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août 09
2010
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Après mes quelques courses sympathiques de montagne (l’ultra 6000D et les sentiers de Bouzède) ou malgré mon abandon dans les Alpes, j’affichais une grande forme, retour au bord de mer. L’année dernière, je l’avais couru pour accompagner Cécil et nous avions eu le bonheur d’y rencontrer Berry. Cécil ne pouvant malheureusement pas s’y rendre cette année, je me résolue à courir seul.
Moi qui n’aime pas conduire, 3h de voiture à l’aller, 3h pour revenir pour courir moins de 40mn laissent deviner l’intérêt que je porte à cette course extrêmement ludique.

Petite description :

La course part de la plage de Saint-Vaast-la-Hougue, suit le run de Tatihou qui est un chemin praticable uniquement lors des marées basses, on fait le tour de l’île en traversant une réserve ornithologique de toute beauté puis en franchissant les jardins de la forteresse Vauban. Le retour s’effectue à nouveau par le run, la plage, enfin on grimpe sur les quais pour arriver près de la capitainerie du port.
800m sur le sable mouillé de la plage
1000m de traversée les pieds dans l’eau
2 bons kilomètres sur la plage (sable meuble)
500m sur les chemins sablonneux des prés salés de la réserve
500m sur les chemins gravillonnés des jardins du château
On retraverse les 1000m du run
800m sur la même plage
1km sur les chemins gravillonnés ou engazonnés du quai.
Au total, 7,4km de course nature facile, majoritairement sur du sable et dans l’eau pour un maximum de plaisirs. Je conseille cependant le port de chaussures de trail et le port de guêtres ou avec celles-ci intégrées comme celles que j’ai porté pour l’occasion, des NB1100 maintenant dénommées NB MDS. Outre le fait d’avoir des guêtres incorporées aux chaussons, les semelles de ces chaussures sont percées d’une multitude de petits trous, idéals pour évacuer l’eau qui ne manquera pas d’y pénétrer.
Arrivée le matin à onze heures, après avoir retiré mon dossard et discuté avec quelques connaissances, je me dirige vers le petit restaurant ou Cécil et moi avions déjeuné en 2009. Je ne commande pas de calamar ( ;) à ma partenaire vélo) mais une salade composée de 4 riz différents, excellent pour une course qui démarre cette année au environ de 14h (comme toutes les courses ou l’on se bat contre la marée, (transbaie, enduro des sables…), l’heure exacte n’est qu’approximative et conditionnée par les éléments). En attendant l’heure de mon échauffement, je prends le temps de correspondre par SMS avec Cécil et NaDom qui vient de m’envoyer de belles photos de son séjour en Corse. J’étais venu pour une promenade, mais les évènements font que je promets à Cécil de me donner à fond sur cette course.
13h, me voici parti pour 45mn d’échauffement… ça me change des ultras ou cette période est prise sur la course mais l’intensité de l’effort que je m’apprête à fournir nécessite, malgré la relative chaleur, une telle longueur.
13h45mn, je me positionne dans le premier tiers de la course. Cette année presque 900 inscrits, 400 de plus que l’année dernière, cela aura des conséquences lors de l’arrivée. Je suis juste derrière une charmante jeune femme du club de Tourlaville. Comment dirais-je… la tenue du club est très attrayante et je me dis que comme elle parait affutée, la demoiselle pourrait me servir de lièvre ! Bon d’accord, des lièvres j’eu pu en trouver des masculins mais je dois avouer que la faune présente est tout de même bien moins à mon goût.

