Que recherchez-vous?

http://runvirginie.blogspot.com/

un cahier d'entraînement plus épique que pragmatique. Ou la vision de la cap et d'une prépa marathon sous un angle auto-dérisoire, histoire de ne pas trop se prendre le melon et évacuer la pression.
mai 01
2012

LES DROLES DE DAMES ET LE TRIATHLON DE SAINTES 2012

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Bonjour à toutes

ça fait un bail que je ne suis pas venue, je vous lis de temps à autre mais n'interviens que très peu.

Ce n'est pas pour autant que je vous oublie. 

Twister a déjà publié notre épopée, je vous laisse donc le lien vers mon blog où vous pourrez découvrir le clip vidéo qui l'illustre.

@bientôt

 

Rohini

 

http://runvirginie.blogspot.fr/2012/04/les-droles-de-dames-et-le-triathlon-de.html

janv. 01
2012

PRENDS TOI EN MAIN...C'EST TON DESTIN

Posted by rohini in Untagged 

rohini

 

 

Je commence cette nouvelle année avec un brin d'humour sortie des archives mais le leitmotiv sera bel et bien celui-là


Alors pas de bilan, ni de retour en arrière sur 2011, car ça n'aurait pas grand intérêt.
J'ai juste pris la température et la mesure d'une nouvelle discipline qui se nomme Triathlon.
Cela m'a permis de comprendre que le triathlon ne se résume pas à mettre bout à bout 3 sports bien distincts mais que c'est une discipline à part entière.
Discipline, qu'il faut savoir gérer, appréhender et travailler pour progresser.
Je vais donc me tourner vers la nouvelle année directement, car maintenant il va falloir se préparer sérieusement pour avancer vers l'Ironman de mes 40 ans.


En attendant donc ce jour J, 2012 sera l'année de mon premier demi IronMan et j'ai choisi Le triath'long Côte de Beauté à Royan pour faire mes premières armes.
Pour la petite histoire : Tugdual participera à mes côtés et nous fêterons ainsi encore une fois notre anniversaire de mariage (3 ans) en triathlètant de concert :-) Je connais le parcours pour y avoir suivi Tugdual en 2011 mais compte bien y retourner au printemps pour passer un peu plus de temps dessus.
Au programme des réjouissances :
- Natation en mer avec option méduses (je suis prévenue)
- Vélo qui comprend 18 bosses sur 93 kms avec la moitié du parcours vent de face (je suis re-prévenue)
- CàP : 21 kms exigeants entre sable, terre, bosses, béton et bitume sous un soleil de plomb (je suis re-re-prévenue)
Mes points forts (oui y en a un peu) : Le mental et l'endurance.
Mes axes d'amélioration - mes points faibles (oui y en un peu, pas mal , beaucoup en fait)
Course à Pied : travailler les allures pour ne pas plafonner systématiquement à 12 à l'heure quelques soient les distances courues.
Plan d'action : fractionné sur piste avec des 400 mètres en pagaille et aussi des 30"/30"
Vélo : C'est là que se trouve le gros du boulot. L'année dernière j'apprenais à me servir du vélo et des pédales automatiques. Cette année il faut absolument que je prenne de la puissance, donc de la force ET de la vitesse.
Plan d'action : bouffer de la bosse en répétition et travailler la vélocité en drafting ou seule sur du plat.
Natation : C'est là que j'ai le plus progressé. Forcément je partais de très très loin.
Je ne savais pas nager, j'étais phobique de l'eau, pétrifiée de panique dès que quelqu'un m'éclaboussait.
Et je dois dire que j'ai finalement pris du plaisir à nager, à me sentir glisser, à progresser tout au long de cette année.
J'arrive maintenant à contrôler mes accès de panique et à gérer les bastons dans l'eau sans suffoquer.
Il reste cependant encore un gros travail de technique concernant le dégagement des épaules (foutu dos que je n'arrive toujours pas à maîtriser comme je veux) et aussi un travail de musculation des grands dorsaux qui vont m'aider à mieux me propulser vers l'avant (les élastiques vont d'ici peu de temps compléter ma panoplie de triathlète junior).
En fin d'année je me suis prise un peu de panique ne sachant trop comment m'y prendre mais voilà que maintenant se dessine devant moi un shéma clair et simple qui me permet de reprendre confiance et de me concentrer maintenant que je suis débarrasser des questions parasites.
Tugdual m'a beaucoup aidée psychologiquement pour ne pas paniquer devant mes objectifs.
Maintenant qu'il a fixé son objectif Ironman de 2012 (Vichy), il se sent fort mentalement et grâce à son expérience passée, va pouvoir me coaché discrètement et fixer le fil conducteur de mes pérégrinations (connaissant mon fort caractère, il sait déjà l'ampleur de la tâche qui l'attend :-D)
Idéalement j'aimerais garder le volume hebdomadaire fait actuellement, c'est à dire entre 7 et 9 heures par semaine puis monter à 10-12 heures cet été.
Je ne souhaite pas faire de coupure car je sais que mon corps n'apprécie pas trop trop que je passe du mode ON au mode OFF puis au mode ON.
Je veillerais simplement à varier l'intensité des séances en fonction de mon boulot et de la fatigue.
Pour m'aider je vais me servir du calcul mis au point par Gregory Zieba, que je trouve très intéressant.
Prochain rendez-vous : le test d'effort à la Clinique St Jacques le 3 janvier
j'en saurais un peu plus sur mes zones d'entraînement et espère ainsi mieux le structurer pour progresser efficacement.
Mais pour démarrer cette nouvelle année, voici un petit clip qui vous fera sourire et vous exprimera tous mes voeux pour 2012

nov. 16
2011

TAMALOUTE OU GOURDASSE ?

Posted by rohini in Untagged 

rohini

 

Je dis bien évidemment car, dès que je fais un pas de travers et ne suis pas les sacros-saintes règles de la course à pied, et bien j'ai le droit aux râlements, certes peu invalidants mais néanmoins fortement agaçant voir un poil irritant,  d'un de mes multiples tendons du genou.

 

Le dernier en date, dont je ne connais même pas le nom, se situe sur le bord interne de la rotule droite (il semblerait que nous possédions 2 tendons croisés sur la rotule - non pas les ligaments croisés qui sont en dessous mais 2 tendons par-dessus, bref, on s'en fout, c'est juste là pour stabiliser le genou et accessoirement me pourrir la vie).

 

Alors depuis l'épisode TFL (résolu depuis) je mène une vie d'ascète... tout est

 

J'ai aussi veiller à avoir une alimentation plus basique qu'acide (enfin grosso-modo)

en incorporant un maximum d'aliments basiques.

tout est là.

 

J'ai aussi et surtout fait gaffe à ne pas me surentraîner (cause de ma première tendinite).

Et là je suis loin de l'être vu que je ne cours maximum que 2 fois 45 min par semaine et que je n'ai préparé aucune course longue cette année.

 

Enfin si, y a eu l'ultra-marin mais je l'ai préparé avec du vélo en sortie longue et puis le semi de St André des Eaux, mais est-ce que 21 kms on peut appeler ça du long ?

moi je dis non, parce que ça suffit maintenant, mes jambes sont quand même capables d'encaisser ça merdalor.

Et puis je sais bien dans mon for intérieur que je ne suis pas une chose si fragile que ça.

 

Sans compter sur les 2 visites annuelles chez le dentiste afin de soigner-vérifier les caries potentielles.

La dernière en date (que le dentiste n'avait même pas soupçonnée et pour laquelle je me suis battue pour avoir une radio) en était à ses balbutiements de bactérie que déjà mon TFL couinait sa race.

Carie soignée...TFL muselé - dentiste médusé.

 

J'ai aussi corrigé ma posture avec l'aide de Christophe Carrio et son livre "un corps sans douleurs"

 

Pour finir, je suis aller faire à nouveau un bilan ostéopathique complet avant de sérieusement me pencher sur le cas du Gaiacol.

 

Voilà donc que je tombe sur une discussion qui vente les miracles d'une potion au Gaiacol.

(Enfin, j'avais trouvé cette info il y a 6 mois et mis de côté depuis.)

 

On y vante les bienfaits de cette potion, antialgique et anti-inflammatoire qui permettrait à plusieurs grands traileurs de s'avaler des descentes de furieux sans faire couiner un tendon.

 

Je me dis qu'à mon stade je n'ai rien à perdre...

Après 2 semaines d'arrêt de cap et 1 week-end à Londres que j'ai visité en boitant (2 x 20-25 bornes en marchant, il a pas apprécié la plaisanterie).

 

Me voilà à me badigeonner le genou delatite potion et cela pendant 3 jours et 3 fois par jour.

 

Potion3 grs de salicylate de Gaiacol

20 grs de teinture d'iode glycérinée

prépa en pharmacie pour 6,80 euros

 

Etat avant application

Genou au repos depuis 2 semaines. pas de cap, mais vélo + natation car pas de douleur dans ces 2 sports.

craquement du genou à chaque pliure.

gêne au tendon après vélo et douleur au toucher.

 

gêne persistante sur le côté interne de la rotule et seulement en mouvement.

Aucune difficulté à rester genou plié ou à l'inverse tendu.

Impossibilité de marcher longtemps sans déclencher une douleur de plus en plus vive allant jusqu'à boiter.

 

Début du test jeudi 10 novembre 2011 - 19 h 00

posologie : compresse maintenue par bandage pendant 1 heure

puis application par tamponnage avant le coucher


Vendredi 11 -Samedi 12 et Dimanche 13 novembre 2011

posologie : tamponnage 3 fois par jour

 

Plus d'infos sur ce lien

 

A noter : odeur du produit qui peut gêner certain.

Moi je trouve que ça sent le médicament et ce n'est pas pire que certaines crèmes chauffantes.

Aspect : Bétadine (attention ça tache)

Indication : tendinite du genou - pour les autres parties du corps il semblerait que ça ne fonctionne pas aussi bien.

 

Au bout de 12 heures : plus de gêne au repos - je sens moins mon tendon.

 

Au bout de 24 heures et après 50 kms de vélo qualitatif (29 kms/h)

pas de gêne, ni pendant, ni après.

Bien sûr je fais tout bien mes étirements et j'ai rajouté un petit nouveau : l'étirement du psoa (c'était lié au problème de genou m'a dit le kiné).

 

Au bout de 48 heures et après 37 kms de vélo mode cool (23kms/h)

pas de bobo pendant mais dès que ça refroidit, je sens à nouveau une gêne.

Tugdual trouve le point douloureux et me masse énergiquement, ça fait un mal de chien (un peu comme un massage profond) mais ça me soulage finalement.

Il s'arrête dès qu'il ne sent plus de crissement sous ses doigts.

 

Le dimanche repos de sport et d'un coup me vient une idée fulgurante.

Je vais me faire charrier mais il y a un truc que j'ai complètement oublié depuis que je surveille mes tendons. J'ai beau mettre toutes les chances de mon côté pour être une sportive saine, j'ai totalement oublié de .....boire.

 

Grosso-modo si je suis à 1 litre par jour c'est le Nirvana. Je suis une "chameaute", je n'arrive pas à boire, ça me gonfle l'estomac et je me sens mal.

Mais je sais aussi que je bois moins depuis que je bois de l'eau gazeuse.


Alors pourquoi l'eau gazeuse ?

J'ouvre une parenthèse (ben oui c'est mon blog après tout) : parce qu'il a fallut me sevrer de Coca et maintenant, ben, il faut me sevrer d'eau gazeuse (je vous l'accorde y a pire comme addiction).

Un jour il faudra me sevrer de la gourdasserie mais là, y a du boulot.

je referme la parenthèse (oui je peux faire ça aussi et d'ailleurs vaut mieux refermer derrière soi parce que sinon on attrape froid avec les courants d'air).

 

Alors aujourd'hui, jour de ma lucidité (des fois je suis très très blonde quand même) , je me prends une bouteille d'eau plate qui ne servira qu'à ma consommation personnelle et je vais m'astreindre à boire 2 litres en dehors des repas.

 

J'ai peur que ça soit difficile mais miraculeusement, ça passe très bien...

L'eau glisse en moi et pénètre toutes mes cellules...je fais pipi 72 fois par heures mais, et c'est évident, mon genou ne se fait plus du tout sentir.

 

Même pendant l'étirement du quadri (qui auparavant me faisait mal à ce tendon), je sens un mieux et une amplitude plus grande.

 

Et puis dans ma tête je recoupe avec d'autres petits bobos apparus en même temps que mes problèmes tendineux, à savoir : ongles qui se dédoublent, Et j'allais oublier le symptôme le plus flagrant : les migraines récurrentes qui me vrillent le cerveau à en vomir.

 

ATTENTION : Petit intermède un peu gore, je l'admets mais tellement amusant pour les scatophiles et autres grands enfants cracraphiles...si vous ne supportez pas les images glauques passer au paragraphes suivant.

 

A déclamer avec passion.

Ah combien de temps ai-je passé accrochée au grand cerceau blanc du fond de cette petite pièce appelée "Tauyelette", les yeux rivés sur la surface impassible mais néanmoins inquiétante de l'eau claire du Fond De La Porcelaine, la main moite retenant mes cheveux, priant pour que ma cervelle ne jaillisse point par mes narines...retenant à la fois une larme au coin de l'oeil et un cri au fond de ma gorge....R A O U L...AAAAh te voilà enfin me laissant presque inerte et le coeur fort palpitant, les tempes en sueur et la honte aux lèvres.

 

Fin de l'intermède....

 

Et là je me dis que ma potion miracle, si ça se trouve, elle se trouve dans la solution H2O de mes bouteilles en plastiques recyclables.

 

Quelle gourde je fais (c'est dommage pour une fille qui manque cruellement d'eau).

 

 

Mardi 15 novembre 2011

J+2 après opération waterworld :

 

 

plus aucune douleur ni au toucher, ni en étirement.

Je n'aurais le temps de courir que demain midi pour tester en situation mais ça commence à sentir bon cette histoire.


Ce mercredi à J+3 de l'OP water, reprise de la course à pied - 5,5 kms en 30 min

Pas de douleur, juste une sensation de chaud et de tiraillement à l'endroit sensible dès les premières foulées mais sans augmentation d'intensité pendant la course.

En revanche, la douleur s'installe à froid et ne se calme pas dans la soirée.

 

Me voilà donc retour à la case départ... ce qui ne m'empêchera pas de participer au RUN & BIKE du club ce dimanche et puis après... et bien après :  hasta la vista.

 

Je vais continuer le régime hydratation qui je le sens ne peut-être que bénéfique à la longue.

Je soupçonne tout de même que tout ça soit lié au psoa qui tiraille et couine fort depuis les foulées du tram et comme c'est vachement dur à étirer ce truc, va falloir beaucoup de repos je pense.

 

Monsieur l'Kiné ... attends-moi....j'arrive et fais chauffer tes ultra-sons, ça va swinguer !

oct. 11
2011

LES FOULEES DU TRAM 2011

Posted by rohini in Untagged 

rohini

voici le lien vers mon blog tout beau tout neuf

http://runvirginie.blogspot.com/2011/10/les-foulees-du-tram-2011.html#!/2011/10/les-foulees-du-tram-2011.html

sinon voici le récit : Depuis 2 jours je suis patraque et mon ventre ne va pas bien, ce qui n'est pas folichon pour le week-end sportif qui s'annonce.

Je me suis inscrite aux foulées du tram sans trop réfléchir. Juste parce que j'adore cette course hyper festive et parce qu'en terme de logistique, on ne fait pas plus simple car ça se passe chez moi.

D'abord quand on court les foulées du tram, on prend le tram et alors là vraiment c'est tout le croustillant de la course.

Le tram de Nantes se pare d'une multitude de sportifs fluos, tous plus énervés les uns que les autres et entassés comme des sardines, le nez collé aux vitres, à faire la ventouse pendant plusieurs stations, nous nous faisons acheminés au point de départ.

Chaque foulée est différente de la précédente et cette année le départ se fait de Thouaré sur Loire.

Après le tram, c'est au tour du bus et nous devons en laisser filer 3 avant de pouvoir obtenir une place.

Il est temps car après 1h20 de transport, nous arrivons à l'arrache sur le départ qui a lieu 1/2 heure plus tard.

Smecta est venu à me secours et je n'ai plus trop mal au ventre. J'ai vraiment envie de me déchirer sur cette course car ça fait un bail que je n'ai pas fait un truc un peu long. 15 kms commencent à être intéressants et il faut un peu élaborer une technique de course.

Je souhaite faire en-dessous de 1h20 mais surtout boucler ces 15 kms en negative split.

J'embarque Nancy (du TCN) avec moi sur la ligne de départ et pour une fois je ne me plante pas trop dans mes estimations.

Nous ne serons pas trop perturbées par les autres coureurs et passeront l'arche en 1 minute (au lieu des 5 minutes d'il y a 2 ans).

Malgré tout, il y a du monde (plus de 6 500 coureurs) et comme je n'aime pas calquer ma foulée sur ceux de devant, je fais mon premier kilomètre très rapidement (4'44) et en changeant de cadence tout le temps (ça me crève et surtout ça m'essouffle).

Je m'extrait donc du paquet et des pieds de mes congénères et peux ralentir un peu la cadence - je vise un 5'15 du km en moyenne.

Nous sommes nombreux du TCN à courir ces foulées et c'est très motivant de voir des oranges et noirs un peu partout.

Mon objectif : essayer d'en doubler un maximum (oui je sais, je fais ma kéké).

Il fait chaud et je ne suis pas mécontente d'avoir emporté ma ceinture-gourdes car il n'y a que 3 ravitos et je n'arrête pas de boire.

Je n'ai rien mangé depuis le matin à cause de Ventrenvrac et j'appréhende le moment où je vais manquer de jus.

Ma stratégie : avaler la moitié d'un gel GU tous les 3 kms dès le début.

1ère moitié : beuark c'est gluant et chaud et ça me donne méga soif.

6ème kms : re-beuark et je vais manquer d'eau à ce rythme (je n'avalerais rien d'autre d'ailleurs à partir de ce moment là).

Bon, les jambes tiennent bon, je suis bien au-dessus de mon objectif allure car je me transporte fierement à 5'08 du km.

Un rapide bilan général m'informe que mes muscles sont plutôt en forme et contents d'en découdre avec le bitume nantais.

Mais mon souffle et mon cardio sont fachés.

J'ai l'impression de manquer d'air à chaque effort.

D'ailleurs je ne vois rien car un voile blanc devant mes yeux floute tous les pourtours.

Bof, je respirais après l'arrivée, c'est pô grave.

Mes écouteurs sont bien enfoncés dans mes oreilles et la musique est à fond.

Cela ne me porte pas pour une fois. Elle m'aide juste à rester concentrée et me permet de mettre ma bulle.

Chaque kilomètre depuis le départ est hard. D'habitude sur ce genre de distance, il y a bien 2 ou 3 kilomètre, plutôt sympa où je profite de la foule qui applaudit et des paysages buccoliques.

Mais là que nenni, je suis dans le dur depuis le début et compte bien ne rien lâcher jusque la fin. 10ème km, pff, coup de mou au moral et encore une fois, heureusement que les oranges et noirs sont là pour me rappeler qu'on ne lâche rien.

Eux, ne lâchent pas, alors je ne lâche pas.

Nancy me grille allégrement, je me dis wallé ça y est, elle est sur des rails, je ne vais pas la revoir de si tôt.

Bon mais assez tergiverser... Il est temps de se reprendre... Pendant 2 kilomètres, je vais courir à côté d'un autre membre du club mais réussirais finalement en accélérant à le passer (quelle émulation ce groupe, j'te jure).

12ème km, raaa encore un coup de moins bien mais faut dire que je tiens une allure bien au-dessus de mes capacités depuis le début.

Ce qui me pousse, ce sont les gens autour de moi qui s'accrochent et ne se laissent pas raconter de carabistouille par leur cerveau embué.

Je débranche mes 2 neurones et continue à accélérer, ça commence à sentir l'écurie.

Je vois le groupe de "courir avec" et ça me donne du baume au coeur (des gars du TCN sont là pour porter les enfants sur cette course).

Je file du mieux que je peux et me retrouve à côté d'un mec qui a décidé de m'accrocher. J'accélère, il se remet à ma hauteur et reste là à côté de moi.

Je ré-accélère et il refait de même (Oh P*** qu'il m'énerve à ne pas se fatiguer).

Bon, je le laisse passer devant (un peu) et me promet de le sécher sur place avant l'arche.

Le CHU, enfin, et je m'envole...oulala bien trop tôt, une pointe de côté vient me cueillir.

Je ralentis, il reste 7-800 mètres, s'agirait pas de finir à genoux.

Mais me voilà avec le mec de toute à l'heure, plus 2 filles un peu devant moi et tout ça à 200 mètres de l'arrivée.

Ni une, ni deux, je me mets au grand galop pour les dépasser. Je suis en apnée totale et pique un des plus beaux sprints de ma vie.

Voilà je suis arrivée, je peux respirer (enfin suffoquer, hoqueter, et essayer de ne pas mourir).

Quelques secondes plus tard, Nancy arrive par derrière et me tape sur l'épaule.

"Ben qu'est-ce que tu fais là toi ?"

Elle me répond qu'elle m'a vue la doubler sur la fin et qu'elle vient d'arriver.

Ah ben moi je n'ai rien vu à part la petite en rose, le mec en "marcel" et la petite en short.

Je finis en 1h15'48" en temps réel et 1h16'55" en temps officiel

Mais surtout je finis dans le 1er tiers (ça ne m'était jamais arrivée je crois) en 2007ème position au scratch.

Je suis 96ème femme au scratch et 48ème de ma catégorie.

Mon allure moyenne a été de 5'06 et j'ai réussi à accélérer en 2ème partie de parcours comme prévu.

Le cardio a été malmené à 170 bpm sur la course (avec des pointes à 178 et 179), mais comme je ne connais pas ma FC max, je ne sais absolument pas ce que ça représente.

Je sais juste que j'ai fait du mieux que j'ai pu et que c'est bien la première fois que chaque kilomètre compte autant.

Et SURTOUT : qu'est-ce que je suis contente !!! je vais être sur mon petit nuage un petit bout de temps (je revis presque mon 1er marathon pour le coup, qui l'eut cru). Oh la jolie accélération (en bleue) sur la fin :-D

sept. 06
2011

TRIATHLON QUIBERON : PLUS C'EST LONG PLUS C'EST BON

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Je me remets tout juste de ce premier DO afin de vous livrer les détails de la course qui sont encore tout croustillants.

Avant de partir je pose ma peinture de guerre (cils et khôl waterproof) et me coiffe en mode warrior (2 tresses d'indienne). La veille j'ai appliqué du vernis "Barbie pouf" sur mes mains et mes pieds.

Je ne serais sûrement pas la plus rapide mais au moins je serais la plus coquette. C'est geste habituels me font me sentir bien, me mettent en confiance et m'apaisent et en plus ça fait marrer Tugdual.

Nous sommes arrivés le matin, juste à temps pour voir le sprint et encourager Stéphane R. Malheureusement pour les compétiteurs du matin, une méchante pluie est venue s'inviter et ne leur a pas permis de profiter pleinement des paysages somptueux de cette presqu'Ile (et en plus y a eu une chute).

Moi je m'inquiète un peu pour l'après-midi car il fait froid et ce n'est pas très rigolo de passer 3 heures dans l'humidité.

