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Les blogs de Courir au féminin

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oct. 17
2011

"Dans le port D'Amsterdam, Y a des marins qui naissent..."

Posted by sophi in Untagged 

sophi

 

Mi Août, après une reprise très difficile sur 10km( environ 45'30), sans aucune préparation particulière, je décide qu'il est temps de reprendre un plan d'entrainement avec un objectif, histoire de mettre un terme au cycle de « reprise post blessure ». Le semi-marathon se révèle la distance idéale : un compromis entre ma « passion » pour les longues distances et mon « amour déchiré » des plus courtes. Et me voilà embarquée dans 9 semaines, de mer agitée : houle, clapotis, tempête....un seul objectif « rester » à bord et vaincre le mal de mer.

La progression n'est pas une belle droite linéaire mais plutôt une espèce de sinusoïde croissante :  la peur de se blesser (enfouie pourtant profondément cet été) ressurgit lorsqu'il s'agit de remonter sur la piste, les passages de fatigue sont fréquents. Pourtant j'essaie de « casser » mon mode d'entrainement, en refaisant l'acquisition d'un cardio ( qui me rappelle sans cesse le « boulot » à accomplir !) et en me limitant à 4 séances dont une seule sur piste. Très vite j'en viens à laisser tomber mes chronos « d'avant » et à prendre chaque séance comme elle vient. Les 4 premières semaines sont très difficiles nerveusement et physiquement : dur de replonger dans la rigueur du plan d'entrainement quand ça fait 3 mois que « tu footing » comme tu veux ! Je m'accroche et accepte, sans m'accabler pour autant, d'être pas toujours au top, d'avoir des coups de moins bien....bref je laisse tomber les coups fouet à chaque entrainement « raté » et j'essaie d'avoir plus de souplesse en vers moi même. Puis viens le moment (environ 3 semaines avant l'objectif) , où la mer se calme, et durant lesquelles je peux naviguer sans la crainte de prendre l'eau. J'avance doucement, et me rend compte du chemin parcouru malgré l'agitation permanente. Amsterdam me voilà !

Comme dirait Kécily «  vous avez eu une moule ! »....et oui c'est le temps de rêve au pays des canaux : le soleil rayonne, la température est légèrement fraiche, bref une météo qui donne du baume du coeur en ce début d'Automne.

 

Le départ est donné à 13H30,au niveau de l'allure je ne sais sur quel pied danser, je pars au feeling mais avec un oeil sur le cardio. Je me rends compte très vite que je suis un peu au dessus de mes allures d'entrainement, après avoir passé le 5ème km en 22'01 ( 4'24/km) mais les puls sont corrects. Les 5 kms suivant se passe tranquillement en 22'38 ( 4'31/km). Je reviens à une allure un peu plus réaliste....ou bien est ce les premiers signes annonciateurs, du « coup » de barre du 12ème ??!!! Tandis que le 11ème km se termine, je sens que l'embarcation commence à prendre l'eau: le souffle devient court, le ventre me tiraille, les jambes n'avancent plus....un oeil sur le chrono 4'50/km !! Rien ne va plus, une partie de moi voudrait marcher, l'autre se rebelle et tente d'écoper le bateau. Et me voilà prise, dans une tempête de sentiments contradictoires qui me font perdre de l'énergie inutilement mais qu'il me faut surpasser pour ne pas laisser tomber le rythme prévu. Je m'accroche, comme les jours de mauvais temps, et surpasse ma peur d'échouer...je passe le 15ème km, 22minutes et 58 secondes après le 10ème km soit du 4'35/km sur cette portion tumultueuse. Je sens que l'orage est terminé et que j'ai minimisé les dégâts. La fin de parcours m'est connu car nous l'avons fait dans la matinée pour rejoindre la zone départ : ce détail va me remettre en confiance. Etre capable d'anticiper dans l'espace le trajet à accomplir me redonne un regain d'énergie incroyable. Je respire mieux, je suis d'un coup plus relâchée. J'entre dans le parc avec «  la positive attitude » sous les encouragements de Kristof et autres anonymes.

Je me refais le film de la matinée : le passage des marathoniens, les phrases lâchées entre amis..... bref j'essaie de me détendre pour oublier que les jambes sont dures. Je retrouve de très bonnes sensations et alors qu'à côté de moi, les gens faiblissent, je me réjouis de doubler tout ce « beau » monde. L'arrivée sur le stade approche, je corse un peu l'allure pour n'avoir aucun regret. J'ai oublié le chrono final depuis le 12ème et je n'ai aucune idée du temps qu'il va mettre attribuer. Les encouragements d'Adrien dans le dernier 200m et je boucle les 6,1kms derniers en 27'21 soit 4'29/km et ainsi ,c'est la 2ème portion la plus vite courue sur ce semi !!

Le chrono final affiche 1H35'58'', à la seconde près c'est mon « best  » temps sur la distance. Je suis très satisfaite de ma fin de course, ulcérée d'avoir lâchée prise au 12ème mais globalement très heureuse d'avoir retrouver mon niveau « d'Antan »....avec des si, j'aurai surement pu arracher quelques secondes de moins, mais en étant lucide, je sais que j'ai couru de façon optimale par rapport à mes séances d'entrainements et c'est ma plus grande satisfaction !! car pour apprécier la performance, il faut m'avoir vu terminer mes 400m sur piste, exténuée, dans des temps « hors délais », finir mes sorties longues en marchant, trainer les pattes à 12,5km/h sur mes sorties à allures semi, abandonner un footing au bout de 40' ....bref tous ceux qui ,quelque soi les situations m'ont encouragé, supporté et convaincu de regarder vers l'avant au lieu de mes retourner sans cesse vers le passé, savent que la réussite de ce semi c'est de m'avoir  redonné "le pied marin" et montrer que le meilleur est  à venir. 

 

 

 

 

 

 

août 02
2011

Je me suis jetée à l'eau : challenge Vendée/ Aquathlon de Jard sur Mer

Posted by sophi in Untagged 

sophi

 

"Il y a des courses dont prendre le départ est déjà un bonheur en soi....

Voilà un peu mon état d'esprit en arrivant à Jard Sur Mer. Depuis le 13 Mars, plus aucune compétitions sur mon calendrier, juste des semaines d'entraînements en piscine pour essayer de garder le navire à flot. Enfin, « entraînement » est un mot bien trop propre et sérieux pour qualifier mon acharnement à avaler des longueurs de piscine. Je reproduis mes travers de CAP en natation : "de la quantité mais de la qualité point trop n'en faut ! ".Puis vient le jour ( le 1er Juin) où je peux enfin rechausser les runnings planquées au fond du placard : j'y crois à peine, je titube à chaque foulée et je deviens "parano". Bref à ce moment là, je décide de concilier « ma natation d'Entêtée » et « ma CAP d'Angoissée ». Drôle de couple qui s'installe dans ma vie : dans l'Eau déterminée, sur Terre hésitante.

Le jour de "mariage" arrive enfin : 31 juillet 2011. 

Dimanche 15H, début de cérémonie ! Mon oeil  est rivé sur la jeunesse qui (pour une fois !) me donne une belle leçon d'Aquathlon . Discipline inconnue au rayon physique-chimie !Pas sure que la prof du 9-3 maîtrise aussi bien que les "jeun's" du 8-5 !

 16H,  les triathlètes sortent de l'ombre et le haut niveau de la compétition est annoncé. c'est un peu le "vin d'honneur "! Inutile de chercher les touristes dans l'aire de transition, il n'y en a pas : ils sont tous derrières les barrières près à applaudir les bêtes dans l'arène. Enfin, si.... il y a moi et une petite poignée d'irréductibles qui se demandent dans quoi on s' embarque. Et voilà qu'un photographe me repère et me demande s'il peut focaliser son objectif sur moi pour un reportage. Je lui indique tout de suite que les vraies stars sont celles avec la belle robe de mariée : la combinaison qui va bien ! Mais il insiste....je conviens parfaitement !!! (euh moi je suis plus que dubitative !). Bref j'accepte et me tiens au courant des festivités au près de l'organisation car pour tout le monde, le parcours semble une évidence sauf pour moi !

Cela se déroule en Trois manches :

                                        1ère manche : 200m natation (un tour dans le port)/ 2km CAP (en ville)

2ème manche : 200m de natation/ 4km CAP

3ème manche : 400m de natation / 4km CAP

Le départ est donné à 200m de l'entrée dans l'eau. La troisième manche comporte une sortie à l'Australienne ( 200m de natation/sortie d'eau/ 200m de natation).

16H55, nous sommes sous l'arche, on est invité à aller prendre la température de l'eau  avant le départ.....je reste seule sur la ligne de départ, car la température de l'eau je la connais : "elle est glaciale et je ne tiens pas  à me le rappeler quelques minutes avant le départ". Du coup, je sympathise avec les organisateurs en attendant les pros !

17H, le départ est donné. On s'élance sur 200m, pieds nus, le goudron brûlant, avant de se jeter à l'eau dans le port. Je me place comme je peux et prend le côté externe de la boucle que l'on va décrire. Cela bouscule, mais rodée en piscine parisienne, je me débats et donne autant de coups que j'en reçois. Je respire bien et suis parfaitement calme dans ce chaos aquatique. Je sors de l'eau, remonte la jetée et rejoint l'aire de transition. Aucune idée s'il y a du monde derrière moi, devant je n'en doute pas ! Cette aire est stressante, il faut enfiler dossard+ chaussures....évidemment je ne suis pas vraiment au point mais je limite les dégâts. Runnings aux pieds, toute mouillée, je découvre le parcours en centre ville. Dès le premier kilomètre,en montée, je rattrape quelques participants (et durant les trois manches ce sera toujours le même scénario avec les mêmes acteurs : deux mecs, et une nana qui sortiront de l'aire de transition avant moi et que je reprendrai sur le premier kilomètre) . Le deuxième kilomètre est donc descendant. Je double quelques personnes mais je me rends compte que je manque d'explosivité sur cette courte distance. J'ai l'impression de ne pas avancer. En même temps, je dois compter deux/trois séances de fractionnés depuis le 1er juin....les footings n'ont jamais rendu rapide mais " période de reprise progressive" oblige ! Je boucle la 1ère manche déjà un peu "cramée" par cet effort court mais intense pour une novice.

Je me doute que je suis en bas de tableau parmi les 87 participants dont seulement 13 femmes en individuel. Mais je n'en fais pas d'états d'âme et sympathise très vite avec quelques hommes qui m'ont entourée durant cette première manche en attendant les derniers arrivants. Ils me prodiguent quelques conseils pour la natation notamment : «  nager sur le côté interne de la boucle ».

2ème manche, je fais une natation en quasi apnée, trop occupée à me frayer un chemin pour respirer correctement et débarque sur l'aire de transition complètement essoufflée et stressée. Lorsque je m'élance en CAP, à peine quelques mètres parcourus, je ressens un point de côté. Ce truc n'a pas du m'arriver depuis le collège : c'est foudroyant! J'essaie d'oublier en cherchant au loin mes compatriotes à rattraper. Mais je me traîne et comme on bénéficie d'une distance un peu plus longue, je les rattrape seulement dans les deux derniers kilomètres, pliée en deux. La ligne d'arrivée franchie, je peux enfin soulager mon ventre ! Je ne suis pas satisfaite du tout de cette deuxième manche, et du coup hyper motivée pour la 3ème, malgré la fatigue bien installée.

3ème manche, je prends la résolution de nager intelligemment c'est à dire en soignant ma respiration, car je ne tiens pas à renouveler l'expérience du point de côté. Bref, je me colle côté interne, réalise la première boucle, sort de l'eau, remonte la jetée, un petit tour et me rejette à l'eau. Pas grand monde à mes côtés, j'ai du vraiment la jouer trop cool !! Du coup, je me lance sur la seconde boucle à fond. Je sors de l'eau déterminée. Et enchaine sur la course à pied, avec beaucoup plus de vélocité que sur les deux premières manches. Ainsi, je remonte quelques places échappées suite à "ma natation light" ! Puis retrouve mon petit noyau. On s'arrache sur les derniers mètres, même si, plus aucunes places n'est à gagner....juste pour finir en beauté.C'est la dernière danse !

