, Chlore et Brinouille me rejoignent. Je discute un peu mais je ne peux que constater que Miss Brinouille s'est à nouveau mis dans le rouge un chouilla trop tôt. Elle ralentit puis relance, ça devient dur... Je reste derrière elle, ça la pousse à s'accrocher. Chlore a l'air d'être très à l'aise et d'en avoir carrément sous le pied.

Je reste avec eux jusqu'au km 7 puis sentant une forme évidente revenir, je demande à Steph de me donner la main pour me rebooster et me remettre dans une bonne allure. Au bout de 20", je reprends mon envol seule et cours à un bon rythme. J'avoue, je marche encore un peu par moments car je sais qu'il n'y a pas d'enjeux. Embarrassé

Au km 9, je décide de me faire plaisir et j'allume le turbo. Cool Je double plein de coureurs (dont Eric Tire la langue)et finis ce kilo en 3'47, soit 15,8km/h... Cool! Grimaçant

Je passe la ligne en 44'40, un peu épuisée par ce dernier kilo et découvre le visage rayonnant de ma petite Sophi!!! YES, SHE DID IT! Je suis très heureuse pour elle. Grimaçant Record bien mérité!

S'en suit Brinouille qui finalement s'est bien accroché et décroche un nouveau 45'. Une belle régularité à ce niveau-là, Bravo! Arrive ensuite FredM, très contente aussi de son chrono.

 Avrès la course, changement de tenue Stella McCartney. Et oui, le "fashion contest" est ouvert et il faut rivaliser de fashion attitude car Gloria est là Clin d'oeil et on est habillées pareil!!! La miss Gloria est tout simplement sublime et reporte la 2ème place sur le 5.

Avrès-midi très agréable au soleil, au rythme du zouk... Bref, un super moment pour clore la saison des 10 en beauté!

Le dernier km à fond, à fond, toute de Stella McCartney vêtue... LOLTire la langue

Une médaille bien méritée... 2ème tenue Stella McCartney... LOLTire la langue Dans l'ordre, FredM, Brinouille, Sophi, Lulubelle et Mathilde

 Le meilleur moment de la course...

juil. 02
2009

Lactique-moi encore!

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Sous ce titre un peu olé olé, se cache une nouvelle course à St Maur.
Ah les fameuses soirées de St Maur, cet esprit de compétition, ces courses très rapides et qui font mal... Quand on va là-bas, ce n'est pas en touriste, ce n'est pas pour papoter avec les copines en courant, ce n'est pas pour admirer le paysage (quoique qu'il y a pléthore de beaux athlètes) mais c'est pour battre ses records, remporter la partie, repousser ses limites, se faire mal quoi... Et en même temps, c'est tellement plus amusant qu'une course sur route, tellement plus ludique, c'est un jeu grisant car on court beaucoup plus vite sur la piste que sur route.
Tout le monde ne peut pas aller à St Maur car le niveau est très haut mais celles qui le peuvent doivent essayer au moins une fois. L'addiction est immédiate!

Revenons-en à la course même...

Hier soir, je retente le 1500 pour la 2ème fois.

Précédent chrono: 5'25"20 Objectif: 5'15

Il y a beaucoup, beaucoup de monde à St Maur, ça grouille de partout et déjà du retard dans les courses. Ca tombe bien car nous sommes arrivés aussi en retard à cause des bouchons sur le périph'...
J'inscris mon objectif plutôt ambitieux, dicté par le coach: 5'15. Je suis la 27ème à m'inscrire, c'est énorme, toutes ces filles qui vont courir ce soir.
Il fait chaud mais le soleil commence à fléchir. Je file m'échauffer 15min. Je reviens et j'ai une faim monumentale grrrr, c'est pas le moment du tout. Je ne sais pas quoi prendre et je regrette de ne pas avoir un peu d'eau sucrée. Par dépit, je mange un abricot.
Mon nom est appelé au micro une 1ère fois car je suis la seule étourdie à avoir oublié de noter mon n° de dossard puis une 2ème fois, pour m'indiquer que je suis dans la 2ème série.
J'enfile mes pointes et pars faire quelques accèl. Les sensations sont plutôt bonnes malgré une faim persistante. Vivement le sandwich d'après-course!

Avec beaucoup de retard, mon tour arrive. On appelle mon nom et je suis placée 8ème sur 16. On est donc 16 sur la ligne, c'est beaucoup trop et on est obligées de se serrer pour toutes rentrer pffff. Pendant un instant, j'imagine le départ catastrophe, avec des chutes et des pointes enfoncées dans les mains des filles aïe, j'ai pas interêt à rater mon départ. La dernière fois, j'avais pas fait un super départ.
On nous demande d'avancer sur la ligne de départ. La tension est maximale... Le coup de feu retentit et là, je fais un départ explosif! Je n'ai même pas à jouer des coudes que je me retrouve 1ère sur 16 à la corde... Ca alors, j'ai l'impression d'avoir été la seule à réagir au coup de feu. Marielle et Pierre me diront après qu'ils ne m'avaient jamais vu avec une tête de tueuse pareille, j'avais pas l'intention de me laisser faire et je me suis imposée. Au bout de 30m, je relâche car il n'est pas question de faire la course à 20km/h et je tente de me caler sur mon allure 1500 (17km/h). Les filles, ayant un meilleur niveau, me doublent.
Je fais le 1er 500 en 1'44, un peu trop rapide mais pas tellement non plus. Je m'accroche à la fille devant. Je passe au 1000 en 3'35, pas mal mais j'ai ralenti. Je commence à avoir très mal aux bras et je suis obligée de les relâcher. Arrive le dernier tour qui me fait mal, vraiment très mal car je n'ai pas de fille à qui m'accrocher... Aux 300m, je commence à souffrir bien comme il faut. Aux 200m, j'ai mal partout, j'ai de l'acide lactique plein les bras et les jambes et je crois que je vais tomber dans les pommes ou défaillir par manque de jus avant l'arrivée. Aux 100 derniers mètres, Marielle me crie d'accélérer, je lui réponds par une grimace qui en dit long... si seulement je pouvais accélérer mais là je crois que ça va pas être possible... Je vais même relâcher totalement l'effort quelques mètres avant la ligne d'arrivée, ce qui me fera perdre sans nulle doute de précieuses secondes...