Je ne stresse pas particulièrement pour ce triathlon car j'ai pris pas mal d'assurance en natation depuis 2 mois (j'ai beaucoup nagé en mer, et me suis entraînée à viser des bouées) et puis les 430 kms de vélo effectués en Italie dans une circulation monstrueuse avec des routes merdiques m'ont remis les idées au clair concernant ma bête à 2 roues.

Objectif du jour : finir ce DO sans casse et aux alentours de 3 heures
(je vise 3 h - 3 h 15)

Nous déjeunons d'1 baguette et d'une part de flan chacun ; ce sont des aliments que je digère très bien et qui vont m'apporter des sucres lents.

Le soleil est maintenant de la partie et nous fait découvrir une plage magnifique de sable blanc et de mer turquoise transparente (on dirait du pur cristal).

Dans le parc règne une ambiance décontractée et j'ai l'impression que plus la course est longue, plus les gens sont placides. Ou alors c'est parce que les triathlètes sont tellement rompus à ce genre d'effort, qu'ils ne s'angoissent pas plus qu'à l'entraînement.

Du coup, ça me va très bien, et bien que concentrée, je suis plutôt sereine. J'aurais juste un léger moment de stress à l'échauffement (velo-cap) que je remarque par un signe qui ne me trompe pas : une légère suée à l'odeur acide.

Stéphane R. qui est maintenant spectateur me souhaite bon courage et me demande si j'en ai pour 3 heures environ. je rétorque que 3 heures ça serait très très bien et que j'espère surtout ressortir vivante de l'eau.

Après un briefing où personne ne va rien entendre (à cause du vent et de la mauvaise sono), nous nous dirigeons vers la plage. Ah si ! nous entendons que le drafting est sévèrement puni cette année (sûrement à cause des abus de 2010) et qu'il n'y aura pas de pénalité, mais une disqualification immédiate (tant mieux !).

Je me mets à l'eau de suite pour m'habituer et je fais bien car la température me coupe le souffle dès que je rentre la tête et le visage dans la mer.

Je fais 2 mouvements et je ressors encore à bout de souffle. Au bout de quelques secondes je peux enfin nager correctement et il est déjà temps de rejoindre la ligne de départ.

Tugdual est là avec moi en tant qu'accompagnateur-coach-épouxaimant et prend le départ avec moi.

Pan, tout le monde court dans l'eau et j'y vais molto mollo (s'agit de ne pas démarrer avec un point de côté à courir comme une andouille dans la flotte). et puis je me mets dans ma bulle, fait fi des congénères qui font de la mousse à n'en plus finir et pose ma nage.

A la bouée ça bouchonne, j'essaie de continuer à crawler et Tugdual (qui réussit je ne sais comment à rester pile en face de moi tout du long) me dit de brasser car c'est le merdier. Ah oui, ça marche, je pousse tout le monde, c'est à dire que je les écarte de mes bras et mes jambes comme des cadavres qui flottent à la surface et je passe la bouée.

Je repose mon crawl et suis les trainées des gens de devant, je ne vois que multitude de bulles sous l'eau. Quand je prends ma respiration, le soleil me fait un clin d'oeil et fait briller les gouttelettes sur mes lunettes. L'eau est irisée, c'est magique.

Sortie à l'australienne, pas si essoufflant que ça, mais je trottine et ne cours pas vraiment. Par contre moralement ça me met un coup, car je n'ai plus du tout envie de retourner à l'eau.

Pour couronner le tout, je bois la tasse et me prend des claques par les vagues qui ont forci. Tugdual (toujours pile devant) me dit de respirer uniquement à droite (ah oui ça fonctionne mieux comme ça). Et hop une fois la bouée passée, ça file tout droit tout seul.

Sauf que quelqu'un essaie consciencieusement d'aller sur la gauche et me fait dévier. ça m'agace prodigieusement car je sais que le bon chemin est de l'autre côté. Hop je me relève, attrape le gars (ou la fille, je ne sais pas) et le vire à gauche avec mes deux mains, pour reprendre ma trajectoire optimale.

ça l'a surpris car il s'arrête 2 secondes pour me regarder (ben va à gauche mon gars, moi je te laisse). Dans ma tête : "Get outa my way"

Hop 2ème bouée et hop on sort de l'eau. J'ai l'impression que ça fait 40 minutes que je nage et me sens un peu destabilisée car je pensais mettre 37 minutes.

Je commence à retirer ma combine dans l'eau en m'asseyant au bord (j'ai décidé de la retirer complètement pour ne pas l'abimer sur le bitume), quand Tugdual me dit "TOP - 26 minutes". Quoi ???? j'ai fait 10 minutes de moins (voir 11) !

Oh lala je me dépêche d'enlever ma dernière cheville de la combine...mais ça passe pas...Bondieu de Bondieu ça passe pas...Jusqu'à ce que je me souvienne qu'il y a la puce à cet endroit et qu'il faut que je m'y prenne autrement. Ouf ça y est je suis extirpée du machin.

Je trottine pour remonter la plage, puis l'escalier jusqu'au parc. Essuyage de pieds sur la serviette, je pose mon casque, mon porte dossard, enfile mes pompes et zou c'est parti.

Là je me dis, tu restes en dedans et tu en gardes sous le pied pour la cap (j'applique les conseil de Stéphane Garcia - merci au passage). Je souhaite faire 1h30 pour 40 kms. Tugdual reste derrière moi ce coup-ci (il a paramétré sa Garmin pour me servir de pacer).

Je me faufile au départ, en évitant un mec qui godille et qui n'arrive pas à enfiler sa pédale. et puis je me mets dans ma bulle et pédale.

La première moitié est chaotique car le revêtement est bien bousillé par endroit mais cependant bien balisé au sol par de la peinture fluo (merci les organisateurs).

Je suis prudente dans les virages (trop prudente, mais je suis nulle en virage) et ne m'affole pas dans les bosses.

J'essaie de garder la même cadence de pédalage dans les côtes et sur le plat. Bien sûr je me fais remonter par pas mal de gars et c'est là que je me dis que ma nat a du n'être pas si mal que ça pour que de gros costauds surgissent comme ça derrière moi.

Parce que je n'ai pas l'impression de faiblir sur mon vélo, je suis à 30 kms/h de moyenne, et eux me passent avec une aisance déconcertante.

Sur la côte sauvage je découvre des paysages somptueux, magnifiques et les boucles de bitumes me laissent apercevoir les cyclistes devant. Dans ma tête : "Raise your glass"

Ici le bitume est magique, je glisse et file sans effort. J'arrive à tenir des 35 kms/h sur quelques portions, fait des pointes à 39 km/h mais vois mes efforts anéantis dans les bosses qui me figent à 15-17 à l'heure.

Faut dire que le vent est de la partie et nous oblige à lutter plus ardemment. Quand j'arrive dans Quiberon, les spectateurs amassés en nombre me donne une énergie incroyable, je me démène comme un diable et grille une fille devant moi (je suis à 34 kms/h).

2ème tour et je me sens encore plus en confiance, j'attends la côte sauvage avec impatience. 40 minutes de passées, je fais un rapide calcule : "c'est pas vrai !!! je peux le faire en 1h20!!!".

Tugdual remonte à ma hauteur et me félicite de mon allure et ma gestion de course. Je suis à 28 de moyenne (d'après sa Garmin) et il parait que ma cadence de pédalage est idéale.

Ah oui tient, la cadence de pédalage, je l'ai oublié celle-là. Bof je fais au feeling.

Dans les villages, j'entends les gens encourager Tugdual pour qu'il me rattrape. Ils ont l'impression qu'il lutte pour revenir sur moi car il fait des exercices de pédalage sur gros braquet. Moi j'ai envie qu'il porte un tee-shirt : "J'ACCOMPAGNE MA FEMME" parce que ça me mine qu'on ne puisse pas le voir à son meilleur niveau.

Et puis y a aussi les féministes et les enfants qui m'acclament quand je passe à leur hauteur (ALLEZ LES FILLES !!!) et que je salue avec des "coucou" de la main et de grands sourires.

Les cuisses chauffent un peu mais c'est surtout les reins et les abdos qui bossent durs - je sens que je tape dans les casseroles (musculairement).

2 mecs me doublent encore en côte mais sont bien moins puissant que ceux du début. Sur le plat, je me mets un peu en retrait pour ne pas drafter mais voyant qu'ils n'avancent plus, je les enrhume un bon coup.

Je me mets bien à plat sur mon vélo, les mains en bas du guidon pour contrer un maximum le vent et relance en bec de selle dès que les virages sont passés.

Parfois je me mets en danseuse pour détendre les muscles du dos et des jambes car ça se durcit beaucoup de ce côté là. à 6 kms de l'arrivée, je mouline pour désengorger mes cuisses qui chauffent dur. Dans ma tête : "Man down"

Je pose mon vélo en 1h21 et prend le temps de respirer, m'étirer un peu et enfiler mes chaussures et ma ceinture porte-gourdes.

La partie la plus difficile m'attend. Je souhaite tenir 5'20 du km en démarrant à 5'30 la première boucle et en accélérant sur la 2ème.

Au bout de 100 mètres Tugdual me dit que nous sommes à 4'25 et qu'il faut peut-être ralentir. Ah ben oui, je suis en train de me griller.

J'ai du mal à avoir des sensations de cap après le vélo, je pars toujours trop rapidement sans m'en rendre compte.

Nous ralentissons à 5'20, puis 5'30 et j'ai une pointe de côté. Au second ravitaillement, je marche sur quelques mètres et positionne ma ceinture au point douloureux puis serre à mort.

700 mètres plus tard, le point s'estompe et je peux ré-accélérer un peu. Je me dis que la 1ère boucle n'est pas achevée et que ça va être dur de tenir mon objectif dans ces conditions.

Mais miraculeusement au début du 2ème tour, je retrouve mes sensations et me sens bien. J'accélère, allonge la foulée et reste tonique. Dans ma tête : "Love on my mind"

A 2,5 kms de l'arrivée, ça commence à exploser autour de nous. Je remonte pas mal de bonhommes et même si ça me demande un effort d'accélérer pour les dépasser, je préfère ne pas rester dans leurs pattes sous peine de calquer ma foulée sur la leur et de me flinguer aussi.

Tugdual me signale juste que les 10 kms font en fait 10,3 (selon sa Garmin) et qu'il faut que je considère cette distance. J'attends la petite bosse avant le casino, le vent souffle encore et encore, mais je me protège derrière Tugdual (et là pour le coup je drafte à mort, mes pieds pratiquement sous ses semelles) et puis à 1,5 kms de l'arrivée, j'accélère franchement (d'ailleurs Tugdual ne cause plus).

Les derniers 50 mètres sont une bosse, mais quand je vois le panneaux afficher 2h49m11sec, je pète un coup d'accélérateur car je peux passer sous les 2h50.

Au final 2h49m20s pour faire ce premier DO

Je suis 332 ème au scratch et à 55min du premier.

natation avec T1 : 30 min 59 sec (310ème) - 27'46 finalement de crawl au lieu des 26 annoncées.

vélo avec T2 : 1h22m57sec (-31 places) - 38,73 kms au compteur (28,5 kms/h)

cap : 55 min 34 sec (+ 9 places) - 10,3 kms au compteur (5'22 du km)

Les résultats Garmin : - Nat: http://goo.gl/L63sz - T1 : http://goo.gl/bKj54 - Velo : http://goo.gl/Qxk6R - T2 : http://goo.gl/MKkns - CaP : http://goo.gl/2PeLh

Demain c'est notre anniversaire de mariage et ce beau triathlon tout chaud format DO c'est Tugdual qui me l'a servit sur un plateau La Ste Rosalie à Quiberon, ça "déménage".
août 02
2011

QUIBERON - TRIATHLON DO - J-4 SEMAINES

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Un petit post pour faire le point sur la reprise sérieuse d'un entraînement triathlon.

Suite à l'ultra-marin, j'ai fait un gros repos de 2 semaines sans rien faire du tout.
tout simplement car je n'avais pas du tout envie de me fatiguer, de me bouger et je ne me suis pas fait violence (de toute façon je m'endormais partout, même au feu rouge).

Bien m'en a pris puisque lorsque j'ai voulu courir à nouveau, je n'ai pas pu faire plus de 40 minutes pour cause de douleur au pied droit.
En fait c'était exactement les mêmes douleurs que pendant le trail.
Hop je boite jusque chez moi et hop je re-boite jusque chez l'osteo.

Résultat : une foulure du bord externe du pied (alors que la cheville n'a absolument rien). C'est ma chute au 21ème kilomètre la coupable. C'est donc reparti pour 1 semaine de repos (je ferais 1,5 semaine en fait - je commence à me faire fainéante dis-donc).

voilà pour le croustillant de la situation ce qu'il s'est dit en substance lors de ma visite chez l'ostéo.

"Alors comment vous vous êtes fait mal ?"

"sur un trail de 56 kms..."

pouffage du kiné (qui commence à connaître l'animal que je suis)

"...nocturne..."

alors là, il éclate de rire franchement !

"hé ho, c'est pas trop drôle dis-je en rigolant, quoique la chute était comique"

résultat : foulure du tendon fibulaire antérieur (il a jamais vu ça, ne sait pas comment j'ai réussi à me fouler à cet endroit, alors que d'habitude c'est plus haut et c'est la cheville).

ben oui mais je suis costaude des chevilles moua et sur le trail, elles étaient bien gonflées (autant que la tête).

donc : 1 semaine de voltarène en pansement occlusif et je peux re-courir.

Il en a profité pour crocheter un peu le genou (on n'est jamais trop prudent) car il grinçouillait un peu. Le TFL est sensible et il vaut mieux dorénavant que je focalise sur le court pour lui foutre la paix.

Donc, en accord avec moi-même : pas de marathon, ni d'ultra avant l'Ironman mais des 10 kms jusque ras les cils - j'vais être obligée de bosser la vitesse dis-donc et si finalement ça m'aider pour 2013 ?

leçon apprise : ne pas s'engager sur un trail qui plus est nocturne sans du vrai matos (frontale et chaussures spéciales) -ne pas croire que le trail c'est le monde des Bisounours.

"Au revoir M. Le kiné et j'espère : pas à bientôt !"

(parce que même s'il est mignon le kiné, ben les blessures ça va 5 minutes)


et ça c'est le mouvement que mon pied a fait moment crucial

***********************************************************************************

Bon en attendant j'ai bien bossé la natation (en mer 2 à 3 fois et puis reprise en piscine découverte avec maître-nageurs qui reprennent la technique à la base).

Pour le vélo : grosse appréhension et stress au maximum sur mes sorties. La chute du 5 juin est encore présente en tête (faiche).

Mais voilà entretemps j'ai repris la cap : ça se passe super bien, car je n'ai aucune douleur mais il faut dire que je me concentre plus sur la vitesse et les courtes distances que sur l'endurance et le long.

Mon TFL gauche me sert de baromètre et m'indique la marche à suivre.

Il grince = je fais du velo ou de la natation. Il ronchonne = tient va pleuvoir !

et finalement il chouine = bing une carie (ah ben voilà, tu ne pouvais pas le dire plus tôt TFL ?)

Carie en instance d'être totalement soignée (rdv le 3 août à 15 h).

Alors maintenant que tout est bien remis à plat voilà que je bosse sérieusement le DO de Quiberon qui arrive quand même à grands pas. Et comme en plus je suis en vacances et que les enfants sont partis pour un mois et bien me voilà en mode sportive professionnelle :-D

Course à pied : je me tape des séances de fou à aligner des 400 mètres à cracher mes poumons.

ce soir je vais même faire une séance de 8 x 800 mètres au seuil et 4 x 200 mètres au max (et si mon VO2 ne s'améliore pas d'ici 1 mois, je retourne à mes sorties pépères)

Vélo : j'ai repris du poil de la bête grâce à ma dernière sortie avec Sandra. Comme elle ne stresse pas et n'a pas peur et comme je veux la suivre et bien je m'accroche, mon coeur bondit dans ma poitrine et finalement au bout de 2 heures, il s'habitue. Lorsque je reprends le vélo seule, je constate avec bonheur que le plaisir est revenu et à chasser une grosse partie de mes craintes irraisonnées.

hier : 1h45 de velo avec alternance d'allure et plusieurs bosses (suis nulle, pas de jus en bosse) mais j'ai réussi à prendre pas mal de descentes sans crise d'angoisse et même à mettre mes mains en bas du guidon sur certaines portions de descente.

demain soir : sortie avec Marie pour sa reprise post-ironman, je sens que la séance va passer vite.

Natation : c'est là que j'ai le plus progressé. J'ai pris de l'assurance en allant nager en mer plusieurs fois et en m'entraînant à me repérer en milieu naturel. Et puis les séances avec maitre-nageurs sur Nantes m'ont permis en 3-4 séances d'adopter une meilleure technique de bras et de glisser plus facilement. Je m'aperçois que j'arrive à suivre pas mal de copains de ma ligne qui auparavant me mettait une ratatouille.

Je surveille aussi, si mes mains ne provoquent pas trop de bulles en pénétrant dans l'eau et ma foi, il me semble que c'est pas trop mal de ce côté là. D'ailleurs le maitre-nageur m'a confirmé que la position était correcte (youpi).

Bilan

J-5 semaine = 8 h 30 d'entraînement (1 jour de repos complet dans la semaine) - pas de douleur musculaire, pas de fatigue (mais je suis en congé et fait la sieste dès que j'en ai besoin : la belle vie en somme).

test du gel au silicium et Gaulthéria en massage (en préventif sur genou)

et application de cataplasme d'argile 1 fois sur genou droit suite mauvais mouvement de battement en natation (j'utilisais les pieds au lieu de faire partir le mouvement du bassin).

J-4 semaine : démarrage en beauté avec 1h45 de velo + 1 heure de natation avec une séance folle (circuit papillon + dos crawlé + crawl polo + crawl NC et quelques 200 mètres rigolos).

Je n'arrive pas à trouver ou à construire de plan structuré pour préparer ce DO. Je fais donc tout au feeling et en alternant les disciplines et aussi en veillant à bosser les enchaînements, en essayant aussi de faire du bi-quotidien.

On verra si ça paie le 4 septembre.

Après moults savants calculs, il semble raisonnable de penser faire 3h à 3h15 sur ce premier triathlon distance olympique.

juin 28
2011

ULTRA-MARIN 2011 - JE SUIS ULTRA-MARATHONIENNE !!

Posted by rohini in Untagged 

rohini

En route pour Vannes et son super trail nocturne.
La météo est plus que clémente car le soleil nous sourit et nous baigne dans sa douce chaleur.

Comme avant chaque course, Tugdual m'agace par son agitation et son énervement turbulesque.
Il part dans tous les sens, commence un truc et en entame un autre, fait des va-et-vient inutiles.
Il me fatigue....

Moi, j'ai besoin de concentration, d'ordre et de rigueur comme une mécanique.
Je prépare donc mon sac dans mon coin en tâchant d'occulter l'électron libre qui papillonne dans la maison.

Une fois la check-list pointée et tout empilé dans le camping-car, nous partons avec 1 heure de retard sur le planning.

Arrivés à Vannes, nous avons la mauvaise surprise de constater que le parking pour camping-car coureurs se situe à 2 kms de l'arrivée.
Nous nous garons et descendons au village du raid, jeter un coup d'oeil et retirer nos dossards.
(cela nous fera faire en tout 6 bons kilomètres, vite regrettés au moment de la course).

Comme à mon habitude avant un gros challenge, je suis dans ma bulle et parle peu, j'essaie de visualiser la course.

Après quelques courses (bas de contention et saucisson pour Tugdual, pain et eau pour camping-car), nous remontons au camion et décidons de le déplacer pour le rapprocher de l'arrivée.

Une fois fait, je file dans la couchette pour faire la sieste. Le stress me plonge immédiatement dans un sommeil profond. C'est ma façon de méditer :-)
Tugdual me rejoint et somnole, puis s'agite (encore) et fini par me réveiller à bouger comme un asticot à côté de moi.

J'accroche mon dossard, et vérifie le contenu de mon sac.
Céline, qui fait aussi le trail, nous a indiqué qu'il y aura plusieurs points de ravitaillement, ce qui me permet de ne prendre qu'1 litre d'eau car il est déjà fort lourd (3 kgs au total).

Le soir arrive vite et nous nous habillons pour partir rejoindre la navette.
En tenue et sac au dos, je me fais l'impression d'être une guerrière. Les gens qui nous croisent nous regarde avec admiration (si si, on nous prend pour des vieux de la vieille) et quelques uns nous interrogent sur la course.

Mon objectif est simple : boucler le parcours en moins de 8 heures (j'espère faire entre 6 et 8 heures).
Pourquoi un tel objectif ? parce qu'imaginer courir plus de 8 heures me file une frousse incroyable et que ça me rassure de calculer et démontrer, basé sur mes marathons, que oui 56 kms c'est faisable en 6 heures en s'arrachant un peu - alors en 8 heures c'est de la promenade de santé, vous pensez bien ma bonne dame.

Arrivés au Bono, nous rejoignons Céline et discutons de.... course à pied !
Elle a bouclé les 86 kms l'année dernière mais stresse tout de même pour ce minuscule trail de 56.

La tension et le stress monte au fur et à mesure que l'heure avance. Bientôt nous sommes sous l'arche de départ, il y règne une joyeuse ambiance de fête et de trépignement.
Nous sommes dans les starting-blocks prêts à en découdre avec le Golfe.

Le top départ est donné et bien sûr ça piétine. ça m'agace, je n'arrive pas à courir, je piaffe d'impatience. Il y a beaucoup de marcheurs (trop à mon goût), de vrais empêcheurs de courir en rond.

Nous entamons le premier sentier douanier où j'espère pouvoir galoper. Impossible, nous devons marcher, couroter, marcher.
ça m'énerve prodigieusement.
Enfin du bitume, je galope, youpi c'est chouette la vie.
Puis à nouveau un sentier, il y a des souches et des cailloux, des rochers aussi.
Nous alternons sans cesse le rythme et toute l'attention se focalise sur le chemin ainsi que sur la personne devant soi. Il n'y a de la place que pour 1.

Je me tords les chevilles sans cesse et les appuis changent à longueur de temps.
Je sens le tendon de mon genou qui grince, ça tire dur et c'est un bon exercice de proprioception.

Je remercie intérieurement ma prédisposition à ne pas faire d'entorse ou de foulure, car vu les angles que prennent mes chevilles par moment, ça frise le contorsionnisme du pied.

C'est épuisant toute cette concentration et cette tension musculaire.

Arrivés au 1er ravito du 7ème kilomètre, j'ai le sourire banane et de l'énergie à revendre.
Je me penche vers Tugdual et lui murmure : "le trail c'est un truc de mauviettes" avec un clin d'oeil.
Lui est beaucoup moins confiant et fortement énervé par mes excès de vitesse.

ça repart après le pointage et je regalope car nous sommes à nouveau sur bitume pour rejoindre un sentier. Les portions de bitume sont peu nombreuses et pas bien longues, j'essaie de prendre un maximum de place à ce moment là mais Tugdual refuse de me suivre.

Il n'arrête pas de me dire de ralentir, de m'économiser - il m'énerve à la fin çui là - je sais géré sur 42, c'est pas 14 de plus qui vont me faire peur non ?