Bilan : 7ème/13 Femmes en individuel ; 66ème/87 au général (relais et individuel confondu)

Des ampoules à gogo mais le sourire rayonnant.

Le mariage est scellé !


….et qui une fois terminée, révèle de nouveaux horizons"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

juin 02
2011

Kit de survie pour coureuse blessée

Posted by sophi in Untagged 

sophi

N'est ni approuvé par "psychologie magazine", ni paru dans une revue scientifique, encore moins extrait d'un sermon de curé de campagne,  ni même un exemple à suivre, c'est juste un témoignage...

 "La fin" du monde ( ou plus justement de "son monde"!!) est annoncé :  "pas de course pendant au moins 2 mois" ....conseil : sortir tout de suite de cet état apocalyptique et construire son arche de Noé.

D'abord :

- S'entourer d'un médecin compétent et à l'écoute. Laisser tomber le médecin trop alarmiste, ignorant la vie du sportif, qui vous plombe le moral plus rapidement que n'importe quels films des Frères Dardenne.

- Se" cultiver" sur sa blessure.Laisser tomber les forums de "Doctissimo", la soeur de "trucbidule" qui a eu soi disant la même chose.Au prix de 40 euros la consultation vous avez le droit de mitrailler votre médecin sur toutes les questions qui vous préoccupent! Et un peu de "googlisation" intelligente...

- Faire un check-up. La sécurité sociale ne vous remerciera pas mais votre côté hypocondriaque oui !

Puis

- Continuer de fréquenter les coureurs. Ce n'est pas parce qu'on ne court plus, qu'il faut se couper de la sphère "runners". D'ailleurs, ce sont les plus à même de nous comprendre, et de  "filer" les meilleurs tuyaux. Laisser donc tomber les personnes qui vous conseillent de vous écarter de votre passion.

- Encourager les amis sur les courses. Cela n'apporte pas plus de frustration de se lever un matin pour soutenir ses amis que de de rechigner dans son lit, en pensant à la course à laquelle on aurait du participer. Laisser tomber les "grasses matinées" synonyme d' apitoiement.

- Faire une nouvelle activité physique/culturel pour combler les trous laisser par la course à pied. Laisser tomber le rythme travailler/manger/dormir....

Parallèlement :

- s'entourer de personnes optimistes et dynamiques. Laisser tomber, tous ceux qui vous rappellent sans cesse votre mal, vous prennent en pitié et aimeraient vous transformer en fille de "Biba" !

- ne pas se culpabiliser. Le mal est fait, s'il faut chercher avec discernement les causes, inutile de se flageller, le royaume divin vous pardonnera ! Laisser tomber les "si j'avais...."

Surtout

- ne pas se faire un calendrier de "l'Avant reprise" ! Laisser tomber les J-...., les S-.....On vit chaque jour pleinement, inutile de dilapider son énergie dans l'attente d'un jour meilleur.

- ne pas se laisser aller. Laisser tomber les personnes qui tiennent à vous faire avaler deux cheeseburgers sous prétexte que vous ne courez plus.

Enfin

- multiplier les week end/ soirées entre amis, histoire de se faire quelques séances "psycho" à la bonne franquette. On se la raconte un peu et ça fait pas mal ! Laisser tomber la télé abrutissante, son capital sommeil, sa névrose  de "solitude" passée 21H.

 et  s'endormir sereinement  en chantant :

"Arriva, Gigi l'Amoroso

Croqueur d'amour, l'oeil de velours comme une caresse

Gigi l'Amoroso

Toujours vainqueur, parfois sans coeur

Mais jamais sans tendresse"

 

 

 

mai 16
2011

Blues du printemps !

Posted by sophi in Untagged 

sophi

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles....ben non !! Me voilà sur le banc de touche depuis maintenant le 25 Mars ( voire le 18 si on ne comptabilise pas les deux footings dans la douleur de la semaine qui m'a fait tombée du côté des blessées !).  Le mardi 28 Mars, la sentence tombe : fracture de fatigue au niveau du calcanéum. Bizarrement, la nouvelle ne me plonge pas dans un abîme de tristesse. Je suis tellement fatiguée à cette période, et tellement tordue de douleur  que ce coup de massue ne m'assomme  même pas....tout le monde m'imagine avec mes paquets de mouchoirs en train de me morfondre en entendant le médecin annoncé le verdict suite à l'IRM : 

"il faut compter deux mois à partir du moment où vous n'avez plus mal en posant le talon". 

Les comptes sont faits, pas de cap avant début juin ! Pas une larmes, pas de scènes tragiques "skakespearienne", même pas un petit début de déprime....RIEN ! Tout glisse sur moi.  J'en viens à me dire, que ce repos imposé est finalement assimilé par mon esprit par "tu peux enfin t'arrêter !". Ce qui vous conviendrez est complètement ridicule vu que personne ne me force à ne pas  prendre du repos quand j'en ressens le besoin. Et me voilà, en train de toucher du doigt, ce qui m'a conduit à la fracture de fatigue...Mais bâtie dans la contradiction, un autre hémisphère de mon cerveau crie au besoin d'activités physiques : je veux ma dose d'endorphines ! Le médecin bienveillant décrypte tout de suite ce message d'alerte et m'autorise la piscine. 

Une nouvelle vie sportive prend forme. J'ai des bases correctes en natation donc j'y vais sans appréhension d'autant qu'à ce moment le soleil brille sur Paris, alors un petit bain journalier quoi de mieux ?! Vous l'aurez compris, je ne vais pas pouvoir me contenter de quelques séances  "plaisir" hebdomadaires. Je prends un rythme qui me semble "raisonnable" ( enfin ce qui est raisonnable pour moi, peut être très déraisonné pour d'autres !) : nager un jour sur deux.Ma préférence se porte (comme en CAP) vers les séances longues, en rythme tranquille mais s'en faire de pause....et puis je n'aime que le crawl ! Bref, on commence par me mettre en garde...." change de nages, de séances, sinon tu vas de te choper une tendinite de l'épaule !"

Je cherche donc à mettre de la variation dans tout ça. La brasse m'ennuie, les palmes je n'ai pas le droit, le dos je ne maîtrise pas (et puis pas facile à nager en piscine parisienne !), le papillon je n'y pense même pas.....et voilà que je découvre avec Brinouille, l'existence d'activités aquatiques : l'aquarunning, l'aquabiking. Cela me parait une bonne alternative d'autant qu'après diverses lectures, je prends connaissance du fait que l'aquarunning permet de maintenir  des sensations en CAP et que c'est indiqué dans la rééducation post blessure.  Au départ, cela devait être pour remplacer une séance de natation et puis, elle est venue s'ajouter aux 4 séances de natations. Cette activité se fait en grande profondeur avec une ceinture. Il s'agit de reproduire des mouvements de course à pied dans l'eau.  La résistance de l'eau étant 12 fois supérieure à celle de l'air,  l'exercice est plus intense au  niveau du renforcement musculaire et un peu moindre au niveau cardiaque que sur Terre. Après l'exercice est fastidieux ce qui limite tout de suite l'envie d'en faire trop !!!!

Aujourd'hui, je suis à J-15 de la reprise alors que la période la plus longue est derrière moi....cela me parait horriblement loin. Il fait un temps magnifique depuis que je ne cours plus : à l'aube, j'envie les coureurs matinaux profitant de ce magnifique soleil.  J'ai les pieds qui me démangent et en même temps, les  craintes de la reprise m'envahissent l'esprit.  Parallèlement, ma vision de la CAP a évolué...ainsi il me sera dorénavant impossible d'arrêter la natation,  je n'ai plus envie de me contraindre à préparer des courses qui au fond ne me plaisent pas mais qu'on fait parce que soi disant cela permet de progresser....bref c'est le chaudron bouillant dans ma tête. D'autant que je sais que la reprise va être difficile, longue et peut être pas sans douleurs  physiques : perspectives pas très enthousiasmantes ! 

Ainsi, la déprime tant attendue au début de la trêve, pointe son nez en cette fin de période sans course à pied (oui je n'ose pas l'appeler repos au vue de l'énergie déployée en piscine !). Des doutes sur la reconsolidation de mon os, la peur de me reblesser,  les mauvaises sensations de reprise, la longue période de réadaptation à l'exercice ( devoir se contenter de 20 minutes de footing !), les longs jours avant le 1er juin à lire et voir  ses amis courir ; les questions des amis, collègues, voisins qui reviennent " alors tu cours ce week end ? c'est pour quand la reprise ? et ton prochain marathon ?" auxquelles ils font répondre toujours de façon évasive " non, peut être début Juin, peut être en fin d'année".  Toutes ces incertitudes m'étourdissent alors je me raccroche à des projets  lointains complètement farfelus,  démesurés, déraisonnables comme à une bouée de sauvetage.  Quand je vous disais que je m'étais bâtie dans la contradiction ! 

C'est le blues de fin de printemps....vivement l'été !

 

 

 

mars 14
2011

Et une de ratée !

Posted by sophi in Untagged 

sophi

Dimanche, c'était mon premier galop d'essai sur 10 kms, dans la charmante bourgade de  Nogent sur Marne ( berceau d'une pétroleuse ), pour essayer de passer sous les 42'.  Je me suis largement entraînée pour cet objectif donc j'ai les raisons d'y croire. Je ne suis pas de celles qui partent sur une course avec une fausse modestie et leurs formules toutes prêtes qui m'hérissent le poil : " je vais partir tranquille, on verra" ; " j'ai comme une douleur au mollet, on verra"; " je ne suis pas bien depuis 2 jours, on verra"; "je ne me suis pas entraînée, on verra"; " je ne la sens pas cette course, on verra"....et qui au final, explosent leur chrono ! Bref,  je suis entraînée et en forme et si je me plante, je l'assumerai pleinement....

11H10, une masse humaine sur une rue large comme ma porte d'entrée ! Me voilà, perdue au milieu de la foule, je ne vois même pas la ligne départ. Je ne me prends pas la tête, je ne veux pas  partir de mauvaise humeur donc je patiente calmement à ma place tandis qu'une horde de mecs, sautent les barrières et bousculent tout le monde. Cela m'énerve profondément cette "pagaille" au départ, mais je reste zen : après tous les gens qui sont devant moi méritent tout autant d'être près de ligne de départ, puisque chacun sait qu'il n'y aura pas de temps réel....

11H15, le départ est donné et je n'avance pas, il me faudra 12'' pour franchir la ligne et une fois franchi, c'est l'embouteillage. Je déteste déjà cette course, alors que je viens juste d'en prendre le départ. C'est parti pour un slalom, des "excusez moi " (je reste toujours poli, c'est mon métier qui doit vouloir cela....dans ma tête, c'est beaucoup moins courtois! ). J'en loupe le premier kilomètre, trop occupé à me frayer un chemin. Le passage du premier pont, avec sa petite montée, ne me gêne pas et je passe le second kilomètre dans l'allure visée. Le champ est enfin dégagé, il faut maintenant me mettre dans l'allure. C'est chose faite, au 3ème, et 4ème kms, bien en rythme. 

Début du 5ème, je sens un faiblissement, les jambes ne répondent déjà plus aussi bien et je passe alors le 5ème en 21' soit 10'' de plus que l'objectif prévu. Je ne panique pas, c'est pas grand chose, je peux rattraper sur les prochains kilomètres. Un coup d'oeil à ma montre, et celle-ci m'affiche  en plein écran un message d'erreur " base de circuits saturés....". Elle ne veut plus prendre mes temps de passage et en plus je ne peux même plus lire le temps de course !! Autant vous dire, que je n'ai pas la tête à aller trifouiller pour effacer les anciennes données, en plein milieu de ma course. J'aurai pu m'énerver, voire abandonner (mais ça je crois que j'ai définitivement mis une croix dessus ) mais, une fois encore, je reste d'un calme surprenant : "je vais finir aux sensations". Ainsi, je passe le 6ème, le 7ème, le 8ème, le 9ème s'en avoir aucune idée du temps qui s'écoule. Je souffre un peu mais en même temps, je ne suis pas si mal : je ne suis n'y inquiète, n'y euphorique : je suis plutôt indifférente comme si ce n'était plus ma course. Quelques personnes bien attentionnées (mais qui entrent nous m'exaspèrent !) me lancent des "allez c'est terminé" (alors qu'il te reste 2km !) ou bien "-45', c'est bien !" ( mais tais toi !!!!).  Enfin tout cela glisse sur moi. Pour une fois, n'ayant plus de montre, je prends mes concurrentes en guise de repères : ainsi je remonte deux filles, dans les deux derniers kilomètres. On termine sur la piste, les spectateurs sont très sages : pas un bruits ! Je vois le chrono qui affiche 42'36''....une course de ratée ! Je ne sais pas pourquoi mais , il y a toujours un charmant monsieur, qui une fois la ligne franchie, vient me voir pour me dire " hé vous courrez vachement bien !" ( notez qu'il finit juste devant moi !) comme si c'était pour se rassurer, lui d'avoir bien couru....je réponds souvent, le souffle encore un peu court, " ah merci !" (la politesse toujours !) mais dans ma tête c'est tout autre chose !

