Je fais un topo ici parce que le blog avec l'iPhone c'est pas top.
Je suis donc satisfaite de ce marathon qui était loin d'être gagné et déjà fini. Partir avec un ticket de métro dans la poche en ayant l'idée d'abandonner en cas de douleurs trop intenses au genou, ça faisait un peu scénario couru d'avance et pas jusqu'au bout.
Donc si on remonte 2 jours en arrière, j'ai mis un emplâtre de flector vendredi soir samedi soir puis dimanche matin. Alors soit la viscosupplementation a fini par agir, soit je suis devenue imperméable à la douleur, soit le flector, ça rend plus fort, le genou et le kyste ont boudé bref se sont fait oubliés, et je n'ai qu'une vague impression de tension, plus liée à l'emplâtre qu'autre chose.
Si on remonte 2 mois en arrière j'ai donc mis tout les précédents plans à la poubelle et me concocte des séances aux sensations quelquefois 3 plutôt que 4, et compose avec l'arthrose : moins de stade, moins de fractionné bref des séances allégées qui sont plus là pour entretenir et maintenir que pour progresser.
Si on remonte 1 semaine avant le marathon, j'ai bu, rebu, abusé de boissons sans alcool. En revanche, dés la nuit du samedi, j'ai arrêté et me suis contentée d'une tasse de café le dimanche matin.
J'ai détaillé mon petit déjeuner précédemment mais je recommence: Pain aux céréales, 2 tranches de blanc de poulet, 1 yaourt nature,1 œuf à la coque et 1 mandarine. Donc pas de sucres rapides, excepté le fruit, je préfère exploiter la filière "je me remplis vraiment" en me disant que lestée, j'éviterais le vomito habituel

C'est la première fois que je ne suis pas obligée d'aller aux toilettes avant une course, c'est idéal vu la queue dans mon sas.
Je m'aperçois que je ne sais même pas si il y a des cafeuses dans ce sas 4h alors j'attends frigorifiée mon départ. Je bénis mon pantacourt homme acheté la veille, le short aurait été juste. Contente de retrouver Martine au 5eme et de la laisser gérer l'allure parce que ça me saoule. J'ai mis mon bracelet d'allure à l'envers et je calcule dans ma tête parce que je n'arrive pas à lire. Martine me donne le bruit:toc toc toc, toc toc toc.....elle va me laisser au 11ème et me trouve un peu rapide. Elle me dit le nom des rues. Ça fait 4 fois que je fais Paris et je ne me rappelle de rien. J'ai bu 2 gorgées d'eau avant le départ, 4 ou 5 avec Martine et puis je vais gérer après le 11ème. À chaque ravito, je prends 2 gorgées et un demi sucre et je marche 15 s. J'arrive au semi en 1h56 ça va bien, je sens juste que je respire moins bien, les cotes un peu contractées. Dans le premier long tunnel, brutalement j'ai chaud, un peu oppressée , je ralentis, quelqu'un me percute le dos, je manque tomber du trottoir....je me ressaisis, retrottine, recours. Jusqu'au 32eme je suis à peu près sur les bonnes allures, (3h01)un rapide calcul me dit qu'il me reste 59 mn pour faire 10 bornes et que faut pas déconner quand même , ça devrait passer!!! Finalement non, ça n'ira pas les crampes ont envahi tout le bas de mon corps ( des crampes dans les fessiers on les passe comment?)mais pas jusqu'à l'arrêt total de ma foulée. Il faut juste que je ralentisse précautionneusement pour ne pas déclencher de crampes irrémédiables. J'ai du mal a respirer, le thorax verrouillé. Mais je sais que je vais finir et c'est une grande joie.
Épilogue. Je suis super contente. J'ai l'horizon marathon de nouveau ouvert. Qu'est ce qu'on a en projet vous croyez? Le NiceCannes bien sûr!!!