Je passe la ligne et file, comme tout bon pistard qui se respecte, m'écrouler sur l'herbe au lieu de marcher. Je suis très très essoufflée et on me laisse 2min respirer seule. Puis Sophie et Pierre me rejoignent, je suis toujours hors d'haleine. Ils m'annoncent mon chrono: 5'27 Quoi?!?!?! Mais, c'est pas possible, je me suis arrachée sur cette course, j'ai pas pu faire moins bien que la dernière fois.... eh ben si... Incroyable, j'ai eu l'impression d'être combattive, de gérer la course mais en fait, c'est sur la fin, toute seule que je me suis écroulée, arfff dommage....
Au bout d'un moment, je me relève enfin et là, je suis prise de quintes de toux, j'ai la gorge très irritée suite à la course. Et puis soudain, mauvaise surprise, alors que je suis en train de papoter, je me dis intérieurement que non, ça ne va pas m'arriver à moi, ce n'est pas possible... Mais si, je vais vomir oh non, pas devant tout le monde......Pitié s'il y a un Dieu sur cette Terre, faites que ça n'arrive pas... Je m'accroupis dans l'herbe et ai une petite pensée pour mon petit abricot ingéré juste avant la course, dernier arrivé, premier sorti... Je lui demande de s'accrocher très fort dans mon petit estomac secoué par les spasmes et par là-même, je lui demande, à ce petit abricot, de retenir les craquottes au miel, le verre de coca, 2 autres amis abricots, les pâtes au pesto, le melon etc... Allez, mon petit abricot, mon pote, je te revaudrai ça! Toutes les 10 secondes, je suis prise de violents spasmes de l'estomac et là, miracle rien ne sort, tout reste à sa place... Je suis épuisée mais il y a donc un Dieu sur cette Terre. Au bout d'un moment, Sophie me demande si ça va mieux, je lui dis "mouais bof" avec des larmes qui coulent sur les joues.... Et bien, ça déménage un 1500!

Je me détends et puis, ça passe... Tout compte fait, le sandwich d'après-course attendra. J'attends un long moment avant de recourir 10 min pour enlever l'acide lactique de mes bras et jambes puis je me dis vivement mercredi prochain, que je refasse un 1500 et que je batte mon record!!!

Merci à tous celles et ceux qui m'ont encouragée hier!

Chrono: 5'27'10"  (16,51 km/h) 7ème sur 16

1er 500: 1'44 (17,31 km/h)
2ème 500: 1'51 (16,22 km/h)
3ème 500: 1'52 (16,07 km/h)

 Avant le départ...

 

 Sur la ligne de départ, dossard 391... (désolée pour la qualité des photos)

 

juin 18
2009

Mon 1500m à St Maur ou l'heure de la revanche a sonné!

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lulubelle

CR 1500m St Maur:

Les soirées à St Maur se suivent mais heureusement ne se ressemblent pas.


Départ du 15ème avec Sedef, Marielle & Pascal et Pépito. Je suis sereine et ai une grosse envie de courir et de me battre cette fois-ci. Cool Rien à voir avec la semaine dernière. D'ailleurs, pour la 1ère fois de ma carrière de coureuse, j'ai envie de m'échauffer!!! Choqué C’est un signe, non ! Mais qu'est-ce qu'il m'arrive? Autre chose étrange, pour la 1ère fois, je n'ai pas mal au ventre... Je ne me reconnais pas.

Arrivée sur place, j'inscris mon objectif: 5'25. Et là, panique, j'avais posé ma paire de pointes à côté de moi et tout à coup, je n'ai plus qu'une chaussure. Moi qui étais si sereine, je me fais une méga flippe en occultant totalement l'auteur évident de cette blague.... Pascal Grrrrrrr Fâché il en rate pas une celui-là! La chaussure récupérée, je file prendre mon dossard et attends une vingtaine de minutes avant d'aller m'échauffer.
20h30: début de l'échauffement avec Naïma, Aurélie et Marielle pendant 10' puis 10 autres minutes avec Laurie, la coureuse qui arrivera juste devant Marielle. La fille est super sympa et me donne plein de conseils.
20h50: j'enfile ma nouvelle paire de pointes que j'ai acheté 5h auparavant (Comment tu vas faire un 1500 avec des pointes que t’as jamais portées !!! Choqué), étirements guidés par Pascal puis lignes droites sur la piste pour tester les pointes. Je me sens super bien dans ces chaussures Sourire, ça ne m'inquiète pas de n'avoir jamais couru avant avec.
21h10: départ de la 1ère série. Pour la 1ère fois, j'observe une Marielle stressée sur le départ. Elle réalise une bonne course et le finish est superbe! Cool
21h20: départ de la 2ème série. Cette fois-ci, pas de cardio, pas de chrono, ce sera à la sensation et Thomas relèvera mes temps au 500m pour me guider. Je suis contente car je suis à côté de Naïma. Elle me serre très fort la main sur la ligne. Petit geste qui me donnera encore plus de confiance.  Le départ est donné et là, je ne suis pas très fair-play (mais uniquement par maladresse), je donne un bon coup de coude à droite, un bon coup de coude à gauche, mince Naïma, je dis tout de suite pardon puis file me placer à la corde. J'ai l'impression d'avoir fait un assez bon départ malgré tout.
Avrès, j'ai un peu de mal à me rappeler de la course. Ca va tellement vite. Je sais que je m'étonne de l'allure de mes concurrentes, je m'attendais à plus rapide. Du coup, je double. Je passe devant le coach qui me crie de ralentir: oh non, pas cette fois-ci, je ne suis pas venue pour faire un remake de la semaine dernière Clin d'oeil. J'entends sa remarque mais cette fois-ci, je ne relâcherai que quand ça s'imposera. En fait, les filles devant moi ralentiront au 2ème 500m et je ralentirai en conséquence aussi. Au dernier tour, je sens que j'ai encore bien la forme mais je veux être prudente. A 300m, je me rapproche à grandes foulées de la fille devant moi, à 200m, je me colle derrière elle et fais tout le virage collée à ses pieds. A 100m, c'est le moment d'y aller, je m'encourage intérieurement et j'y vais. Je me décale et je donne tout mais alors tout pour la doubler. Je vais y arriver sur la fin et passe la ligne en 5'25 '20 et ma concurrente en 5'25 69".
Je marche de travers juste après la ligne, je suis sonnée. Brinouille me rejoint vite. Elle rigole un peu mais elle est contente pour moi. Je m'accroche à elle et à Fabien car la tête tourne. J'ai une grosse barre dans la tête d’un coup qui s’estompera ensuite mais qui sera remplacée par une sensation d’estomac barbouillé.

J’arrive 3ème sur 12 dans la 2ème série, ce qui est inespéré au vu des temps annoncés par mes concurrentes.
La suite de la soirée est fort sympathique car on s’est déplacé en masse ce soir. Même Sophi est là! L’ambiance est très bonne comme d’habitude.
Seul hic : retour sur Paris vers 1h du mat’, au lit à 2h, mais pas moyen de fermer l’œil avant 5h à cause de l’adrénaline qui ne daigne pas retomber, réveil à 7h, nooooooonnnnnn je veux pas aller à l’école……

1er 500m:    1'43  17,48km/h
2ème 500m: 1'53  15,93km/h
3ème 500m: 1'48  16,67km/h

 

 Je ne peux plus reculer!

Et un petit coup de coude à droite pour la route...

Début de la course, je me sens très bien donc j'ignore volontairement mon coach qui me dit de ralentir et regarde de l'autre côté et toc! (je sais qu'il va me lire, je vais me faire engueuler...)

Ca y est, je passe à l'attaque. Je ne suis pas venue pour rigoler aujourd'hui!

La photo parle d'elle-même... Quand je vous dis que j'ai tout donné. En tous cas, la fille est 2/3m derrière moi et ça ne fait que 49 centièmes au chrono...