Enfin dernier coup de gueule, envers le voleur de mon coupe vent "Kalenji" ....je l'avais noué au départ, de ce petit noeud, qui dit "il appartient à quelqu'un, merci de ne pas y toucher" ( politesse toujours !). Je repars avec un tee shirt en coton, moche comme tout, un plus de 42', un capital fausse politesse à la hausse mais j'attends déjà la prochaine course avec impatience....il parait que "dans Vittel, il y a Vite " Yanne !

févr. 13
2011

Année boueuse, année heureuse ?

Posted by sophi in Untagged 

sophi

Le marathon est peut être la plus belle des distances, mais se remettre en état de marche après, prend du temps. Ainsi, cette année, j'ai choisi de ne programmer aucun marathon et porter mes efforts sur le 10 km. J'avoue que quand je vois la belle émulation aux Etoiles du 8ème, autour du marathon de Paris, je me dis que je rate peut être quelque chose....mais en même temps, l'idée de progresser sur d'autres distances me semble tout aussi alléchante.

Ainsi, en ce début de Janvier, c'est à "l'école du cross" que je me colle. Sans le talent de la crosswoman, ni la foulée qui va bien, juste avec ma motivation accrue par une "bonne bande de girls ", qui n'ont pas le même maillot mais une même passion. 

16 Janvier : cross départemental à Clamart

Forfait car je suis tête en l'air et laisse mes clés à l'intérieur de mon appart. Ce qui me vaut un belle note de serrurier et une course à la repêche pour faire le prochain tour.

30 Janvier : cross régional à Antony

Me voilà directement catapultée sur un 6150m ! A l'issue d'une course correcte, je me place 48ème et me voilà repartie pour un tour.

06 Février :  Foulées de Vincennes

C'est mon retour sur 10km. Je n'ai pas couru cette distance, depuis Septembre, et je ne me sens pas particulièrement en confiance car depuis ma reprise, j'ai ciblé mon entrainement sur les cross...et puis cette distance, elle me fait toujours peur. Bref, j'entre dans la course de Vincennes dans un état d'esprit plus que moyen. Heureusement, l'ambiance "étoilée"  chasse mes vieux démons. Départ de course rapide mais, avec de bonnes sensations et puis passé le 5ème, je sens la souffrance pointée son nez. Je lutte jusqu'au 6ème mais en vain. Ainsi, je mets à marcher !!!!! Je  n'ai même pas réfléchi, c'est venu d'un coup, je ne voulais pas souffrir plus. Mais il y a tellement d'amis venus encourager, que je me dois de le terminer. 10'' ,peut être plus, s'écoule et je reprends la course. Je jette un oeil à mon "garmin" et stupéfaite je me rends compte que je reprends mon allure. Me voilà repartie ! Jusqu'au 9ème, je limite les dégâts, et prend conscience que la qualification au France est encore possible. Chlore, au premier poste, m'encourage ainsi que toute la "team étoilée". Je franchis la ligne d'arrivée en 42'56'' en temps officiel, puis ramenée à 42'36'' en temps réel.  Un ticket en poche pour les championnats de France à Vittel, avec Mathilde et un RP en temps réel !!! Je ne suis pas vraiment fière d'avoir marcher.....

13 Février : Cross interrégional à Pontault-Combault. 

C'est le dernier pour moi, donc autant dire que j'y vais pour le fun. Enfin, je dis ça mais une fois sur le terrain c'est une autre histoire. Je ne sais ce qui me plait dans cette discipline, en tout cas, il règne une ambiance qui a chaque fois m'aide à me surpasser. Le terrain est un véritable bourbier, tout bosselé....il est à peine imaginable de penser qu'on va se faire 6500m là dedans. Et pourtant, on s'y élance comme une bande de furies ! On s'embourbe, glisse, dépasse...puis on s'enfonce de plus en plus, les jambes devenant de plus en plus lourdes. On sent la vitesse qui décroit et on lutte pour maintenir un semblant de rythme. On surveille ces arrières, évalue le niveau de boue qui s'annonce ou la raideur de la prochaine montée. Bref, on en bave sous les encouragements et remontrances du public. La dernière boucle me parait interminable, même si ayant pas mal gérée ma course, je remonte pas mal de filles. 83ème/187 femmes et 45/92 SEF.  Le cross se n'est pas vraiment gratifiant mais en ressort grandie !

 

La suite : cap sur les 10kms de Nogent sur Marne, puis les championnats de France de 10km à Vittel avec Mathilde. 

La motivation est bien là, pour franchir de nouvelles frontières ! 

 

janv. 09
2011

Stages Volodalen

Posted by sophi in Untagged 

sophi

Cet été, je vous avais fait partager mon stage Volodalen à Vittel :

http://www.courir-au-feminin.com/myblog-admin/chronique-de-vacances-2.html

Les dates pour 2011 sont sorties. Une nouveauté, en plus pour les parisiennes, la possibilité de faire un stage sur un week-end à INSEP.

Toutes les infos sont ici : http://www.volodalen.com/36services/zp300.html

Je ne peux que vous recommander ces stages encadrés par Cyrille Gindre, entraineur, scientifique et co fondateur du groupe Volodalen. L'équipe Volodalen travaille en collaboration avec les magasines " Sport et Vie " et "zatopek". Ainsi, vous pouvez lire de nombreux articles de l'équipe dans ces deux revues.

Pour plus ample information, sur l'esprit Volodalen, je vous invite à visiter leur site internet très complet : http://www.volodalen.com/index.htm

Ce stage s'adresse à tous les niveaux. Il permet de cibler quel type de coureur, nous sommes, pour pouvoir ensuite proposer un entrainement adapté à la pratique de chacun. 

Voici un extrait de quelques données, que j'ai pu obtenir à l'issue du stage, le tout m'étant été fourni sur une clé usb.

 

Evidemment si vous avez des questions sur le stage, j'y répondrai avec plaisir ou vous mettrez en relation avec un contact Volodalen.

Bonne Année à tous.

Petits souvenirs :

 

 

 


 

déc. 01
2010

Quoi de neuf en 2011 ?

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sophi

La période de récupération post-marathon s'est terminé le week-end dernier. 13 jours sans rien faire si ce n'est dormir profondément : une vraie marmotte. Je ne sais pas vous, mais moi, les séances tardives nuisent à la qualité de mes nuits. Durant cette période de repos, j'ai bien senti la différence. Enfin bref, j'ai rechaussé de nouvelles running pour un nouveau départ et de nouveaux objectifs. 

2011 sera une année sans marathon pour réellement me laisser le temps de progresser en vitesse. Evidemment, boulimique de courses que je suis, j'ai tout de suite pensé à un calendrier ultra chargé. J'ai calmé quelques peu mes ardeurs. Il faut aussi savoir tirer des leçons de ses erreurs précédentes : "oui j'ai fait trop de courses durant cette préparation marathon....notamment ce Marseille-Cassis à 15 jours de l'objectif !". 

Bref le calendrier s'est alléché !

Janvier : cross départementaux et régionaux....sans les pétroleuses :((. Là j'avoue pour le moment la motivation est au point mort, va falloir faire monter la mayonnaise !  Pas la peine de me sortir l'argument de "l'école de la boue", je le connais par coeur. Si j'y vais, c'est parce que cela me fait plaisir de courir avec mon club de l'ACBB, que j'ai tout à apprendre sur ce type de course  et "docile élève" que je suis, j'ai envie d'apprendre !

Février :  un premier 10 km d'essai ! surement les foulées de Vincennes. 

Mars : Il faudra placer un second 10km en début du mois....à définir. Le 23 Mars, un 10km dans ma région natale, à A ngoulême. En espérant être au point, pour pouvoir faire un beau chrono chez papa et maman, sur un parcours bien roulant.

Avril : Le semi de Nice me tend les bras....

Après c'est trop loin !!!

Enfin mon petit cadeau à moi, ma gâterie, ma petite friandise :

      le 26 Juin : le Cross du Mont-Blanc.

L'occasion de retrouver quelques  connaissances de mon stage trail de cet été et  de se faire un beau week end savoyard avec un bon groupe d'amis.

Voilà, il me reste plus qu'à me remettre sérieusement à l'entrainement. En attendant, je vous souhaite à  tous et à toutes de bonnes fêtes de fin d'année (oui déjà !!!).

nov. 15
2010

A l'assaut de Nice-Cannes

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sophi

 

La semaine précédent dimanche, ne fut pas le long fleuve tranquille, que j'ai voulu volontairement faire paraître. Tout simplement, je ne voulais pas qu'on s'inquiète pour moi. Ainsi mercredi et jeudi, je suis malade : maux de ventre, nausées, et autres douceurs.... impossible de garder un quelconque aliment. Pas de panique je me persuade que tout va rentrer dans l'ordre. Et c'est le cas, puisque le vendredi je retrouve l'appétit. Ainsi je range cette épisode malheureux dans un recoin de ma mémoire : ne plus y penser et se recentrer sur la course. Je descends samedi à Nice, avec deux amis, la journée se passe sans pression et sous de franches rigolades.

Dimanche matin, il fait gris et un petit crachin nous humidifie. Cette météo maussade me sape un peu le moral mais très vite j'oublie la météorologie, lorsque je regagne mon sas et retrouve quelques connaissances. Ce sont donc mes premiers championnats de France et je me vais partir en première ligne. L'ambiance est émouvante sur cette ligne de départ.

Le départ est donné, et je laisse donc passer sur plusieurs kms tout un flot de coureurs visant moins de 3H15. Très vite je trouve l'allure qu'il convient mais je sens que les jambes ne sont pas au mieux. J'occulte cette pensée : ne pas se laisser berner par des sensations, aujourd'hui, quelque soi le ressenti , il faut aller chercher le meilleur de soi-même. C est facile : de longues lignes droites en bord de mer et j'en profite pour savourer le paysage. Tout se déroule comme prévu 23' aux 5ème, 47' aux 10ème, 1H39' au semi. Yanne et Betta sont sur le parcours et leurs encouragements me sortent de l'espèce de bulle dans laquelle je flotte. Pour ce qui est du ravito : eau, sucre ou coca tout les 5 kms.....méthode apprise à école « jibéenne » !

Malheureusement il en est fini de l'eau douce et tranquille dans laquelle j'évolue dès le 24ème. Le profil du parcours n'a plus du tout la même tête et les premières difficultés se profilent. J'étais prévenu me direz-vous ou bien encore «  quand on est en forme tout passe ! »....Mais je me rends compte que pour maintenir l'allure marathon sur ce profil de parcours qui alterne montées puis descentes, il me faut fournir une quantité d'énergie préjudiciable pour la suite. Mais je choisis, de maintenir le rythme malgré cette débauche d'énergie car je me dis que mentalement, je risque de craquer si je m'impose de ralentir maintenant pour espérer garder des forces pour terminer la suite. Ainsi alors qu'on attaque la montée du cap d'Antibes, et que je vois le rythme diminué, je m'acharne derrière à rattraper le retard perdu. Et c'est ainsi que jusqu'au 30ème, je me fatigue à globalement maintenir le rythme. En faisant cela, j'ai conscience que je vais le payer par la suite mais j'y suis préparée. Je ne sais pas si c'était le bon choix, mais j'ai choisi la solution qui me mettrait dans le meilleur état d'esprit possible. Et pour asseoir une certaine confiance, je voulais passer le 30ème pile dans l'objectif et c'est chose faite : 2H22'. Après réflexion, si j'avais été expérimenté sur marathon, j'aurai accepté de lever le pied lors de cette partie du marathon plus difficile pour pouvoir garder un maximum d'énergie pour la suite. Mais mentalement, je n'étais pas prête à cette tactique alors j'ai choisi de serrer les dents à partir du 30ème.