Au 15 ème, un autre ravito et là j'ai la dalle (malgré le gel pris tout du long) - Céline se sent en forme, je la vois prendre de l'eau et repartir très vite.
Moi je bouffe, un trail c'est aussi de la convivialité. Banane, Tuc et eau, miam, miam.

Nous repartons mais je commence à avoir mal aux jambes. Je me dis que c'est un peu tôt pour que ça durcisse déjà. j'avale un GU (sucre rapide) et la douleur s'envole par miracle.
Je reprends confiance pendant que le soleil finit de se coucher. Nous n'avons que 30 min de retard sur le planning et c'est principalement dû au ralentissement de début de course.

J'allume ma frontale et nous galopons dans les sous-bois, ça sent l'humus, je me fais l'impression d'un chevreuil foufou.
Quand, patatra, mon pied se tord entre une racine et un cailloux et je pars avec de grands moulinets de bras tête la première dans les décors. Je tombe sur mon flanc droit dans un tas de feuilles mortes.

Tugdual, pousse un cri de peur, nous sommes à 21 kilomètre et ma frontale éclaire que dalle.
Je me relève morte de rire, en imaginant la scène et je vais me trimballer ce fou rire pendant 2 bons kilomètres.

En revanche, dorénavant, et étant donné que je ne vois pas assez loin, je décide de marcher dans les sentiers au lieu de courir.
Nous avons effectué pas mal de montées et de descentes (que j'ai pris un malin plaisir à courir) et nous doublons Cocotte et Gygy qui marchent bon train et me reconnaisse.
Hop petit demi-tour pour leur demander comment ça va et je repars guillerette, bien décidé à rattraper Céline, pour essayer de faire comme elle.

Céline, fait du trail depuis longtemps et je sais qu'elle a une bonne expérience, j'espère pouvoir calquer sa façon de faire mais pour cela, il faut que je la rattrape.

On commence à taper dans le dur musculairement, car nous ne sommes pas habitués à changer aussi souvent de surface.

Je m'arrête pour une pause pipi et repars en courant quand Tugdual me lance un :"laisse tomber il y a une côte, fais pas ta frimeuse".

Ah oui, c'est vrai que les côtes, on a tacitement décidé de les faire en marchant. ça sert à rien de faire mine de courir si en marchant on va aussi vite n'est-ce pas ?
Parce que même si le dénivelé n'est pas très fort, il y a quand même de la bosse qui casse bien le rythme.

Nous ralentissons donc ostensiblement étant donné qu'il fait nuit noire maintenant et que nous sommes à 95% sur chemin côtier. l'attention doit être soutenue pour ne pas tomber.
Je me promets de courir dès que j'aurais fini le marathon.

32ème kilomètre, j'atteins mes limites musculaires. Mon corps n'est pas habitué à ce genre d'exercice et je fais travailler des muscles qui n'en n'ont pas l'habitude. Résultat, je suis dure comme un cailloux. Mon dos me tire autant que mes jambes.

Je suis heureuse de trouver le ravito pour me reposer un peu. j'enlève mon sac et m'allonge genoux à la poitrine. Que c'est bon de ne plus sentir de pression sous ses pieds. Que c'est bon de sentir la fraîcheur de l'herbe dans son dos. Que c'est bon de planter son regard dans les étoiles qui finissent par tournoyer et je m'enfonce dans le sol. Hmm, je piquerais bien un petit somme.

Mais, nous pouvons encore faire 8 heures et il ne faut pas trop traîner. D'ailleurs l'endroit devient vite moins paradisiaque, quand une traileuse vient vomir ses tripes et ses boyaux à 2 mètres de nos têtes.

Plus que 10 kms et le marathon est bouclé, j'ai mal, mais rien d'insurmontable, rien que du déjà vécu, déjà vu.

Mais je commence à fatiguer de ces chemins, je ne peux même pas me plonger dans la musique car la moindre faute inattention entraînerait ma chute.

c'est 10 kms passent très doucement, j'ai encore fortement ralenti. Je ne peux plus lever mes pieds. Chaque pas déclenche une douleur sous la voute plantaire. Mes chaussures mes semblent être des carcans, des objets de torture.

42ème km et un autre ravito en haut d'une bosse. j'ai trop mal aux pieds...
Tugdual me les masse au voltarène. Sentir le froid de la crème antalgique, et les pressions douces de ces doigts sont un plaisir nirvanesque.
Je lui rend la pareil, car il souffre aussi. ça fait 7 heures que nous crapahutons et je pense que nous devrions être beaucoup plus proche de Vannes. Malgré tout, je n'arrive pas à me résoudre à partir immédiatement.
Je m'allonge à nouveau pour détendre mon dos et mon bassin. Puis je me dirige vers le ravitaillement qui est entravé par 2 trailers et leur sac à dos.

Un bénévole m'interpelle et me dit de me servir et d'une voix presque inaudible, je murmure que je n'arrive pas à me frayer un passage.
En pleine possession de mes moyens, cela m'aurait été facile, mais là je suis tellement fatiguée que je n'ai pas la force d'écarter les gens devant moi.

Le bénévole les écarte et me donne une place de princesse (je l'aurais embrassé) - je prends du pain, de l'eau, des pâtes de fruits, des bananes et nous repartons.

C'est la dernière portion de 14 kms et plus de ravitaillement avant l'arrivée.

Le calvaire continue. Je ne peux plus du tout courir et à peine marcher. Dans ma chute au 21ème je me suis contusionnée le bord externe du pied et le genou droit.
Je n'avais rien remarqué pris dans l'euphorie du moment. Mais là, à chaque pas, ça me lance une décharge électrique. J'ai presque l'impression que mon pied est fracturé.

Je sais bien que mon corps m'envoie des signaux erronés, car il veut que je m'arrête.
Alors je n'écoute pas, mais la douleur persiste.

Je pense à cette scène de Midnight Express, quand le gars se fait torturé et qu'on lui bastonne la plante des pieds. Je me sens dans le même état. Chaque aspérité du sol est un supplice, je ne sais plus comment faire pour avancer. La caresse d'une plume sur ma voute plantaire serait aussi une torture.
Mes pieds ne supportent plus le poids de mon corps. Mes genoux me tirent, mes fessiers se rebellent, mes cuisses protestent, mon dos est tordu mais j'avance.

Nous croisons les Grands-Raideurs du 177, qui sont dans un état lamentables et avancent comme des zombies fraîchement sortis de leur tombe.
Sans rire, je suis dans le même état qu'eux...bendidon, elle est belle la traileuse tiens !

Et là je pense, le trail c'est pas du tout, du tout un truc de mauviettes. Respect, le Trail. Tu me fais une belle leçon le Trail.

Je pense aussi, sans savoir pourquoi, aux gens qui fuyaient la guerre. Qui emportaient tout sur le dos et partaient le plus loin possible, sans ravitaillement, à bout de souffle, à bout de vie.
Je me dis que j'ai bien de la chance, d'avoir pu me reposer un peu et avoir mangé et que malgré mes douleurs, je ne mesure pas encore une once de ce qu'ils ont vécu....Je me fais humble.

Je me rappelle cette homme, sorti de nulle part, venu en marchant jusqu'à mon collège pour nous expliqué qu'il avait fait un nombre incalculable de kilomètre à pied.
Je me rappelle que du haut de mes 11 ans, je n'avais pas mesuré l'exploit que c'était et à quel point ce monsieur était un grand bonhomme.

Et pendant ce temps j'avance avec un Tugdual qui stresse en voyant la barrière horaire se rapprocher.
Nous nous faisons doubler par les marcheurs du début. Cocotte et Gygy sont bien loin devant nous dorénavant.
Le soleil se lève sur le Golfe et Tugdual s'émerveille. Moi ça me déprime, parce que je pensais bien voir ce levé sur le port de Vannes et pas à 10 kms de là.

Nous suivons un groupe au travers des bois et débouchons sur du bitume. Je suis devant et tourne à droite, au bout de 150 mètres Tugdual me dit "tu es sûre de la direction ?"
Moi : "non, je l'ai fait au feeling". Nous nous retournons et apercevons les indications de parcours en sens inverse.... Et zut 300 mètres pour rien !

Et puis voilà une joggueuse du dimanche qui nous encourage, je lui demande combien de kilomètres avant Vannes. Elle hésite et nous indique 6 kms restants à partir de la barrière.

6 kms, c'est rien mais à mon allure c'est une montagne et je ne peux malheureusement pas courir..Marcher est une torture depuis 20-25 kms. Une torture qui croit de façon exponentielle.
Je grimace, Tugdual essaie de donner la cadence, mais je n'arrive pas à le suivre.
Il m'attends les mains sur les genoux et je ne rêve que d'une chose faire pareil mais je suis trop lente et ma punition est de continuer sans m'arrêter pour me détendre.

Les douleurs se généralisent. Mes tibias s'enflamment, et par moment j'ai l'impression qu'il se fendent en deux. je suis obligé de m'accroupir pour les serrer à pleine main, pour retrouver la force et le courage d'avancer.

Tout à coup, des fourmillements m'interpellent, je ne sais pas comment j'arrive encore à sentir quelque chose mais mes mains me lancent.
je regarde mes doigts...ils ont triplés de volume. Je n'ai plus d'eau dans le camel-back.
Pour économisé mon dos, je n'ai pas voulu le remplir au dernier ravito.

Tugdual craint que je ne fasse une déshydratation. Je lui dis ça va, c'est gérable.
Je me force à avaler du gel SYS qui hydrate un peu mais le goût sucré à peine prononcé m'écoeure tout de suite. Il me demande si j'ai des fourmillement à la base du crane. Non, non, je t'assure, je gère.

La tête me tourne par moment, je mets donc mes main devant pour parer une éventuelle chute.
Je sais que si je tombe, aucun de mes muscles ne répondra pour me protéger.

Tugdual n'arrête pas de me parler. Je le sens qui stresse mais j'ai confiance, je sais que je finirais, Je lui ai promis l'année dernière que nous le finirions, et n'envisage pas un seul instant d'abandonner.

Je lui dis de partir, de le faire à son allure, car c'est dur pour lui de m'attendre.
Il a peur que je lâche prise et me dis qu'on doit finir ensemble, qu'il est hors de question de finir séparés que ça n'a aucun intérêt.

Alors il me parle, essaie de trouver les mots qui réconfortent, qui boostent, il m'engueule aussi.

Moi je serre la mâchoire, je n'ai qu'une envie : Qu'il se la ferme !
qu'il me laisse moi et ma douleur en tête à tête. L'écouter me détourne de la concentration pour ne pas souffrir. L'écouter me demande trop d'énergie.
Et en même temps, l'écouter me berce, m'aide à avancer. Alors c'est moi qui la ferme et qui écoute.

Je pense aux copines de CAF et Facebook et ça me donne une énergie, une volonté incroyable.

La barrière est enfin là et on nous pointe. Voir les bénévoles est à chaque fois une fête à mon coeur. Nous les zombies, les morts-vivants, ça fait du bien de voir la civilisation, la fraîcheur, les visages souriants et bienveillants. Si je n'avais pas si mal aux jambes, je leur embrasserais bien les pieds.

Mais là je maudis l'organisateur car il nous fait faire une boucle (une énième) qui nous laisse apercevoir sur le chemin d'en face les traileurs plus avancés que nous.
Il nous suffirait de traverser la route pour gagner 30 minutes de marche.

Mes pieds hésitent un instant à traverser, mais ma tête mène encore la danse et les résigne à faire cette saloperie de boucle.

Pour couronner le tout, de douillets bancs nous attendent les bras ouverts tout le long de cette fameuse boucle. Je lorgne dessus la bave aux lèvres, mais je sais que si je m'assois, je ne repartirais pas.

Nous voilà à nouveau sur des chemins côtiers, j'ai peur de tomber dans l'eau. Les bords sont étroits et je ne suis pas sûre de marcher droit.

Dans les sous-bois des marcheurs aux bâtons et chaussettes de contention nous doublent.
Moi qui regardait cet équipement d'un air goguenard, je mesure toute l'utilité d'un tel outillage à cet instant précis. Et je crois bien que j'aurais donné mon oeil droit pour avoir leur équipement à ce moment.
Pouvoir décharger une partie de mon poids sur mes bras, est un rêve inaccessible hélas et je n'ai que mes pieds pour avancer.

La douleur est une torture depuis de nombreuses heures maintenant et je suis pourtant toujours debout. Le port de Vannes arrive enfin en visu.
J'ai de nouveau des vertiges en arrivant en ville, j'ai peur de m'effondrer et de ne pas me relever.
Je veux finir, je veux aller au bout des 56 K.

Tugdual trouve une astuce pour me faire aller plus vite. Il m'ordonne de maintenir mes mains vers le haut et de balancer mes bras pour palier à la déficience de mes jambes/pieds.

ça marche, je vais plus vite, le sang circule mieux dans mes mains et chasse les fourmillements.

Mais tenir ses bras en hauteur comme ça, demande un effort musculaire intense pour moi.

Le chemin qui mène à la passerelle est long comme un jour sans pain. Nous voyons affalés sur la pelouse les finishers du raid et du trail. Ils nous encouragent de leur mieux.

La passerelle enfin...Mais je n'avais pas calculée qu'elle était flottante. Il y a une descente qui me mène au bord des larmes (descendre est un supplice) et je tangue à droite et à gauche.
Puis les pavés, quel horreur. La tête me tourne, Tugdual me dit de m'appuyer sur lui mais j'ai peur de le faire chuter.

Je me focalise sur un point loin devant et essaie de marcher droit.
le tour du port, c'est incroyable ce que l'organisateur est sadique.
puis les oriflammes et l'arche d'arrivée à 300 mètres.

Je crie, mais pourquoi c'est si loin ??? et pourquoi ces pavés ???
Tugdual me dit: "c'est rien, on a fini, il y a les planches de bois après".
Ah oui les planches de bois, ça me tire un sourire. C'est souple le bois, c'est lisse, c'est doux (A quoi tient le bonheur ? je vous jure !)

Il me dit regarde, les photographes, tu fais un sourire et non tu ne me tiens pas la main, tu gardes tes mains en haut et tu continues sur ton allure, je suis à côté de toi.

L'arche enfin, je vois la ligne rouge, je sais que j'ai fini, que j'ai bouclé les 56 kms
Nous bippons de concert en passant et je m'effondre sur une barrière de sécurité.

ça y est, on l'a fait, on est ULTRA-MARATHONIEN !!!
(m'en fou si c'est un ultra de bébé, pour moi c'est un ultra).

Le bénévole me demande la taille de mon tee-shirt et je réponds "56 KMS!!!"
Il sourie et me redemande ma taille "Heu....3 sec d'hébétement.... ça y est je me souviens, je fais du M"

Je titube sur la place du village pour aller au ravito (le dernier) et m'effondre sur un banc à l'entrée. Trop de monde, je ne peux tenter la bousculade au risque de tomber.
Le moindre effleurement et je me vautre c'est sûr.

Une fois le terrain dégagé, j'arrive à la table mais impossible de choisir à manger. Tout m'écoeure. Je prends du pain - le seul aliment qui me réussit et vais m'asseoir.
Tugdual arrive avec du Breizh-cola - je goûte et non vraiment ça va pas passer. Je reste à l'eau et au pain, de toute façon je n'ai pas faim.

La remontée au camping-car fait 1 km que nous ferons en 2 étapes (faut se reposer un peu :-D). Nous marchons, les pieds nus dans l'herbe et le sol sablonneux, ça masse et ça détend...Je ne rêve que de mon lit.

RESULTAT : 10h10 - 56 kms....et quelques
1 bonne gamelle dans les feuilles mortes
1 équipement pas trop mal
1 gestion de course nimportenawaq.
1 premier trail qui n'en sera pas un dernier
1 remise à zéro du compteur grosse-tête

juin 03
2011

MON PREMIER TRIATHLON DE GRANDE

Posted by rohini in Untagged 

rohini

En m'inscrivant au TCN pour 2011, je me suis engagée à faire au moins 3 triathlons dans l'année - ce qui me semble insurmontable étant donné que je veux aussi faire le trail de Vannes et un tout petit marathon à Vannes aussi :-D avec une pincée de semi et quelques 10 kms et pourquoi pas 1 ou 2 cyclotouristes.

Mais bon, je ne suis pas du genre à ne pas tenir parole, j'ai craché, j'ai juré, croix de bois, croix de fer si je ne fais pas 3 triathlons que je brûle dans l'enfer des tricoteuses compulsives.

Lorsque nous apprenons que Mesquer-Quimiac organise son premier triathlon - cela ne fait qu'un tour dans nos têtes de poisson rouge et s'ensuit immédiatement l'inscription pour le premier triathlon de la saison.

Oui mais voilà, j'aurais mes enfants et ça va être chaud pour l'organisation.
Alors très vite nous décidons de m'inscrire au découverte et Tugdual sur le sprint.

Premièrement car il a plus d'expérience que moi en triathlon (donc il fait le plus long) et que comme l'un se court le matin et l'autre l'après-midi, ça nous laisse le temps de surveiller les enfants à tour de rôle.

Etant donné que la semaine d'avant je me suis lamentablement distinguée sur "Vertou à l'eau" en brassant comme une damnée, tête hors de l'eau, bonnet vol-au-vent et peur panique au ventre dans l'Erdre vaseuse et gluante ; je suis bien contente de n'avoir à faire que 350 mètres en plein océan. (et quand je dis contente, je pense : PUT1 j'ai la trouille !!!)

Il faut tout de même que je vous raconte la veille de cette course qui débute à 4h30 du matin pétante. Prise d'insomnie depuis 3 nuits, cette dernière en est l'apothéose (mais non je ne stresse pas, ou alors très légèrement).
Comme je prépare en parallèle le trail de Vannes (56 kms) et que je n'arrive pas à me rendormir.
Je pars de 6h à 7 h du mate pour 11,5 kms de cap avant le petit déjeuner.

Résultat, quand arrive l'heure du gouter, je suis fracassée de sommeil, je vois double et je ne suis plus étanche.
Mais le périple ne va pas s'achever de si bonne heure, car nous prenons le camping-car et les enfants vers 18 h 00, pour aller dormir à Mesquer et c'est un choix très judicieux que de partir ce mercredi soir car tout le monde a eu la même idée, à savoir : partir à la mer pour le week-end de Pentecôte.

Quelques heures de bouchon plus tard (Mesquer est à 130 kms !!!!), nous nous trouvons un petit coin de paradis pour dormir, il est presque minuit - ça fait 19h30 que je veille et j'ai mal aux cannes. La tête me tourne et pour couronner le tout j'ai chopé froid et ma gorge est en feu, je suis fébrile, et au bord du coma.
Je soumets discrètement l'idée à Tugdual que demain je serais peut-être forfait sur ma course si la fièvre qui pointe le bout de son nez augmente et me laisse sur le carreau.
Il me rétorque un "t'es vachement affûtée" qui me laisse pantoise.

vendredi 2 juin - 7h30 am : j'ai super bien dormi et ce sont les petits oiseaux qui m'ont réveillée, c'est donc avec le sourire que je démarre la journée. Le sourire et la gorge en feu.

Je crois bien qu'un raton laveur est venu mourir derrière mes amygdales - mais je n'ai pas de fièvre, pas de courbatures et pas du tout envie d'aller dans la mer froide. J'ai juste une haleine de chacal qui a picolé toute la nuit mais ça va le faire.

Toute la nuit j'ai rêver du triathlon. J'ai ressassé sans cesse les gestes des transitions, j'ai repensé en boucle à la meilleure façon d'organiser mon coin de parc.
Je stresse, me fais des films avec des vagues de 1 mètre qui forment une barrière infranchissable.
Un parcours vélo tellement technique que je me vautre au moins 3 fois et explose mes genoux délicats.

bon je mets tout ça dans un coin de ma tête et j'essaie de penser uniquement à la chose que je dois faire au moment présent, c'est à dire : MANGER !!!

8h30 nous voilà installés à la meilleure place pour le triathlon. Mesquer est ravissant - je retrouve les paysages accidentés de ma chère Bretagne et il n'y a pas photo, c'est vraiment magnifique et le plus bel endroit du monde (La Baule, Deauville et la Vendée : allez vous rhabiller chez Tounu car vous êtes tout moche - oui je suis chauvine et alors ???!!)

Il y a un vent de fou mais il fait super beau et il commence même à faire chaud.
Nous allons rapidement explorer les alentours.
Le parc de transition est situé environ à 400 mètres de la plage. Il faut remonter la plage de sable mou (quand je dis remonter, je pèse bien mes mots et quand je dis mou, je pense à un plat de tripes) et courir pieds-nus sur un gros bitume mal fini et rugueux (un bout de tapis nous soulage sur 100 mètres, c'est déjà ça).
Après le bitume, encore du sable de dune qui embourbe bien et enfin le parc.

Bon j'intégre ces paramètres dans ma tite tête et adopte la respiration de l'accouchement, appelée aussi respiration du petit chien (je crois que je vais vomir de peur).

J'ai tellement la trouille de cette partie natation, que je n'ai qu'une envie : partir en courant de l'autre côté et me faire porter disparue (tant pis pour Tugdual et les enfants) - j'ai envie aussi de mettre une soufflante à Tugdual parce que tout ça c'est à CAUSE de lui. Ben oui, il me dit tellement tout le temps que je suis une bête et capable de tout, que je finis parfois par le croire - mais en fait, il est juste fou ce garçon, il ne sait pas que je suis une petite chose fragile à l'intérieur et que je suis trop petite pour jouer avec lui dans la cour des grands.
Je le maudis, je lui en veux et il mériterait bien une baffe là tout de suite maintenant.

Bref je stresse tellement, que je le stresse et que du coup ça me stresse encore plus de le sentir inquiet pour moi.

Voilà le moment de préparer ma caisse et je m'aperçois que j'ai oublié mon soutif et ma montre.
Je ne retrouve pas ma gourde fétiche et je crois que là vraiment, il faut que j'abandonne.
Le hic c'est que si j'abandonne, je suis bonne pour l'asile, parce que je vais me tournebouler le cerveau dans tous les sens.

Alors j'y vais comme un bon petit soldat. j'installe mon parc de façon militaire.

une serviette au sol, le casque à droite avec les lunettes dedans. le dossard sur son porte dossard bien devant et prêt à être enfilé, les chaussures de vélo à côté du casque sur la gauche et mon gilet sur l'envers et sur le guidon. Mes gourdes sont en place et je commence à enfiler ma combine.

Je sympathise avec mon voisin qui m'aide à fermer la combine et nous filons au briefing de course.


Sur la plage, je rentre doucement dans l'eau et je me dis que non c'est pas possible, elle est vraiment trop froide, ça va me couper le souffle.
Mais finalement, la combine est super, je ne suis pas saisie du tout et il faut déja retourner sur la plage pour le départ.

Je me mets en retrait des premiers et le coup de feu part. tout le monde court dans l'eau, c'est marée basse.
le coup de feu a opéré un changement radical en moi. J'ai débranché mes 2 neurones et je suis en mode warrior, plus rien ni personne ne pourra entraver mon chemin.



