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avril 13
2010
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30km de bonheur, et 12.195 km en plus ...Posted by: fredM in MyBlog on Avril 13, 2010 Tagged in: Untagged
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Désolée, j'ai essayé de raccourci mais je n'y arrive pas ce CR est très long, j'avais envie de tout dire !
L’inscription
La décision de faire ce marathon a muri lentement. J’y avais déjà pensé un an auparavant mais je ne me sentais pas prête. Cette fois-ci, dès que les dossards ont été mis en vente je m’inscris et je choisis ambitieusement le sas 3h45, persuadée de progresser encore en vitesse pendant l’hiver, après tout maintenant je suis en club !
La préparation
La préparation est difficile ! L’hiver est pourri et les séances (4 ou 5 par semaine selon la forme) sont difficiles.
Bizarrement les dernières semaines je suis assez peu stressée, bien moins qu’avant ma première vraie course (20km de Paris 2008). Je sais que ça va être dur mais mon semi en 1h45 m’a rassurée, je pense pouvoir finir, sauf gros problème physique.
Jeudi soir catastrophe, je casse ma montre-GPS-Cardio sans laquelle je n’envisage pas du tout de me lancer sur la course. Heureusement les copines sont là, Brinouille va me prêter la sienne, ouf !
La pasta party
La pasta party de la veille est très sympa, une seule tête connue sur 20 personnes, je rencontre enfin les filles avec qui nous avons tellement échangé sur le forum pendant la préparation, en particulier Sofisi, très modeste et inquiète, on ne dirait pas qu’elle va faire un chrono de folie le lendemain.
Le RDV du dimanche matin
La nuit est courte, je suis réveillée bien avant le réveil programmé à 5h45. Petit déjeuner rapide, et hop je file prendre mon RER. A 7h20 j’ai déjà déposé mon sac au vestiaire, il me reste un bon moment à grelotter avant le RDV sous l’Arc de Triomphe.
Ce rendez-vous restera un grand moment dans ma vie de coureuse, Tati, Marylin et Sabrina se sont levées à l’aube alors qu’elles ne courent pas, je trouve ça incroyable. On claque des dents mais il fait beau, on rigole, on ne voit pas le temps passer.
Avec Anaïs (Lyset) on part s’échauffer (très peu) et on file dans le sas. Je serai bien allée aux toilettes mais il y a une seule cabine par sas, c’est incroyable, tant pis ! On papote, ravies d’être là, en attendant le départ. Très rapidement on passe la ligne de départ (note pour un prochain MDP, il y a des toilettes juste avant la ligne, avec peu de queue !!), tout le monde hurle sa joie d’être là, quel bonheur !

Le premier semi, un footing touristique dans Paris
Le parcours est magnifique, descente des Champs, place de la Concorde, rue de Rivoli, je comprends les 35% d’étrangers qui viennent courir ce marathon.
Rue de Rivoli je repère un maillot « Grôles trotteurs », c’est le président du club de Kiki, c’est lui qui m’a remis mon prix lors de mon unique podium, l’été dernier. On discute, cette année sera le dernier 10km des foulées de l’Argent double, ensuite ils feront un trail. Il faut absolument que je planifie mes vacances pour être le 25 juillet à Carcassonne moi !
Il nous indique qu’on est à 12km/h, c’est vrai ça il va falloir que je freine Anaïs qui est en super forme, on a encore 40 km à faire tu sais !
J’explique à Anaïs ma stratégie copiée à un autre Fred, 14km à 5’30 le km, ensuite passer à 5’25, et au 28 si je peux j’accélère encore un peu (c’est beau de rêver). Je l’ai lu maintes fois, il faut être humble face au Marathon, mais ça s’applique surtout aux autres non ? (bien sur que non !).
Dans la pratique c’est impossible d’avoir une allure vraiment régulière, il y a trop de monde, ça ralenti, puis ça accélère sans qu’on sache pourquoi. L’allure moyenne sur 5 km est bonne mais d’un km à l’autre ça évolue pas mal.
