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juin 01
2009
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Les 20 kms de Bruxelles, version marchéePosted by in The Choupiblog |
Difficile de savoir par où commencer... alors, ce sera par le commencement. Mes débuts dans la course en mars 2008 ont été motivés par ma volonté de perdre du poids et par la perspective de courir les 20 kms de Bruxelles en 2009.
Entre les objectifs et la réalité, il y a 15 mois. Peu de kilos perdus, mais une meilleure forme générale et le renouement avec un exercice physique qui ne pouvait pas me faire de mal. Après un hiver en complète pause CAP, je reprends en janvier et quand je ne peux pas courir, c'est l'elliptique qui prend le relais. Mois de février totalement en stand-by en raison de problèmes de santé. Mais, il va bien falloir reprendre sérieusement car les 20 kms ne sont plus désormais que dans 3 gros mois.
Reprise lente, je peux rapidement courir longtemps mais avec des pulses bien trop hautes. Je m'inscris à la course dès l'ouverture et je demande à Eric de me concocter un plan en 8 semaines. Tout va bien jusqu'à la fin de la 3è semaine où là, mon mollet gauche commence à se manifester fortement et régulièrement. Mais, je continue mon plan. Fin de la 4è semaine : 1ère course de toute ma vie, la Ladies Run, qui restera un mauvais souvenir, non pas pour le chrono, mais pour tout un contexte qui ne m'aura pas convenu. Tant pis... Il y en aura sûrement d'autres !
Je reprends le plan, mais là, je sens que le mollet est très récalcitrant, donc je ralentis le rythme et prends rdv chez le doc du sport qui diagnostique soit une grosse inflammation, soit une rupture du muscle plantaire grêle gauche. A ce jour, je n'ai toujours pas de confirmation de ce diagnostic car il n'a pas encore eu les résultats des examens. Autre issue de ce rdv: "Je pense qu'il serait préférable que vous arrêtiez de courir pendant un moment ", "Oui, mais moi je veux courir les 20 kms de Bruxelles, même si je dois alterner en Cyrano"... "Hmmm, vous savez, il y aura une édition l'an prochain aussi, si vous voulez vraiment le faire, faites le en marchant"... quelle idée saugrenue...
Après en avoir discuté avec un ami coureur, habitué des 20 kms, qui me dit que des centaines de personnes le font aussi en marchant, je me dis "banco"... Mais 20 kms toute seule, bof, bof... Japhy, merci Japhy, me dit que je pourrais essayer de trouver quelqu'un pour les faire avec moi... Je me vois mal demander à quelqu'un de m'accompagner sur 20 bornes... Et là, je me dis "mais pourquoi pas 3 accompagnateurs afin que leur parcours soit plus court ?". Et ça se fera comme ça.
Hier, le jour J arrive enfin. Je me sens bien, en pleine forme, j'ai pris un bon petit-déj et un repas équilibré (eh oui, MC, même la crêpe nature à 13h30 est passée toute seule), je me sens d'excellente humeur, je ne me suis mise aucune pression, le temps est clément et j'ai confiance en mes 3 accompagnateurs pour me booster et être d'excellente compagnie sur tout le parcours.
Et au lieu de 3 accompagnateurs, j'en ai même eu un 4ème: Fred, le mari de MC. Après la petite photo avec les membres CAF, y compris Mme T. retrouvée dans la foule, nous rejoignons chacun nos sas de départ. Mes accompagnateurs et moi sommes dans le dernier, pour les plus lents...
Le coup de feu est donné à 15h, mais on ne passera la ligne d'arrivée que 15 minutes plus tard. La foule de coureurs donne irrépressiblement envie de courir aussi, mais je résiste. Dès le deuxième km, je vois un pauvre coureur contraint à l'abandon... ça donne à réfléchir et ça m'attriste pour lui.