Et la dégringolade, à laquelle je m'étais préparée à commencer. Je verse quelques larmes de dépit et puis très vite, je m'en veux de cette réaction. Je pense à tous les encouragements qu'on m'a envoyé, à ma préparation, au maillot de Brinouille. Je me dis que je peux tenir à condition de chasser toutes pensées négatives. Ainsi je passe le 35ème, plus dans le rythme du tout mais je ne cesse de m'encourager à voix haute. Car il faut bien le dire, l'ambiance sur marathon restera une grande déception. Peu de spectateurs, et ceux qui sont là sont aussi livides que les coureurs.

Je vois une espèce de montée bien raide, se profilait. Je n'y crois pas et laisse échapper un «  non pas ça  !». Puis résolue à en baver, j'avance avec mes jambes de plomb. Chaque foulée me fait horriblement mal : j'ai envie d'hurler, de pleurer mais tout reste contenu car je dois tenir. Le rythme est lent entre 5 et 5'10/km (alors que j'ai maintenu du4'44/km jusqu'au 30ème). Mais une fois encore, rien ne me décourage, je cours le corps douloureux mais le baume au coeur. Ainsi quand j'arrive enfin au 40ème, dans un état lamentable, une bénévole croit bon de me lancer « allez,allez ça descend !! » pour me réconforter. Je pousse un hurlement puis un«  non pas une descente, pas ça ! » Quelle horreur pour les quadriceps, que cette descente légerement pentue pour regagner la côte cannoise. Mais comme à mon habitude, le 40ème signe la fin de mon calvaire et je mobilise le peu d'énergie qu'il me reste pour accélérer. Ce n'est pas la révolution jusqu'au 41ème que j'arrive quand même à boucler en 4'46. Puis comme d'habitude, je trouve sur ma route un «  gentleman coureur » qui m'emmène en m'encourageant sur le dernier kilo alors que je me sens perdre conscience. Le 42ème est bouclé en 4'34. Reste les derniers 200m, ou je ne suis plus du tout lucide, et aussitôt la ligne passée, je m'effondre ,ce qui me vaut une arrivée à la Lulubelle : deux pompiers viennent à mon secours et m'embarquent . Ils me libèrent une fois le sourire retrouvé. De nouveau sur mes pattes, Sofissi me tombe dans les bras, elle vient de faire son podium seule au monde, elle est en larme et je la regarde pleine d'admiration : un petit bijou cette nana !

 

Bilan 3H23'16'' en temps officiel (le temps de réel doit être quasi identique) soit 40'' de mieux que mon temps réel à Rotterdam. 

Une pacotille certes mais deux marathons complétement différents. Tout d'abord, Rotterdam est vraiment le « marathon à perf » avec aucune difficulté et puis j'avais eu un lièvre de luxe. A Nice, j'ai mené seule ce marathon avec un deuxième semi que j'avais envisagé avec des difficultés mais pas autant. De plus, ce marathon est mon second de l'année et il est évident qu'il va me falloir travailler dans d'autre domaine, si je veux pouvoir progresser sur marathon.

Enfin comme j'ai fait ce marathon dans le but de faire les championnats de France, voici le classement:

scratch femme 46ème/ 114 et SEF 19ème/22 ( c'est ça quand on est dans la cour des grands !)

Un grand merci pour tous les encouragements, ce marathon restera une fabuleuse expérience.


 

nov. 02
2010

Prépa Nice-Cannes....the end !

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Cette préparation restera atypique à tous points de vue :

  • sur 12 semaines,  5 entrainements par semaine : je n'avais encore jamais autant préparé une course.
  • Un kilométrage hebdomadaire variant entre 60 et 85 kilomètres durant ces 10 semaines.
  • Chaque séance a été faite sur un terrain différent : 2 séances sur piste au stade Faber puis au gré des envies : bois de Boulogne, champs Mars, Bords de Seine ou parc de Lenglen.
  • Chaque séance est faite également à différents moments de la journée : deux séances le matin, deux séances le soir et une séance en après-midi
  • 3 séances sur 5 /semaine, j'ai été accompagnée. Pour moi la coureuse solitaire du Parc des Buttes de Chaumont, c'est une révolution. Et de ce point de vue, cela m'a été très bénéfique
  • des courses en entrainements, pour suivre un peu l'évolution de sa forme             

            Semaine 1 : trail du cul d'Enfer 21km

4èmeSF/ 1H49'

Semaine 4 : 10km de Joinville

5ème SF/ 43'19

                         Semaine 8 : semi marathon de la Voix Royale

7ème SF / 1H35'58


 

  • ou bien des courses pour le plaisir de retrouver des amis, et faire des réglages d'allures

Semaine 9 : marathon de Vincennes

29 premiers kms puis retour en vélib à l'arrivée.

Semaine 10 : Marseille-Cassis

20,3km en 1H44'


Une préparation sans aucune monotonie, ou j'ai pris énormément de plaisir et durant laquelle j'ai pris confiance en l'objectif à venir. J'ai été sereine durant ces 10 semaines et quelque soi les sensations, j'ai essayé de toujours positiver et d'avancer sans gamberger. Je n'avais pas envie de me prendre la tête, sur ce que j'allais mettre dans mon assiette donc je ne me suis imposée aucun régime particulier. J'ai essayé de garder le plaisir de courir en point de mire, quelque soi les conditions, les difficultés, les états d'âme. J'ai suivi mon plan d'entrainement tout en faisant parfois des propositions de changements selon mes sensations et mes envies....ainsi j'ai pu bénéficier d'une grande qualité d'écoute durant cette préparation.

Nice-Cannes, n'est plus qu'à 13 jours : le temps pour moi de récupérer progressivement pour être au meilleur de ma forme le jour J. Ce sera mon 3ème marathon :


1er marathon Futuroscope en Avril 2009 3H42'

2ème marathon Rotterdam en Avril 2010 3H23'

J'ai pris le temps d'analyser le parcours de Nice-Cannes, bien moins roulant qu' à Rotterdam : il faudra faire avec cette difficulté

Combattivité, plaisir, résistance, humilité, adaptation, confiance seront les maitres mots pour décrocher la lune ! En un seul mot, il faudra être une PETROLEUSE !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

oct. 18
2010

Prépa Nice-Cannes : semi de Saint Denis " new record" oui mais....

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sophi

 

... il y a pas mal de leçons à tirer, si je veux faire un bon marathon.

Commençons par la fin, pour changer un peu ! Je franchis donc la ligne d'arrivée le sourire aux lèvres car le chrono affiche un nouveau record pour moi sur cette distance : 1H35'58''. Et je peux vous dire que j'ai du faire le dernier 1000m le plus rapide de ma minuscule carrière à l'issue du quel je vais me jeter sur la ligne d'arrivée en sprintant et dépensant plus de 5 personnes ! Je ne me suis pas reconnue ! Mais si l'euphorie des derniers kilomètres m'a permis de sortir satisfaite de ce semi, je peux vous dire que je n'ai pas fait une course extraordinaire.

Le départ est à 15H, et évidemment gros problème pour moi : on mange quoi et quand ? Je décide de me contenter d'une part de Gatosport à 11H, sachant que j'ai quand même manger des pâtes la veille. Mais ce fut une erreur de croire que je pouvais me contenter de si peu. Sur la ligne de départ, j'ai le « creux » à l'estomac....j'ai faim ! J'ignore ce signal et je vais le payer cher.

Je pars avec des jambes toutes légères, les kms défilent et je me rends compte que je suis partie plus rapidement que l'allure prévue ( 4'30/km). Je cours avec deux amis et je me sens bien dans leurs foulées. Je refuse donc de ralentir griser par mes excellentes sensations.

Je passe le 10ème km en 43'30 ( soit 4'21/km de moyenne !!! 9''/km plus rapide que l'objectif prévu....) et je dois me sentir l'âme d'une « super woman » car je m'inquiète même pas : je suis d'une naiveté affligeante. Et pourtant mon corps m'envoie des signaux de plus en plus marqués : le trou dans le ventre qui s'agrandit, les jambes qui deviennent plus dures, le souffle plus saccadé. J'ignore tout en bloc....mais quelle idiote ! Pour ma défense, je fais ce semi en préparation marathon et je n'ai donc pas vraiment travaillé l'allure semi, ce qui me désoriente sur mes capacités. D'ailleurs faudra un jour que je prépare vraiment un semi, je ne l'ai encore jamais fait : toujours le cadre de ma préparation marathon.

Enfin, voilà à force de faire la « politique de l'autruche », et arrivé ce qui me pendait au nez ! Au 12ème km, d'un coup je n'ai plus aucune force et un point de côté nait du côté gauche. Je lutte et me débats mais je fais du sur place ! Je dois laisser échapper mes deux amis. Et psychologiquement, c'est très dur car je sais que maintenant je vais courir seule et qu'en plus je suis en sale état. Alors que c'était le calme plat, voici que la tempête se déchaine en moi : envie terrible de sucre, d'eau. Je perds mon souffle : c'est la panique interne. Le revirement de situation en l'espace de quelques instants est terrible. Je m'arrête au ravito, prendre un peu de sucre et reprends mon chemin.

Mon allure retombe aussitôt sur mon allure marathon ( 4'40/km)....20'' de plus au kilomètres que sur les 10 premiers kms !!!!! J'ose même plus regarder ma montre. Mais je constate que je ne descends pas au dessous de l'allure marathon....comme quoi l'organisme quand il est en péril, s'installe automatiquement sur l'allure que je bosse à l'entrainement. Evidemment le moral en prend un coup. Ainsi, jusqu'au 17ème, je vais gamberger : alternance de « je suis vraiment nulle » à « arrête un peu de ruminer, bouge toi ! », alternance de «  je suis cuite »à «  tu peux encore faire quelque chose », alternance de " je vais tout arrêter, cette prépa me mène nulle part !» à «  première difficulté tu baisses les bras, fallait faire du tricot!". Bref, ça bouillonne en moi, je suis de plus en plus énervée contre moi, contre ces foutues jambes qui n'en veulent plus, contre ses pensées noires qui m'empêchent d'avancer. Tout le monde me dédouble et je ne peux accrocher personne. Heureusement, les hommes sont très sympas et chacun me lance un petit «  vas y accroche toi, ne lâche rien ». Et je crois que réellement à force de les entendre, j'ai  un sursaut d'orgueil qui nait en moi. Je décide de courir du plus vite que je peux sans  réfléchir. J'arrive au 20ème et me rends compte que je peux encore aller chercher mon record sur la distance alors, je rentre dans le stade de France, le baume au coeur. Un coup d'oeil au chrono, et me rend compte que je viens de boucler le 20ème en 4'10/km !! Je suis dans un état d'euphorie digne du départ....la qualité des jambes en moins ! Un tour de piste sur le stade de France, puis direction le stade annexe, ou j'enclenche dès l'entrèe sur la piste, le sprint final. Je dois avoir l'air déterminé car un coureur juste derrière moi, se colle dans ma foulée et m'encourage : « allez vas y ! encore un effort ». Dernier 100m, ou je me paye le luxe de doubler 5 personnes et le voilà mon record !

classement 7 ème SEF et 12ème au scratch ( ps c'est quand même un semi international...:))

Il me reste 4 semaines avant le marathon avec encore deux grosses semaines de travail.

Je peux vous dire que sur mon marathon, je ne partirai pas une seconde plus vite que l'objectif prévu. Je n'avais jamais connu une telle défaillance et je ne tiens pas à renouveler l'expérience. D'autant que je suis lucide sur mes capacités sur marathon et pour aller chercher mon chrono de Rotterdam de 3H23', il faudra faire preuve d'humilité et de patience. Cela ne sera pas une partie de plaisir et cela ne se fera pas dans la facilité.

