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avril 13
2011
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Il y a longtemps, au temps des huit Baronnies du Gévaudan, Constance de Toulouse, Dame de Pierre-Bermond d’Anduze alors Baron de Florac attirait les meilleurs troubadours et érudits de ce début du XIIIème siècle (ce qui devait donner le don à sa fille Azalaïs, la célèbre troubadouresse), faisant sa cours des plus jolies femmes de l’époque. Depuis lors, le Comté du Gévaudan, devenu le département de la Lozère (alors numéroté 46, maintenant 48) le 22 décembre 1889, attire les plus jolies femmes de France…
L’histoire qui débute fin mai 2010, devait le vérifier. J’arrive en Lozère après une jolie balade le long du canal du midi. Je profite d’une belle journée pour enfin faire connaissance avec la seule lozérienne (à ma connaissance) du site. Rendez-vous est pris pour un café dans Mende. Assis à la terrasse, je vois une jolie dame brune venir vers moi…
Fin juin, Fanny puisqu’il s’agit d’elle, courra dans la froidure du pays de la « Besta » son premier trail. « La Capucine » est un trail exclusivement féminin de 11km pour plus de 200m de dénivelés positifs. Elle finira 14ème sur 178 finisseuses et 245 au départ (67 abandons) et 8ème sénior sur 68 arrivantes en un superbe 1h15mn31s. Je crois bien que ses cuisses se souviennent encore du travail que je leurs avais fait faire pour que la Damoiselle devienne une descendeuse accomplie. Croyez-moi sur parole, descendre de 1040m à 720m en 1km200m, une descente aussi technique que celle de « l’Ermitage Saint-Privat » à Mende en moins de 5mn, c’est déjà une belle performance et démontre de réelles capacités de trailleuse. Capacité que confirmera le sens de l’orientation de la belle dans l’immense centre commercial de Toulouse-Blagnac lors du semi test couru dans sa préparation marathon le 6 mars 2011. Dans le même temps, je connaitrai du côté de Nasbinals mon premier abandon sur « L’Aubrac Aventure Trail »…
Décembre 2010, la vie de Fanny bascule, la néo-Biterroise s’accroche à la course à pied comme un marin à une bouée au milieu de la tempête. Moi qui prenait mon sport pour un jeu comprend alors que les circonstances peuvent amener à dépasser le côté ludique, voir à transformer sa pratique en un besoin presque vital. Fanny est inscrite au marathon de Paris, je sais quelle comptais être entourée de sa petite famille et qu’elle ne le sera probablement pas, je m’inscris donc espérant être utile à mon amie.
En réalisant le plan de Fanny (son sixième), je n’imaginais cependant pas qu’il puisse à ce point lui servir de fil conducteur. Le 10 janvier débute l’aventure… La jolie brune me demande un plan sur douze semaines mais j’ai beau compter, du 10 janvier au 10 avril, il y en a bien treize. En fait, cela est parfait car cette durée permet d’avoir une semaine d’assimilation juste avant la semaine « marathon ». Je personnalise au maximum le plan en fonction des desideratas et des possibilités de Fanny. Elle souhaite un plan en fonction des allures, je projette donc le temps de son meilleur semi pour déterminer une VMA approximative, ce qui me donne 12,8km/h et je lui détermine les allures à tenir en fonction de la teneur des exercices. Dès la semaine 2, elle courra un 10km. Je connais ma coureuse et je sais que je ne pourrais probablement pas la brider à une vitesse marathon. À 11 semaines de l’objectif principal, elle pourra donc se permettre de courir ce 10km en performance (ce quelle fera puisqu’elle le bouclera en 52mn36s). Je dois cependant tenir compte de la récupération et détermine la semaine 3 comme une semaine de récupération. Les choses sérieuses commenceront donc en semaine 4.
Le plan est articulé de la manière suivante :
- 4 séances par semaine (3 lors des semaines de compétitions, d’assimilations ou de récupération).
- Une séance de fractionnés courts ou mi-longs (sans répétition d’un même exercice pour que la coureuse n’ait jamais le même repère temps et que ne s’installe une course aux records).
- Une séance en endurance pour une récupération active.
- Une séance de fractionnés mi-long à longs (toujours sans répétition d’un même exercice).
- Une sortie longue en endurance incluant une période de plus en plus longue d’allure spécifique « marathon » sur fatigue.
