Que recherchez-vous?

Et vous ? vous courez écolo ?

Edito de Barbie

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Alors que les marques jouent de plus en plus cet argument de vente et que même les organisateurs de course mettent leur comportement vert en avant, qu’en est-il des coureurs ?

Je me suis pas mal posée la question et je voulais vous faire partager mes réflexions à ce sujet qui va forcément porter à polémique d’une façon ou d’une autre.

Nous pratiquons toutes et tous un sport nature. Nous sommes de plus en plus à nous tourner vers le trail, criant sur les toits que le bitume et la ville n’ont plus le droit de citer, qu’il faut retourner aux vraies valeurs du sport, qu’il faut communier avec la nature et tout et tout mais que portons nous pour le faire ? Des textiles dérivés de produits pétroliers, des chaussures souvent fabriquées dans de sombres usines chinoises qui vont mettre 4 siècles à dégrader quand elles seront usées, j’en passe et des meilleurs. Je caricature surement un peu mais avouez qu’on en est pas loin non ?

On se fait un point d’honneur à manger bio mais on court chimique, polluant à mort… Combien sommes-nous à regarder la composition de nos chaussures avant de les acheter ? Sans même parler de leur provenance ? Vous avez déjà regardé la composition de vos tee-shirts vous ? Et tout cela va même plus loin puisque je me barbouille d’écran total pour ne pas vieillir prématurément alors que j’ai appris récemment que je foutais en l’air l’éco système rien qu’en faisant ça… Bon alors je choisis quoi moi ? La survie des poissons ou ma propre survie en évitant un cancer de la peau ?

Et puis allons plus loin encore : qui fabrique tout ça ? Et dans quelles conditions ? Tout le monde se souvient du débat qui avait agité la toile et la presse visant les grands équipementiers qui en plus de vendre des ballons aux enfants de 10 ans pour la coupe du monde leur faisait fabriquer…. Aujourd’hui on nous rassure en nous disant que tout cela est bien fini, qu’aucune main enfantine ne fabrique plus nos chaussures mais nous savons tous que le capitalisme chinois n’est peut être pas un exemple d’épanouissement personnel…

Alors ? Concrètement qu’est ce qu’on fait ? Aujourd’hui des marques ont compris qu’il y avait peut être quelque chose à faire de ce côté-là et ont décidé de se démarquer en utilisant l’argument « made in France ». C’est le cas de Raidlight par exemple qui va même plus loin en proposant du matériel biodégradable pour les organisateurs de courses. Même les rubalises sont bio et se désagrègent plus vite. La Saint Trop classic en a fait son image de marque avec ravitaillement au gobelet en fécule de maïs (ou quelque chose dans ce goût là), jus de pomme bio et chocolat bio également.  Ce qui n'empêche pas les coureurs de jeter un sort à la célèbre tropézienne sur la Place des Lices.Mais nous sommes toujours envahis de papiers, de sacs biodégradables ou pas d’ailleurs lorsque nous allons retirer nos dossards…

Il y a aussi Brooks dont je vous ai déjà parlé bien sûr qui fait énormément d’effort de ce côté là, tout comme Newton une petite nouvelle sur le marché français dont je vous ai parlé également dans la rubrique test. A défaut de nous vendre des chaussures en maïs biodégradable, les équipementiers font ce qu’ils peuvent pour diminuer l’impact de nos foulées sur l’avenir de notre chère planète.  Dans le textile, on voit arriver des petits nouveaux qui jouent la carte de la transparence à fond et sont souvent à l’initiative de coureurs qui eux aussi se sont posés la question : et moi je fais quoi pour courir propre ? C’est le cas de Sébola qui se lance en ce moment. Je vous ai mis le lien direct vers le site où vous pourrez regarder une petite vidéo présentant leur philosophie.

le site de Sébola

Mais quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, l’homme ne sera pas parfait. Bio ou pas bio, je reste convaincue que lancer 500 coureurs sur un trail nature a un impact négatif sur l’environnement. Alors je fais quoi ? Je reste enfermée chez moi en arrêtant de respirer pour limiter mon bilan carbone ? Je ne fais que des courses auxquelles je peux me rendre à pied ou en vélo ? Je tricote mes chaussettes en laine de mes moutons élevés sur un pâturage bio? Mais d’un autre côté si je ne vais pas la voir la nature, je ne vais pas prendre conscience de ce qui se passe et oublier d’agir pour inverser la tendance ?

