Tous dopés ?
Écrit par admin Jeudi, 07 Mai 2009 14:43
Je sais que ce titre est un peu provocateur mais cela illustre bien ma pensée. Où commence le dopage ? Cette question, je ne me la posais pas avant de commencer à pratiquer sérieusement la course à pied. Pour moi c’était simple : le dopage était synonyme de triche, de perfusions la nuit en pédalant sur un vélo d’appart pour ne pas mourir dans la seconde, de mort subite sur un terrain de foot, sans parler de certains cancers situés dans des zones du corps qui ne laissent hélas peu de doute sur leur origine...
Mais de quoi parle-t-on exactement quand on parle de dopage ? La loi du 23 mars 1999 donne maintenant la définition suivante : « Le dopage est défini par la loi comme l’utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d’un sportif ». Tout cela est finalement assez flou.
Que penser d’un coureur qui prend des antidouleurs pendant un marathon ou juste avant et ils sont nombreux ? Après tout s’il ne souffre plus de façon « artificielle », nous sommes d’accord qu’il a modifié du coup « artificiellement » ses capacités.
Que penser d’un coureur qui prend des gels assimilables plus rapidement par l’organisme plutôt que les ravitaillements offerts par l’organisation ? Y a-t-il réelle égalité entre tous les coureurs ? Même si bien sur aucune étude vraiment sérieuse n’a finalement permis de prouver que ces gels étaient plus efficaces qu’un bon vieux sucre…
Que penser d’un coureur qui va repartir sur une course les pieds à vif endormis par un shoot de morphine pour ne pas sentir la douleur ? J’ai découvert ça en discutant avec des podologues intervenant sur les courses d’ultra dans le désert, le genre qui font passer le marathon des sables pour une banale sortie longue. Ne comprenant pas comment on pouvait repartir le matin avec les pieds sans peau du fait d’ampoules géantes, ils ont reconnu qu’en fait on piquait les coureurs pour annuler la douleur, plutôt que de les condamner à l’abandon… Mais alors triche ou pas triche ? Sans cette injection ils ne pouvaient pas poser le pied par terre. Alors oui ce n’est pas de l’EPO mais pour moi la démarche est similaire.
Comme vous le savez je suis souvent très honnête, et parfois trop d’ailleurs… Alors je le dis, je comprends le dopage dans le cas des vraies élites. Je ne l’excuse pas mais je le comprends. Quand on a tout une famille qui attend les primes pour vivre, quand on sait que cela permettra de payer l’éducation des enfants, de payer une maison… Quand on sait qu’une carrière dure souvent très peu de temps, je peux comprendre qu’on ait recours à ce type de pratique.
C’est pour le coureur du troupeau que j’ai un peu plus de mal et dedans je range tous les coureurs non professionnels autant dire beaucoup de monde.
Entre tous les produits qui existent pour mieux récupérer, moins sentir la douleur, j’en passe et des meilleurs où est l’égalité des chances ? Le jeu est truqué dès le début… Sans compter que ces produits coutent souvent très cher et que la sélection se fait également par l’argent.
Cet édito n’a pas pour but de faire une leçon de morale à qui que ce soit. C’est juste le fruit de ma réflexion après plusieurs années maintenant à fréquenter le monde sportif dont j’ignorais absolument tout avant d’y arriver par la petite porte. Plusieurs fois je me suis demandée si je n’allais pas faire comme les autres et embarquer 2 ou 3 médocs dans ma ceinture de marathon. Et puis finalement je me contente de mes 2 g de vitamine C, pris sans grande conviction, un peu par habitude, me persuadant que l’effet antioxydant va éviter les crampes... Je reste convaincue de toute façon que le dopage ne suffit pas. On pourrait me donner autant d’EPO ou de créatine au petit déjeuner, je ne vais pas me mettre à courir le marathon en 2h30 pour autant…
Alors ? Vous en pensez quoi de tout ça ? Votre avis, vos expériences m’intéressent.
Ah oui j’oubliais : si j’ai utilisé le terme « coureur » ce n’est pas par féminisme enragée, sous entendant que seuls les males étaient concernés !!! C’est bien le terme généraliste que j’emploie et je suis tout à fait convaincue que les femmes sont tout aussi concernées par le problème que les hommes.
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Commentaires (17)

Par chris310, juin 28, 2009
Pour moi le dopage commence a partir du moment ou on écoute plus sont corps. Une alimentation equilibre un entrainement reflechi et puis voila ca suffit quand on est amateur. On peut bien s'"arrêter" le temps de guérir une tendinite...Le monde ne s'écroulera pas.Et tant pis pour la course qui sera manqué on la courra l'année prochaine. Il faut garder les pieds sur terre. Nous ne sommes pas tous taillé pour faire des performances. Si on pratique pour le loisir il faut que ca reste un loisir, c'est pas le boulot pas besoin d'être super performant!
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Par Kylie, juin 21, 2009
Par Kylie, juin 21, 2009
Bonjour toutes et tous.
