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avril 30
2012

Un premier semi-marathon "nature" à la dure

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Quand je me suis levée ce matin, à 6 heures, mal reposée d’une nuit de tempête en alerte orange, je suis restée un moment à la fenêtre à regarder le déluge et le vent qui secouait violemment les arbres, en me demandant si tout ça valait vraiment les 12 Euros de mon dossard. Et puis flûte, je me suis décidée à y aller, en espérant que la course ne soit pas annulée, je crois que ça m’aurait achevée d’avoir sacrifié une grasse matinée pour rien. Je suis née sous le signe du loir ascendant marmotte, c’est ainsi.

 

Sous des trombes d’eau, je suis donc sortie de l’immeuble en tenue de running avec sur le dos, mon imperméable de marin breton acheté l’an dernier pour partir affronter la pluie en Ecosse : l’ironie de l’histoire, c’est que l’an dernier, il a fait super beau là-bas, et mon imper était donc flambant neuf. Fantastique, une douche avec une tornade en prime … et nous sommes bel et bien fin avril !

Arrivée sur place, j’ai récupéré mon dossard et mon T-Shirt technique orange à bandes jaunes (au moins comme ça, on ne me perdra pas), et je me suis échauffée tranquillement à l’abri.

 



9h du matin, c’était parti pour mon premier semi-marathon « nature » : 4 boucles en forme de trèfle dans la campagne de l’Ain, un circuit dit « vallonné avec 55% de chemins et sentiers ». Je précise que le profil du parcours n’était pas publié sur le site internet de la course, sinon, je vais être franche, je ne sais pas si j’aurais pris un dossard pour un truc pareil, sans préparation physique, avec pour seule motivation, la perspective d’évacuer un peu de tristesse, de stress et de déprime passagère. La vache, je vous garantis qu’après 2 boucles, j’avais oublié mes états d’âme !

 

On a tout eu : des montées (sur la route, sur les chemins de terre détrempés, des longues, des courtes, des faux-plats, des raidillons boueux avec un bon 15 à 20% de pente dans la forêt), des descentes (à pic sur la route ou sur les chemins glissants, dans les caillasses, dans la gadoue, dans un impossible enchevêtrement de branches dans la forêt), les bains de pieds (dans les ruisseaux, la boue, les flaques, vous me direz, c’est la première flaque qui fait mal, après, les « gloup gloup » sur les semelles font partie du voyage) … et même les bestiaux dans la forêt : sur la fin, j’ai traversé un bois, complètement seule, semée par les coureurs plus rapides et ayant moi-même pris le large sur mes suiveurs, mazette, tous les oiseaux du coin papotaient sur mon passage (salut, les piafs !) et d’autres cris plus rauques me faisaient craindre le pire. J’attendais le moment où j’allais me retrouver face à face avec un sanglier : « Yo man ! Moi, c’est Stella ! ». « Ouais, et moi j’ai pas encore pris mon petit déj ! ».

 

Avec tout ça, je me suis retrouvée 5e féminine, (dixit les bénévoles), mais incapable de doubler la fille en T-Shirt orange qui me précédait, 50 à 100 mètres devant moi. Je la rattrapais dans les montées mais elle me semait en descente (moi, les descentes, c’est « ouille, oups ! », du style « je descends l’escalier avec mes talons aiguilles ») et elle maintenait son avance sur le plat.

Et puis à l'amorce de la 4e boucle, elle s’est mise à faire un bruit de forge en respirant dans une montée. Je l’ai doublée, persuadée qu’elle me reprendrait sur le plat mais non, nous avons enchaîné sur une portion très raide qui a transformé mes cuisses en merguez grillées en quelques secondes, tellement c’était pentu, et c’est là que j’ai fini par la semer définitivement, bien malgré moi parce que je n’étais vraiment pas rapide, même si une espèce de rage intérieure me faisait avancer à un bon rythme pour une dilettante qui ne s’entraîne pas sérieusement.

 

J’ai beaucoup souffert du relief de la course : les chemins défoncés et pierreux ont malmené mes tendons comme jamais, les impacts sur les cailloux me faisant grimacer à chaque pas sur la fin du parcours. Les appuis incertains dans la boue sollicitaient mes chevilles et les muscles de mes jambes au point que je devais courir comme un pantin désarticulé, sur certaines portions. J’étais d’ailleurs tellement entamée physiquement que je me suis tordu la cheville deux ou trois fois sur la fin, faute de lucidité. Mais pas de gamelle, ouf.

 

Et c’est ainsi que la ligne d’arrivée arriva au bout de 2h01 d’efforts : je l’ai franchie, super enthousiaste d’en finir, et la cerise sur le gâteau, une 4e place au scratch et une 3e place de sénior qui m'ont vraiment comblée.



Tu vois, Stella, t’es moins triste, là ! Je suis montée sur la première marche du podium avec ma coupe et ma petite plante verte dans les bras (pas de cumul des récompenses avec le classement scratch, donc j'ai hérité de la première place sénior), juste ravie d’être là et d’avoir eu la chance de réaliser mon petit défi personnel.

 

Ce soir, le vent souffle encore mais le soleil est revenu, je me traîne, j’ai mal partout, on va donc se donner le temps de récupérer tranquillement avec quelques Petits Ecoliers et un bon magazine de running … c’était ma 41e course, elle m’a fait du bien.




avril 27
2012

Examen podologique d’une runneuse en zig zag

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Cette semaine, je suis allée consulter mon podologue pour renouveler mes semelles de running. En fait, le terme est impropre, il est orthopédiste du sport, son boulot est de remettre ses patients un peu plus droits après qu’avant. Mes semelles, je les change une fois par an pour être sûre que la correction soit toujours optimale pour mes tendons : je les crois en effet capables de détecter les signes d’usure aussi bien que mon nez flaire les Petits Ecoliers au chocolat au lait à 1 km de distance.

 

Bref, mon podo, je lui ai apporté mes anciennes semelles version 2011 et mes empreintes de pieds en plâtre (qui datent de 2009, mais on va imaginer que mes pieds sont restés à peu près pareils depuis). Ma demande était claire : mes semelles me conviennent, je veux les mêmes, on ne change pas une équipe qui gagne. Je comptais quand même lui parler de mes récents soucis de TFL (tendon du fascia lata) gauche, même si là tout de suite, ça s’est un peu calmé (mais je touche du bois, il suffit d’en parler pour que ça se réveille). Bon, pour autant, je n’ai pas échappé à un examen complet, et c’est là que ça devient très instructif.

 

Première épreuve, la mesure de mes appuis. Je suis donc montée sur un support, bras le long du corps, le regard fixé sur un point devant moi pendant 10 secondes … et c’est là que ça se gâte : j’ai 28 kg sur le pied droit et 21 kg sur le pied gauche (je vous fais grâce des virgules, la bête fait un poids total d’environ 50 kg). Une personne normalement constituée a un écart de 3 kg maxi entre les deux jambes, donc je ne suis PAS normale ! Comme par hasard, ça a toujours été mon aponévrose plantaire de droite qui m’a fait le plus de misères. Tiens donc … Le moyen de mesure affiche les efforts en couleur selon leur intensité et mon pied droit est affiché en rouge orangé, alors que le pied gauche est plutôt bleu schtroumpf avec un peu de jaune (enfin sur la photo, hein, pas en vrai !). Bancale, donc.



Deuxième épreuve : l’examen de mes gambettes. Déjà, j’ai un déséquilibre au niveau de la musculature des cuisses : cuisse de crevette à droite, superwoman à gauche, ah … et puis les genoux en X. Un petit X, mais un X … tordu le X : mes deux genoux plongent vers l’intérieur, mais l’un moins que l’autre. En tout cas, on confirme bien que je suis pronatrice, et que mes deux premières années de course à pied à trottiner en chaussures de running universelles n’ont pas dû aider mes tendons à aller bien dans leur tête, pour autant qu’ils réfléchissent quand ils se prennent une blonde de 50 kg sur la tronche.

 

Troisième expertise, celle de la longueur de mes gambettes. J’ai la jambe gauche plus courte que la droite, rien d’inquiétant en tant que tel, nous sommes tous dissymétriques, même Monica Bellucci. C’est mon podo qui le dit. Donc de fait, Daniel Craig est tordu aussi. Bon, pas grave, je suis fan quand même. Misère, il est tordu, ce pauvre garçon …

 

Là où ça commence à m’interpeler, c’est que ma hanche gauche penche du coup vers le bas pour compenser (et permettre à mes pieds de toucher le sol, ça aide !), et il paraît que quand le « défaut » ne dépasse pas 5 millimètres, ce n’est pas pathologique, mais à vue de nez, je suis plutôt bien au-dessus puisque ça se voit à l’œil nu. « Ce type de problème met tous vos muscles et vos tendons en contrainte de ce côté-là … vous n’auriez pas des ennuis de sciatique ou de sciatalgie à gauche ? ». Ben … si, sauf en ce moment, je suis à peu près tranquille, mais je re-touche du bois, il suffit d’en parler pour que ça revienne ! Le conseil du podo est de ne pas corriger tant qu’il n’y a pas de signaux d’alerte. Et le signal d’alerte, c’est la douleur, dans tous les cas. Pas de bobos, le monde est beau.

 

Cette petite expertise technique a été fort intéressante : du fait que mon bassin bascule à gauche, j’ai des soucis à gauche (mon ischio-jambier, mon nerf sciatique, mon TFL) et du fait de mes soucis à gauche, je compense parfois à droite (et mon TFL, et ma patte d’oie, et compagnie, qui me causent parfois des ennuis). Pour être honnête, ça ne va pas changer la face du monde, je continue de courir autant que possible mais au moins, il y a de vraies causes qui entraînent de vrais effets. Ce n’est pas de la physique astronomique, mais ça me rassure : je ne suis pas une Tamaloute maudite, je suis juste tordue … comme Monica et Daniel, tu n’es pas seule, Stella !

 

mars 24
2012

Et à J + 2 semaines après le semi, comment va la vie ?

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Petit préambule pour resituer l'histoire, pour celles qui auraient loupé ce grand moment de tamalouterie :
http://www.courir-au-feminin.com/blogs/stella/mon-tfl-explose-a-couru-un-semi-avec-moi-bourg-en-bresse-2012.html


Commençons par la santé : mon pauvre TFL gauche que j’ai secoué sur 21,1 km comme la fameuse bouteille de boisson à l’orange qu’on agite pour décoller la pulpe du fond, qu’à cela ne tienne, va mieux. Nous sommes passés ensemble chez le médecin du sport pour un examen en règle, et ma foi, mis à part un peu de « ponçage » et un contrôle de mes semelles à prévoir rapidement, tout ne va pas trop mal dans le monde des tendons de Stella. Bon, mon podologue a déménagé dans le centre de Lyon, ça va tenir du raid urbain de rejoindre son nouveau bureau, mais que ne ferais-je pas pour mes petons, même s’il faut louer un hélico, où il sera j’irai.

 

Mes Nike Vomero 6 turquoise que j’avais mises de côté, soupçonnées à tort d’avoir causé la panne du tendon suite à une hypothétique crevaison du coussin d’air avec une épine de buisson ardent, ont repris du service, accompagnées de mes manchons de compression Booster assortis, bref  en un mot, le total look schtroumpfette est de retour pour mon plus grand plaisir.

 

Du point de vue psy, il y a quand même une analyse intéressante à mener sur pourquoi mon tendon s’est emballé comme un malade juste avant la course. De là à dire que c’est la trouille du dossard qui me file inconsciemment un coup de stress monstrueux, qui se répercute sur un de mes tendons (au choix, j’en ai plein) et qui lui-même saisit la première opportunité d’une sortie courue de traviole pour me faire des misères et essayer de m’empêcher d’aller lui enfiler une cavalcade de 21,1 km (cours toujours !) … c’est une affaire à creuser. S’il y a des thésards parmi vous, je pense qu’il y a un sujet de mémoire intéressant à écrire pour la médecine du XXIe siècle : l’effet domino du stress tamalou, vaste débat.

 

Et le reste, alouette ? Et bien, c’est là que les bactéries attaquent. Ces temps-ci, le reste n’est pas un long fleuve tranquille, le meilleur des mondes a changé de planète et mon existence jadis paisible est un peu trop « rock and roll » à mon goût de petite mémère. On va dire diplomatiquement que j’ai connu des jours meilleurs, pour ne pas céder à la tentation de s’exclamer vertement « Quelle fichue vie de m  … », voire d’autres propos encore plus fleuris pour saluer l’arrivée du printemps.