Et vous alors ? Vous voyez ça comment ?

Barbie

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Barbie
 
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Commentaires (19)Add Comment
brinouille
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Par brinouille, janvier 16, 2010
ah ben là pour le coup des idées de sujet il y en a !
Maria
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Par Maria, janvier 01, 2010
Je suis une être polluent. J'achète des fringues pas cher chez D4,probablement fait en chine, je prend toujours des sachets en plastique,j'espère pas vivre a Paris dans 3 ans et m'acheter une voiture... en gros je ne prend pas ma tête avec tout ça. J'ai fait mon bilan personnel de carbone en novembre je suis dans la moyenne. Tout ça c'est du markéting et rien de plus... Technique de différenciation du produit
anso
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Par anso, décembre 23, 2009
Fort intéressant toutes ces discussions. Je suis bien d'accord avec Nano. De plus ce n'est pas un équipement de temps en temps qui aura un impact important (cela fait trois ans que je cours avec les mêmes vêtements D4 principalement...) Pour ce qui est des chaussures, je ne crois pas que l'on puisse faire une économie sur leurs qualités techniques car alors, quel serait l'impact écologique du soin de nos blessures ?
Pourquoi ne pas adopter une attitude "écolo" (je n'aime pas trop ce mot, je dirais plutôt civile car cela devrait couler de source) lors de nos sorties: un certain dimanche, j'ai croisé un coureur qui ramassait les ordures qu'il croisait afin de les jeter dans la première poubelle en vue smilies/shocked.gif. Je ne l'ai pas imité mais je me suis dit que c'était vraiment courageux...
Nous sommes dans un débat de société et , en quelque sorte dans une remise en cause du système économique dans lequel nous vivons: avons-nous besoin de tant consommer ? Ne serait-il pas plutôt essentiel de se dire avant d'acheter: en ai-je vraiment besoin ? On a fait de nous des consommateurs réagissons et soyons "consommacteurs"smilies/grin.gif
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Par jp75018, décembre 19, 2009
Je suis tout à fait d'accord avec Heidi. Ce sont souvent les mêmes coureurs qui mangent bio, achètent des équipements "recyclables" et... foutent tous leurs efforts méritoires en l'air en allant à Nice depuis Paris en avion au lieu d'y aller en TGV car ils sont pressés (juste un exemple).

