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Les filles ont la parole !

juin 27
2012

Les Topgun Girls au Maxitrail d'Annecy!

Posté par: Lyset dans MyBlog

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Lyset


Vous connaissez mon talent inné pour la synthèse et la brièveté. Si vous avez lu mes CR si courts de prépa marathon et marathon, imaginez donc ce qui vous attend pour le récit d’un trail de 86km. A ceux qui souhaitent lire directement le récit de ma course, rendez-vous en partie 4 : «  ma course très excentrique », page 2643 de ce CR.


Les Top Gun Girls, ce sont quatre femmes -que nous choisirons de qualifier de jeunes- qui se sont rencontrées il y a un an lors d’un stage trail et qui depuis se retrouvent régulièrement pour des moments inoubliables entre la Bretagne, la Normandie, la Belgique et Paris, retrouvailles nécessairement ponctuées de séance de jogging, abdos, fous rires et repas festifs avec d’autres amis en général eux aussi runners.

 

L’origine de leur nom est difficile à expliciter. Personnellement, j’optais pour l’appellation d’origine incontrôlée, les blondo-traileuses, car nous sommes toutes les quatre blondes, même si certaines ne l’assument pas et se définissent fort lâchement comme « châtain clair ». Disons que notre groupe de traileurs avait été surnommé les «  Top Gun » par l’entraîneur, pour une raison qui m’échappe, et que d’aucunes ont voulu symboliquement marquer par ce nom la filiation de leur passion pour le trail. Selon moi, et à la fin de ce CR vous serez forcément de mon avis, quitte à citer une référence cinématographique, il aurait été plus approprié  de nous appeler les «  Hot Shot Girls ». 

Pour éviter tout malentendu qui pourrait être lourd de conséquences, je rappelle tout de suite  et fermement que « Hot Shot » n’est pas un film érotique mais le remake parodique de Top Gun.

 

 

Pour une présentation plus individualisée des Top Gun Girls, sautez une ligne :

Par ordre alphabétique, cela donne- sautez encore une ligne :

  • -Cythiel : Normando- parisienne, experte en sciences new age type acupunture, nourriture bio et cyclisme dans la capitale, spécialiste ès féminisme, elle a créé le logo de notre team,
  • -Lala : bretonno-oiso-parisienne,  adepte des déjeuners familiaux, recevant en continue des sms et des appels téléphoniques ( heureusement qu’elle a deux portables),
  • -LoLaure : Normando-normande, qui pratique en club comme moi, notre traileuse la plus expérimentée, aussi accroc  attachée à la CAP que moi, future péruvienne d’adoption
  • -Moi, Lyset, parisio-parisienne.

 

 

1)Au départ, une idée électrique 

Je ne peux que confesser être à l’origine de cette course. Mais vous m’accorderez nécessairement des circonstances très atténuantes puisque c’est sur CAF que j’ai découvert l’existence de ce trail. Quand j’ai lu «  lac d’annecy », «  fin mai », «  trail », «  relais de 4 »,  et surtout, l’annonce qui marche à tous les coups chez moi «  attention les dossards partent en une journée  », mon système lymphatique n’a fait qu’un tour. Dans une humeur quasi hystérique, j’ai convaincu assez facilement mes trois acolytes qu’il fallait absolument s’inscrire, que ce serait magnifique, extraordinaire et surtout facile.  Facile….

La maxi-race fait 86 km. Elle peut être parcourue en entier seul ou par équipe de 2 ou de 4. Des formules marathon race ( 38km) et trail découverte ( 14km) sont aussi proposées.

Pour le relais à 4, elle se décompose ainsi :

  • -lac d’Annecy/ Semnoz, départ à 3h2, 19km et 1000m de D+
  • -Semnoz- Doussard : 30km, 1000m de D+ et 2000m de D-
  • -Doussard-Menthon : 23km, 1300m de D+ et 500m de D-
  • -Menthon-lac d’Annecy : 14km : 700m de D+ et D-

 

 carte_20pour_20relais.jpg

 

( je n'arrive pas à copier la carte de la course. Leur site: www.maxi-race.org)

2)Une préparation assez chaotique 

Début décembre, nous voilà donc engagées pour ces 86km à 4. Inutile de vous dire que dans ma crainte de voir partir les dossards en une journée ( qui s’écouleront finalement en trois semaines) et toute excitée par ce nouveau challenge, j’ai lu plus que rapidement les conditions de course. Je réserve rapidement une chambre pour 4 en auberge de jeunesse en centre-ville, Cythiel s’occupe des billets de train. Nous choisissons d’arriver le samedi vers 14h et de repartir le dimanche par le train de 19h. Pour moi, l’essentiel est fait. Je referme le livre de cette course et le mets de côté pour quelques mois. C’est que j’ai une prépa marathon et un chrono à faire en avril, moi ! Héhé ! 

Le marathon couru, je me promets de me pencher davantage sur le trail. Ah mais … j’ai un triathlon trois semaines plus tard, et trois semaines ça passe vite, surtout au milieu des élections, des week ends prolongés et de la prépa du tri elle-aussi tellement exemplaire.

Une fois le tri passé, il reste trois semaines avant le trail et rapidement apparaissent des difficultés indissimulables :

- a)les points de relais : Sur le site de la course, je lis angoissée que les bus pour se rendre à Doussard et Menthon (relais 2 et 3) sont complets. Comment ça complets ? Il était écrit que l’on pouvait acheter les billets au dernier moment… Et quid de Semnoz, le premier point de relais ? Pas de bus ?....