 

Moralité, courons, les foulées sont des pieds de nez aux contrariétés !

 

mars 10
2012

Mon TFL explosé a couru un semi avec moi – Bourg en Bresse 2012

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Pour planter le décor, Bourg en Bresse, c’est un semi que j’ai couru en 2010 et qui m’a bien plu pour son côté un peu « nature » et son parcours vallonné. La perspective de le courir cette année avec mon running partner m’a motivée à m’inscrire il y a quelques semaines. Jusque là, tout va bien.

Sauf que dimanche dernier, sur une sortie d’une heure, je me suis littéralement explosé le TFL sans comprendre pourquoi : pas changé de chaussures (elles sont presque neuves), ni  de semelles, ni de terrain d’entraînement, ni augmenté ma charge d’entraînement, ni couru en côtes et en descentes (enfin pas plus que d’habitude), rien qui puisse expliquer l’inflammation et la douleur !

Le TFL, c’est le tendon du fascia lata, une bandelette qui passe sur le côté du genou, et qui dans certains cas, quand elle frotte sur l’os, s’enflamme lors des flexions et extensions du genou pendant la course. Faute de trouver la cause du bobo, forcément mécanique d’après mes lectures, j’ai passé la semaine à étirer (j’ai dû visionner 3 heures de techniques d’étirements sur You Tube), glacer, masser au Flector pendant des heures sans obtenir de résultat. J’ai tenté les anti-inflammatoires et le curcuma : que dalle.  Toujours cette douleur caractéristique et entêtante sur le côté du genou, qui paradoxalement me gênait plus en étant assise qu’en trottinant, d’ailleurs … parce que oui, j’ai fait 2 sorties de 30 et quelques minutes, pour tester. Résultat du test : chauds les marrons, le TFL, vraiment "caliente". Je commence à avoir une certaine expérience des douleurs tendineuses, et la forte intensité de celle-ci n'augurait vraiment rien de bon.

Bref, ce matin, jour du départ de la course, ce n’était pas la fête. Jusqu’à la dernière minute, j’ai tourné en rond chez moi, en essayant de mesurer le risque encouru :

-         - Option 1 : je reste à la maison et je sauve le genou, j’ai mal au repos, ça ne va pas s’arranger en courant et je n’ai pas envie de gagner 3 mois d’arrêt de course à pied sur une bêtise.

-          - Option 2 : j’y vais, je prends le dossard et le T-Shirt, et je cours en m’arrêtant avant que ça devienne insupportable et que je me bousille le tendon.  Et vu le parcours, j’ai intérêt à m’arrêter au bon endroit, sinon, il va me falloir 3 jours pour rentrer à la Twingo en marchant.

J’ai pris l’option 2 … et il n’y avait même pas de T-Shirt, la poisse, un paquet d’ondes négatives, aujourd’hui !

La course, à vrai dire, je ne m’en souviens même pas dans le détail : j’ai passé mon temps à mettre un pied devant l’autre, en me disant que chaque pas de plus était une victoire (Mal ? Pas trop, ça tire, on avance ...), et en cherchant à éviter les côtés bombés de la route pour ne pas forcer sur le genou. J’ai couru avec les jambes quasiment tendues pour limiter les flexions, à toutes petites foulées mais les plus fréquentes possible : on aurait dit une ballerine qui faisait des entrechats, du grand n’importe quoi. Je me souviens du vent, des montées incessantes, des descentes que j’ai eu de la peine à enfiler sans faire grincer le TFL.



Je me rappelle d’un type déguisé en Village People et qui, en me doublant, m’a dit que c’était formidable de sentir encore bon comme ça près 11 km, il est en train de me dire que je suis tombée dans mon flacon d’Escada, cool ! Et d’un autre qui a flashé sur mes manchons Booster roses, m’a doublée, et a crié « Nooon ! Les chaussettes roses ! » quand je suis repassée devant lui.

Après 1h56 dans ma bulle, j’ai franchi la ligne d’arrivée, ce qui est juste … miraculeux ! Mais franchement, non, je ne vous incite pas à risquer votre santé de cette façon, j’ai juste eu beaucoup de bol de ne pas m’être fracassée. Je ne vous raconte pas non plus la tronche du running partner arrivé 5 minutes après moi, c’est la dernière fois que je lui dis que j’ai très mal, la prochaine fois, je crois qu’il m’envoie ses runnings aux fesses !

Je vais tout de même prendre rendez-vous avec mon doc du sport la semaine prochaine, car il y a bien un vrai souci. Je m’y vois déjà : « M’sieur, je crois que j’ai une grosse TFL mais … euh … sur un semi, ça passe, vous croyez que c’est grave ? » S’il me jette des cailloux, je ne l’aurai pas volé !


Copyright photo Photogone

févr. 09
2012

Tamaloutes d’ici et d’ailleurs … voilà de quoi vous soigner !

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Voici une petite check-list des remèdes plus ou moins efficaces contre les tendinites, que j’ai compilée au fil du temps et que j’avais publiée sur mon blog personnel il y a quelques mois.

En ce moment, peut-être sous l’effet du froid, mes aponévroses me grattent et mon genou couine méchamment (dans le détail, le tendon rotulien et le TFL râlent, ronchonnent et rouspètent en choeur). J’ai donc relu ma prose et appliqué quelques principes qui ont fait leurs preuves. Je vous en fait part ci-dessous, faites-en bon usage et soignez-vous bien.

 

 

Forte de mon palmarès de 3 ans de tendinites plus ou moins chroniques, dans mon cas des aponévrosites plantaires (et oui, « des », les 2 côtés, en plus !), j’ai cherché à rassembler tous les remèdes, trucs et astuces que j’ai testés durant mon périple, des fois que ça intéresse les coureurs et coureuses Tamalous comme moi.

 

Je ne suis pas médecin, je ne fais part ici que de mon expérience personnelle, donc si la liste ci-dessous vous inspire des idées, je compte sur vous pour vous rapprocher du personnel médical compétent pour vous aider à tuer vos bobos !

Et c’est parti …

 

  1. Les glaçages : sans doute la meilleure invention depuis l’électricité ! Je fais ça tous les jours, jusqu’à 3 x 30 minutes par jour dans les cas de grosses douleurs. C’est classé 5 étoiles en terme d’efficacité. Je glace mes tendons avec des sacs de petits pois surgelés recouverts d’une serviette humide pour éviter les brûlures (j’en connais un qui s’est cramé la patte en mettant la glace direct dessus, à ne jamais faire !) et c’est le top.
  2. Les huiles essentielles en massage quotidien : la recette de cuisine m’a été fournie par Véro (50 gouttes d’huile essentielle de romarin camphré ou d’eucalyptus citronné, 50 gouttes d’huile essentielle de gaulthérie, 50 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée, le tout dilué dans 60 ml d’huile d’amande douce). Ca a le mérite d’avoir un effet anti-inflammatoire et de s’accompagner d’un massage : or, un tendon assoupli par des massages se portera toujours mieux qu’un truc tout raide. Ce n’est pas miraculeux, mais je pense que ça aide bien.
  3. L'homéopathie : j’ai passé des mois à m’enfiler consciencieusement mes petites granules d’arnica, de rhus toxicodendron et de ruta graveolens et franchement, je ne suis pas convaincue. Est-ce que mon cas est trop désespéré pour se traiter avec des petites boules blanches … qui sait !
  4. Le mélange d’extraits liquides de plantes (curcuma, prêle et scrofulaire, 1/3 de chaque) : ça, c’est le truc qui tue qui m’a été proposé par ma pharmacienne pour éviter les anti-inflammatoires. C’est carrément immonde, je vous dissuade de servir ça en apéro à vos invités, mais en termes d’efficacité, c’est vraiment bien. Je l’utilise ponctuellement en cas de grosses douleurs, et ça marche du tonnerre !
  5. L'harpagophytum : j’en ai fait une cure pour voir si ça avait envie de résoudre tous mes maux, et bien non, en plus ça coûte super cher, bref, mieux vaut se faire une séance de shopping pour le même prix !
  6. Le Flector Tissugel (je sais, c’est de la pub, pas bien …) : mon chouchou, en cas de grosse crise, sur 24 heures, c’est vraiment un super remède. J’imagine qu’il ne faut pas en abuser, mais vraiment, ça a beau être cher, mes tendons s’y retrouvent et apprécient bien.
  7. Les anti-inflammatoires en comprimés : j’en ai testé plusieurs, je me suis arrêtée avant de finir shootée à l’ibuprofène. L’effet est vraiment mitigé : un tendon qui fait mal, vous pouvez lui filer tous les anti-inflammatoires du monde, ça ne va pas le calmer. En plus, l’utilisation d’anti-inflammatoires est controversée dans la mesure où laisser l’inflammation tranquille permettrait au tendon de commencer sa guérison, bref, à éviter ... sans compter que ça fusille l’estomac.
  8. Les gels anti-inflammatoires : là encore, plusieurs marques testées, effet nul, un tendon qui râle ne se laisse pas amadouer comme ça, bien tenté.
  9. Les semelles de correction : s’il y en a besoin, c’est très bien en préventif, mais il ne s’agit pas de mettre des semelles pour le fun, hein, il faut que ça corresponde à un vrai défaut de posture. Moi, j’ai les pieds plats et je suis pronatrice, je suis donc équipée des semelles adaptées depuis 3 ans, ça le fait, je garde !
  10. Les ondes de choc chez le kiné : le fameux marteau-piqueur qui donne envie d’être partout ailleurs, mais pas sur la table du kiné en train de prendre sa dose de 3000 coups dans des tendons pas contents. C’est ce qui m’a sauvée à l’époque où poser les pieds par terre était une torture. Ca fait mal, mais c’est génial !
  11. Le travail excentrique : en complément des ondes de choc, c’est ce que mon kiné m’avait fait faire sur une machine isocinétique, donc un équipement assez spécial, pour remettre droites les fibres emmêlées de mes aponévroses plantaires. Je ne sais pas combien de séances je me suis enquillées, mais beaucoup, et pour le cas désespéré que j’étais à l’époque, ça a fortement contribué à me remettre sur mes pattes. Seul bémol, tous les kinés n’en sont pas équipés.
  12. Le crochetage chez le kiné : un énorme crochet de boucher pour triturer les tendons, ça vous dit ? Autant être franche, je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie, ça m’a pourri l’existence pendant plusieurs jours et ça n’a pas produit les résultats escomptés, donc bof.
  13. Les massages transverses profonds (MTP) chez le kiné : incontournables, douloureux, mais favorables à assouplir les tendons quand ils en sont au point d’être durs comme du bois. C’est à tester, ça ne peut pas faire de mal, l’effet n’est pas immédiat mais je suis convaincue que ça aide bien à traiter le problème, avec d’autres soins en parallèle.
  14. Les ultrasons chez le kiné : le même effet que pisser dans un violon, si je peux me permettre ! Bon, en complément des autres soins de kiné, bien sûr, il faut le faire, et puis ils le font tous, d’ailleurs. Mais en soi, ça ne tue pas le mal, c’est dommage, c’est un des seuls soins de kiné qui soit indolore !
  15. L'ostéopathie : pour ma part, j'ai tendance à être tordue, donc un rendez-vous tous les 4 mois, ça me semble une bonne idée pour remettre la bête d’équerre. Mais ce n’est pas miraculeux, ce serait trop bien !
  16. Les soins de physio chez le kiné avec les petites électrodes qui chatouillent pendant 20 minutes alors qu’on potasse un bon magazine. C’est un truc que m’a proposé mon kiné en cas de grosses douleurs qui se réveillent quelques jours avant une course et franchement, ça marche super bien, ça calme vraiment.
  17. Le repos : l’éternelle pomme de discorde avec mon doc et mon kiné … Oui bien sûr, quand on a mal, il vaut mieux se poser 2 minutes, c’est du bon sens, enfin même un peu plus que 2 minutes ! Mais pas d’illusion, dans mon cas, ça n’a pas suffi, et tant qu’on n’a pas traité la cause du mal, ça revient dès qu’on reprend la course.