Dès que nous avons de l'eau aux cuisses certains se mettent à nager et moi.... je les double en courant :-) - je me dis que finalement cette compète de natation peut peut-être se faire en courant.
Ah mais non, finalement il faut nager, je n'ai plus pied.
Me voilà dans la machine à laver. des brasseurs, des crawlers, des barboteurs et même une qui essaie tant bien que mal de faire du dos crawlé.
Je donne des coups dans les jambes des brasseurs qui s'arrêtent automatiquement de trouille que je ne les noies. je monte par-dessus les lambinoux de devant, je joue des coudes, je serre les dents et je prends la première bouée au ras du ras du bord. je crawle et arrive à me reposer en même temps. La combine me fait bien flotter et l'eau de mer qui pénétre dans mon nez et ma gorge me fait un bien fou.
Je suis bretonne de coeur, j'ai toujours connu la mer et je me sens à ma place.
les vagues et le vent ne me gêne pas, je prends même du plaisir.
2 coups de bras je respire et regarde ma direction, on m'éclabousse, j'avale de l'eau, tant pis, je reprends mon souffle de l'autre côté.

j'arrive où j'ai pieds et je me relève pour courir. Je pense à dégrapher ma combine et retirer le haut en courant (une vraie pro :-D)





En revanche, je ne force pas sur la course à pied car la dune m'essoufle beaucoup et j'en profite pour reprendre mes esprits et ma respiration.

sur le bitume, je m'envole (même pas mal) et me voilà dans le parc.

vite, vite je piétine pour retirer le bas de ma combine. et comme un automate, une machine bien huilée, j'enfile mon casque mes lunettes, mon dossard que je tourne pour qu'il soit dans le dos et enfin mes chaussures.

Je cours le vélo à la main et ne monte pas dessus tout de suite car ça bouchonne.
Un peu plus loin je me mets à l'écart et sans m'énerver, j'enfile la première pédale, grimpe sur la selle et enfile la seconde pour rouler tout droit avec force et conviction pendant que d'autres titubent.

C'est partie pour la discipline qui me semble le plus facile. J'en profite pour bien m'hydrater et me reposer.
Le parcours est roulant et super protégé du vent. Je double beaucoup de monde.
Je suis à 27/29 de moyenne, je ne force pas, je m'économise pour la cap.
Je tiens juste assez de puissance pour prendre quelques places et m'assurer du confort pour la dernière partie.
dans les descentes j'y vais tout shuss - tout à droite et pédalage à fond, je fais du 44kms/h.
en montée, et en danseuse je double pas mal de gens (j'essaie de tenir 23-25 kms/h dans les bosses qui ne sont pas bien longues).

Le hic c'est que sur les "découverte", beaucoup ne savent pas rouler et se mettent systématiquement à gauche sans doubler pour autant.

Le réglement interdit de dépasser l'axe centrale et de drafter mais j'avoue que par mesure de sécurité et précaution je préfère faire un large écart pour doubler ceux-là et j'empiète parfois sur la partie gauche de la chaussée.
je crie aussi : "attention" quand je double et que je sens que la personne ne m'a pas sentie arriver.

Bref je prends mon pied.

Une voiture a réussi à se faufiler dans la course et m'oblige à freiner sur le dernier kilomètre (grrrr), je me mets en danseuse et mouline pour habituer mon corps à reprendre la position verticale.

les 10 kms sont passés et je descend de selle, je cours avec le vélo à la main jusqu'à ma place.
Je ne me trompe pas de rangée car j'ai pris le soin de les compter avant de démarrer.

Je vire les chaussures dans la caisse, pose mon casque et mes lunettes et enfile mes runnings pieds-nus. Je bois un dernier coup et je pars à fond les gamelles.

Je suis fraîche comme une rose et n'ai aucune sensation d'engourdissement dans les jambes.



Et là je double toute une rangée de runners, qui du coup ont l'air tout surpris de me voir arriver comme une balle. La vache je me sens puissante et le bitume est un bonheur sous mes pieds.
En plus comme je m'entraîne depuis plusieurs jours avec 2 kilos de camel-back, le fait d'être "à poil" me donne des ailes.

Je me dis que ça va vraiment se terminer en apothéose car je sens les concurrents fatigués et moi je me trouve des ressources inespérées.
J'imagine gambader dans les petits chemins douaniers mais ça, c'était avant le drame....





Et le drame arrive vite, très vite, trop vite.... Les chemins douaniers commencent à devenir sableux, très sableux et nous voilà maintenant dans des espèces de tourbes, où les pieds s'enfoncent sans trouver de point d'appuis qui puissent leur donner un élan.

Je pédale dans la semoule et mon coeur monte en flèche.

Très vite je prends la décision de marcher pour faire resdescendre tout ça. Musculairement je peux le faire, mais niveau cardio et souffle c'est trop hard, je m'épuise.

J'alterne, dès que c'est trop mou je marche et je reprends la course à fond dès que c'est plus dur.

Je me refais doubler, mais rien n'est joué car nous n'en sommes qu'à la moitié.

et là le deuxième drame : des escaliers et pas des escaliers de tarlouze, je vous prie de croire.
Des trucs en béton tout raide que personne ne court.

Je demande au bénévole si la plaisanterie est encore longue. Il m'indique qu'il ne reste plus que 500 mètres (qui en réalité seront plus proche des 800 mètres).

J'enfile l'escalier de 2 marches en 2 marches.

Revoilà le dur, mon souffle est court, mais bon dieu, il faut que je redouble les 2 nanas qui m'ont dépassée.

Je galope sur le remblais (ces 2 kms en paraissent 4) et nous revoilà à l'arrivée de la partie natation.
Je galope sur le tapis, je sais que c'est bientôt fini, mais j'ai peur qu'une troisième surprise ne vienne me cueillir.

et n'ayant pas l'arche en champs de mire, je ne donne pas encore tout.

Au détour du bosquet, situé près du parc, je vois l'arche, je sais que je peux me lâcher maintenant.




Je file aussi vite que mon souffle me le permet. J'ai laissé derrière moi les 2 nanas qui se sont épuisées à courir dans les dunes et j'arrive enfin au bout de ce premier triathlon.


Conclusion : je suis heureuse d'avoir réussi à bien gérer les 3 efforts et surtout les transitions qui m'inquiétaient beaucoup.
Je pense que je n'aurais pas pu faire beaucoup mieux sauf si le terrain de cap avait été plus "classique".
Du coup, je suis très très contente de mon classement, de mon chrono et surtout j'ai repris confiance en ma nage.
Dire qu'il y a 1 an je ne savais pas nager et que c'est la première fois que je vais si loin en mer !!!
Bref c'est une victoire sur moi-même et une grand satisfaction personnelle.

Tout ça pour vous dire que le triathlon c'est super stressant car il y a 3 départs à gérer au lieu d'1 (et oui 3 disciplines qui remettent en question à chaque fois le chrono final) mais qu'au final c'est vraiment très ludique et motivant.

Résultat : je finis 5ème de ma catégorie (Sénior Femme) - 10ème femme sur 50 concurrentes et 98ème sur 190 concurrents (+1 abandon et 10 forfaits)

natation (transition vélo incluse) 350 mètres : 9min40
vélo (transition cap incluse) 10 kms : 21min41 (environ 29 kms/h si je retire 1' de transition)
cap 2,5 kms : 14min07 (10,63 kms/h)
TEMPS GLOBAL :45 min 26 sec 50

Bon finalement, Tugdual n'aura pas eu de baffe mais un gros bisou - parce que c'est quand même GRACE à lui que j'ai le courage de vivre mes envies.

Le 19 juin je fais le sprint des Sables d'Olonnes (750 mètres de natation en mer : gloups) et là tout de go Tugdual m'annonce que ça serait vraiment sympa si on s'inscrivait sur la Costarmoricaine (une cyclotouriste) qui a lieu une semaine après le trail de Vannes.

Bien sûr, sur le parcours de 137 kms (le plus long) parce que sinon c'est de la triche (vu que j'ai jamais fait 100 bornes d'un coup, autant sauter cette étape et passer directement au niveau supérieur - et puis 1 semaine pour récupérer après 56 bornes de course à pied c'est amplement suffisant non ? quand je vous dis qu'il est fou ce garçon !!)

Mais je ne peux pas lutter, ça passe par l'endroit qui m'a vu grandir (St Cast) et que c'est un paysage magnifique (et là je visualise bien les nombreuses bosses qui m'attendent et les bretons c'est pas des chochottes en sucre en vélo !)

Bref, je crois bien que je vais signer pour me faire déchirer en vélo le 3 juillet.

avril 20
2011

JAMAIS 2 SANS 3

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Après une semaine sous le signe du rhume bien bien casse-bonbon (toux, sinusite à décoller la rétine et j'en passe) me voici enfin en week-end et cerise sur le gâteau : en week-end sans enfants et sous le soleil printanier.

J'ai pas mal décrocher du point de vue course à pied ces derniers temps.
Ras-le-bol général, marre des tendons, marre des douleurs, plus envie de me battre.

J'ai privilégié le vélo et surtout la natation.
Sauf lundi 11 où je fais un petit tour de 6 kms et je me lâche sur 3 x 3 min d'accélérations à 15 kms/h (parce que la sinusite - y en a marre à la fin).

Aux dernières nouvelles et depuis le semi de St André : une grosse contracture du pyramidal qui irradie dans la hanche.
M. l'ostéo -coucou me revoilou- m'ausculte et me remet en place 1 vertèbre lombaire, 1 vertèbre thoracique, 1 vertèbre cervicale.

Puis il enfile ses gants chirurgicaux....

Je te replace dans le contexte ami lecteur : la dernière fois (en décembre), il s'était bien marré avec son associé sur le cas d'un médecin généraliste qui ne savait que prescrire comme examen à un patient d'une soixante d'années qui se plaignait du coude.
Mon ostéo - dans un élan d'humour caustique autant que sarcastique, oubliant totalement ma présence - avait émis l'hypothèse d'effectuer direct un toucher rectal sans préparation pré-intromission.

Me voyant rire comme une baleine sur sa table de soin et prenant conscience enfin de ma présence (ben oui au bout du genou, y a une gueuzesse) - il part dans un éclat de rire, l'oeil espiègle et la lèvre frisante.

Mais revenons à nos moutons...

Me voilà 3 mois plus tard sur la même table pour un mal de hanche et un ostéo rempli de doigts, eux-même sagement recouvert de gants en caoutchouc.

Voyant mon air interloqué et ma pupille affolée -courant de droite à gauche à l'intérieur de mon iris tel un lapin pris dans les phares d'une Xantia, conduite elle-même par un Jean-Claude Convenant passablement éméché- Il re-part d'un éclat de rire et me rassure en m'expliquant qu'il va mettre ses doigts dans ma bouche (oui dit comme ça finalement c'est pas très rassurant mais sur le moment ça m'a bien convenu comme explication).

Ben oui ma tite dame, faut dire que vous avez la mâchoire de traviole et que du coup c'est pour ça que tout par en sucette la-dessous (ou l'inverse, j'ne sais pas, j'ne sais plus, mon cerveau à disjoncté à un moment).

Me voilà donc toute redressée des mandibules, du cou, et du dos et oh miracle : plus de douleur au pyramidal non plus (noté qu'il n'a pas un seul instant approché la zone douloureuse - zone oh combien attrayante pourtant :-D)

oui mais voilà j'ai toujours cette simili douleur à la hanche - qui me dit-on va passer - (et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu).

Entre-temps et dans l'intervalle, nous programmons avec Nicolecoach, des séances individuelles de renfort musculaire et d'étirement du dos.

Je bosse donc comme une acharnée depuis des semaines sur les automassages de Mister Carrio - les étirements de Mister Nico sans oublier mes étirements perso et le renfort de la zone comprise entre mes omoplates.
petit à petit je me redresse - si, si, on y croit fort.

Me voilà à l'aube de mon premier 10 kms de la saison. C'est vrai que cette année, je mise tout sur le court pour prendre en vitesse et enfin approcher les 4 heures au marathon.

LES 10 KMS DE NANTES - 16 AVRIL - 17 h 30
rencontre sportive fortement conseillée par nos amis du club TCN qui souhaite une représentation massive de Tigrou de tout genre, tous âges et tout poil.
(1/4 du TCN)


Je me sens bien, je veux faire 47 minutes (j'ai fait 52 à la Bugalière pleine de bosses l'année dernière) et je suis là pour péter un chrono.
Sauf que mes amis britanniques ont décidé de débarquer et pis parce qu'un 10 bornes sans douleur au ventre et aux reins c'est beaucoup moins drôle.

TOP c'est parti : je poursuis de façon effrénée Manuleprésidentduclub qui m'a dit vouloir se la jouer cool sur cette course. sauf que au bout d'1 km passé en 4min 27, je m'aperçois que cool pour lui c'est pas du tout cool pour moi.

Je ralentis....2ème (4'55), 3ème (5'08), 4ème km (5'08) ça pique mais je m'accroche.
mi-parcours : râââââââââ je suis en asphyxie.
6ème km (5'08) : mais qu'est-ce que je fous là - je marche au ravito pour faire redescendre les pulses
7ème km (5'12) : elle où la tangente pour rejoindre l'arrivée ? tiens je me fais doubler par le premier.
Je décide de le suivre pour rentrer mais heu ? non c'est pas possible, ça va se voir que je triche là :-)
8ème km (5'07) : plus que 2 bornes YES
9ème km (?) : un mec me double en soufflant comme une forge - je l'entends se motivé à coup de "PLUS QU'UNE BORNE ALLEZ"
Moi je me dis, oula - il reste le tour du stade encore mon gars - moi j'attends le stade.

9,6 kms : LE STADE et j'accélère à m'en arracher la moelle épinière.





Je double Angèle la Gazelle et à 200 mètres de l'arrivée, je suis prête à mettre le clignotant à gauche pour aller déposer une gerbe (non pas au soldat inconnu).
Mais le grand mec est devant et me ça me motive pour ne rien lâcher.

J'accélère et je suis en total anaérobie, je m'offre le privilège d'atteindre FCmax (184bpm) et je le double à 150 mètres de l'arrivée. Je le sens qui me talonne et me force à ne pas ralentir.
Me voilà enfin sous l'arche - je suis mourrue et j'ai fait 50min 25 (temps réel)

Bon ben ça ira comme ça pour aujourd'hui...j'peux pas faire mieux.
Je suis 38ème sur 103 femmes et 3ème fille du club (sur 6 représentée ce jour là).

J'ai super mal aux lombaires et aux hanches....je boite, je suis en vrac.
mes jambes non en aucun cas brûlées, ni chauffées mais bon dieu que j'ai du mal à respirer.
J'ai toussé, craché, sifflé comme une octogénaire asthmatique et cacochyme.
C'est bien le manque de souffle qui me freine et non le manque de puissance (je fumerais que ça ne serait pas pire).




LES FOULÉES DE L'ELEPHANT - 17 AVRIL - 9h10
Ce matin j'ai du mal à marcher tellement j'ai mal au dos.
Je m'étire et me dit "m'en fou", j'ai envie de m'amuser.
Marre de faire gaffe aux douleurs, marre d'être sage, foutue pour foutue, en vrac pour en vrac, je vais re-courir et advienne que pourra.

C'est aussi le marathon et Tugdual prend le départ à 9h00, non sans m'avoir fait promettre de le rejoindre au 35ème, situé au jardin des plantes, pour pouvoir finir les 7 derniers kms ensemble.
Car l'année dernière c'est là qu'il a commencé à dérailler et il se sentirait plus confiant de m'avoir à ses côtés.

Ces foulées, je suis sensées les faire en endurance, juste parce que j'ai promis aux organisateurs d'en être.
Alors je cours doucement, je m'amuse, je gambade, je marche, je baguenaude.
Mais quand même au bout d'un moment, je me dis que je ne vais pas y passer la matinée et puis l'émulation des autres compétiteurs commence à exacerber mon esprit compétitif.

Je m'avale du glucose au 5ème et je commence à filer. Mon dos, mes hanches me font souffrir.
Pff marre de vieillir.

Au 6ème je refait mon lacet et je repars. Puis je me dis - aller déroule tes jambes, tes pieds, décontracte-toi, laisse faire, laisser couler.

et au 7ème : surprise : plus aucune douleur mais alors aucune !!!

serais-je un poil trop crispée quand je cours : probable.

Mais je suis sûre aussi que le travail sur le déverrouillage des trapèzes et des omoplates y est pour beaucoup aussi.

Je vois l'arche et j'accélère, Merrrrr...credi, y a une 2ème arche et je ré-accélère, Merrrr...credi, y a une 3ème arche.
Bon là j'accèlere et si c'est pas la bonne, de toute façon je stoppe - ça va 5 minutes la blague !
ça va pas me faire rigoler longtemps le coup du cache-cache arche.

Ouf c'est belle et bien la dernière. Je fini les 9 kms en 54min 22 sec.

Je n'ai plus mal nul part, aucune raideur musculaire et je file à la voiture pour me changer et m'étirer.

déjà 11 h, je prends le chemin du jardin des plantes. Je rencontre un petit monsieur qui veut faire comme moi et rejoindre un collègue pour finir la course. Nous papotons tout le long du chemin et nous voilà en poste à 11h 35.

MARATHON DE NANTES - 17 AVRIL - 12H10



Je cueille Tugdual au début du jardin des plantes, priant pour qu'il soit un peu rincé car je ne suis pas sûre de suivre à 5'40 du km.

Il a mal au ventre et n'arrive plus à s'alimenter. Il me file sa ceinture porte-gourdes, il a du mal àl a supporter.
J'essaie de le motiver tout du long. Nous alternons marche et course à pied.

Beaucoup de monde marche autour de nous - c'est l'hécatombe. Les bosses du second semi surprennent toujours les coureurs.
Il fait 20°C, les marathoniens ne sont pas bien frais.

Nous avançons bon an mal an - et je m'aperçois que c'est très difficile de coacher quelqu'un sur une course. Je ne sais pas si mes coups de pieds aux fesses lui fond du bien ou le démotive.`

Je me mets devant lui et lui demande de se focaliser sur mes semelles, de se laisser guider.
Il me dit que ce qui le motive est plutôt situé plus haut.

Peu importe : regarde ce que tu veux mais cours non de dieu !

Je lui dis : plus qu'une bosse (le pont St Anne) et après tu te laisses couler jusqu'au bout.
aux anneaux de Buren, je veux que tu accélères pour finir fort.

Finir fort fera partir ton mauvais feeling de course (il se sent nul).

Il me dit que c'est impossible, qu'il ne pourra pas accélérer, qu'il n'a plus de jus.




Je lui parle tout du long, l'encourage à marcher plus vite, à ne rien lâcher.
Il est au 36ème dessous quand la meneuse des 4heures nous passe et qu'il n'arrive pas à accrocher le wagon.

Je lui dit, tant pis, tu vas de toute façon améliorer ton score.
aux anneaux de Buren, il arrive à accélérer et me demande de passer devant pour le protéger du vent.

Je galope devant lui et vérifie sur les vitrines que je ne le perds pas en route. Il s'accroche et accélère de plus en plus.

Il revient à ma hauteur, puis passe devant, je continue à lui parler, égrenant les quelques mètres qui le sépare de la médaille.

Je lui crie tu vas être en dessous des 4 h 10 ! vas-y fonce... et là je me fais jeter par un organisateur car je n'ai pas de dossard :-)

Je passe sous le fil qui délimite la course et file le rejoindre à l'arrivée.
Il aura fait 4 h 07 et moi je commence quand même à avoir un peu les guiboles en queue de cerise (59 min pour boucler les 7 derniers kms).



Après savant calcul de ma part ; en comptant l'échauffement de chaque course, la marche pour relier certains points et les course en elles-même j'ai fait 80% d'un marathon (sans prépa dont 1/3 en perf) soit un global d'environ 35 kms.

Et bien on m'aurait dit ça vendredi, je n'y aurais jamais cru.

Ce lundi matin, je me déplie du lit, je marche comme un pingouin vers les toilettes et ensuite pff plus rien - no contracture, no bobo, no fatigue.
Sans le vouloir je viens de me re-donner confiance pour le trail de Vannes.

mars 21
2011

OBJECTIF 1 H 55 ET SANS BOBO SIOUPLAIT

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Voilà comme je l'ai expliqué brièvement sur le forum de CAF, depuis le marathon de la Rochelle je suis en plein doute.
Je navigue dans les eaux boueuses des angoisses et autres trouilles à répétition.

Résultat : je ne prends presque plus de plaisir à courir et surtout je n'arrive plus à vivre le moment présent.
Tout ça à cause de cette fichue tendinite du TFL qui m'a bien chahutée depuis juin dernier.
Mais là, où elle a provoqué le plus de dégâts c'est dans ma tête et non dans mon corps.

Ce n'est pas d'avoir mal qui me fait peur, c'est de devoir m'arrêter à nouveau, retourner à la case kiné-ostéo et retourner dans ce cercle vicieux.
Depuis novembre, je me dis : mais à quoi bon toute cette énergie, si c'est pour ne plus jamais courir sereinement.

Bref j'ai le moral en berne.

Alors pour me remettre en selle, pour me redonner confiance, j'élabore un plan à la noix et me fixe un challenge très très perso : battre mon record sur semi et sur ma course préférée.

Forte du merveilleux souvenir que m'a laissé le semi de St André des Eaux en 2010 et forte du chrono inespéré que j'y avais obtenu, je me lance il y a 5 semaines dans une nouvelle prépa spécifique.

Je bidouille vite fait un plan sur Runner's world et décide de m'inscrire au dernier moment sur la course au cas où (toujours les doutes sur mon TFL).

Mais ce plan je ne vais pas vraiment le tenir, trop craintive que je suis sur le fait de me re-blesser. Je réduis toujours un poil le nombre de kilomètres à effectuer et je ne me refuse aucune pose même si cela induit de louper une séance pour rester sur mon canapé.

Et puis le kiné-ostéo m'a un peu foutue à la porte avec un coup de pied aux fesses et ça n'est pas fait pour me rassurer non plus.
Le kiné : "Mais si vous pouvez courir, aller zou et si vraiment ça fait mal vous revenez me voir"
moi : "oui mais là je sens encore au bout de ma rotule un ptit chouia qui tire"
le Kiné : "mouais, ben courrez quand même et vous verrez bien"
Alors je me dis que sur ce semi je vais tout lâcher, je vais lui montrer MOUA à ce kiné que J'AI raison et que je ne suis pas totalement guérie et j'irais le voir avec mon air de "j'vous avais bien dit!"

Nous voilà le jour J. ça fait 2 semaines que je ne cours pratiquement plus car je suis trop fatiguée.
ça n'empêche que je veux quand même pourrir mon chrono et sans bobo.
La veille : aucune angoisse, je dors comme un loir mais je pose quand même un patch tissu flector gel sur mon genou (je sais c'est nul mais j'en ai besoin).

Le matin : la boule au ventre est bien présente - finalement ça me rassure presque cette boule.

Je me maquille - ben oui, les indiens mettaient bien des peintures de guerre eux - et là Corentin les yeux écarquillés : "tu te maquilles ???? pour une course ????"
moi : "Ah OUI ! sportive oui mais néanmoins femme ! Je ne sacrifierais pas ma féminité au sport !" (c'est un truc que j'ai appris sur le site de CAF :-) - rester une fille même dans l'effort)

Cette fois-ci toute la petite famille vient avec moi (les 5 garçons et Tugdual).
Du coup le moment d'attente du départ passe hyper vite, entre les bonjours aux copains du club (venus courir le 7 kms) et la gestion des bouts de chou.