J'ai pris l'habitude la semaine dernière de raser les murs après ma course alors que là, franchement, je pouvais être fière de moi, j'aurais dû faire un tour de piste avec le drapeau français LOL. On peut apercevoir Brinouille, très charmante dans sa petite robe fleurie, qui vient voir l'état de fraîcheur de la Lulubelle après le sprint final.

juin 16
2009

Merci à toutes!!!

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lulubelle

Brinouille et moi avons été très touchées par les nombreux messages reçus.

MILLE MERCIS!

Allez, quelques photos de la soirée au club pour fêter dignement notre changement de dizaine car je sais que vous êtes friandes de photos!

 

Franchement, ça ne se voit pas qu'on a changé de dizaine!

Et oui, ce soir, c'était un peu notre Noël à nous. On a été bien gâtées. Que des produits de beauté!!!!

 

Le groupe des filles!

 Bonne nuit et encore merci! Bisous.

Happy Lulubelle

juin 11
2009

On ne gagne pas à tous les coups

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lulubelle

CR 5000m sur piste (12 tours et demi) à St Maur: Championnat régional(mercredi 10 juin)

Objectif: 20'15 (meilleur temps sur 5: 20'38)

Départ dans la voiture de Sedef, sous des trombes d'eau. Les gars me charrient gentiment et n'aimeraient clairement pas être à ma place. Sur place, je n'ai pas beaucoup de temps pour me changer et m'échauffer. Mes supporters sont là Sourire: Sophi, Pépito, Sedef, Philou, Noré (Merci pour la surprise!), le coach et d'autres supporters tels Ahmid (Champion Handisport), Juilien de l'US Métro et Willy de l'ASA Maison Alfort. La pluie a cessé. Sourire C'est l'heure de ma course (21h30).

Sur la ligne de départ, je suis stressée Indécis. Une concurrente m'annonce le même objectif que moi, c'est parfait. Je vais essayer de m'accrocher. Le départ est donné: je fais un 1er 200m très rapide et puis, je me calme ensuite mais le coach trouve que c'est trop rapide. J'ai 2 filles derrière moi et il me conseille de lâcher. J'en laisse passer une et au tour suivant, le coach me redit de relâcher encore, je ralentis et me fais doubler par la dernière. L'avant-dernière se retrouve alors 5m devant moi et là, je ne gère pas du tout mentalement, je ne supporte pas d'être dernière et d'avoir encore 8 tours à me taper. Pffff... C'est vraiment l'enfer... Je n'ai pas le mental pour gérer cette situation longtemps, je m'énerve toute seule et marche dés le 5ème tour... Là, je me demande ce que je fous là, j'ai très envie d'abandonner. Ca ne sert plus à rien de se farcir 7 tours toute seule à allure footing. Je repars uniquement car j'ai plein de gens qui m'encouragent mais je ne fais que pester tout haut. Puis, je remarche, shoote les flaques d'eau d'énervement, repars et finis la course ainsi. Du grand n'importe quoi... Embarrassé Dans ma galère, quelques moments marrants: Pépito, planqué dans le trou du steeple mitraillant avec son appareil photo, Noré, que j'entends peu l'importe l'endroit où je me trouve sur la piste, quel coffre! Très souriant
Sur le dernier 100m, je fais un sprint, pas trop dur car je ne suis pas fatiguée. Les gens applaudissent, compatissants. Je suis loin de la détresse respiratoire de la fin de mon dernier 3000m car là, je n'ai pas couru. Je retire vite fait mon maillot du club pour ne pas laisser une trop mauvaise image et je pleure, Sophie et Noré me consolent mais je pleure: je suis décue, je suis en colère et j'ai honte de ce que je viens de faire. Marser 4 fois sur un 5000 et finir en 22'05, j'avais encore jamais fait ça... Je pleure encore un peu.

Juilien me propose de m'accompagner sur ma récup' et on tourne un bon moment ensemble en papotant. Le moral revient et je reconnais que j'ai encore beaucoup à apprendre. Un 5000 sur piste, ça ne s'improvise pas et je n'étais clairement pas préparée à la difficulté de l'épreuve. Et puis, c'était le Championnat Régional donc le niveau était très haut, trop haut pour mon mental à 2 balles.
Bien entendu, rater une course, ce n'est pas non plus la fin du monde et ça ne m'a pas empêché de dormir. Heureusement quand même que je fais un 1500 mercredi prochain, au moins, ça passera plus vite! Et j'ai une petite revanche à prendre. Tire la langue

1er 200m:         45"     16km/h Fâché
1er 1200m:       4'48    15km/h Sourire
2ème 1200m:    5'24    13,33km/h Pleurs  course et marche
3ème 1200m:    5'35    12,9km/h Pleurs Pleurs course et marche

Pas de FC, mon cardio n'a pas fonctionné. Sur la fin, il m'affichait un 184.

 

Je suis encore dans la course mais ce n'est que le début...

 La foulée est encore pas trop mal.

La course est finie pour moi, je finis en footing, désespérée..

mai 28
2009

Les filles, et si on se mettait au steeple?

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lulubelle

Hier soir, Brinouille, Chlore et moi sommes allées à St Maur pour encourager et admirer les coureurs(ses) de piste. Au programme: du 1500 steeple H & F, du 3000 steeple H & F, du 800 H & F, du 1500 H & F et du 5000 H & F.

Du très beau spectacle et une interrogation: et si nous aussi, on se mettait au steeple? Ce ne sont pas une petite barre et un gros trou rempli d'eau qui vont nous faire peur tout de même. Allez, l'an prochain, on s'y met!

 Quelques photos de filles en action pour mieux comprendre de quoi je parle:

Brinouille qui teste la hauteur de la barre. Clairement, la petite Brinouille est désavantagée... Clin d'oeil

 

Attention, les gazelles arrivent!

 

Trop facile!

Quel saut!

Et c'est pas fini, 7 tours, c'est long quand il faut sauter!

 D'autres photos: http://picasaweb.google.com/PascalineGouyette/SoireesDeStMaur#

Avrès concertation avec le coach, voici mes dates pour St Maur:

10 juin - 21h20: 5000m Régionaux

17 juin - 21h10: 1500m

1er juillet - 22h20: 3000m

8 juillet - 21h15:
1500m


Les supporters sont les bienvenus et j'encourage toutes les coureuses de CAF à tenter l'expérience "piste" (n'est-ce pas Chlore et Brinouille?).

 

mai 21
2009

Déjà trop vieille pour la piste... Mon 3000m à St Maur

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lulubelle

Mercredi 20 mai:

CR 3000m piste à St Maur

Hier, pour la 1ère fois, j'ai décidé de faire un compèt' sur piste: 3000m.

19h00: coup de fil de mon chauffeur qui croit que je me suis défilée...mais non, je suis simplement en retard mais je suis bel et bien prête pour affronter la piste de Xapatan euh non de St Maur!
Dans la voiture, Pascal fait monter la pression comme à son habitude et me briefe sur mon échauffement.