Débat très intéressant que celui ci, les anti inflammatoires et tout l'arsenal médical "courant" est il du domaine du dopage ou non ? Mais en allant plus loin, je vous livrerai une autre question : et tous les gens qui prennent ces anti inflammatoires ,anti drépressifs , stimulants ou autres, juste pour supporter la vie de tous les jours, pour aller au travail et accomplir les taches quotidiennes ? Est ce aussi ça du dopage ? les performances accomplies sont tout de meme accomplies et c'est pas l'ibuprofène qui nous fait courir ! Excellent dimanche a toutes et tous
Débat très intéressant que celui ci, les anti inflammatoires et tout l'arsenal médical "courant" est il du domaine du dopage ou non ? Mais en allant plus loin, je vous livrerai une autre question : et tous les gens qui prennent ces anti inflammatoires ,anti drépressifs , stimulants ou autres, juste pour supporter la vie de tous les jours, pour aller au travail et accomplir les taches quotidiennes ? Est ce aussi ça du dopage ? les performances accomplies sont tout de meme accomplies et c'est pas l'ibuprofène qui nous fait courir ! Excellent dimanche a toutes et tous
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Par phany, juin 10, 2009
Par phany, juin 10, 2009
je prend ou non le gel pendant la course cela depend de mon etat, surtout si je n'ai pas beaucoup dormi de la nuit! sinon un bon dodo, un bon moral et hop la course est bonne et fraiche, quand j'ai mal c'est arnica montana , des trucs homoeos,et massage.
est-ce le dopage le gel? pour moi oui car qq minutes plus tard j'ai de la peche donc ca prouve que ce n'est pas naturelle!
est-ce le dopage le gel? pour moi oui car qq minutes plus tard j'ai de la peche donc ca prouve que ce n'est pas naturelle!
Par Séverine, juin 08, 2009
Le sujet me semble en effet complexe...
J'ai commencé la CAP à l'âge de 11 ans... J'ai arrêté à l'âge de 19 ans après 2 sélections en championnats de France de cross... Jamais l'idée du dopage ne s'était posée à moi.
J'ai repris la CAP à l'âge de 26 ans... Aujourd'hui à presque 32 ans, j'admets prendre de la malto 3 jours avant une course de longue distance. Mon faible poids ne me permet pas de "tenir" la distance sans cet apport de glycogène... Si j'avalais 3 Kg de pâtes le résultat serait le même... alors, dopage ou non ?
Pire... je souffre d'une maladie génétique qui durant les crises me donne des douleurs dans la colonne vertébrale... Le sport est pourtant recommandé, mais la compétition devient difficile tellement la douleur est présente... Le médecin m'a conseillée de prendre un aspirine avant la course ou l'entraînement, dopage ou non ? Je ne le considère pas en tant que tel... si cela peut m'aider à aller mieux... J'ai d'ailleurs pu parcourir dernièrement les 32 km du trail "Les gendarmes et les voleurs de temps"... Il y avait bien longtemps qu'une course ne m'avait pas semblée si agréable... J'y ai pris un réel plaisir et j'ai retrouvé toutes les sensations délicieuses qui font que la CAP est ma passion... Celle, de surcroit, que je partage avec mon mari... Me priver de ce Bonheur, pour 500mg ou 1g d'aspirine, non...
Concernant les problèmes d'égalité, qqsoit le psort, qqsoit l'activité, toujours ils existeront et perdureront... nutrition, soins, matériel... oui il y en aura toujours qui auront mieux ... mais qu'est ce qui est le plus important ? Courir... c'est cela qui doit vraiment nous procurer du Bonheur... alors gels ou non, vêtements de pointe ou non,dopage ou non, le plus important reste bien ce qui nous fait courir : la passion...et c'est bien cela qu'il ne faut pas perdre de vue...
J'ai commencé la CAP à l'âge de 11 ans... J'ai arrêté à l'âge de 19 ans après 2 sélections en championnats de France de cross... Jamais l'idée du dopage ne s'était posée à moi.
J'ai repris la CAP à l'âge de 26 ans... Aujourd'hui à presque 32 ans, j'admets prendre de la malto 3 jours avant une course de longue distance. Mon faible poids ne me permet pas de "tenir" la distance sans cet apport de glycogène... Si j'avalais 3 Kg de pâtes le résultat serait le même... alors, dopage ou non ?
Pire... je souffre d'une maladie génétique qui durant les crises me donne des douleurs dans la colonne vertébrale... Le sport est pourtant recommandé, mais la compétition devient difficile tellement la douleur est présente... Le médecin m'a conseillée de prendre un aspirine avant la course ou l'entraînement, dopage ou non ? Je ne le considère pas en tant que tel... si cela peut m'aider à aller mieux... J'ai d'ailleurs pu parcourir dernièrement les 32 km du trail "Les gendarmes et les voleurs de temps"... Il y avait bien longtemps qu'une course ne m'avait pas semblée si agréable... J'y ai pris un réel plaisir et j'ai retrouvé toutes les sensations délicieuses qui font que la CAP est ma passion... Celle, de surcroit, que je partage avec mon mari... Me priver de ce Bonheur, pour 500mg ou 1g d'aspirine, non...