J’écris aux organisateurs pour leur demander comment faire pour se rendre aux trois points de relais. Pour moi, la prise en charge des transferts de relayeurs est forcément du fait de l’organisation. Si ce n’était pas écrit sur le site, c’est tout simplement que c’était implicite. Ca allait de soi, je ne me suis même pas posé la question.

L’organisateur me répond stoïquement que, « comme il est précisé sur le site », les relayeurs sont « autonomes pour se rendre à leurs points de relais ». Sueurs froides. Ah ça voulait dire ça «  autonomes » ? Jusqu’ici, pour moi, l’autonomie était une qualité positive.  Je n’avais pas interprété la phrase comme cela, mais elle est bien inscrite sur le site. Indéniable – même si j’ai évidemment essayé, ridiculeusement, de le contester, en regrettant amèrement que l’on n’ait pas gardé le nom de blondo-traileuses qui aurait forcément suscité plus de compréhension de la part des organisateurs. 

En pleurnichant et faisant acte de contrition par mail, j’arrive exceptionnellement à obtenir deux places dans les bus pour aller à Doussard et Menthon ( relais 3 et 4). On me dit qu’au retour nous pourrons prendre… les navettes " abandons "qui partiront … quand elles seront pleines…. 

Il faudra donc compter sur la solidarité des autres coureurs pour espérer courir. Magnifique.

Mais ce n’est pas tout. 

 

- b) le retour en train : quand il a fallu choisir le jour et l’horaire de retour sur Paris, nous étions toutes favorables à rentrer le dimanche soir par le train de19h. Dans mon esprit, nous avions chacune environ un semi à faire. Avec un départ à 3h, pour finir à 18h pour le train, cela laissait 15h de course, soit plus de 3h30 chacune, ce qui semblait très large même avec des montées et des descentes . 

En se penchant plus sur la question, en se rappelant que monter et descendre peuvent être très très très lents, nous commençons à percevoir notre énorme erreur. 

3h30, c’est très peu pour des traileuses non expérimentées, surtout que LoLaure revient de blessure.

J’essaye de nous rassurer en calculant qu’il nous faudra une vitesse moyenne de 6km/h et je donne à chacune un objectif de temps «  train » : 

Relais 1: 3h10

Relais 2 : 5h

Relais 3: 3h30

Relais 4 : 2h20 

Résumons : non seulement nous ne sommes pas sûres de prendre le départ ( mais ça, elles ne le savent pas encore), mais encore nous manquerons certainement notre train et resterons coincées sur Annecy. Nous nous rassurons en nous disant que nos billets sont échangeables. Héhé.

Mais ce n’est pas tout.

 

-c) le lieu de départ de la course : le coup de massue final est asséné trois jours avant la course par LoLaure qui, après des recherches sur internet nous informe que l’auberge, en centre-ville d’Annecy et proche de la gare, est à 4km du lac et du point de départ et d’arrivée de la course, qui part…. d’Annecy le Vieux. Ah, Annecy et Annecy le Vieux ce n’est pas la même chose ???? Moi, je me disais que c’était comme dire «  Evry » et «  Evry sur Seine »…. Non ? 

Résumons once again : avant le départ pour le trail pour lequel toutes commencent à angoisser, et surtout LoLaure qui revient de blessure et va courir de nuit à la frontale pour la première fois de sa vie, nous devrons courir  4km avant de rejoindre le départ en pleine nuit, dans une ville que nous ne connaissons pas. Sans compter, les 4km aller et retour à faire le samedi pour le retrait des dossards. Et les 4km après avoir couru une vingtaine de km à minimum 6km/h dans les montagnes  pour espérer avoir le train de 19h.

Et tout ça, alors que certaines ne sont pas sûres de prendre le départ. 

Alors là, je déclare forfait. Ce trail s’annonce comme trop galère et je ne peux imposer mes acrobaties organisationnelles aux trois Top Gun Girls. Je prends l’initiative de louer une voiture sur place. 

Soulagement. 

Mais ce n’est pas tout.

 Comme je suis incapable de conduire, se pose toujours le problème pour moi de rejoindre Semnoz et pour LoLaure de quitter Semnoz pour rejoindre la voiture laissée à Annecy avant de faire le chauffeur pour nous trois.

 

3)Une arrivée sur les lieux  en mode comico-dramatique

Après un sympathique voyage en TGV de 4h, au cours duquel nous avons parlé de la course et de mille autres sujets divers en feuilletant Running Pour Elles, nous arrivons à Annecy. Nous trouvons l’auberge de jeunesse, y déposons nos affaires, partons chercher la voiture louée. 

 

 

« Oui, Madame pour 24h, 200km ce sera suffisant. Retour à 17h, ça devrait le faire… ». Bien sûr. 

Ensuite direction retrait des dossards. 

La répartition des relais n’a pas été facile à décider. Personne ne voulait du tronçon de 30km dont 2000m de D-.  Je déteste les descentes qui me détruisent les genoux, enflamment les tendons et génèrent des courbatures douloureuses. Mais je suis la seule à avoir couru un marathon et ma prépa marathon et les sorties longues ne sont pas loin. Et comme j’ai convaincu tout le monde que ce trail serait une partie de campagne montagnarde, je ne peux imposer ce supplice à personne, sinon moi-même.

LoLaure prend le relais 1 qui a la particularité de commencer à 3h du matin et d’être uniquement en dénivelé positif. Ce tronçon devrait lui épargner de raviver sa blessure. Si du moins elle ne se perd pas et ne tombe pas. Hahaha.

Lala prend le relais 3, 23km, 1500m de D+ et 500 de D-. Je la sais capable, je l’ai vue l’année dernière. En plus, elle pratique pas mal de VTT.