- 13 semaines découpées de la manière suivante :
- Semaine 1 : Préparatoire au 10km
- Semaine 2 : Compétition 10km en performance
- Semaine 3 : Récupération
- Semaines 4 à 6 : Progression (augmentation progressive du temps de travail hebdomadaire)
- Semaine 7 : Assimilation
- Semaine 8 : Compétition semi-marathon de Blagnac
i. 20mn d’échauffement
ii. 16km à l’allure marathon (6mn/km)
iii. Si possible, 3km en accélération progressive
iv. Si possible, 2 derniers km en allure 10km
v. 10mn de retour au calme
vi. 10mn d’étirements
g. Semaines 9 à 11 : Maintien (maintien du temps de travail hebdomadaire)
h. Semaine 12 : Assimilation
i. Semaine 13 : Compétition marathon de Paris (6mn/km)
Fanny me fait un compte rendu régulier pour que je puisse adapter son plan en fonction de sa fatigue, de ses obligations familiales ou professionnelles. Les séances s’enchaînent, tantôt euphoriques, tantôt confuses, les larmes et les doutes s’estompent, la confiance s’installe…
En ce qui me concerne, je continue à suivre le plan « cross » que je me suis concocté pour pouvoir amener mon maximum aux équipes de mon club.
10 janvier 2011, je cours les « Départementaux de cross », je suis alors au top et j’effectue les 8,840km en 35mn56s soit à une vitesse de 14,76km/h. Seulement voilà, le dernier kilomètre est agrémenté de fortes douleurs au talon droit et il me faut presque 2h pour effectuer les 5km qui me séparent de chez moi. Dés lors, plus rien ne va se passer comme prévu… La douleur se calme lorsque je ne cours pas. C’est donc sans entraînement ou presque que je me traine aux « régionaux de cross » le 23 janvier. Je cours, mais la douleur refait très rapidement son apparition. Je ne peux pas abandonner car après les blessures de deux de mes partenaires ça éliminerait la possibilité à mon club de qualifier une équipe supplémentaire aux « interrégionaux ». Je finis dans les derniers en bouclant les 9,380km en 42mn41s soit à une vitesse de 13,19km/h, mais l’essentiel est que l’EAC disposera de deux équipes qualifiées. Je décline ma participation aux interrégionaux. Le 8 février, j’ai rendez-vous avec ma médecin du sport qui diagnostique une tendinite de l’Achille droit au niveau de l’insertion et un syndrome du pyramidal droit. Je vais donc suivre une dizaine de séances chez mon kinésithérapeute du sport ; au programme, glaçage par jets de CO2 à -15°C, massages profonds, électrostimulation, étirements pour la tendinite et massages profonds, musculation et réchauffement du pyramidal droit. Mon éco-trail est mal engagé mais j’ai trop envie de revoir Juju. J’essaierai donc de le courir et puis l’écotrail est un trail certes mais un trail comment dire… très domestiqué ou l’on n’est jamais bien loin de la civilisation. Je ne risque donc pas grand-chose à maintenir ma participation. Entre temps, ma maman me demande de l’emmener voir la petite sœur (99 ans) de mon papa à Nîmes. Je pose donc quelques jours de congés et je m’aperçois que cela tombe la semaine du semi de Blagnac. Je sais également que se sera une semaine difficile pour Fanny qui laissera ses loulous à leur papa toute une semaine pour la première fois. Fanny accepte de m’héberger et je décide donc, (avec l’accord de mon kiné) de brider la belle à Blagnac pour valider son allure marathon. Seulement voilà, après le décès de mon petit papa le 2 avril 2010, ma tata perd son beau-fils et doit se rendre chez ma cousine. Le voyage de ma maman est donc annulé… Que faire ! J’annule mes vacances et mon inscription à Blagnac ou nous devions avoir le plaisir de retrouver Bibiche, Josette et Kiki et faire la connaissance de Véronique ?
Fanny accepte finalement de m’héberger un peu plus longtemps que ce qui était prévu. Elle passera même me prendre à Orléans puisqu’ elle reviendra d’une semaine de vacances à Dunkerque.

Le soleil Biterrois, le canal du midi, les courses les pieds dans la méditerranée, les petits chocolats, le thé du soir voir de la nuit, les repas enchaînés aux restaurants et la présence amicale de Fanny font que je ne ressens pratiquement plus de douleur à mon Achille. Les bons soins de Raph, mon kiné font que je n’ai plus besoin de lui montrer mon derrière depuis déjà quelques jours. Tout va pour le mieux, le semi-marathon est une vrai partie de plaisirs, je fanfaronne, je vole même un bisou à une jolie pompon girl, ma partenaire valide parfaitement l’exercice en bouclant le semi en 2h2mn56s lors d’un sprint magistral qui me laisse sur place.
