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Les filles ont la parole !
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jui 08
2009

Mon coeur, mon amour !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou
 

On se calme ! Ne voyez pas là une déclaration d'amour intempestive à l'un de nos charmants compagnons de course virtuels du forum... C'est juste que j'ai eu samedi mon RV chez le cardiologue, à la demande de mon médecin qui avait entendu un souffle assez net lors de mon dernier test d'effort, passage obligé pour obtenir le fameux sésame nous autorisant à participer à des courses.

Je savais déjà, depuis mes dernières visites chez l'ostéo que mon corps n'est pas fait pour la course à pied, avec ma jambe plus courte que l'autre et mon bassin qui part en vrille... Je sais maintenant que mon cœur non plus !!!!

En effet, le cardio a diagnostiqué un souffle de la valve mitrale, ce qui en soi est absolument bénin et ne risque pas, d'après elle, de me conduire à une mort subite du sportif (c'est déjà ça de pris !). Ce n'est pas non plus incompatible avec la course à pied, c'est juste que ce n'est pas l'équipement le plus recommandé pour courir (un peu comme si je voulais faire de la F1 avec une 2 CV)...

Pour la faire courte, cette valve mitrale, au lieu d'être dure et de se refermer comme une porte qui claque, chez moi, elle est toute molle et elle ondule comme si elle faisait la danse du ventre. Résultat : un débit plus continu et donc moins intense. Cela se concrétise par un essoufflement plus important que la moyenne, une FC qui monte rapidement et que j'ai du mal à contrôler et (je ne vous refais pas tout le raisonnement), une assimilation trop importante du magnésium que je ne fixe pas (d'où carences), des toxines qui s'accumulent et des membres inférieurs insuffisamment irrigués en cas d'efforts violents. Ce qui explique ces sensations particulièrement désagréables rencontrées en course, notamment sur le semi l'année dernière ou sur mon dernier 10 calamiteux, où j'avais l'impression de ne plus avoir de jambes. En gros, c'est un peu comme si mon organisme s'étouffait.

Et la cardio a conclu en disant qu'environ 10% de la population était concernée par ce type de malformation et que généralement, cela correspondait aux personnes les plus sédentaires et allergiques au sport !

Je suis passée par tous les stades depuis cette Grande Révélation. D'abord, la satisfaction intellectuelle de comprendre comment mon corps fonctionne et pourquoi je rencontre parfois de telles difficultés en course ; ensuite, le soulagement : il y a donc une explication à ce phénomène et je ne suis donc pas si nulle que ça ; puis la fierté : finalement, je suis une combattante et j'ai quelque part du mérite à persévérer dans un sport qui n'ai pas fait pour moi et pour lequel j'en ch... plus que la moyenne. Ensuite est venu l'abattement et le découragement : à quoi bon jouer au chevalier noir des Monty Pythons (celui qui veut continuer à se battre alors qu'on lui a coupé bras et jambes... j'adore !) ; j'aurai toujours des difficultés, jamais je ne serai une « bouffeuse » de marathons (ni même très probablement une marathonienne) et c'est vraiment trop injuste ! Et puis à quoi ça rime dans ces conditions de se faire ch... avec des semelles tout l'été, hein, je vous demande ?

Enfin, la Gaëlou pragmatique et optimiste a refait son apparition : j'ai couru jusqu'à présent en y prenant globalement du plaisir et en ayant déjà ce problème, alors je ne vois pas ce que cela change finalement. Comme la cardio m'a recommandée de faire 2 cures de magnésium par an (printemps et automne), je n'aurai qu'à caler 1 ou 2 courses ( a priori un semi et un aquathlon par saison) pendant et le tour est joué !

jui 02
2009

Une bien belle journée !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou
 

Un bon conseil pour réussir sa journée d'anniversaire et ne pas se morfondre en attendant vainement qu'une bonne âme daigne se rappeler que ce jour est un jour exceptionnel : assurer discrètement la promo de l'événement (c'est la responsable de comm qui vous parle !). Première leçon : les enfants sont d'excellents prescripteurs d'opinions et les petites filles sont de vraies pipelettes (les miennes en tout cas). Donc une habile manipulation la veille, du genre « Vous savez mes chéries qu'il s'est passée un truc exceptionnel il y a 38 ans ? » et vous êtes à peu près sûre que même le Chéri, qui oscille généralement entre le 24 et le 26 juin, se rappellera cette date mémorable et n'oubliera pas de vous la souhaiter. Au boulot aussi, ne pas hésitez à faire un peu de buzz... Si possible en ayant une copine née le même jour, cela rendra la date d'autant plus exceptionnelle et mémorisable. Ne pas oublier non plus de remplir consciencieusement toutes les lignes des questionnaires des différents sites, forums, réseaux sociaux et sites marchands auxquels vous êtes fidèle.

Grâce à tout cela, vous voilà la star de la journée !

Cela a commencé au réveil avec des câlins-bisous des filles et de leur père. Puis, le chœur des assistantes en arrivant encore endormie vers la machine à café , puis un défilé de tous les collègues - y compris les stagiaires - au fil de la journée (je soupçonne des échanges de mails). Un texto des parents, en vacances au Portugal avant d'aller en réunion, puis une enveloppe mystère au retour de réunion (une carte cadeau des Galeries Lafayette avec de quoi bien profiter des soldes). Y a pas à dire, la journée commence bien !

A midi, j'ai prévu de fêter dignement l'événement en m'adonnant à mon 3ème sport préféré : le shopping ! Ca tombe bien, les soldes viennent de commencer !

Première escale chez Gap. Je choisis 3-4 vêtements, m'enferme dans une cabine et là, grand moment de solitude : la petite robe blanche que je viens d'enfiler ne veux plus me laisser sortir. Je suis prisonnière ! Bon, pas de panique, no stress, on respire à fond et on opère une tentative « par le bas ». J'ai beau me tortiller dans tous les sens, essayer de faire glisser millimètre par millimètre, la robe ne passe pas le cap du bassin. OK, changement de tactique. J'essaie de faire rentrer les épaules puis les bras à l'intérieur. Pas moyen. Bon, on refait une tentative en s'imaginant très fort être Houdini. Toujours pas. On envisage les alternatives : appeler à la rescousse le jeune vendeur à l'extérieur de la cabine (et par la même occasion les 8 personnes qui attendent pas loin qu'une cabine se libère. Bon, c'est même pas une option, ça ! Next ! Partir avec la robe sur le dos en disant qu'on l'aime tellement qu' l'on ne veut plus la lâcher. Ouais. Mais s'il faut mobiliser une caserne de pompiers à chaque fois que je voudrai quitter cette robe, cela risque de devenir un peu compliqué. Next ! Discrètement faire pèter les coutures pour s'extirper de ce piège et reposer discrètos la robe dans un rayon... Un vieux fond d'honnêteté  s'y oppose.... En attendant, l'heure tourne et j'ai d'autres boutiques à faire, moi ! Mue par l'énergie du désespoir, je tente une nouvelle approche et me tortille pour attraper la robe, la retourner et la faire remonter par-dessus la tête. YYYEESSS ! Je suis sauvée ! Et c'est une Gaëlou bien rouge qui sort de la cabine pour aller payer ses achats (que du gris : un pull d'été en coton, un débardeur tout simple et une tunique débardeur). Quant à la robe, je la laisse bien volontiers !

Direction les Galeries, cette fois-ci. Corner du comptoir des Cotonniers. La jolie tunique fuchsia repérée il y a déjà un moment m'attend bien sagement en taille 38. Je tourne, retourne, hésite, m'éloigne un peu pour réfléchir. Encore un peu chère. Une autre cliente s'en empare. Pas de chance ! Bon, peut être qu'elle ne va pas la prendre...Je traîne un peu dans les rayons en attendant que la fille sorte de la cabine vêtue de la tunique. Elle lui va trop trop bien, elle est trop trop belle et je suis rrop dégoûtée ! Mais la fille hésite, se lorgne sous toutes les coutures, demande son avis à sa fidèle copine. Moi, j'attends, planquée en embuscade derrière le rayon des T-shirts et tuniques, telle la Mata-Hari de base. Et ça hésite, ça tergiverse... Bon, tu vas te décider, oui ? Je vais pas passer la journée à attendre... déjà que je suis restée coincée dans une robe un bon moment... A ce rythme-là, je vais pas atteindre mon quota d'achats, moi ! Au bout de palabres interminables, les 2 copines décident d'aller manger un sandwich pour réfléchir. Elles n'ont pas le dos tourné que je saute sur la vendeuse avec mon plus grand sourire et lui demande si la tunique est réservée. Elle ne doit pas beaucoup aimer les blondes car elle me retourne mon sourire et me tend la chemise en me disant que la fille n'avait qu'à se décider. J'essaie. Elle est top effectivement. J'achète !

Le reste de l'aprèm s'écoule de manière agréable. Je fais un tour rapidement sur le forum, trouve vos gentils messages (merci encore Stella d'avoir initié le post de manière aussi adorable - et à toutes celles et ceux qui ont laissé un message). A la maison, je suis accueillie par une bouteille de champagne, un bouquet de fleurs, des escargots et un gâteau au chocolat. Mon cadeau, je l'ai eu de manière anticipée (un ordi portable). .. de même que le cadeau de ma cops Martine, offert avant son départ pour Londres. Et devinez ? Courir au féminin d'une certaine Cécile Bertin... Si c'est pas la classe !

Finalement, prendre 1 an, c'est pas si mal que ça !

 

jun 24
2009

Ma 1ère piscine d'été

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

C'est un peu ma première gorgée de bière à moi ! Chaque année, c'est le même rituel : fin mai, notre piscine d'hiver ferme et 10 jours plus tard, celle d'été ouvre. Ma piscine à moi,c'est la piscine du Rhône. Idéalement située, comme son nom l'indique, au bord du Rhône, en plein centre ville, à côté des facs. C'est assez extraordinaire de pouvoir nager comme cela en pleine ville, à ciel ouvert.

Donc le 11 juin, c'est le D Day. Avec Martine, on est excitées comme des puces. Rien, pas même la pluie ni le froid, n'aurait pu nous décourager ! A midi, en selle sur nos vélos. Nous sommes pratiquement les premières arrivées, ce qui fait bien marrer le personnel de la piscine qui nous connaît bien. Les vestiaires n'ont pas changé - hélas ! Toujours le même sol en béton, la même peinture bleue 60's d'origine avec ses traces et giclures suspectes, le même chewing-gum machouillé collé sur le mur de la première cabine à gauche... Bref, cet air si familier qui les fait ressembler à l'image que l'on se fait d'une prison roumaine.

Hop, on enfile le 2 pièces acheté pour l'occasion. Une grande première, le 2 pièces même pas nageur. C'est que voyez-vous, je n'ai pas vu Daphnée sur Canal +, moi, et que cette année, je suis bien décidée à ne pas me taper tout l'été une cible blanche en plein milieu du dos et une découpe shorty des plus seyantes avec un maillot "normal". Hop, la douche et le Couloir de la Mort (c'est le lllooonnnngggg passage venté le long du Rhône qui nous mène des vestiaires filles au bassin olympique).

Au bord de l'eau, on croise de vieilles connaissances : Renaud, un habitué de la piscine d'hiver qui prend lui aussi ses quartiers d'été, "bonnet argent", une fille que nous ne voyons que l'été et qui nage super bien. Même miss Hawaï et son dos crawlé improbable est de la partie.

Oups, un peu frisquet ! C'est parti ! Trop bizarre le 2 pièces : d'un côté, j'ai les nibards qui essaient désespérement de se faire la malle, de l'autre, la culotte qui semble décidée à rester au bord du bassin à chaque virage. Z'auriez-pas la super combine qui fait nager tout seul ?