Cythiel prendra donc le dernier relais. 

C’est LoLaure qui fait office de chauffeur. Avec une petite difficulté : elle a l’habitude de conduire une voiture Diesel dans sa Normandie et j’ai loué une petite urbaine à essence. Bref, on cale souvent. 

Mais ce n’est pas tout. 

En faisant notre route cahin-caha vers le lac, nous découvrons rapidement une autre réjouissance de ce week end : les embouteillages.

Il est 16H30  en ce beau samedi du week de la Pentecôte et les rues de la ville sont bondées d’embouteillage à 5km à la ronde du lac.

 

On essaye de se détendre entre deux feux rouges, treize calages, et trente-quatre coups de klaxons sous les 30 degrés. Mais le temps passe et nous devons absolument retirer notre dossard avant 18H. Cythiel et Lala descendent donc de voiture avec nos papiers d’identité pour rejoindre le village de la course, à pied.

LoLaure et moi-même mettons plus de 20 minutes à accéder à un parking et à trouver une place peu orthodoxe où garer la voiture. 

Quand nous arrivons sur le village, les filles ont retiré les dossards. Il est temps de nous mettre à la recherche de chauffeurs pour moi et Marie-Laure. 

Mais non, ce n’est pas tout.

Lala a perdu nos papiers d’identité après le retrait des dossards, ainsi que sa carte vitale, carte bleue, permis….

Nous voilà sans-papiers !

A ce stade, notre situation a atteint un tel degré de comique, tendance lourd, que je ne m’inquiète même pas. Je ris et nous partons chercher nos papiers. Au bout de 10 minutes, nous entendons le speaker appeler LoLaure car quelqu’un a ramené les papiers égarés. Ouf,  ça c’est réglé.

Nous décidons d’attendre la pasta party pour repérer un éventuel chauffeur parmi les équipes de relayeurs et allons nous allonger et décompresser près du lac quelques minutes. J’en profite pour me baigner et nager un peu.

 

 

 

 

A la pasta party, au menu assez chiche, nous sommes rejoints par Schotsala et son zhom avec qui nous avons une discussion très axée trail évidemment. Ils sont sceptiques sur notre capacité à courir la course à 6km/h au vu du dénivelé. Bref, ils ne parient pas sur notre train de 19h. Pour info, et pour illustrer ce qu’est l’esprit CAF, Schotsala à qui j’avais parlé de mon problème de points de relais sur CAF avant de louer une voiture m’avait proposé de me prêter sa voiture alors que nous nous étions jamais rencontrées.

Merci à toi !

Nous trouvons ensuite une équipe de «  rouge » ( ils sont tous en tee shirt rouge) qui accepte de me prendre avec eux pour aller à Semnoz. RV est pris pour le lendemain à 4h30 devant un hôtel proche de notre auberge. Ouf. Il ne restera plus qu’à LoLaure à trouver un concurrent pour la ramener.  

Retour à l’auberge, en calant beaucoup moins, et coucher tôt pour moi et LoLaure après une bonne douche et une préparation minutieuse de nos affaires. LoLaure est dans un état de stress assez puissant. Elle craint de se perdre, de se blesser, de ne pas arriver à retrouver le départ, de ne pas pouvoir se garer, de  ne trouver personne pour la ramener à Annecy et de devoir faire les 19km de retour  en courant ! Moi, j’ai hâte de vivre cette aventure en courant dans les montagnes. Se prendre la tête dans l’organisation, perdre les papiers, passer 1h dans les embouteillages, n’étaient pas vraiment l’objectif de notre voyage. Une folle journée nous attend demain et après cette journée déjà assez délirante, je m’endors facilement. Que peut-il nous arriver encore franchement ?

 

4)Ma course très excentrique 

- avant le départ, point de hic

Le réveil de Lolaure sonne à 1h45 du matin et me réveille. Je l’entends se préparer et je ne me rendormerai pas, ce qui me dérange pas. Je me lève à 3h30, m’habille en short, mon sac est prêt. Je sors dans la cuisine de l’AJ pour déguster du café, une banane et deux tranches d’un délicieux pain d’épice. Je rencontre à la cuisine un groupe de volleyeurs bien gais qui terminent leur soirée entre deux bières. Ils sont venus participer à un tournoi international de volley-ball. Ils ont déjà fait la connaissance de Marie-Laure deux heures plus tôt et sont moitié abasourdis  moitié hilares de notre projet. L’un d’eux me dira finalement qu’il comprend ce genre d’aventures et que son défi est de faire un ironman à 40ans. Avec ma franchise diplomatique habituelle, j’éclate de rire et j’essaye de lui expliquer, avec ma pauvre petite expérience de sprint triathlon, ce que signifie cet objectif. Voilà, il est 4h du mat et je parle triathlon à un volleyreur ivre ! Tout va bien !

Je suis devant l’hôtel convenu à 4h15 et je grelotte avec mon short en attendant l’équipe des rouges. Au moins, je ne passerai pas pour une prostituée dans cet accoutrement. Je suis rejointe par un homme souriant qui me demande si je vais courir. Je me regarde basket, short, sac de trail, coupe-vent à 4h30 : «  euh sans doute ». Il est l’un des chauffeurs des rouges. En fait, ces coureurs sont des employés d’une entreprise allemande qui a racheté récemment une usine d’Annecy. Le but de cette course est de relier ces deux entreprises, les allemands et les savoyards. Chaque équipe a son chauffeur attitré, ça c’est de l’organisation professionnelle.