Au 7ième km des hurlements, le club de Fresnes il n’y a pas à dire ils ont de la voix ! Fafa en pompom girl (au 10 ?) je ne savais pas qu’elle serait là, c’est chouette !
Je suis bien, le rythme est bon. On passe le 10km en 55 minutes, pile ce que j’avais prévu, cool !
Les filles et les gars sont bien là au 15,6 km, avec leurs tenues délirantes, je tape la main de Gilles, je rate Ronald (comment est-ce possible ?), ça booste bien.
La sortie du bois de Vincennes est pénible, il commence à faire un peu trop chaud à mon goût, ça m’inquiète je sais que je ne supporte absolument pas la chaleur. Je m’asperge avec ma gourde d’eau.
Mon mari, mes enfants, ma meilleure amie et son compagnon m’attendent au 20ième. Au 19ième j’appelle mon mari, il me faudra ma casquette, il y a plus de soleil que prévu ! Les enfants sont là avec leurs banderoles, je leur lance mes manchons, je récupère ma gourde de Nutraperf et ma casquette, c’est reparti.
On passe le semi en 1h55, encore dans les temps, j’y crois. A partir de là c’est l’inconnu !
Au semi les gars du club sont encore là, je ne sais pas comment ils me repèrent dans cette foule, c’est vrai que j’ai le maillot du club. A ce propos un coureur en me doublant me demande s’ils m’ont laissé sortir de prison, je mets un bon moment à comprendre la blague (mon club c’est Fresnes !).
Le deuxième semi, moins rigolo
On repasse à Bastille, les piétons empiètent bien trop sur la route ça bouchonne à la sortie, puis on arrive sur les quais, c’est magnifique, tiens c’est là que j’ai attendu Tati il y a un an ! Anaïs est comme une folle « Oh l’hôtel de ville, Oh c’est beau !! » quelle énergie cette fille.
Le tunnel des tuileries arrive, les coureurs crient c’est émouvant, mais j’ai chaud, je suis fatiguée, j’ai envie d’aller aux toilettes, je vois que je ne vais pas pouvoir suivre Anaïs qui elle a une foulée de cabris ! Les petits tunnels (2, 3 ?) s’enchaînent avec leurs montées casse-pattes, la douleur s’installe petit à petit dans les cuisses et les mollets (elle n’est toujours pas partie, 2 jours après).
A partir de là c’est un peu confus, ma famille est sous le pont de Passy, un coucou en passant. Je rate les filles au 30ième car je cherche des toilettes ! Je le regrette maintenant mais j’étais vraiment obnubilée par cette histoire de toilettes. 2 minutes de pause, c’est très dur de redémarrer mais il le faut, j’essaie de garder ma vitesse.
Avant d’arriver dans le bois de Boulogne on me tape sur l’épaule, c’est Nadom, elle accompagne un copain. Ca me fait plaisir de la voir décidément on se croise souvent sur les courses malgré la foule. Elle est contente de me voir en forme, pourtant je ne le suis pas, et ça doit se voir !
Je mets mon MP3 car je sais que dans le bois il n’y aura plus de spectateurs.
Les kilomètres suivants dans le bois sont très difficiles, j’ai mal aux jambes, je double des marcheurs et j’ai envie de marcher moi aussi. Mais je le sens si je marche ça sera trop dur de repartir. Alors je lutte, j’essaie de garder le moral, c’est dur quand je passe le 34 en 6 minutes, j’essaie de relancer pas moyen. Je me dis « c’est pas grave, tu fais ce km un peu plus cool et tu accélère ensuite, tu parles ».
Au 36, il ne reste que 6 km, c’est rien un tout petit footing, mais je suis toujours à 10km/h, je lutte juste pour courir alors accélérer, impossible. C’est dur mais je sais que je peux y arriver, j’ai perdu 4, 5 minutes, mais je suis encore sous les 4 heures, il faut s’accrocher. Autour de moi ça marche de plus en plus, je reste dans ma bulle, je monte le son, une jambe après l’autre il faut courir. Les montées paraissent bien plus raides qu’elles ne doivent l’être en réalité.