20h00: nous arrivons sur place et je découvre l'univers de St Maur: c'est donc ça! Choqué Evidemment, la pression monte, la confiance en soi baisse et j'ai l'impression de ne voir que de vrais pistards! C'est à ce moment-là que je me dis qu'effectivement, je suis courageuse d'être là car, sans vouloir me dévaloriser, je ne suis pas à ma place. Heureusement, mes amis supporters sont là et me soutiennent, j'ai nommé: Marielle, Brinouille, Pascal, Pépito, Sedef, Ludo, Magicdada et Xavier Clin d'oeil.
Magicdada m'aide à accomplir les formalités administratives (j'inscris mon objectif: 12') puis direction vestaires en compagnie de Brinouille. Elle est tout sourire Grimaçant, normal, elle ne court pas, elle! Elle me glisse tout de même qu'elle a ses affaires dans son sac (pour un coup de folie de dernière minute? Tire la langue).

20h30: je pars m'échauffer avec Magicdada. Aux pieds, j'ai mes baskets roses customisées Air Pax, ressorties du placard pour l'occasion car elles sont ultra légères. En fait, je les ai trop portées et je ne me sens pas bien du tout. Je remets ma bonne paire de New Balance et c'est reparti. Je suis méga stressée et j'ai de très mauvaises sensations: jambes lourdes, essoufflement, coeur qui bat à fond la caisse! Au bout de 15', j'arrête et vais me détendre avec les autres pour regarder les séries de 800m et 1500m. C'est vraiment sympa à regarder car le niveau est relevé. Choqué

21h10: je suis censée être en train de faire mon 3000m mais il y a beaucoup de retard. C'est plutôt bien car la pression retombe un peu. J'essaye d'entraîner Brinouille dans ma galère et elle est à deux doigts de craquer. Coup de fil au coach pour l'en avertir. Clin d'oeil

21h45: je discute avec Aurélie du VRC qui se décide à la dernière minute de s'aligner sur le 3000, mince, une place encore de perdue pour moi. On part s'échauffer toutes les deux et je la laisse me guider. Pendant qu'on s'échauffe, on encourage Magicdada, courageux coureur de notre club, qui fait un 1500m. A l'arrivée, il en a encore 5 derrière lui: Bravo Magic! Grimaçant

22h15: les choses sérieuses commencent. Lèvres scellées Après un dernier arrêt toilettes pour protéger Monsieur Périnée qui a interêt à se tenir sur ce 3000m, je rejoins le départ. Je vais courir dans la 2ème série 3000m Hommes car nous ne sommes que 5 filles. Cela veut dire qu'on nous placera au plus loin... Triste Sur la ligne de départ, je discute avec mes concurrentes pour en savoir un peu plus. Du haut de mes 29 ans, je suis en fait la plus âgée... Indécis 3 d'entres elles n'ont même pas 18 ans. Quand je leur dis que je cours des 10km et semis, elles s'étonnent de ma présence. Puis, je me fais rappeler à l'ordre par l'organisateur qui me dit de parler "vaisselle" plus tard et m'invite à me taire. Fâché
Le départ est donné par un coup de pistolet à en faire sursauter plus d'un. Etant vieille et sage Tire la langue, je laisse passer tout le monde pour un départ prudent. Je suis à la dernière place mais je m'étais préparée pour ça donc pas de panique. La fille juste devant moi ne devrait pas faire long feu. Effectivement, je la double dés le 1er 400m. Sourire C'est donc parti pour un enchaînement de 7 tours. Marielle et Brinouille effectuent un travail remarquable en m'encourageant sur chaque ligne droite de la piste, ce qui implique qu'elles se font de sacrés allers et retours! Très souriant Marielle me tient au courant de mon chrono et me prodigue des conseils. Je me sens bien et parfaitement réglée à cette allure. Je vais tenir jusqu'au bout ainsi. Je "lape" à chaque tour, ça me coûte beaucoup en énergie et je dois bien perdre 1" ou 2" chaque fois mais d'un autre côté, ça me pemet de gérer parfaitement mon allure. Je ne souffre pas avant la fin du dernier tour. Sur les derniers 150m, je suis sur le point de croquer la fille devant qui, elle, semble cramée mais au moment où je me décale pour la doubler, quelqu'un l'informe de la situation et là, elle se réveille d'un coup et me colle un sprint comme jamais on ne m'en avait collé auparavant. Choqué Tout le monde me crie de m'accrocher mais la bataille est déjà perdue. J'accélère mais je ne parviens pas à la rattraper. A l'arrivée, la miss s'effondre, pas moi, mais c'est après l'arrivée finalement que je vais souffrir le plus. J'étais comme anesthésiée pendant la course mais là, je suis en pleine détresse respiratoire. Au bout d'un moment, Brinouille me rejoint, elle est morte de rire Très souriant car elle se dit que finalement, elle a bien fait de ne pas faire la course car c'est un peu violent tout de même. Très souriant

Je suis ravie d'avoir atteint mon objectif et d'avoir fait même un peu mieux Sourire. Je retournerai à St Maur car j'ai aimé les sensations procurées par le 3000. Quand j'y pense, je ne sais pas pourquoi je m'embête à faire des semis. I love 3000m! Grimaçant Grimaçant

Chrono: 11'52"9 FC MOY 181 FC MAX 195 soit 15,2km/h!

200m: 44"2 FC MOY 156 FC MAX 167
1er 400m: 1'31"0 FC MOY 171 FC MAX 175
2ème 400m: 1'35"8 FC MOY 176 FC MAX 178
3ème 400m: 1'36"7 FC MOY 180 FC MAX 182
4ème 400m: 1'37"9 FC MOY 183 FC MAX 184
5ème 400m: 1'38"3 FC MOY 186 FC MAX 188
6ème 400m: 1'38"2 FC MOY 188 FC MAX 189
7ème 400m: 1'30"8 FC MOY 191 FC MAX 195

Un énorme merci à mes supporters qui m'ont vraiment soutenue avant la course et encouragée pendant la course! Bisous Après la course, récup' bien méritée à plus de minuit dans notre fief habituel, rue du Commerce.
Aujourd'hui, pas de courbatures malgré un oubli volontaire de régé après course. Tant mieux!

Pas encore de photos mais dés que j'en ai, je les poste. @+les filles!

lulubelle

mai 18
2009

la course de Brinouille vue par Lulubelle

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lulubelle
Dimanche 17 mai:

CR Handicap International en lièvre de Brinouille

10h30: après un échauffement bien corsé pour Brinouille et zéro échauffement pour ma part, je retrouve la miss en criant son nom dans la foule du départ. Comme tout le monde la connaît et m'indique sa présence, je me retrouve à ses côtés en un rien de temps. Brinouille est stressée... mais qui ne l'est pas pour une course où l'on veut faire un RP Indécis. De mon côté, mes puls n'ont jamais été aussi basses sur la ligne de départ, mon corps n'est pas "en mode RP" mais "en mode lièvre", c'est plus confortable. Sourire
Le départ est donné et on se demande tout de suite qui est le lièvre!!! Brinouille est partie comme une fusée et je sprinte pour la rattraper en lui faisant remarquer qu'elle va beaucoup trop vite. Je lui dis une 1ère fois, une 2ème, une 3ème, une 4ème et je lui fous la paix. Tant pis, c'est sa course et je vais tenter de gérer au mieux la souffrance à venir. Au km1, je la trouve déjà hors d'haleine mais elle me précise qu'elle respire toujours fort... Bon, ok, j'accepte cet argument mais je sais qu'elle est en train de m'entuber Clin d'oeil. A la fin du 2ème, elle m'annonce qu'elle est dans le dur: ah bah non, pas déjà, il reste 7kms!!!! Choqué Je lui propose timidement de ralentir mais la miss, tenace, ne lâche rien. Quel mental tout de même! Au final, elle me suggère d'arrêter au 5km. Ok pas de soucis, mais on va quand même essayer de se faire un temps sur 5 alors j'accélère le tempo jusqu'à la fin pour la mener sur un temps honorable à mi-parcours (et je pense qu'il l'est! Grimaçant). Temps au 5km: 22"02 Gloire à Brinouille! Grimaçant
Arrivées au ravito, on s'arrête net, on coupe le moteur et on prend notre temps pour notre collation d'arrivée à nous Très souriant. On fête presque ça et je trinque à la santé de Paco au moment où il passe. Il me regarde complètement héberlué et je lui souhaite bon courage pour la suite.
1' plus tard, on repart et comme Brinouille ne veut pas courir "inutile", elle chope le 1er mec venu, en l'occurrence Charles de son prénom, et lui propose un petit "lievring" jusqu'à l'arrivée. Job qu'elle remplira admirablement bien d'ailleurs: le jeune homme est ravi! Tire la langue Pour ma part, je discute et encourage tous ceux qui sont autour. Les coureurs s'interrogent un peu sur notre stratégie de course à Brinouille et moi car on est là à encourager tout le monde au lieu de courir! Tire la langue Parfois, on court à la même allure que sur la 1ère partie du parcours mais Brinouille n'a pas l'air de s'en rendre compte. A la même allure, sans la pression du RP, elle est métamorphosée: elle semble à l'aise et je ne l'entends plus respirer aussi fort. Comme quoi!
La fin arrive et je décide d'emmener un coureur sur le sprint final. Je me fais donc plaisir sur la fin car mes jambes me démangeaient un peu.

L'objectif n'est pas rempli pour cette fois pour Brinouille mais cette course a été riche d'enseignements. Ce n'est que partie remise.

S'en suit une bonne crêpe au Nutella offerte par mon coach Bisous, une remise des récompenses très "orange" et un habituel "after" au café de la Tour Eiffel, rue du commerce, avec les membres du club.

Chrono réèl: 46'24

km 1: 4'16 FC MOY 170 FC MAX 185
km 2: 4'28 FC MOY 174 FC MAX 185
km 3: 4'17 FC MOY 180 FC MAX 185
km 4: 4'43 FC MOY 184 FC MAX 188
km 5: 4'15 FC MOY 185 FC MAX 187 passage au 5km en 22'02
Attention, j'ai lapé de manière fantaisiste Choqué, je me suis bien embrouillée...
km 6: 6'04 FC MOY 175 FC MAX 186
km 7: 7'12 FC MOY 180 FC MAX 186
km 8: 1'58 FC MOY 176 FC MAX 182
Ca redevient normal, ouf...
km 9: 5'00 FC MOY 182 FC MAX 187
km 10: 4'05 FC MOY 187 FC MAX 193 miam le petit sprint! Tire la langue

Bizarre, bizarre, alors que Brinouille et moi sommes parties en même temps, j'ai 15" de décalage entre mon temps réèl et officiel quand Brinouille n'en a que 2"... Huh?
mai 15
2009

Un dossard de rêve!

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lulubelle

CR Techn'Open Orléans 10km nocturne 14-05-09 (21h15):

16h: je monte dans le train pour Orléans après une journée pénible (au niveau des élèves) comme rarement j'en ai eu. Je suis bien contente de me changer les idées et cette petite virée à Orléans tombe à pic.

20h:
Avec mon frère, on file chercher nos dossards et là, surprise, on m'attribue le dossard n°1 Choqué. C'est certainement le fruit du hasard mais c'est un très beau dossard que je compte porter fièrement. Je sais que je ne vais pas faire une grande course car je suis fatiguée des précédents entraînements et de ma journée mais l'envie de me faire plaisir est là.
20h30: départ du 5km. Mon frère le court et je reste à le regarder. Mais, tout à coup, je suis prise de crampes terribles dans le pied droit. Ca ne m'est jamais arrivé auparavant ni avant ni pendant une course... Les crampes durent 30min et je ne sais même pas si je vais pouvoir courir le 10km. Comme je ne sais pas trop quoi faire, je bois ma bouteille Hépar, j'étire mon pied un maximum et j'essaye de me détendre.
Mon frère finit son 5km300 en 19'30 avec son sprint habituel.
21h00: je laisse toute ma petite famille pour aller m'échauffer. Je passe devant Pascal qui me tend Marielle (la championne du club) au téléphone. Je lui fais part de mes doutes sur mes capacités à courir ce 10km à cause de ces crampes inhabituelles. Elle m'encourage puis je repars trottiner jusqu'au départ soit 5' d'échauffement max.
21h15: Arborant fièrement mon dossard 1, je me place dans le SAS Elite... En fait non, je me place derrière 2 VTT couchés qui tiennent lieu de ligne de départ Tire la langue, original mais dangereux! Beaucoup de gens me demandent si je suis pressentie pour gagner (c'est fou comme un dossard 1 attire les regards), je réponds que oui, bien-sûr, je suis venue pour gagner. Très souriant Certains, croient, même (et c'est véridique) que je suis Russe et qu'ils m'ont fait venir pour relever le niveau! AH AH AH AH! Très souriant Très souriant Très souriant
Le départ est donné et je me prends les pieds dans l'un des VTT. Non, ce n'est pas vrai. Tire la langue Pas trop de bousculade en fait car le départ est donné sur une route large. Je vois la 1ère féminine filer et je sais que ce n'est même pas la peine de tenter de la rattraper.

En gros, je gère cette course comme le trail du Marcassin, c'est-à-dire à la sensation. J'accélère et je ralentis à ma guise. La course (mesurée FFA) est composée de 3 boucles. Les 2/3 la boucle ne sont que virages à angle droit tous les 200m, pavés et trottoirs mais le dernier tiers est très roulant avec 2 belles lignes droites descendantes. Il y a un nombre incalculable de supporters sur cette course, c'est incroyable! Il y a aussi un nombre incalculable de supporters qui connaissent mon prénom, cool! Je suis littéralement portée tout du long de la course et par les supporters qui me tiennent au courant de mon classement (l'entraîneur filles de l'ASPTTO allant même jusqu'à chronométrer le nombre de secondes qui me séparent de la 1ère SEF à chaque boucle) et par les coureurs qui se relayent pour faire mon lièvre. La course passe à une vitesse grand V, je n'ai vraiment pas le temps de m'ennuyer sur ce parcours. Tous mes lièvres sont chargés de se retourner régulièrement pour distinguer une éventuelle présence féminine. Trop sympas les mecs! Je pense que je gère bien, je me sens à l'aise et peu essoufflée jusqu'à l'arrivée.  En revanche, mes puls sont super élevées, plus élevées qu'à Aubergenville où j'avais battu mon record! Choqué Les preuves que je suis bien sont les nombreux commentaires sur ma foulée. J'ai dû entendre une dizaine de remarques positives sur ma foulée. C'est la 1ère fois que ça m'arrive, est-ce finalement l'effet PPG de samedi (qui m'avait laissé 4 jours de courbatures très douloureuses)? Clin d'oeil