Je terminerai par ma sympathique rencontre avec Mumu que je retrouverai en supporter sur le marathon, ainsi que le sourire de Lyset : heureuse d'avoir pris sa revanche sur son dernier 10km. Enfin, dans le vestiaire « parking », j'ai fait la rencontre d'une compagne de route pour Nice-Cannes, une fille comme je les aime : déterminée et euphorique à l'idée du prochain challenge qui nous attend.


Avant Nice-Cannes, je ferai escale à Marseille pour un « Marseille-Cassis » en mode touriste :)


 

sept. 20
2010

prépa Nice-Cannes : "si toi aussi ta bête noire, ce sont les 10 kms"

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3 abandons, 5 tentatives avant de passer enfin sous les 43'....l'année dernière je me suis acharnée sur cette distance ! On m'a pourtant confirmé cet été, ce que je pensai tout bas : «  cette distance n'est pas pour toi ». Mais têtue comme je suis....alors même que je suis en préparation marathon, et personne ne m'y a obligé, je décide de me réinscrire sur un 10km ! Le « masochisme » du coureur à pied est sans fin.....

Et puis pour compliquer un peu les choses, voilà que mon fessier droit se manifeste violemment depuis quelques jours. Rien de bien méchant, il est juste contracté et me rappelle à juste titre, que je ne l'ai plus étiré depuis 4 semaines et que Monsieur est sensible!

Ainsi il me faut jongler avec la carte prudence sur cette course....car l'objectif est le marathon, il ne s'agit pas de prolonger les hostilités avec Monsieur Fessier ! Et en même temps, j'enrage car j'aimerai tellement pouvoir repasser sous les 43'.

Enfin dimanche matin, je ne sais pas vraiment sur quel pied danser avant de prendre le départ. Mon aversion pour cette distance, ma douleur au fessier droit, mon envie de faire toujours mieux, mon mal de ventre de stressée chronique, mon objectif marathon, mon manque de sommeil....ça bouillonne « grave » dans ma petite tête. Et puis la magie opère dès le départ donné : tout s'envole en l'espace de quelques secondes, les jambes se libèrent.....plus qu'une simple pensée « courir ».

Mais, voilà, même si je n'ai aucune douleur, qui se manifeste, je préfère m'installer sur une allure confortable dès le départ pour ne pas me taper 10 bornes avec une jambe qui traine. D'une part, je n'ai jamais été doué pour les départs «  à fond les ballons » et d'autre part, je veux assurer mon arrivée en pleine forme. La ligne de conduite est donnée....jusqu'au 4èmekm, prudence !

1erkm : 4'23

2èmekm 4'20

3ème km : 4'19

4èmekm : 4'25 ( un lèger plat montant, mais ce n'est pas une excuse pour lâcher autant)

Les feux sont au vert, il est temps de passer sur une allure plus soutenue. Mais on n'enclenche pas la vitesse supérieure toujours aussi vite et bien qu'on voudrait ! Surtout quand on vient de s'installer dans une allure pas « pèpère », mais plutôt confortable. Vas faire comprendre à ton corps, qu'il faut changer de régime pour aller flirter avec des allures bien moins agréables, tout ça en plein milieu de la course !

5ème km : 4'16

6ème km : 4'15

7ème km : 4'15

8ème km, retour sur le léger plat montant, et je relâche complétement 4'28....je ne regarde pas mon garmin, pour ne pas me décourager mais à ce moment là , je sens que je suis en train de flancher. Action, réaction....vite une idée positive, un truc pour pour ne pas lâcher ! Je tourne la tête à droite, la tête à gauche, désespérément   : pas d'encouragements. Une fille à mes côtés, qui a l'air tout aussi mal. Bon allez, je me crée un « micro-objectif », la dépasser sur ces deux derniers kilomètres! Je relance donc après un effort important car si je m'étais trop écoutée, je me serai aller à marcher voire à m'arrêter sur le bas côté. Je lâche  la fille sans soucis. Je cherche toujours au fond de moi, un motivation pour me battre jusqu'au bout, même si « les carottes sont cuites », depuis mon départ de limace ,pour les moins de 43'. Je lutte, je m'accroche et boucle le 9ème en 4'20. Le déclic se fait enfin, je veux terminer brillamment et n'avoir aucun regret alors je me mets dans la zone rouge sur le dernier kilomètre : 4'09.

 

Au final 43'13''...un negative split !

 

Pas de record mais pas de regret car en course à pied, il faut savoir faire avec la forme du jour....

Le fessier n'a pas gueulé et je me suis bien accrochée. Je déteste toujours autant le 10km mais au printemps j'y reviendrai m'y coller. Quoi qu'en dise les experts....j'aurai mon jour de gloire sur 10km !

4 semaines de préparation pour Nice-Cannes se sont écoulées, il en reste 8....la route est encore longue.

 

août 30
2010

Préparation Nice-Cannes : "Trail du cul D'enfer"

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sophi

Je vais tenter cette année de courir deux marathons dans l'année 2010 en performance....que voulez-vous à 25 ans, on a souvent les yeux plus gros que le ventre !

A vrai dire, ce n'est pas pour une fois une question d'appétit...m'étant qualifiée pour les championnats de France, sur le marathon de Rotterdam en Avril dernier, j'ai envie de profiter de cette occasion. Le lieu et la date sont tombés :

Nice-Cannes le 14 Novembre 2010.

Me voilà donc embarquer dans un second marathon...

Après réflexion, j'ai décidé de préparer ce marathon sur 12 semaines. Il n'y aura donc pour cet automne qu'un seul gros objectif mais avec des « courses répères » au cours de la longue préparation. Je vais donc pas m'étaler chaque semaine sur ma préparation car ce n'est pas dans mon tempérament : j'aime vivre les préparations de façon « confidentielle ».

Quant à l'objectif, je ne pense pas qu'il soit définissable clairement en début de préparation. Ayant fait 3H23 à Rotterdam, je peux juste vous dire que je vais essayer de mieux faire. Oui je sais que Nice-Cannes ce n'est pas Rotterdam.....!!

Ce que je vais vous faire partager, ce sont les différentes « courses repères » au cours de ma préparation.

Trail du cul D'enfer en semaine 1

21,600km 400mD+/400mD-

Autant vous le dire tout de suite, ce trail, n'était nullement prévu dans la préparation marathon et les « experts » diront qu'il est peut être malvenu de débuter son plan ainsi mais je m'en fou un peu : j'aime aussi faire ce qu'il me plait . Je veux bien suivre un plan mais je veux qu'il me ressemble....

J'adore ce trail , l'ayant déjà fait l'année dernière ( j'avais d'ailleurs titré à l'époque mon CR «  A trail girl is born ») j'apprécie tout particulièrement son parcours ludique en sous bois. Et puis , c'est l'occasion de se retrouver entre amis (« caffeurs » et autres) en cet fin d'été autour d'un ultime pique nique.

Il y a du monde sur ce trail en cette belle journée d'aôut. Je sais qu'il va falloir partir vite pour pouvoir se positionner correctement car les premiers kilomètres de ce trail, en petits chemins tortueux et étroits, ne permettent pas de doubler. Je prends donc un départ assez rapide pour moi, mais j'ai quand même du mal à avancer correctement dans cette foule de « traillers ». Il faut bien attendre le 3ème km pour pouvoir courir sans peur de « tribucher » dans le coureur devant soi.  La première difficulté du parcours se profile au 4ème km mais les jambes sont encore fraîches. Je me retrouve au milieu d'une bande de « traillers » bien sympathiques et bien calée dans leur rythme, j'avance sereinement. Je sais qu'on avance assez vite sur ce début de parcours, une moyenne de plus de 13km/h mais je connais la suite et je sais qu'on va perdre beaucoup de temps dans les montées du 9ème, 12ème et 19ème....alors naivement je suis. Cependant cette allure sollicite bien trop mon organisme sur ce terrain instable. Ainsi j'arrive sur la première montée ( « le cul d'Enfer ») déjà bien fatiguée. Elle n'est pas vraiment longue mais bien abrupte donc je préfère passer en marche rapide plutôt que m'essouffler davantage en courant. Au sommet, je relance mais je sens que je suis en train de défaillir. Je me sens d'un coup faible et les jambes dans le dur. Le groupe se disloque un peu. Je reste en queue de peloton pour essayer de récupérer et surtout j'attends avec impatience le ravitaillement car j'ai une envie terrible de sucre. Ma vitesse indéniable chute autour de 12 km/h, sur cette partie du parcours. L'arrêt au ravitaillement me fait un bien fou et je repars déterminée. Ainsi je rattrape le petit groupe que j'avais laissé filé avant d'attaquer la côte des Italiens. Une fois encore, on perd un temps fou à escalader ce mur....mais la bonne humeur règne et le soleil brille alors je monte en essayant de garder patience. Nous venons de passer le 13ème kilomètre (7'30/km !! dur les côtes !) et je me sens mieux que jamais. On avance bien en profitant des différents terrains de jeux : cailloux, sables, bosses, chemins tortueux, orées de bois, chemins à travers champs....Je suis la seule féminine dans notre petite groupe et me voit surnommer par un des coureurs « mobylette » !

 Les kilomètres défilent jusqu'au 17ème, avec  une moyenne de 12,5km/h. J'aperçois au loin enfin une féminine ! Je la remonte sur le 18ème kilomètre avec une moyenne de 14km/h ! Cela me donne la pêche d'aller  chercher cette fille....Une fois que je l'ai largement dépassé, je relâche l'effort car j'ai les jambes qui  commencent réellement à être bien lourdes. Ainsi, je retombe à 12km/h sur le 19èmekm. La dernière difficulté du parcours pointe son nez sur le 20èmekm kilomètre. Je n'ai plus de force et les jambes n'en peuvent plus. Une fois encore, on marche tous dans cette montée.  Un sursaut d'orgueil lorsque j'aperçois le photographe dans un coin de la montée : « il ne va quand même pas me prendre en train de marcher !». Ce 20ème kilomètre est bouclé à 9,5km/h. Il reste 1,5 km et je lâche les dernières forces qui me restent en prenant la tête de notre groupe. Tout le monde me suit et je fais un dès meilleurs « finish » de ma minuscule carrière ! Les traillers de notre groupe me remercie d'avoir relancer et donner du rythme sur cette fin de course....je suis toute sourire !

 

Bilan : 1H49'/ 5ème féminine/ 4ème Sénior femme. Je resterai donc au pied du podium mais améliorant mon chrono de l'année dernière de presque 4', je suis satisfaite de ma course. Un seul regret, la 3ème SF est à seulement une cinquantaine de secondes devant moi mais j'en savais rien....

Suite à la course, je profite d'une séance d'ostéopathie de près de 40min....décidément ce trail est vraiment parfait !

Il va falloir maintenant récupérer tout en continuant l'entrainement.

 

 

août 18
2010

Chronique de vacances (fin)

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L'envie de découvrir le trail en montagne me pousse à m'inscrire dès Avril au stage « préparation trail d'Argentière », proposé par l'UCPA. Je lis le descriptif en travers, comme d'habitude, et ce n'est qu'à une semaine de l'échéance, que je me rends compte du niveau de difficulté. Enfin, comme je viens de me reposer une semaine, près de Cannes, je pars sereine.

Dimanche : cela commence fort mal, je rate la réunion d'information sur le stage, suite à une succession d'ennuis avec la SNCF. Me voilà donc qui pointe mon nez à 20H30, avec encore ma mini jupe de plage, dans le centre d'Argentière en pleine montagne. Je prends tout de même connaissance du groupe et de mes partenaires de chambres.

Lundi : début de la préparation.

Les filles « randonneuses » de la chambre sont un peu (beaucoup!) stressées et me voilà donc réveillée à 5H45 ! Heureusement elles partent en itinérance, tout le reste de la semaine et on va pouvoir se retrouver entre « trailleuses ». Nous sommes 4 filles inscrites sur ce stage, 8 hommes et 2 accompagnateurs (une femme et un homme). On part sur la journée donc nous sommes juste équipés d'un sac à dos plutôt léger, contenant le pique nique et quelques affaires de rechanges.