Le capital confiance de notre Languedocienne est regonflé. Fanny est si fraiche à l’arrivée que je décide de lui faire subir dans la semaine deux nouveaux tests pour éliminer les derniers petits doutes qui subsisteraient. La première torture que je lui inflige sera de déterminer sa FCM. Après une petite balade pour nous échauffer, la côte qui lui permet de retrouver sa maison est idéale, Fanny devra pousser la mécanique à fond, la FC explose montant même jusqu’à une pointe de 206puls/mn. Je préfère valider 200puls/mn, FC maintenue quelques secondes (exit les 185puls/mn supposée). Le lendemain, veille de mon départ, je remplace la séance de seuil prévue par un test VMA. Je briefe la belle, après 20mn tranquillou pour s’échauffer, nous irons au stade ou elle subira l'épreuve suivante. Elle courra 4mn à sa VMA estimée (12,8km/h, 28s au 100m), puis elle accélèrera progressivement jusqu’à ne plus pouvoir. Si elle ne tiens pas 4mn à sa VMA estimée, nous devrons refaire le test en partant de plus bas. Si elle tient les 4mn sans atteindre les 5mn, nous validerons la VMA estimée. Si elle tient 5mn, nous mesurerons la distance (facile sur piste) et nous la multiplierons par 12 pour connaître sa nouvelle VMA. Si elle tient 6mn, nous mesurerons la distance et nous la multiplierons par 10 pour connaitre sa nouvelle VMA. Je lui explique qu’elle devra vraiment puiser dans ses ressources et finir à la Lulubelle, allongée sur la piste les bras en croix. Je serais au centre du terrain et je la guiderais pour qu’elle ne parte pas trop vite et pour lui donner les repères temps. Comme il se doit et comme nous faisons tous à nos premiers tests, Fanny part trop vite bouclant le premier 100m en 19s au lieu de 28s, je lui intime l’ordre de ralentir car elle ne pourra pas tenir les 4mn à cette vitesse, deuxième 100m, 23s, encore trop vite, le troisième est enfin passé à la bonne vitesse et celle-ci se stabilise à 27s/100m. Les 4mn sont atteintes. Je libère la coureuse de son carcan. L’accélération est régulière, j’entends le souffle d’où je suis. 4mn30s Fanny cherche l’air, je l’harangue en courant à ses côtés pour quelle ne lâche pas. Soudain un cri « J’peux pu », « encore 10s Fanny 10 », « Arff !!!!!! » mais je sens qu’elle a encore de la ressource et accélère encore… Je cris « 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3s Fanny… Stop ». Fanny s’effondre, je lui apporte de quoi se couvrir, son change et de quoi se désaltérer, la laisse reprendre sa respiration, je suis drôlement fier de mon élève, elle a tout donné. Je mesure précisément la distance parcourue ; 1136m sa nouvelle VMA est validée à 13,632km/h arrondi à 13,6. Jamais je n’ai autant donné qu’elle pour un test VMA, je suis admiratif. Il y a dix mois, je faisais connaissance d’une jeune femme active pratiquant le footing pour se vider la tête. Que de chemin parcouru, tel un papillon sortant de la Chrysalide, la métamorphose est spectaculaire, j’ai maintenant devant moi une sportive capable de trouver en elle des ressources physiques inexplorées et un mental de winneuse.
L’après-midi, je laisse Fanny s’adonner à la lecture tranquillement installée à la terrasse d’un café et je vais courir sur la plage, les jambes s’enfoncent jusqu’aux genoux dans l’eau froide de la mer, c’est bon, les vagues sont bien réelles et manquent à plusieurs reprises de me faire tomber, mais je suis euphorique. Malgré l’eau, je file à plus de 13,5km/h, le soleil me chauffe et je me sens bien… Cela ne dure pas, peut-être ai-je trop demandé à mon Achille, le soir même il se réveille, m’empêchant même de dormir. Le retour vers Évreux m’est pénible. Je retourne voir Raph dès le lendemain, mon kiné m’assure que je pourrais courir l’écotrail… Deux semaines, je dispose de deux semaines pour me guérir et courir au côté de Juju !
