oct 20
2008

Gaëlou qui rit, Gaëlou qui pleure

Posté par Gaelou in non taggés 

Gaelou

Ca fait un sacré bail que je n'ai pas mis les pieds sur mon blog !  Rien de grave, juste pas trop le temps, pas mal de choses qui s'accélèrent au boulot, des entraînements à fond à fond à fond, les élections des parents d'élèves, les devoirs de ma pestouille n°1, la pestouille n°2 qui se brûle les fesses au second degré (rien de bien méchant, visiblement et bizarrement, elle n'a pas eu mal mais moi du coup, ça me faisait flipper) et le soir, coup de fatigue qui finit à 21 h 30 au lit ou hypnoptisée devant un truc quelconque à la télé (bon, je vous rassure, pas la Star'Ac, le jour où cela m'arrive il faudra m'abattre !).

Voilà pour le contexte. Pour ce qui est de l'humeur de la coureuse, disons que les supers résultats des filles le week-end dernier, s'ils m'ont fait grand plaisir, m'ont aussi un peu vexée, je l'avoue. Même si on fait pas de concours, je dois dire que mon égo était un peu piqué de voir que décidément, j'étais la semi-marathonienne la plus lente de l'univers. Mais bien décidée à prendre les choses en main et à travailler cette satanée vitesse.

Dimanche dernier. Levée 7 h pour être sûre de partir tôt car je dois non seulement faire ma sortie longue mais aussi être prête à partir (douchée, déjeunée, habillée) à 9 h 30 avec ma petite famille et quelques pièces rapportées pour un rallye pédestre organisé pour récolter de l'argent pour l'école. Départ dans le froid et la quasi obscurité avec un gilet fluo permettant aux chasseurs de ne pas me confondre avec un lapin (les créateurs de mode ont des gilets fluo, pas les lapins) et aux automobilistes à ne pas me prendre pour un hérisson. Le démarrage est laborieux, j'ai les jambes toutes engourdies et l'impression de patauger dans la choucroute. L'accéléromètre reste bloqué  entre 7 et 7,5 km/h, on dirait que je ne sais plus courir. C'est pas gagné, la sortie longue ! On sert les dents et on avance. Quelques kilomètres, les côtes pas si difficiles finalement, on dirait que le diesel chauffe et se dérouille. Lever de soleil superbe, avec des nappes de brume sur Lyon en contrebas. Arrivée sur le plateau, je me sens beaucoup mieux et laisse aller la vitesse, sans regarder le cardio, en  me fiant aux sensations mais sans jamais me mettre en difficulté. On reste cool. 8,5 km/h, puis 9, puis 9,5 km/h sans m'en rendre compte. Je suis vraiment bien. Cela fait 50' que je cours. La vitesse continue d'augmenter, je cours un bon moment à un peu plus de 10 km/h (pour moi, c'est déjà rapide), voire même à plus de 11, sans pour autant avoir l'impression de forcer. J'ai enfin l'impression de progresser, c'est un chouette entraînement. Je boucle cette petite sortie longue en 1 h 15, alors que la première fois que j'avais ce parcours, j'avais mis plus de 1 h 30.

J'enchaîne avec les 2 h 30 de rallye pédestre sans trop de difficulté. Cela tire un peu mais le temps passe vite, sur un rallye. On se paie même le luxe d'arriver les prems (les filles sont ravies) alors qu'on est partis tout à la fin. Nous remportons  la 9ème place et passons un très bon moment au pique-nique suivi d'une espèce de kermesse où je tiens le stand des boules carrées et passe un certain temps à convaincre un petit Yves que le but du jeu n'est pas de construire un château avec les cubes pour le détruire ensuite à coups de pied mais bien de jouer aux boules avec les copains !