Réfléchissez un peu aux proportions des choses et commencez par éliminer / remplacer ce qui pollue le plus! Evidemment ça n'empêche pas de faire des efforts dans tous les domaines.
Nano
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Par Nano, décembre 16, 2009
d'un coté on est consommateur et on en a marre de se faire engueuler par les médias et les politiques et yann arthus bertrand qui passe des jours dans un hélico pour nous montrer qu'on pollue et se déculpabilise en payant! quand on est de ce coté là on dit qu'on veut bien changer ses habitudes, sa manière de consommer, être vigilant et faire de petits gestes. Mais on n'a pas le droit de nous reprocher d'acheter un truc qui pollue alors qu'on nous le met sous le nez à 19€ chez decat, que la qualité est pas mauvaise alors que pour acheter écolo faudrait mettre 4 fois le prix.
d'un autre coté on est victime, on vit aux maldives et on perd 5m² de jardin tous les ans et on se dit que c'est facile de se cacher derrière les politiques, les média et les industriels alors qu'on a tous un impact sur le monde qui nous entoure.
d'un autre coté on est un industriel qui achète de la matière première en inde, la manufacture en Tunisie, l'emballe en Roumanie, la dispatche en Angleterre et on se dit que le cost réduction a moins d'impact écologique que l'élevage bovin.
bref on a tous une bonne excuse pour ne pas avoir un comportement plus responsable
Je ne suis pas écolo! je mange bio dans la mesure du possible, j'achète local mais je ne me passerais pas de chocolat (et le cacaotier ne pousse pas sur mon balcon)ni de café. Je me refuse à la voiture mais je n'arrêterais pas mon job qui me demande d'être en voiture avec le moteur qui tourne pendant plusieurs jours. Je ne cours pas écolo mais 2 pairs me durent un peu plus d'un an, je nage dans une piscine chauffée, je recycle tout sans attendre la consigne sur les bouteilles et je ne sur-consomme pas. je chauffe mon appart, seulement quand j'y suis. Bref, comme beaucoup, je suis sensible aux informations non-vérifiée qu'on m'assenne à longueur de journée, j'essaie d'avoir une attitude responsable mais je n'envisage pas de perdre mon confort (ou mon steak). Finalement moi, je n'ai jamais fait tourner une machine à 90° alors je vois pas pourquoi je me priverais de chocolat (ou de steak, j'y tiens à mon steak).
bubulle
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Par bubulle, décembre 15, 2009
Eh oui, il est bon de se poser la question sur les conséquences de nos gestes sur les petits n'enfants d'Asie et les petits n'ours polaires! Comme beaucoup d'autres ici, je suis d’accord qu’il ne faut pas tomber dans l’extrémisme, on pourrait très bien habiter dans une petite cabane en bois (mais on ne l’aurait pas abattu hein, on aurait attendu qu’il soit tomber tout seul, etc…), sans rien du tout d’autre que de l’eau fraîche (en encore). Se poser la question de notre impact est déjà une bonne chose, agir en fonction de ses possibilités personnelles sans que cela devienne un calvaire est encore mieux.

La question du déplacement sur les courses est une des questions que l’on peut se poser à différents niveaux. Ai-je vraiment besoin d’aller si loin pour faire cette course ? Puis-je y aller en transports publics ? Si non, y aurait-il quelqu’un de ma région qui y va ?

La question de l’habillement soulève d’autres problèmes que le problème environnemental notamment l’éthique. Si on peut choisir ces vêtements selon leur provenance, leur mode de fabrication, leur matière, … on peut aussi ce poser la question de notre besoin face à ce produit (est-ce un t-shirt de plus dans l’armoire ou une nécessité ?) et à son avenir après nous (si je n’use pas mes t-shirts ou mes baskets jusqu’au bout, qui pourrait en profiter ? Si je les use à fond, comment les éliminer ?

Le simple fait de courir a un impact environnemental mais de petits gestes peuvent le réduire. Deux-trois idées au hasard : ne pas laver ses habits après chaque entraînement, éviter de courir en nature à l’aube ou au crépuscule (périodes les plus critiques pour la faune), si sur un sentier il y a une flaque, ne pas agrandir le chemin en la contournant mais la sauter ou mettre le pied dedans (eh oui, c’est pas très agréable), rester sur les chemins, … je pourrais continuer comme ça indéfiniment à chacun-e d’agir selon ses convictions et ses possibilités !
Asian
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Par Asian, décembre 14, 2009
Je suis d'accord avec Lesteph, le green business est souvent plus une affaire de "business" que de "green" mais il y a parfois des idées intéressantes. La démarche Sébola me parait intéressante mais cela est-il encore dans la ligne de conduite de fabriquer en France et d'accepter de me livrer à Singapour ? (pas très green ça par contre!). Je ne suis pas allée au bout de la démarche mais Singapour est une destination que l'on peut sélectionner pour la livraison. Dans tous les cas, le jour où je commanderai, je me ferai livrer en France.