Au 38ième enfin j’arrive à relancer un peu, je souffre toujours autant mais le mental prend le dessus sur les jambes. Je redescends à 5’35 le km !
L’arrivée
Au 40ième les gars du club sont là, je ne m’y attendais pas, ça fait du bien car je pensais ne revoir personne de connu avant la fin. Il y a de plus en plus de spectateurs, ils nous encouragent par nos prénoms, j’enlève mes écouteurs, je me sens portée et je sais que je finirai en courant, en 3h55 environ. Je vois l’arche d’arrivée, j’entends les encouragements de mon mari mes enfants et mes amis à ma gauche, j’accélère, enfin pas vraiment mais je franchis enfin cette ligne, en 3h56’11 ! Que les 10 derniers km ont été longs !
Je peux à peine marcher, les autres coureurs sont dans le même état, pas de trace de joie sur les visages, plutôt du soulagement. Les larmes commencent à couler sur mes joues, j’ai envie de serrer quelqu’un dans mes bras mais il faudra attendre.
Je récupère mon premier t-shirt de finisher ! Il est un peu grand mais je le mettrai celui-ci c’est sur ! La médaille est superbe. J’ai mal aux jambes, mal aux reins et je me sens barbouillée, je pense que c’est à cause du Nutraperf ? Je bois mais je ne mange pas. Je récupère mon sac et je commence l’attente interminable pour sortie de la zone grillagée. Pourquoi mettre le point de RDV avec les familles à l’intérieur de cette zone, avec une entrée qui fait quelques mètres de large seulement et les coureurs qui essaient de sortir pendant que les familles essaient de rentrer ?
Il me faudra plus d’une heure pour retrouver mon mari ! J’ai le temps d’envoyer des SMS, en particulier à Eric lorsque je suis bloquée. Eric à qui j’ai beaucoup pensé et à qui je dédie mon premier marathon !
Après la course
J’ai soif, je boirai des litres d’eau mais je n’ai pas faim et surtout je ne me sens pas capable de marcher pour trouver un restau, du coup on décide de reprendre le RER pour rentrer et de manger près de chez nous. Il est presque 15h, je n’ai rien mangé depuis 6h du matin. Grosse erreur, je suis en hypoglycémie et je fais un malaise dans le RER. Tout est noir et mes jambes se dérobent. On me rattrape, on m’assied sur un strapontin et on me fait boire une compote, petit à petit mes forces reviennent (note pour une prochaine course, s’alimenter dès la fin !). Repas de pates avec la famille et les amis dans l’après-midi, un bain, une fin de soirée à savourer ce premier marathon.
Je m’en tire assez bien avec une ampoule à chaque pied, et pas d’ongle noir, ouf !
Et maintenant
Je suis super contente d’avoir fait ce marathon et d’avoir tenu le coup sur la fin. Ca restera un grand moment dans ma (courte pour l’isntant) vie de coureuse. L’objectif de 3h50 n’est pas rempli, mais je me rends bien compte que c’était un peu ambitieux pour un premier marathon, aucun regret ! J’aimerais bien savoir quand même comment faire pour souffrir moins sur les 10 derniers km !
Refaire un marathon un jour c’est sur, je le ferai. Ce qui me freinera, c’est l’entraînement. J’ai trouvé vraiment difficile de planifier ces 4 ou 5 entraînements par semaine avec les enfants, le boulot, la vie privée. Et les séances du genre 5000-2000-4000, sous la pluie en plus, vraiment pas marrantes !
Pour l’instant repos, puis reprise tranquille la semaine prochaine. Cette année ça sera 20km (Bruxelles avec les copines le 30 mai !), 10km et semi. C’est quand même plus cool en terme de prépa ! L’an prochain, et bien on verra !
Merci à Cécile et Guillaume d’avoir créé CAF, sans vous jamais je n'aurais couru un marathon !