On commence par une petite mise en jambe gentille : 20km et 600m de dénivelé. Pas de difficultés. On est sur un terrain vallonné donc on enchaine montées puis descentes. L'idée est de commencer à travailler la technique de descente. Le soleil brille et l'ambiance est détendue. Je savoure cette belle journée avec un soupçon de déception : «  c'est trop facile » ( euh je vais regretter cette pensée !)

Mardi : Sortie qui est baséee essentiellement, sur de la montée. On va rejoindre le plan de l'aiguille situé à 2317m. Je découvre alors l'alternance marche rapide et course. La montée est vraiment raide mais j'ai encore de la fraicheur dans les jambes donc je suis sans problème. L'arrivée au plan est quand même la bienvenue car le rythme est soutenu ( 800m de dénivelé à l'heure). La descente est bien plus technique que la veille, ce qui me demande beaucoup de vigilance, n'étant pas habituée à cette exercice. J'ai mal de tête de devoir autant me concentrer mais je sens tout de même de plus en plus à l'aise. On court en groupe et les amitiés naissent. On redescend une partie avec le petit train « rouge » le long de la mer de glace.

Bilan de la journée : 17km-1300m dénivelé positif- 600m dénivelé négatif

Mercredi : Nuit blanche ! Des maux de ventres me prennent au milieu de la nuit et je vomis plusieurs fois. Je me lève complétement à plat ! Mais le moral est bon : notamment car l'ambiance est très bonne dans le groupe et que ce matin, chacun y va de sa plaisanterie. En effet, les accompagnateurs nous ont réservé une surprise dès 8h du matin et on a tous hâte de savoir de quoi il s'agit. On se dirige vers le téléphérique et nous voilà partis à 3200m d'altitude. Vraiment j'ai l'impression de n'avoir plus de forces mais je n'ai pas le temps d'y penser, trop occupée à me marrer dans la cabine ! La surprise tombe : montées et descentes d'escaliers à plus de 3000m pour apprendre à travailler avec moins d'oxygène. C'est ce qu'on appelle le « fractionné des traillers » ! Nous voilà donc partis pour 5 montées-Descentes. C'est horrible : il est 8H30, ça caille, j'ai plus de force et dès les premiers pas, on est essoufflé. Enfin, j'exècute les séries sans flancher. Ce n'était que la mise en jambe puisqu'on redescend en téléphérique pour la suite des festivités. Au programme, un sentier vallonné en direction de la suisse : pas de difficultés mais l'exercice de ce matin a laissé des traces et je sens mes jambes s'alourdirent au fil de la journée.

Bilan de la journée : 20km avec un dénivelé négligeable

Jeudi : on part sur le parcours du « cross du Mont Blanc ». Départ de Chamonix. Les 3 jours précédents commencent à se faire ressentir mais le début du parcours n'est pas difficile. Le temps est mauvais et il faudra faire avec la pluie et la brume. Dommage, cette sortie annonçait des beaux paysages. On commence dans les sous bois sur les pistes de ski fond puis on monte pour suivre tout un petit sentier en balcon. Malgré la pluie, j'apprécie le parcours, qui monte et descend juste ce qu'il faut pour que se soit ludique. On perd une fille du groupe et une longue pause s'impose alors que le temps devient de pire en pire. On a tous envie d'en terminer. Les difficultés se situent en fin de parcours. Ainsi, une fois la direction indiquée, on va partir chacun à son rythme et on se retrouvera au sommet. Ça monte bien et assez sereinement je grimpe. Seulement cette montée n'en finit pas et ça commence sérieusement à m'énerver. Si, si je vous assure, je rêve de plat....j'en ai marre que cela monte. C'est décourageant plus j'avance, plus ça monte. Rien n'y fait, je sais que je suis à la montagne mais j'espère toujours un espèce de faux plat pour laisser mes jambes se reposer. On marche, on court mais les pentes sont de plus en plus pentues et la marche remplace doucement la course. On reconstitue une partie du groupe à une étape intermédiaire et il reste le final ! Alors, là j'avoue, je craque complétement et je me demande ce que je fais là : ce sont des vrais murs qui se profilent comme arrivée du cross. Je n'y crois pas ! Des pistes de ski, à grimper....de gros cailloux, qui empêche d'avoir de bons appuis. Je suis fatiguée et cette ultime difficulté m'éxaspère. Enfin, on arrive sur un semblant de plat et je cours à fond....comme un besoin de me délier les jambes, car mes quadriceps n'en peuvent plus de la montée.

Bilan de la journée : 24km 1100m de dénivelé positif- 500m de dénivélé négatif.

Il faut aussi préciser que les journées se limitent pas à nos sorties de courses. Les fins d'après midi, on se retrouve « randonneurs, alpinistes, traillers » au bord de la piscine ou autour d'un verre à Chamonix en attendant la soirée au centre. Les diners sont très conviviables avec des soirées à thème : barbecue, crêpes, paella......et bien souvent le soirées se prolongent  autour d'un ultime verre. Malgré les dures journées qui nous attendent le lendemain, on prend plaisir à bavarder tard et partager des bons moments. Les nuits sont ainsi très courtes.

Vendredi : j'ai les jambes qui sont de vrais poteaux au réveil, je me demande bien ce que je vais pouvoir en faire ! On part sur le marathon du Mont-Blanc en faisant la partie que nous n'avons pas effectué la veille (vu que le cross et le marathon ont une partie commune). Le départ est difficile mais le relief facile donc je garde le sourire. Cela ne va durer qu'un temps car très vite on se retrouve au pied d'un mur. Je n'y crois pas : « on ne va courir là ! ». ça me décourage de voir cette montée. Je n'ai pas encore attaquer la montée que j'ai déjà le moral au plus bas. L'esprit groupe fait son effet et je suis laborieusement la troupe. D'autant qu'une partie est super en forme et près à en découdre pour cette ultime journée. Moi, j'avoue, je rêve de plaines et de bitume. Je n'ose plus regarder devant moi, car la montée semble sans fin. Le groupe s'est disloqué et me voilà montant en solitaire. Finalement, l'isolement a du bon, et je grimpe à mon rythme mais je me sens faible. Arrivée à un col intermédiaire, je regagne la tête du groupe et en attendant le reste du groupe, j'essaie de reprendre des forces. Il reste 200m de dénivelé pour atteindre un espèce de rocher, là haut perché. Je repars bien plus en forme car je sais que mon calvaire est bientôt fini ! Les 200m sont avalés rapidement et on dévale la descente rapidement. Je prends un plaisir intense dans cette descente : escaliers, pierres, racines....il ne manque rien. C'est un des meilleurs moments de cette semaine.

Bilan de la journée : 24km 1200m de dénivelé positif-1200m de dénivelé négatif.

Le séjour se termine avec de lourdes courbatures et la projection d'un retour en train sans bouger me ravit. 5 jours consécutifs et le maximum que je pouvais supporter avec cette intensité. Un 6ème jour aurait été le bienvenue mais il aurait fallu faire une pause d'au moins une journée pour se ressourcer.

Bilan des 5 jours : plus de 100km et 4500m de dénivelé.

Au final, malgré la difficulté du séjour, je ressors enchantée par cette expérience et surtout prête à faire le cross du Mont-Blanc l'année prochaine.

Hier, petit footing sur Paris dans le parc Suzanne Lenglen : j'ai cherché du regard les montagnes et mes amis « traillers ». Je me suis sentie obligée de faire toutes les petites montées du parc.....mon footing m'a paru bien fade. Le retour sur route va être difficile, la montagne a gagné du terrain.

 

 

 

août 02
2010

Chronique de vacances (2)

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sophi

Lundi, direction  Vittel, pour un stage "course à pied"....ou plutôt une semaine à courir, le pied ! 

Après m'être installée et avoir découvert que je suis partie avec un paire de running dépareillée (eh oui on peut rater sa valise à ce point ! cf photo) et qu'il me faudra donc courir avec la vieille paire de baskets, prise (par chance )pour faire le VTT, il est temps de faire connaissance avec notre groupe. Nous sommes 12 avec tous un passé de la CAP différent mais impatients de découvrir ce qui nous attend.

Après un petit footing, histoire de visiter les lieux, l'après midi est dédié à l'étude de la foulée. Nous voilà donc, partis dans une succession d'exercices, pour découvrir les secrets d'une foulée efficace.  Cyrille (le coach), nous filme afin qu'on puisse analyser chacun de nous un peu plus tard dans la semaine. Tout se déroule de façon ludique, et très vite l'ambiance se détend. On termine cette journée  dans les bains bouillonnants du centre (qui nous sont réservés sur une plage horaire )et autour de "BobTahri au Kénya".

 

Mardi, la pression est montée : c'est le test VMA ! Mais pas de raison de se prendre la tête, il suffit juste de retirer le mot "test" et tout va mieux ! Il s'agit seulement de déterminer  une base de travail pour le restant de la semaine.  Les VMA du groupe s'étiolent de 8,5 km/h à 17km/h. Le test est suivi d'une séance de 30''/30'' toujours sous l'oeil de la caméra.  

La pause de midi terminée, Béa-Run et moi allons tester la piscine : un bassin de 50m, complètement déserté, chacune dans notre ligne d'eau, je retrouve le gôut du chlore ! La journée n'est pas terminée, on retrouve le groupe pour un footing en sous bois, à "allure bavardage"....il n'en faut pas plus pour resserrer les liens entre nous.   

La soirée se termine par un visionnement  des prestations de coureurs de chacun ce qui nous vaut de bons éclats de rire. Cyrille, nous explique images à l'appui, les différents types de profil de coureur. Nous voilà amenés à déterminer les points forts et les points faibles de chacun et surtout les exercices qui permettraient de renforcer ou corriger ses forces et faiblesses. 

Mercredi,  séance de" fartleck" ....qui restera ma séance préférée ! On constitue des groupes en fonction des  divers VMA, et la consigne est simple : durant 25min, il faut imposer des accélérations au groupe, au moment ou on a envie, sur la durée qu'on veut et avec l'intensité qu'on souhaite. Celui qui impose le rythme, se positionne devant et les autres suivent. Un seule contrainte, le temps de récupération du groupe doit toujours être inférieur à celui d'accélération. Sur le papier, cela semble peut être tranquille mais dans la réalité c'est la meilleure séance de fractionnés qu'il  m'ait été donné de faire....de plus, exit le côté fastidieux de la piste, tout cela en pleine nature. Mon groupe se prend très vite au jeu, et chacun essayant d'en faire baver à son voisin ! Tout ça dans la joie et la bonne humeur.

L'après midi, fausse alerte météo....le soleil brille toujours et la sortie vélo est reportée un peu trop vite.  Les sirènes ( !!!) enfilent le maillot et nous voilà reparties nager....ne dis t-on pas heureux comme un poisson dans l'eau ? Au retour, de cette baignade,  je fais la rencontre de "Cocopuce" venue, exprès pour rencontrer les filles de CAF ....ce qui va bluffer Cyrille ! Ben oui,  CAF, c'est plus qu'un réseau virtuel de nanas !  Il s'en suit un moment agréable d'échanges.

On termine la journée par la planification de l'entrainement. Cyrille nous donne les grandes lignes de constitution de préparation de plans....et c'est à nous de jouer pour mitonner une semaine d'entrainement à l'un d'entre nous. Suite à cette séance il en découlera la possibilité  d'avoir des entretiens individuels avec le coach, histoire de repartir chacun avec de bons conseils voire une base de travail pour les objectifs à venir.

Nous passons beaucoup de temps en groupe et il se crée rapidement d'amicales relations au sein du groupe.....les repas, les soirées (toujours bien remplies) sont d'excellents moment de partage. C'est ainsi, que mercredi soir, je m'endors déjà nostalgique de me savoir à la mi chemin du séjour...

Jeudi, sur le papier, j'aurai parié à une journée plus cool mais finalement, nous voilà embarqués dans un "circuit training", entrainant et intensément riche. Je ne dévoile volontairement pas toutes les ficelles du stage, car le but est de faire ce stage pour profiter et découvrir la qualité et la diversité des séances proposées.  Toujours est-il, que la partie de rugby endiablée restera un excellent souvenir....toutes les exercices, renforcent les affinités eu sein du groupe (et les muscles aussi !)  et pour peu, l'impression de se connaitre depuis toujours. 