Nous partons avec « mon » chauffeur Carole et un Allemand en voiture vers le col de Semnoz. Le trajet est très sympathique, nous finissons par parler…. Triathlon, Carole étant une pro. En voyant les courbes de la route dans la nuit noire, je me dis que j’ai bien fait de ne pas prendre le volant ce matin.

 

 

Au col du Semnoz, à 5h, le ravito est déjà prêt. Il se passe peu de temps avant que les premiers traileurs, en solo ou par équipe, arrivent à toute vitesse sous mes yeux éberlués.  Je grelotte dans le vent en regardant les coureurs arriver les uns après les autres, en espérant que Lolaure arrivera bientôt. Je sautille,  je courotte sur place pour ne pas me transformer en iceberg. J’attendrai presque 2h. Le soleil se lève.

 

 

 

 

 

 

Je lui avais donné 3h10 comme objectif, ce qui doit la faire arriver à 6h30. 

Elle arrive pile à 6h30 ! 

 

 

La championne ! Je la vois arriver  très blanche mais super souriante. Elle me dit qu’elle a adoré cette course, que tout était bien balisé, qu’elle ne s’est pas perdu, qu’elle s’est donnée, ce qui me rend hyper heureuse. Elle me tend la couverture de survie, ses bâtons, et la puce. 

Je m’élance !!!!!!

Enfin !!!!

 

-  la course, option acrobatique

Mon relais commence par une pente assez douce, ce qui me permet de m’échauffer, de me réchauffer et d’avoir de bonnes sensations. Je suis entourée de runners partout, impossible de se perdre. Je me sens bien et j’ai encore du mal à réaliser que j’ai 30km à parcourir, la plus grande distance parcourue après mes 4 marathons.  Le jour est levé, mais l’air est toujours frais. J’attends d’avoir couru environ 15 minutes avant d’enlever mon coupe-vent et de le ranger dans le sac. Nous courons sur une crête avec une belle vue et je me mets à espérer que l’organisation s’est trompée en décrivant mon parcours et que tout restera du quasi plat tendance descente douce !

 

  

Mais la forêt arrive et la première longue, longue descente technique. Je sais qu’il faut que je me détende, que je me penche en avant et que tel Kilian « je joue avec le terrain ».  Mais moi je n’ai pas grandi dans un chalet au fin fond des Pyrénées et le terrain n’est pas mon ami, surtout avec la pluie des derniers jours.  Pierres glissantes ( les traîtres), pierres roulantes ( non chantantes), boue humidifiante  ( forcément salissante): c’est le terrain qui joue avec moi et je crois qu’il s’amuse beaucoup.  Je n’ai pas oublié l’objectif «  train de 19h », mais comme je suis en déséquilibre permanent et manque souvent de tomber, je choisis la sécurité. Encore désolée mes quadris bien aimés,  esprit de Kilian regarde ailleurs , je me tiens exactement comme il ne le faut pas : en arrière, archi tendue et les mains n’importe comment telle un funambule débutante.  Séance intense en excentriques donc. Si au moins, cela pouvait me faire des cuisses plus puissantes.

Bien entendu, si je faisais ce trail toute seule, je prendrai un milliard de risques. Je n’ai absolument pas peur de faire un vol plané et de me fracasser le crâne et tous les muscles et os contre les pierres ou les sapins, je serais prête à jouer ma vie pour arriver 1605ème plutôt que 1613ème, mais là j’ai la responsabilité de transmettre le relais à Lala. A priori, si Lolore a réussi à retrouver la voiture, ne produit pas  d’accident en calant, n’est pas coincée dans les embouteillages et retrouve le chemin de l’auberge, les filles devraient réussir à courir. Je ne vais pas mettre en péril un plan si parfait. 

Que cette descente est longue. Quand je cours, habituellement je pense à 1001 choses, même sur piste,  je médite. Mais là sur cette descente archi escarpée, si je me mets à penser aux topgun girls ou à la paix dans le monde, la sanction est immédiate :  je trébuche, je manque de tomber.  Se concentrer, se concentrer toujours et ne pas avoir de sursaut d’orgueil quand les coureurs que j’ai doublés me redoublent. Si au moins je savais utiliser mes bâtons en descente, peut-être aurais-je moins peur.

Comment expliquer à des non-traileurs la difficulté d’une telle descente alors que descente rime habituellement avec « facile » ? J’ai l’impression de faire du ski sur une piste noire pleine de rochers pointus avec des skis cassés et quelqu’un qui me pousse dans le dos.  Je sens qu’au bout de quelques km de ce régime, mes jambes commencent à tirer,  ma tête est comme vidée, tout mon taux de magnésium a dû être consumé. Je regarde ma montre : sur certains tronçons, le chemin est si difficile que je suis à moins de 6km/h. Aïe aïe le train…

Après 8km de ce régime, alors que je m’étonne de ne voir aucun coureur mort ou blessé sur le bord du chemin, nous arrivons sur la route dans un village. Ouf. 

Comme plusieurs traileurs, je fais une petite pause pour boire à la fontaine et manger un gel et de la pâte de fruit. C’est essentiellement psychologique mais après le stress de cette descente, j’ai besoin de souffler, de me relâcher une ou deux minutes, et cette petite pause me régénère presque totalement.

Je me remets à courir sur la route. Nous sommes sur un tronçon relativement plat et je suis contente de sentir que mes jambes répondent toujours. Je redouble, héhé. Mais je n’ai pas de mérite : 90% des coureurs qui m’entourent font le 86km. Quand j’ai 10km dans les jambes, ils en ont 29. Nous courons à travers des champs où paissent des vaches, des moutons, des chevaux. Il est environ 8h, l’air est frais et sent bon la campagne, le sapin, l’altitude. Je retrouve le sourire et suis heureuse d’être là.