Côté écologie, j'aurais beaucoup à dire quant à ce que je vois en Asie. Et pourtant je vis dans un pays développé. Le recyclage papier/verre/cans en alu n'a commencé qu'il y a quelques années chez les particuliers. Dans la résidence de 160 appartements dans laquelle j'habitais en arrivant il y a 4 ans, il y avait une poubelle pour le verre de la taille d'une poubelle de maison en France...le jour où j'ai demandé où était la poubelle de recyclage pour les piles, on m'a dit de les jeter dans la poubelle normale...quand j'ai réagi en disant que non, une pile était trop polluante, je me suis laissée dire que celles de Singapour ne l'étaient pas !!
Plusieurs fois par jour, chacun va se chercher une boisson ou une collation dans un "food court" et repart avec son emballage polystyrène, ses couverts en plastique (couverts européens ET baguettes) le tout dans un sachet en plastique rouge. Ìly a 2 ans, on a commencé à voir apparaître la non distribution de sachets plastiques en grande surface...seulement le mercredi et il suffit de payer quelques centimes pour en avoir.
Un immeuble de plus de 5 ans est considéré comme vieux et est potentiellement bon pour la destruction et reconstruction pour peu qu'un promoteur immobilier y trouve son compte...et je vous épargne ce qu'il se passe dans les pays voisins ...
lestef
opportunisme
Par lestef, décembre 12, 2009
il faut bien etre conscient d'une chose, si les marques de sport s'intéressent au green business c'est tout simplement parce qu'il y a du fric à se faire et qu'il y a un marché à prendre et ce n'est pas par simple esprit charitable pour notre chère planète (malgré ce que les pubs veulent bien nous faire croire). Le consommateur a donc son role à jouer la dedans en boycottant les produits les plus polluants ou fabriqués dans des conditions déplorables, mais sommes nous pret pour cela ? Sommes nous pret à lacher notre chaussure polluante et fabriqué au bangladesh contre une chaussure bio qu'il faudra changer plus souvent et dont l'armorti laisse à désirer. Ce qui m'embete dans ce discours pseudo écolo c'est qu'on cherche toujours à culpabliser le consommateur mais il faut etre réaliste, le bio coute plus cher et dans le domaine sportif (chaussures) c'est souvent de moins bonne qualité donc le choix est loin d'etre évident.
Mettons donc la pression sur les industriels(qui sont les plus gros pollueurs) plutot que sur le consommateur mais l'état a choisi comme toujours la solution de facilité en taxant le péquin de base.

pour résumer le jour ou les produits verts seront bon marchés et performants tout le monde suivra naturellement.
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Par Loïc, décembre 12, 2009
merci d'avoir mentionné Sébola.
Marathonnien, j'avais envie de porter des t-shirts d'un genre différent. Techniques, certes. Mais aussi éthiques et esthétiques. Ces deux adjectifs sont plutôt subjectifs...
En fait, dans "éthique", Sébola cherche à produire des t-shirts moins polluants (à base de fibre high tech en polyester recyclé, avec Analyse de Cycle de Vie du produit: réduire l'empreinte écologique globale), confectionnés en France (à Roubaix), conditionnés dans une association de réinsertion par le travail (Mos'ART à Lille).
Pas de Green Washing, mais des actes...
Nous nous inscrivons dans une démarche... vertueuse...
Loïc
titoune
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Par titoune, décembre 11, 2009
La préservation de la planète, c'est de la responsabilité de chacun.
Responsabilité des consommateurs des pays "développés" pour arrêter de surconsommer: toujours plus de gadgets, de technologie (notamment en CAP); d'ingurgiter n'importe quelle "facilité" au risque de se transformer en ectoplaste; exemple-type : les plats en barquette.
Les grands rassemblements de coureurs ont effectivement un impact écolo mais qui peut être limité si quelques efforts sont faits; à la Stélyon ce we, pas de gobelets jetables, limitation des brochures papier des partenaires, poubelles avec tri sélectif
Pour le covoiturage, les sites de CAP permettent de se regrouper; en plus, c'est sympa, on fait connaissance; on a un sujet de discussion tout trouvé.
Ca nécessite juste quelques efforts et un peu d'organisation; c'est un réflexe à donner aux enfants, qui ont souvent plus d'idées que nous dans ce domaine.

