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sep 29
2008
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Garçon, un aquathlon !Posté par Gaelou in le blog de Gaelou |
Quoi de tel qu'un aquathlon pour se remettre d'un semi-marathon ? A dire vrai, c'est pas comme ça que je l'avais imaginé au départ, ce deuxième aquathlon... mais l'envie irrépressible de faire le semi de Lyon s'est imposée et l'aquathlon est passé au second plan. Autant le semi était mon Everest à moi, le truc que personne ne pouvait ignorer au bureau tant je n'arrêtai pas d'en parler (en plus, on était 2, donc ça arrangeait pas !), autant l'aquathlon, c'est à peine si je l'ai mentionné en passant (du genre "Tu fais quoi ce week-end ? Oh, mon frère vient dîner, je vais ranger les vêtements d'été des filles et puis, dimanche, pof, un petit aquathlon, histoire de se donner la pêche avant le repassage....).
C'est marrant, parce que c'est vraiment l'envie de faire un aquathlon, en septembre 2007, qui m'a motivée pour me mettre à la course à pied et m'a fait tenir jusqu'en mars, genre LE projet de l'année. Et là, je n'y ai pas trop pensé de la semaine, toute à mes souvenirs du semi. La récup' a été plutôt rapide : courbatures aux cuisses lundi et mardi , décrassassage piscine le lundi, petite sortie (10' en amenant Noémie à son cours de gym, puis 30' tout tranquille) mercredi et re-natation assez pépère vendredi. Bref, pas terrible comme préparation ! Aucun stress non plus, cela m'a changé de la semaine précédente. Et puis, brutalement, dimanche matin, la petite boule et une bouffée d'angoisse, presque plus importante que pour le semi. Tous les - mauvais - souvenirs du 1er aquathlon qui remontaient à la surface (pour celles qui n'ont pas lu mon CR de l'époque : 1 000 de natation qui m'ont semblés très longs après un départ épique, suivis de 4 800 de CAP en apnée totale, dans le froid et sous des trombes d'eau, avec les cuisses tétanisées et l'esprit complètement obnubilé par l'envie d'abandonner... bref, le seul bon moment a été quand j'ai enfin franchi la ligne d'arrivée. Et pour l'anecdote, quand même la fierté d'avoir persévéré et fini... dernière). Pour celui-ci, j'avais à coeur de prendre davantage de plaisir et de laisser, dans un bel élan de générosité, ma place de dernière à plus méritante que moi (trop sympa cette Gaëlou !). Sachant que mon soulagement avait été intense en découvrant que cet aquathlon n'existait qu'en format découverte (250 m de natation, 2 km de course à pied..; trois fois rien... au moins mon calvaire serait de courte durée !). Je me disai que, comparé au 1er, c'était "finger in the nose", surtout que j'étais semi marathonienne maintenant (eh, pas pareil !)
Voilà pour l'humeur du moment. Ma petite famille est pour une fois du voyage mais ne déborde pas d'enthousiasme. Nous arrivons à la piscine, je retire mon dossard, me voit remettre un kit triangle/gilet fluo (trop bête, je viens d'investir !) et file chercher les toilettes, accompagnée de n°2 qui ne veut plus me lâcher. manque de bol, les toilettes sont au fond des vestaiires, après le pédiluve. je quitte mes runnings et laisse la choupette de l'autre côté ""Tu attends maman, hein ma bichette) et la retrouve en train de patauger allègrement en chaussettes dans le pédiluve. Je m'énerve. Moi qui voulait avoir un peu de temps pour m'échauffer, ça part mal. Je la laisse à Chéri qui me demande pourquoi je suis pas en train de m'échauffer (no comment) et file en repérage sur le parcours de course à pied. Ouille, il ne me reste plus que 15' avant le départ. Je trottine et refile à la piscine me déshabiller et m'échauffer un peu dans le bassin. Ouf ! On a pied. C'est tout con mais à chaque fois, j'ai la trouille de ne pas pouvoir me hisser hors de l'eau ! Je fais quelques longueurs. On nous fait ressortir de l'eau pour le briefing. Ils ne trouvent rien de mieux que nous faire sortir dehors pour nous marquer l'épaule et le mollet de notre n°, nous expliquer le déroulement de l'épreuve et tirer au sort les lignes. La bonne nouvelle, c'est que je tire la ligne la plus proche de la sortie, la mauvaise, c'est que nous y sommes 