L'après midi est dédiée aux thermes de Vittel.....douches à go go, bains bouillonnants, jets en tout genre. Nous voilà lavés pour quelques temps ! Fin de journée, autour d'une discussion "houleuse" (c'est ça aussi un groupe, des idées différentes !) mais rien qui ne viendra gâcher la bonne ambiance de la semaine.

Vendredi, dernière grosse séance de la semaine. En bord de Lacs, toujours en petits groupes avec chacun son objectif de course, une séance au seuil afin de pouvoir compléter notre profil de coureur. En effet, une clé USB va nous être remise avec toutes les données de nos différentes séances afin de revenir avec un bagage de connaissances sur soi et surtout des pistes de travail en fonction de chaque profil. J'ai la chance en plus , d'avoir  profitée d'un myotest sur cette séance, sur qui va permettre d'approfondir les connaissances techniques de ma courses. Le cadre est magnifique, chacun se soutient et  se donne, une fois encore. On en oublie presque l'heure du repas ! Le timing est serré aujourd'hui.  Et très vite nous voilà, partis pour la sortie VTT sur les crêtes Vosgiennes....rien de bien méchants, mais comme d'habitude, si j'apprécie le vélo comme moyen de locomotion, c'est de toute autre chose quand s'il s'agit de le pratiquer comme sport ! Mais, il est bon de se retrouver en queue de peloton, nez au vent. 

Samedi, la fin du séjour est éminente....une dernière séance décidée collectivement à jeun ! un footing dialogue, donc je vous dévoilerai rien (d'ailleurs, ça m'arrange car à 7H, les yeux tout juste en face des trous, dur, dur  de saisir toutes les ficelles de cette séance !). Mais une fois encore, la bataille prédite n'a pas eu lieu...il aurait été dommage de partir fâchés ! Dernier petit déjeuner (plutôt gros pour certains !), et retour sur Paris avec son nouveau bagage d'amis. Un bagage qu'on espère garder et qui sait, si on ne refera pas un prochain voyage ensemble....

Enfin, un petit mot, sur l'entraineur, Cyrille....le stage ne serait pas ce qu'il est, sans une personnalité aussi pertinente, ouverte et drôle.

 

 

juil. 19
2010

Chronique de vacances (1)

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Première étape de mes longues vacances : bord de mer "île d'Oléron" en famille.

Cela fait une éternité que je ne suis pas partie avec toute la famille. Une semaine a vivre ensemble (quand même une bonne vingtaine en tout !) dans une belle maison en bord de mer. J'avais juste omis que j'étais une hyperactive....

8H réveillée avant toute la tribu, j'enfile mes runnings pour des sorties matinales ( ça dépend pour qui mais pour des vacanciers, il parait que c'est tôt !).  A cette heure là, on ne croise que le sportif profitant de la fraicheur, un large sourire lèvre et le regard complice.  Je me dis qu'il ne suffit de pas grand chose pour  nous rendre  heureux...juste quelques heures, ou on peut savourer le calme, respirer l'air marin et se sentir en harmonie avec son corps.

9H retour à la maison. Les premiers se réveillent, se frottent encore les yeux que je suis déjà en sueur et  toute excitée. Je vous passe les " non tu n'as pas déjà couru ?" ;"tu sais, tu es en vacances, tu peux dormir....".  Au fond, je sens bien qu'il m'envie tout de même....ainsi, très vite cela se transforme en "demain, je pars avec toi !"

Je laisse le marché et autres activités de cuisine à des biens plus doués que moi et je prend le wagon direction la plage pour faire le lézard jusqu'au déjeuner : un bon bouquin et un "running magazine" (que tout le monde a fureté en cachette !) dans le sac de plage .  Sur la serviette, j'en profite pour faire quelques abdos et copier les étirements de Christophe Carrio, tandis qu'on essaie de me convaincre que l'eau est bonne. Mais je ne suis pas "une fille aquatique" :). Une fois encore, les plus curieux veulent à tout compris tester mes étirements en tout genre.

Le temps repas étant toujours un peu long à mon gôut, j'en profite pour m'éclipser pour une micro sieste.  Je ne suis pas réellement une adepte de la plage l'après-midi mais je trouve toujours des partenaires pour partir faire une belle ballade en vélo.

Fin de journée, j'ai ma baisse d'adrénaline...et comme tout le monde, j'apprécie l'apéritif à l'ombre du tamaris. Mais tandis que d'autres discuteront jusqu'à tard dans la nuit, je regagne mon lit. 

Une vilaine gastro vient cacher cette fin de semaine familiale mais comme je suis une entêtée....je me fais mine de "tout va bien" entre deux vomissements. Ainsi, je m'enfile les sorties vélo prévues tandis que je sens que ça bouillonne dans mon ventre. Je suis incapable de me dire que je vais rester allonger à attendre que cela passe....autant souffrir un peu et profiter tout de même des vacances. Alors, quand arrive le dernier jour du séjour, celui ou je dois aller courir les "15kms de l'île de Ré"....il ne fait aucun doute que je vais prendre le départ.

Mais je ne suis pas une "superwoman" et la course se transforme très vite à partir du 7ème km en "un long chemin de croix". Mais il ne vient même pas à l'idée, d'abandonner. Les crampes abdominales sont de moins en moins supportables et j'avance de mieux que je peux. Je détermine la course livide mais heureuse. Barbie présente sur la course, finit en pleine forme (et toujours en bonne compagnie !) en  préparation de l'UTMB.

Il me reste maintenant une semaine pour me reposer dans ma campagne avant de partir une semaine en stage course à pied à Vittel avec Stefun....ce qui fera l'objet de la prochaine chronique !

juin 27
2010

Trilogie estivale

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sophi

Reprise en main post marathon....il était temps ! Et la place de Riquet et des Pétroleuses dans « cette résurrection » est importante. Parce que j'aime courir pour mon plaisir mais aussi batailler pour aller chercher les meilleures places et chronos.

D'abord, sur le plan de l'entrainement, ou je n'arrivais pas à me détacher de mes sorties longues. Admettre enfin, qu'enfiler des kms, ne permet pas d'aller plus vite et qu'il y a tout autant de plaisir à s'envoyer des séries courtes sur piste (dixit Brinouille mais je commence à adhérer !)

Ensuite sur le plan mental, ou le doute m'envahissait sans cesse sur mes capacités et me rendait solitaire. Rien ne vaut alors une bonne course d'équipe ! Prendre plaisir dans l'effort mais aussi dans le partage avec les autres coureurs.

Enfin, sur le plan hygiène de vie : je passe mon tour ;).....après tout je ne serai qu'une coureuse de quartier alors à quoi bon, se priver !

Ainsi repartie sur de nouvelles bases, j'essaie depuis 3 semaines, de faire de mes courses : une compétition et un moment de convivialité.

13 Juin 2010 : La Vanvéenne ( 5km) : j'ai très peur de faire cette course car je suis en plein doute...j'embarque alors mon ex-copain, histoire d'avoir un compagnon de route (même si je sais qu'il va galoper devant). C'est les montagnes russes mais je suis bien en jambes. Je passe les premiers kms sur la base prévue et je prends confiance. Au 4ème km, on m'annonce que je suis première femme.....arrivée sur la piste d'athlétisme,les bambins du club « madame, c'est génial, vous êtes la première ! », une belle émotion :).

5 km : 20'45- 1ère Scratch

20 Juin 2010 : Foulées de Suresnes ( 10 km) : no pression....est le mot d'ordre ! Cette fois, je peux compter sur Stéphane et Mathilde pour jouer les « running partner »....la miss est bien décider à battre son record. Moi je vais prendre cette course comme un entrainement ( pas de repos particulier, chaque course est la 5ème séance de la semaine). Je cours détendue et sereine. Les kms s'enchainent dans un rythme régulier. Je regarde de temps en temps mon chrono mais je ne veux pas abandonner donc j'évite ! Mais finalement, je regretterai cette passivité quand Stéph m'annonce à 200m de l'arrivée 42'10''....je pique un sprint (un vrai pour une fois !) et franchie la ligne d'arrivée en 43'03. Si je m'étais réveillée avant plutôt que de courir comme la dernière de la classe !

10 km : 43'03- deuxième meilleur chrono sur cette distance

27 Juin 2010 : Trail de Montatou ( 10 km) : une pause nature....je vois les copines de CAF, inscrites et j'embarque avec moi, Stéphane et Lulubelle. Le cadre est magnifique. Je prends un départ très rapide pour pouvoir bien me positionner. Petit chemin forestier sinueux, descentes accidentées....et un premier mur. Je décide de marcher dans ces murs....à quoi bon y laisser de l'énergie, je vais plus vite en marchant ! Par contre, derrière je relance très vite. Un passage un peu plus plat, mais en plein soleil : j'en profite pour grapiller quelques filles. Retour dans le bois. Alternance de descentes et côtes, ça devient presque ludique. Second mur, une fille est juste devant moi. Je reste derrière elle pendant la montée et au sommet je relance en la doublant. Descente à fond, je me sens super bien. Dernier mur, cette fois, je n'ai pas envie de me faire rattraper donc je fais l'effort d'en courir une partie (seulement !). D'ailleurs, je cours avec le feu aux fesses ! La dernière partie est géniale, ....presque l'impression d'être la petite biche des bois :)

1ère SF- 2ème au scratch

La semaine prochaine , je serai du côté de France des îles :)

Podium du trail.

 

avril 12
2010

Marathon de Rotterdam 2010

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sophi

Il y aurait tant à raconter sur ce marathon : que se soit sur la préparation que j'ai choisie de mener de façon plutôt introvertie mais en m'imprégnant des conseils de part et d'autres, ou bien encore sur ce fabuleux week-end à Rotterdam avec une belle bande d'amis. Mais je vais me restreindre mon CR à la course car par elle- même c'est déjà une longue tirade ....42,195km ce n'est pas « un long fleuve tranquille ».

 Dimanche matin, à peine réveillée, et déjà l'oeil sur la ligne de départ grâce à l'emplacement exceptionnel de notre hôtel : au pied des starting-blocs ! La nuit a été bonne et je suis assez nerveuse tandis que mes deux compagnons de chambres jouent la « zen attitude ». Mais j'arrive quand même à négocier un départ à 10H de l'hôtel car il y a bien 30 mètres à faire pour rejoindre les sas avant le départ de la course à 11H. Mais c'est mon côté, « élève sérieuse » : toujours à l'heure et au premier rang ! On s'installe,avec Jibé ,dans les tous premiers au sas D. Il ne fait pas chaud et c'est bien camouflés qu'on patiente entre deux rafales de vent. 

 11H le départ est donné et c'est l'embouteillage! Le « slalom géant » commence et la peur de chuter qui va avec. On ne voit même pas les deux premiers kilomètres tellement on est concentré sur les coureurs à contourner et les sacs poubelles à sauter. Je suis censée donner le rythme à Jibé qui n'a pas l'habitude de courir avec moi. Je m'étais fixée de partir sur 4'55 au km mais passé le 5ème kilomètre je me rends bien compte que je suis à une allure légèrement au dessus : 4'50 mais cela ne m'inquiètes pas. Cette allure, je l'ai aussi bossé à l'entrainement et mes puls sont correctes. Les kilomètres défilent donc tranquillement avec une très grande régularité de 4'50''/km. Je suis très détendue, bien en jambes et en excellente compagnie. On ne court plus que dans de petits pelotons ce qui me convient très bien. 

Côté ravito, j'ai fait confiance à Jibé qui m'a conseillé de me contenter de l'eau et boissons énergétiques distribuées sur le parcours. Donc on a choisi de prendre 2 à 3 secondes pour s'arrêter et boire sans s'en mettre partout. Cela fonctionne très bien et on ne perd aucun temps sur notre allure prévue. 