Pendant la course, à aucun moment, je ne regarde mon chrono et je n'ai donc aucune idée du temps final. Petite anecdote sur mon arrivée: lancée dans mon sprint final, un organisateur me coupe la route avec sa rubalise en m'indiquant qu'il me reste une boucle!!! Fâché Choqué Je proteste vivement, ainsi que les spectateurs. Le gars se rend vite compte de son erreur Embarrassé et me laisse passer tout en s'excusant. Je passe la ligne en 44'14 (temps réèl) soit 1" de moins que le temps officiel. Comme quoi, je m'étais bien placée dans le SAS Elite. Tire la langue A l'arrivée, tout va bien, aucun signe de défaillance à déclarer! Grimaçant
Je savoure alors ma 3ème place au scratch et ma 2ème place SEF.
En attendant le podium, le président et les coureurs de l'ASPTTO tentent de me convaincre de changer de club mais en vain... Clin d'oeil Ne passant pas inaperçue avec mon dossard 1 et mon maillot parisien, l'animateur au micro se met à me chambrer tout haut car je ne suis pas arrivée 1ère...grrr Il remarque que le XVE ATHLETIC CLUB est de plus en plus présent sur les courses Orléanaises et qu'ils ne viennent pas pour rigoler. Je confirme! Grimaçant
En parlant de podium, je n'ai en fait pas de chance car seuls la 1ère femme et le 1er homme au scratch sont récompensés... C'est pas cool. Triste
Je rentre donc bredouille mais heureuse! Sourire

Chrono réèl: 44'14 (chrono officiel: 44'15)

km 1: 4'14 FC MOY 176 FC MAX 181
km 2: 4'20 FC MOY 181 FC MAX 185
km3 à 10: 35'39 FC MOY 189 Choqué FC MAX 198 Choqué


Vendredi 15 mai:

régé 55' 151-153 55' FC MOY 150 FC MAX 170

+ étirements, gainage & papotage


Bilan: comme tous les lendemains de compétition, zéro envie de courir. Je tiens parce qu'il le faut mais j'ai envie d'arrêter. Ca me tire de partout et je suis fatiguée. Cette nuit, l'adrénaline n'est retombée qu'à 4h30 du mat' et je me suis levée à 6h30. Je sais que c'est bien de courir le lendemain d'une course mais j'ai l'impression que ça ne plaît pas du tout à mon corps et qu'il dit non de toutes ses forces (la tête aussi dit non Embarrassé).

mai 10
2009

1er trail et hop un podium!

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lulubelle
La Course du Marcassin - trail (11km) http://course.sanglier.free.fr/

Départ 7h30 vendredi matin, direction Cerny pour mon 1er trail. Je ne suis pas du tout stressée car je vais courir pour le plaisir. Pas de chrono, pas de perf aujourd'hui, on profite du paysage! A bord de la voiture d'Angelo, se trouvent aussi Jibé et Ludo venus aussi se faire plaisir. A l'heure où nous sommes tranquillement dans la voiture, Pépito, Philou et Houdini sont sur leurs vélos pour venir nous voir (Paris- Cerny: environ 65km). Ils pédalent depuis 5h30! Choqué Respect les mecs!!!
Arrivés sur place à 9h, nous filons nous inscrire et nous changer.
Dans l'interminable file d'attente aux toilettes, j'entends "Lulubelle" et c'est Lorenza qui est là aussi! Elle est venue avec une copine faire le grand trail: la course du Sanglier (21km), courageuses les filles! C'est marrant, c'est toujours dans la queue des toilettes que je croise les filles de CAF, LOL!!!
Le départ est à 9h30 et je sors du vestiaire à 9h29! Juste le temps de claquer la bises aux cyclistes, heureux d'être arrivés, que le départ est donné à coup de canon.

Jibé, Ludo et moi partons tranquillement car nous ne sommes pas du tout échauffés. Les 1ers kms se font dans la bonne humeur, on papote et on profite de la nature tout en gardant un oeil sur le sol rocailleux. Je n'ai pas de chaussures de trail mais ça ne me pose pas de problèmes car le sol est bien sec. Au 3ème kilo, premier dénivellé (138m) et premières grosses gouttes de sueur! Ouh la la, ça se voit que je n'ai pas l'habitude des côtes. Ensuite, ça descend bien et c'est le bonheur. Le 2ème denivellé (167m) survient juste après, sur les kilos 4 et 5 et là, je suis obligée de ralentir voire de m'arrêter. Je crois que je fais 4/5 micro arrêts, je ne suis pas venue pour souffrir mais pour courir selon mes sensations. Justement au 6ème kilo, j'ai super envie d'accélérer alors je préviens les gars qui n'ont pas vraiment de mal à me suivre. Tire la langue Petit arrêt ravito: ça donne soif les dénivellés! Sur le kilo 7, je repars doucement car j'ai le verre d'eau qui bouge dans le ventre et c'est très désagréable. Au kilo 8, zou, le verre d'eau est passé et j'ai super envie d'accélérer, alors c'est reparti. Mes compagnons de route doivent subir cette course, on ne peut plus irrégulière, mais ils ne se plaignent pas car ils se font plaisir aussi. Les derniers kilos sont du pur bonheur car c'est de la méga descente dans les bois et c'est super rigolo: il y en a même qui se prennent des racines et se font des mégas roulades hi hi hi Tire la langue. Je me sens à l'aise et avec Jibé, on double pas mal de monde. Je relance bien comme il faut sur le dernier kilo et laisse les puls s'envoler. Jibé et moi arrivons à vive allure dans le stade... sauf que c'est sympa de faire les malins mais il reste encore 600m! Impossible de tenir ce rythme, je ralentis pour récupérer un peu puis reprends l'accélération pour le sprint final avec Jibé. Pour une fois, je suis complètement lucide à l'arrivée, l'avantage de ne pas faire une course en perf'. Clin d'oeil

Bilan: un 1er trail très agréable avec un parcours pas trop difficile pour commencer. Une course gérée à la sensation avec de gros changements d'allure, j'ai tout fait sur cette course: arrêts, marche, course lente, course rapide, sprint. Et une 3ème place sur le podium! (Malheureusement, nous sommes partis avant et je n'ai pas pu monter sur le podium...) On avait quand même essayé d'avoir les résultats avant de partir mais sans succès.

Chrono: 54'23 FC MOY 175 FC MAX 195

kilos 1 et 2 10'20 FC MOY 157 FC MAX 180
kilos 3 et 4 11'06 FC MOY 172 FC MAX 178
kilo 5 5'47 FC MOY 180 FC MAX 183
kilo 6 4'48 FC MOY 178 FC MAX 182
kilo 7 5'13 FC MOY 179 FC MAX 182
kilo 8 4'40 FC MOY 177 FC MAX 180
kilos 9, 10 + 700m 12'27 FC MOY 184 FC MAX 194

Avrès la course, bon gros repas de récup' avec les cyclistes et trailers du jour puis on a enchaîné sur un ciné/McDo. Et il faut savoir se faire plaisir jusqu'au bout!
Bravo aux cyclistes du jour pour les 130kms! Choqué
 
@+ lulubelle
 
Le sprint final de 600m!!!
 