Départ : comme d'habitude ça bouchonne - j'en profite à fond car je sais que ça sera le seul moment de la course où je me sens à l'aise - je marche :-D

5 premiers kilomètres : je sais pas j'ai rien vu, j'essaie de me dégager du paquet.

8ème kilomètre : je m'aperçois que mon foot pod n'est pas bien étalonné et qu'il m'indique des allures en dessous de la vérité.
ça fait 40 minutes que je me dis que "la vache 11 kms/h ce matin c'est dur à tenir" tu parles je suis à peu près à 12 kms/h depuis le début (mon allure VMA).

moitié du semi : j'aperçois Tugdual et Fabrice et j'en ai marre, mais je ne lâche rien. (53 min au 10ème kilomètre - je suis à 1 min de mon record perso sur cette distance).
J'espère même secrètement que mon genou me fasse mal pour avoir le droit d'abandonner.



J'attends le 17ème kilomètre avec impatience car je sais que la course va se jouer à ce moment là.
Alors je cours sans réfléchir, sans regarder, comme si j'étais en dehors de moi.

15ème-16ème : ça sent l'écurie. Je sors de ma léthargie, autour de moi les gens sont encore pas mal frais.
Un mec - chaussettes de compression, foulard de baroudeur sur la tête, l'air d'avoir trainé ses runnings sur au moins 50 000 kms-se moque de moi car j'ai mes écouteurs.
le jaloux : "Ouais c'est facile d'aller vite quand on a de la musique !!"
moi : "YEP" (tu vas voir ce que je vais te mettre à toi tiens !)

Je décide de l'enrhumer pour lui montrer qui c'est la patronne (m'a énervée avec sa remarque à la gomme). ça y est j'ai l'oeil du tigre là et puis je me dis que si je veux pouvoir enfin respirer normalement, je n'ai qu'à me bouger les fesses pour finir plus tôt !

et j'accélère... le 17ème km enfin. je me repose en peu dans un groupe d'hommes au 18ème (c'est pas le tout de faire la mariole au 16ème mais la course n'est pas encore finie et là j'ai un peu le souffle court).
et puis je me refais, ça va mieux et je les double.
Ce qui va m'éclater le plus (que je vais kiffer comme disent les djeuns) c'est d'entendre les mecs ronchonner à chaque fois que je vais en dépasser.

Il y a mon nom dans mon dos et j'entends certain le prononcer en râlant.
(ben oui les mecs keske vous foutez là, c'est maintenant la course c'était pas avant).
Ah ben tient j'ai oublié mon genou - bof m'en fou du genou moi je veux continuer à énerver les gens.

De plus en plus les coureurs se recroquevillent sur eux - ils souffrent (on dirait des crevettes trop cuites).



Moi je souffre aussi mais jamais de la vie je vais leur montrer et je reste droite comme un I (AH l'orgueil !).
Je pense : resserre tes omoplates, auto-agrandis toi, gonfle la poitrine (prononcé peuaterine).
Je souffle comme une forge et j'ai pris la décision de doubler toutes les nanas que j'ai en visu (the eye of the tiger j'vous dis - inarétable !)

Le dernier kilomètres je remets un coup de gomme. J'ai doublé toutes les filles sur mon chemin et pas mal de mecs aussi.
une mini-bosses sous forme de ponton me mine bien le moral mais je m'accroche.
Un grand mec veut me souffler ma place.
J'accélère, il accélère, je sprinte, il sprinte et mon coeur monte à 180.


ça cogne dur à l'intérieur de ma cage thoracique, tellement dur que j'en ai la trouille.
Je me dis : voilà c'est fini, je vais claquer là bêtement sur une course, sur un pari avec moi-même.
Je laisse le grand type définitivement me mettre une mine.
Mais bientôt l'arche est là quelqu'un crie :
ALLER les coureurs on est en dessous des 1h55 là !!!

Oh pétard ! j'accélère et tant pis si je crève sous l'arche.
Me voilà enfin au bout de ma peine. je suis pas mourrue mais presque et mon coeur redescend vite (Tugdual vérifiera parce qu'il parait que j'ai quand même une sale tronche sur le moment).


Je me dis que finalement c'est quand même bien dommage de n'avoir aucune courbature, contracture, tiraillement et d'être bloquée par son souffle et son coeur.
Je sais maintenant ce qu'il me reste à bosser : LE VO2 MAX :-D (je sais même pas comment faire mais je vais me documenter).

Résultat :
1 h 53min temps réel (11,2 kms/h en moyenne) - 1 H 54 temps officiel
26ème sur 74 dans ma catégorie et 946ème sur 1 276 arrivants (1450 inscrits)

genou : ça a tiré un poil mais pas plus qu'à l'entraînement et surtout pas d'amplification de la gêne.
167 bpm sur la course (90% de ma FC max)
180 bpm en pic
repas pré-course : 1 bol de crème dessert sojasun au chocolat + 1 poignée d'amande + 1 verre de jus de raisin - 4 heures avant la course
1 smecta, 2 heures avant la course
pas mal au ventre, pas mal aux jambes, pas mal au moral.
1 gel GU (goût citron) au départ et 1 autre (goût chocolat hmmm) à 50 minutes que je vais suçoter jusque la fin (pas de baisse d'énergie et pas de baisse de régime).

En revanche les fascias se sont vengés l'après-midi et me tirent les hanches, tellement que j'ai l'impression d'être passée au rouleau compresseur.

Je suis rassurée maintenant, pas tout à fait sereine mais un peu plus casse-coup pour la suite.
En revanche ne venez pas me parler de cap cette semaine : parce que là j'en ai ma claque !!!
ça va être vélo et natation et "corps sans douleur".
Ah oui : 2 grosses ampoules l'une sur l'autre qui ont joué les sémaphores sur mon avant dernier orteil droit.
j'ai même eu peur que des bateaux viennent s'échouer sur mes côtes tellement ça clignotait quand j'ai retiré mes pompes.

Ce lundi : mal aux hanches (les fascias bondiou) mais aucune courbature - pas trop de fatigue mais je sens que ça va venir. Ce soir automassages et travail de posture + étirements.
D'ailleurs moi je suis pour que les patrons donnent le lundi en congé après une grosse course le dimanche --> ça serait civique !

Le petit détail de la course sur RUNKEEPER



févr. 20
2011

RUN & BIKE - ST NAZAIRE C'EST LA MISERE !

Posted by rohini in Untagged 

rohini



Ce matin direction St Nazaire pour la première édition du Run & Bike.
Il faut souligner qu'hier Tugdual et moi sommes partis bille en tête avec nos vélos de route pour faire une séance de 50 kms minimum en endurance.
Hors de l'endurance, il n'y en a pas eu beaucoup, étant donné que nous avons monté des bosses dès le 5ème kilomètre.


ça c'est le profil de notre parcours vélo route




Pour ma part, l'idée de grimper des bosses en moulinant et restant assise sur mon popotin m'épuise plus que de me mettre en danseuse sur gros braquet et de grimper le plus rapidement possible pour en finir (en plus ça repose les fesses et le dos !).

Oui mais voilà, après 50 kms, je suis rentrée morte, HS, Kapoute, les cuisses en feu, les ischios durs comme du béton et l'estomac dans les talons.

Mais ma foi, aucun regret, car j'ai adoré cet état "d'ébriété" dans laquelle je fûs durant les 2 heures suivantes (ben oui, je suis comme tout le monde j'aime avoir la tête qui tourne et rigoler bêtement à mes propres blagues).

Chéri sur le vélo : la Saintélyon c'est proche de la Rochelle non ?
moi sur le vélo, le cerveau très peu oxygéné et les mèches blondes au vent : t'es fou la Saintélyon c'est entre St Etienne et Lyon, c'est super loin.
Chéri sur son vélo avec un regard de déception profonde : m'enfin oui je sais !! je te dis juste c'est proche sur le calendrier !!!!
moi sur le vélo, les mèches blondes qui clignotent : hi hi hi hi hi (j'ai bien failli en tomber de ma selle).

Bref, tout cela nous amène après une bonne nuit de sommeil à notre rendez-vous Run and Bike.
Un léger pressentiment m'amène à penser que ça ne va pas se passer comme nous l'avons prévu.
Tugdual souhaite faire du 12, 5kms/h de moyenne (nous avions fait 12,3 la dernière fois à St Brevin).
Moi je lui dis, oulala tu ne sais pas ce qu'il nous attend. Ben oui y a des fois comme ça je sens bien qu'un coup de Trafalgar se prépare.

Il fait un brouillard à couper au couteau et sur place l'humidité toute grise nous pénètre.
Je sens encore mes cuisses de la veille et je n'arrête pas de bailler (le stress me provoque le syndrome de la mocheté au bois dormant - plus je stresse, plus je baille, plus je somnole).
Dormir est un refuge pour moi depuis longtemps.

Déjà le départ est reculé de 15 minutes car la marée n'est pas complètement descendue et recouvre une partie du parcours.
Le sable est gorgé d'eau et lourd , nos foulées s'enfoncent comme dans de la mélasse, le vélo est pratiquement inmanoeuvrable.

Nous voilà parti, et ça galope déjà. Et déjà je m'aperçois qu'il faut que je puise dans mes ressources pour aller de l'avant.
Je suis déjà en souffrance au bout de 600 mètres.

Impossible de se reposer sur le vélo car c'est encore plus dur de pédaler que de courir.
Le vélo s'enfonce et c'est comme si une main invisible attrapait ma roue arrière et me trainait en sens inverse.

Arrive un passage technique où il faut traverser des rochers plein d'algues et de trous d'eau.
Tugdual galère avec le vélo depuis longtemps.
Moi je marche et mon coeur ne redescend pas.

C'est reparti en sens inverse. Nous voilà à galérer dans les galets, jusqu'au moment où la situation me semble tellement grotesque qu'au lieu de pester comme au début, j'éclate de rire.
J'éclate de rire car on fait des mimes et des efforts comme si nous étions au moins à 15 kms/h alors qu'on patouille comme des branks sans avancer d'un pet de cailloux.




Bref j'en ai ras les guiboles, ras le souffle et ras le coeur.
Alors dans ces cas là ; quand je sens que même en m'arrachant je n'irais pas plus vite ni plus loin, je décide de me mettre en mode "la croisière s'amuse".

Oui mais c'est sans compter sur la hargne de l'autre moitié de mon binôme qui a décidé lui de son côté d'aller gratter les 2 gonzesses qui sont devant nous.

Alors que moi je n'en suis pas du tout là. Tout ce que je veux c'est ne pas crever ou laisser un tendon en drapeau sur le bout d'un rocher.

Mais bon, le voilà qui pousse ma selle avec moi dessus maintenant (m'enfin, ça va pas non ? l'est pas beau le paysage ?).

Bon me revoilà empêtrée dans la bouillasse sablonneuse et malgré mes efforts je fais du surplace, m'épuisant totalement.

Dans la panique, je n'ai même pas eu l'idée de descendre du vélo pour le pousser sur le sable plus dur.

Tugdual prend la relève - boulet je suis, boulet je resterais sur cette course.

Enfin, un peu de dur, enfin de moins mou. Je galope et me sens pendant 2 minutes enfin à l'aise.
ça sera les 2 seules et uniques minutes de la course.

L'arche se dessine au loin, mon coeur bât si fort que j'ai l'impression qu'il va griller.
Vraiment je t'assure lecteur, j'ai cru que j'allais clamser là tout debout en pleine course.

Quand il ne reste plus que quelques mètres j'accélère et Tugdual en bave comme un polonais pour me suivre le vélo à la main (de toute façon, le vélo, on l'a plus poussé qu'il ne nous a porté).
tout comme dans les bosses d'hier, je préfère pousser à fond pour en finir plus rapidement, quitte à m'éffondrer sous l'arche.

Arrivés, Tugdual à le sourire comme d'habitude (je l'appelle Oui-Oui ou Bisounours : toujours heureux de vivre malgré les souffrances endurées).
Il me demande si ça va. Je n'arrive même pas à lui répondre. Je souffle comme un boeuf qui aurait fumé 15 paquets de clopes.
Mon coeur bât la chamade et les pulses ne veulent pas redescendre.

Pendant plusieurs minutes je resterais à plus de 100 bmp, alors que d'habitude ça chute de suite à 70.

Bilan de cette course : une 100ème place sur 113 participants et 111 arrivants.
1h18 pour un peu plus de 13 kms.
une moyenne de 10,04 kms/h où j'ai plus couru que pédalé.

http://runkeeper.com/user/tgrall/activity/26458286
(ça c'est la carte de la course).

Zéro pour cent de plaisir et une fringale qui a dévalisé tous mes placards.
C'est bien simple j'ai mangé de 13 h à 19 h pratiquement non-stop (enfin si, y a eu une sieste de 45 minutes, enfin pas une sieste un coma).

Bref, je ne suis pas une traileuse. ça se confirme et je retourne à mon bitume chéri, lui qui est bien lisse, bien dur et bien dynamique.

Abadidon, ça promet pour le trail des 56 kms de Vannes !

févr. 06
2011

RUN & BIKE - MY FIRST BUT NOT MY LAST

Posted by rohini in Untagged 

rohini


Me voilà entraînée, presque sans m'en apercevoir et en tout cas sans savoir ce qu'il m'attend par mon cher et tendre pour un Run & Bike à St Brevin l'Océan.

15 kms à travers chemin de douaniers et plage immense.

Comme des touristes nous nous pointons seulement 30 minutes avant le départ.
l'inscription se fait sur place et cela ne nous laisse pas beaucoup de temps pour nous échauffer.

ça me fait tout bizarre de retrouver mon VTC, que je trouve drôlement lourd quand même, mais super confortable (+++).

Je choisis de démarrer par la course à pied et vais prendre le départ sur la plage.
C'est décidé, je ferais tout à fond (15 kms) et nous avons une stratégie avec Tugdual...

Toutes les minutes nous échangeons nos places. Le but est de courir à fond et de se reposer sur le vélo.
Le départ est brouillon au possible car il y a peu de place pour les changements et nous sommes dans le gros du paquet.

Rapidement une nana qui veut absolument me griller en vélo se viande lamentablement autour d'une bit en béton, manquant de me faire tomber.
Je freine et tamponne un tout petit peu sa roue arrière (qui est au sol) - contente de ne pas être tombée à mon tour.
Elle se relève et me lance un regard mauvais.
Je la passe en riant et lui chantonnant "désolée !!!" (je sais ça énerve).

Les changements sont laborieux de mon côté car je ne sais pas enfourcher mon vélo en courant à côté. Donc je redémarre à l'arrêt à chaque fois.
Mais je mets un gros braquet et remonte à la hauteur de Tugdual.

Nous procédons ainsi de suite pendant la 1ère moitié et nous voilà déjà sur la plage.
Là, on finit de doubler beaucoup de monde.
En fait des personnes qui sont parties trop vite et commencent à exploser en vol.

Moi je fais ma Barbie : c'est à dire que j'ai préparé un joli petit sachet de Jelly Belly Bean pour me ravitailler, car je sais qu'en faisant tout à fond, je vais avoir un gros besoin de sucre rapidement...

Et le joli petit sachet ??? ben il m'attend gentiment dans le fond de la poche de mon blouson tout au fond du coffre de la Peugeot.

Là, à ce moment, j'ai envie de pleurer de faim. The big fringale et cette plage qui n'en finie pas.
Je n'en vois pas le bout.
Je ralentis par la force des choses et en enfourchant mon vélo je peste contre Tugdual.
je le maudis de m'avoir emmener sur cette course et je crie que j'en ai plein le C**.

ça fait bien marrer nos collègues alentours et ça me redonne le sourire.

Nous suivons depuis quelques kilomètres un duo de jeunes vétérans, habillés de bleu.

Tous les 4, on s'encourage, on se double et on se sert de lièvre.

D'un coup j'aperçois Quasy qui revient à fond de train dans l'autre sens. Ben oui, lui, il a bientôt fini. On se fait coucou au passage et pour un instant j'oublie ma faim galopante (beaucoup plus galopante que mes gambettes).

voilà, qu'il faut maintenant traverser un cours d'eau de mer qui nous plonge, mon vélo et moi dans l'eau froide jusqu'aux chevilles.
Tugdual batifole avec de l'eau aux mollet et moi je confesse que je n'adore pas trop trop avoir les pieds mouillés.

Pour repartir sur la cap, mes runnings pèsent 3 tonnes chacune et je sens que je puise des réserves de puissance dans mes cuisses pour tenir une foulée bondissante et rapide.

Arrive la fin de la plage et un autre chemin de douaniers. Tugdual prend le vélo pour toutes les parties plus techniques : dunes de sable et ornières et c'est bien volontiers que je lui file l'engin pour crapahuter la petite butte qui nous mène au sentier.

Vient alors une belle bosse qui en laisse plus d'un sur le carreau.
Les VTTistes souffrent plus que les capeurs. Beaucoup courent à côté du vélo et pas mal de capeurs marchent.
Moi je cours (mon coeur monte à 181) - en haut Tugdual me rejoint et je marche quelques pas mais il m'invective : "allez, allez".

Ouh, je le maudis, je veux juste marcher un petit coup pour faire redescendre mon coeur.

Bon je repars et nous revoilà sur la plage. Je laisse Tugdual se débattre dans le sable avec le vélo.
Moi je cours et récupère.
Je n'ai plus faim, je n'ai pas mal, je suis dans ma bulle, je sais que maintenant je récupère, je le sens.

Nos amis bleus nous rejoignent et nous continuons à avancer comme à l'aller.
La selle de notre vélo est de traviole et il couine comme une vielle casserole.

je me dis que ça va mal se terminer ce truc et qu'on va finir la course avec le vélo en bandoulière.

Les papys stroumphes commencent à nous imiter et changent toutes les minutes.
Mais nous nous sommes refaits avec Tugdual (enfin surtout moi, vu que lui n'a jamais montré de signes de faiblesse).

et on galope-vélote tout schuss, laissant nos compères loin derrière.

Tugdual a pris à autre couple en chasse, composé d'une petite nana en orange et d'un costaud en blanc.
Le mec à l'air bon coureur et la nana s'accroche dur.
Tugdual veut absolument les griller.
Moi, ma mission est faite : on a largué les 2 bleus, le reste n'est que superflu.

Mais il ne reste plus que 3 kms et ça me met des fourmis dans les papattes (bientôt la bouffe !!!).

Alors on accélère. Et je dis à Tugdual que je veux finir en courant.
Je lui refile le vélo en haut de la butte en béton qui nous sort de la plage (j'ai calé sur la plus grosse vitesse et tout debout sur les pédales je n'arrive pas à faire monter la bête. Les pédales restent statiques, mouarf).

Tugdual galère pour récupérer le coup et moi je galope, je galope, je galope.
On récupère le couple orange-blanc et il ne reste plus qu'une petite bosse pour arriver sous l'arche.

Ni une ni deux, je remets un coup de booster. le mec me rattrape et me grille près de la ligne d'arrivée mais sa compagne est en arrière et n'arrive pas à suivre.
Il est obligé de l'attendre pour franchir l'arche et nous arrivons Tugdual et moi ensemble, 1 poil avant eux.

Alors les filles, tout ça pour vous dire que le Run & Bike c'est méga fun.
et que je n'envisage même plus mes séances de fractionné autrement parce que c'est bon de s'arracher en cap et de se reposer en vélo :-)

Le temps passe à une allure incroyable et l'ambiance est super décontractée.

Résultat : 1h 13 pour 15 kms (tout bonnement impensable voir incroyable il n'y a que serait-ce quelques semaines).
160 de FC moyenne.

Nota : Tugdual veut en refaire un autre à St Nazaire dans 15 jours.
Moi je vous dis à ce train là y a plus besoin de faire de prépa spécifique pour quoique ce soit.

Nota bis : j'ai bien pensé à toi Twister car je sais que tu bosses le fractionné en ce moment.
N'hésite pas à emmener Tony là-dessus (lui en endurance et toi à fond et tu vas très très rapidement progresser)

janv. 26
2011

WINTERSPLASH ET AUTRES FARIBOLES

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Je ne sais pas comment ça s'est goupillé, vu que je n'avais rien programmé de tout cela au préalable. Ce week-end a été l'un de mes plus sportifs depuis très longtemps.

Je m'en vais vous en compter son déroulement.

Samedi matin comme d'habitude, je relève le drap, j'ai peur que tu es froid-

heu non non : je m'arrache du lit, et je te secoue vers 6h45 pour aller à la piscine (hé ho dubateau, tu te lèves oui ou non ?).

Dans un brouillard morphinique, j'atterris dans l'eau tiède et après 50 mètres de crawl me retrouve bien réveillée - il est 8 h 02.

A 8 h 10, le coach considère que 10 minutes d'échauffement suffisent à faire 500 mètres (moi j'en ai fait 200 ... (sic) ).

Aujourd'hui c'est foule, nous sommes 30 dans la ligne d'eau. Manque de place, niveaux trop disparates, je me retrouve, moi, pov poisson rouge, au milieu des squales. Je me fais passer à droite, à gauche mais m'en fou je continue. A 8 h quarantédesbubulles, le coach nous demande combien de longueurs nous avons faites.


8 pour moi et oh surprise - 8 pour pas mal d'entre nous.

"Mais qu'est-ce que vous avez branlé les gars ?"

Il demande à un squale combien de longueurs :

"13 avec celle-là"

"ah ben tu vois coach, c'est cohérent finalement si lui fait 13 - 8 pour nous c'est cohérent"

Et là se lis sur le visage du coach tout le désarroi et la désillusion d'un mec qui vient de comprendre que les poissons rouges et ben y z'ont des petites nageoires qu'avancent pas bien vite - mais ne t'en fait pas coach, du courage y z'en ont et de la volonté aussi.

1,2 kms plus tard j'ai la joie de rattraper et de chatouiller les pieds d'un de mes compagnons aquaphiles (ou tique c'est selon) et je peux vous dire que ce n'est pas une mince victoire pour mon moral (qui était bien bas de voir tout le monde l'enrhumer.)

Surtout que le gars en question mesure au moins 2 m 72 (enfin dans mon souvenir) et qu'il est largement plus puissant que moi (si, si je t'assure lecteur, bien que super balèze - mate les biscotos- j'avoue que là, le costaud était beaucoup plus balèze - qui a dit que j'étais musclée comme un flan au pruneau ? grrr).

A la maison, je m'occupe des petits loups et file me changer en runneuse. Je pars pour 5 kms de cap. Il fait froid mais tout va bien. Finalement courir c'est comme une seconde nature et c'est bien plus facile que de nager.

Pas de bobo au genou (le kiné m'a remise une vertèbres hier - salo***** de dos de m*****).

Au bout de 5 kms je rentre car je prévois une sortie vélo toute à l'heure et Tugdual m'a mis le doute tout à l'heure quant à ma capacité à enchaîner autant de kilomètres le même jour (pourtant j'en aurais bien fait quelques uns de plus - genre 3-4 kms en plus ou 5-7 voir même 10-12, non non je plaisante, impossible pour moi pour le moment de reprendre une sortie si longue).

Et oui l'idée m'est venue en courant de pratiquer les 3 disciplines dans la journée (heureusement que je ne fais pas de décathlon).

Je sais c'est idiot, ça ne prouve rien mais ça me fait plaisir et me rassure pour la suite des évènements.