Jusqu'au 25ème kilomètres, c'est une bonne ballade et tout va pour le mieux : si ce n'est ma chaussette que je sens glissée et qui commence à frotter sous mon pied : mais je choisis de l'ignorer et de concentrer mon attention sur autre chose. A partir du 28ème, je commence à être beaucoup moins détendue et je commence à ressentir l'effort musculaire au niveau des quadriceps. Aussitôt, je crains le « mur » ,le 30ème se profilant et sachant que je suis partie sur une allure un peu au dessus que celle je m'étais fixée. Un coup d'oeil sur mon cardio et je remarque que mes puls ont baissé de 3 à 4 par rapport au départ ce qui est bon signe. Mais je sais que c'est aussi le moment de ne pas douter donc je commence à penser à tous ceux qui me soutiennent, à mes séances d'entrainement réussies avec succès, à mes élèves (alors qu'ils ne savent même pas que je cours !)....enfin tout un tas de choses positives. J'arrive ainsi au 30ème beaucoup plus sereine et toujours dans le rythme (voire un peu au dessus !! j'ai pourtant pas l'impression d'accélèrer).

 Le ravito du 30ème, je m'arrête quelques secondes et je me rends qu'il ne sera plus possible de s'arrêter sur les autres car j'ai les jambes qui commencent sérieusement à hurler ! Je sais aussi que le marathon commence maintenant et qu'il ne faudra rien lâcher. Il y a un monde fou, tout le long du parcours : musique, encouragements, applaudissements....le public s'en donne à coeur joie. Cependant étant peu habituée à cette effervescence, j'apprécie à partir du 30ème d'accéder à une partie du parcours plus à l'écart. En effet, j'ai besoin de me concentrer et j'aime le calme. Ainsi ce passage en sous bois tombe à pic et je vais de suite mettre en place «  une tactique » pour les kilomètres suivant : se concentrer sur sa respiration, sa foulée et associer les sensations de douleurs vécues à celle connues et surmontées à l'entrainement. Jibé est toujours là à mes côtés, contrôlant que l'allure soit bonne et respectant mon besoin de m'isoler pour surmonter mes douleurs maintenant bien installées. Au 34ème, je pensai être au 35ème....ça me perturbe un peu. A ce moment, je me dis que je ne dois plus penser à l'arrivée mais vivre chaque kilomètre les uns après les autres. J'ai besoin dans ma tête de fragmenter mon effort pour qu'il me paraisse moins difficile. La souffrance est bien là, les jambes sont très douloureuses. Au 35ème, il n'est donc plus question de s'arrêter au ravito donc j'essaie de boire le mieux que je peux en courant mais ça a du mal à passer. 

36ème, 37ème,38ème.....pas un faiblissement au niveau de l'allure. Passée le 38ème j'ai l'impression de me mettre en pilote automatique, je n'arrive plus à penser à quoi que se soit : j'avance juste en suivant Jibé. Et je me répète, si j'arrive au 40ème «  c'est gagné ». Ce qui est ridicule mais à ce moment là, je suis convaincue qu'après je trouverai forcement des ressources pour terminer. Et le 40ème arrive enfin, sans que je m'en rends compte vraiment. Une bouteille jetée, par un coureur devant moi, manque de me faire tomber. Cet incident me ramène à la réalité de la course. Je sens les larmes qui me montent aux yeux. 2000 mètres c'est ce qu'il me reste à parcourir et c'est aussi ma dernière séance que j'ai fait sur piste. Dernière motivation pour ne rien lâcher «  5 tours de piste et je suis arrivée »....c'est facile ! J'oublie alors l'allure et fonce du mieux que je peux vers le 41ème. Sur le dernier kilomètre, le compte à rebours est annoncé et moi je convertie en tours de Lenglen ! Quand j'affiche le panneau 200mètres, je sens une émotion incroyable m'envahir et je vois le chrono officiel s'afficher....c'est décidé je passerai sous les 3H25 en temps officiel !

 La ligne d'arrivé franchit.... je hurle et je m'effondre en larmes. Tout explose en moi : toute cette souffrance refoulait au fil des kilomètres doit ressortir. J'arrive plus à avancer et ni à surmonter mes émotions. Je réalise petit à petit ce que je viens de réaliser dans les bras de Jibé et lorsque j'aperçois le sourire et entends les «  c'est énorme !!! » de Malik. J'avais connu la joie du premier marathon, aujourd'hui j'ai connu les larmes de  douleurs du second.

 Au final : 3H23'49'' en temps réel. 

 Passage au semi en 1H42'45'' donc un léger « negative split » pour ce deuxième marathon !

 Merci à Jibé d'avoir partager cette course avec moi, à tous mes amis qui ont supporté mes humeurs et à Olivier pour son investissement.

janv. 25
2010

La barre des 43' est tombée : 10 kms du 14ème

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sophi

42’45’’….ce dimanche avant de pouvoir échapper ce cri de joie, enfoui depuis septembre. Il ne m’en faut pas plus ce matin, pour me donner envie de pleurer. Ce n’est qu’une course comme tant  d’autres, sans aucun charme, mais pour moi elle avait tout un sens. Un objectif à atteindre pour me prouver quelque chose au fond de moi même.

Une semaine que mon attention est centrée sur cette course. Pour une fois, j’ai assez confiance en moi, pour relâcher l’entrainement dans les derniers jours et jouer la carte « fraicheur ». Je sens néanmoins le stress m’envahir au fur et à mesure que l’échéance approche mais c’est « stress moteur » : un juste équilibre entre tension et plaisir.

Dimanche, 8h, Motte-Piquet, direction le 14ème avec Christophe et Mathieu. Le temps est idéal et je retrouve Stéphane sur place.  Un échauffement digne de ce nom, un bon lot de paroles positives et me voilà sur la ligne de départ, hyper tendue. Chlore, Brinouille, Pétunia, Stefun, Stéph95, Wim, Philippe, un petit noyau dur prêt à en découdre.  Les dés sont jetés…

Départ toutes en bousculades, il faut pourtant partir vite pour pouvoir bien se placer. J’ai les jambes un peu tétanisées sur ce premier kilomètre mais je termine celui-ci en 4’15’’ pile dans le temps prévu ce qui me rassure tout de suite. Je laisse Stéphane menait le rythme et je me place deux bons mètres derrières. J’ai décidé de ne pas courir dans sa foulée mais de maintenir un écart constant entre nous. Pas de difficultés sur ce début de course, je suis dans le rythme : je me concentre sur ma foulée et le parcours qu’il faudra refaire une seconde fois. 

5ème kilomètre passé en 21’24’’ ( on est sur les bases de 42’55). On attaque la seconde boucle.

L’écart se creuse un peu entre moi et Stéphane et il se retourne un peu inquiet sur ce début de 6ème kilomètre. Je sais qu’il va maintenir l’allure car je lui ai demandé de ne jamais ralentir même si je déccrochais. C’est donc le moment, ou je sais qu’il faut ne rien lâcher et tout suite recollée quitte à tout de suite se mettre mal. Une partie de moi-même a envie de lui crier de m’attendre et l’autre me dit de me réagir. Mais le choix est déjà fait, aujourd’hui il faut que ça passe. Je rattrape Stephane et termine ce 6ème en 4’13’’. Mon souffle est cependant plus difficile mais maintenant j’y crois vraiment : le 7ème passe en 4’22. Je commence réellement à souffrir et mon « traditionnel » mal de ventre de fin de course pointe son nez. Je détourne mon attention sur le parcours et attend les encouragements : sur une source d’énergie pour ne rien lâcher. Le 8ème et la 9ème s’enchaine en 4’15’’ chacun, mais en ce moment là j’ose à peine regarder ma montre, et me contente de lapser les temps. J’ai assez confiance en Stéphane pour savoir qu’il va me mener au bout. Un coureur arrive à ma hauteur et m’encourage sur cette fin de course et je l’en remercierai jamais assez car je me sens pas du bien du tout sur ce début de 10ème  kilomètre.  Stéphane se retourne et lance le compte à rebours « plus que… ». Mais je connais le parcours et je sais qu’il faut un peu d’énergie pour terminer dignement la petite boucle finale. Et quand je sens qu’il faut tout donné, j’oublie la douleur et lance l’accélaration finale sous les encouragements de Raphael et Johan. Dernier kilomètre terminé en 4’11 dans une euphorie totale et un cri de bonheur sur la ligne d’arrivée.

Bilan, un  « negative split » puisque je termine les 5èmes derniers kilomètres en 21’15’’.

Temps réel : 42’39’’

Temps officiel : 42’45’’

Et une qualification pour les championnats de France de 10kms.

Ce chrono est personnel mais je le dois aussi à tous ceux qui m’ont entourée :

Les pétroleuses : une belle emulsion et une belle hargne qui obligent à toujours se surpasser et à ne rien lâcher.

Johan : ma pensée positive

Stefun : un lièvre et bien plus

Raphael : toujours là pour un debriefing

Fabien : qui m’a fait découvrir les plaisirs des 10x400m !!!  et autres douceurs de la piste…

déc. 28
2009

Debriefing d'entre deux fêtes : corrida de Houilles

Posted by sophi in Untagged 

sophi

Le chrono ne sera pas tombé en 2009, sous les 43', il faudra attendre 2010. Mais avant d'attaquer cette nouvelle année, il est temps de tirer quelques enseignements de mes courses sur 10 km depuis Septembre
4 octobre 2009 : Paris centre 43'28'' (officiel)

23 novembre 2009 : Boucles du 17ème 43'41 (officiel)

27 décembre 2009 : corrida de Houilles 43'34 (officiel)

Je suis sur un pallier que je n'arrive pas à dépasser...et pourtant à Houilles, en passant le 5ème au 21'30'', j'étais sur les bases de 43' mais c'était sans compter  sur un décrochage total au 7ème et 8ème !

Comment vous expliquez ?
Tout va bien, je suis bien partie et ,aujourd'hui j'ai fait un bon début de course (ce qui assez rare pour être noté !). Mais en terminant le 6ème, me viens l'envie de tout arrêter...comme ça d'un coup ! Et me voilà submerger d'ondes négatives " tu ne feras pas la dernière boucle", "ça fait trop mal" "qu'est ce que tu fous là ? " " Tu t'es mal entrainée ces dernières semaines", "il y a même plus de filles autour de toi, arrête toi !"....c'est une avalanche qui me submerge, et je suis ensevelie dessous. Et ça continue "tu as mal au ventre, inutile de te rendre malade", " tu respires mal, c'est pas ton jour". Et j'en oublie !  Pendant ce temps là, les mètres defilent et je perds en vitesse à me matraquer l'esprit comme ça . Je suis à ce moment là, au kilomètre 6,900 ( l'arrivée au prochaine tour !) et voilà les kenyans en tête de la course qui arrivent à ma hauteur pour terminer leur course avec panache.
Mon attention est donc d'un coup détourné de mes idées noires...j'ouvre enfin les yeux plutôt que de me noyer dans mes flagellations egocentriques. J'observe les dégâts au 7ème 4'30'' alors que je suis censée courir en 4'18'' voire un peu moins. Il est temps de se reprendre mais le profil de la course n'est pas en ma faveur pusiqu'on attaque la côte et puis physiquement je commence à être bien entamée aussi. 8ème kilomètre en 4'29'' (c'est pas beaucoup mieux vous me direz mais avec la côte pour la 3ème fois, on va dire que c'est potable !). J'ai réellement un mal de ventre qui pointe son nez mais j'essaie de mettre ça de côté et je retrouve un peu d'énergie tandis que la nuit tombe. Et comme on s'était "chariée" avant la course pour savoir si oui ou non on allait finir avant la nuit avec Stefun et Léty...j'ai une pensée pour eux. Et il n'en faut pas plus pour que je me remette à positiver et relancer la machine. 9ème kilomètre en 4'20''...là je me rend compte que la fin va être terrible car j'avais l'impression d'aller beaucoup vite ! Mais il reste un kilomètre et souffrir encore sur cette distance ne me fait pas peur d'autant que je sais que Christophe, Brinouille sont sur le bord pour m'encourager. J'essaie d'acélerer mais il faut se rendre à l'évidence : je cours depuis mercredi et musculairement je suis fatiguée. J'ai donc même un moment de lucidité sur cette fin de course òu je me dis " maintenant arrête de faire des footings quand il y a marqué sur ton plan : REPOS ou va faire des 400m ça va te calmer tout de suite !". Les supporters sont bien là et je termine le sourire aux lèvres mais pliée en deux ( car j'avais quand même bien mal en haut du ventre !).

 

Alors pour 2010, bonnes résolutions :

confiance en soi, repos et vitesse .

Bonne année à tous.