 

Et dans la rubrique « Méa Culpa » :

 

  1. Les étirements … que j’avais zappés pendant quelques années à mes débuts de coureuse, et c’était une bien mauvaise idée. Bon après, c’est du bon sens, un tendon souple a plus de chance de tenir la route qu’un truc tout rabougri qui grince à chaque foulée. Incontournables ! Quand le mal est fait, il va de soi que c’est un peu trop tard (quoique, si on y va doucement, c’est un très bon complément en cas de crise …), mais en préventif, ça vaut vraiment le coup d’y consacrer quelques minutes à chaque sortie, voire chaque jour.
  2. L’échauffement … que j’avais zappé pendant quelques années à mes débuts de coureuse, et c’était une bien mauvaise idée. Bon après, c’est du bon sens, on ne démarre pas à froid comme une forcenée, on prend le temps de réveiller la bête. Incontournable !
  3. L’alimentation … point encore non solutionné à ce jour, je reste addict aux Petits Ecoliers et j’ai du mal à imaginer une vie remplie de fruits et légumes par cageots. Ma voie d’amélioration pour la suite !

 

Voilà pour la liste des commissions, vous voilà parés pour dompter vos tendons, bonne chance, ça se joue sur la durée mais tant que courir reste un plaisir, l’essentiel est là !

 

janv. 01
2012

Le best of 2011 de Stella

Posted by Stella in Untagged 

Stella



Et voilà, 2011 est finie, vive 2012 ! Une année de « best of » quotidiens se termine, et pour la conclure sur une note positive, voici le « best of » de l’année, qui résume mes meilleurs moments de 2011. C’est parti :

-          Premier semi-marathon de l’année à Vaulx en Velin : « En avril, mets tes tendons sur le grill ! ». Ultra-douloureux, ces fichus tendons, ce n’était donc pas réaliste d’espérer un bon chrono ce jour-là. Néanmoins  le T-Shirt était sympa et courir 21 km alors que j’avais du mal à marcher, c’était un signe que tout n’est jamais perdu d’avance, le genre de choses dont on se souvient, les jours sans.

-          Le craquage shopping de l’année, c’est ma paire d’Asics Noosa Tri 6, la seule paire de chaussures capable de vous donner un air de fête les jours de grisaille. Comment faire la tronche quand on a des chaussures roses et jaunes fluo aux pieds ? Ca ne marche pas, et c’est bien le but ! Par contre, je ne vous raconte pas la tête de ma mère quand elle m’a vue …

-          En mai 2011 se tient le Red Bull Eléments du Lac d’Annecy que j’ai couvert comme « petit reporter » pour Running Pour Elles. Une expérience étonnante qui m’a permis de découvrir les joies du parapente et de l’aviron, et de côtoyer des sportifs hors normes : les nanas du Team Brut de Fleurs, et quelques participants de marque comme Kilian Jornet qui a encore une fois épaté tout le monde, moi y compris, ce type est surréaliste !

-          2011, c’est aussi l’année de mes grands débuts de « Tour Operator » sur l’Ecosse : billets d’avion, réservations d’hôtels et guest-house, composition de l’itinéraire, location et conduite de l’auto sur plus de 1000 km (à gauche, forcément), interprète et guide … je me suis lancée dans un sacré job d’été. Bon, je ne sais pas si je mérite le prix de la meilleure voyagiste de l’année, mais mes deux invités sont rentrés enchantés de leur périple. Même les dieux de la météo étaient avec nous, on a eu une semaine complète de soleil en juillet ! Un superbe souvenir en famille.

-          Le semi-marathon de Lyon en octobre, c’est l’expérience inédite d’une course courue dans le but de tenir une allure régulière sur 21 km. Depuis 5 ans que je cours, c’est une grande première. Bilan très positif : 10 km/h tout le long, même si, dans la foulée, je me fais la frayeur de l’année avec un œdème du plateau tibial à deux semaines de l’échéance … heureusement que mon doc du sport est un cador !

-          Le marathon de Metz, deux semaines après le semi : celui-là, c’est mon challenge de l’année, en plus du fait d’enchaîner deux épreuves assez rapprochées. Depuis que je me suis blessée en 2008, j’ai été incapable d’infliger à mes tendons quoi que ce soit qui ressemble à une préparation de marathon … et pourtant, ça passe : 4h40 d’effort, et dès le 18e km, le mental qui prend le relai sur des jambes aux abonnés absents et tétanisées par les montées. Première expérience de supporters aussi pour mes parents, c’est sans doute ça qui a rendu cette course mémorable. Depuis, je garde la médaille dans mon sac, elle me donne la pêche, celle-là.

-          Deux nouveaux venus dans la famille, qui tiendront dorénavant compagnie à Tamalou (le fameux ours polaire qui m’a presque immunisée contre les bobos sur le marathon de New York 2010) : Nessie, tout d’abord, je n’allais pas passer une semaine en Ecosse sans rapporter une preuve que le monstre du Loch Ness existe, et Chocolat, le petit dernier, au bénéfice d’une association qui me touche particulièrement, et puis il est mignon, non ? Je sais, à 37 balais, c’est pathétique, pathologique, dramatique, mais il y en a bien qui collectionnent les timbres et les potiches en porcelaine …

-          Les vacances de Noël 2011, je me suis battue pour les avoir et pouvoir les passer en famille dans ma région. Le Père Noël a été cool, cette année, il avait prévu une paire de Nike Vomero noires et roses à mon attention, et plein de petites choses : un gros gilet noir bien chaud, un T-Shirt très élégant (noir toujours), un foulard à motifs « léopard » (à taches noires), un pull rayé (noir et blanc), un sac (noir) ... non non, je ne déprime pas, le Père Noël assortit juste mon teint d’asperge à ce qui lui va le mieux, le noir.

Et voilà pour 2011, j’en ai particulièrement retenu ces bons moments-là et j’espère que cette année a été formidable pour vous aussi. A présent, 2012 démarre … alors meilleurs vœux et bonne année à tous !

nov. 19
2011

Miss runneuse frileuse cherche motivation pour l’hiver

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Je crois que je deviens douillette : si, je vous assure, 2011 s’annonce comme un hiver de course à pied laborieux. Ca ne m’a jamais déprimée comme ça, je commence déjà à faire ma chochotte et ce n’est que le milieu de l’automne.

 

En fait, la saison froide est arrivée d’un coup : début octobre, à Lyon, on courait en T-Shirt et il faisait encore à peu près clair le soir pour aller trottiner après le boulot. Mi-octobre, j’ai fait ma pause post-marathon de 10 jours, donc je n’ai prêté attention ni à la température, ni à la clarté dehors : soit j’étais encore au boulot entre mes 4 murs, soit je faisais du lèche-vitrine au centre commercial, chouette sport, entre parenthèses ...

 

Quand il a fallu redémarrer sur mon rythme de croisière de 3 sorties par semaine, dont forcément 2 en soirée, la météo automnale m’est tombée dessus d’un seul coup d’un seul : je ne sais pas si c’est la végétation du parc qui garde l’humidité dans ses petits bras feuillus, mais 5°C avec l’hygrométrie qui s’en mêle, j’ai du mal, et ce d’autant plus qu’il fait noir à 17h30 et que je dois donc m’en remettre à ma frontale pour éviter de me prendre les pattes dans les racines, le pied.

 

C’est ce mardi que j’ai vraiment commencé à en baver. J’étais un peu enrhumée, et je me suis mis en tête de soigner ce rhume par une bonne séance de course à pied suivie d’une douche chaude et d’une tisane de thym bouillante. Cette séance thérapeutique fut en fait assez sympa puisque je l’ai partagée avec un coureur, et en papotant, on oublie presque qu’on se caille.

Il est vrai que je n’avais pas trop envie de la ramener : ce type, au-dessus de 15°C, il a chaud, donc il était parfaitement bien alors que je rêvais d’un feu de cheminée. Pour éviter des discours stéréotypés du style « Vous les femmes, vous avez vraiment une régulation thermique de m … ! », j’ai frissonné en silence.

 

Mon traitement à 2 balles, ça a foiré, intégralement planté : au milieu de la nuit qui a suivi, mon rhume me donnait l’impression d’avoir la tête dans une cocotte minute et j’ai dû attaquer de me soigner avec des vrais médicaments au lieu de croire naïvement à mes méthodes de bourrin.

Après 2 jours de soins, avec les jambes qui flageolent, la tête toute molle et des éternuements de furie à me faire arrêter pour tapage diurne et nocturne, j’ai retrouvé un semblant de forme humaine et suffisamment de patate pour aller courir … ce que je fis, pas super enthousiaste, mais j’y suis allée.

 

Après 36 minutes, soit 5,6 km à ma vitesse de sénateur en campagne, ce qui ne m’était jamais arrivé arriva : j’ai eu envie de rentrer chez moi, j’en avais marre, je ronchonnais qu’ « à quoi bon courir, la nuit quand il fait froid, dans ce fichu parc, à essayer d’éviter les cailloux dans les tas de feuilles pour ne pas se plier une cheville » et autres pensées encore plus noires « de toute façon, j’ai mal au tendon gauche, c’est le froid, c’est évident ! » et « punaise, c’est quand que les jours rallongent ? Je ferais mieux de mettre les piles de ma frontale dans le zappeur de la télé et me coller sur le canapé avec un thé au citron, tiens ». Je suis pourtant allée au bout de ma séance de 10 km avec le menu de mon dîner qui me défilait devant les yeux : belle motivation !

 

Et là, j’ai beau penser que l’hiver sera l’opportunité de sortir de la naphtaline mes tenues chaudes de course à pied, j’ai du mal à me dire qu’on est parti pour 3 mois comme ça, que je n’ai pas le choix que de m’adapter à cette saison pourrie, à moins de changer de sport et d’aller crawler à la piscine (et ça, même pas en rêve, l’hiver, la piscine et moi, ça fait 2 et je suis polie !).

 

En fait voilà, je ne sais pas si c’est la vieillesse qui me ramollit ou si c’est le manque de lumière qui me fait déprimer, mais je crois que je vais devoir prendre un abonnement avec mon coureur qui n’a jamais froid, ou à défaut, lui faire enregistrer des podcasts à me repasser en boucle sur mon MP3 quand je cours : « 10°C ? Cool, c’est l’été ! Tu trouves pas qu’il fait super doux, ce soir ? Mais non, les voitures sont pas gelées, elles transpirent ! »

oct. 17
2011

Le 3e marathon de Miss Tamalou à Metz – 16 octobre 2011

Posted by Stella in Untagged 

Stella

C’est par une météo de rêve pour un mois d’octobre en Lorraine que j’ai pris le départ de ce marathon de Metz : soleil et ciel bleu, mais beaucoup de fraîcheur. La preuve, on a bien gratté la Twingo avant le départ de la maison, tellement elle était congelée. Moi aussi, j’étais frigorifiée dans mon blouson de ski, mais j’aurais 42 km pour me réchauffer, carpe diem, Stella, positive, même tes tendons sont d’une humeur pas trop méchante !

 

Et puis ne cherchez pas comment cet événement vous a échappé, seules 3 personnes étaient au courant de ma participation : mon père, supporter et photographe, ma mère, fournisseur officiel de pâtes de fruits et mon running partner, fournisseur officiel de réconfort quand je stresse … donc c’est un type très occupé, mon running partner ! Ah si, il y en avait un 4e : mon doc du sport, qui m’a aidé à soigner un œdème du plateau tibial côté droit, attrapé moins de 2 semaines avant le marathon. Vive les cataplasmes d’argile verte … Et un 5e : mon ostéo qui m’avait promis de recoller les morceaux après, si besoin. Un semi et un marathon en 2 semaines, ça pouvait être bon pour ses affaires, j’en conviens, Tamaloute que je suis.

 

Retour sur la ligne de départ par un petit 5°C. Je suis partie tranquille sur les bases de mon semi de Lyon couru à pile 10 km/h, mais ça n’a pas duré : à la louche, le parcours entre le 10e et le 30e km, ce n’étaient que des montées, des montées et encore des montées, et pas des faux plats, hein, des vrais trucs en pente qui grillent les mollets. C’est bien simple, au bout de 18 km, j’étais cramée de chez cramée, les jambes en plomb et le moral à l’avenant : en passant le semi en 2h10, j’étais tellement naze que je me demandais bien comment j’allais bien pouvoir m’en enfiler un autre avant de rentrer à la maison.

Mon père, qui connaît bien la ville et qui avait analysé le parcours, m’avait bien parlé de 2 ou 3 trucs un peu pentus, mais pas d’une telle tuerie … il faudra qu’on en reparle à l’arrivée … si j’y arrive !