Le soleil brille, l'eau est fraîche, la vie est belle. Y'a même pas de cons, c'est dire ! Là encore, pur moment de bonheur... que j'ai depuis renouvelé déjà un certain nombre de fois. Seule ombre au tableau : j'aurai dû me rappeler que le bassin olympique et les plaquettes ne font pas bon ménage (trop de houle liée à un plus grand volume d'eau, certainement) : déjà l'année dernière, j'avais dû trop forcer et je m'étais bousillée l'épaule et là, je réitère mes exploits : en 4 séances - et bien que je n'utilise les plaquettes que pour 300 à 400m/séance environ), je me suis à nouveau flinguée l'épaule la semaine dernière. Depuis, voltarène, glaçage et plaquettes au fond du sac !

Question course à pied (parce qu'on est pas sur un forum de natation, faudrait quand même pas exagérer !), je continue sur ma -nouvelle - lancée, après une série de visites chez la podo et l'ostéo (vous savez, l'espèce de gars qui m'a dit que je ne serai jamais Paula Radcliff...). Cela semble faire son effet car les douleurs aux hanches se sont nettement atténuées et la périostite semble s'être endormie. Je me mets aussi nettement moins la pression et ai abandonné tout projet de course pour cet été. En revanche, bien malgré moi et à l'insue de mon plein gré, mes jambes ont pris la direction du parcours "sortie longue" dimanche dernier et on dirait bien que cela ressemble au début d'un commencement de prépa semi, ça ! Advienne que pourra, j'espère que la "machine" tiendra le choc. Cette 1ère sortie longue d'1 h 23 s'est admirablement bien passée : temps frais, joie de redécouvrir cette longue boucle et ce parcours un peu exigeant, course aux sensations et sans forcer. On croise les doigts !

Sinon, je continue mes sorties en semaine à l'aube et ces moments sont toujours aussi agréables que dans mon dernier post... auquel j'ai bien pensé dimanche il y a 15 jours. Il faisait très chaud, j'ai testé un nouveau parcours pas terrible, j'avais pas de jambes, pas de souffle et je me suis sérieusement demandée comment j'avais pu assimiler un jour la course à pied à un "pur moment de bonheur". J'ai pensé que je devai être complètement cuite quand j'ai écrit ce post !

Allez, j'arrête de blablater et je vais aller prendre des nouvelles de vous toutes sur le forum !

jun 09
2009

Un pur moment de bonheur

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou
 

Mardi dernier, 6h du mat'. Encore mal réveillée, je pars pour une séance matinale dans la fraîcheur du matin. Une brise bien agréable me caresse les bras. Le soleil se lève au-dessus d'un champ de blé parsemé de coquelicots. L'air embaume comme seules les aubes d'été peuvent embaumer. Haie de chèvrefeuille, foins fraîchement coupés, tilleul en fleurs... c'est un vrai régal. En surplomb, le village, avec sa tour romane, a des allures de village de Toscane ce matin. Je croise des chevaux, des ânes et même un chat tapi dans les prés à l'affût de son petit déj. Dans mes oreilles, ma playlist de rêve téléchargée ce week-end. J'attends avec délice chaque morceau en me demandant ce qui va suivre : Cocoon, MGMT, Daft Punk, un des fameux bootlegs de DJ Zebra ?

Mes jambes n'ont pas envie d'aller très vite, d'ailleurs je suis à moins de 9 km/h et je m'en fous comme de ma première paire de runnings ! Je suis tout simplement bien, heureuse de courir et de profiter de cette aube superbe. Même les bobos passent au second plan. Progressivement, le diesel chauffe et les jambes accélèrent toutes seules, naturellement. Daft Punk me booste, j'accélère encore et encore, c'est super grisant, la musique me galvanise. Mais il est déjà temps d'arrêter, mes filles et mon boulot m'attendent... je commence cette journée en pleine forme et heureuse d'avoir profité de ce pur moment de bonheur, tout simple mais tellement précieux.

Voilà, je voulais juste vous faire partager ce genre de moment magique après lequel nous courons toutes et qui nous fait courir encore et encore.

Et ce moment de bonheur, il m'aide à ne pas être trop démoralisée par les propos de mon ostéo, que j'ai vu jeudi pour faire le bilan de 6 mois de semelles, qui se soldent par une nouvelle douleur (la périostite) et le retour de l'ancienne (tendinite du psoas). 

Pour lui, rien de surprenant mais une logique implacable : les semelles compensent un déséquilibre et produisent un rééquilibrage qui induit de nouveaux appuis (d'où la périostite). Face à la douleur de la périostite, le corps s'adapte et cherche à éviter la douleur, d'où encore de nouveaux appuis (et le retour de la tendinite), bref, c'est un mouvement sans fin. Le verdict est franc et sans appel : si je continue à courir 3  fois/semaine et à vouloir « forcer » un peu pour progresser et améliorer mes chronos (enfin, façon de parler ;-), je risque fort d'être en permanence blessée et déçue par mes perfs. Pour lui, si je veux continuer à courir dans de bonnes conditions, je dois m'entraîner moins, plus doucement et ne plus trop faire de courses. Sur le coup, j'ai vraiment eu les boules. Parce que se fixer des objectifs, vouloir améliorer ses chronos, s'inscrire à des courses... c'est quand même bien aussi ce qui nous fait courir et nous motive !

Voilà où j'en suis aujourd'hui. J'essaie de commencer à concevoir les choses différemment, en pensant notamment à tous ces moments magiques qui existeront encore indépendamment des courses (et c'est quand même l'important, car ces entraînements, c'est 100 à 150 séances/an (contre 5 à 6 courses par an !). J'évite de faire des projets de course à court terme mais je vais quand même essayer de refaire le semi, sans me mettre trop la pression et en tenant compte des douleurs dans l'entraînement. La voie de la sagesse ?

 

 

jun 01
2009

On se reprend en main !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou
 

Marre de me lamenter sur mes bobos et d'avoir le cerveau en ébullition permanente (Est-ce que j'ai vraiment beaucoup mal ? Juste un peu ? Est-ce que je me regarde trop le nombril ? Dois-je traiter par le mépris ? Prendre les choses au sérieux ?)... J'ai décidé de me reprendre en main !

Du coup, j'ai un peu -beaucoup - l'impression d'être pleine de manies et de tocs : allez, elle boit ses 2 litres d'eau (surtout, ne pas oublier) et ses tisanes minceur (si ça fait pas du bien, ça peut pas faire du mal non plus), elle se strappe le mollet avant d'aller courir, elle fait consciencieusement les exercices d'assouplissement du kiné, matin et soir et après la course, elle se douche les jambes à l'eau glacée, se masse le matin le mollet à l'huile d'arnica, teste la mousse crépitante pour les jambes lourdes (c'est l'éclate, ce truc ! J'userai la bombe en une seule fois rien que pour sentir ce truc crépiter ... une vraie gamine !), se glace le tibia le soir et rappelle sa podologue pour savoir si elle peut se passer de semelles de temps en temps pour faire la belle avec ses talons.

Bref, une vraie mémère !!!!

La podologue veut me revoir pour rectifier les semelles et me rappelle même samedi matin pour me proposer d'enlever mes semelles jusqu'à notre RV, dans 15 jours. Sur le coup, trop contente, la Gaëlou : à moi spartiates, sandales compensées vertigineuses, tongs ! Puis, à nouveau le cerveau qui fume (une spécialité maison, le cerveau qui fume) : est-ce que je ne vais pas me rebousiller complètement le psoas, moi, avec cette histoire ? Déjà que mes hanches recommencent à tirer depuis la semaine dernière, pas sûre que ce soit l'idée du siècle ! Surtout que la podo, elle est adorable mais elle n'a pas l'air d'être complètement sûre d'elle sur ce coup-là. Moi, quand on me dit, on va tester, on verra bien.... J'ai pas trop envie de jouer le cobaye et de prêter mon corps à la science !

En attendant, dimanche matin, 1ère sortie sans semelles depuis décembre. Je résiste contre une folle envie de retourner courir « dans la montagne » sur mon parcours de sortie longue de la prépa semi. J'adore ce parcours qui fait une longue boucle, avec 2 variantes possibles sur la fin. Mais là, je sais que c'est tout sauf raisonnable car la version la plus courte fait bien 1 h 30...alors que je suis plus en ce moment sur des sorties d'1 h/1 h 05. Avec des bobos et un changement d'appuis en prime... c'est sûr, ça va pas le faire !

Sur les conseils de Brinouille, je bricole un strapping avec les moyens du bord et me voilà partie.

Résultat : 1 h 10 de course avec de meilleures sensations que les dernières fois. Le strap a l'air efficace : j'ai beaucoup moins senti la périostite que lors de mes précédentes sorties. En revanche, les hanches tirent et j'ai chopé des ampoules sous le pied.

Prochaine séance : demain matin, à la fraîche, avant d'aller bosser. J'hésite encore : semelles or not semelles ?

mai 27
2009

Retour à Tamalouland

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Gaelou

Après ma course calamiteuse du 17 mai, j'ai essayé de trouvé des explications : c'était la faute aux 2 verres de rosé bus la veille, à l'anniversaire des filles, au vent, à pas de chance.... J'ai même laissé passé quelques jours avant de remonter en selle, histoire de reposer cette machine qui m'avait fait défaut. Puis, le jeudi suivant, j'ai voulu en avoir le coeur net et faire une inspection générale avant de repartir bille en tête sur de nouveaux projets de course. L'idée, c'était aussi de retrouver le plaisir de courir, que j'avais complètement perdu le dimanche précédent au bout d'une vingtaine de minutes.

Verdict : je me suis bien éclatée sur cette reprise en allant - grande nouveauté pour moi - complètement à l'aventure dans des chemins à travers les sous-bois, histoire de changer de mon parcours habituel. Mais j'ai aussi dû me rendre à l'évidence : y'a bien quelque chose qui cloche ! La périostite que je traîne depuis un bon moment maintenant, et qui parfois sait se faire oublier, est toujours bien là. Les jambes, par contre, sont aux abonnés absents : lourdes, poussives, douloureuses (périostite, parfois doublée d'un début de contracture sur le haut du mollet). Et sur la séance suivante, le samedi, un festival de bobologie. C'est bien simple, je ne suis plus seulement la poule blanche, je suis le poulailler à moi toute seule ! La périostite est confortablement installée et toutes mes anciennes douleurs sont venues lui rendre visite, histoire de lui tenir compagnie : et hop, la douleur au genou gauche à l'extension (une vieille connaissance, celle-là, mais pas trop pénible : elle ne reste jamais bien longtemps) - vous m'auriez-vue, complètement bancale la Gaëlou avec une périostite au mollet droit et un genou gauche en vrac, je sautillai plus que je ne courrai.... mais je continuai vaillamment tel le chevalier noir des Monty Pythons... jusqu'à ce que je sois foudroyée par une autre vieille copine, la douleur au sacrum (qui s'est d'ailleurs déplacée au coccyx... Bon signe ?), qui heureusement est repartie elle aussi assez vite.

Du coup, mes entraînements sont vraiment en dents de scie : si je suis correctement réveillée, douce hallucination au départ avec l'impression d'avoir des jambes qui me propulsent (bref, d'être une vraie coureuse), avant d'être rappelée à l'ordre par miss périostite et consoeurs au bout de quelques minutes... Puis passage désagréable avant que le corps s'habitue à courir sans jambes et que cela redevienne un peu moins poussif... jusqu'à ce que la fatigue et les bobos reprennent le dessus.