Mardi soir, je pars tôt du bureau pour une séance de fractionnés. J'ai décidé, pour un temps, de ne plus courir avec les copains mais de travailler toute seule et tranquillement ma vitesse et de renouer avec les séances de fractionnés, négligées depuis mai/juin. Au moment où, enfin changée et branchée à mon cardio, mon accéléro et mon mp3, je m'apprête enfin à partir, ma belle-mère nounou lâche les fauves dans le jardin. Oublié de lui dire que je partai courir. Les filles ne me lâchent pas. Impossible de partir en laissant des pestouilles hurlantes. M..., m.... et re....

Cela m'arrange pas forcément mais je refais une tentative le lendemain, en ayant cette fois-ci prévenu tout le monde. Je retrouve mon vieil ami Jiwok qui a toujours des goûts musicaux aussi discutables et nous partons pour une série de 10 x 30x 30. Je me surprends à trouver cela plutôt facile et limite agréable, même si ma vitesse n'est pas très élevée (12,5 km/h en moyenne sur les séquences rapides - forcément - mais avec une assez bonne stabilité du début à la fin).

Vendredi : j'ai pris ma matinée pour tenir le bureau de vote aux élections des parents d'élèves et comme la relève arrive à 10 h, j'en profite pour me faire une petite séance de CAP avant de retourner travailler. 35' en endurance +15' au seuil et 5 à 10' d'endurance pour finir. La forme n'est pas olympique mais c'est correct.

Au milieu de tout cela, je poursuis évidemment l'entraînement de natation et arrive maintenant à faire des culbutes plutôt correctes, départ arrêté.

J'arrive maintenant à ma séance de ce dimanche. Je passe rapidement sur les détails, le départ est beaucoup moins laborieux que la semaine précédente, passées les côtes, je vais bien et accélère un peu mais me sens un peu limitée malgré tout. Et au bout de 51' de course exactement, devinez qui vient me rendre une petite visite ? Mon copain le sacrum, qui s'était fait oublier depuis la séance chez l'ostéo cet été. Et là, grosse révélation (à la limite de l'illumination), je me rends compte que tous mes petits soucis physiques sont liés et que c'est l'ensemble du bassin qui dysfonctionne. Vous vous rappelez, je disai que j'avais eu du mal dès le 12ème km sur le semi, l'impression que j'étais toute raide, que mes cuisses était contractées et que j'avais beaucoup marché sur la fin. En fait, je me rends compte qu'il s'agit d'un problème récurrent sur sorties longues (voire parfois au démarrage comme dimanche dernier) : cette impression que le bassin et les cuisses sont tout engourdis, limite paralysés et que plus ça va, plus lever les jambes me semble difficile. Je ne m'étais pas trop posé de questions, mettant cela sur l'inexpérience mais je me rends compte tout à coup que ce n'est pas un état normal et qu'il doit y avoir quelque chose qui ne fonctionne pas correctement au niveau de l'ensemble bas du dos/bassin/hanches/cuisses. Aujourd'hui, en en discutant avec uen ancienne coureuse, chef d'un projet sur lequel j'ai bossé cet été, je me suis rendue compte qu'il pouvait s'agir d'un déséquilibre au niveau du bassin et d'un problème lié au psoas.

je suis à la fois soulagée (il y a une explication à ma lenteur et à mes difficultés + ce n'est a priori pas un état normal et cela peut aller mieux si ça se guérit)pouvoir résoudre ce pr


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Commentaires (2)Add Comment
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Ecrit par Stella25106, octobre 20, 2008
Gaelou, il manque un petit bout à ton blog, mais il semble que tu entrevoies la possibilité de traiter le problème, ce qui est plutôt positif. Tu sais, au royaume des tordues, on est un peu nombreuses par les temps qui courent smilies/wink.gif
J'espère que tu trouveras rapidement le bon remède et je te souhaite plein de bonnes choses, en running, au boulot et pour ta petite famille.
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Ecrit par trirunneuse, octobre 20, 2008
En te lisant, on sent un peu de tristesse... Garde bien en mémoire tous ces progrès sur ces dernières sorties! Tu peux en être fière et épatant ton programme sportif dans ce monde qui court dans tous les sens du terme! Je te souhaite le moins pire côté médical, garde ta pêche et ta volonté!

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