Mais, qu'en est-il des pays "en voie de développement" qui n'ont d'autres choix que de se transformer en poubelle des pays riches, que de laisser exploiter leurs ressources naturelles au détriment de la protection de la planète et même des populations.smilies/angry.gif
Là, c'est notre responsabilité de citoyen.

J'suis pollueur mais je me soigne
france
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Par france, décembre 11, 2009
Attention, Raidlight se définit effectivement comme une marque française.
Je leur ai acheté dernièrement une veste coupe-vent et imperméable ; qu'elle n'a pas été ma déception de lire sur l'étiquette "made in Chine".
Cela m'a profondément choquée, car pour moi, Raidlight c'était du 100 pour cent français et c'était une des raisons qui m'avait décidée pour acheter cette veste.
Alors méfiance, même les marques soi-disant bien pensantes ne le sont pas tant que ça !
Sinon Barbie, je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis.
Ce qui me choque aussi sur les courses, ce sont tous ces gobelets à usage unique.
Ce serait pourtant simple de demander à chaque coureur d'avoir son gobelet perso accroché à son sac ou à sa ceinture.
Quant à la crème solaire, je fais comme toi, je m'en tartine beaucoup mais en plus d'être mauvais pour l'éco système, il paraît que c'est mauvais pour notre peau !
Que faut-il faire ?
Barbie
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Par Barbie, décembre 11, 2009
On pourrait aussi imaginer mettre en avant le covoiturage tout simplement. Combien fois je me suis retrouvée sur une course assez lointaine de chez moi consternée de voir des coureurs de mon coin qui étaient venus par leur propre moyen en voiture bien sur. Sur Paris c'est vrai que le côté stationnement encourage le déplacement en transports en commun. Mais dans ma cambrousse j'ai beau essayer de faire attention avec mes déplacements ce n'est pas toujours possible.
En tout cas ça avance !!!
Cécile
Kecily
2 idées
Par Kecily, décembre 11, 2009
1- sachant que l'élevage participe à plus de 30% des emissions de gaz à effet de serre (bien plus que les transports), arrêter de manger des produits d'origine animale (ça comprend les produits laitiers bien sûr car une vache c'est une catastrophe au niveau du bilan gaz à effet de serre) et d'en porter aurait un impact bien plus important sur l'environnement que de rouler en hybride !