Après le déjeuner, hop me voilà cycliste. Encagoulée jusqu'aux yeux je pars affrontée la froidure.

Le vent est bien présent et va me gêner copieusement tout le long de la ballade. J'arriverai quand même à tenir mes 24 kms/h de moyenne sur 40 kms (je ne sais pas comment d'ailleurs) sans pouvoir me reposer un seul instant en m'abritant derrière deux costauds (vu que je suis seule).

Le soir tombant, je suis toute étonnée de me trouver pleine d'énergie et d'entrain. 3 heures de sport qui sont passés comme une lettre à la poste. Il faut dire que j'ai eu le droit aux transitions les plus longues de l'histoire du triathlon je pense.


Dimanche - big day s'il en est ! Je me suis engagée sans trop y réfléchir sur deux belles rencontres sportives.

La première : un 10 kms dans Nantes avec l'équipe du marathon de Nantes et son rassemblement 100 % féminin (j'y retrouve Jean-François Lajeunesse et Angèle La Gazelle).

la seconde : le wintersplash de nos amis du TCN, organisé par Rodolphe, The Rodolphe, The coach des TCNISTES.

Nous avons formé une équipe de 5 girls composée de 2 fusées, 2 boulets (dont moi) et 1 estropiée (vachement balèze quand même).

Cette rencontre est toute ludique mais malgré tout, l'envie de bien faire aiguise le stress de chacune.

Nous aurons à faire :

1 -relais 5 x 50 mètres crawl (Elise, Daphné, Moi, la nana de Rodolphe - désolée j'ai pas capté ton prénom,et Re- Elise)

1 -4 x 25 mètres (papillon, dos crawlé, brasse, crawl) (Elise - ben tu m'étonnes !!!) 1 -50 mètres dos crawlé (Daphné)

1 -50 mètres brasse (Moi)

1 -50 mètres crawl (Sylvie) 1 -100 mètres crawl (Agnès) et une surprise.....

1 relais 5 x 50 mètres nage libre équipée d'un gilet de sauvetage qu'il faut se passer à l'une puis à l'autre le plus rapidement possible. (Moi, et après ch'sais plus vu que j'ai du perdre connaissance 2-3 secondes) Le résultat de ce bric à brac : un excellent moment, des rencontres, et de la confiance gagnée en natation.
Premièrement parce que j'ai réussi à plonger 3 fois sans faire de SPLASH sur le ventre qui laisse une grosse marque toute rouge et qui brûle pendant des jours, et sans perdre mes lunettes, dernier bastion de mon orgueil sportif.

Deuxièmement parce que je n'es pas été ridicule, enfin je crois, enfin j'espère- et oui personne n'est venu me sortir de l'eau en me demandant ce que je foutais là et en m'indiquant le chemin le plus rapide pour retourner chez les fous- j'en conclue donc que je suis passé inaperçue. Les requins n'ont pas remarqué Némo le poisson clown.

Je sais que j'ai fait 48 secondes au premier 50 mètres crawl et je me dis que ma foi pour 7 mois de pratique dont 2 d'assidus, c'est tout à fait honorable.

"Chéri ? 48 sec au 50 mètres ça fait combien à l'heure ?"

"Heu je sais pas... 1 h 30 ?"

(bon, il était fatigué Chéri le soir mais il m'a fait marrer comme une baleine (ah ben tient je progresse dans la famille aquatique)).


Je ne remercierais jamais assez mes co-équipières, qui ont été parfaites de bout en bout. Quel talent ! mais quel talent ces filles !!!

Pour le résultat final, j'en saurais un peu plus prochainement.

Après décompte du week-end et de la semaine, me voilà à 3,650 kms de natation. Je commence à avoir des écailles qui poussent mais bon l'Ironman est encore loin.

janv. 16
2011

OBJECTIF IRONMAN 2013

Posted by rohini in Untagged 

rohini
Que de challenges en 2011 !!!


Déjà, premièrement je suis promue professionnellement (changement d'équipe, de chef, d'objectifs etc) ce qui ajoute un peu de pression à mes challenges personnels.
Deuxièmement, j'ai bien débuter l'entraînement au sein du club de Tri de Nantes et maintenant se dessine les objectifs de la saison de triathlon 2011.

Mais ces objectifs n'ont qu'un seul et unique but, me mener doucement (mais sûrement) à m'aligner sur un ironman en 2013. Année qui je dois le rappeler verra fleurir mes 40 printemps.

Bon j'avais dit 1 marathon avant 40 ans. Me voilà déjà à 2 et d'ici 2 ans je pense en faire encore au moins 2. Le contrat est largement rempli pour ma part.

Voilà pourquoi, il me fallait un challenge un peu plus musclé !

Du côté de la tendinite TFL, ça va beaucoup mieux. Le kiné progresse de façon spectaculaire.
Je peux de nouveau courir 1 heure et un peu plus et même faire la folle avec les allures.
J'ai l'impression à chaque fois d'être totalement guérie, mais dès que je repasse entre ses mains, il a le don de trouver l'endroit exact où il faut bosser - c'est à dire triturer de ses petits doigts agiles - et la douleur alors ressentie me rappelle gentiment que oui la tendinite est toujours là en latence et qu'il faut s'occuper de son cas.

-Dis-donc M. Le kiné, là vous réveiller exactement la même douleur qu'à la Rochelle.
- ah ben c'est pour vous rappeler le marathon
- oui oui, là je le revis bien effectivement (ouch ....)

Bref : je suis en totale confiance avec ce thérapeute et lui confie volontiers mon genou et mes tendons pour qu'il les malmène à sa guise et fasse se barrer Mme la tendinite, loin très loin voir très très loin.

Du côté natation, là aussi ça progresse et ça progresse même relativement vite je trouve.
Je prends de la vitesse au fur et à mesure que j'assimile la technique mais la vache qu'est-ce que mes épaules morflent (1 km en 30 min - 1,4 kms en 50 min - là où il y a 2 mois j'étais à 45 min et 1h15).

Faut dire que mes épaules, mes bras et mes dorsaux n'ont jamais vraiment été sollicités jusqu'à présent. Ils sortent d'une léthargie de pratiquement 37 ans et que là d'un coup je leur demande de se magner le train et d'obéir sans rouspéter.

Me voilà maintenant à effectuer des étirements de ces groupes musculaires.
Ce qui monte gentiment la séance d'étirements à 20 minutes.
Sachant que je fais grosso-modo 3 à 4 séances d'étirements par semaine, vous comprendrez pourquoi mon mari me demande à chaque fois, si je compte passer autant de temps à l'entraînement qu'à m'étirer.
Ce à quoi je réponds systématiquement : "Tu m'agaces !" (sur le ton de Liliane qui parle à José)



Enfin la partie vélo est une de mes préférées. J'y retrouve le plaisir du long, de la ballade active et de la satisfaction de l'effort.
En général quand je rentre du vélo je suis aussi cassée qu'après un semi-marathon et ça j'aime bien.

D'ailleurs pour rajouter au plaisir je suis allée courir 5 bornes tout de suite après ma sortie vélo de 66 kms de dimanche dernier.

C'était chouette, j'avais l'impression de courir les 5 derniers kilomètres d'un marathon.

Bref : je deviens un poil addict aux entraînements croisés et au format triathlon.

Pour cette année je me focalise sur du court (sprint principalement) pour comprendre et assimiler l'enchaînement des trois disciplines.
Il me faut forger mon corps à devenir triathlète.

en 2012 ce sera alternance de moyennes et courtes distances (CD et half)

en 2013 : on augmentera progressivement le volume d'entraînement pour passer des 8-10 heures hebdo dont j'ai l'habitude à 15-20 heures.
Je pense que la moyenne tournera aux alentours de 15 heures hebdo parce que je ne vois pas comment je pourrais mettre 20 heures d'entraînement dans mon planning actuel.
Faut que je bosse un peu quand même...

voilà l'ébauche de mon calendrier sportif. Il me reste à vérifier quelques trucs mais ça devrait vraiment ressembler à ça (en croisant les doigts pour que d'ici là mes tendons et autres muscles ou os se comportent comme de bons petits soldats) :

Stage club (si maintenu) 16-17 avril avec le 10 kms de Nantes le 16/4

Triathlon de vioreau le 24/4 (course interne au club)

Triathlon Aiguillon sur mer le 5/6 DECOUVERTE

Raid golfe du morbihan 56kms le 25 juin (7 heures ça serait bien)

Triathlon le mans le 2 juillet SPRINT (1h41 la dernière - oups)

triathlon larmor plage le 21 aout SPRINT (1h38 le dernier - ouch)

triathlon quiberon le 4 septembre SPRINT (1h48 le dernier - ah bin là ça va mieux)

triatlhon nantes le 11 septembre organisation

triathlon la baule le 19 septembre CD (3h57 le dernier - on verra :-) )

marathon de vannes le 16 octobre (en 4 heures putain !)

déc. 01
2010

MARATHON LA ROCHELLE

Posted by rohini in Untagged 

rohini
Et c'est parti pour le récit des 42,195 kms.


Samedi : très stressés le matin, nous préparons nos valises et nous nous chicanons dans la voiture.
arrivés sur La Rochelle et après le déjeuner, nous allons chercher nos dossards puis rejoindre les filles au café de l'Aquarium.

il fait froid mais beau, cela augure du meilleur pour le lendemain.
on papote toutes par petits groupes et nous faisons un boucan infernal.
J'ai bien cru que la serveuse allait faire une dépression nerveuse car personne ne répondait à ses questions.
C'est pour qui le coca ? et les thés ?

Le soir re-belote au restau où nous passons un très agréable moment à partager nos espoirs et expériences.
Je suis contente de rencontrer toutes ces personnes qui jusque là n'étaient que virtuelles.
Ces filles sont adorables (ça fait quand même super bizarre que des gens vous reconnaissent alors que vous ne les avez jamais vu).

Nous logeons dans un appartement hôtel de vacances qui est situé au 3ème étage sans ascenseur (ça aura un intérêt pour la suite).
Je ne suis plus du tout stressée, j'ai l'impression que demain est une longue sortie un peu musclée, plus qu'un marathon.

Dimanche matin sur les marches de l'aquarium.
Le groupe se reforme. Je pars avec Nath pour un petit pipi avant compète mais il y a une queue incroyable (pire qu'au assedics).
Je n'y tiens plus et fonce dans un parking en abandonnant Nath pour faire pipi entre 2 voitures.
1 verre de jus de raisin = un pipi d'au moins 10 minutes (allez comprendre quelque chose à ça).

Je n'ai rien pris d'autre que du jus de fruit et quelques amandes, ainsi que 2 smectas. Dans ma ceinture, il y a 2 immodiums et mes gels.
Je prie le dieu du trône pour qu'il soit clément avec moi sur ce coup là.

Il fait un temps de chien. neige fondue, pluie fine, froid mais pas de vent.
Je suis glacée et supporte mal le froid.

petite photo de groupe avec CLM et nous voilà en chemin vers le sas.
Je me mets avec Claire (de CLM), je l'ai rencontré hier et sa douceur emprunte de volonté tranquille teintée d'un poil de stress m'apaise.
elle souhaite faire 3h40 c'est son 2ème marathon et 2ème La Rochelle.


Moi j'aimerais faire 4h même si je sais que ça va être compliqué. Je me sens tout de même moins affutée que pour Nantes, je sais que j'ai moins la forme.
Je me rappelle extrêmement bien aussi des derniers kilomètres et les douleurs qu'ils engendrent.

J'espère revoir Babou et Yanne, un jour dans cette foule et aussi Runsk.
Car nous avons toutes les 3 à peu près le même objectif.

Le départ est donné et nous marchons, il y a une foule incroyable, c'est un peu flippant.
Quand nous passons en centre-ville, un énorme feu d'artifice jaillit dans le ciel au son du "happy birthday" de Stevie Wonder.
Je ne peux même pas en profiter, toute concentrée que je suis pour éviter de trébucher sur mes congénères.

On me pousse, me bouscule, je joue des coudes pour garder ma place et essaie de remonter un peu la file pour trouver de l'air.

Au bout de 3 kms je vire mon sac poubelle et met mon ipod. Je rentre dans ma bulle, je suis seule...ça va le faire me dis-je.

Je trouve mon allure assez facilement, d'abord 5min45 du km pendant 5 kms et ensuite 5:40.
Je passe les 10, 20, 25 et 30 kms au chrono ciblé, j'ai seulement 6 minutes de retard au 30ème et ça me va très bien.

Au 17ème Tugdual me rejoint. Ma TFL commence à donner des signaux d'alerte.
rien de dramatique, je croise les doigts pour que ça n'évolue pas plus. Je tiens le rythme.
Tugdual m'indique qu'il se sent bien et souhaite accélérer. A contre-coeur je le pousse à le faire. Zut j'étais tellement contente de le sentir près de moi, que ça m'enlevait les mauvaises sensations du genou.

18ème-20ème kms, la TFL accentue un peu ses signaux. Ok de toute façon je ne ferais pas 4 h et jusque 4h15, je serais contente du chrono.

J'aperçois encore Tugdual 100 mètres plus loin. J'ai l'impression qu'il a ralenti, et je me dis qu'on peut finir ensemble.

Mais Miss TFL en décide autrement et m'oblige à ralentir pour lui faire plaisir.
ça fonctionne un peu, elle chuchote maintenant.

Nous avons pris un gros grain vers le 10ème km et je suis trempée comme une soupe. J'ai eu chaud, mais maintenant j'ai froid. Mes doigts sont gourds et j'ai du mal à remettre mes gands.

J'ai commencé à prendre du gel dès le 3ème kilomètre. ça passe bien, je remercie Brinouille intérieurement de m'avoir fait découvrir cette merveille.

Vers le 22ème, mon genou en a marre. j'en profite pour faire une pause pipi dans le parc.
Au bout de 2 minutes (je me suis battue avec mon collant, mon lacet de collant et mes épaisseurs, pour me rhabiller), je repars. les pulses sont bien redescendues, je me sens en forme.

Au 25ème j'aperçois Babou. Oulala que je suis contente. Moralement ça commence à être dur d'être toute seule. Je me dis si je me mets à sa hauteur, nous finissons ensemble et ça va être moins difficile.
Babou a un bon rythme et une allure régulière. Je hèle notre petit marin qui sans se retourner me fait un signe de la main.
Elle est motivée notre Babou, elle ne lâche rien.

J'essaie de la remonter mais dès que j'accélère mon genou grince.
Je la laisse partir devant.

Me voilà avec un moral qui décline au fur et à mesure que mon genou fait des siennes. Maintenant à chaque foulée j'entends "pain, pain, pain" (oui mon genou parle anglais mieux que moi) et je sais dorénavant que la douleur va grandir, grossir et ne jamais cesser tant que je courrais.

30ème kilomètres, j'ai mal à en pleurer. Je marche à chaque ravitaillement depuis le 25ème et pourtant j'ai encore l'espoir de finir en 4h15.
Les organisateurs annoncent un chrono de 4h05 à ce stade.
Je me dis : "ne lâche rien, tout n'est pas joué, ne lâche rien"
Je m'accorde le droit de ralentir à 6min 30, mais ma combine ne fonctionne plus.
Mon TFL est sacrément énervé et m'en fait voir de toutes les couleurs.

Mario et son petit vélo me remonte. Je sais qu'il veut faire 4 h15. J'essaie de le suivre mais j'entends un bruit de casserole. Mon genou, encore lui, brinqueballe autant que les casseroles du petit vélo de Mario.

Aller hop, celui là aussi je le laisse filer.

Et maintenant, c'est la solitude, le désert, j'erre comme une âme en peine et me met à marcher au 32ème kms. Je m'étais jurer de ne marcher qu'au ravitaillement, mais la douleur à pris le pas sur ma raison.

Je pleure, je n'en peux plus. Je ne suis même pas en rage. Juste épuisée de cette douleur que je n'attendais pas si vive, ni si tôt dans la course.
Je me dis qu'avec mes bêtises j'en ai encore pour des mois à ne pas pouvoir courir.
Que si à chaque fois que je fais un marathon c'est pour finir blessée, où est vraiment l'intérêt.
Je me dis que je suis nulle d'avoir voulu le faire ce marathon.
En plus j'aime pas les prépas d'automne et puis je ne supporte pas le froid, ça me tétanise.
D'ailleurs le mal de genou est arrivé dès que mes ischios ont commencé à tétaniser.
Je me dis que je suis une petite chose de salon et que je suis bête de vouloir lutter contre ma nature profonde.
Mon mari me manque, mais j'arrive à trouver un peu de bonheur en l'imaginant franchir la ligne avec le chrono qu'il espère.

Tout un coup, un groupe me dépasse et un monsieur m'invective et essaie de me relancer.
J'ai les yeux dans les chaussettes et je dois faire vraiment pitié car il retourne à ma hauteur et me dis : "aller hop on va le faire ensemble, tu vas y arriver, surtout ne marche pas, cours doucement mais ne marche pas".

Je lui explique que c'est mon 2ème marathon. Je lui parle de mes espoirs de chrono et de ma saloperie de tendinite qui m'emmerde la vie.

Il me rassure, me dit, mais enfin, on est là pour se faire plaisir, le chrono on s'en fou.
Comme j'aimerais avoir cette sagesse.

Il va me parler comme ça tout du long et me hisser jusqu'au 35-36ème kms.
Il s'appelle Bertrand, il est de Rennes, c'est tout ce que je sais et je lui suis reconnaissante pour l'éternité.
Il me fait lui promettre de ne pas abandonner et de finir et puis il me laisse, une fois rassuré sur mon état mental.

37ème km, je peux encore y arriver et puis ces derniers kilomètres sont trop longs.
Je veux en finir et me reposer. J'accélère - c'est quand même dommage d'en avoir sous le pied et de devoir mettre le frein pour cause de tendinite - je remonte à 6:15 du km. Je me dis que si je maintiens cette allure, ça va vite être terminé.
100 mètres plus loin, je lâche un cri de douleur. C'est tout bonnement impossible.
Je n'arrive plus à soulever mon genou.

Alors jusqu'au 41ème je vais faire du skating. Je glisse mes pieds sur le bitume et attend que ça se passe. Les kilomètres ne défilent pas beaucoup.
Mon dieu que c'est long et surtout qu'elle coup au moral de se faire dépasser par la cour des miracles.
Mais au fait j'y pense, moi aussi j'en fait partie de la cour des miracles (ça me plombe aussitôt le peu de moral que j'ai).

Je grimace, je pleurniche, me voilà à nouveau dans la foule.
du 37ème au 40ème je ne cesse de parler à voix haute et de répéter "aller, aller, mais aller bondieu !".

Et là au 41ème kilomètre alors que je m'efforce de courir pour donner le change à la foule de spectateurs qui nous entoure. Alors que je grimace et que je sanglote.
Quelqu'un me tape sur l'épaule. Je me retourne, une tête connue

C'est Michel !!! mon dieu que je suis heureuse de le voir.
Il me saute au cou comme une vieille médaille et me tape un gros poutou sur la joue.
Je le lui rend bien volontiers.

Michel c'est un de mes interlocuteurs au travail, c'est un client et nous savions que nous courrions tous les deux ce marathon.

Il me dit qu'il était sûr que c'était moi et qu'il est super content de me voir.
Je lui explique mes petits malheurs et il me dit, moi aussi je suis cassé.
j'ai mal aux fesses (tendinite aussi) et mes hanches sont bloquées.

Aller on fini ensemble ! me dit-il.
Je lui explique que je ne peux plus courir ou à peine. Il est têtu comme une mule et se met à ma hauteur et se câle sur mes pas (j'ai honte de le ralentir autant).

et voilà ces saloperies de pavés. J'ai bien l'impression que je vais mourir 3 mètres avant la ligne d'arrivée.
Depuis 10 kms j'ai comme des aiguilles qui s'enfoncent sous mes pieds, l'impression de courir pieds nus, sans semelle, sans amorti.
et là les pavés c'est un cauchemar. Mais en tout cas, ça fait tellement mal aux pieds que j'en oublie la douleur du genou.

Michel m'attrape la main et me dit aller on passe la ligne ensemble :
4h26 on peut l'avoir !

Je lui serre la main de toute mes forces, il me fait accélérer. Mon genou hurle, je ne lâche rien. Le photographe nous attend en embuscade et je souris de voir un chrono amélioré de 2 minutes (4h25 en temps réel).


Je l'ai eu mon arrivée d'anthologie, sourire aux lèvres (même si crispée) et bonheur de franchir la ligne.

Je crois que si Michel ne m'avait pas tenu la main, je n'aurais jamais franchi la ligne d'arrivée.
On se tombe dans les bras l'un de l'autre bien content d'en avoir fini.



Dans la queue pour rendre la puce, nous papotons, refaisons la course et là Yanne me saute dessus. Oh mon dieu que je suis contente de la voir (et étonnée aussi). Elle a fait 4h23 et a subit des crampes après le 30ème. Elle est déçue et je la comprends vu ses temps de passage jusquau 30ème.

Puis Runsk nous rejoint, elle termine en 4h27. Elle qui la veille m'annonçait ne pas avoir l'impression de vraiment se déchirer en course, elle semble rincée (comme nous tous).
Je lui demande "alors t'as tout donné ?" et elle de me répondre "OH OUI !".

On a froid, on papote mais ça caille vraiment de trop.
3 grains qu'on s'est pris sur ce parcours et là, nous ne rêvons que d'une chose être au chaud et au sec.

J'attrape mon coupe-vent, mes cadeaux et donne ma bourriche d'huitres à Yanne.
j'essaie de filer vers un bistrot pour que Tugdual me rejoigne.

Je rencontre Lolotte transie de froid (4h15) et puis Japhy qui a couru 7 kms avec Miss Marple et son plâtre.

On se sépare et je tombe à nouveau sur une connaissance : une nana de la rencontre "marathon de Nantes" puis Didier, une personne du TCN (3h13 - un autre monde).

et me voilà dans le café près de la grosse horloge. Je dois être bleue ou bien blanche comme un linge car tous les regards se tournent sur moi.

M'en fou, j'ai fini, j'ai ma médaille autour du coup, j'ai tout donné et en plus j'ai amélioré.

Je sais que 4h15 sont à ma portée maintenant.
En revanche, je vais laisser cette distance pour un bout de temps.

Je vais me focaliser sur le triathlon et les semi.
L'objectif est de descendre mon chrono au semi (1h50) pour pouvoir courir un marathon en confort sous les 4h30.

J'ai aussi envi de faire un demi-ironman l'été prochain. Et surtout je ne veux plus commencer une prépa avec un demi genou et me blesser encore.
On est là pour le plaisir, pas pour se faire mal et ne plus pouvoir courir par la suite (n'est-ce pas Bertrand ?)

Mais quel bonheur de vous avoir toute rencontrées et d'avoir rencontré des personnes si gentilles sur cette course.
Rien que tout ça valait toutes les tendinites du monde.

Et puis j'oubliais de vous dire : je n'ai pas eu mal au ventre -
c'est pas une grande victoire ça ?

Annecdote : il nous aura fallu 20 bonnes minutes pour descendre les valises sur 3 étages. On l'a même fait à reculons à un moment donné.
Le soir et le lendemain, je ne peux plus plier mon genou.
Je recommence le protocole de pansement occlusif au voltarène.
J'espère me débarrasser une bonne fois pour toute de cette tendinite.
Repos capesque jusque fin janvier au moins.
En attendant : récupération, vélo, piscine et fitness.