 

Je me suis donc reconcentrée illico sur mes foulées, après tout, je n’étais pas blessée, donc la cause n’était pas perdue : « Dans 4 km, c’est le ravito du 25e et on pourra faire une pause et manger un bout ». Je me suis traînée dans les montées jusqu’au 25e avec des pâtes de fruits aux abricots qui me dansaient devant les yeux.

Puis je me suis dit, tiens, après tout, dans 5 km, on est au 30e, on va aller jusque là : et vas-y que je me suis re-cognée tout ce que la ville compte de pentes en tout genre. Mon père m’attendait dans le coin, je lui ai expliqué le reste : « J’en ai marre, ça fait que monter, c’est quand qu’on descend, dans ce pays ? »

 

Bon, on a bien fini par redescendre, mais avec des jambes aux abonnés absents, on ne savoure même plus les bonnes choses, la vie est trop injuste ! Re-saut de puce de 5 km, on est au 35e, et franchement, là, ne serait-ce que parce que faire demi-tour est plus long que d’aller tout droit, on y va, quoi, il n’y a plus rien à perdre à ce stade et même si ça fait mal partout et que je râpe presque le bitume de ma foulée rasante devenue traînante, grattante, quand ce n’est pas trébuchante.

 

Le petit cadeau bonus de la fin est bien sûr une dernière montée pour rejoindre l’arrivée, et là j’ai vraiment des envies de meurtre envers les types qui ont tracé le parcours, mais bon, quand on aperçoit l’arche, tout s’efface pour savourer le final : je franchis la ligne en 4 heures 40 minutes et 39 secondes à ma montre, une bénévole m’enveloppe dans une couverture de survie (Stella la papillote, le retour), une autre me demande si ça va … ben oui, ça va, et je retrouve mon père à l’arrivée avec le sourire radieux de celle qui a survécu à Koh Lanta.

Parce que oui, franchement, avec ce parcours qui monte et ne descend jamais, j’en ai vraiment bavé, et si j’aurais su, j’aurais peut-être pas venu … mais tant qu’à être venue, autant s’arracher un peu, non ? Bref, je suis ne suis pas mécontente et maintenant, place au repos !

 


 

Je remercie mon papa qui m’a encouragée à 8 endroits du parcours grâce à sa démarche alerte, ma maman pour ses pâtes de fruits à l’abricot (la pâte de fruits du 30e km, c’est un best of qui restera !) et mon running partner pour son soutien, son écoute et sa patience envers la stressée chronique que je suis.

 

Je voudrais aussi saluer les organisateurs, qui, pour cette 2e édition, ont réalisé un travail remarquable de préparation : entre les SMS de rappel des informations clés (dossard, départ, pasta party …), le parking gratuit couvert à 2 pas du départ (et quand il gèle dehors, ça aide !), le « guide du coureur » téléchargeable sur le site de la course, les buffets ravitos encore super bien garnis, même quand on fait partie de ceux qui courent le marathon en plus de 4 heures, les petites douceurs locales à la mirabelle, limonade et petits gâteaux, avec le retrait du dossard, les bénévoles et leurs encouragements chaleureux tout au long du parcours … mention très bien, donc. Sauf pour les toilettes, trop peu, comme d’hab’ … nous avons donc opéré un repli stratégique dans un café de la galerie marchande pour avaler un expresso et profiter des convenances. Pour le reste, nickel chrome, allez-y en 2012 !!! Si vous aimez les montées …


oct. 02
2011

Mon 13e semi-marathon en version « promenade du dimanche »

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Ce semi-marathon, une fois n’est pas coutume, je voulais en faire une sortie longue en endurance, sans objectif de chrono donc, mais avec un challenge quand même : arriver la plus fraîche possible sans me faire mal et en ayant profité de la météo estivale (plein soleil et 27°C) et de notre belle ville de Lyon.

Et mine de rien, aborder une course tranquillement, sans avoir les yeux rivés sur le chrono pour vérifier qu’on est dans les temps visés, ce n’est pas si simple ! Mais voilà, pour le 13e, c’était mon plan … en plus de le finir, parce qu’après tout, avec le chiffre 13, on ne sait jamais ce qui peut se passer (et non, je n’avais pas de patte de lapin dans la jupette, je me suis retenue d’en emporter une !)

Une fois de plus, je suis restée dans ma bulle jusqu’au dernier moment, avec seulement une poignée de personnes au courant de ma participation, mais ça, décidément, faire de la pub autour de moi avant de me lancer sur une course, je n’y arrive pas, il n’y a rien à faire, je bloque.

Traditionnellement, je reçois toujours un SMS de mon papa avant le départ : là, quand je l’ai eu, ça m’a filé un coup de booster énorme de me savoir soutenue de la maison, j’ai donc déposé mon sac au vestiaire le cœur léger jusqu’à ce que … ouille, un truc pas clair à mon genou droit : d’habitude, ce sont les aponévroses plantaires qui me rappellent à leur bon souvenir, là, c’est un idiot de tendon du genou qui a commencé à bien me titiller à une demi-heure du départ, sans raison … pas bon du tout, ça.

Au niveau organisation, c’était la grande affluence, et la progression vers les sas de départ valait la photo, gigantesque troupeau de moutons en transhumance que nous étions … j’étais au sas D, j’y suis parvenue tant bien que mal en escaladant une barrière pour me retrouver coincée dans la foule, les lacets à moitiés serrés, pas eu le temps de les fermer avant, j’ai donc dû les refaire correctement, perchée sur une patte, puis l’autre, comme un flamant rose pas réveillé, merci à la dame qui m’a retenue par le bras, et donc empêchée de m’affaler dans la foule, du grand spectacle. 2e SMS du jour, celui de Sophie, juste avant le départ, c’est adorable, merci !

Mes temps kilométriques sur la course sont restés d’une régularité de métronome d’un bout à l’autre, mis à part une minute perdue dans le « bouchon lyonnais » du départ : 6 minutes par km du 1er au 21e. Ca, c’est une grande première d’avoir réussi à tenir une allure stable, et sans forcer. J’ai profité du paysage, du soleil, des collègues et amis que j’ai croisés en route, des supporters, une vraie touriste en vadrouille, pour un peu, j’aurais pris la pose pour les photographes !

Le parcours était sympa, même si la visite détaillée du Parc de la Tête d’Or m’a vraiment pris le chou, on l’a traversé dans tous les sens, ce parc, on se serait crus dans le sketch de Raymond Devos, avec le type qui entre dans un rond-point et qui ne peut plus sortir, parce qu’il y a des sens interdits partout !

S’il n’y avait pas eu ce satané tendon du genou, je ne sais même pas comment il s’appelle, celui-là, pour m’enquiquiner royalement à partir du départ, puis faire monter crescendo le niveau de douleur jusqu’au 12e km, j’aurais été vraiment tranquille. Bon là, j’ai un peu traîné la patte, monter et descendre des trottoirs n’était pas un moment de plaisir avec un genou en kit, il faudra que je m’occupe de ça (d’ailleurs là, mes 2 genoux sont emballés dans du Flector Tissugel, et je vais les glacer une 2e fois depuis mon retour à la maison : j’ai sorti la mallette de la Tamaloute chronique, une fois de plus …).

J’arrive en 2 heures, 7 minutes et 26 secondes à ma montre et je suis … allez, pas fraîche comme une rose, je ne sens pas vraiment la rose, à ce moment-là, mais du moins, pas fatiguée du tout et encore capable de passer un coup de fil à mon papa sur la ligne d’arrivée « Tu vois ? Tu vois ? Même pas essoufflée, hein, t’entends ? » et de soûler mon collègue, retrouvé après la ligne, de papotages divers et variés sur le parcours, mon genou, ma jupette, mes lunettes de soleil, le goût de l’eau, la température de l’air, mes runnings avec un swoosh jaune assorti aux chaussettes, le Parc de la Tête d’Or, le pont qui monte, les rues qui descendent, et Kookai, on est passés devant ... bref, y a d’la joie, à un genou près, dommage !

Merci à mes parents pour leur soutien, à Véro que j’adore, à Jean-Louis, le meilleur supporter du monde, à Chifou qui m’a vue venir de loin, sacrée Chifou, à mon running partner pour son coaching efficace, et à Sophie pour ses encouragements.

sept. 08
2011

20 raisons pour lesquelles courir sous le déluge, faut y aller !

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Le 4 Septembre 2011

Aujourd’hui, je suis partie de chez moi sous un ciel gris et 3 gouttes de pluie … et je suis arrivée sur le lieu de ma sortie de course à pied sous un ciel carrément noir et des milliards de gouttes de pluie, bref, le gros déluge qui, au vu de la couleur du ciel, n’allait pas durer 5 minutes.

A la guerre comme à la guerre, ça aurait été dommage de venir pour rien … quand faut y aller, faut y aller !

 

  1. Parce que de toute façon, au bout de 3 minutes d’échauffement, j’étais trempée comme une soupe, alors un peu plus ou un peu moins …
  2. Parce que ça m’a permis de tester mon imper coupe-vent en situation extrême. En quelques minutes j’avais de l’eau dans les manches et je nageais le crawl dans le tissu détrempé qui me collait aux poils, brrr, mauvais plan. Mais au moins maintenant, je le sais !
  3. Parce qu’une fois qu’on a mis chaque pied dans une flaque de 5 centimètres de profondeur, on n’a plus peur de rien.
  4. Parce que je n’avais jamais participé à un concours de T-Shirts mouillés … en même temps, là, il n’y avait que moi pour participer …
  5. Parce que j’ai toujours rêvé d’être capitaine sur un navire : là, avec mes 2 Nike en guise de petits bateaux, j’avais presque un catamaran pour moi toute seule, et zou, en route pour le Cap Horn !
  6. Pour les regards admiratifs des rares passants qui devaient se dire : « Elle a du cran, la miss ! » Ou alors, « Tous les fous ne sont pas enfermés, la preuve … » J’ai pris la précaution de ne pas clarifier cette question avec eux …
  7. Parce que mes tendons préfèrent les terrains souples et mous : là, avec la gadoue, plus mou tu meurs !
  8. Parce que les parcours évolutifs, c’est très intéressant : 1er passage « Tiens, une flaque ! ». 2e passage : « Tiens, une grosse flaque ! ». 3e passage : « Tiens, on ne peut plus passer, il faut faire le tour ! » Ca casse la monotonie, c’est génial !
  9. Parce que zapper une sortie de course à pied me donne mauvaise conscience, et entre sèche et d’une humeur de chien et détrempée et zen, il paraît que je suis mieux dans la version N°2, dixit mon entourage …
  10. Parce que ça favorise l’introspection : « Mais pourquoi diantre est-ce que je m’impose une telle torture, moi la frileuse chronique qui ai froid quand il fait moins de 20°C ? Hein, pourquoi cette chienne de vie programme les orages au-dessus de ma tête ? Il faisait 27°C tout à l’heure, là, s’il fait 15°C, je fais péter le Champagne ! J’ai fait quoi pour mériter cette galère ? »
  11. Parce qu’au moins, pendant la durée de ma sortie, ça lave la Twingo !
  12. Parce que ça explique le chrono de misère sur le parcours : quand on passe son temps à essayer de contourner les flaques, ça rallonge l’itinéraire d’au moins 2 km, non ? Bof, peut-être pas 2 km, un petit demi, alors ?
  13. Parce que courir sous la pluie, c’est quand même plus facile que dans la chaleur par 38°C, alors à choisir, entre mettre sa tête dans une cocotte minute et la mettre dans un lave-vaisselle, je préfère l’option N°2 !
  14. Parce qu’essorer ma jupette de running, ça ne m’était encore jamais arrivé : c’est très rigolo et ça rince les chaussures !
  15. Parce que ça permet de rêver à toutes les bonnes choses chocolatées qu’on va avaler après sa sortie de course à pied … histoire de se réchauffer, hein, pas par gourmandise, on s’entend ! Et puis un thé fumant pour aller avec, ah oui, un énorme thé aux fruits rouges …
  16. Parce que ça fait un bien fou quand ça s’arrête !
  17. Parce qu’il paraît que l’immersion dans la boue permet de bénéficier de tout un tas de principes actifs étonnants ! Pas sûr que la boue de Lyon soit aussi efficace que celle de la Mer Morte, mais bon, on y croît …
  18. Parce que c’est trop bon de mettre le chauffage de la Twingo à fond sur la route du retour !
  19. Parce que c’est vachement plus simple, de retour à la maison : le paquet de fringues, dans la machine, la coureuse, sous la douche, y a pas de tri sélectif à faire.
  20. Pour ne pas passer pour une mauviette en rentrant : «  Ben alors, t’as pas couru ? » « Ben non, c’était trop mouillé ! » Non alors, même pas en rêve ! Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, la force est avec moi ! Enfin, je dis ça maintenant, je suis dans mon canapé, ça aide à positiver …

 Bref, tout ça pour dire que je suis bien contente d’y être allée mais que dorénavant, j’analyserai avec un peu plus d’attention les prévisions météo de la semaine … histoire que ce genre d’aventure reste un moment précieux et rare, surtout rare, j’ai encore le pif congelé 2 heures après, d’ici à ce que je tousse, y a pas loin …

août 19
2011

20 raisons pour lesquelles c’est génial, la fin des vacances !

