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jui 08
2009
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Mon coeur, mon amour !Posted by Gaelou in le blog de Gaelou |
On se calme ! Ne voyez pas là une déclaration d'amour intempestive à l'un de nos charmants compagnons de course virtuels du forum... C'est juste que j'ai eu samedi mon RV chez le cardiologue, à la demande de mon médecin qui avait entendu un souffle assez net lors de mon dernier test d'effort, passage obligé pour obtenir le fameux sésame nous autorisant à participer à des courses.
Je savais déjà, depuis mes dernières visites chez l'ostéo que mon corps n'est pas fait pour la course à pied, avec ma jambe plus courte que l'autre et mon bassin qui part en vrille... Je sais maintenant que mon cœur non plus !!!!
En effet, le cardio a diagnostiqué un souffle de la valve mitrale, ce qui en soi est absolument bénin et ne risque pas, d'après elle, de me conduire à une mort subite du sportif (c'est déjà ça de pris !). Ce n'est pas non plus incompatible avec la course à pied, c'est juste que ce n'est pas l'équipement le plus recommandé pour courir (un peu comme si je voulais faire de la F1 avec une 2 CV)...
Pour la faire courte, cette valve mitrale, au lieu d'être dure et de se refermer comme une porte qui claque, chez moi, elle est toute molle et elle ondule comme si elle faisait la danse du ventre. Résultat : un débit plus continu et donc moins intense. Cela se concrétise par un essoufflement plus important que la moyenne, une FC qui monte rapidement et que j'ai du mal à contrôler et (je ne vous refais pas tout le raisonnement), une assimilation trop importante du magnésium que je ne fixe pas (d'où carences), des toxines qui s'accumulent et des membres inférieurs insuffisamment irrigués en cas d'efforts violents. Ce qui explique ces sensations particulièrement désagréables rencontrées en course, notamment sur le semi l'année dernière ou sur mon dernier 10 calamiteux, où j'avais l'impression de ne plus avoir de jambes. En gros, c'est un peu comme si mon organisme s'étouffait.
Et la cardio a conclu en disant qu'environ 10% de la population était concernée par ce type de malformation et que généralement, cela correspondait aux personnes les plus sédentaires et allergiques au sport !
Je suis passée par tous les stades depuis cette Grande Révélation. D'abord, la satisfaction intellectuelle de comprendre comment mon corps fonctionne et pourquoi je rencontre parfois de telles difficultés en course ; ensuite, le soulagement : il y a donc une explication à ce phénomène et je ne suis donc pas si nulle que ça ; puis la fierté : finalement, je suis une combattante et j'ai quelque part du mérite à persévérer dans un sport qui n'ai pas fait pour moi et pour lequel j'en ch... plus que la moyenne. Ensuite est venu l'abattement et le découragement : à quoi bon jouer au chevalier noir des Monty Pythons (celui qui veut continuer à se battre alors qu'on lui a coupé bras et jambes... j'adore !) ; j'aurai toujours des difficultés, jamais je ne serai une « bouffeuse » de marathons (ni même très probablement une marathonienne) et c'est vraiment trop injuste ! Et puis à quoi ça rime dans ces conditions de se faire ch... avec des semelles tout l'été, hein, je vous demande ?
Enfin, la Gaëlou pragmatique et optimiste a refait son apparition : j'ai couru jusqu'à présent en y prenant globalement du plaisir et en ayant déjà ce problème, alors je ne vois pas ce que cela change finalement. Comme la cardio m'a recommandée de faire 2 cures de magnésium par an (printemps et automne), je n'aurai qu'à caler 1 ou 2 courses ( a priori un semi et un aquathlon par saison) pendant et le tour est joué !