Nota : Claire (Evinrude) a fait 3h43 (youhou)
nov. 26
2010

MARATHON LA ROCHELLE PREPA 10/10

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Lundi : repos

mardi : 50 min et finir par 15 min à allure marathon


Je n'ai dormi que 3 heures cette nuit : la faute à la lune sûrement.
Je pars avec tout le matos que je veux porter à la Rochelle
1 ceinture porte-gourdes (4 gourdes =1 kg)
4 gels SIS + 2 gels punch power dans les poche du gilet
3 vêtements technique l'un sur l'autre (1ère couche très chaude, 2ème couche classique et 3 ème couche chaude)
des gants
un foulard en soie
un bandeau sur les oreilles

Très rapidement je m'aperçois que la ceinture me gêne et que le gilet ballote dans tous les sens avec les gels à l'intérieur. Je meurs de chaud et je n'avance pas.

Le gilet remonte et découvre mon ventre et j'ai froid.
Les gants m'empêche d'attraper quoique ce soit et le bandeau me donne si chaud que je pense me transformer en cocotte minute.

Au bout de 30 min je repasse par la maison et me déleste de tout ça tout en râlant contre moi-même (faut dire qu'il fait 9°C, c'est pas le pôle Nord non plus).

Je ne prend qu'une gourde à la main et automatiquement je vais plus vite et mes pulses redescendent.

Je termine par 20 min d'allure marathon mais mes sensations sont merdiques.

Je rentre totalement dubitative sur la logistique de ce marathon et repousse à samedi le brainstorming à ce sujet.
Résultat : 34 min endurance- 141 bpm - 20 min marathon -163 bpm
9,2 kms - 730 kcal

Le soir je tombe de sommeil mais j'ai promis la piscine aux enfants.
Je nage 350 mètres en 7 min 42 - la technique de respiration apprise samedi dernier m'aide beaucoup pour ne pas me fatiguer et je me sens plus à l'aise et rapide dans l'eau.
Je file à la balnéo pour me masser dans le jaccuzi et me ressourcer dans le sauna.

Aujourd'hui : je mange comme un ogre - aucune idée du pourquoi du comment.
ah si ! peut-être le merveilleux pain que j'ai confectionné et qui fond comme neige au soleil, semant la zizanie au sein de la famille qui se bât pour la dernière tranche.

mercredi : natation avec le TCN
Sauf que je me suis organisée comme un cruche et que Tugdual a complètement zappé le fait qu'il devait rentrer tôt à la maison pour garder les enfants.
Séance reportée à la semaine prochaine

jeudi : 40 min et finir par 10 min à allure marathon
Je ne ferais pas cette sortie car je veux rester fraîche mentalement.
et puis je n'ai pas tout bien compris le truc de la surcompensation mais je sais que ça se passe à partir de maintenant.

J'ai fabriqué un joli bracelet d'allure parce que quand je cours tout le sang par dans les muscles de mes jambes et mon cerveau n'est plus irrigué (qui a dit que c'était mon état habituel ?)


Résultat : impossible de faire le moindre calcul.
Sur mon premier semi au 8ème km, je n'arrivais pas à savoir combien de kms, il me restaient à faire.

Ma check-list est prête car en ce moment j'oublie tout.
et j'emmène dans ma valise smecta et immodium - car j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Mon marathon ne sera pas gâché par mon ventre. Des douleurs s'il y en a, ne seront que des douleurs musculaires, un point c'est tout.

vendredi : repos et étirements.
J'ai commencé à manger plus de féculent sous forme de riz et de pain.
et miraculeusement je viens de perdre 1 kg.
Note à moi-même : pour maigrir --> arrêter le sport et bouffer.
Cependant maintenant que je fais mon pain moi-même, je m'aperçois que la chose contient beaucoup de sel. Du coup je vais m'orienter sur un peu plus de riz.
(j'ai réalisé un pain complet et mon dieu qu'il est bon ! c'est dur de résister. D'ailleurs je ne résiste pas).

samedi : étirements et massage - départ pour La Rochelle.
La météo prévoit de la neige sur Nantes. J'espère que cela ne nous empêchera pas de partir.

Dimanche : prévu marathon 42,2 kms à 10,6 kms/h

Sur les conseils de JP, je vais démarrer un peu plus lentement pour me laisser le temps de chauffer la machine.
A partir du 5ème km je me calerai à 5:40 du km

Ces temps de passage ne tiennent pas compte d'éventuels arrêt pipi.
Je verrais comment ça se passe et essaierais de recoller au passage prévu si je dois faire une pause.


Total kms courus pendant la prépa La Rochelle : 490 kms
moyenne hebdomadaire : 54,5 kms


Nota : Je ne me sens pas du tout en confiance pour ce marathon comparativement à celui de Nantes.
Je pense savoir pourquoi.
En fait pour Nantes, j'avais fait une prépa un peu plus hard (environ 10 kms de plus par semaine) et là cette prépa s'est passée de façon très cool.

Je n'ai pas eu l'impression de vraiment m'entraîner pour un marathon.
Peut-être parce que 40 - 50 kms hebdo est un volume que je fais de façon habituelle hors prépa spécifique et hors blessure bien sûr.

nov. 22
2010

MARATHON LA ROCHELLE PREPA 9/10

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Lundi : repos

Mardi : 1h00 en endurance
Le temps est magnifique et me redonne du baume au coeur.
Je m'aperçois vraiment que la météo joue un rôle très influent sur mon mental.
J'ai à nouveau envie de courir, et ma joie de vivre est revenue.

La sortie passe vite et est agréable

Résultat : 1h02 - 140 bpm - 6:06 du km - 10,3 kms - 700 kcal

Le soir : direction la piscine avec les petits loups.
J'arrive dans une ambiance de discothèque, musique électronique à fond.
J'aime ça, ça me file la pêche.
Les enfants dansent dans le hall en attendant la fin du cours d'aquagym.

19h30 : je suis une des premières à l'eau et j'ai pratiquement la piscine à moi toute seule. Je découvre le plaisir de nager lentement. de me laisser porter et bercer par l'eau. La lumière s'éteint et je nage maintenant dans la pénombre.
C'est très relaxant. Mais la piscine se remplit très rapidement, et je n'ai plus l'occasion maintenant de flâner.

Après 600 mètres, et une petite demi-heure dans l'eau, je file à la balnéo pour un sauna en solo qui finit de me ravigoter.
La piscine c'est bon l'hiver car il n'y a pas un chat.

Jeudi : 1h15 dont 2 x 10 min au seuil, 1'30 de récup

J'ai le bol décidément, dès que je chausse mes runnings, le soleil apparaît et me sourit. J'y vois comme un signe d'encouragement.

Je boucle la séance sans même m'apercevoir du temps qui passe et j'en profite pour pousser un peu car c'est ma dernière séance au seuil jusqu'au marathon.

La première fraction passe bien mais au milieu de la seconde ça tire un peu du côté du genou. Bien évidement je n'ai pas mis ma bande autour de la cuisse et je m'aperçois que dès que je pousse un peu la mécanique, je perds quelques boulons.
Pas grave, je ralentis un peu. De toute façon je ne prépare pas un 10 kms mais un marathon, alors la vitesse c'est plus pour me faire plaisir qu'autre chose.

A peine déchausser et alors que je fais mes étirements, la pluie fait son retour.

Je suis sûre maintenant que les cieux sont bienveillants à mon égard.

Nota : j'ai reçu ma carte du TCN. Après le marathon je vais pouvoir me focaliser sur les entraînements piscine et vélo (yes !)

Résultat :
48 min - 140 bpm - 6:28 du km - 6,5 kms
10 min - 170 bpm - 4:47 du km - 2,09 kms - 12,5 kms/h
10 min - 168 bpm - 4:54 du km - 2,05 kms - 12,3 kms/h
1 h 09 - 11,7 kms - 870 kcal

Vendredi : repos - je me demande bien ce qui m'a pris de m'inscrire sur ce marathon.
Il va faire un temps de chien. Un froid de canard et ça va me mettre d'une humeur de dogue.
En plus j'ai pas envie de me faire mal ; je veux dire que je n'ai pas envie d'aller under limits.

Mais en même temps j'ai envie de mon chrono et puis j'espère retrouver l'émotion du final de Nantes (ça m'a duré quand même 1 bonne semaine --> sourire béat et benêt aux lèvres et marche flottante sur petit nuage rose ainsi que joli soleil qui se ballade au-dessus de ma tête continuellement).
Bref, je ne sais plus, je ne sais pas pourquoi je cours...

Aille aille je suis à deux doigts de raccrocher les runnings tellement je doute.
En même temps c'est tout à fait improbable, parce que ma conscience ne me laisserait pas en paix un seul instant.
Ya pas moyen, va falloir que j'aille au bout.

Samedi : 1 h en endurance prévue au plan et un entraînement natation (le premier en tant que membre du TCN : j'ai la trouille d'une bleue qui se présente à son premier jour de collège).

la natation a été très intéressante et pas si difficile que je croyais.
J'ai presque tout compris et du moins j'ai fait de mon mieux.

Il n'y a pas de fille ce matin et e me suis sentie un tantinet fragile au milieu de tous ces grands costauds.
C'est bien la première fois de ma vie que j'ai cette impression.
La fragilité n'est pas quelque chose qui me caractérise, vu ma taille et ma stature je fais toujours partie des plus grands et pas des petites choses qu'on a envie de protéger.

Néanmoins, j'ai appris une nouvelle technique de respiration qui me convient beaucoup mieux et j'ai pris goût au pull-boy (quoi mes jambes peuvent flotter ?).

ça m'a fait un bien fou au moral et m'a regonfler pour le marathon.

Je sais que mon spleen vient du fait que je ne faisais que de la course à pied.
Pour Nantes je faisais beaucoup de fitness entre chaque entraînement et ça permet de rester motivée.
Le triathlon va me plaire pour ça je pense car je vais pouvoir alterner une discipline à l'autre et faire en sorte de ne me lasser de rien.

Après le marathon, c'est la natation qui m'attend car il faut que je m'améliore vraiment et avec la marge de progression que j'ai, ça va être super motivant.

La sortie cap a été amusante du coup, et j'ai retrouvé le plaisir de courir avec un bon vieux tube entre les oreilles.
Des fois, il y a des sons comme ça, des rythmes qui vous permettent d'accrocher votre allure et vous reposent moralement.
C'est exactement ce qu'il m'est arrivé.

Tellement je suis bien, tellement je me sens forte, tellement je pique un sprint (à 18,2 kms/h sur 150 mètres) avec les enfants autour de moi qui me suivent en vélo pour rentrer à la maison (non mais qui c'est la patronne ici hein ?).

J'ai eu un poil le genou qui tiraille sur la fin (oublié encore la bande et le Voltarène).
Je rentre au bout de 57 minutes, avec la sensation d'avoir accompli mon devoir.

Résultat: 9 kms - 57 min 35 - 9,3 kms/h - 146 bpm (ben oui la vitesse ça se paie même si ça dure pas long) - 700 kcal

Dimanche : 1 h 30 dont 2 x10' allure marathon.
oui mais, je suis conviée à aller courir avec les organisateurs du marathon de Nantes pour faire un repérage du futur marathon 2011 et aussi pour rencontrer d'autres filles et promouvoir ce marathon du côté femme.
1 h de footing en partant du jardin des plantes et petits étirements-blabla à l'arrivée.

Mon choix est tout de suite fait : ça sera les étirements-blabla et le footing cool Raoul.
Ben quoi, ma prépa elle est faite non ?

Bien sûr je suis la première au rendez-vous avec un quart d'heure d'avance (oui je suis une stressée du chrono).
Alors je pars m'échauffer dans le jardin des plantes parce que ce matin ça caille et c'est humide.

Quand j'arrive de mon petit tour, il y a du monde et on commence à se présenter et à papoter.

Jacques (responsable parcours du marathon de Nantes) nous explique la portion que nous allons prendre : environ 11 kms en 1 h de temps prévu.
Heu ?? Jacques ?? on n'avait pas dit cool le footing ?
Ah c'est cool 11kms/h ? ah bon Ok si tu le dis (Jacques est l'homme aux 30 marathons, ça force le respect).

Boum ça part un peu rapidos pour moi, enfin pour un échauffement. Je reste en retrait et essaie d'analyser la foulée des mes collègues. Surtout celle de Dorina la coach d'athlétisme (la première sur la photo)



Elle atterri sur l'avant du pied : ouais c'est bien ce que je pensais. Le rapides sont sur l'avant et moi ça fait 2 mois que je m'entraîne à ça (suis contente de vérifier in vivo mes théories fumeuses même si pour l'instant je suis encore un lapin dans un corps de tortue).

Je discute une partie du parcours avec Jean-François Lajeunesse et il m'apporte des conseils judicieux et avertis sur la gestion de la prépa marathon et du marathon en lui même.

Au bout de 10,5 kms nous sommes de retour au point de départ : quoi c'est déjà fini ?

Tout du long, on a fait des accélérations (chouette mes allures marathon sont bossées) et des temps de pause et de footing.

Je suis motivée à mort pour La Rochelle.

Résultat :
10min 35 d'échauffement - 1,8 kms - 141 bpm
1h06 avec le groupe et des accélérations - 10,7 kms - 144 bpm
total : 12,5 kms en 1h17 - 9,7 kms/h de moyenne - 950 kcal

Total hebdo courus : 43,5 kms
Vélo : 0 km (ça attendra le beau temps dorénavant)
Natation : 1h20 et 1km700 environ
Etirement : 1h00
nombre de kcal : 3 400 kcal
temps d'entraînement : 7 h 00
fatigue : néant

Bobologie : 0,2/10 - j'ai parlé à mon genou et lui ai demandé de bien vouloir ne pas m'embêter maintenant (je lui ai parlé en d'autres termes mais ce serait bien trop vulgaire de vous les écrire).

Je suis sereine parce que je sais maintenant que vous rencontrer et discuter avec vous va faire de ce marathon, un instant merveilleux.

Feeling : tacatacatac : LA PÊCHE !

nov. 15
2010

MARATHON LA ROCHELLE PREPA 8/10

Posted by rohini in Untagged 

rohini

Lundi : repos et même pas fitness. J'ai le moral dans les chaussettes à cause boulot et chéri. Bof rien de grave, mais du coup ça me coupe la niaque.
Heureusement, les copains sont là et me remontent le moral autour d'un déjeuner japonais près de Graslin.

Mardi : 1h15 en endurance.
J'ai les mollets qui chauffent dès le départ, sûrement des restes de dimanche. Je me sens comme au 30ème km mais en même temps je me sens super à l'aise.
ça se confirme au bout de 50 minutes, je ne fais même plus gaffe aux mollets.
Je me paie même le culot de faire plusieurs minutes à allure marathon ET en endurance.
Je crois bien que le pic de forme arrive à grand pas.
j'espère juste que ce n'est pas trop tôt.

Le coup des mollets durs, je vais quand même y faire attention en les massant consciencieusement ce soir et surtout en doublant les étirements de toute la chaîne musculaire postérieure.

Résultat : 1h 15 - 12 kms - 139 bpm - 9,6 kms/h

Mercredi : repos

Jeudi : 1h30 dont 3 x 14 min au seuil - 1'30 de récup entre chaque.
Il fait une tempête de tous les diables. De la pluie et du vent et des rafales de pluie et de vent.
Je reste un petit moment sur le pas de la porte, comme un chat qui aurait un ruisseau à traverser.
Tugdual passe sa tête par la porte et me demande ce que j'attends.
Ben j'attends l'eau chaude, parce que la douche pour le moment elle est ultra fraîche.

Bon tant pis, je me lance. J'ai prévu 3 couches de vêtements - 1ère couche avec le Odlo tout chaud, une seconde avec un tee-shirt technique et la troisième avec le coupe-vent du 19ème marathon de la Rochelle (ça y est je suis dans l'ambiance LR).

Je démarre calmement et là c'est la rencontre magique avec le dernier titre de Massive Attack. J'ai les poils des bras qui se redressent, c'est le coup de foudre musical.
Ce titre résume à lui tout seul toutes les émotions que fait resurgir la course à pied.
Ce mélange de bien-être, de désespoir et d'espérance, de quête, d'errance, de joie etc.
Je pense qu'il sera le thème de mon marathon. Je sais qu'à chaque fois que je l'écouterais je me rappellerais pourquoi je cours et que ça me filera la niaque illico presto.

Quelques kilomètres plus tard je m'aperçois que mon foot-pod m'a lâché et que je n'ai plus aucun repère pour mon allure. Sauf que je connais bien le parcours et sais où se trouve les kilomètres.
Je passe en 29 min 20 sec à 4,63 km de la maison et ça me fait très plaisir d'être un peu plus rapide en endurance (9,5 kms/h au lieu des 9,2 kms/h habituels).

Au bout de 44 minutes je commence mon premier lap.
Je me rends compte que j'ai totalement oublié de mettre mon tapping autour de la cuisse et d'appliquer du Voltarène.
Miraculeusement, je n'ai aucune douleur. Je me sens bien, si ce n'est ce vent de travers et/ou de face qui essaie de me faire reculer jusqu'à la maison.
J'ai l'impression de courir sur des nuages, je ne ressens aucun impact sous mes pieds.

2ème tour et je me fis aux pulses à défaut de connaître mon allure au km.
Je suis sur les bosses du parcours. J'ai pris ma boucle de 15 kms pour savoir à peu près où j'en suis. et le vent en pleine face me ramène toutes les eaux du ciel dans les yeux.

3ème tour et Shakira m'explique que je suis LOCA LOCA LOCA.

Je rentre trempée comme une soupe, la pluie a traversé les 3 couches de vêtement, je dégouline et plic-ploc de partout dans la maison.

Mise à part le vent, je me suis amusée comme une enfant qui découvre la pluie.
J'ai lu quelque part que la même distance effectuée sous la pluie donnait une plus grande satisfaction et que 10 kms sous la pluie valent au moins un semi (moralement s'entend) :-)
C'est pas faux. Se battre contre les éléments me rend plus forte, me donne une confiance incroyable pour l'avenir.

Babou avait raison, le pic de forme est bel et bien là.
Comment je le sais ? des signes qui ne trompent pas.
Une aisance à courir plus vite et surtout à récupérer en courant.
L'impression grisante d'être indestructible, invincible, sur-puissante et Insubmersible sur ce coup là.
Normalement c'est à ce moment précis qu'on devient complètement accro et totalement fou de la cap.

Résultat : 1h 29 - environ 16 kms (j'ai rajouté une boucle au parcours car je suis arrivée plus vite que prévu au bout des 15 kms) - 1 200 kcal - environ 10,8 kms/h au global

44 min - 7 kms - 9,5 kms/h - 141 bpm
1er tour - 168 bpm
2ème tour - 165 bpm
3ème tour - 166 bpm

fractions estimées à environ 5 min 00 du km (environ 12 kms/h)

Vendredi : cuisine bio-végétarienne et ménage - repos donc

Samedi : 1h00 en endurance
Je commence à déprimer avec le temps tout pourri que l'on a depuis 3 jours.
Je n'arrive pas à me lever pour aller à l'entraînement de natation du Club de Triathlon.
Chéri est tout déçu de s'y rendre seul.
Je me promets d'y aller pendant la semaine avant le marathon. La fameuse semaine où on court moins et où on psychote beaucoup.

Vers 13 h nous partons pour la sortie cap, sous un ouragan de vent et de pluie.
Nous restons en endurance tout du long et mes mollets et perroniers me tirent pas mal.
l'aller-retour Bretagne d'hier soir a encore laissé des séquelles - ça, plus la sortie de jeudi aussi faut dire.

La pluie fuse dans mes yeux comme des milliers d'aiguilles qui se fichent dans mes paupières et le vent rajoute à la difficulté de la course. J'ai l'impression de lutter contre une main géante invisible qui appuie sa paume contre mon front.

Tugdual me dit de me protéger derrière lui. Mais je préfère braver la tempête. je repense aux conseil de Kristof (le mari de Kécily) qui lui a expliqué que dame nature est là pour nous permettre de nous mesurer à plusieurs difficultés et nous entraîner de façon optimale.

Ce vent de face, cette pluie fine et perçante sont là pour renforcer ma volonté, et aiguiser ma puissance musculaire.

Si j'arrive au bout, je serais armée pour affronter le mur.

Résultat : 1 h 02 - 9,8 kms - soit 9,5 kms/h (avec tout ce vent, c'est fort honorable ma foi)
bpm 139 - 660 kcal.

Dimanche : 2 h dont 4 x 10 min à allure marathon - 1min de récup entre chaque

Pas supers motivés ce matin Tugdual et moi. J'ai mis le réveil en douce pour être debout vers 7 h 00 (il s'enclenche tout doucement et il n'y a que moi qui entend avec mon sommeil ultra léger).
Je me lève pour me préparer mais il fait encore nuit.
Quelques minutes plus tard, Tugdual se lève et ne se bouge pas beaucoup les fesses pour se préparer.
Il n'est pas super chaud pour partir dans la nuit. Je me laisse démotiver et convaincre de me recoucher pour regarder un "how I met your mother" (Barney : je t'adore).

9h00 : tatintin. Je sonne clairons et trompettes pour aller courir (pas motivée mais quand faut y aller, faut y aller et je suis bonne donneuse de coup de pompes aux C. Les miennes et celles des autres).

Je m'interroge sur cette démotivation et me rappelle que pour Nantes, j'avais une soif inextinguible d'entraînement et que j'étais chaude comme une barraque à frites à J-14.
Mais là : bof bof bof. Je ne suis plus très sûre de vouloir le faire.

ça m'inquiète parce que il faut avoir TRES envie de finir un marathon pour le finir effectivement.

Tugdual me dit que Nantes c'était une prépa de printemps et donc que la météo était plus clémente (c'est vrai qu'il pleut et vente depuis 3 jours) et que l'ensoleillement était plus long aussi.
D'après lui, je ferais une déprime automnale apparement.

Bref, hier j'ai fait gaffe à mon alimentation (riz, riz, riz et quelques fruits et légumineuses et du pain fait maison aussi).
Ce matin j'avale une petite poignée d'amandes et un verre de jus de raisin avant de partir.

Je m'habille à ma façon habituelle, c'est une sorte de cérémonial qui m'aide à rentrer dans ma bulle, à me concentrer, à me sentir bien.

et puis nous filons. j'emporte 1 gel Go SIS et 1 gel speed ox.
j'ai pour projet de prendre le GO par moitié au 5ème et 10ème km et le speed ox par petites bouchées à partir du 16ème.

J'ai bien pris soin de mettre ma ceinture porte-gourde autour de la taille (au lieu des hanches et bas-ventre) sans trop la serrer.

Je suis armée pour ce dernier test préparatif du marathon.

heureusement le vent est tombé et il ne tombe qu'une fine bruine : c'est le temps idéal pour courir, celui que j'espère avoir à la Rochelle.

Au bout de quelques minutes je m'aperçois que j'ai encore oublié d'enrubanner ma cuisse dans son tapping et de mettre du voltarène.
Tugdual me propose de rentrer mais je me dis que c'est un acte manqué et que du coup je dois pouvoir m'en passer (une sorte de message subliminal de mon genou qui me dit : "OK c'est bon, no soucy, je te suis).

