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mai 05
2011
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Cocktail d’adrénaline chez les GalloisPosted by: Stella in MyBlog on Mai 05, 2011 Tagged in: Untagged
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Les expériences nouvelles, c’est un truc qui me motive bien : excellente alternative à la sécurité pantouflarde à laquelle je suis plutôt habituée avec mes charentaises en peluche.
Un voyage pro au pays de Galles, c’était donc l’opportunité idéale pour explorer des terrains inconnus :
- conduire avec le volant à droite et le levier de vitesse à gauche (c’est qui qui a démonté ma Twingo ?)
- enfiler les ronds-points dans le sens des aiguilles d’une montre sans couper en diagonale
- trouver mon chemin dans la cambrousse avec environ 350 km à parcourir (si je ne me paume pas) et des distances exprimées en miles et yards, sachant que moi et les conversions, ça fait deux, heureusement qu’il y avait des panneaux en kilomètres au marathon de New York.
Bref, un vrai challenge que je me proposais de relever ...

Après mûre réflexion dans l’avion, j’ai décidé de louer un GPS à mon arrivée : apprendre à conduire à gauche tout en cherchant mon itinéraire sur une carte, je le sentais moyen, je me voyais bien finir encastrée dans un camion avec ma carte collée au front. Au moins, avec le GPS, il n’y a qu’à écouter la dame … sauf que je ne me suis jamais servie d’un GPS (ni en auto, ni en course à pied, connais pas). Pas grave, j’aurai 5 minutes pour apprendre, ça devrait suffire.
A l’atterrissage de l’avion, je récupère ma valise, les clés de la voiture, le boîtier GPS et zou, je file chercher mon auto à l’emplacement 14. Ca commence nickel, elle n’y est pas. Retour à la cabane du loueur : le « 1 » était un « 7 ». C’est 74, la place. Désolée, je suis blonde.
Forcément, je cherche à m’installer du côté gauche, dommage, le volant est à droite, on se calme et on passe de l’autre côté. Je me pose, je sors le GPS, la batterie est vide, il faut le brancher quelque part ? C’est où ? Je n’en sais rien, je cherche 5 minutes, j’en ai marre, retour à la cabane N°2. « Vous pouvez m’aider à le brancher, siouplaît ? ». Fichue voiture où l’allume-cigare est planqué tout au fond … on y est, reste à saisir l’adresse, merci le Monsieur de la cabane pour le coup de main, et c’est parti mon kiki.
Je prends mes repères dans l’auto : le volant, OK, les pédales, OK, l’accélérateur est à droite comme chez nous et l’embrayage à gauche. Le levier de vitesse est à droite, je m’entraîne à passer les vitesses à l’arrêt à la main gauche, fichtre, ça va être du sport pour ne pas croiser les bras. Bon, et bien y a plus qu’à sortir du parking sans se frotter aux plots et aux autres voitures … zen, tout va bien se passer.
Et c’est là que les bactéries attaquent : à la sortie de l’aéroport, il y a un rond-point avec 5 sorties, la circulation de l’heure de pointe n’arrange rien, les mecs sont ultra-pressés et ne trouvent pas ça drôle que je roule au ralenti, mais je ne peux pas faire mieux, je cherche mes vitesses, heureusement que la dame du GPS m’explique où je dois aller, sinon, je crois que je m’arrête au milieu de la route et je pleure, pauvre Frenchie à la dérive dans ce pays de fous furieux qui roulent du mauvais côté et qui doublent à droite.

La surprise du chef, c’est que le Royaume-Uni, c’est encore plus truffé de radars que chez nous. Il y en a partout, le GPS émet des « bips » tout le temps (« Pitié, ferme-la, ça me déconcentre ! »), et dans la rubrique « pourquoi faire simple », il y a des caméras qui calculent la vitesse moyenne entre 2 points et qui la comparent à une vitesse limite, elle-même variable au cours du temps, il faut consulter les panneaux. C’est une véritable tuerie, à croire qu’ils sont sponsorisés par Polar et Garmin, chez les British, en tout cas, ça fait monter mon niveau de stress à des sommets que je n’atteins même pas quand je fais une tarte aux pommes sous le regard critique de ma mère, avec les sourcils froncés du style « plus fines, les pommes ! ».
Bon, avec tout ça, le point positif de faire 350 km, c’est qu’au fur et à mesure, on gagne en dextérité. Immense soulagement, je m’en suis sortie en vie et j’ai rendu la voiture de location en un morceau. Je ne suis pas sûre d’avoir échappé aux radars et aux caméras mais je croise les doigts pour qu’ils abandonnent les poursuites, je suis une touriste, un peu d’indulgence serait la bienvenue !
La dernière épreuve, et pas des moindres, c’est la récupération de MA Twingo à l’aéroport. Les pieds et les mains ont trouvé leurs repères immédiatement … par contre, j’ai passé un bon quart d’heure à me répéter en boucle « A droite, reste à droite, serre à droite, DROOOOOOITE ! ». C’est curieux comme les habitudes se prennent vite …

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Ensuite ça va mieux, on s'habitue