On nous annonce que la course partira avec quelques minutes de retard… Pas grave, quelques sautillements sur place devraient me conserver les bénéfices de l’échauffement et maintenir des pulsations cardiaques suffisamment hautes pour parvenir à effectuer un départ rapide susceptible de mettre mon corps rapidement dans l’action. Je dois bien avouer que cela fait bien quelques années que je n’ai pas pris part à une course ou le chrono sera l’une de mes principales obsessions, mais j’ai promis à Cécil de tout donner alors… Le retard me permet de faire connaissance, pour de vrai avec Joëlle, une de mes amis, jusqu’alors virtuel, de fesses de bouc.
Brusquement, le départ est donné, rapide, trop rapide mais je reste collé (pas plus que ça non plus hein !) à mon lièvre du jour. Il y a du monde pour nous regarder alors forcément, je joue les kékés, ça me donne des ailes… enfin, si j’ai bien des ailes, ce n’est pas pour autant que j’ai appris à voler, et le vilain petit canard que je suis à bien du mal à suivre le magnifique cygne qui me précède, que dis-je… qui me lâche. 
A la demande de Fanny, mon lièvre du début de course (tout début hein ! Trop rapide pour moi, la gazelle). Merci à elle de m'avoir lancé... (Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir yeuté LOL).
Le premier kilomètre est couru en 3mn52s et nous sommes dans l’eau maintenant, là, je suis dans mon élément, mes genoux montent hauts, ma foulée est sûre, habituée qu’elle est de courir sur des sols instables et difficiles, ma taille est également un avantage, je résiste également très bien au courant qu’engendre la marée et je reviens sur la gazelle, le deuxième kilomètre couru dans l’eau l’est en 4mn20s.
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Hélas, l’arrivée sur l’île m’est fatale, la jeune femme, plus légère est à l’aise sur le sable meuble de la plage, chaque pas m’enfonce lourdement, elle effleure le sable et se détache inexorablement. Je dois m’avouer vaincu et je laisse partir celle qui gagnera chez les féminines en 31mn7s (elle me prendra donc 3mn25s en 5,4km). Pas très à l’aise sur ce type de terrain, ma vitesse diminue : 4mn46s pour le 3ème km, 4mn54s pour le 4ème. Nous entrons maintenant dans les prés salés de la réserve ornithologique. L’année dernière, Cécil s’était tordue la cheville sur ce chemin, ma vitesse continue de décroitre, je souffre, j’ai terriblement soif, je pense à mon amie, à ma promesse, je ne veux pas passer le mur des 5mn/km, alors je serre les dents, la moitié de la course est passée, nous entrons dans les jardins du château, lieu du ravitaillement, je me jette sur les gobelets, en avale deux, renversant le troisième sur ma tête et je repars. Le 5ème km est franchi en 4mn56s. J’arrive à nouveau sur le run, je suis à nouveau dans mon élément et ma vitesse se stabilise. Le 6ème km est également couru en 4mn56s. Gros coup de mou sur la plage, une jeune fille de l’ASPTT Rouen m’interpelle et me dit de m’accrocher à ses baskets, j’aimerais bien, mais je pioche dur là, elle parvient cependant à me traîner sur 500m, je retrouve un peu de vitesse dans la montée qui mène sur le quai, surtout, ne pas passer en dessous de 5mn/km, le 7ème kilomètre se fait malgré tout en 4mn58s. Plus que 400m, je revois le sprint de Cécil l’année dernière, boostée qu’elle était par son « non » esprit de compétition ;). J’accélère, bien aidé par un collègue de Caen qui m’emmène dans son wagon, les 400 derniers mètres sont couverts en 1mn50s (pas fulgurant non plus hein !) mais je suis heureux, j’ai tout donné, je me suis bien amusé et je ne fais que 3mn de plus qu’il y a 6 ans (34mn32s en réel, 34mn52s en officiel, 303ème sur 852 partants) alors que le parcours ne traversait pas le parc ornithologique ni les jardins du château, soit un bon kilomètre de moins. Près des deux tiers des participants ne seront pas classés. En effet, comme sur le semi de Paris l’aire d’arrivée ne possède pas assez de couloirs pour faire face à l’affluence. Pas grave, Les paysages traversés sont magnifiques, le terrain est amusant et l’ambiance bon-enfant. Classement ou pas les jeux sont fait et l’amusement a été maximal.
En fait, je n’ai pas eu l’impression de courir seul, cette fois encore Cécil m’accompagnait.
Depuis peu, je sais qu’il y a des douches dans les capitaineries de ports (cf le CR de l'Intégrale de Riquet que je n'ai dailleurs pas fait :(). Je m’y rends donc, paye les 2€ d’usage et c’est un Riquet propre et serein qui rejoint la crêperie pour déguster une crêpe au caramel salé moins bonne que celles que nous avait fait Calou à Yport.

Par Marilyn, août 13, 2010
Peut être l'année prochaine... en tout cas tes récits ne m'en donnent que plus l'envie !
Par lou2009, août 11, 2010
Super course, pas mal le lièvre
Par calou035, août 11, 2010
Par Twister, août 10, 2010
) C'est vrai que la jeune femme de la photo est magnifique, le monsieur en jaune et orange de la photo suivante a un beau sourir, et sans parler du doux baiser de la dernière photo adressé à la jolie Cécil
)
Par cocotte, août 10, 2010

Par IsaRun, août 10, 2010
Bonne récup et bravo à toi
Par Marie24130, août 10, 2010
entre le Lièvre et Cecil, que de femmes autour de toi !
Par isa13, août 10, 2010
Par lolonux, août 10, 2010
Bravo Eric pour cette course, bravo pour le plaisir une fois de plus que tu donnes à lire. Bisous


Quelle énergie!! Merci pour les photos! Jolie ton cygne!!
Gros bisous