Au 5ème comme prévu j'avale la moitié de gel et range l'autre près de ma gourde.
A la 50ème minute, je m'aperçois qu'aucun de mes indicateurs ne fonctionnent (GPS en rade, Foot pod mal étalonné) -
A ce moment précis, j'adopte la respiration du petit chien (ou de la femme enceinte qui accouche, c'est au choix) et je relâche la pression avant d'avoir envie de pousser le hurlement primaire. Mais je m'aperçois que j'ai perdu la moitié de gel restant en courant.

Bon ça va pas du tout là nondédiou !
Alors comme ça l'univers se ligue contre cet entraînement ? (pluie, vent, froid, plus de repères...) et bien il va voir l'Univers de quel bois je me chauffe !

10ème km je commence le speed ox. Le gel a bon goût et je bois beaucoup, tout va bien.
L'allure est bonne, environ 9,5 kms/h (Tugdual à son GPS, je suis sauvée).

Au bout d'1h15 on commence l'allure marathon (enfin) - je me sens mieux maintenant à cette allure qu'en endurance (ça tire moins musculairement à cette vitesse).

Je déroule mes pieds, j'ai un peu mal aux papattes depuis jeudi. la séance de jeudi a été très exigeante. Il a fallu lutter contre le vent, la pluie et j'ai fait des bosses aussi, donc là j'ai les jambes en vrac.

Pas grave, je m'amuse. Nous croisons un autre coureur et nous lui adressons un bonjour plutôt à l'aise dans notre souffle (woua c'te frime qu'on lui fait !).
Tugdual, bien sûr, me met 300 mètres dans la vue et moi je me fis à mes pulses pour rester à allure marathon.

Le coureur essaie de m'accrocher et je le sens souffler comme une loco et cracher aussi.
J'essaie d'en faire abstraction et finalement, il arrête de nous suivre et bifurque.

Les 10 minutes sont passées et Tugdual revient vers moi en souriant : "t'as vu comment on l'a enrhumé ?"
Je me marre car ça m'a fait plaisir aussi de sentir qu'il ne me remontait pas alors que je n'étais pas à fond.
Bon peut-être qu'il n'essayait pas non plus. Mais d'habitude c'est nous qui avons du mal à suivre les autres coureurs, alors pour une fois j'enjoy ;-)

C'est pas très joli de penser comme ça mais ça fait un bien fou au moral.

2ème, puis 3ème fraction - c'est de plus en plus facile. Sauf que je sens mes mollets et perroniers durs et le sol est très percutant sous mes pieds (séance de jeudi, séance de jeudi...)

Là, pendant la récup un voisin nous double en courant et nous dit bonjour (il a bonne allure).
4ème et dernière fraction : je vois mon Tugdual partir comme une fusée.
Celui-là, je vous jure, il faut qu'il essaie de l'accrocher et de le rattraper, quitte à se cramer les 2 poumons.

Moi je suis plus raisonnable et entêtée. Je reste dans ma cible et commence à sentir un creux dans l'estomac.

Mais au fait, je n'ai pas eu mal au ventre ! pas de crampes intestinales....YEEES, j'ai trouvé le bon compromis entre alimentation pré-course, alimentation pendant et position de la ceinture.
Enfin j'espère.

Et voilà dernière grosse sortie terminée et j'avoue que je n'ai pas vu le temps passer.
Et, ah OUI je n'ai pas mal au genou non plus : incroyable.

Résultat : 2 h 00 - 19,5 kms environ. 1 400 kcal
1 h 15 en endurance à environ 9,5 kms/h - bpm 138- environ 12 kms
4 fractions à allure marathon environ 5 min 40 du km - bpm 157 - 158 - 155 - 155

Bobologie : 0/10 - quelques courbatures depuis jeudi

total km courus : 57,3
total kms à velo : 0 km -hors de question de sortir le vélo de ce temps là
total km crawl : pas envie
Total abdos : 10 min, abdos toujours en place, pas de courbatures. Il faut croire que la cap fait bien bosser aussi les abdos.
Etirements : 1h 20 (+10 min de massage et 1 bain froid)
Nombre de Kcalories : 4 098
temps d'entraînement : 7 h 00
fatigue : morale et musculaire, mais légère.
J'ai honte de l'avouer mais j'attends la semaine de tappering presque avec impatience.

Feeling : mi-figue, mi-raisin. Mettons ça sur le compte de la météo.

nov. 07
2010

MARATHON LA ROCHELLE PREPA 7/10

Posted by rohini in Untagged 

rohini
Depuis 2 semaines on tape dans le dur et le sérieux de la préparation et ça monte en volume et en intensité.
Encore cette semaine et ensuite on va redescendre doucement vers le tappering pour faire du jus.
Pour cause de décalage de Big Run, j'entame la semaine un mardi - et oui ma pov Lucette c'est le jeu.
(lundi 21 kms au lieu de repos).
et je commence par.....DU REPOS
mardi : repos donc.
Mercredi : séance du mardi un peu traficotée pour ne pas compromettre la séance de qualité du jeudi. Prévu 1 h en endurance au lieu de 1 h 15
Nous partons Tugdual et moi pendant l'heure du déjeuner sous un temps gris-mouillé - celui que je préfère pour courir - Je me sens en grande forme et cours relativement vite pour des pulses très basse (10 kms/h pour 132 bpm au début, ça ne durera pas).
Au bout de plusieurs minutes, nous ralentissons.
Déjà - 1° : parce que ça monte (pulses et terrain) et 2° parce que je veux faire cette séance à la cool pour préparer ma sortie de jeudi.
Encore une fois ça passe trop vite. Tugdual semble un peu moins en forme. Il ne discute pas autant qu'à l'habitude. et nous finissons la dernière demi-heure en silence, à écouter nos foulées résonner sur le macadam.
Résultat : 1h02 - 134 bpm - 6min22 du km - 600 kcal - 9,7 kms
Jeudi - 1h 30 dont 18 min - 16 min - 14 min - allure seuil.
Je ne sais pas pourquoi mais vraiment cette semaine je me sens en forme.
Cependant au bout de 42 minutes d'endurance j'ai vraiment super chaud.
Je m'arrête et me fabrique un boléro avec mon tee-shirt et un corsaire avec mon legging en remontant le bas par dessus les genoux. Avec mon look "A la pêche aux moules" je me sens maintenant apte à accélérer pour les fractions.
Pourtant une question existentielle me taraude : "qu'est-ce que je vais bien pouvoir porter au marathon ?". Je ne supporterais pas d'avoir chaud comme ça tout du long et pourtant il pleuviote et fait gris. Hmm ça me laisse perplexe.
1er tour : c'est la dernière "grosse" séance au seuil prévue au plan. Il n'en restera plus que deux après aujourd'hui et elles vont aller en diminuant. Donc j'ai envie de le faire pour de "vrai" et de me cramer.
C'est dur de lancer la machine. Je suis plus habituée à faire du 5:40 au km moi maintenant ;-).
J'atteins finalement un honorable 5:28 car j'accélère progressivement tout du long.
2ème tour : je suis chaude-bouillante et le terrain est ultra plat.
5:06 de moyenne avec des pointes à 4:44 et des pulses qui ne s'emballent même pas.
3ème tour : Encore la niac. Mais j'arrive à la 7ème minute dans une série de bosses pas piquées des hannetons. Je maintiens un 5:10 de moyenne.
1 minute avant la fin mon Ipod me susurre "Battery Low" et je lui répond "Ah ça tu l'as dit ! mes batteries s'affaiblissent !".
Je rentre en trottinant et suis ravie de m'être un peu défoulée.
Je branche mon ipod sur le Mac pour lui donner à manger et je dévalise mon frigo pour recharger mes batteries (ou l'inverse).
J'enchaînerais sur 2 rendez-vous et un après-midi assez chargé en travail et en stress.
A part la première 1/2 heure qui suit ma sortie et où je me sens toute molle, le reste de la journée se déroulera sans fatigue et avec tonus (le temps que mon estomac digère mon frigo).
Résultat :
42 min endurance - 134 bpm - 6 min 40 du km - 6,2 kms
1er tour - 18 min - 162 bpm - 5 min 28 du km - 3,32 kms
2ème tour - 16 min - 167 bpm - 5 min 06 du km - 3,14 kms
3ème tour - 14 min - 165 bpm - 5 min 10 du ckm - 2,71 kms
Total -> 15,95 kms - 1 200 kcal
Samedi - 1h00 en endurance
Je suis en méga-forme, il n'y a pas d'autre explication possible.
Je me fis à mes pulses et n'ai pas l'impression d'aller plus vite que d'habitude.
La boucle habituelle d'environ 10 kms passe vite pourtant.
Et je suis toute contente de découvrir un joli 10 kms/h tout en endurance au final.
Aujourd'hui, j'ai décidé de ne rien écrire dans mon carnet alimentaire.
Je me laisse guider par mes sensations. Et ce sera une journée plaisir et rien d'autre.
je passe la journée à grignoter des tonnes de fruits et de pain - c'est génial, j'adore ça.
Résultat - 58 min - 9,73 kms - 141 bpm - 710 kcal
(10,07 kms/h en endurance wouhou)
Dimanche - 2h30 dont 2 x 30 min allure marathon - recup 2 min
Il faut que je parte de bonne heure car c'est une sortie relativement longue et je dois préparer le gâteau d'anniversaire de Briac (7 ans) et m'occuper un peu des enfants.
Ce matin et jusque 10 h 30 c'est Tugdual qui gère les enfants et le petit déjeuner.
A mon retour, je devrais veiller au déjeuner pour qu'il fasse la même séance que moi.
C'est vers 7 h 45 que je passe le pas de ma porte, alors que le soleil commence tout juste à s'étirer.
Je ne suis pas super réveillée, mais c'est fort agréable de sentir son corps doucement émerger au fur et à mesure que le soleil monte à l'horizon.
Massive Attack m'accompagne dans cette douce torpeur et je me laisse bercer volontiers par sa mélodie lancinante.
Je suis partie presque à jeun (10 g d'amande et 30 cl de jus de raisin ; 1/2 h avant de sortir).
Et je vais tester à nouveau les gels de Brinouille avec un petit gel Gu pour les sucres rapides.
J'avale tranquillement les gels Go par moitié au 5ème et 9ème km.
Puis au 12ème et 15ème km je finis le second.
1h 30 d'endurance plus tard je suis fin prête pour commencer mes allures marathon.
Je ne ressens aucune faim, aucune baisse de tonus, ni aucune douleur gastrique ou intestinale. Le paradis de la coureuse à pied en somme.
Au 18ème km j'avale le Gu qui me donne un léger coup de fouet.
Les allures marathon me semblent faciles mais dures à caler.
Je suis souvent au-dessus et ensuite en dessous. Dur dur de tenir une cadence identique.
10 min avant la fin, je reconnais les prémices de crampes intestinales. Zut ça m'échauffe les oreilles cette manie qu'a mon ventre de se manifester entre le 18ème et le 23ème km.
Du coup j'ai hâte de rentrer chez moi, alors que cette sortie était tout à fait sympathique.
Bon c'est décidé, je ferais le marathon totalement à jeun et j'arrêterais de manger la veille vers 20 h.
Je sais qu'hier j'ai fait n'importe quoi côté alimentation et donc samedi prochain je me ferais de vrais repas pré-longe sortie avec des pâtes et du riz et peu de fruits.
Je croise les doigts pour que ça marche.
Résultat
1h30 endurance - 140 bpm - 13,5 kms
1er tour : 5min34 du km - 158 bpm - 5,38 kms
2ème tour : 5 min44 - 158 bpm - 5,24 kms
total : 24,5 kms - 2h32 - 1 860 kcal

Bobologie : 0/10 - même pas de contracture - le bonheur je vous dis.

total km courus : 60,2 kms

total kms à velo : 0 km -j'ai perdu des cuisses (la cap ça fait réduire les cuisses et gonfler les mollet). Je sens que la reprise va être douloureuse. On verra ça après le marathon.

total km crawl : pas envie (je suis ultra-focalisée sur le marathon, je n'arrive pas à m'intéresser à autre chose)

Etirements : 1h 10

Nombre de Kcalories : 4 370

temps d'entraînement : 7 h 00

fatigue : RAS

Feeling : Je voudrais me remettre plus sérieusement au gainage et aux abdos que j'ai hypocritement lâchés il y a quelques semaines.

Comme la semaine prochaine sera calme, ça sera l'occasion.

Je commence à me sentir plus confiante et maintenant, j'ai hâte d'y être.

nov. 02
2010

MARATHON LA ROCHELLE PREPA 6/10

Posted by rohini in Untagged 

rohini

lundi : body barre 45 minutes - 200 kcal

mardi - 1h15 endurance
Rien de particulier, je me sens bien et en forme.
1h15 - 135 bpm -6:28-11,5 kms-800 kcal

mercredi : repos

Jeudi - 1h30 dont 3 x 16 min au seuil - 1min30 de recup entre chaque
C'est vraiment la pêche cette semaine. J'ai l'impression de retrouver ma condition physique d'avant l'été.

Je cours dans la nuit, à la frontale. C'est toujours très étrange comme sensation. J'ai l'impression de flotter dans un halo de lumière et je me sens légère.

C'est toute contente que j'entâme la première fraction mais sans repère visuel, je m'aperçois très rapidement qu'il est difficile de ressentir son allure.

Tant pis je le fais au feeling et ça me semble presque facile.

27 min - 136 bpm - 6 min 26 du km- 4,07 kms
16 min 04 - 158 bpm - 5 min 39 du km - 2,8 kms
16 min 23 - 160 bpm - 5 min 27 du km - 3 kms
16 min 17 - 162 bpm - 5 min 31 du km- 2,9 kms
11 min 55 - 151 bpm - 6 min 02 du km - 1,91 kms
total : 15,5 kms - 1 160 kcal

Vendredi : repos

Week-end à Bordeaux en amoureux
où comment faire un marathon et plus si affinité.
Samedi : 1 h endurance - Béton "m'a tuer"
Endurance en centre ville à longer le skate parc sur du beton puis des planches de bois.
Je ressens tout de suite la dureté du terrain et mes jambes n'aiment pas bien.

Le lendemain je le paierais par une grosse fatigue musculaire et un mal de dos qui pique du côté des lombaires.

Mes rotules n'ont pas bien aimé non plus et je suis heberluée de voir le nombre de coureurs qui s'entraînent sur cette surface. Moi c'est niet , je retourne à mon bitume chéri.

Résultat : 58 min - 138 bpm - 6:03 du km - 9,5 kms- 620 kcal
Dimanche 2h15 dont 2 x 25 minutes marathon - Total "m'a tuer"

Hier midi nous avons acheté une salade sur l'aire d'autoroute à la station essence.
Tugdual a été malade en arrivant à la chambre et moi bien sûr ça a bien attendu sagement ma sortie longue pour venir m'embêter.
Grosses crampes intestinales qui m'obligent à 3 poses techniques assez prolongées.

Je préfère rebrousser chemin et rentrer à l'hôtel, le ventre scié en deux par les crampes.

Je dormirais plus d'une heure avant de pouvoir envisager faire une quelconque activité.

Je jure mais un peu tard qu'on ne m'y reprendra plus (à manger n'importe quoi)

Résultat : 32 min environ et 5 kms
Lundi : 2h15 dont 2 x 25 minutes allure marathon - 1'30 de récup entre chaque

On ne reste pas sur un échec et je remonte en selle, enfin je rechausse mes runnings.

Hier j'ai mangé des pâtes, enfin de l'huile aux pâtes (décidément, nous n'auront pas trouvé un resto digne de ce nom tout le long de notre séjour) et du riz, enfin des makis prétentieux (le cuistot n'a rien trouvé de plus inventif que de rajouter de la mayo et du boursin dans un plat qui ne supporte que le minimalisme sain des produits crus de première qualité. Résultat : une horreur culinaire !)

J'ai un peu la trouille d'être encore malade, et c'est toute penaude que je repars avec Tugdual en direction du Lac.

Il est 8 h et nous devons rendre la chambre à 12 h. Aller hop faut pas traîner.

Je préfère partir à jeun et emmène un gel speedgel et un paquet de Jelly Belly Bean Sport.
le footing jusqu'au lac se passe bien. Nous discutons en courant très très tranquillement. J'en profite pour manger mes Jelly Belly.

Nos muscles ont récupéré de la sortie béton, mais la fatigue liée au voyage et à notre petite gastro est encore un peu présente.

Le tour du lac alterne des surfaces molles, voire très molles et plus dures. Ainsi que des montées et descentes et aussi quelques buttes.

Après 1h10 d'endurance, nous entamons la première fraction. J'avale la moitié du gel et pour l'instant mon ventre est au repos.

C'est moi qui donne le tempo et j'ai du mal à me caler à la bonne allure avec tous ces changements de surface et ce relief.

A un moment nous passons dans une sorte de dune-plage et j'ai l'impression de m'enfoncer jusqu'aux chevilles.

Tugdual plus puissant que moi arrive à maintenir l'allure et fonce tout droit. Moi je suis ralentie au maximum et perds un temps fou à me dépatouiller de la semoule (enfin du sable).

Courir dans de la mélasse ne serait pas plus difficile.
Après le sable, il faut jouer au cabri pour grimper une butte qui nous mène sur la piste cyclable.
Enfin du bitume mais je n'ai plus de jambes. Je reviens doucement à l'allure cible.

J'ai du mal à reprendre mon souffle - suis pas faite pour le trail moi.

1ère récup : on marche pour délasser les jambes et j'avale le reste de mon speedgel goulûment.

C'est pas mauvais du tout et en plus la séance dune m'a donné vraiment faim.

Et c'est déjà reparti pour la deuxième fraction.

Sur cette partie on aura le droit au bitume pour un bon moment et ensuite aux sous-bois que j'affectionne tout particulièrement.

Je me sens enfin à l'aise dans mon souffle et ma foulée. Tugdual est loin devant, il a besoin de s'assurer que ses jambes tournent bien.

Au début, pensant qu'il allait courir à la même allure que moi, je l'ai suivi mais je me suis vite aperçue que la séance marathon allait se solder par une autre séance au seuil (alternance de 5:15 du km et de 5:20)

Au 18ème kilomètre j'ai vraiment faim. Mon estomac se tord et forme un huit comme ces vieux pneux que l'on plie pour en faire une sorte de balançoire.

Les bonbons et le gel remontent le long de ma trachée mais j'arrive à contrôler et ne vomis pas.

Je n'ai pas mal aux jambes et musculairement je me sens bien (l'inverse de dimanche dernier).
Ce qui confirme mon analyse :
Deux gels aux maltoses pour 2 h de course et ensuite 1 gel aux sucres rapides devraient m'éviter embarras gastrique et durcissement musculaire. En espérant que les gels passent mieux sur une base de Maltoses et non directement sur la paroi à jeun de mon estomac.

Je retrouve Tugdual et nous retournons à l'hôtel en papotant.

J'ai marché un peu après la dernière fraction et je sens que c'est difficile de remettre la machine en route.

Mais très vite, la sensation de lourdeur passe. En revanche la faim me tenaille et me tord l'estomac.

1h09 échauffement - 134 bpm - 6:53 du km - 10,1 kms
1er tour - 25 min - 158 bpm - 5:49 du km - 4,3 kms
2ème tour - 25 min - 158 bpm - 5:39 du km - 4,42 kms
11 min 16 retour au calme - 139 bpm - 6:40 du km - 1,7 kms
TOTAL : 20,8 kms - 1 560 kcal

Nous avons beaucoup marché en dehors de nos séances spécifiques d'entraînement, car nous adorons nous promener pour découvrir tous les endroits que nous ne connaissions pas auparavant.

TOTAL week-end un peu plus de 45 kms effectués (35 kms courus et 10 kms en marchant).
Et voilà comment effectuer un mini ultra sans le vouloir et sans fatigue. :-)

Bobologie :
 0/10 - je continue le tapping cuisse gauche et le Voltarène pré et post grosse sortie.
total km courus : 62 kms
total kms à velo : 0 km - mais les vélos ont fait le voyage jusque Bordeaux, sagement allongés dans ma polo. C'est dommage que la gastro nous ait empêcher d'en profiter car il y a plein de pistes cyclables sur Bordeaux et comme il ne pleuvait pas, ça nous aurait bien fait plaisir de pousser un peu plus la visite de cette jolie ville.
total km crawl : pas le temps d'aller à la piscine à cause des vacances scolaires (4 petits gars à la maison, 1 petit gars chez les beaux-parents)
Etirements : 1h 10
Nombre de Kcalories : 4 520
temps d'entraînement : 8 h 00
fatigue : pas grand chose sauf le dimanche gastro

Feeling : Je me demande encore comment je vais bien pouvoir finir le marathon. Je m'en sens pour le moment incapable.
Tugdual me dit que je suis un peu en dessous de ma forme du printemps mais que je cours plus vite. De son point de vue il n'y a aucun soucis à se faire.

nota : Après notre sortie longue, nous n'avons pas pu manger de suite (hôtel, étirement et douche oblige) et il fallu attendre 2 heures avant de pouvoir s'attabler chez Pain et Cie (Tugdual en mode "j'me sens tout mou" et qui n'avançait pas pour faire sa valise et aller sous la douche).
Le premier feeling n'a pas été très bon car la serveuse nous a reçus comme des chiens dans un jeu de quille. Après plusieurs minutes à poireauter et salivant devant les petits déjeuners gargantuesques de mes congénères. (je vous jure je salivais et avais l'impression que chaque bouchée que mes voisins de table portaient à leur lèvres se déroulait au ralenti).
J'ai su à cet instant que je ne pourrais plus attendre une minute de plus qu'elle daigne venir prendre notre commande.
Je me suis dirigée vers le comptoir pour acheter une baguette qui nous permettrait de patienter en attendant notre brunch et accessoirement le bon vouloir de la matrone.
Je vous assure que j'étais limite à tourner de l'oeil tellement j'avais faim.
Et là.. le drame.
La serveuse ne voulait pas me donner ma baguette sous prétexte que nous allions avoir un brunch avec panier de pains.
Elle voulait me la mettre de côté pour l'emporter.
Je lui ai rétorqué que je DEVAIS manger maintenant et que je VOULAIS du pain là maintenant sur le comptoir (j'étais à deux doigts de pleurer de faim).
Elle a bataillé ferme et me soutenait mordicus que non ce n'était pas la peine de me la donner (la baguette) et que je devais attendre.
J'étais en pleine 4ème dimension....
A ce moment là, ça a été comme un court-circuit dans mon crâne. J'ai cru que j'allais la griffer au visage et sauter dans son fournil pour croquer à pleines dents dans la bonne croûte blonde de ses jolis pains qui humaient et venaient titiller mes narines depuis 15 bonnes minutes.
Mes yeux ont du changer de couleurs et devenir aussi noirs que de l'encre car e
lle a senti le vent tourné et m'a filé mon dû en haussant les épaules.
Sur cet entrefait, je suis retournée à notre table encore rouge de colère (moi pas la table) et où la serveuse n'avait toujours pas consenti à venir prendre la commande.
D'un seul regard et sans mot dire Tugdual et moi avons remballé nos affaires et sommes partis de ce lieux stupide et prétentieux où il ne fait pas bon venir se réchauffer le corps et l'âme.
Décidément, les restos de Bordeaux et nous ça n'a pas fait bon ménage.