Le 25 mars, je retrouve Juju, MJuju et BellemamanJuju dans un restaurant à deux pas de la tour Eiffel. Le WE sera magnifique, magnifique mais comme avec un goût d’inachevé. Magnifique de par la prestation de Juju, inachevé parce que dès le dixième kilomètre, j’ai senti que ça ne le ferait pas et que mon abandon du vingt-septième était écrit d’avance…
Retour chez Martine, ma médecin du sport qui commence par m’interdire de courir. IMPOSSIBLE… Bien sûr Fanny est tout à fait capable de courir seule ce marathon, mais je sais également qu’elle est encore fragilisée et je sais l’importance que revêt pour elle ce marathon. Bien sûr ce n’est que de la course à pied, mais Fanny s’est tellement investit que je veux que toutes les chances soient de son côté. Je connais l’euphorie de la première fois, je sais que la belle arrive avec un tel capital confiance (j’ai tout fait pour ce résultat) qu’elle risque de vouloir partir trop vite et qu’elle ne saura probablement pas se brider sur les premiers kilomètres. Sur les courses un peu longues, le temps trop vite gagné se transforme à coup sûr en temps perdu. La réussite d’un objectif tient à tellement peu de chose et j’ai peur des conséquences d’un échec sur Fanny. J’explique la situation à ma doctoresse, elle comprend et m’accorde sa bénédiction à condition que je cesse toute activité sportive dès la course fini et ce jusqu’à la guérison complète de ma tendinite. Je promets, me soumet de bonne grâce à ma première séance de torture euhhhhhhhh… d’onde de choc (une personne que j’aime énormément m’a dit dernièrement qu’il ne fallait jamais se plaindre… Mais c’est que j’aime ça, moi me plaindre, c’est tellement agréable, lorsque l’on nous croit, de se faire consoler !)
Le temps passe, je m’applique à préparer Fanny du mieux que je puisse… Elle sait maintenant que je ne pourrais probablement pas l’accompagner tout le long de la course alors je la saoule continuellement de mes vérités, de phrases qui devaient ressembler quelque peu à ça : « Tu sais, le plus dur dans un marathon, ce n’est pas les 42,195 derniers petits kilomètres, le plus dur, tu l’as vécu dans ta préparation, le plus dur est derrière toi, il ne te reste que du plaisir, le plaisir de voir le chemin parcouru et moi le plaisir que j’aurai a voir ton sourire, tes larmes de joie peut-être, j’adore voir l’émotion des néo-marathoniennes » ; « Je veux que tu te fabriques de belles images, ces images, tu te les visionneras dans les quelques petits moments ou ce sera un peu moins facile » ; « Tes loulous seront fiers de leur maman, imagine les, montrant à leurs copains de classe la médaille que tu ramèneras, imagine les, expliquer à leurs maîtresses : - Ben ma maman elle a couru drôlement longtemps et ça, ben elle l’a gagné » ; « Surtout, ne part pas trop vite, tu ne dois jamais aller plus vite que du 6mn/km (4h15mn c’est 6mn3s/km), je veux que tu te rentres ça dans ta jolie caboche » ; « une gorgée toute les 20mn, un gel toute les heures » ; « tu dois perdre un minimum d’énergie, ne chante pas, ne danse pas, évite de changer ta trajectoire, évite les trottoirs » ; « je sais que tu es très pudique, mais ne garde pas une envie pressante, deux voitures font l’affaire » ; « au départ, tu gardes ta vue au sol, tant pis pour la télé, ce serait dommage d’être arrivée ici pour se payer une gamelle en glissant sur un sac poubelle ou en se prenant les pieds dans un tee shirt » ; « tant que je serai là, je m’occupe de tes ravitaillement en eau. Tu courras alors sur la ligne bleue jusqu’à ce que je te rattrape » ; « je sais que Pierre va hurler mais n’hésite pas à marcher lors des ravitaillements ou à la sortie du tunnel sur le petit raidillon pavé ; etc. Chaque phrase est illustré d’anecdote, par exemple le cas de ce petit vieux (84ans), qui comptait finir sa carrière de coureur en finissant son 100ème marathon et qui est tombé avant même de passer la ligne de départ, empêtré dans un sac poubelle se fracturant les hanches, jamais il n’a atteint le chiffre 100.
Bref, Fanny dû me prendre pour un vieux radoteur, mais je sais que la persuasion vient aussi de la répétition…
Je réserve une chambre dans le même hôtel que le mien (Rue Blomet) insiste lourdement auprès du réceptionniste, pour que nous soyons sur le même palier. L’hôtel propose un petit déjeuner marathon qui sera servi dès 6h, parfait !
Sur Fesse de bouc, Eva, la petite sœur de Fanny me contacte. Elle viendra accompagnée de leur maman encourager Fanny mais chut… c’est une surprise… Je lui donne nos temps prévisionnels et lui indique les meilleurs endroits pour venir nous encourager (merci Marathonnerre). Nous échangeons nos numéros de téléphones et je leur demande de m’appeler pour m’indiquer les lieux précis de nos rencontres.