Nous revenons vers les chemins de forêt pour alterner montées, descentes et plat. Je double en montée, me fais doubler en descente, double sur le plat. Beaucoup de participants du 86km m’ont l’air déjà kaput. Ils ne courent plus sur le plat et se font doubler par moi- moi !- en montée. Quand je les double, je m’excuse : «  désolée je vais passer à droite. Je fais le relais, c’est pour ça que je suis encore en forme ». L’un d’eux, visiblement fatigué, mais pas à court d’humour, me répondra : «  d’accord, mais je ne vous donnerai pas de pâte d’amande ». 

Après avoir descendu, monté, redescendu, remonté dans la forêt, nous arrivons dans une vallée dégagée qui permet enfin d’admirer un paysage montagnard. Le lac n’est malheureusement toujours pas en vue. Moi qui m’imaginais que courir autour du lac signifierait avoir toujours ce magnifique lac sous les yeux! Nous entreprenons la plus longue portion de montée. Je double, je double, je m’excuse, je préviens les coureurs qu’ils me doubleront sans doute en descente. Pourrais-je monter plus vite ? Sans doute, je ne suis pas dans un effort extrême, mais mes jambes sont si fatiguées. En outre, grâce aux portions de plat et de descente, je serai largement dans les temps de «  objectif train ». Qui sait ? peut être serai-je chez moi à Paris ce soir ?! 

M’inquiète néanmoins le kilométrage du parcours qui diffère de deux km de mon Garmin. Est-ce à dire que lorsque je crois qu’il me reste 8km, il m’en reste 10km ?.... Je tente de croire qu’ils rectifieront leur erreur.

Après environ 30 minutes de montée, nous arrivons à un col où nous badgeons et où la bénévole voulant nous rassurer: « il ne reste que de la descente jusqu’au prochain relais ». Que de la descente ? Merci Madame, quelle joie… 

Mes quadris sont très raides, lorsque je descends, j’ai l’impression qu’ils ne contrôlent plus rien,  que les genoux sortent de leurs axes, que mes chevilles se tordent. Je pense «  priorité : sécurité ».  Mais lorsque le chemin se fait moins pentu ou boueux, mes jambes répondent  encore un peu et accélèrent.  Il est presque 10h du matin et nous croisons les premiers randonneurs qui nous encouragent sympathiquement. J’ai vraiment hâte que cette descente se finisse. Prise dans la course, dans l’effort, dans l’objectif «  tchouchou », je ne me serais même pas arrêtée pour prendre une photo de mon parcours.

Finalement, nous rejoignons une route presque plate et devant nous…. Le lac !!!!! Le lac est là, enfin visible, enfin devant mes yeux ! J’exulte de joie : la vue est magnifique et surtout libératrice. Elle signifie que je suis presque à Doussard, que ma course va s’achever, que je vais pouvoir passer le relais à Lala.   Il était temps : mon Garmin annonce 30km. Normalement, je devrais avoir fini .En fait, ce ne seront pas deux km mais trois km que je devrais courir dans cet esprit-là : «  mais quand est-ce que ça se termine ? », en espérant à chaque virage apercevoir le ravito et la foule des supporters et relayeurs. Je déroule, j’accélère bien que je sois épuisée et tentée, comme les coureurs du 86km ,de passer en mode marche, jusqu’au moment où parmi la foule enfin atteinte je verrai –enfin- les trois tee-shirts roses des TopGun Girls. 

 

 

Soulagement énorme. Les filles me photographient, me demandent mon ressenti. Ca s’est bien passé, je ne me suis pas blessée, mais le terrain était dangereux. Lala prend la puce, se l’attache, attrape les bâtons de Lolaure dont l’un s’était replié, et s’élance. 

Je suis si heureuse de cette course. Si heureuse que ce soit terminé aussi Le soleil est apparu, il est 11h08 . J’ai couru 33km en 4h38, 1100 en D+ et 2280en D-. Moyenne vitesse : 8.20km/h.

 

Je n’ai qu’une envie : me changer, boire, me doucher. Je mange un peu de tout au ravito, en misant sur la fenêtre métabolique. Puis nous reprenons la voiture pour rejoindre le village de la course à Annecy le Vieux. 

Il nous reste à planifier notre retour…. Une tâche qui exigera des talents de funambule  plus aguerris que la descente la plus technique de Savoie.

 

5)Un retour tendance épique 

Le reste de la journée sera consacré à cette question :  Aurons-nous notre train ? Que faisons-nous ce soir ? 

Notre équipe a un peu plus d’une demi-heure d’avance sur le temps prévu mais la partie de Lala nous a été décrite comme particulièrement technique et a été rallongée de deux km.

Avec des sous-questions  et des hypothèses à l’infini :

  • -quand rendre la voiture ? Après 17h une seconde journée nous sera comptée.
  • -Prenons-nous un taxi pour aller à la gare ? Mais quid des embouteillages en ce très ensoleillé dimanche après-midi ?
  • -Réservons-nous un hôtel ?
  • -Si on doit rester ce soir, qui rentre sur Paris car il y a dans le lot un billet non échangeable ? etc, etc, etc….

Au village de la course, tout en divisant sur toutes ces hypothèses et sur la course, nous mangeons le repas post course composée d’une tartiflette délicieuse mais qui laisse Cythiel assez perplexe sur sa digestibilité. Elle, elle est en pré-couse.

Je croise Nina qui me reconnaît et qui vient de terminer le parcours découverte qui correspond au dernier relais. Elle nous brieffe sur sa course, très technique, courue en 3h10 avant de rejoindre son club. 