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Ca y est, c’est fini, j’ai repris le chemin du boulot depuis quelques jours en traînant les pieds … et pas forcément que les pieds, d’ailleurs, et je me disais que ma foi, s’il n’y avait pas de reprise, il n’y aurait pas non plus de vacances, pas vrai ?

Je sais, ça, c’est une authentique réflexion de blonde qui ne va pas m’aider à aller mieux, mais quand même, en me forçant un peu, j’ai trouvé plein de choses positives à la reprise !

 

1.       C’est extra de se lever à 6h du mat’ au lieu de 9h30, le soleil se levant aux alentours de 6h40, ça permet de se faire un superbe lever de soleil en guise de petit déj, c’est absolument magnifique !

2.       Maintenant qu’on est au boulot, on VOIT effectivement le soleil ! Et puis il fait 40°C à l’ombre, aussi : c’est l’été, le vrai, pas le truc tout pourri plein de nuages et de pluie qu’on a eu au mois de juillet !

3.       Je peux enfin me lâcher sur les Petits Ecoliers pour accompagner mon thé citron au petit déj ! Pendant les vacances, j’avais des scrupules en me disant « Mange pas comme ça, tu ne vas rien faire de la journée, tout va partir sur tes fesses ! », et en plus je me disais que j’allais passer pour une énorme farfelue. Maintenant, plus d’états d’âme, je dévore, c’est que j’ai du taf, moi !

4.       J’ai enfin sorti la Twingo du garage après 4 semaines de repos : c’est bien connu que les moteurs, pour bien les entretenir, il faut les faire tourner, sinon, ça fait plein de crasse partout et ça grippe. Ben voilà, elle tourne sans éternuer, maintenant, et elle m’emmène au boulot en prime !

5.       D’ailleurs, elle tourne vraiment de feu de Zeus, il y a encore plein de gens en vacances, j’explose le record du monde du temps de trajet maison / boulot et boulot / maison tous les jours !

6.       Avec les collègues, on a plein de choses à se raconter à la machine à café. « Alors, t’es partie où ? T’as eu du beau temps ? ». Bon après, quand on est en vacances, on n’a pas besoin d’aller raconter sa vie à la machine à café pour réveiller la bête en milieu d’aprèm, la bête, elle pète le feu sans caféine …

7.       A propos, j’ai aussi retrouvé mes collègues ! Non parce qu’il y a des types bien, à mon boulot, quand même, et pendant les vacances, nos plaisanteries bien tartes et autres blagues bien lourdes m’ont manqué ! Bon, pas au point de renoncer aux vacances, hein, faut pas pousser, mais en tout cas, je suis de retour au boulot, et on se marre bien, de temps en temps !

8.       J’ai retrouvé mon parcours de running habituel : mon parc avec sa petite boucle, sa moyenne boucle, sa grande boucle, la portion bitume, la portion chemin, la portion sous-bois, la portion d’herbe … Ca change de l’éternel footing le long de la mer, c’était d’un monotone, que de la flotte toute bleue sur des km, pffff …

9.       J’ai retrouvé ma garde-robe complète de runneuse, alors que je n’avais emporté que 2 tenues en vacances pour ne pas faire exploser la valise, là, j’ai le choix entre 12 paires de chaussettes, 6 shorts, 5 jupettes et 20 T-Shirts, et je me sens tout de suite bien mieux !

10.   Après avoir passé les vacances à me vernir minutieusement les ongles des pieds en bleu schtroumpf pour faire joli à la piscine, terminée, la peinture sur pattes qui prend 1 heure à sécher : de toute façon, je passe mes journées en chaussettes et chaussures de sécurité fermées à double tour au boulot, donc la peinture, ça va bien 2 secondes, mais j’arrête tout !

11.   A propos de pieds, finies, les séances de nettoyage des petons pour évacuer le sable des tongs en revenant de la plage, c’est dingue, le sable, il s’en met partout et on transforme ses pieds en escalope panée en 5 minutes chrono. Là, y a plus de sable, y a plus de tongs, rien que des chaussettes bien moelleuses, le bonheur !

12.   C’est fou comme quand on y pense, faire la sieste l’après-midi consomme un sacré paquet d’heures et c’est super dur de trouver une activité à enfourner à la suite de la pause. Alors que là, c’est 10 heures de boulot par jour non stop, pas de déperdition de temps, efficacité totale, concentration extrême, waouh, on se croirait dans une pub !

13.   Qu’est-ce que j’ai pu regarder comme choses insipides à la télé, pendant les vacances, entre les rediffs à 2 balles, les infos et la météo 4 fois de suite, quelle galère. Là, avec le boulot et tout le reste, je n’ai même plus le temps de voir quoi que ce soit, c’est super, non ? Enfin quoique, me priver de NCIS et de mon Gibbs préféré les vendredis me mine un peu, faut que je trouve un truc !

14.   J’ai retrouvé ma connexion internet !!! Si si, je ne vous raconte pas comme elle m’a manqué, et honnêtement, aller s’échouer dans un cybercafé, un Quick ou un Mac Do, ça aurait dépassé le seuil de tolérance de mes hôtes, je n’ai donc pas franchi le pas au risque de finir à la rue, mais qu’est-ce que ça m’a manqué grave, je suis devenue internet-addict-incurable !

15.   Mon téléphone a recommencé à sonner pour de vraies questions bien stratégiques sur l’avenir du monde, bienvenue aux problèmes, ça n’arrête pas ! Alors que pendant les vacances, « Je suis devant le rayon, y a le choix entre chocolat et noix de coco, je prends quoi ? », c’était trop fastoche : « Prends les deux, on ira nager deux fois plus pour bouffer les calories ! »

16.   Que c’est bon de ne pas avoir à se tartiner d’écran total triple couche avant de mettre le nez dehors, je finissais par ressembler à une pomme de terre à l’huile ! Là, je débronze tranquillement entre mes 4 murs, et comme je n’ai que très peu bronzé, je ne pleure même pas mon teint caramel perdu, si ce n’est pas le top !

17.   Depuis mon retour, j’économise des sous en fringues, je n’ai plus le temps de faire du shopping, les soldes d’été sont finies, et ils ont mis les pulls à col roulé et les gants en rayon par 40°C à l’ombre, c’est un peu bête, non ?

18.   Pareil pour le téléphone, tout sur portable, ça finissait par coûter une fortune ! Là, je peux utiliser aussi le fixe … en plus du portable qui me coûte quand même une fortune …

19.   J’ai fini d’hésiter entre les lunettes Arena roses et les Speedo blanches pour faire ma séance quotidienne de piscine, là, je mets mes lunettes de vue pour y voir clair, et c’est tout … c’est très cool, il n’y a jamais d’entrée d’eau dedans !

20.   Et le nec plus ultra, je recommence à apprécier les week-ends ! En vacances, les samedis et les dimanches avaient le même goût que les autres jours, alors que là, le vendredi soir à 18h, c’est le feu d’artifice !

 

Bon, avec tout ça, avouez, ce serait quand même trop bête de se lamenter sur la fin des vacances, non ?

août 15
2011

Petits bonheurs et grandes futilités de la piscine d’été

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Stella

La piscine en hiver, j’ai déjà essayé, je n’y arrive pas : il fait froid dehors, il faut trimballer tout son matériel (maillot, lunettes, serviette, gel douche, shampooing, brosse à cheveux, trousse de maquillage pour après …), se changer dans des vestiaires froids qui sentent le chlore à plein nez, prendre une douche tiède avant de sauter dans un bassin froid (désolée, mais en-dessous de 25°C, l’eau est froide !), ressortir de là frigorifiée par le même chemin pour aller se rhabiller et se sécher tant bien que mal les tifs avec des sèche-cheveux fixés à 2 mètres du sol (moi je veux bien, mais je fais 1,63 mètre donc je saute !), bref, vous l’aurez compris, ça ne le fait pas. Et oui, j’ai un complexe nautique flambant neuf à 500 mètres de chez moi, et alors ? Moi la piscine, c’est l’été ou rien.

 

Donc fidèle à mes habitudes de frileuse chronique (je suis sûre que vous étiez aussi arrivés à cette conclusion !), je fréquente la piscine en juillet et août, sur la Côte d’Azur, quand il fait au bas mot 30°C à l’ombre et 27°C dans l’eau. Bon, en cette année météorologiquement maudite, on peut retirer facilement 4°C, mais ça suffit à mon bonheur.

 

Première étape avant de quitter la maison, le tartinage d’écran total, essentiel pour moi : j’avais zappé une fois il y a 2 ans, j’ai passé le reste de la saison à me barbouiller d’après-soleil et à peler comme un vieux serpent malade qui mue une fois par jour, la catastrophe. Donc je tartine. Et j’évite la petite robe noire enfilée sur le maillot pour faire le chemin : avec la couche de crème, en 2 minutes, elle est balafrée de traces blanches et j’ai l’air de sortir d’un sac de farine. Donc claire, la petite robe, avec des tongs roses. Très importantes, les tongs roses, avec le vernis bleu schtroumpf sur les pieds, c’est la seule saison où on les voit déballés des chaussettes, mes pieds, alors j’en profite pour faire flasher les couleurs.

 

Arrivée à la piscine, après la traversée du pédiluve où nagent les habituelles feuilles et touffes de cheveux, il faut se trouver une place. Avec un pied de parasol, la place. Parfois il y a le pied, mais pas la place. Et parfois la place sans le pied, bref, il faut traîner un pied, il fait 3 fois mon poids, j’essaye de ne pas y laisser un orteil (de mon pied à moi !). Parfois, une bonne âme propose de m’aider à bouger le pied, c’est très cool, un pied de parasol pour faire connaissance, quand on y pense !

 

Une fois le pied de parasol installé, et le parasol planté dans le pied (mais non, pas le mien ...), sans oublier la serviette étalée en-dessous, enfin pas tout à fait en-dessous, parce que l’ombre, elle est plus loin, et en plus elle bouge, ce qui signifie qu’il faudra réajuster la position de la serviette. Bref, c’est compliqué, mais si j’arrive à me poser hors de la trajectoire des gamins qui prennent leur élan pour faire des bombes, c’est gagné, à moi les magazines de nana que je n’ai pas eu le temps de lire cet hiver ... c’est d’ailleurs bizarre, j’avais un max de temps libre comme je n’allais pas à la piscine, il faudra que je réfléchisse à ça, à l’ombre de mes Ray Ban.

 

Mais ce n’est pas tout ça, je ne suis pas venue que pour lire, j’ai aussi envie de nager. Un coup d’œil à droite, un à gauche, et à moi la ligne d’eau qui devrait me permettre d’éviter les malades qui sautent sur leur planche de surf et le papa gâteau avec le maxi dauphin pneumatique qui prend 3 fois la place d’un nageur. D’ailleurs c’est bien simple, son gamin ne tient même pas dessus. Dehors le dauphin, va servir d’oreiller à maman qui bronze sur sa serviette, et zou, à moi les longueurs de crawl, et le premier qui me coupe la trajectoire, il se prend une baffe, désolée, pas fait exprès, si si, j’vous jure, je suis vraiment na-vrée !

 

20 longueurs plus tard, c’est un bon chiffre, 20, qui me permet de sortir du bassin sans souffler comme une baleine, je fonce à ma serviette, je m’enroule dedans comme un sushi, je démêle ma tignasse ébouriffée, j’enfile mes Ray Ban et je me décale de l’ombre du parasol pour me réchauffer au soleil. Ce qui fait que je prends 2 fois plus de place avec mon parasol, mais tant pis, à l’ombre, je caille ! Bon là, je vais cuire … pas grave, c’est comme les œufs à la coque, si tu ne dépasses pas 3 minutes, tu es dans le vrai !