Voilà, cela fait 3 entraînements que c'est comme ça. Et pourtant, j'ai du mal à me résigner. Je continue parce que je me berce de l'illusion que cela  ira mieux la prochaine fois. Et je ne peux pas m'empêcher d'y retourner pour voir. Sauf que là, je commence à me rendre à l'évidence : cela ne passe pas. Qui plus est, une autre vieille connaissance est de retour et là, c'est vraiment à ne rien y comprendre ; mes crêtes illiaques recommencent à tirer (je les sens en permanence depuis la sortie d'hier), genre tendinite du psoas, le retour... alors même que les semelles que je porte depuis décembre étaient censée lutter contre ce problème. Sur ce coup-là, j'ai vraiment l'impression d'avoir tout faux : les vieilles douleurs sont de retour, de nouvelles douleurs sont arrivées, probablement liées à un rééquilibrage et en plus, c'est l'été et je peux même pas mettre les sandales toutes mimi repérées chez Minelli... C'est vraiment trop injuste (dommage que le pseudo soit déjà pris !).

Bon, j'essaie de ne pas baisser les bras pour autant et de m'attaquer de front à tous ces problèmes : glaçage de la périostite, jets glacée sur les jambes matin et soir, massage à l'huile d'arnica, hydratation maximum, étirements... et même "vigileance alimentaire" histoire de m'allèger un peu (ça ne peut pas faire de mal, de toute façon). Et arrêt jusqu'à dimanche. Et pour l'instant, abandon des projets de course à court terme (enfin, quand je dis court terme, c'est 15 jours  ! )Donc pas de Lyon Urban Trail, c'est sûr. Heureusement qu'il me reste la natation, avec des sensations et un plaisir intacts !

Et puis finalement, si on fait le compte, y'a plein d'endroits où ça va bien chez moi : pieds, Achilles, chevilles, genoux (la plupart du temps), bras, épaules, et la tête, Alouette !

mai 17
2009

Si j'aurai su, j'aurai pas venu !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Ca fait un bail que je n'ai rien écrit (emploi du temps chargé, pas envie d'approcher le soir tout objet ayant un écran et un clavier...) et j'aurai bien aimé que mon retour soit triomphal, genre "Comment je suis sortie du club des tortues fingers in the nose" ou "comment j'ai bouclé mon 1er marathon en 3 h"... bref, un truc dans ce genre-là, pas je me la pète, mais quand même un peu...

Bon, et ben à la place, vous allez avoir droit à "comment j'ai foiré ma course" et "comment j'ai décidé de battre mes records à l'envers". Je crâne un peu, là, mais j'ai bien les boules ce soir. On est plus habitué à lire des récits de belles courses émouvantes où les copines battent leur record et s'en sortent à force de volonté, moi, c'est tout à jeter, mais je vous raconte quand même parce que "that"s life" !

Déjà, c'était mal barré pour que je la fasse, cette course de 10 km "sur la route des migrateurs" à Miribel Jonage. Semaine merdique au boulot où mon big boss me met une semaine dans la vue pour le magazine, début de crève avec fièvre jeudi, entraînement moyen moyen jeudi avec jambes lourdes, speed de dernière minute pour l'inscription, week-end de folie avec l'anniversaire de mes DEUX filles hier (et de leurs DEUX groupes de copines, et moi en train de faire la GO au milieu, ramassant du fondant au choc écrasé dans le salon en tentant d'éviter que deux petites ne se battent à coup de Barbie tout en hurlant aux grandes de ne pas sauter sur les lits...)... Bref, c'était un peu chargé. Et si je rajoute que pour la faire, cette course, j'ai dû faire "craquer" la messe de communion de mon neveu, vous aurez un tableau à peu prèc complet de la situation.

Mais foi de Gaëlou, j'avais trop envie de la faire, cette course ! C'est qu'à part 2 aquathlons, je n'avais rien fait depuis le semi de Lyon, fin septembre, à cause d'une belssure à l'automne et d'un truc du genre "le sort s'acharne" qui a fait annuler le 10 de Lyon, qui devait être ma première "vraie" course de l'année. Donc, prête à en découdre, à traiter la périostite par le mépris et à me lancer dans cette course toute seule, les copines du forum ne la courant pas et mes supporters habituels étant de messe à ce moment-là.

Me voilà donc partie toute seule au volant de ma ford fiesta, flippant un peu de ne pas trouver ma route. Je speede un peu (je ne suis ni la reine du volant, ni celle de l'orientation, vous l'aurez compris) en découvrant le périph fermé mais retombe sur mes pattes et arrive comme une fleur à 9 h 10, largement le temps d'aller retirer mon dossard, m'échauffer, faire 12 fois pipi. Il fait très beau et déjà très chaud mais le vent souffle fort. Le parcours, autour d'un lac, a l'air très sympa et Stella m'avait dit qu'il était très roulant. remontée à bloc, je me dis que c'est aujourd'hui que je passe sous la barre des 60' et que les progrès que j'ai fait vont se concrétiser.

10 h. Le départ est donné. Je pars bien, à un bon rythme mais pas trop rapide non plus. Je suis contente de voir que je suis à 11,5 km/h, voire 12 km/h assez tranquillement. A ce rythme-là, ça va le faire sans problème. A l'approche des 3 km, petit coup de moins bien, souffle un peu court, notamment à cause du vent. Je commence déjà à avoir très soif et très chaud. Et d'un coup, alors que ça n'allait pas mal, je commence à trouver le temps long et à me dire que cela va être interminable. Ma moyenne baisse un peu à 10,5 km. J'attends avec impatience le ravitaillement qui n'arrive pas. Il n'y a pas d'indicateurs de kilomètres mais mon cardio indique déjà plus de 5 km et toujours rien (en fait, je crois qu'il est mal réglé car il indiquera 11 km à l'issue de la course). Cela devient une idée fixe. A BBBBOOOOIIIIRRRREEE (pourtant, j'ai bien bu ce matin, je ne devrai pas être déshydratée à ce point, je me maudit d'avoir laissé mes gourdes dans la voiture, sous prétexte que c'était débile sur un 10 km). Je commence à ne plus avoir de jambes, mes tibias sont lourds comme du plomb et le mental est aux abonnés absents. Comme Nathou le racontai il y a quelques temps, je sens que ça va pas le faire, je me demande ce que je fous là et je commence à marcher. Pendant les 5 prochains kilomètres, je vais alterner course et marche, comme sur mon semi (sauf que là, ça arrive au bout de 5 km alors que sur le semi, c'était vraiment à la fin et que le mental était là). Là, pas l'once d'un gramme de volonté. Je n'arrive pas à me secouer, à ordonner à mes jambes de courir, c'est infernal.... Et je m'en veux, j'ai l'impression d'être vraiment une pauvre fille. Je sais que je n'atteindrai pas mon objectif et cela me fout d'autant plus les boules que je sens que c'était largement à ma portée. D'ailleurs, à chaque fois que je me remets à courir, je ne cours pas trop mal, j'arrive à retrouver une certaine vitesse... jusqu'à ce que je me remette à marcher de nouveau. Je ne peux pas lutter. Quand je vois que nous en sommes à 8,5 km, je vérifie mon chrono : 49'. Là, gros sursaut ! Je pensai que la situation était bien pire. D'un coup, je me dis que c'est jouable tout en m'insultant d'avoir gâché une pareille occasion, que si je m'étais arrêtée moins souvent, c'aurait été jouable. Je me prends à y croire, je me remets à courir, voire à accélérer. j'encourage même une fille qui s'est mise à marcher en lui disant qu'on peut y arriver, à le finir en moins d'1 h. Mais le sursaut est de courte durée, les jambes ne veulent vraiment pas y aller. Je marche de nouveau. La fille que j'ai encouragée s'est remise à courir et me tend la main. On courra un petit moment ensemble avant que je n'arrête une nouvelle fois, découragée en voyant la distance qui nous reste à parcourir en 3'. Finalement, je passe la ligne d'arrivée en 1 h 03. Je suis dégoûtée et très en colère contre moi. Je n'ai pris aucun plaisir à cette course, sauf au tout début et je me vois mal remettre cela un jour.

Je crois que ce qui m'énerve le plus, c'est de ne pas avoir été plus forte mentalement. Et surtout, de ne pas comprendre ce qui m'est arrivé. Je ne sais pas d'où vient le problème et cela me fait flipper pour les prochaines fois. Comment voulez-vous que je  recoure un semi si j'ai autant de difficulté au bout de 5 malheureux km ? Franchement, c'est la honte intégrale ! Qu'est-ce qui a fait que mes jambes ont refusé de me porter ? C'est vrai, je n'ai pas eu de douleur aigüe, j'ai juste eu l'impression que mes mollets étaient un peu douloureux, lourds et refusaient de me porter. Pourtant, je ne pense pas manquer d'entraînement (3 séances par semaine en moyenne, 2 exceptionnellement, avec une sortie d'environ 1 h 05 le week-end et 2 de 50', voire 55' en semaine). C'est vrai qu'il y avait peut être mieux  à faire que passer la veille de la course à piétiner et à jouer les GO pour une bande de petites filles déchaînées. Peut être aussi que les verres de rosé avec les copains venus rechercher leur progéniture n'étaient pas forcément ce qu'il y a de mieux en prépa de course...

Le seul point positif, c'est que s'il y a une catégorie "coureuse/marcheuse" la plus rapide, je remporte haut la main. Je me console (un tout tout petit peu) en me disant que faire 1 h 03 en ayant marché certainement entre 10 et 15', c'est finalement pas si mal et que si je n'avait fait que courir, j'explosai mon temps... mais bon, avec des si...

Je sens qu'il va falloir bien vite que je me remette en selle et que j'en fasse une autre, parce que ce soir, j'ai le moral dans les chaussettes ! Et je suis très partagée entre l'envie de prendre ma revanche (question plaisir et question chrono) et celle de ne plus revivre cela.

mar 25
2009

Week-end Canada Dry

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

L'oeil sur le chrono, l'enchaînement d'épreuves à un rythme d'enfer, les ampoules, le Tshirt de course XXXL.... Ca avait le goût, l'odeur et la couleur d'un week-end sportif.... Mais même pas, c'était mon week-end canada dry sans une goutte de sport! Samedi matin : on lève la petite tribu, petit déj, habillage, préparation des sacs et on file à 9 h préparer la salle des fêtes pour le carnavalo organisé par mon asso de parents d'élèves : préparation du bar, des stands, gonflage de ballons, déco, fous rires avec les copines... 11 h : on file ventre à terre et les filles sous le bras chez mes parents qui vont les garder jusqu'au carnaval. Un café, des bisous et on repart en direction du supermarché le plus proche pour le ravitallos de la semaine. La folle qui court en poussant son caddie et en jetant des trucs dedans, c'était bien moi. Retour à la maison, rangement des course, farfouillage dans l'armoire pour trouver un Tshirt blanc sur lequel appliquer le transfert de la manif : le verso du 10 km de Lyon fera l'affaire. Oups : plus que 5' pour appliquer le transfert au fer à repasser, et cette salaoperie qui refuse de transférer...

Bon, on oublie les finitions et on refile à la salle des fêtes pour le gonflage à l'hélium des ballons sur lesquels on noue de jolies petites ficelles. Puis on vend les dits ballons à des hordes de gamins en folie tout en empêchant les siennes accompagnées d'un neveu déchaîné de faire trop de bêtises. Défilé, lâcher de ballons, brûlage de m carnaval et retour à la salle des fêtes pour la fiesta... et la vente de hot-dogs. Je deviens une pro en la matière : 90 à notre actif ! Une fois la fête terminée, grande séance de balayage de confettis dans une salle immense. Ampoules aux mains (riez pas !).