2- Patagonia est très engagé sur la protection de l'environnement et recycle toutes les fringues patagonia usagées, il suffit de leur retourner.
cocotte
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Par cocotte, décembre 10, 2009
d'accord avec vous gaellou et heidi; ce n'est pas en sombrant dans le radicalisme que les mentalités de chacun évolueront mais plutôt en essémant au quotidien et dans les gestes de tous les jours que l'impact sur les générations se fera .chacun sait qu'il est "interdit d'interdire " et le risque est de braquer les sceptiques. Non mieux vaut être pasteur que dictateur, et permettre aux consciences d'agir dans le sens de la raison collective et non pas le protectionnisme ou l'individualisme. gageons que l'humilité, la simplicité, la sobriété, comme doit le rester notre activité favorite, économe en matériel, minimaliste contrairement aux esbrouffes d'activités plus médiatisées, guident notre façon de vivre en respect avec la planète.
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Par gaellou, décembre 10, 2009
J'avais pose la question en arrivant sur le site... Pendant longtemps, je ne rentrais pas dans un magasin N, par boycott de la marque et de ses mthodes de production. Depuis, ils ont fait un effort avec notamment les recyclages de chaussures, et l'amelioration des conditions de fabrication... mais c'est sur c'est loin d'etre parfait. Quant aux textiles, il existe pas mal de marques aux US qui fabriquent localement [comme American Apparel par ex].
Sur le plan de la pollution, difficile de ne pas utiliser la voiture pour aller a une course, mais je pense que si l'on fait deja pas mal de changements dans sa vie quotidienne, ces deplacements automobiles sont "pardonnables". Si l'on a deja un comportement citoyen : recyclage, economie d'energie a la maison, economie sur le transport, c'est deja beaucoup.
Tiens, ce serait une idee de petit livre a editer : le coureur ecolo... Ca m'interesserait grandement !
Heidi
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Par Heidi, décembre 10, 2009
Chic un truc à polémique smilies/grin.gifsmilies/grin.gif
Nan je rigole, et si je suis d'accord sur le fait qu'il est difficile d'être complètement conséquente dans ses actes sans verser dans le sectarisme... moi ce qui me fait bondir c'est de lire (ici ou sur d'autres sites) que certains se font des centaines de km de voiture juste pour aller faire un semi...
Dans un ordre plus général, je ne lie pas mon comportement écolo au sport seulement... c'est un "état d'esprit" qui est applicable à la vie de tous les jours. Sans verser dans l'extrêmisme, il est facile d'éviter de sur-consommer sur tous les plans et de recycler un max de trucs. Ici certains principes sont bien ancrés dans le quotidien, jamais de ma vie je n'ai jeté du verre, du papier, des boîtes de conserves ou de l'alu à la poubelle. Et jamais de ma vie je n'achèterai de l'eau en bouteille... par exemple.
Pour en revenir au sport, j'estime que ma consommation de matériel est très très raisonnable et je ne me sens pas coupable d'avoir des chaussures faites en chine avec de la mousse limite toxique. Pas plus en tout cas, que de manger des bananes bio qui ne viennent pas à pied du costa-rica... (la rémunération des paysans des pays émergeants fera l'objet d'un autre débat, une autre fois)
Heidi
Asian
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Par Asian, décembre 10, 2009
Je vais faire de la pub à Japhy: courons écolo, courons pieds nus smilies/wink.gif
Peter
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Par Peter, décembre 10, 2009
Tu l'évoques (toujours) bien dans ton message, on ne peut pas forcément se déplacer sur les sites de course avec son vélo, bien que cela serait très bon, autant pour la planète que pour notre forme, mais je m'interroge sur les déplacement que nous effectuons pour nous rendre sur les sites des manifestations. Commme le compétiteur lambda est, il faut bien l'admettre assez prompt à vouloir poser sa bagnole à 30 mètres de la zone de départ, je trouve que c'est aussi aux organisateurs de favoriser l'accès aux courses par les transports publics. Nous avons la chance en Helvétie de disposer d'un réseau ferré et de bus postaux qui se rendent absolument partout et j'ai bien conscience que ce n'est pas forcément le cas en France mais nous pourrions faire part de nos remarques aux organisateurs de ces problématiques en apportant des solutions comme par exemple le covoiturage. Pour certaines grosses épreuves, il me semble que cet aspect du problème devrait être un critère tout aussi important que la sécurité par exemple et pour les petites, ces questions, loin d'engendrer des surcoûts, sont à même de limiter certains budgets. Pourquoi en effet offrir des t-shits en coton qui serviront dans le meilleur des cas à nettoyer les vélos et qui nécéssitent des quantités d'eau absolument colossales, pourquoi également utiliser des kilomètres de rubalises alors que des indications réutilisables sont disponibles, etc etc... Le problème c'est que parfois on a pas conscience des erreurs que l'on fait en toute innocence et que les bons gestes ne sont pas aussi simple à faire. Ma prochaine course, j'y vais à pied (bon, ok, c'est dans ma Villesmilies/wink.gif.
A+
Peter
cocotte
vert attitude
Par cocotte, décembre 10, 2009
bien sûr que lancer 500 coureurs a forcément un impact sur l'environnement mais quand je pense aux dakar et autres enduros, je ne peux m'empêcher de me dire que nous sommes quoi qu'on en prouve un sport propre.
cela dit, l'arrivée progressive des fabriquants + écolos ou plus durables comme vous voudrez, devrait connaître un réel essor d'ici peu: amoureux du trail et des sports nature (les vrais!!!!) nous sommes sensibles à toutes possibilités de réduire notre impact sur l'environnement et donc prompts à innover, et à courir vert. que ces marques se fassent mieux connaître et ça suivra, j'en suis convaincue...

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