 

Et la récompense ? Ben oui, la récompense : un petit expresso contre 20 longueurs, c’est bien payé, non ? Et c’est tellement bon de siroter un petit café en faisant sécher son maillot. « D’ailleurs, ma fille, tu devrais mettre un 2 pièces, c’est plus joli et ça sèche plus vite ». Merci maman, mais le 2 pièces pour faire des « virages culbutes » en crawl, c’est un truc à se retrouver avec la culotte aux chevilles et le haut de maillot en guise de lunettes, tu vois, ça fait un peu mauvais genre, quoi. Maman comprend, ouf !

 

Enfin voilà, reste à replier le parasol, la serviette et renfiler la robe et les tongs, et c’est parti mon kiki, retour maison tout en légèreté, ça fouette la cellulite d’avoir joué les naïades. Bon, on revient demain, alors, mais seulement s’il fait grand beau, hein ? Pas envie d’attraper un rhume en plein été !

août 11
2011

Foncez en Ecosse ! Jolis paysages, fantômes et vieux châteaux vous attendent de pied ferme !

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Stella

Non vraiment l’Ecosse n’est pas du tout ce que je croyais … J’étais pourtant partie bien équipée, armée de mon parapluie, d’une dizaine d’écharpes, de pulls et d’un ciré rouge qui aurait fait crever d’envie l’Amiral de Kersauson. J’avais zappé les affaires de running : une semaine « zéro sport » serait la bienvenue pour repartir du bon pied à la rentrée. Hop, dans l’avion, prête à en découdre avec le monstre du Loch Ness en personne, même pas peur.



 

Cherchez l’erreur : au 2e jour de mon périple, j’avais déjà gravi 521 marches d’escaliers en colimaçon où, même en arrivant en bas, je continuais encore de voir la terre tourner autour de mes pieds en massant mes quadriceps transformés en toasters (zéro sport, on avait dit, ben voyons …) et surtout, j’avais pris un très joli coup de soleil sur le pif, forcément, à buller en T-Shirt sur un banc du château d’Edimbourg sur fond de ciel bleu, ce qui devait arriver arriva.


 


Non vraiment, l’Ecosse telle que l’on me l’avait décrite, truffée de fantômes, de lacs, de châteaux dans la brume, de pluie qui n’en finit pas, et peuplée de barbares se nourrissant exclusivement de panse de brebis farcie arrosée de whisky, et bien, elle s’est avérée bien différente au bout du compte.




Bon, déjà, je n’ai pas croisé Casper dans aucun des 6 châteaux que j’ai visités, j’aurais peut-être dû revenir la nuit pour avoir plus de chance, ou alors je leur ai fait peur, bref, rendez-vous manqué.

Mais ce qui continue de me bluffer, c’est que je n’ai pas sorti une seule fois mon ciré ni ouvert mon parapluie en une semaine, pire, j’ai joué à cache-cache avec le soleil qui se levait à 5h et se couchait à 22h, vive l’été, et qui avait donc 17 heures chaque jour pour me griller la couenne.

Je l’ai vu de mes yeux, et bien vu : IL Y A du soleil en Ecosse ! 20°C à 24°C sur la durée du séjour, avec une pointe à 25°C à Glasgow, les Ecossais ont vraiment qualifié cette semaine-là de « best of » et on a eu la chance inouïe de tomber pile dessus.



 

Question gastronomie, j’ai survécu : les pizzas et les spaghettis aux fruits de mer de chez Frankie and Benny’s à Edimbourg restent l’un de mes meilleurs souvenirs, de même que les maxi-muffins aux myrtilles des « Tea Room », engloutis avec un appétit vorace, et qui me feraient presque oublier les Petits Ecoliers au chocolat au lait, c’est vous dire.

Et le saumon fumé de Fort William ! Je traverserais la mer à la nage pour me jeter sur le saumon fumé de Fort William, ou sur le haddock local qui, même frit, mérite franchement le détour. Sans oublier la « soupe du jour », « THE soup of the day », carottes / coriandre, bien épicée avec des champignons ou encore aux légumes … Bref, il y a de quoi se faire plaisir, sans manger de l’agneau rôti à tous les repas et sans faire la tournée des pizzerias !



 

Moi qui ne suis pas du matin, damned, le petit déjeuner est une véritable tuerie. Quelques tranches de pain de mie bien épaisses et bien moelleuses, passées au toaster, ou quelques « crumpets » bien dodus, accompagnés d’un thé fumant aux airelles, wouah, rien que pour ça, j’irais refaire dare dare un tour dans les Highlands.

Pour les fanatiques, le petit déj typique écossais est assez impressionnant : pudding (grosso modo, c’est du boudin noir, à 9 heures du mat’, il faut oser), saucisses, œufs brouillés, haricots à la sauce tomate, bacon grillé … allez, j’avoue, je ne l’ai pas testé, mon pauvre estomac ne s’en serait pas remis.



 

Et les Ecossais, me direz-vous ? Aïe, Sean Connery n’était malheureusement pas dispo dans mes dates, c’est bien dommage ! Les autres, alors ? Super sympas ! Non vraiment, que ce soit dans la rue où des types ont proposé spontanément de m’aider à retrouver mon chemin à Glasgow, ou dans les monuments ou les restos (« Elle est à quoi, la soupe du jour, m’sieur ? »), les Ecossais sont des perles, peut-être du fait qu’ils partagent avec nous Français une haine commune des Anglais : qui sait, éclater la tronche d’un ennemi commun, ça crée forcément des liens !

Malheureusement, les seuls spécimens que j’ai croisés en kilt étaient les joueurs de cornemuse, et aucun coup de vent n’est venu soulever l’étoffe pour me permettre de vérifier si la légende est vraie …



 

Echaudée par le Pays de Galles quelques mois plus tôt, j’étais arrivée super stressée à la perspective de conduire à gauche pendant une semaine non stop, mais je vous assure qu’après 800 miles sur les petites routes sinueuses et étroites des Highlands, je maîtrise mon affaire presque aussi bien que Sébastien Loeb au rallye de Finlande, les doigts dans le nez, tout dans le self-control.

Je ne sais pas encore ce que ça va donner avec ma Twingo magique, de retour à droite sur les routes de Lyon, je vous dirai, je suis un peu anxieuse, là, au pire j’appellerai Sébastien pour quelques cours du soir … je le vaux bien.



 

Quant à la célèbre radinerie des Ecossais, ma foi, ce que j’ai vu ressemble plutôt à du bon sens : pourquoi tirer 12 coups de canon du château d’Edimbourg tous les jours à midi pour donner l’heure aux marins du port, hein ? Autant le faire à 13 heures, ça fait tirer un seul coup ! C’est tout bête, ça fait des économies d’explosifs et ça casse moins les oreilles.

 



Bon, et puis malgré mes recherches acharnées dans tous les Lochs du pays, je n’ai pas réussi à mettre la main sur le monstre, ni au Loch Ness ni ailleurs … même si j’en ai ramené une version souvenir assez craquante, je sais, c’est pas bien sérieux, mais au moins, ça fera de la compagnie à Tamalou.



 

En résumé allez-y, ce pays est magnifique, les paysages, les châteaux, la culture, tout m’a plu, et même de découvrir les secrets de la fabrication du whisky : moi qui carbure uniquement à l’eau, je vous garantis qu’on se sent super fière de savoir distinguer l’odeur d’un whisky de 37 ans d’âge vieilli en fut de chêne d’un « single malt » de 8 ans. Qui sait, ça me permettra peut-être de ramener ma science dans les apéros, tout en touillant mon Perrier citron, pas de changement de ce côté-là !



juil. 11
2011

Comment courir incognito à la pause déjeuner du boulot

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Stella

Alors c’est sûr que partir courir du boulot, vers midi, sous des yeux admiratifs et des « Waouh ! Tu vas courir ? Quel courage ! », c’est toujours bien sympathique, mais il y a des jours où je me passerais volontiers de ce moment de gloire toute éphémère.

Dans certains cas, pour avoir un peu (beaucoup) forcé sur les Petits Ecoliers le week-end précédent, ça arrive. Dans certains cas aussi, pour éviter les questions trop précises sur ma vitesse de pointe.

Du style : « Tu vas courir combien ? ». Moi : « 10 km ». Et au retour : « Tu les as faits en combien, tes 10 km ? ». « 1 heure ». « Ah ouais, en fait tu cours lentement ! ». Deux claques, tiens, rustre !

Ou dans certains cas encore, où il fait plein soleil, mais c’est mon seul créneau disponible : « Ben alors, tu reviens d’où, on dirait que tu sors d’un four à pain ! ». Si si, c’est du vécu, des médailles d’or du tact et de la diplomatie, j’en connais ! Moralité, parfois, la discrétion, ça a du bon.

 

Accumulées au fil du temps, voici donc quelques astuces pour courir incognito en partant du boulot à la pause déjeuner :

 

-          sortir très discrètement son sac de sport de la voiture, sinon, bonjour les « Tu pars en voyage ? » « Non, je vais faire du sport ». Et on y est encore une heure après.

-          ne pas se changer entre 2 étagères aux archives, même à midi, il y a toujours un gugus qui va aller faire des fouilles au mauvais moment.

-          ne pas se changer non plus aux toilettes aux heures de pointe, et midi EST une heure de pointe, au risque de déchaîner toute la gente féminine contre « Ces nanas qui squattent les « pipi-rooms » alors qu’il y a des vestiaires à l’étage ! Pfff …».

-          bien plier ses vêtements de ville dans le sac de sport, sinon, à nous le look grunge froissé le reste de la journée, et les commentaires qui vont bien sur ces femmes modernes qui ne repassent plus.

-          juste avant de partir, ne pas décrocher le téléphone : les « Tu peux venir 2 minutes dans mon bureau, Stella ? », ça arrive toujours à ce moment. Et la tenue de running, c’est super angoissant, surtout si c’est le big chef qui appelle. En plus, ce n’est jamais 2 minutes ...

-          ne pas traverser le parking en tenue de combat au moment où une marée humaine traverse ledit parking dans l’autre sens pour aller à la cantine. Choisir le moment où ils sont déjà installés et où ils attaquent le pâté en croûte. Sinon, il va falloir expliquer à 50 personnes que oui, les jupettes de running, ça existe, et que non, je ne joue pas au tennis, je fais de la course à pied etc etc etc ...

-          ne jamais donner son planning de sorties course à pied de la semaine, au risque de tomber sur un type qui cherche justement un partenaire pour midi et qui, comme par hasard, court le 10 km en 37 minutes.

-          ne pas céder à la tentation d’emporter son téléphone avec le kit mains libres. Les audio-conférences en courant, j’ai testé, c’est juste impossible, on dirait Nicolas Hulot dans un scaphandre et au retour au boulot, tout le monde est mort de rire de m’avoir entendue souffler comme une forge.

-          prévoir des lingettes ou une douche pour après, histoire de ne pas incommoder le voisinage tout l’après-midi, et un échantillon de parfum pour finaliser l’opération nettoyage, c’est bien aussi.

-          se rechanger dans un endroit judicieusement choisi … et non, toujours pas les « pipi-rooms », c’est l’heure à laquelle les dames viennent se repoudrer le nez après le déjeuner.

-          recoiffer les cheveux longs en queue de cheval pour éviter le look défraîchi tout plat douteux. Tant pis pour les questions des curieux qui ont perçu le changement. « J’avais chaud, j’ai préféré relever mes cheveux … tu aimes ? »

-          ne pas faire ses étirements d’après course dans un coin tranquille des archives, voir plus haut.

-          avaler son sandwich avant de réintégrer son bureau, sous peine de le noyer de miettes ou de s’exposer aux remarques du style « Toi, t’es allée courir ! » Et c’est parti pour un tour …

 

Alors tout ça n’est pas exhaustif, il y en a forcément d’autres … tiens, éviter le total look turquoise, par exemple : la dernière fois, j’ai eu droit à du « Miss Schtroumpfette a bien couru ? » tout l’aprèm ! Carrément usant, je vous jure …

juin 09
2011

Arrête de ramer, Stella, t'attaques la falaise !

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Stella

Dans la rubrique, « j’ai testé des alternatives à la course à pied », en voici une qui ne manque pas de charme aquatique et qui va en plus contribuer à renforcer mes biscotos de crevette : je me suis mise à l’aviron, comme ça, sur un coup de tête … allez, on va ramer !