Le lendemain, je râle parce que le Chéri part à l'aube pour une compét. Trop de scrupules à laisser les filles seules pour aller courir. Je reste à la maison et fait mon triathon à moi toute seule où j'arrive 1ère toutes catégories confondues, loin devant les 2 naines (pardon, c'est pas une catégorie, ça : mini-poussines) : rangement, ménage, repassage !

Si c'est pas du week-end sportif, ça !!!! Un peu dégoûtée quand même parce que depuis l'aquathlon et les séances de natation et de CAP du lundi et du mardi suivant, j'ai dû annuler mes autres séances de la semaine pour rester travailler entre midi et 2.

Bon, dieu merci pour mes filles, mon Chéri, mes collègues, la terre entière... je me suis rattrapée depuis avec 2 séances de natation depuis le début de la semaine (ouf, le temps a viré et la piscine s'est vidée...) et une séance de CAP hier au Parc avec Martine. Plutôt la pêche avec une moyenne proche des 10 km/h, ce qui pour moi est plutôt rapide. Mais une douleur au mollet qui se réveille pour devenir assez intense après l'entraînement. A tel point que cela m'a réveillé cette nuit et qu'au réveil, j'ai eu beaucoup de mal à poser le pied par terre. Je doute de plus en plus sériuesement de l'hypothèse "contracture du jambier postérieur" et me demande si cela ne serait pas plutôt une bonne vieille périostite. Quelques lectures rapides sur Internet semblent confirmer cette option. Pour "fêter" cette découverte, je me suis payée ce soir une vraie poche de glaçage !

mar 15
2009

What a beautiful day !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Bon, pour une fois faut que je la fasse courte car il y a encore les devoirs de Noémie, le linge à ranger, le dîner à préparer et l'aspirateur à passer..... Donc je passe vite sur ma semaine de folie. Lundi : visite médicale OK pour Mahaut, la pédiatre la trouve juste un peu spedd et pressée (de qui peut-elle donc bien tenir, cette nefant). Le soir, l'ostéo me confirme que le Grand Rééquilibrage de Gaëlou se poursuit et occasionne tous mes petits soucis au nerf sciatique et au jambier postérieur (même la corne sous le pied a migré, c'est dingue !) mais rien de dramatique, faut juste que je force sur les étirements. Mecredi : journée pourrie? J'ai hésité à aller en formation car je crôule sous le boulot (ben  j'aurai pas dû !) : le matin, tout va bien, je suis l'une des seules à avoir eu la moyenne mais l'aprèm, ma petite cervelle en surchauffe dit stop, j'arrive plus à me concentrer et à comprendre ce que je lis sur le sujet palpitant des contrats de partenariat pour la construction des équipements sportifs... Bref, je rends feuille blanche et me sens vraiment minable. Heureusement, une séance de fractionnés sauve la journée du naufrage intégral. Je me détesterai presque. Jeudi et vendredi : je suis en apnée au bureau, du coup, je squizze mes 2 entraînements prévus entre midi et 2 pour rester bosser. je postive en me disant que ma contracture va sûrement apprécier et qu'il vaut peut être mieux calmer le jeu avant de devenir cinglée !

Je me rattrape hier avec une belle séance de natation dans une psicine presque vide. Nuit pas terrible avec des bouffées de stress et d'angoisse. Jveux pas y aller ! En prime, un cauchemar dans lequel je loupe le départ... trop occupée à papoter ! Au réveil : ça va mieux, j'essaie de positiver et de penser que ça va être super, que je vais courir ET nager, en maillot en plus (trop de la chance !), et que ce ne sera pas trop long. N'empêche que je peut pas m'empêcher de vouloir être ailleurs par moments.

Nous partons vers 10 h 30. Je commence à flipper un peu... et Chéri est de super mauvais poil pour arranger le tableau. On est limite à la bourre et on finit par se perdre. Je stresse de plus en plus. Mon cauchemar était-il prémonitoire ?

On arrive enfin à 11 h 10, alors que je suis censée prendre le départ à 11 h 40. L'échauffement va être réduit.... Je file me changer et récupérer mon dossard. Tant pis pour l'échauffement CAP, je me rattraperai sur la natation. En fait, ils sont eux-même très en retard. J'assiste émue aux courses des mini-poussins : les pauvres bichettes : si certains sont déjà plutôt doués, d'autres peinent vraiment et finissent cramponné aux lignes d'eau. J'attend que les cadets/minimes aient fini leur échauffement pour m'échauffer à mon tour. je suis un bon moment toute seule. Quand mes "collègues" se mettent à l'eau, je suis un peu rassurée. Pas de Laure Manaudou à l'horizon !

Au briefing, je reconnais Michèle, une fille qui était dans ma ligne à Oullins : elle nage assez moyennement, en brasse, mais qu'est-ce qu'elle court vite ! On papote un peu, l'ambiance est sympa. Ma bonne étoile veille sur moi : nous ne sommes que 2 dans ma ligne : nous prenons chacune un côté. départ : je n'ai pas oublié mes lunettes sur mon bonnet cette fois-ci. Je me sens bien, je maintiens un rythme intense mais je ne suis pas à fond, j'essaie de me concentrer sur ma nage, de tirer sur les bras et de bien travailler mes virages (j'ai renoncé aux culbutes). Je me rends compte que je suis plutôt bien placée, il y a l'air d'avoir un paquet de filles derrière. Même la petite jeune dans ma ligne qui a depuis le début pratiquement une demi-longueur d'avance fatigue et je la dépasse. Dernière longueur. J'arrive au mur et ai, je ne sais pour quelle raison, un temps d'hésitation avant de me hisser pesamment hors de l'eau (style échouage de baleine sur la plage). Malgré mes super lacets que l'on a pas besoin de lacer acheté spécialement chez Running Conseil vendredi, je peine à mettre mes baskets et perd, comme d'hab, de précieuses secondes à la transition. A tel point que d'après mon Chéri, je suis sortie 4ème ou 5ème de l'eau (sur 16 nageurs, dont 3 gars) mais que 4/5 filles sorties juste après moi me dépassent à ce moment-là. J'aurai peut être pas dû me remaquiller ?

Je pars à fond de ballon, complètement en apnée. Le souffle est aux abonnés absents mais les jambes sont bien là et ont envie d'en découdre. Pendant une mirco seconde, je me dit que c'est cool, y'a encore plein de monde derrière et c'est pas la peine de s'exciter, je serai pas dernière... mais un brin d'esprit combatif prend le dessus et j'accélère encore pour doubler quelques filles (moi doubler, vous avez bien lu !). J'en bave, cela me semble interminable (ce n'est pourtant qu'un petit 1,6 km, mais en apnée...). Nous courons autour de la psicine et du complexe sportif, essentiellement sur de l'herbe et avec un terrain assez inégal (saletés de petites buttes !!!!). Enfin la ligne d'arrivée visible. Je n'en peux plus, je crois que mes poumons vont exploser mais je pique un super sprint et en grille encore une sur le poteau. Je reste un bon moment cramponnée à la table du ravitallos à essayer de reprendre mes esprits. Je suis fière de moi : sur la course, je me suis vraiment donnée à fond et suis allée chercher dans mes réserves et j'ai bien vu que cela répondait ! Par contre, je sais que j'ai fait une bonne course mais difficile de me situer. Je ne sais pas à quelle place je suis. Le soleil brille de nouveau. Je suis heureuse et contente de moi. Chéri insiste pour que nous attendions le podium.

YYYEEEEEESSSSSS !!!! Je suis 2ème senior ! Je ne découvrirai mon chrono qu'à la maison. Dans ma "vague", nous étions que des juniors, seniors et vétéranes + 3 gars mais dans le classement, ils ont intégré les cadettes et minimes qui ont concourru juste avant. Je ne vous fais pas languir plus longtemps... Résultat des courses : 12ème sur 21, 3ème "adulte", 2ème senior (14 ' 21 au total dont 5'47 à la natation et 8 ' 34 à la course, soit une moyenne de 11,5 km/h).

Petit bilan perso : je suis SUPER contente et fière de moi, dont l'ambition sur aquathlon a pour l'instant toujours été 1) de finir en vie 2) de ne pas finir dernière. Là, je me suis découvert beaucoup plus compétitrice et pleine de "gniak". Mon résultat est vraiment au-dessus de mes espérances !!! En plus, je gagne une super casquette (pas publicitaire, une vraie) Zerod noir et blanche et un bonnet de bain vert de triathlète (estampillé de je ne sais plus quel triathlon) dont la seule chose que je puisse dire est qu'il est vraiment vert... Enfin, je vais pouvoir me la péter demain à la piscine !!!!

Gaëlou trop trop contente...

mar 08
2009

La poule blanche

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Vous savez qui c'est ?Et ben c'est moi ! La poule blanche c'est celle qui, quand elle a pas mal au c.., elle a mal à la hanche. Cette très belle expression imagée que l'on doit à ma copine Martine, elle me correspond parfaitement. 3 mois que j'ai mes semelles et la Grande Opération de Rééquilibrage de la Tordue bat son plein.

D'abord, le genou gauche, qui a été plutôt de bonne composition, je dois bien l'avouer, même s'il vient souvent encore me rendre visite, au moins, il me laisse plus ou moins tranquille quand je cours. C'est après qu'il se rappelle à mon bon souvenir, généralement en montant ou descendant les escaliers. Bon, comme j'ambitionne pas de me lancer dans le record de montée des marches en courant de l'Empire Sate Building, de la Tour Eiffel ou plus modestement de la Tour du Crédit Lyonnais, je ne lui en veux pas trop, on arrive à cohabiter, lui et moi.

Ensuite, le sciatique gauche. La douleur au sacrum a glissé au sciatique qui se réveille généralement au bout de 30' de course. Rien de dramatique, juste une gêne qui rend toutefois un peu douloureuses les longues accélérations comme j'aime bien les faire.

Pour finir (j'espère...), le mollet droit (tiens, une erreur de la nature ? Il s'est trompé de côté celui-là ?) avec une douleur permanente sur le côté interne du mollet assez bas, avant la partie la plus charnue (bon, il paraît qu'à cet endroit, c'est plus le mollet, dixit ma famille de kinés-ergo). Là, pas moyen de savoir ce que c'est pour l'instant, même pour une experte en bobologie comme moi. J'ai bien essayé de la googler, cette douleur au mollet droit, mais après être tombée sur quelques contractures et autres déchirures, j'ai vu une réponse du stylé "ma mère est rentrée à l'hôpital pour une douleur au mollet, elle est morte 2 jours plus tard". Un rien déprimée, j'ai laissé tomber mes recherches et appelé mon ostéo pour une Révision Générale avant aquathlon. Je vous dirai. Bon, c'est pas la douleur foudroyante qui vous cloue sur le bitume mais c'est malgré tout super gênant et permanent, que je cours ou pas. Ce matin, à un moment, (heureusement cela n'a pas duré), j'avais l'impression que ma jambe était tout faible et n'allait plus me supporter bien longtemps.