3h10… ce chrono n’est pas de bon augure. A 6km/h, le temps «  train » était de 2h20. Or Nina est plus entraînée que Cythiel. Il semblerait que le kilométrage ait là aussi été sous-estimée par l’organisation.

Avant de rejoindre Menthon où arrivera Lala dans quelques heures, nous nous allongeons près du lac tout en assistant à l’arrivée des champions. 

 

 

 

 

Faute de pouvoir me doucher, je retourne nager dans le lac. Quel bonheur cette eau fraîche sur mes muscles et mes articulations en vrac ! Un moment de répit avant une semaine de courbatures très douloureuses . Juste expiation de mon organisation bancale ?

A Menthon, après quelques temps passés dans les embouteillages, nous attendons également allongées sur le bord de la route l’arrivée de Lala. Il fait très chaud et nous sommes assez inquiètes pour elle. Cythiel commence à avoir les jambes qui la démangent de courir. Je l’incite à s’échauffer.

L’objectif «  train » pour Lala c’était 3h30, mais calculés avec 2 km de moins. Elle arrivera au bout de 4h30, elle aussi ravie de sa course, souriante, fatiguée.  

Cythiel prend enfin à son tour le relais avec un enthousiasme non dissimulé. Il est environ 15h30.

  

 

Pour moi, les choses sont claires : nous n’aurons pas le train. Il n’est pas possible que Cythiel court le dernier tronçon technique, sous la chaleur, en 2h30.

Que faire ?

Je passe sur les innombrables discussions, sur les recherches effrénées sur internet, sur la quinzaine d’appels aux hôtels, à l’agence de location, tandis que Lala se nettoie à l’eau et lingettes démaquillantes. 

Au final, nous sommes obligées de prendre la voiture une journée de plus car nous ne pourrons la rendre à temps à l’agence . Nous décidons donc de rester à trois à l’hôtel et Lala, qui a un déjeuner familial important le lendemain, rentre avec le billet non échangeable. L’hôtel enfin trouvé prend ma réservation et mon numéro de CB en précisant que la réservation est annulable avant 18h.

17H55, à la gare, au guichet pour échanger nos billets, la vendeuse m’apprend que nos billets ne sont en fait pas échangeables. La partie Annecy-Lyon, oui. La partie la plus onéreuse Lyon-Paris non. Catastrophe.

Et j’ai moins de 5minutes pour annuler la résa d’hôtel.

Et pendant ce temps Cythiel court.

 

Moins de 5 minutes pour échafauder un plan bis qui a pris lui-même 3h d’élaboration ! Lolaure et moi décidons sans hésiter que l’unique solution est de rejoindre Lyon avec la voiture de location pour prendre notre TGV de 21h. Sur ce, Lala décide de rester avec nous et de ne pas prendre le train, le fameux train de 19h : «  je reste avec vous jusqu’au bout ».

Nous remontons toutes les trois dans le voiture ( et maintenant Lolaure ne cale presque plus ) et rejoignons le village de la course avec un autre objectif : voir un de nos amis traileurs Nathan venu nous saluer !

Au village de la course, tout en discutant aimablement avec Nathan, allant chercher des sandwichs pour le voyage, guettant l’arrivée de Cythiel, nous essayons d’établir la route la plus rapide pour aller à Lyon entre recherche sur téléphone et question aux spectateurs. 

Suite à un quiproquo, Lolaure et moi manquerons l’arrivée de Cythiel mais Lala passera avec elle la ligne d’arrivée à 18h44. 15h19 de course pour un total réévalué finalement par l’organisation elle-même à 91km.

Vitesse moyenne : 5, 94km/h ! 

Nous avons donc réussi le pari de la vitesse. Si la maxi race avait fait 86km comme prévu, nous serions arrivées à 17h35. La prochaine fois, nous saurons que la distance d’un trail est évolutive. 

Nous laissons 2 minutes à Cythiel pour se ravitailler et nous rejoignons en vitesse la voiture en lui expliquant le nouveau plan. Elle est trop fatiguée pour réagir.

 

Objectif : TGV à Lyon Part-Dieu à 21h. Soit 2h pour faire 138km ( estimé par mappy en 1h44 de route ) remplir la voiture d’essence et la rendre à l’agence sur place. Pas le droit à l’erreur.  Quatre filles qui ne sentent même plus la fatigue, archi concentrées, tendues et un brin stressées remontent en voiture.

Lolaure qui est réveillée depuis 2h du matin conduira comme une chef la petite citadine sur l’autoroute où la pluie ne nous sera pas épargnée.  Dans Lyon que nous connaissons à peine, nous scrutons avec angoisse les panneaux indicateurs pour Part-Dieu. Lala aura un éclair de mémoire de génie et nous guidera magistralement vers la station essence et le parking de l’agence de location.

 

Et qui sera à 20h45 sur le quai de Lyon Part Dieu totalement incrédules et hilares ?

Qui qui qui qui qui qui qui aura son TGV pour Paris ce soir ?

Qui qui qui qui qui qui qui utilisera son billet non échangeable ?

Qui donc ?

Mais les Top Gun Girls  bien sûr!!!!!

INCREDULES ET HILARES ! 

Mais ce n’est pas tout !!!!!!!!!

Suite des aventures lors du cross du Mont Blanc le 30 juin prochain !