 

Alors vous avez tous vu ça à la télé aux Jeux Olympiques : les gugus sont embarqués par grappe de 4 ou de 8 et ils vont aussi vite qu’une Porsche au démarrage. Moi, j’ai testé une version bien plus modeste, biplace, avec une rameuse, en l’occurrence moi, et un passager. Oui, un, parce c’était un mec, et que oui, lui s’est baladé pendant que moi, j’ai touillé l’eau, ça peut paraître injuste, mais en fait, c’est très intéressant d’avoir un observateur à bord, histoire de corriger les gros défauts de trajectoire et ne pas se manger un rocher.



 

Ah oui, j’ai oublié de préciser : en aviron, quand on avance, en fait on recule ! Tout se passe en marche arrière … imaginez-vous 2 secondes dans une Twingo sur le périph’ dans le sens inverse de l’habituel, ça donne des frissons, surtout quand on apprend en même temps à conduire, comme c’était le cas pour moi.

 

Côté équipement, rien de spécial : T-Shirt, lunettes de soleil et corsaire pour ne pas se mouiller les bas du pantalon en grimpant dans le bateau, et forcément, les chaussures et les chaussettes sont restées sur la plage pour ne pas transformer mes Nike en petits bateaux. Et c’est là que j’ai maudit mes tendons : je suis hyper super extra fragile des voûtes plantaires et mes quelques pas sur les galets ont ressemblé … aux tribulations de quelqu’un qui n’a pas bu que du thé vert au petit déj avec ses corn flakes. C’est un soulagement de poser mes fesses sur le siège roulant (Aaaaah ! Ca bouge !) et mes pieds sur le support.

 

Et là, équipée de mes 2 rames, la grande aventure commence : je suis censée tendre les jambes et ramener les bras vers moi, tout en mettant les rames dans l’eau pour propulser le bateau, et ensuite sortir les rames de l’eau, tendre les bras, et replier les jambes afin de revenir en position de départ. Vous avez suivi ?

 

Pas moi. Déjà, mon bras gauche et mon bras droit ne font pas la même chose et je n’arrive pas à les mettre d’accord : mon passager est mort de rire, on a parcouru un mètre depuis le départ, et on est en train de faire demi-tour. Ensuite, je tricote des guiboles au point où je finis par les laisser inertes en me disant : on va déjà se concentrer sur les bras, et quand on maîtrisera les bras, on essayera de voir ce qu’on peut faire des jambes. J’ai du mal à ajuster la hauteur des rames, je vais finir par sortir un poisson de l’eau à force de gesticuler comme ça !

 


Sans rire, le geste est super technique, il faut des capacités de coordination qui dépassent de loin mon aptitude à me mettre du vernis à ongles en remuant la ratatouille. Je suis décidément nulle en matière de coup de pelle. Au fait, je ne suis pas en train de planter des betteraves, la pelle, c’est le petit nom de la rame, c’est adorable, non ? Et puis si le bateau à moteur qui passe là-bas peut éviter de nous envoyer des vagues de 2 mètres, c’est bien aussi. La vache, ma montre pas étanche a cru sa dernière heure arrivée.

 

N’empêche que je suis partie de très très loin, mais après une demi-heure à brasser de l’air et à faire tanguer le bateau, je commence à filer droit et surtout, à avancer à un bon rythme. Mon passager est ravi, il peaufine son bronzage, juste un peu inquiet de savoir si je vais réussir à le ramener au point de départ, mais ça peut être tellement romantique, une nuit sur l’eau, vous ne trouvez pas ?

Bon allez, on va rentrer, comme ça les poissons du lac vont pouvoir reprendre leurs activités normales, ils doivent être pliés de rire là en-dessous, les petits moqueurs … vous allez voir, ce soir, je me venge sur un filet de cabillaud !

juin 02
2011

Le jour où je me suis envoyée en l’air !!!

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Stella

Allez, j’avoue, sous ce titre aguicheur se cache simplement ma première expérience du parapente, histoire de changer un peu de la course à pied, et au moins, les jambes dans le vide, je ne risquais pas d’abîmer mes tendons !

 

Pour la petite histoire, j’avais déjà fait du parachutisme dans le passé (44 sauts, à une époque), et j’avais comme un a priori négatif du style : beuh, le parapente, c’est juste du parachutisme sans la chute libre, et en plus, le parcours de formation est super long avant de pouvoir décoller du sol sans risquer de se manger une falaise.

En parachutisme, au bout d’une demi-journée, on m’avait balancée hors de l’avion. Juste à 1200 mètres d’altitude pour commencer, mais quand même, à cette hauteur, je vous assure que les vaches sont minuscules.

 

Revenons à ce premier vol en parapente : comme il s’agit d’une toute première expérience, c’est un vol en tandem avec un moniteur expérimenté et oui, il est super mignon, là, je devance les questions, mais oui, c’est un fait, je suis super bien tombée.

Il me rassure, me dit que tout va bien se passer, ce dont je ne doute pas un seul instant, sauf quand je me présente devant la pente qui va nous servir de piste de décollage. Au bout, c’est le vide, donc si on ne décolle pas, je ne sais pas où on va, mais on y va droit ! Il ne me parle pas de la voile de secours, bon … j’espère qu’il y en a une … même si j’espère qu’on ne s’en servira pas …



 

Question équipement, de mon côté, rien de spécial : une polaire pour ne pas geler en l’air, une paire de runnings aux pieds, un casque et des lunettes de soleil. Le moniteur étale la voile au sol pour le départ et il me donne le signal pour le démarrage. Il est placé derrière moi, je dois marcher, avancer, rester debout jusqu’à ce que … hop, c’est parti : la sensation est assez rigolote, c’est comme un ascenseur, d’un seul coup ça monte, on se cale dans la sellette et on est parti sous les « bip bip » du machin qui donne l’information de l’altitude.

 

Et c’est là que la différence avec le parachutisme est flagrante : en parachutisme, le but, c’est de descendre, et là, nous cherchons à monter ! Je sais, c’est très bête, mais c’est aussi pour ça que la voile est beaucoup plus imposante et aussi plus douce à diriger. Le moniteur m’a laissé les commandes un moment, et je vous assure que pour faire un tour complet, il faut tirer sur la commande un bon moment. En parachutisme, on fait 3 tours et on part en toupie, si on tire comme ça ! Bon, avec ça, il paraît que je suis pas mal pour tenir un cap … c’est un très chouette compliment.

 

Question sensations, mis à part les quelques virages que le moniteur s’est amusé à faire après m’avoir demandé si j’avais le mal des transports (« Euh, non, pourquoi ? » Parce que … « OK, compris, j’ai l’estomac au niveau des oreilles ! »), il n’y a rien de vraiment impressionnant. Alors oui, je sais, moi j’ai en référence le moment de speed quand ils ouvrent la porte de l’avion à 4200 mètres et qu’il faut se jeter dans le vide. En fait, en parapente, le plaisir vient surtout du paysage et de la sensation de liberté de voler, se prendre pour un oiseau, le truc classique, mais en comparaison des bouchons sur le périph’ lyonnais, ça calme et ça fait vraiment du bien.

 

L’atterrissage est cool : on se pose en marchant, sans aucun choc, on sent qu’il maîtrise, le moniteur. Pour avoir déjà atterri sur les fesses dans un pré à vaches par temps de vent turbulent, là, c’est un best of ! Je l’aide à rassembler la voile pour la mettre dans le sac, et l’affaire est pliée.

 

A refaire ? Dans un coin superbe, sans doute, ça vaut le détour. En tout cas, quand on remet les pieds sur terre, on se sent super lourd (Non, ça ne vient pas des Petits Ecoliers !! Qui a dit ça ??) et ça donne vraiment envie de remonter là-haut, voler avec … le chouette moniteur !!!

mai 14
2011

Une paire de chaussures qui tue ... et la vie vous sourit !!

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Stella

Loin de moi l’idée de vous pousser à faire des achats inconsidérés, des folies « shoppingesques », des razzias aux soldes ou vous inciter à céder à vos pulsions quand une paire de chaussures vous tend les bras ... euh enfin, les lacets, mais depuis que je me balade en Asics Noosa Tri, je peux vous garantir que ma vie a changé, si si, je vous assure …



 

Mes Noosa et moi, notre histoire d’amour a commencé un 9 mai 2011, lors d’un craquage foudroyant, que je ne qualifierais pas de réciproque, je ne sais pas si elles avaient flashé sur moi, mais moi sur elles, ah oui, à fond ! Et forcément, j’ai sauté dedans dès le lendemain pour aller bosser, avec les chaussettes roses assorties, évidemment, et mes nouvelles semelles dedans, de façon à les assouplir un peu, elles sont raides quand elles sont neuves (un peu de bonne conscience n’a jamais fait de mal à personne, n’est-ce pas ? C’est un achat « fonctionnel », moi j’y crois …)

 

Les réactions autour de moi sont étonnantes :

-          « Waouh ! Mais où t’as trouvé ça ? Si ma fille les voyait, elle voudrait les mêmes !!! » Sauf que le collègue, sa fille, elle a 5 ans à tout casser, je ne sais pas trop comment interpréter la chose, je doute que ce soit en ma faveur …

-          « Trop cool ! C’est lesquelles, celle-là ? » « Ce sont les Asics Noosa Tri ». « Et tu cours beaucoup ? » « 3 fois par semaine une heure ». En Nike … je me suis bien gardée d’avouer que les Noosa Tri, c’est juste pour crâner, parce que mes tendons, eux, ils ne veulent courir qu’en Nike Vomero, point barre, c’est leur dernier mot. « Et elles sont bien pour courir ? » Euh, là, je vais appeler un ami ou prendre le 50/50, au secours, j’ai une réunion, je file.

-          « C’est des nouvelles chaussures ? T’es pas un peu victime de la mode, toi ? » Ouais, alors là, ce type de question, c’est un peu lourd, et puis je ne suis pas fashion addict, ça se saurait, non mais sans blague il va se les prendre à coups de pieds aux fesses, mes Noosa, s’il continue comme ça, le collègue !

-          « Ah ouaaaaaais, tu ne passes pas inaperçue, avec ça ! » Attends, je ne saisis pas, là, c’est que d’habitude je suis transparente, c’est ça que tu veux dire ? Mais non, je ne suis pas fâchée, pas du tout. Si je fronce les sourcils ? Mais non, je me muscle les yeux …



 

Les courses au supermarché ont là aussi révélé leur lot de surprises : pour être claire, les nanas s’en fichent royalement, de mes pieds. Les mecs, c’est plus rigolo. Il y a celui qui me dévisage puis commence à descendre doucement en me balayant du regard avant de se figer net quand il atteint les pieds. Il y a celui qui regarde le haut, puis le bas, puis le haut, du style « C’est pas possible, ça n’avait pas l’air d’une marginale, en haut ! ». Et puis celui qui regarde les pieds, avec insistance, qui se fait un torticolis pour suivre les chaussures du regard, avant de percuter que je l’ai repéré et qu’il ferait mieux de regarder où il marche !

 

Bon, je vous rassure tout de suite, je ne suis pas tombée sur la réplique de George Clooney, totalement « in love » avec non seulement mes chaussures mais aussi la propriétaire des chaussures, ni sur le prince Charmant sur son cheval blanc, tant pis. Et pour être franche, la drague en Noosa Tri, je suis plus que sceptique, les valeurs sûres, du style petite robe noire, restent recommandées si on veut rentabiliser l’opération, sauf si on tombe sur un original qui cherche une fille qui a avalé un clown, là c’est différent …

 

Et puis, le plus important, ces chaussures m’ont donné une pêche d’enfer : comment voulez-vous faire la tronche avec des pieds multicolores comme ça ? C’est presque comme si les pieds donnaient l’information au cerveau qu’ils s’éclatent comme des fous dans leurs Noosa et que le reste devrait avoir le même tonus !

Tout pareil, même patate que les kangourous représentés sur la déco des chaussures, en train de foncer comme des malades sur leur vélo … bref, de là à dire que je me suis sentie aussi farfelue qu’un marsupial à bicyclette, y a pas loin, mais ça m’a fait du bien !


 

mai 05
2011

Cocktail d’adrénaline chez les Gallois

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Stella

Les expériences nouvelles, c’est un truc qui me motive bien : excellente alternative à la sécurité pantouflarde à laquelle je suis plutôt habituée avec mes charentaises en peluche.