Les kms s'égrennent, on passe devant le Palais Royal, puis devant le Palais de Justice. On arrive sur la majestueuse avenue Louise et ses trois tunnels qui pour nous, alors que la route est dégagée et l'air respirable, a dû être un calvaire pour les masses de coureurs. On franchit le bois de la Cambre au km 4. On a un rythme de 5,7 kms/h. Il fait chaud sans faire caniculaire, il y a de l'air du moins pour les participants de la fin et nous sommes quand même nombreux à le faire en marchant mais aussi à courir lentement.
Au km 6 comme prévu, je quitte mes premiers accompagnateurs qui ont rempli leur contrat. Merci à eux. Plus que 14 kms... Je me décide à tester un peu mes mollets en courant, ça va tout va bien, mais ma "banane-sac à mains", me gêne, alors je renonce. Et je continue à mon rythme de 6 kms/h.
Entre le km 6 et 7, je vois Pamelle qui va m'accompagner sur 7 kms. On va discuter de nos hommes, de ses enfants, de nos débuts en CAP, du forum, de Barbie, des 100 kms de Martine et deci, delà, les kms passent avec une tranquille aisance. On se réjouit d'avoir des routes ordinairement blindées de monde pour nous toutes seules et des splendides avenues bruxelloises dégagées. On sera quand même dérangées par les éboueurs qui commencent déjà à ramasser les cadavres de bouteilles en plastique. Aucun respect pour les marcheurs que nous sommes, mais bon, ça n'altère pas mon humeur guillerette.
Arrivées au km 13, Pamelle me quitte et là, je sais que je ne rejoindrai mon homme qu'au km 15 (plus près de la station de métro que le km 13). J'avais emporté mon MP3, mais en fait, je n'en ai pas besoin sur deux kms. Je discute avec un des vétérans des 20 kms (qui avaient été invités parce qu'ils avaient couru ou marché toutes les 30 éditions, chapeau !!!). Il est à la peine. Il m'explique que l'an dernier, il a abandonné au 16è car il s'était fait opérer du dos et ne pouvait aller jusqu'au bout. Là, il souffrait mais il a décidé qu'il finirait... J'ai senti qu'il voulait être seul, alors après lui avoir souhaité bon courage, j'ai repris du rythme jusqu'au km 15. Je m'étonne de n'avoir ni envie de faire pipi, ni de manger, ni d'être fatiguée.
Mon homme se trouvant au lieu de rdv, frais comme un gardon, direct on commence par doubler deux dames, puis sur les 5 derniers kms, cela ne va cesser de se passer comme ça "allez, ceux-là, on les double, et ceux-là aussi". On atteint allègrement les 6,5 kms/h sur les kms 16 et 17. A partir du km 17, on est sur la longue Avenue de Tervueren qui monte sérieusement, on redescend à 6,2 kms/h de moyenne. Et sur les 3 derniers kms qui deviennent peu à peu plus plats, on reprend du rythme. L'Arche du Cinquantenaire se profile, on arrive à l'orée du parc.
Et là, tout à coup, je me dis " Ma fille, tu vas finir tes 20 kms en moins de 3h25 mais tu dois courir sur les qqs 400 derniers mètres !". Alors, là, je refile mon barda à Steph, je lui donne un bisou et lui donne rdv après la ligne d'arrivée.
Et je vais courir en finissant sur un sprint à 12 kms/h en 3h24'53". Trop trop contente de franchir la ligne en courant et en en ayant encore sous la semelle !!!!
Je comprends alors que j'ai réussi mon pari, que j'ai parcouru 20,360 kms en moins de 3h25, càd effectivement à 6 kms/h de moyenne.
J'ai finalement bouclé mes 20 kms, j'ai eu ma médaille et j'ai d'office mon dossard pour l'an prochain. Les conditions étaient idéalement remplies pour que ce soit une belle après-midi, mais elle ne l'aurait pas été sans mes accompagnateurs que je remercie du fond du coeur et plus encore. Merci, merci, merci !
Hier soir, au retour, j'étais cassée, mal au pied gauche pour cause d'ampoule, mais aujourd'hui, ça va bien. Pas de courbatures ni de raideurs particulières.
Désolée pour la longueur, mais bon, ça fait 15 mois que j'y travaille :-)