 

Merci aux TOPGUN GIRLS pour ce super week-end ! Merci de ne pas m’avoir arraché les yeux, troué ma poche à eau ou rempli mes gels de terre malgré mon organisation boîteuse ! Je crois que le Grand Maître Scientologue peut être fier de nous et que nous sommes fin prêtes pour jouer MISSION IMPOSSIBLE 6 ! Et merci à Lolaure pour les photos.



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Commentaires (32)Add Comment
Lolaure
Merciii !!
Par Lolaure, juillet 07, 2012
Merci à mes coéquipières sans qui je ne pourrais vivre ces aventures rocambolesques, pleines d'énergie, de fous rires et de bons moments !! Lolaure
easygirl
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Par easygirl, juillet 04, 2012
Mais quelle aventuresmilies/cheesy.gifsmilies/cheesy.gif surtout Lyset ne m'appelle jamaiiiiis pour t'accompagner !!
Je ne pourrai pas te suivre smilies/grin.gifsmilies/grin.gif
Bravo les filles vous avez été tip top
CR bien drôle et les photos réussies
Twister
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Par Twister, juillet 02, 2012
Whaaaaaoooooouuuuuu vous êtes top les filles !!! Ça donne envie de faire partie d votre équipe smilies/wink.gif

Comme d'hab très joli CR avec cette joile plume qui te caractérise

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zazie68
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Par zazie68, juillet 02, 2012
Vous faites vraiment un quatuor de choc... j'ai lu le CR d'une traite, en retenant mon souffle jusqu'a la dernière ligne, cela valait un épisode de dr House! Gérer une telle course avec un tel stress, chapeau...