Sinon, à part ces petits bobos, la forme ! Juste un peu dégoûtée d'avoir toujours un truc qui cloche au moment où je retrouve un bon rythme d'entraînement. Cela fait plusieurs semaines que j'arrive à me tenir de 3 séances de CAP/semaine et  aussi de natation, depuis que la piscine a rouvert après les vacances. Et c'est vraiment top. Je vois enfin la progression. Les puls descendent enfin : après des semaines à des moyennes proches de 165, je suis sytèmatiquement en dessous des 160 et me rapproche des 150 en endurance. Et j'ai surtout enfin l'impression de courir. Les tortues me comprendront mais j'avais souvent l'impression de courir assez pesamment, voire de trottiner, avec des foulées rasantes. Là, cela fait quelques semaines que j'ai l'impression de courir enfin, avec des foulées plus allongées, plus dynamiques et propulsives, l'impression que "ça déroule". Difficile de mettre un temps là-dessus, vu que je n'arrive pas à rerégler mon accéléromètre depuis que j'ai changé les piles (c'est bien simple, on dirait que la fonction a disparu !) mais aujourd'hui, après 45'/50' d'intensité variable (départ assez lent puis accélérations progressives pour être quand même tranquille), j'ai couru plus vite pendant 45' : mon polar m'indiquait des vitesses de 9,5 à 10, mais je pense qu'il faut rajouter pratiquement 1 km/h à cela; C'est de bon augure pour l'aquathlon et les prochains 10. Sinon, plan d'entraînement au feeling : généralement 1 séances avec des fractionnés (45' avec une dizaine de 30 x 30 au milieu), une séance d' 1 h au Parc de la Tête d'Or avec une ou plusieurs copines du boulot qui courent plus vite que moi (donc du surrégime non-stop pendant 1 h mais je crois que cela me fait du bien et c'est depuis que ej fais ça que j'ai l'impression que ça décole) et une séance d'environ 1 h 15 le dimanche matin, complètement au feeling avec une montée en charge crescendo, généralement, de la vitesse sur la fin et un retour progressif au calme mais à un rytme encore assez soutenu.

Pour ce qui est de la natation, je maudis les magazines féminins qui doivent sortir en ce moment et qui recommandent à leurs lectrices de faire de la natation pour se muscler les fesses. Depuis la semaine dernière, la piscine est envahie et c'est la galère totale ! Heureusement qu'il y a encore quelques vrais moments de grâce en osmose totale avec l'eau et des sensations de glisse incroyable. La séance d'hier était de cette nature : débuts moyens avec les bras et les épaules qui tirent un peu. Echauffement classique avec les "gammes" habituelles : du crawl, du crawl avec pull, du crawl avec pull et plaquettes, re-crawl, planche et battement, brasse et pull (pour muscler les épaules, c'est terrible), re-crawl pull.... bref, 1 200 m. Puis des fractionnés sur 500 m avec alternance 25 à fond/25 lent. Et enfin, une belle série de 600 à 700 m (j'ai perdu le fil) de crawl avec et sans pull. ZEt c'est cette série-là qui tenait de l'xtase la plus totale : après les gammes et les efforts, du bonheur à l'état pur, l'impression de glisser rapidement et calmement et de pouvoir nager des heures comme cela. Bon, cela sera une autre paire de manche dimanche prochain !

Bon, je ne suis pas encore inscrite, va falloir que j'y pense sérieusement mais j'attends le Rv avec l'ostéo demain. Semaine chargée en perspective : demain matin, RTT car je dois emmener Mahaut à la visite médicale - obligatoire - de l'école à laquelle je suis convoquée à 11 h (entre-temps, il faut que je résiste à la tentation d'aller sur le site pour bosser un peu à la maison : j'ai un slogan publicitaire à faire pour la radio et deux argumentaires pour les RH). Ensuite, je file rejoindre mes copines à la psicine avant d'enchaîner sur le boulot et l'ostéo à 19 h 20. Mardi : boulot + conseil d'école maternelle de 19 h à 21 h (je sais pas comment je vais arriver à faire un gâteau !). Mercredi : ma fameuse formation (au fait, ça y est, je suis inscrite au concours !) avec corrigé du précédent devoir sur table le matin et nouveau DT l'aprèm. Pour me récompenser le soir et comme je ne rentre pas trop tard ; fractionnés. Jeudi : travail et natation à midi. Vendredi : idem + course à pied à midi. Entre-temps, faudra que je trouve le temps de m'inscrire à l'aquathlon et d'aller chez Running Conseil trouver une paire de lacets spécial tri, c'est finalement pas top les boules de serrage. Et puis faudra bien que je trouve le temps de flipper un peu, sinon c'est pas drôle !

Bon, je vous laisse, faut que j'aille sortir les monstres du bain !

fév 22
2009

Le sprint de ma vie

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Dommage qu'il ne soit pas homologué, celui-ci, mais vendredi, j'ai battu le record du monde de remontée de la rue Paul Bert à la course, avec bottes à talons, manteau, sac en bandoulière et porte-documents. Si, si, j'vous jure ! Pourtant, elle était pas prévue à mon plan d'entraînement, celle-ci !

Allez, je vous raconte. Donc vendredi soir, 18 h 25, je m'apprête à partir du boulot après une journée bien occupée à boucler la sélection photos de mon prochain mag. Comme lundi je suis en formation pour mon exam, je rassemble de quoi écrire et corriger ma copie, du brouillon et le porte-document dans lequel j'ai tout ce qui se rapporte à cette fichue fromation. Je l'ouvre et découvre le formulaire d'inscription, retiré il y a plus d1 mois. Damned ! Le ciel me tombe sur la tête. Je l'avais complètement zappé celui-là ! Et la date limite impérative me saute aux yeux : 20 février. Aujourd'hui, quoi, cachet de la poste faisant foi. B...... de m...... ! Pour un acte manqué, c'est un acte manqué ! Ce truc là m'était complètement sorti de la tête. Pour ne rien vous cacher, j'ai beaucoup plus pensé à mon inscription à l'aquathlon (pas encore envoyée d'ailleurs)!

Vraiment pas de bol ! Dire que je suis inscrite à une formation qui va me servir à rien et qu'il va falloir que j'attende un an avant de retenter ma chance... C'est vraiment trop con. Je suis vraiment trop con. Je sors du bureau partager mon énervement avec les quelques collègues qui sont encore là. Je suis partagée entre le fou rire (faut être con, quand même !) et l'abattement. J'essaie de positiver en me disant que je n'aurai pas à me taper la formation lundi (pas une partie de plaisir : corrigé du premier devoir sur table où je me suis assez lamentablement vautrée il y a un mois le matin et nouveau devoir sur table pendant 4 h l'après-midi). Mais voilà qu'une Gaëlle (décidément, les Gaëlle sont des êtres merveilleux !)me prend en charge et me booste : "Allez, tu t'en fous si ton dossier n'est pas complet, mais il faut absolument que tu l'envoies aujourd'hui. Grouille-toi, tu as peut être une chance, je crois que la poste de la place Bellecour ferme à 19 h". A ouais, ben c'est malin mais il est déjà 18 h30 et le dossier est complètement vide. Alors que je suis plutôt fataliste et défaitiste, Gaëlle me harcèle et s'occupe de tout. ET moi, j'obéis. On se croirait dans un mélange d'urgence (Timbres ? Timbres. Arrêté de nomination ? Arrêté de nomination. Etiquettes ? Etiquettes. Enveloppes ? Enveloppes) et de 24 h évidemment. Le dossier sous enveloppe, elle lance le chrono et tous les copains sont là pour encourager mon départ en trombe. 18 h 38. Je vous dis que c'est pas gagné !

Je remonte en courant la rue Paul Bert qui me semble encore plus longue que d'habitude. Evidemment, j'ai la tenue appropriée pour un sprint : bottes à talons, manteau qui me bat les mollets, sac à main bien chargé en bandoulière et porte-document dans une main. Je slalome, me reprends, accélère, m'excuse. Je suis rouge et en sueur. J'arrive enfin à la station de métro, pique un nouveau sprint dans les escaliers pour m'engouffrer dans une rame avant que les portes ne se referment. Je profite du trajet pour reprendre mon souffle et mes esprits. Puis à nouveau un sprint dans l'escalator avant de m'effondrer à 18 h 55 dans le hall de la poste encore ouverte. Sauvée !!!!

Voilà, mon bulletin d'inscription est estampillé du cachet de la poste (le fameux qui fait foi), même si je ne suis plus très sûre de l'avoir signé...

Décidément, je crois que j'ai eu une bonne idée le jour où je me suis mise à la course à pied !

Compte-rendu des entraînements de cette 2ème semaine au prochain épisode, probablement ce soir !

La mauvaise nouvelle, c'est que je vais vraiment être obligée d'aller en formation demain !

fév 15
2009

Prépa aquathlon : semaine 1

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Les filles viennent enfin de lâcher l'ordi et le site des Polly Pocket ("Tu sais ce qui serait super cool.?.. si on était des rock-stars" - Au bout de la 5ème répétition, j'ai cru que j'éclatai mon ordi chéri), alors j'en profite pour venir vous raconter la première semaine de mon plan d'entraînement, vu que maintenant, ça y est, je peux plus reculer !

Mardi : Je pars de nouveau très tard, un peu trop tard pour courir à jeun (9 h 30 passé) mais ma nièce, baby-sitter du jour, est en retard. Le soleil brille, il ferait presque chaud et je regrette de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil. Si ça sent pas le printemps, ça ! En revanche, le vent est de la partie et cette sortie n'est pas mémorable. 58' assez poussives avec des puls encore bien trop hautes (166 en moyenne), même si je ne me focalise pas dessus et les jambes assez lourdes. J'imagine que l'heure tardive et le fait d'être à jeun ne me rendent pas très pêchue. Je finis la sortie pliée en deux par la faim. Résultat des course : bof bof bof :7,8 km, 8 km/h en moyenne, 166 de fc moyenne (max : 9 km/h et 177).

Jeudi : J'avais dans l'idée de faire une séance de fractionnés, une fois ma grande décision prise. Pas de bol, ma belle-mère, qui devait garder les filles en fin d'aprèm, est rentrée très en retard (décidément, c'est de famille !) et j'ai fait "atelier masques de carnaval" avec les filles, en tenue de running. Pas sûre que cela remplace avantageusement les fractionnés. Un peu plus reposant tout de même ! Un peu énervée, je me suis dit que les éléments se liguaient décidément contre moi pour contrarier cette déjà bien courte préparation. Plusieurs hypothèses : une concurrente de l'aquathon a appris ma venue et m'a jeté un sort à l'aide d'une poupée vaudou, tant elle a peur que je ne lui pique la dernière place. Autre possibilité : l'ange gardien qui veille sur moi et qui sait tout a vu dans sa boule de cristal que j'allais exploser le record de France sur semi-marathon et ne veut pas que je gâche mes chances sur du courte distance. Autre option : mon ange gardien, toujours lui, veut m'empêcher de faire cet aquathlon car ce jour-là, de dangereux terroristes rilliards séparatistes vont attaquer la piscine. Bon, ce n'est que partie remise, I'll be back demain et les fractionnés n'ont qu'à bien se tenir !

Vendredi : Chéri rentre tôt et je file sous les flocons pour ma fameuse séance de fractionnés, en compagnie de Jiwok. Et dire que j'attendai cette séance avec impatience ! Après les 20' réglementaires d'échauffement, nécessaires mais à peine suffisants pour chauffer le diesel que je suis, c'est parti pour une séance de 10 x 30" x 30". Oh p......., et dire que je suis censée courir comme cela pendant 8 à 10' lors de l'aquathlon... Je crois bien que ça va pas le faire ! Je ralentis avant la fin de la 6ème répét, marche durant la 6ème récup et remarche à nouveau pendant la 8ème ou 9ème... Je ne me sens pas très brillante, sur ce coup-là. Et à tout vous dire, entre ça et 2 h de contractions bien violentes, franchement j'hésite. Après cette fabuleuse série, je trottine encore 1 tour autour du bassin puis prend le chemin de la maison. Comme le dit mon copain Jiwok, c'est bientôt fini ! Juste au moment où je commençai à rerespirer de nouveau quasi normalement. Dans un élan de motivation, je décide de repiquer pour un grand tour avant de rentrer. Trop dommage de s'arrêter alors que l'on commence enfin à trouver cela agréable. Je n'ai plus trop de jambes mais tant pis ! 57' et des puls moyennes à 172 (max : 188).

