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août 29
2011
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Mon expérience d'accompagnante sur la CCC 2011Posted by Schotsala in Untagged |
Ce week end, mon zhom a couru la CCC. En adorable épouse et fondue de course à pieds, j'ai décidé de l'accompagner au fil des ravitos. Cela me permettra de "vivre" la course à ma manière.
Vendredi matin départ à 7 h en bus de Chamonix direction Courmayeur. Les coureurs étant prioritaire, mon zhom prend un bus avant moi. Pas sympa l'orga car on n'est pas dans le même bus.
Départ de Courmayeur à 10h10 (il y aura 3 départs, 10h, 10h10 et 10h20). Avant le dépard, l'organisation annonce les changements sur la course en raison des orages prévus en fin de journée. La course sera raccourcie de quelques km et ne passera pas par certains cols.
Pas de changement au niveau des ravitos où l'accompagnant peut "accompagner" son coureur.
Hop, il est parti avec plus de 1800 autres coureurs sous le soleil de Courmayeur.
Maintenant commence une course contre la montre pour arriver à Champex. Retour à Chamonix en voiture après 50 minutes d'attente pour prendre le tunnel du Mont Blanc.
J'arrive à Chamonix, je mange un sandwich et je saute dans la première navette direction Champex. 2h et une sieste plus tard, je suis arrivée à Champex. Je m'installe 10 metres avant le ravito et je regarde les coureurs arrivés avec d'autres accompagnants et le public suisse. C'est super sympa, il fait (encore) beau, le soleil brille et tout le monde applaudit et accourage les coureurs quand ils arrivent, surtout quand c'est une coureuse! :-)
J'ai mon mari en ligne il est à La Fouly, il se sent fatigué et projete de rester un peu au ravito pour manger avant de reprendre la route. Du coup, je l'attends un bon moment avant qu'il arrive à Champex, un peu angoissée, j'espère qu'il va aller mieux.
Enfin, il arrive!!! Il est 17h45. Il court depuis plus de 7h...
Pendant le ravito, je l'aide à se changer, je lui prépare sa gourde avec de l'eau fraiche et de la poudre qui fait aller vite, bref, je suis au petit soin. Il va mieux qu'à La Fouly me dit il, me voila rassurer. Et hop il repart.
Et hop, je pars prendre un bus direction le prochain "gros" ravito où les accompagnants peuvent aider leurs coureurs, à savoir Triend, toujours en Suisse. J'y suis à 20h. Il fait maintenant nuit, il pleut et il fait froid, brrrrr. Je mange une saussice grillée et une salade de pate au ravito avec un café. On fait passer le temps en discutant avec d'autres accompagnants. Je vais me renseigner auprès du PC de course, il devrait arriver avant 23h... Je patiente donc. Je regarde les coureurs arrivés, transis de froid et de pluie.
22h04, il arrive, trempé mais ca va. Hop, je lui donne quelques gels, une bonne soupe et c'est reparti.
Et là, la galère commence pour moi, aussi... Je vais à l'abrit bus où une dizaine de personnes attende la navette, il est 22h15 et pas de navette depuis une demi heure. Les minutes passent et rien et nous sommes dans le froid et l'humidité. Un homme me dit que c'est normal qu'il n'y ait plus de bus. L'organisation les a tous réquisitionner pour le départ de l'UTMB décalé à 23h30 "et oui, ma p'tite dame, faut bien déplacer les bénévoles et les VIP le long du parcours de l'UTMB. Ils s'en f... des accompagnants de la CCC". Il n'avait pas tord, on a attendu une heure avant d'avoir enfin une navette.
Me voila enfin à Vallorcine, en France. Il pleut toujours et fait toujours aussi froid. J'ai le jeans trempé et je cours jusqu'au ravito me rechaufer sous la tente avec un misérable café.
Mais bon, ca valait le coup, mon zhom arrive à 23h55; il est heureux de me voir. Je ne lui dis pas que je suis congelée et que c'est galère. Le pov' il souffre beaucoup plus que moi. C'est à ce moment que je me suis dit que finalement, je ne suis plus du tout sure d'avoir envie de faire cette course. Au PC il annonce qu'il est dans les 320e. C'est incroyable pour une première. Ca le booste et il repart.
Re galère pour moi pour attrapper un bus. A minuit 30, il n'y en n'a pas plus qu'avant et quand une navette arrive, elle est complete, personne ne descend, du coup on se retrouve comme des ronds de flan sous la pluie, le vent et dans le froid. J'arrête une ou deux voitures pour savoir si elles vont à Cham, mais non... Et avec la nuit noire, je ne me sens pas marcher le long de la route et faire du stop. Au bout de 45 minutes, on est une dizaine à attendre désepérement une navette. Il est 1h et je me dis que jamais je n'arriverais à temps à Cham pour l'arrivée. J'ai froid, je suis trempée et j'ai les larmes aux yeux.
Et enfin, un miracle. Une navette UCPA s'arrete à 50 metres. Un mec qui attend avec nous court vers la navette en criant "vous pouvez nous prendre vous pouvez nous prendre????"; le chauffeur est étonné de nous voir là mais il nous dit que oui, il est là pour ça et son petit bus de 10 places est vide, YEAHHHHHHHHHH j'aurais pu l'embrasser.
J'arrive enfin à Cham, je m'installe dans le bar juste à coté de l'arrivée. Trop cool, on voit l'arrivée de l'intérieur du bar, pas besoin de sortir pour guetter l'arriver de mon zhom. Je reprends un enième café et un génépi pour me rechauffer. Puis j'attends en regardant les coureurs arriver au compte goutte. Puis un sms "je suis à l'entrée de Cham, j'arrive".
Je sors pour l'acclamer, il passe la ligne à 2h44. 16h de course et dans les 320 et quelque. C'est incroyable!!!! Je suis trop fière de lui, j'en oublie le froid la pluie et tout et tout.
Il reçoit son cadeau, on prend une navette pour récupérer son sac au centre sportif. Il en profite pour se changer et manger quelque chose puis retour chez nous à Samoens. Il est 4h30 environ. Il fait 5° , il pleut encore et j'ai une petite pensée pour nos coureuses sur l'UTMB.
Petite anecdote, le lendemain soir, on est allé diner à Cham. A la sortie du restau, on est allée voir si on voyait un coureur de l'UTMB arriver. Et quelle chance, voila qu'on ne annonce que la première féminine va bientôt arriver sur Chamonix. Et en effet, après 5 minutes d'attente, on la voit déboulée à fond devant nous direction l'arrivée. Impressionnante !!!!
Voila comment ce termine ce weeK end à Cham rempli d'exploit, de larmes, de joies et de frissons.