Ps :elles te parlent encore tes copines? ;-)
Schotsala
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Par Schotsala, juillet 02, 2012
On attend le CR du cross du Mont Blanc maintenantsmilies/wink.gifsmilies/wink.gif Et encore bravo!smilies/cheesy.gif
Schotsala
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Par Schotsala, juillet 02, 2012
Ah ah ah Quelle aventure!!! smilies/cheesy.gifsmilies/cheesy.gif
Tout est bien qui fini bien. Ravie d'avoir fait votre connaissance. J'espère que l'on se recroisera sur les pentes escaprpées des Alpes.smilies/wink.gif
Lyset
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Par Lyset, juillet 01, 2012
Merci les filles!
Figurez vous que personne ne veut partir avec moi en vacances maintenant!!!!smilies/grin.gifsmilies/grin.gif
Yanne, j'ai mon permis. Mais sans voiture, je ne sais plus trop. Personne ne veut plus me prêter sa voiture lorsque je demande: " le frein c'est à droite ou à gauche déjà?". Je précise qu'à part dans l'isoloire, je ne sais jamais où sontt ma droite et ma gauche!smilies/grin.gifsmilies/grin.gif
Le cross du Mont Blanc s'est super bien passé. C'était un pur bonheur. Je veux retourner à CHAM!
GIBO
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Par GIBO, juillet 01, 2012
Tu es toujours aussi agréable à lire !
Bravo pour cette belle aventure et vive les Top Gun Girls !
fanny48
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Par fanny48, juillet 01, 2012
Quel stress ! vous avez su rebondir...
Un beau relais, tout de même,
vous êtes rayonnantes, de très belles photos.
Mission suivante le 30 juin...c'était hier?
darkmoon
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Par darkmoon, juin 30, 2012
Tout est bien qui finit bien,bravo à vous 4 ,quelle expédition!!!!
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Par brinouille, juin 30, 2012
très rigolo ce quatuor de blondes chevelures (vous allez pas faire mentir la légende des blagues vous avec vos successifs oublis smilies/wink.gif ! joli périple, et 30 km ainsi...Arg ! les courses en relai, c'est le truc le plus chouette à vivre en course à pied !
forrest
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Par forrest, juin 29, 2012
Lyset j'espère que tu organies tes vacances autrement.smilies/grin.gif
Suspens jusqu'au bout, CR toujours aussi excellent! Bravo les Top Gun Girls
babou
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Par babou, juin 29, 2012
seigneur jésus, quel CR !
tu m'as bien fait rigoler avec toutes ces aventures qui s'enchainent
un grand bravo à ces 4 droles de dames qui ont mené à bien leur projet et bonne continuation pour le mont blanc
chifou
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Par chifou, juin 28, 2012
C'était top! Merci Lysetsmilies/smiley.gif
gaellou
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Par gaellou, juin 28, 2012
Rhaaaaaaaa, c'est chez moi !!!!!! Bon je vais le lire a tete reposee cet aprem car il est long en effet smilies/smiley.gif
kalone
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Par kalone, juin 28, 2012
Un peu d'accord avec Japhy, une telle aventure mérite de se vivre sans sur-stress..j'étais stressée en lisant le CR, alors j'imagine même pas votre état pendant ce week-end !! il m'aurait fallu une semaine pour m'en remettre smilies/grin.gif j'espère que pour le Mont Blanc, vous profiterez plus de la fête !
Mais t'es vraiment incroyable quand même toi smilies/grin.gif marathon -triathlon - trailàfond.. t'es folle smilies/grin.gifsmilies/grin.gifsmilies/kiss.gif
J'espère que tu ne l'as pas trop écourté ton CR quand même, c'est tellement agréable de te lire ! smilies/wink.gif
lapuce92
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Par lapuce92, juin 28, 2012
Quel weekend, et quelle aventure!! Heureusement tout est bien qui finit bien! smilies/grin.gifsmilies/cheesy.gif Bon courage pour la suite des "hostilités" alors! smilies/kiss.gifsmilies/cool.gifsmilies/wink.gif
yanne
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Par yanne, juin 28, 2012
JAMAIS je ne partirais avec toi en voyagesmilies/grin.gif Punaise, vous êtes plutôt les totally improvise les filles.
J'ai adoré ta description des descentes, genre genou hors de leur axes, parce que c'est tout à fait ce que je ressenssmilies/wink.gif
Plusieurs suggestions: passer ton permis? Visualiser la ville sur Google Maps? Te metrre au yoga dés cette année pour apprendre à respirer quand tu organises un truc?
Vous en avez pour des mois de fou rire impromptus dés que vous aurez en tête une image de votre aventure, ça c'est sûr!!! Incorrigible Lyset, merci pour le roman à péripéties, ça serait un film on n'y croirait pas!!
gygy
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Par gygy, juin 28, 2012
quelle aventure les filles ..comme un livre tu commences et tu veux savoir la finsmilies/cheesy.gifsmilies/cheesy.gif et tout ces rebondissements!!
Chapeau les fillessmilies/smiley.gifsmilies/smiley.gif
Lyset
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Par Lyset, juin 28, 2012
Merci pour les commentaires!
Eh oui, c'était archi stressant comme organisation. On a bien ri et on en rit encore d'ailleurs, mais si c'était à refaire.... euh, j'agirais différemment et je ne crois pas que je m'inscrirais au relais, même s'il y a quelque chose de fort de courir pour une équipe et de vouloir faire au mieux pour passer le relais à la coéquipière ( et accessoirement pour qu'elle ait son train ce soir!).
C'était le printemps des défis fous cette année, entre marathon - 3h30, trails et tris. Mais je ne veux pas continuer dans la surenchère. L'année prochaine c'est CAP et YOGA pour moi! J'ai besoin au moins d'une année pour me reposer.... Et après le cross du Mont Blanc et le tri de Paris dans les prochains jours, peut être même que ce sera deux ans de repos dont j'aurais besoin!smilies/grin.gif
juju
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Par juju, juin 28, 2012
Trop fun les filles!! Quel CR , un grand merci , vous êtes top les filles!! Gros bisous Juju
Sof
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Par Sof, juin 28, 2012
punaise, quel suspense jusqu'au bout !!!! vous vous êtes lancées dans un bon truc de guedin quand même, quel stress vous deviez avoir tout le long
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bravo à vous 4 en tout cas, vous avez assuré comme des chefs !smilies/smiley.gif
Heidi
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Par Heidi, juin 28, 2012
Ah! Ah! Heureusement que tu cours mieux que tu organises les voyages smilies/grin.gif
Très sincèrement, je ne suis pas fan de ce genre de longs relais, notamment pour des questions logistiques. Même bien organisé c'est toujours le bordel, on passe son temps en voiture et à s'attendre.
Belle découverte de la montagne quand même, vos sourires en témoignent. smilies/smiley.gif
Niña
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Par Niña, juin 28, 2012
Mon dieu, je suis épuisée par votre aventure smilies/wink.gif Entre moi en hypoglycémie et vous en stress, je comprends bien que notre brève rencontre ne fut pas idéale ! Bravo à la fine équipe et à bientôt j'espère.
Tati
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Par Tati, juin 28, 2012
ça y est, Lyset délaisse le bitume et se lance dans les trucs de fou: triathlon, courses à fort dénivelé en montagne! Ahhhh, il faut avoir du courage quand même se lancer dans les trucs comme ça sans avoir vraiment l'habitude! mais tu t'en sors super bien et le compte rendu comme d'hab' un régal!smilies/kiss.gifsmilies/kiss.gifsmilies/cool.gif
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Par Japhy, juin 28, 2012
Ciel ciel ciel, quelle aventure! La loi de Murphy, comme parfois.
Bravo pour votre course et pour avoir assuré comme des bêtes, mais je ne peux m'empêcher de trouver extrêmement dommage d'avoir calculé si juste pour le retour. Je me rends bien compte que vous aviez des obligations, mais ce n'était quand même pas très réaliste, et surtout un peu tristoune de devoir tout faire avec cet épée de Damoclès au-dessus de la tête!
Réjane
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Par Réjane, juin 28, 2012
Mais quelle lucidité! Jusqu'au bout, vous n'avez rien lâché, ni la course, ni l'organisation de votre périple! Et tout a été mené d'une main de maître! Vous avez été formidables, bravo à vous 4 et bravo à toi pour ce CR génial!
muriel34
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Par muriel34, juin 27, 2012
smilies/grin.gif quel périple !!!Bravo!! les filles !!!SUper C-R.Vivement la suite de vos AVENTURES smilies/wink.gif
Mariebleu
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Par Mariebleu, juin 27, 2012
Je suis fatiguée, très très fatiguée à lire toutes ces péripéties smilies/wink.gifsmilies/wink.gif
Quel week end d'enfer!!
Vous avez du bien rire quand même. Bravo à cette équipe de choc (et très chic!).
malutine
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Par malutine, juin 27, 2012
Oaoaaah la vache ! La course c'était vraiment du pipeau à coté de la "logistique" smilies/shocked.gifsmilies/grin.gif
Bravo pour avoir réussi : la course oui mais surtout pour avoir réussi à la faire et à rentrer smilies/cheesy.gif
CR fleuve et feuilleton comme toujours mais impossible de le lâcher avant la fin smilies/wink.gif
Béa54
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Par Béa54, juin 27, 2012
Excellent ton CR, vraiment très drôle, quel suspens !!
Et bravo pour ce relais mené de main de maître(sses) smilies/grin.gif
sunshine
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Par sunshine, juin 27, 2012
Waouh, bravo aux Top Gun Girls !!! Superbe ! merci à toi pour ce CRsmilies/grin.gif

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