Samedi : le bouton de fièvre enfin disparu, je peux reprendre le chemin des bassins ! Quand j'arrive, les 2 lignes sont occupées, l'une par de très bons nageurs que je n'ai pas envie de déranger, l'autre par des branques qui, elles, vont me déranger, alors comme il n'y a pas trop de monde dans la partie libre, je me colle à la ligne. Echauffement tranquillou (250 m crawl, 250 m avec le pull-buoy, 250 m avec le pull et les plaquettes, 250 m de battements et à nouveau 250 de crawl tout cool avec des culbutes). Le grand moment arrive. J'ai pris le chrono pour me tester sur 250 en condition de compét, ça va être l'heure de vérité ! Evidememnt, maintenant, y'a plein de monde et mes lunettes sont de moins en moins étanches (dans la liste des trucs à faire cette semaine quand je ne serai pas à la piscine, fermée pour cause de vidange : racheter une paire de lunettes adaptées à ma vue ET étanches). C'est parti, j'essaie de penser à ce que je fais et surtout ne pas me dépécher d'en finir. Allez, on tire sur les bras ! Du monde en bout de bassin à la fin de la première longueur, pas de culbute, je renonce pour cette fois-ci, on verra bien les temps avec et sans culbutes. 5'32. Je suis un peu déçue, si je rajoute la quarantaine de secondes que m'a pris la transition l'année dernière, je suis dans les temps des 2 dernières. Bon, on reste optimiste, c'est pas si mal : c'est de l'entraînement, on va plus vite en course, mes lunettes prenaient l'eau, je n'ai pas fait de culbutes et j'espère bien être un peu plus rapide pour me changer cette année. Je finis l'entraînement par des séries de crawl avec et sans pull tout doux. Quel plaisir de retrouver ses sensations à la piscine, moi qui en ai été privée pendant 2,5 semaines et qui ne pourrait pas y retourner avant samedi prochain.

Dimanche (aujourd'hui) : très beau temps glacial. Jambes un peu engourdies par le froid. Je décide d'y aller tout doux et pour une fois, d'essayer de faire baisser mes puls, tant pis pour la vitesse. Du coup, séance agréable d'1 h 09, à la vitesse moyenne supersonique de 7,8 km/h (il va quand même falloir que je recalibre mon accéléromètre dont je viens de changer les piles, j'ai l'impression que les distances et la vitesse me sont moins favorables depuis que j'ai changé) pour un peu plus de 9 km. La bonne nouvelle, ce sont des puls moyennes à 162, avec un max de 172. Mais je me suis quand même sentie bien poussive !

Allez, demain c'est la rentrée et le début de ma 2ème semaine d'entraînement !

fév 12
2009

Aquathlon or not aquathlon...

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

That is the question ! Cela fait belle lurette que j'ai fait une croix sur le sprint (pas envie de revivre l'enfer de l'année dernière en n'étant pas préparée... et si c'est pour y aller la boule au ventre et à reculons, je vois vraiment pas l'intérêt) mais je pensai me rabattre sur le découverte, format qui me convient mieux pour l'instant et que j'avais bien apprécié en septembre, juste après le semi)... mais je dois bien avouer que je commençai sérieusement à avoir envie de laisser tomber, devant l'échec du démarrage de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un plan d'entraînement (arrêt de la course pendant plus d'un mois cet automne, reprise intermittente pour cause de boulot, re-arrêt pour grippe, arrêt de la natation pour cause d'affreux bouton de fièvre auquel se conjugue une fermeture technique de ma piscine pile au moment où je vais pouvoir reprendre... bref, sale temps pour l'aquathlon !);

Parce qu'un aquathlon, ça a l'air de rien -peanuts, gnognotte, pipi de chat réunis - mais ça me fait beaucoup plus flipper qu'un semi. D'abord, on flippe 2 fois : pour la natation et pour la course à pied. Ensuite, faut courir en maillot, et ça, non seulement le mois de mars n'est pas le mois de l'année où je préfère courir à moitié à poil sous la neige mais en plus,  faut courir en maillot et au sortir de l'hiver, ben je vous fais pas un dessin. Autre petit détail, il y a très peu de concurrentes, à croire que natation et course à pied ne font pas bon ménage. L'année dernière, 29 filles sur le sprint et 13 en découverte... Et là, pour le moral, c'est franchement pas pareil d'être 29ème/29 (euh, ma place de l'année dernière) que 3 250ème/4000.

Et puis, l'apnée dans l'eau, je sais à peu près faire, mais en courant, c'est plus dur et c'est pourtant ce qui m'arrive systématiquement (trop forte, la Gaëlou, elle a inventé une nouvelle discipline !). Alors j'hésite...

Mais à traîner plus souvent mes runnings sur le site depuis quelques semaines, je sens l'esprit de "courir-au-féminin", celui qui m'a fait m'inscrire à un semi avec juste un aquathlon, un 10 km et un 5,7 km à mon actif, me gagner. Et je me suis surprise hier à aller faire un tour sur le site de l'aquathlon pour ma traditionnelle "étude de marché" pré-course (nombre de participantes, temps des premières, de la dernière....) et je commence doucement à me dire que c'est jouable. Evidemment, il y a bien quelques superstars en haut du classement (genre 3' à la nat' et 6' à la course - pour 250 m et 1,6 km) mais le gros des coureuses sont à peu près dans les mêmes temps (entre 5 et 6' à la nat et 8 et 9' à la cap). Et en plus, il y a Anne, ma Marie-Claude de l'année dernière, la dernière de l'épreuve en 2008 dont le temps va me servir de référence : 6'10 à la nat + 11'43 à la course... Sauf que l'année dernière, Marie-Claude n'est pas revenue et j'ai beau eu lui mettre en théorie 6' dans la vue, et ben comme elle était pas là, ma dernière, c'est moi qui ai pris sa place (faut toujours se méfier des dernières  !).

Depuis, je fais des règles de 3 à n'en plus finir, une vraie pro de la calculette (donc 1'et qq minuscules secondes au 50 m x 5 - les culbutes et le faux départ - x% lié à plus courte distance+ un change sans le T.shirt et avec un porte-dossard + des lacets magiques + 28'/3 x n% d'amélioration en 1 an  - n% lié à 1 ou 2 kg en plus). Voilà, on va dire que cela devrait le faire ! Objectif : s'éloigner le plus possible de la dernière place !

Seul petit problème : il ne me reste plus qu'un mois pour commencer (et finir) un plan d'entraînement, sachant qu'en vitesse, y'a du job !!!! Je n'ai aucune idée du temps que je suis capable de faire sur cette distance mais je crois qu'il ne faut rien calculer : c'est partir comme une bombe, accélérer et finir au sprint... Le tout bien évidemment en apnée. Pour un vieux diesel comme moi, c'est pas gagné ! Je sens que je vais bouffer du fractionné (d'ailleurs, je m'y remets tout à l'heure). Pour la nat', pas gagné non plus : le bouton de fièvre a pratiquement disparu, je vais pouvoir m'entraîner samedi avant d'arrêter de nouveau pour une semaine pour cause de fermeture technique. Et ensuite, ma satanée formation d'attaché principal va tomber que sur des jours piscine, va falloir improviser. Surtout que je sens que" je ne suis pas encore parfaitement au point et confiante pour les culbutes. Si je maîtrise plutôt pas mal sur des allures tranquilles et sans pression, j'ai testé en vitesse... et là, pas pareil ! Manque de repères à l'approche du mur et manque de souffle au sortir de la culbute. Quelques soucis aussi avec ma vitesse, avec l'impression, sur du fractionné, que l'effort et la fatigue engendrés par le fait d'aller plus vite ne sont pas proportionnels à la vitesse gagnée. Et surtout, la seule et unique fois où j'ai voulu tester ma vitesse sur un 250 m, j'ai foiré la mise en route du chrono !

Mais à l'impossible nulle n'est tenue, vous me le rappelez tous les jours quand je lis vos aventures et vos comptes-rendus et c'est quand même pas un manque de préparation qui va nous faire renoncer ! Allez, j'enfile mes runnings et j'affûte mon maillot ! Et si vous avez des conseils d'entraînement (genre comment devenir une championne d'aquathlon en 4 semaines), je suis preneuse !

fév 08
2009

I did id !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Et oui, je l'ai fait ! Comme promis, après plusieurs posts à râler sur mes petites mésaventures, me revoici avec un vrai récit de course à pied. 10 longs jours que je n'avais pas couru, la faute d'abord à la grippe, puis à une météo vraiment capricieuse (la pluie, je crains pas, mais les trombes d'eau, y'a pas moyen ; la natation et la course à pied sont des passions mais je préfère les enchaîner plutôt que d'essayer de les pratiquer en simultané !)

Pourtant, c'était pas gagné ce matin et cela a bien failli se finir au fond de la couette. Vers 8 h, mon Chéri me pousse du coude en me disant "Alors, elle va pas courir ce matin, la championne ?", hilare (pas très charitable, le Chéri) en me montrant la neige tomber dru à travers les stores. Saloperie, ça a l'air de tenir ! Et ben tant pis, ce sera pas pour aujourd'hui me dis-je aussi motivée qu'un filet de cabillaud bouilli avant de me rendormir. La couette est accueillante et la culpabilité très légère. Les filles et le Chéri se lève mais je reste couchée. Perdu pour perdu, autant se taper une bonne grasse mat'.

Tout à coup, j'entend la foulée régulière d'un coureur qui passe sous mes fenêtres. Et là, effet kiss cool surprenant : je me lève d'un bond. Y'a du Pavlov dans l'air. Faites voir ou entendre un coureur à la Gaëlou, et elle se met à courir ! Neige ou pas neige, il faut que j'aille courir ! Bon, il est tard pour une sortie à jeun (9 h 30 pas encore habillée) mais  je sais que je ne pourrai pas courir cet après-midi (mon Chéri a une compét, je dois rester garder les filles) alors tant pis pour le ventre vide, j'ai des réserves et promis, si je tombe dans les vapes, je rentre illico à la maison. De toute façon, vu mon entraînement en dents de scie des dernières semaines, c'est pas aujourd'hui que je vais renouer avec mon parcours préféré de la prépa semi, qui me fait faire une longue boucle dans les Monts du Lyonnais. Là, je ne suis jamais très loin de la maison.

Et c'est parti sous quelques flocons (la neige s'est calmée, et elle ne tient pas sur la route). Il doit faire tout juste quelques degrés mais j'aime bien. Bon, le vent de face sur de longues portions est nettement moins cool mais pas grave, je pense à toutes les tamaloutes privées de sortie et j'apprécie le bonheur de courir. Comme d'hab, je suis partie trop vite et n'arrive pas à redescendre. Mes puls sont dramatiquement hautes (souvent autour de 170, ce qui fait du 85%), je me sens un peu limite niveau souffle mais qu'est ce que j'aime courir ainsi. L'accéléromètre est en rade, donc difficile de connaître l'allure. Je ne crois pas que je dépasse le mur du son mais je dois tourner autour des 9, voire 10 km/h (quand je vous disai que le mur du son n'avait pas de souci à se faire). Je sais que je devrai ralentir pour calmer mes puls et être davantage en endurance mais je n'y arrive plus. Je suis vraiment stupide, je sais, mais ça m'ennuie de courir très lentement, j'ai l'impression de perdre tout le bénéfice du travail accompli durant ma première année de course à pied.