Merci aux filles et gars du forum pour vos encouragements
Merci aux coureurs de Fresnes
Merci à Mouss pour le plan d’entraînement. Je l’ai suivi à la lettre (ou presque) malgré mes doutes, ça a marché
Merci à mon mari de m'avoir encouragée et supportée malgré ses inquiétudes.
Ah oui j'ai pas mal repensé aux propos de Japhy disant qu'on fait un marathon pour soi et pas pour les autres, et bien c'est une victoire sur moi c'est sur mais quand même je suis drôlement fière d'en parler aux autres et de les entendre me féliciter !

Par Soleil999, avril 16, 2010
Maintenant profite et surtout repose toi . A bientot j'espere sur une course .
Par SOFISI26, avril 14, 2010
Si je peux te rassurer, lors de mon 1er marathon j'ai beaucoup souffert sur les 10 derniers km et là, pas du tout. Comme quoi les marathon ne se ressemblent pas
En tout cas j'ai vraiment apprécié notre rencontre.
Bonne continuation !!
Par kiki, avril 14, 2010
Encore bravo et à bientôt pour les Foulées de l'Argent Double où tu referas un podium.
Par MumuFromParis, avril 14, 2010
savoure bien le retour à la vie "sans marathon". Et bonne chance pour tes prochains objectifs. à bientôt
Par trirunneuse, avril 14, 2010
Par brinouille, avril 14, 2010
c'est Mouss qui t'entraine ? c'était pas l'ancien entraineur de l'ACBB ? il est super sympa.
Par ushaya17, avril 13, 2010
Par gaellou, avril 13, 2010
Qu'est-ce que c'est beau tous ces CR. Ca donne envie de vivre ca et de se depasser.
Par clara, avril 13, 2010
Elles sont drôlement chouettes les banderolles de tes enfants !
Par babou, avril 13, 2010
Mais ça n'enlève rien à ton mérite. Tu as été au bout de ton rêve et avec un chrono très glorieux pour un premier marathon. Tu peux être fier de toi.
Par Marie24130, avril 13, 2010
tu fais des envieuses !
une future championne ! euh pardon...UNE CHAMPIONNE !
Par Eric, avril 13, 2010
Par Béa54, avril 13, 2010
C'est impressionnant comme le mental est important en fin de course. Et je comprends ce que tu dis quand tu dis que c'est contraignant les entrainements entre les enfants, le boulot et le reste. Je le vis aussi en ce moment. Mais tu es la preuve qu'on peut y arriver. Tu peux aussi leur dédier cette victoire.
Sincères félicitations
Par Japhy, avril 13, 2010
Qu'ils sont beaux ces petits, et comme ils doivent être fiers....
Par Barbie, avril 13, 2010
Bravo à toi, je sais que c'est dur ce fameux passage mais tu as su trouver la force de repartir et tout s'est bien terminé. J'attends le suivant maintenant !!!
Cécile
Par stephany, avril 13, 2010
Par Fafa, avril 13, 2010

tu peux être très fière de toi, tu as accompli un sacré travail avec cette prépa en hiver, je n'aurai pas eu ton courage
Maintenant tu peux savourer pleinement, bravo Fred
Par Tati, avril 13, 2010
J'aurais voulu tant faire la même chose pour toi, mais malheureusement pour moi, tu cours trop vite
Félicitations et mille bravo!


Quel beau marathon et une splendide journée! Savoures bien maintenant
Par Stella, avril 13, 2010
Par Bibiche, avril 13, 2010
Superbe course... et oui les derniers km sont parfois très durs mais pas toujours!
Je te souhaite un marathon où tu seras bien d'un bout à l'autre, si si ça arrive, c'est d'ailleurs pour ça que je repars toujours après une difficile pour ne pas rester sur une impression de souffrance!


Par chantaki, avril 13, 2010
Par yanne, avril 13, 2010
Et tu as un super sourire, je persiste.


Savoure de cette belle plénitude...
Bizz