 

Un voyage pro au pays de Galles, c’était donc l’opportunité idéale pour explorer des terrains inconnus :
-          conduire avec le volant à droite et le levier de vitesse à gauche (c’est qui qui a démonté ma Twingo ?)
-          enfiler les ronds-points dans le sens des aiguilles d’une montre sans couper en diagonale
-          trouver mon chemin dans la cambrousse avec environ 350 km à parcourir (si je ne me paume pas) et des distances exprimées en miles et yards, sachant que moi et les conversions, ça fait deux, heureusement qu’il y avait des panneaux en kilomètres au marathon de New York.

Bref, un vrai challenge que je me proposais de relever ...



 

Après mûre réflexion dans l’avion, j’ai décidé de louer un GPS à mon arrivée : apprendre à conduire à gauche tout en cherchant mon itinéraire sur une carte, je le sentais moyen, je me voyais bien finir encastrée dans un camion avec ma carte collée au front. Au moins, avec le GPS, il n’y a qu’à écouter la dame … sauf que je ne me suis jamais servie d’un GPS (ni en auto, ni en course à pied, connais pas). Pas grave, j’aurai 5 minutes pour apprendre, ça devrait suffire.

 

A l’atterrissage de l’avion, je récupère ma valise, les clés de la voiture, le boîtier GPS et zou, je file chercher mon auto à l’emplacement 14. Ca commence nickel, elle n’y est pas. Retour à la cabane du loueur : le « 1 » était un « 7 ». C’est 74, la place. Désolée, je suis blonde.

Forcément, je cherche à m’installer du côté gauche, dommage, le volant est à droite, on se calme et on passe de l’autre côté. Je me pose, je sors le GPS, la batterie est vide, il faut le brancher quelque part ? C’est où ? Je n’en sais rien, je cherche 5 minutes, j’en ai marre, retour à la cabane N°2. « Vous pouvez m’aider à le brancher, siouplaît ? ». Fichue voiture où l’allume-cigare est planqué tout au fond … on y est, reste à saisir l’adresse, merci le Monsieur de la cabane pour le coup de main, et c’est parti mon kiki.

 

Je prends mes repères dans l’auto : le volant, OK, les pédales, OK, l’accélérateur est à droite comme chez nous et l’embrayage à gauche. Le levier de vitesse est à droite, je m’entraîne à passer les vitesses à l’arrêt à la main gauche, fichtre, ça va être du sport pour ne pas croiser les bras. Bon, et bien y a plus qu’à sortir du parking sans se frotter aux plots et aux autres voitures … zen, tout va bien se passer.

 

Et c’est là que les bactéries attaquent : à la sortie de l’aéroport, il y a un rond-point avec 5 sorties, la circulation de l’heure de pointe n’arrange rien, les mecs sont ultra-pressés et ne trouvent pas ça drôle que je roule au ralenti, mais je ne peux pas faire mieux, je cherche mes vitesses, heureusement que la dame du GPS m’explique où je dois aller, sinon, je crois que je m’arrête au milieu de la route et je pleure, pauvre Frenchie à la dérive dans ce pays de fous furieux qui roulent du mauvais côté et qui doublent à droite.



 

La surprise du chef, c’est que le Royaume-Uni, c’est encore plus truffé de radars que chez nous. Il y en a partout, le GPS émet des « bips » tout le temps (« Pitié, ferme-la, ça me déconcentre ! »), et dans la rubrique « pourquoi faire simple », il y a des caméras qui calculent la vitesse moyenne entre 2 points et qui la comparent à une vitesse limite, elle-même variable au cours du temps, il faut consulter les panneaux. C’est une véritable tuerie, à croire qu’ils sont sponsorisés par Polar et Garmin, chez les British, en tout cas, ça fait monter mon niveau de stress à des sommets que je n’atteins même pas quand je fais une tarte aux pommes sous le regard critique de ma mère, avec les sourcils froncés du style « plus fines, les pommes ! ».

 

Bon, avec tout ça, le point positif de faire 350 km, c’est qu’au fur et à mesure, on gagne en dextérité. Immense soulagement, je m’en suis sortie en vie et j’ai rendu la voiture de location en un morceau. Je ne suis pas sûre d’avoir échappé aux radars et aux caméras mais je croise les doigts pour qu’ils abandonnent les poursuites, je suis une touriste, un peu d’indulgence serait la bienvenue !

 

La dernière épreuve, et pas des moindres, c’est la récupération de MA Twingo à l’aéroport. Les pieds et les mains ont trouvé leurs repères immédiatement … par contre, j’ai passé un bon quart d’heure à me répéter en boucle « A droite, reste à droite, serre à droite, DROOOOOOITE ! ». C’est curieux comme les habitudes se prennent vite …

avril 27
2011

Damned, mais où vont-ils chercher tout ça ?

Posted by Stella in Untagged 

Stella

Tout est encore parti d’une conversation de comptoir sur les chaussures de running, sujet essentiel s’il en est au pays des gens qui courent. Forcément, je me suis empressée de me mêler à la discussion en citant mon modèle favori, j’en ai 3 paires, c’est pour dire jusqu’où va ma passion pour le swoosh … je veux bien sûr parler des fameuses Nike Vomero 5 que j’aime, moi, mes tendons et tout le reste.


 

Réactions plus qu’enthousiastes à la clé : « Beurk, Vomero, quel nom affreux, on dirait qu’elles vont régurgiter leur 4 heures, tes chaussures ! » Bon, j’en conviens, le nom est ultra moche, mais là où j’en ai bouché un coin au mec, c’est que Vomerrrro, avec tout plein de « r », c’est un quartier de Naples, en Italie, ça calme, non ? Ca donne tout de suite plus de style !

 

Et de là est partie la discussion la plus animée de l’année sur les noms des chaussures : on a donc eu les « planants » de chez Asics avec les Nimbus, Stratus et autres Cumulus, qui sont, comme chacun sait, des noms de nuages prêts à nous pleuvoir sur la tronche. Ou alors les numéros, façon matricule de taulard : « 2150, au rapport ! ». J’ai quand même savamment ramené ma fraise sur les Noosa Tri, du nom d’un fameux triathlon australien (en fait, j’avais révisé avant, je n’ai aucun mérite, absolument aucun !).



 

On est à peu près tous arrivés à la conclusion que chez Mizuno, ils fument vraiment du roseau pour baptiser leurs chaussures : entre Prophecy, Creation, Nirvana, Alchemy, Elixir, UltimaInspire et compagnie, on est gâtés de chez gâtés, question sensations extrêmes. L’histoire ne précise pas si elles font vraiment décoller de la surface du sol, mais on y croit, adieu les foulées rasantes, on va rivaliser avec les kangourous !



 

Quand on a évoqué Brooks et la Glycerin, on a vite jeté un œil dans une encyclopédie pour les nuls en chimie fine : « la glycérine est un sous-produit de la transesterification (atchoum) d'huiles végétales lors de la production d'esters méthyliques qui servent de carburants sous la dénomination de biodiesel ou diester ». Super, donc si on est en panne d’essence, on met les chaussures dans le réservoir, c’est ça ? Ou on rentre à pied, c’est peut-être plus sage …



 

Et pour celles d’entre nous sujettes au stress, hop, un petit coup d’Adrenaline pour faire monter la pression, et c’est parti pour un tour de stade, ils sont épatants, chez Brooks !

La Cascadia nous a vraiment posé des interrogations métaphysiques. Cascadia … c’est la traduction italienne de « je fonce dans une descente pleine de cailloux et je fais un vol plané magistral » ? Qui sait …

 

Bon, avec tout ça, moche ou pas, moi je reste fidèle à mes Vomero ! Je suis déjà plus que tentée de choisir mes chaussures en fonction de la couleur, si en plus je sélectionne le nom, ça va être compliqué de trouver la parfaite adéquation entre la surface, la fréquence, la foulée, les semelles, les tendons et tout le toutim … quoique sinon, je saute dans les Noosa Tri et on n’en parle plus, c’est aussi une option !!!

avril 03
2011

J’avais envie de refaire un semi … ben voilà, c’est fait !

Posted by Stella in Untagged 

Stella

L’idée faisait son chemin depuis quelques temps, et puis arriva le mois d’avril : ouais, Vaulx-en Velin, pour le cadre, c’est pas les Champs-Elysées, mais pourquoi pas, ce semi est presque plat, il peut donc convenir et en plus, je suis « relativement » en forme, c’est une Tamaloute qui parle. Ce parcours, je l’ai fait en 2007 avec le bras dans le plâtre, c’est un bon présage …

 

Forcément, sitôt inscrite, sitôt les tendons en feu, alors que j’avais été plutôt tranquille depuis le marathon de New York. J’ai l’impression que le mot « inscription » leur fiche la trouille, à mes tendons : donc la prochaine fois, je ne m’inscris plus, ou alors je raconte à mes tendons que ce n’est pas une course, qu’on va au ciné et hop, ben non, c’était une blague, en fait, on fait une course, bref, il va falloir les enfumer grave. Mais soyons clair, au niveau de la gestion du stress pré-course, je suis toujours à 2/20 « insuffisant, nul, malgré les efforts déployés, semble faire exprès d’avoir mal pour aller voir son kiné avant chaque course ».

 

Donc à 4 jours de la course, j’arrête de courir, je glace, je prends des anti-inflammatoires, j’avale de la « soupe de rat crevé » au curcuma / prêle / scrofulaire, j’étire, je masse, mon kiné étire … et masse au péril de sa vie : il m’a fait un mal de chien en me pétrissant les pattes, heureusement que c’était pour me soigner sinon, je crois que ça se serait terminé par un meurtre sanglant dans la rubrique « faits divers » du journal télévisé.

 

Le jour J, je me lève la tête dans le seau, forcément, et j’essaie de poser le pied gauche par terre … « Houston, Houston, on a un problème, ça brûle comme c’est pas permis ! » Apollo 13 en live et le tendon droit, c’est à peine mieux, je rêve de le mettre au frigo. Bon Stella, te fais pas de bile, tu y vas, tu prends le dossard et le T-Shirt et tu rentres finir ta nuit ! Sauf que j’ai quand même pris le départ, il y avait 2 boucles identiques, j’avais la possibilité de m’arrêter à la première, rien à perdre, en somme ... sauf une brochette de 2 tendons avec de la semi-marathatouille pour aller avec.
Une grosse pensée pour mon papa sur la ligne de départ, pour Véro qui courait un semi le même jour, et pour mon partenaire de running qui m’a laissée courir le semi toute seule, peau de vache, mais je l’aime bien quand même, je ne suis pas rancunière !

 

Comme tout le monde était au Lyon Urban Trail, nous étions à peine une petite centaine à prendre le départ et je me suis rapidement retrouvée à l’arrière du peloton … pas grave, ça a du charme aussi, la voiture balai, et puis je n’étais pas là pour battre le record du monde mais pour démontrer à mes tendons que c’est moi, la chef, ici !

Le MP3 sur les oreilles pour la première fois de ma vie en course, j’ai fait défiler le dernier album de Taylor Swift, que j’adore, et qui était donc de nature à détourner mon attention de mes tendons en bouillie, et en effet, j’ai adoré courir en musique. A refaire !

 

J’ai donc couru la première boucle, avec des douleurs sympathiques à la plante des pieds à chaque fois que je posais le pied sur un caillou, mais sinon, ce n’était pas pire que debout, allez comprendre. J’ai commencé à peiner au début de la deuxième boucle, et c’est là que c’est terrible : je suis passée à un mètre de ma Twingo. Ne JAMAIS garer la voiture en bordure d’un parcours avec deux boucles, JAMAIS.

 

Le vent violent était tout le temps de face, les pentes atrocement pentues dans le sens des montées, les km mesuraient au moins le double après le franchissement du 15e km, bref, j’étais dans le dur bien dur. Heureusement que j’ai pu profiter de la présence silencieuse à mes côtés de « speedy Jean-Louis » alias ma Girafe, qui avait couru le 10 km et qui en avait encore sous le pied pour se coltiner une blonde qui se traîne ! Jean-Louis, heureusement que tu étais là, dis donc, ça rassure de savoir que quelqu’un pouvait me ramasser, au cas où !

 

Mon temps ne restera pas dans les annales des best of Stella, 2 heures 1 minute et des bananes, mais je m’en fiche, mes tendons ont sans doute compris le message, bande de petits capricieux, il va falloir me suivre, maintenant, pas le choix !