Les Monts du Lyonnais sont couverts de neige, les gens qui passent à pied sont tout emmitouflés et nous prennent pour des extra-terrestres mais c'est trop bien. A cette heure-ci, bien plus tard que mes sorties habituelles, je croise plein de coureurs (c'est relatif, 8 au total, rien à voir avec l'affluenece du Parc de la Tête d'Or) mais c'est plutôt sympa, il m'arrive souvent de ne croiser personne).

Bonne nouvelle du jour aussi : mon genou se fait oublier. Rien, nada, pas le moindre tiraillement. Il se réveillera juste après, quand je serai rentrée, comme les fois précédentes, uniquement lorsque je monte ou descend les escaliers;

La sortie du jour sera relativement courte (52') mais quel bonheur de retrouver la sensation de courir ! Je dois bien vous avouer que j'avais peur d'avoir perdu ma motivation, avec un taux d'endorphines proche de zéro, et des conditions météo assez déprimantes qui me faisaient hésiter (du genre, foutu pour foutu, je suis plus à ça près, je vais pas aller me faire ch.... à courir sous des trombes d'eau maintenant) mais je me rends compte qu'il n'en est rien ! Et je suis ravie d'être en vacances cette semaine pour pouvoir un peu rattraper le temps perdu...

fév 07
2009

Gaëlou voit rouge !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Et c'est rien de le dire ! Enervée, furieuse, en pétard, verte de rage, furibonde... Voici mon humeur depuis ce matin et j'arrive pas à me calmer ! J'ai l'impression d'être une cocotte minute au bord de l'implosion... à tel point que je suis sûre que par moment, de la fumée sort par mes oreilles ! Et évidemment, juste le jour où je peux pas me défouler et évacuer tout cela en faisant du sport (un affreux bouton de fièvre m'interdit l'accès à la piscine et il pleut des trombes d'eau sur Lyon depuis 2 jours)... J'ai bien essayé le ménage, tout à l'heure, mais disons que ce n'est pas une activité qui est bien haut dans mon classement des activités qui me procurent du plaisir ou de la relaxation. Pour un peu, je prendrai bien une clope pour ma calmer les nerfs, mais non, trop dégueu ! Et ça serait dommage à la veille de fêter mes 2 ans sans tabac !

Bon, je vous explique. Rien à voir avec la course à pied, mais je suis sûre que vous raconter tout cela va me calmer un peu.

Pour faire court (ce qui, vous l'aurez constaté, n'est pas ma spécialité mais je vais faire des efforts), le voisin de mes parents (qui est un abruti fini) m'a reculé dedans hier soir alors que je manoeuvrai pour sortir de chez eux, où je venai de récupérer Noémie. A ne pas y croire, alors que je m'escrimai à tourner mon volant (hélas, pas de direction assistée sur ma vieille voiture !), cet abruti est sorti de chez lui, est passé devant ma voiture pour monter dans la sienne et paf, a reculé en plein dans le mille. Evidemment, pas d'excuses, ni rien, juste un air ahuri. Bon, j'avoue que je me suis un peu énervée en lui disant qu'il pouvait au moins s'excuser et puis qu'il fallait être con pour reculer sans regarder mais le seul truc qui trouvait à me dire, c'est qu'il m'avait pas vu. Dans le noir et sous des trombes d'eau, j'ai rapidos fait le tour de ma voiture et n'ai pas vu de dégâts sur le coup. Comme je suis pas une fille chiante à la base, je lui ai dit que ça allait et suis partie. Mais à la lumière du jour ce matin, j'ai vu que mon pare-chocs était cassé. Donc, forcément, je suis allée le voir pour faire un constat et il m'a pris de très haut (c'est vraiment un con fini, je vous ai dit) en me disant que de toute façon, il ne s'estimait pas responsable, que nous étions dans une allée privée et que de toute façon, ce serait 50/50. Belle tentative d'intimidation ! On a finalement fait le constat mais il n'a pas voulu tout remplir et je me suis rendue compte après qu'il espérait bien jouer sur l'ambiguîté de la situation pour que cela se finisse avec des torts partagés... Alors qu'il n'y a pas à tortiller, il a reculé sans regarder dans ma voiture, ce con.

Bon, vous allez me dire, y'a pas mort d'homme mais ça me débecte vraiment que l'on puisse être malhonnête à ce point et que l'on essaie à tout prix de gruger l'autre sans reconnaître ses torts. Franchement, alors qu'il est 100% en tort, cette histoire risque de se finir avec des torts partagés et un pare-choc pas réparé (je suis au tiers, forcément !). Voilà, c'est mon petit coup de gueule du samedi soir ! Et ça m'énerve d'autant plus que moi, je suis la conne qui ne fait jamais de constat pour une petite éraflure (causée par d'autres), qui se répand en excuses et assume tous ses torts lorsqu'elle est responsable (même si furieuse contre moi-même) et qui va même jusqu'à laisser un mot avec ses coordonnées quand elle fait une bêtise. Et je me trouve pas particulièrement vertueuse pour autant, juste normale ! Et cela me choque d'autant plus quand je vois que tout le monde ne se comporte pas de la même manière !

Dommage que je ne sois pas croyante parce que sinon, je me consolerai avec l'idée que le bon dieu va le punir mais c'est même pas sûr ! Alors je me prends à rêver que cet abruti va passer une semaine merdique au ski (il n'avait pas le temps pour le constat parce qu'il faisait ses bagages pour partir au ski) : quand il va arriver, son appart sera déjà occupé et il sera obligé de cohabiter avec des gens aussi détestables que lui (bof, pas bonne idée, ils risqueraient de s'entendre à merveille et faire ch.. tous leurs voisins) ou alors il va faire un temps merdique toute la semaine et juste le jour où le temps va se lever (le dernier, forcément), et ben il va se péter le genou...

Ah, ça va déjà mieux ! Désolée d'avoir déversé ma colère ici , surtout pour quelque chose qui n'est en soi pas très grave mais il y a parfois des choses ou des comportements qui me font voir tout rouge, c'est épidermique (genre les cons, la mauvaise foi, le non-respect d'autrui, la tendance à croire que la vie est une jungle et que c'est celui qui grugera le plus les autres qui s'en sortira le mieux), ça me rend folle ...

Bon, j'espère que mon prochain récit sera rempli de joie et d'optimiste et que ce sera une histoire de course à pied, pour changer !

fév 04
2009

Pas veinarde !

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Malchance, pas de bol, loose, déveine, mouise, mauvais oeil.... Je crois que ma bonne étoile à moi est partie en vacances. Faudrait pas voir qu'elle se casse une patte au ski, l'étoile !

Figurez-vous qu'hier, alors que je me sentai enfin redevenue une Gaëlou (presqu') en forme et combative et plus une pauvre petite chose alternativement congelée et bouillante, larmoyante et crachotante, éternuante et écrasée de fatigue... bref, alors que je me sentai enfin sur la voie de la guérison et prête à retrouver une activité physique normale, ça a commencé à me gratouiller et à me picoter sérieusement au coin de la bouche. Non, on se fait pas un film, c'était pas un amoureux me bécotant par surprise mais un atroce, horrible, affreux, épouvantable bouton de fièvre profitant d'un état de faiblesse passagère pour pointer le bout de ses pustules répugnantes.

S'il y a un truc que je déteste plus que la grippe encore, c'est bien le bouton de fièvre qui vous tombe dessus une fois toutes les années bissextile en 9. D'abord, c'est moche et répugnant, tout le monde pense que vous êtes une bonne soeur qui est allée faire sa maligne à Djakarta à embrasser tous les lépreux qui passent. Ensuite, ça gratouille (bon, c'est la partie nettement la plus supportable, je suis d'accord, ça vaut même pas le coup d'être cité, OK, je suis de mauvaise foi). Last but not least : cela vous prive COMPLETEMENT de piscine pendant pratiquement 15 jours et ça, si c'est pas scandaleux ! Moi qui avait affûté mon maillot pour aujourd'hui, qui avait fait reluire mon plan d'entraînement, plus que jamais décidée à travailler dur ces dernières semaines en vue de l'aquathlon. Moi qui n'avait pas fait le moindre sport depuis une longue semaine, franchement, c'est pas sympa !

Et devinez quoi ? Un mauvais presssentiment tout à l'heure, je suis allée voir sur le site de la Ville : la piscine ferme une semaine durant les vacances !!!! Evidemment, pas la semaine prochaine, celle où je serai moi-même en vacances et de toute façon empêchée d'approcher à moins de 100 m d'une piscine par ce maudit bouton de fièvre de malheur, non, pas celle-là mais l'autre, celle où je serai de retour au bureau, complètement en manque de chlore, en pleine forme et avec une semaine d'un régime crèpes/gauffres/bugnes à évacuer ! Si c'est pas de la mouise, ça, je m'y connais pas !

Bon, vous allez me dire, un bouton de fièvre n'a jamais empêché personne de courir... et je dois bien avouer que vous avez raison. Mais une Gaëlou sans sa piscine, c'est comme une moule sans son rocher, un Wallace sans son Gromit, une  tartiflette sans son reblochon....

Bon, en attendant, va falloir motiver les troupes (en l'occurence, ma fidèle amie M, qui est encore plus chrorophile -ouh que c'est mignon, je suis toute fière de ma trouvaille, là )- pour délaisser la séance de natation vendredi et m'accompagner courir au Parc entre midi et deux.

fév 01
2009

Je suis baladeueu

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Complètement baladeueu... Quand je vous disai qu'à chaque fois que j'arrivai à enchaîner  2 entraînements de suite et à  reprendre espoir en mes capacités et en mon avenir de coureuse, il se passait un truc... Là, je commençai tout juste, en milieu de semaine, à me pencher sur les temps de la version "découverte" du 1er aquathlon que j'ai fait l'année dernière et que j'hésite à refaire cette année, et à faire des règles de 3 de folie pour vérifier que j'étais à peu près crédible sur ce truc-là, que j'ai senti un bien méchant virus me tomber dessus. Courbatures, mal au dos, frissons, toux caverneuse... il y a des signes qui ne trompent pas, surtout quand déjà presque un quart de mes collègues ont déjà été vaincus !

Evidemment, cela m'est tombé  dessus alors que j'étais en plein déménagement au bureau (après des années à connaître les joies de l'open space et à partager ses petits virus avec ses collègues, je m'apprête enfin à redécouvrir les joies du vrai bureau présidentiel....), un jour de grève qui plus est. Ah, les joies de l'attente du métro, puis d'une longue marche à pied dans la nuit froide pour aller retrouver sa voiture garée le matin à perpète tout en haut d'une côte qui fait passer l'Everest pour un vulgaire monticule... J'avais l'impression d'être une pauvre petite chose !

Inutile de vous dire que le suspens du vendredi matin (Gaëlou va-t-elle réussir à se lever à 5 h 45 pour affronter une sortie dans la nuit et le froid et à la frontale avannt d'entamer une journée de travail ?) a vite tourné court. J'ai déjà  dû lutter pour rassembler 2-3 neurones en état de marche et quelques forces pour accompagner les filles à l'école et me traîner lamentablement jusqu'à mon bureau et à mes cartons de déménagement (promis, plus jamais je ne serai bordélique et plus jamais j'amasserai les paperasses comme un écureil ses noisettes), alors vous penser bien que courir...

Une séance de natation et une sortie de course à pied annulées plus tard, me voici l'air aussi vif qu'un hamster neurasthénique, le nez rouge et humide, l'oeil brillant et larmoyant, le pyjama pendouillant... J'ai dû mal à croire que j'ai pu un jour courir un semi !