Arrivée: plus que quelques mètres!
 
lulubelle & Jibé
avril 20
2009

Mon 2ème semi à Nice, encore dans la douleur...

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lulubelle
WEEK-END À NICE

ALBUM PHOTOS: http://picasaweb.google.com/PascalineGouyette

Vendredi 17 avril:

Arrivées vendredi soir à Nice, Nat’ et moi sommes surprises de ne pas voir notre Président avec une pancarte Le Kwak à l’aéroport. Huh? Nous l’appelons immédiatement mais il nous dit qu’il est resté à Paris. Mince alors !

Samedi 18 avril :

Lever 8h30 et préparation pour l’échauffement collectif à 10h (sans cardio). Il fait super beau et déjà très chaud. Ca nous donne une indication de la chaleur qu’il fera au semi. L’échauffement collectif est organisé par Philippe Rémond. On court 20’ aller sur la Prom’. Nat’ et moi faisons nos stars et rapidement, tout le monde nous connaît. Cool On fait une pause. Comme il fait super chaud, l’entraîneur porte nos vêtements à Nat’ et moi, la classe ! On recourt 20’ pour le retour, on fait quelques étirements dans la bonne humeur générale puis le petit déjeuner est offert. Sourire
Avrès ce petit réveil musculaire, on file chercher nos dossards. Je m’aperçois que ma demande de dérogation a dû être rejetée car je n’ai pas de dossard préférentiel. Indécis Je me rends au stand litiges et finalement, l’ordinateur me donne raison et une bénévole me donne l’accès au SAS1, juste derrière le SAS Elite. Ensuite, nous traînons dans le village et nous nous achetons des bas CompresSport dont j’arriverai habilement à négocier le prix. Clin d'oeil
Retour à l’hôtel, restau à une terrasse puis shopping toute l’aprèm avec Miss Léty, toute rayonnante. Nous ne culpabilisons pas de marcher autant car nous avons nos bas CompresSport hi hi hi! Tire la langue Avrès tous ces efforts, nous allons boire un coup et nous retrouvons Japhy et Baltha & Co. Très sympa!!!
Retour à l’hôtel et là, rencontre déterminante pour ma part : 5/6 coureurs du Furiani Club sont à notre hôtel et visent les mêmes chronos que nous (1h37/1h40). RDV pris pour demain matin avec les beaux ténébreux corses. Clin d'oeil
Ciné (OSS117) à 20h après coup de fil et dernières recommandations de Marielle puis dîner 22h passés (oups). Le président nous rappelle à l’ordre Fâché et nous promet de nous donner de n° de Phil R. si on est bien sages c’est-à-dire si on file au lit. On s’éxécute…mais on attend toujours le n°…. Indécis

Dimanche 19 avril:

Nous faisons fi de la règle des 3h et nous nous levons à 8h (pour la course à 9h30). Au petit déjeuner : gros croissant, ¼ de baguette, beurre/confiture, jus d’orange et thé. L’ambiance est détendue et on rigole à l’idée de tous ces coureurs qui se sont levés à 6h et qui sont au moment où l’on déjeune, tous en tenue, en train de s’échauffer.
9h : on retrouve nos potes corses et Léty qui se plaint de jambes lourdes (eh oui, elle ne portait pas de bas de contention lors de la virée shopping…).
Petit échauffement de 10’ à allure lente sur la Prom’. Je suis super contente d’être là.
9h15 : le moment de gloire! Grimaçant Grimaçant Grimaçant Nous entrons dans le SAS1 où il n’y a quasiment personne sous le regard atterré et envieux de milliers de coureurs écrasés contre la grille du SAS2. Que c’est bon !!! Très souriant Aly, Véro et une copine  m’appellent pour me souhaiter bonne chance et me demandent comment j’ai fait pour entrer dans ce SAS si sélect ! Je leur réponds "rien de plus facile, il faut faire moins d'1h45!". Elles éclatent de rire et m'expliquent que c'est difficile de faire ce chrono là, oups...Léty fait, elle, face à quelques problèmes car malgré ses justificatifs pour le SAS1, les organisateurs ne lui ont pas donné le bon dossard et elle n’a malheureusement pas vérifié quand elle a retiré son dossard. Nous la défendons vigoureusement et elle finit par remettre un haut par-dessus son dossard pour qu’on lui fiche la paix.
9h30 : le départ est donné. Nous partons à l’allure prévue et nous nous faisons doubler par des milliers de coureurs, issus du SAS2, dont Baltha que nous encourageons quand il nous dépasse.
Les 3ers kilos se passent bien mais Léty s’inquiète de ses puls. Elle me dit de partir avec Gilles et René, les corses. Gilles est super à l’aise et René, beaucoup moins. Au 4ème, Nat’ court un peu avec moi. J’essaye de ne pas dépasser les 178 puls, préconisés par le coach sur les 5ers kilos. Au 5ème, je bois un peu au ravito, sans m’arrêter. Dés le 6ème, les puls tapent les 180 et la chaleur commence à peser. Heureusement, le cadre est magnifique : les bateaux, la mer, le soleil et les palmiers. Sourire Cool
Du 6 au 10, ça va toujours très bien même si je pense que Gilles m’emmène sur une allure un chouilla trop rapide. Je crois qu’il présume de mes forces. René, lui, nous a lâchés depuis un moment.
Au 10ème  (passé en 46’12), je reçois beaucoup d’encouragements des coureurs rencontrés la veille, de Japhy (Merci beaucoup!) et de Nat’ qui court un bon bout avec moi. Quand elle me lâche, je sais que les choses sérieuses vont enfin commencer. J’entame la descente de la Prom’ et il reste 11km, gloups… Il fait super chaud et on court en plein soleil mais qu’est-ce que c’est beau ! Je bois pas mal au ravito sans m’arrêter. Au 12ème, ayant dépassé mon quota de puls autorisées par le coach (185 au lieu de 182 grand max), je dis à Gilles de filer. Tout de suite, un coureur se met à mon niveau pour remplacer Gilles. Je ne suis pas encore dans le dur mais j’y suis presque Triste. Je ralentis sur les kilos 13,14 et 15.
Au 15ème, je hurle : « mais il est où ce pu*** de 15ème kilo de m***), je n’en peux plus et je commence à péter un câble. Indécis Je râle tout haut, je pestifère, en gros je suis en train de  péter le moral de tous ceux qui m’entourent. Je tente de me raisonner et de transformer cette énergie négative en positive. C’est super dur, de plus, je suis totalement déshydratée. :'( J’aperçois de l’autre côté de la route des verres de coca Tire la langue et je ne pense plus qu’à ça. Sur le plan du parcours, j’avais cru comprendre qu’on faisait demi-tour au 15ème mais non, je vois au loin les coureurs qui filent tout droit et qui ne tournent toujours pas… J’essaye d’accélérer pour parvenir plus rapidement aux verres de coca. Enfin, ça tourne au 16ème et je vois les verres de coca se rapprocher, je suis lessivée. Je ne cours pas jusqu’au ravito (situé au 16,5km), je marche et m’arrête pour boire le verre de coca tant désiré. Je reprends mes esprits, je saisis un Powerade puis reprends la route. Pas pour longtemps car 200m plus loin, je m’arrête à nouveau. J’en ai tellement marre. Je bois mon Powerade tranquillement puis tente de faire le point dans ma tête Huh? : est-ce que j’attends tranquillement que Léty arrive pour finir avec elle ou est-ce que je tente à nouveau de repartir ? Mon chrono n’est pas mauvais au 16ème, je peux encore faire quelque chose. Je pense à Nat’ qui aurait tant aimé courir et qui croit en moi, je pense à Marielle qui m’avait prévenue (c’est un mauvais moment à passer), je pense à Ricou qui est en train de faire le double au marathon d'Annecy, je pense aux Handisports et je pense à Léty qui va finir par me rattraper si je ne me remets pas à courir. C’est reparti ! Eh bien non…200m plus tard, je m’arrête à nouveau en hurlant des gros mots. Quel mauvais moment ! Je suis complètement tiraillée entre mon corps qui dit Stop et ma tête qui dit Allez, il faut finir, plus que 5 malheureux kms. Un groupe de coureurs m’encourage beaucoup et m’aide à repartir.
Au 17ème, j’entends mon prénom : René, mon pote corse surgit de nulle part et me dit de m’accrocher à lui. Je sens que c’est ma dernière chance. Je vais souffrir mais je vais saisir cette chance. Je fais le 18ème en 4’37, quelle belle relance ! Sourire J’en ai encore sous le pied. René est super, il m’encourage, me donne des conseils et surtout me dis que je vais finir sous les 1h40 car j’en suis capable. Je lui murmure un petit oui à chacune de de ses interventions. Au 19ème, je cherche Nat’ qui aurait dû se trouver là mais misère de misère, je ne la vois pas. Huh? Gros coup dur pour moi, rebaisse de moral. Triste René continue de me soutenir et me parle d’accélérations sur la fin. Il est malade !!! Choqué Je suis en mode automatique, je tente de garder l’allure (4’40) et j’exprime à René ma grande détresse. Au 20ème, toujours pas de Nat’… C’est pas possible, je ne vais pas y arriver. Au 20,5km, je craque, je m’arrête net et hurle un : « mais j’en peux plus de cette course » et là grosse surprise, grosse protestation de la foule contre mon arrêt et tout le monde m’encourage à repartir. Alors, je repars… Au 21ème, je vois Nat’…enfin… Sourire Je suis dans un état lamentable. Je ne vois pas l’arrivée, je veux tourner à gauche car je vois une arche tout près, mais Nat’ me dit que c’est tout droit et que l’arche, c’est celle là-bas, 100m plus loin. Oh non… Je peux plus. :'( Les 100m les plus longs de ma vie. J’aperçois vaguement que je passe la ligne d’arrivée sous les 1h40, puis Nat saute de joie. Je lui fais comprendre que je ne vais pas bien du tout. Je m’accroche à elle, ferme les yeux et sens mes genoux se dérober. Ah quel bonheur, je suis en train de défaillir tranquillement. Pas le temps de m’écraser contre le bitume car un grand pompier, ayant anticipé la chute, me prend dans ses bras et me transporte jusqu’à une chaise. Le meilleur moment de la course : je suis à demi consciente, je ne peux pas ouvrir les yeux mais j’entends ce qui se passe vaguement, je suis bien Sourire. Puis, je reprends mes esprits, ouvre les yeux (mignon, le pompier Clin d'oeil) et me relève pour aller chercher ma médaille avec les filles. Léty est arrivée peu de temps après, idem pour Roberto (qui doit signer un très beau negative split). Nat’ craque après tant d’émotions et sanglote :'(. Gros câlin Bisous puis on se retrouve tous facilement après la course. Je suis à nouveau pleine de peps, même pas mal aux jambes et suis ravie de ma course. Très souriant Par contre, de la fumée s’échappe de mes runnings, j’ai les pieds en feu. Il faudrait me prêter de nouveaux pieds pour pouvoir faire ma régé après course.

L’après-midi ne sera que plaisir. Sourire On mange tous ensemble à une terrasse, puis on déguste les délicieuses glaces de chez Fenocchio et on finit l’aprèm par une promenade jusqu’au château. Avant de quitter Nice, Nat’ et moi reprenons un dernier verre en terrasse puis direction aéroport c’est-à-dire la partie du parcours qui m’avait fait tant souffrir le matin même. J’y repense en souriant. Je sais qu’avec une bonne préparation, je pourrai faire un bon temps sur ce semi très roulant et surtout à taille humaine. En tous cas, je le referai, ça c’est sûr ! Clin d'oeil

Les chiffres :


Echauffement :
10’ FC MOY 138 FC MAX 155
Semi : temps réèl 1h39’35" temps officiel 1h39’40" FC MOY 181 FC MAX 193
Classement: 22ème SEF sur 256 - 657ème sur 2940 au classement général
Objectif: non rempli car il s'agissait de ne pas marcher or j'ai marché 4 fois... Indécis  J'ai quand même décroché la qualif' pour les Championnats de France de semi, à Cavaillon en septembre. Et de 2 qualifs! Youpi!

1-4’43 FC MOY 157 FC MAX 164
2-4’40 FC MOY 169 FC MAX 174
3-4’41 FC MOY 172 FC MAX 175
4-4’23 FC MOY 177 FC MAX 180
5-4’38 FC MOY 178 FC MAX 180          1er 5km : 23"06
6-4’39 FC MOY 180 FC MAX 183
7-4’31 FC MOY 182 FC MAX 185
8-4’27 FC MOY 182 FC MAX 185 (descente)
9-4’49 FC MOY 183 FC MAX 188 (côte)
10-4’37 FC MOY 184 FC MAX 189   2ème 5 : 23"06      1er10 : 46’12
11-4’39 FC MOY 185 FC MAX 188
12-4’44 FC MOY 184 FC MAX 187
13-4’50 FC MOY 184 FC MAX 186
14-4’44 FC MOY 184 FC MAX 185
15-4’52 FC MOY 186 FC MAX 187   3ème 5 : 23’’58
16-5’08 FC MOY 185 FC MAX 188
17-5’17 FC MOY 181 FC MAX 185 pffff les puls ne baissent pas malgré les 3 arrêts
18-4’37 FC MOY 186 FC MAX 187
19-4’41 FC MOY 188 FC MAX 189
20-4’40 FC MOY 188 FC MAX 190   4ème 5 : 24’’26      2ème 10 : 48’’24
21-4’39 FC MOY 190 FC MAX 192
100m- 26" FC MOY 190 FC MAX 193

ALBUM PHOTOS: http://picasaweb.google.com/PascalineGouyette

Merci pour tous les messages de soutien avant et après la course! Bisous @+

lulubelle