4, dont 2 brasseuses (enfin, je me dit que j'ai peut être une chance de laisser ma dernière place, de l'autre côté, pas fastoche à doubler !). Top départ : j'ai mes lunettes sur les yeux cette fois-ci, tout va bien. L'une des filles prend la tête (elle me mettra 50 m) et je distance facilement les brasseuses. Je nage vite mais je me rendrai compte après que je n'ai pas été à fond. Mes virages sont pas terribles. Bonn, je mets moi aussi plus de 50 m aux 2 autres filles, c'est bon pour l'égo.10 longueurs, c'est fait ! Je sors de l'eau. Elles sont au moins 4 encore dans le bassin . YYYEESSSS ! Je me hisse élégamment (on dira ça comme ça) sur le
bord du bassin et trottine jusqu'à la sortie en arrachant mon bonnet et mes lunettes . Dehors, c'est un peu le bazard, pour rester polie : il y ades tas de barrière qui délimitent des petits coins et des chaises posées dans ces petits coins avec nos affaires. je merde un peu (forcément, j'y vois rien) mais finis par retrouver mes runnings, mon dossard et mes lunettes. je manque de me vautrer en essayant de faire rentrer mon pied dans ma 2ème running.GO go go go ! C'est parti pour la course à pied. Pas eu le temps de récupérer, je suis en apnée totale ! C'est pas terrible pour courir. Mêmes 2 km me semblent longs, voire plus long que les 21,1 du semi, c'est dire (non, j'exagère)... surtout qu'à mi par'cours de la boucle de 1 km, il a des escaliers (ils sont vicieux, vous trouvez pas ?) suivis d'une côte. Je suis à l'agonie et j'ai mal aux cuisses. Allez, encore un effort. Je boucle la première boucle, récupère la preuve de mon passage et c'est parti pour la deuxième. Je marche pour la côte cette fois-ci. Damned, je me fais doubler par l'une des brasseuses. Bon, si mes calculs sont bons, il reste encore des filles derrière... Les organisateurs nous encouragent sur le parcours, c'est vraiment sympa. J'ai entendu le speaker annoncer l'arrivée de la première alors que je bouclai la première boucle mais certaines filles avaient l'air vraiment redotables en natation... et en course à pied. Allez, c'est mon tour de franchir la ligne, une petite accélération et me voilà arrivée !
Verdict : 15ème sur 19 (y'a du progrès) en 17'46 (la première est à 12' et des poussières, la dernière à plus de 26') et je me paie même le luxe de devancer au classement 2 triathlètes licenciées. Par contre, pas très contente de moi. Je n'étais pas trop dans la course, j'avais plus envie que cela se termine que véritablement de me battre et je ne me suis pas comportée comme si c'était une compét. En natation, je n'ai pas donné tout ce que j'avais, espérant peut être garder un peu de fraîcheur pour la course (mais je crois que c'est utopique, je suis toujours aussi mal en partant en course, alors foutu pour foutu, autant mettre le turbo sur la natation). En course, et ben ça se confirme, je suis un diesel.. et une tortue ne se transforme pas du jour en lendemain en fusée.
Point positif : c'était quand même nettement mieux que le 1er. Je crois que pour l'instant, je vais me limiter à cette distance en essayant de gagner en explosivité (on va en bouffer, du fractionné ! Pour les spécialistes : court ou long, le fractionné ?), de travailler davantage ma vitesse en natation (j'ai beau être la star de la piscine du camping, face à des nageuses de compét, je pèse pas lourd !) et surtout, d'apprendre les virages car mes demi-tours sont nettement moins efficaces. Là, c'est pas gagné, vous me verriez faire la culbute, un grand moment de natation : je pars plutôt pas mal (généralement, trop loin du mur), fais plutôt correctement ma pirouette mais émerge en me demandant bien où je me trouve et de toute façon avec les pieds trop loin du bord pour me propulser... Y'a du boulot ! J'ai 6 mois pour améliorer tout cela ! Bon, ça va être coton de jongler entre des objectifs de course assez contradictoires (d'un côté, du très court avec des aquathlons, de l'autre, des 15 km et des semis, avec quelques 10 histoire de voir la progression et vérifier si je suis toujours dans le club dont je suis cofondatrice avec MadameGal : le club des tortues !). Il va falloir étudier cela de près !!!!