Bon, j'ai honte de me lamenter sur ma malheureuse petite grippouille alors qu'à lire de récents posts, il y bien pire que ça mais je déteste être baladeueu !!!!!

jan 28
2009

Intermittente de la course à peid

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Ben oui, c'est un peu comme cela que je me sens en ce moment ! Difficile d'être régulière dans les entraînements cet hiver et de se sentir portée par un objectif comme l'année dernière avec mon 1er aquathlon, mon Everest à moi...

Pour autant, je cours, faudrait pas croire ! Depuis ma reprise en décembre, au moins une fois par semaine, le plus souvent deux, plus rarement trois comme je le souhaiterai. Mais c'est un peu en dents de scie. A chaque fois que je me sens bien (re)partie, pan, une formation, un surcroît de boulot, un p.... de verglas... viennent me priver d'une sortie.... quand ce n'est pas un genou qui fait des siennes et me fait craindre un retour à la case "tamalou". La douleur s'est déclenchée il y a une dizaine de jours, lors de ma traditionnelle sortie du dimanche matin, alors que je m'étais enfin habituée à la pluie et au vent au bout d'une vingtaine de minutes, et ne m'a plus quittée ce jour-là de tout l'entraînement (une petite heure, histoire de voir comment cela évoluait). Les circonstances ont fait que je n'ai pas pu recourir de la semaine pour tester. Au repos, assez bizarre : pas de douleurs continues mais de temps en temps, une petite alerte en descendant ou montant les escaliers, passant aussi vite qu'elle arrive. En fin de semaine, je laisse les semelles à la maison pour faire la belle dans mes chaussures et hop, la douleur qui survenait de moins en moins souvent revient au galop.

Dimanche, pour en avoir le coeur net, je saute dans mes runnings et manque de m'étaler : après les trombes d'eau de la veille et le coup de froid de la nuit, j'auditionne pour le championnat d'Europe de patinage artistique. J'hésite : il fait un temps magnifique et j'ai trop envie de courir ! Tant pis pour la prudence (bon, je sais, c'était pas trop raisonnable, à croire que je voulai absolument revenir tenir compagnie aux copines du club des tamaloutes...). Mais bon, faut parfois vivre dangereusement ! J'ai trottiné doucement en slalomant entre les plaques suspectes pour aller retrouver la sécurité de mes tours de bassin sur piste sablée. Et là, je me suis transformée en vrai hamster : et hop, trois quart de tour dans un sens (le quart suivant s'étént transformé en patinoire), trois quart dans un autre, puis le long de la route sur un large trottoir sablé lui aussi aller, puis retour, puis re tour de bassin et ainsi de suite pendant un peu plus d'une heure avec deux bonnes nouvelles à la clé : le genou s'est tenu à carreau, rien, même pas mal (alors que je le continue à ressentir parfois de la gêne dans les escaliers) et je continue à progresser en vitesse (bon, rien de supersonique non plus, mais de grands passages à 9 - 9,5 km/h en me sentant vraiment bien).

Sensations confirmées hier à midi au parc de la Tête d'Or avec ma copine M. Elle, elle a de grandes jambes et elle court vite donc je peine toujours un peu alors qu'elle,  elle est tranquille, mais on a couru pratiquement 1 h en papotant (enfin, elle, elle papote et moi, je souffle péniblement des réponses !) avec une vitesse de croisière entre 9,5 et 10,5 km/h... Même si j'en bave un peu, je crois que ça me booste pas mal. Grande pensée aussi pour Gaëlle et sa récente visite à Lyon et au parc : toujours aussi frustrant de courir là-bas, surtout à midi en semaine. Plus que jamais, c'est blindé de bons coureurs qui vous font sentir plus lente qu'une limace paralysée de l'arrière-train....

Et vendredi matin, comme chaque semaine, séance suspense : qui de la couette ou de la cap va gagner le combat ? Pour l'instant, la couette est toujours sortie vainqueur mais je ne perds pas espoir ! S'il ne pleut pas, cela peut peut être le faire... Parce que vous je sais pas mais moi, me lever à 5 h 45 pour aller courir à la frontale en plein milieu de la nuit et sous la pluie... et ben c'est bizarre mais j'ai du mal, même en me la jouant poisson rouge !

Voilà pour les dernières news. Côté natation, j'arrive sans problèmes à me tenir à mes 3 séances hebdos et travaille ma vitesse... même si je suis encore en pleins doutes quant à ma participation aux aquathlons de mars, mais pour ça, suite au prochain épisode, j'ai déjà été assez bavarde comme cela !

jan 14
2009

Gaëlou court toujours

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

A quelque chose malheur est bon ! Ce matin, je suis bloquée chez moi par les pluies verglaçantes qui ont transformées les environs de Lyon en une gigantesque patinoire. Plus de bus, des accidents en pagaille, des routes coupées, des voitures bloquées dans les embouteillages... De quoi passer une bonne matinée ! Heureusement que Chéri, coincé quelque part entre la maison et son boulot, m'a appelé pour me prévenir. Du coup, plutôt que de râler en me disant que c'est raiment pas le moment et que cela ne va pas arranger mes affaires, j'essaie de voir les choses du bon côté en me disant qu'au moins cela me laisse enfin un peu de temps pour venir papoter avec vous et donner des nouvelles !

Je suis absente depuis tellement longtemps que la fille qui veut tout faire et tout gérer qui sommeille en moi panique en voyant le nombre de messages non lus qui s'accumulent... Allez, c'est pas bien grave !

Mais du coup, j'ai tellement de choses à vous raconter que je ne sais pas par quel bout les prendre. Disons, pour faire court (car il va quand même bien falloir que je me décide à affronter les routes gelées) que ma reprise s'est plutôt bien passée après le dernier message sur mon blog. Bien sûr, tout n'a pas été aussi idyllique que ma première sortie (on est pas chez les bisounours, quand même !) : j'ai connu des séances où mes puls s'emballaient, où mes jambes étaient lourdes, j'ai eu l'impression, après les fêtes, d'être une dinde en gelée, ou une espèce de pudding sur pattes... J'ai aussi connu de belles séances au petit matin, de celles où on a l'impression d'être complètement en phase avec soi même et les éléments et de pouvoir courir comme cela le restant de sa vie. J'ai aussi eu des séances où j'ai gelé sur place avant de finir les cuisses en feu (trop super, l'huile chauffante !)... mais sur le front du psoas et autres blessures, il semblerait que nous ayons pour l'instant remporté une sérieuse victoire grâce aux semelles magiques !

A part quelques courbatures aux adducteurs au début, on dirait que tout est revenu dans l'ordre. Je croise les doigts et reste raisonnable dans ma reprise. Pour l'instant, je tourne entre 2 et 3 séances par semaine en fonction du temps (le mien et celui qu'il fait) de 50' à 1 h 10, à vitesse moyenne avec des accélérations "aux sensations". Mes puls continuent à être un poil trop hautes (même si elles commencent doucettement à baisser) mais j'avoue que je suis moins focalisée dessus qu'au début, depuis ma prépa semi, l'essentiel pour moi étant de me sentir bien dans mes allures. Et là, c'est plutôt satisfaisant parce que j'arrive à tourner tranquilou à 8 - 8,5 km/h de moyenne en vitesse de croisière et à ma caler sur des vitesses plus élevées en fin d'entraînement. Bon, je sais, c'est pas supersonique, je vais pas battre le mur du son avec des vitesses pareilles mais c'est un début !

En revanche, difficile de trouver encore un vrai rythme d'entraînement avec des séances fixes. On a recommencé nos séances entre 12 et 14 h avec ma copine mais c'est difficile de s'y tenir (il y a déjà les 2 séances de natation hebdo, les déjeuners, et les formations... et oui, non contente de déjà speeder comme une folle, je me lance dans une courte formation pour passer un examen pro.. mais cela ne devrait pas être trop exigeant en terme de travail perso). Mais ces séances au Parc sont vraiment très agréables. D'abord, on papote tout le temps (donc c'est sympa et c'est un bon entraînement), et puis, comme ma copine est plus rapide, cela me booste et pour l'instant, j'imagine que cela compense un peu l'absence de fractionnés. Mais pendant qu'elle court cool à côté de moi en papotant, j'essaie de suivre le rythme... pas toujours fastoche. N'empêche  que je me suis rendue compte la semaine dernière que nous étions à 9,5 km/h en rythme de croisière, même si pour elle, c'était plutôt la croisière s'amuse tandis que pour moi, on se rapprochait du Titanic !!!!

Côté natation, on est passé aux choses sérieuses avec un vrai plan d'entraînement costaud incluant des fractionnés et un nouveau type de torture que je ne connaissai pas : après la galère des séances de battements avec la planche, j'ai testé pour vous les séries de brasse uniquement avec les bras, il paraît qu'à petites doses, c'est pas mal pour faire travailler différemment. Pour autant, je commence déjà à flipper en pensant aux aquathlons en mars, j'ai l'impression que je ne serai jamais prête et que je vais encore en baver ! D'ailleurs, en passant, si les nageuses du forum (je pense notamment à Heidi, Trirunneuse, Aly...) ont des plans d'entraînement à me conseiller, je suis preneuse !

Questions courses pures, pas de gros objectifs pour l'instant, on va pas se mettre la pression ! Mais j'ai très envie de refaire un semi...

 

nov 25
2008

Gaëlou et les semelles magiques

Posted by Gaelou in le blog de Gaelou

Gaelou

Ca fait très "conte de Noël", vous ne trouvez pas ? Bon, j'espère que pour moi aussi, la fin sera un happy end du genre : "et elle se remit à courir et eut tout plein de belles courses à vivre... et à raconter".

En attendant, 2 semaines d'arrêt à mon actif. Je n'ai toujours tué personne, je ne me suis pas vengée sur le plateau de fromages, je me suis éclatée à la piscine (la reine de la culbute, c'est moi ! J'enchaîne maintenant longueurs et culbutes "finger in the nose"... et je me suis fait des tas de nouveaux copains parmi les nageurs et le personnel de la piscine)... bref, ça pourrait être pire et le monde n'est pas si pourri que cela aujourd'hui (spéciale dédicace pour Breizh !).

A force de ne pas courir, mes tiraillements au psoas font profil bas et ne se réveillent désormais plus que quand j'abuse un peu trop de mes vrilles aquatiques à la piscine. J'ai récupéré mes fameuses semelles hier avec pour consigne d'attendre encore 10 jours - le temps que mon corps se fasse à ces nouveaux équilibres - avant de me remettre tout doucement à la course à pied. Je prends donc mon mal en patience en espérant que celle-ci sera récompensée. J'essaie malgré tout de me projeter et de faire des plans sur la comète : début décembre : reprise de la course à pied. Décembre : on y va tout doux, à raison de 2 séances/semaine et en augmentant progressivement les durées (je pense - mais à adapter en fonction des sensations - commencer à 30' pour arriver à 1 h 15 au Réveillon... histoire de ne pas me transformer moi-même en dinde (bon je sais, elle est facile !). A la piscine, idem, on continue à travailler le foncier et les enchaînements avec culbute. A partir de janvier, on recommence plus sérieusement à bosser ses objectifs de course et sa vitesse, en CAP comme dans l'eau, avec mes 2 aquathlons de mars en ligne de mire (probablement le sprint de Rillieux et le super sprint de Villeurbanne) et peut être les foulées sanpriotes (un 10 km) en février.

Voilà mes bonnes résolutions avant l'heure !  Comme je suis un peu en apnée au boulot en ce moment et que je n'ai plus trop le temps de venir sur le site, j'en profite pour embrasser toutes les copines, les lyonnaises et les autres. Je croise les doigts pour que les reprises en cours (Stella, Madamegal notamment) continuent à bien se passer !