Vendredi 8 avril, je me présente porte de Versailles, retire mon dossard et je visite le marathon expo, bien entendu, je fais chauffer la carte visa. Je mange dans une pizzéria et je vais me coucher… Jamais je n’ai été aussi stressé par une course, j’ai peur de ne pas tenir la distance, de ne pas pouvoir aider suffisamment ma protégée… Même si par bonheur, la douleur m’était épargnée, je ne suis pas entraîné et je sais que j’ai peu de chance de pouvoir suivre la jolie brune sur l’ensemble du parcours. Je crois que c’est à ce moment que j’ai décidé ma stratégie… J’amènerai mon amie tant que je serais sûr de pouvoir le faire. Quand je commencerais à entrer dans le dur, que Fanny sera sur la bonne trajectoire et qu’elle sera rebooster par sa famille, je la laisserais filer pour la retrouver de nouveau fringuant au 35ème et l’amener sur le bon rythme jusqu’à l’arrivée. Je sens que Fanny souhaite savourer seule (peur de s’exposer ?) l’arrivée de son premier marathon, j’ai donc également prévu de la laisser filer pour qu’elle vive son marathon tel qu’elle l’avait rêvé.

Samedi 9, puis vient le jour J, Fanny explique mieux que je le ferais sa course… J’ai couru comme je l’avais prévu, les douleurs sont encore là mais je suis ravis… Tout c’est passé comme le prévoyait le scénario. Depuis quelques mois, un petit nounours m’accompagne dorénavant partout « juste un tout petit peu de toi » (c’est son nom) a veillé une fois de plus sur moi… Jamais je n’ai vécu un abandon aussi joyeusement…


Par MumuFromParis, avril 17, 2011
Par Atacama, avril 16, 2011
Très beau récit.
Bravo Eric mais aussi bravo Fanny pour ta ténacité et tous tes progrès !
L'amitié c'est un ciment dans lequel il faut sauter à pieds joints... Ca vous l'avez bien compris et c'est tant mieux...
Grosses bises à tous les 2 !

Par fanny48, avril 15, 2011
Pense à toi, et repose-toi écoute bien les conseils de ton doc, kiné...pour être en forme pour Roscoff, Steenwerck, randonnée en corse, et fin juillet avec Basilio et ronald...
Par juju, avril 15, 2011
Ton récit est bouleversant. De l'amour et encore de l'amour tu en donnes tant!! Je te fais de gros bisous.
Tu rends la vie si douce et en même temps tu nous insufles une telle énergie!
MERCI pour tout! Et mille bravo à Fanny!! Quelle belle coureuse!
Juju toute émotionnée
Par Free Wheelin Nat, avril 15, 2011
) , mais ne t'oublie pas, sois prudent. Un grand merci pour ta générosité, c'est précieux par les temps qui courent...
Par Dragibus, avril 15, 2011
Prends soin de toi
Par clara, avril 14, 2011
Surtout prends soin de toi maintenant.
Par Twister, avril 14, 2011

Par Schotsala, avril 14, 2011
Et tu trouves en plus le temps de nous faire des plans
Sympa le petit nounours. Je ne l'oublie pas. Si des fois je le croise, je saurais que c'est toi
Par Aude, avril 14, 2011
Bon repos et encore merci de nous coaché au fil du temps...
Par Marie24130, avril 14, 2011
maintenant, faut que tu te reposes !
et c 'est un ordre !
Par yanne, avril 14, 2011
Par kiki, avril 14, 2011
Par Marilyn, avril 14, 2011
Par Japhy, avril 14, 2011
Maintenant prend soin de toi, j'avoue que la Diagonale me fait un peu peur...S'il te plaît, n'y mets pas tout dedans. Prend la surtout comme une course comme une autre (ou presque). On a deux copains qui ont échoué plusieurs fois dessus alors qu'ils étaient très très bien préparés (trois fois de suite pour l'un d'eux), et qui ne s'en sont pas remis psychologiquement. Vu comme les CAFeuses ont besoin de toi, ne prend pas le même chemin!
(PS: marrant l'histoire des qualités de descendeuses de Fanny; parmi les techniques qui ont fait progresser un bon coureur américain, Jonathan Savage, sur marathon, je me souviens qu'il y a de longues descentes à toute berzingue, paraît que ça fortifie les quadris).