Concernant les problèmes d'égalité, qqsoit le psort, qqsoit l'activité, toujours ils existeront et perdureront... nutrition, soins, matériel... oui il y en aura toujours qui auront mieux ... mais qu'est ce qui est le plus important ? Courir... c'est cela qui doit vraiment nous procurer du Bonheur... alors gels ou non, vêtements de pointe ou non,dopage ou non, le plus important reste bien ce qui nous fait courir : la passion...et c'est bien cela qu'il ne faut pas perdre de vue...
Par jupiter2001, juin 06, 2009
j'ai eu exactement la même réflexion. Tous ces gels achetés très chers, ces compléments alimentaires sont pour moi une forme de dopage, et pas accessible financièrement à tous. Je cours en club depuis 6 ans, accro aux chronos (moyens) et je fais partie des gens qui recherchent la performance paar le biais de tous ces produits. J'avoue porter jusqu'à 8 gels les plus chers sur marathon, 2 gels sur les semi, 2 aussi sur les 10 bornes. J'ai aussi fait des cures de spiruline qui est vendue comme produit améliorant la résistance et l'endurance par une meilleure oxygénation des muscles. Je prends même des antidouleurs avant et pendant les marathons....oui je penseq ue c'est une forme de dopage, mais dopage atorisé....je fais partie de ces gens là...je suis une femme de 44 ans.
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Par VeroCavalaire, mai 29, 2009
Par VeroCavalaire, mai 29, 2009
Moi le dopage ne me gène que pour les pros, car les autres concurrents qui s'entraînent comme des malades et se trouvent tellement nul a l'arrivée ça oui ça me met en colère. mais a mon niveau pas du tout je ne me sens meme pas concernée, pourtant j'ai fait le MDP grâce aux anti inflammatoires et a de la meso dans le genou 4 jrs avant, mais après 3mois d'entraînement spécifique je n'aurai pas eu le courage d'abandonner. bises vero
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Par brinouille, mai 12, 2009
Par brinouille, mai 12, 2009
même avec mon profil de Tamalou, je ne prend presque jamais de médicaments destiné à me faire encaisser mieux l'entrainement. Je trouve que nous sommes trop habitués à prendre toute sortes de médicament et anti-douleurs pour parfois des maux anodins, mais ceci est un avis sans avoir vécu de douleurs réellement pénible et récurrente, ce qui est un autre cas.
....quant à penser au breuvage magique qui me rendra plus résistante ou qui me fait gagner des minutes, là c'est encore plus loin de moi !
....quant à penser au breuvage magique qui me rendra plus résistante ou qui me fait gagner des minutes, là c'est encore plus loin de moi !
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Par kiki, mai 11, 2009
Par kiki, mai 11, 2009
Vaste débat !!!
J'ai toujours été perplexe : est-ce que je me dope lorsque je prends mon homéophortil ou sporténine ?
Certainement plus que lorsque je prends un anti-douleurs pour ne pas souffrir du syndrome prémenstruel lorsque qu'il tombe lors d'une course.
J'ai toujours été perplexe : est-ce que je me dope lorsque je prends mon homéophortil ou sporténine ?
Certainement plus que lorsque je prends un anti-douleurs pour ne pas souffrir du syndrome prémenstruel lorsque qu'il tombe lors d'une course.
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Par Stella, mai 10, 2009
Par Stella, mai 10, 2009
J'ai commencé à me poser la question de la frontière entre la légalité et l'illégalité quand une gymnaste roumaine a perdu sa médaille d'or pour avoir prix un médicament contre le rhume, certes interdit à l'époque(c'était de la pseudo-éphédrine) et qui a été autorisé depuis. On peut d'ailleurs s'interroger sur l'effet de cette substance pour faire des acrobaties sur une poutre de 12 cm de large ...
A contrario, les cas de prises de substances pour améliorer les perfs existent ... même à un niveau amateur.
Le débat est difficile en tout cas ...
A contrario, les cas de prises de substances pour améliorer les perfs existent ... même à un niveau amateur.
Le débat est difficile en tout cas ...
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Par Japhy, mai 10, 2009
Par Japhy, mai 10, 2009
ben oui mais encore une fois Bibiche, c'est comme pour Divi, ça n'a rien à voir!!!
ce n'est pas pour une performance que tu prends tout ça, mais pour vivre sans souffrir, tout simplement!
ce n'est pas pour une performance que tu prends tout ça, mais pour vivre sans souffrir, tout simplement!
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Par Barbie, mai 10, 2009
Par Barbie, mai 10, 2009
je suis ravie de voir que cet édito soulève de vraies questions et amène une vraie réflexion.
Très très intéressant je trouve !
Barbie
Très très intéressant je trouve !
Barbie
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Par Bibiche, mai 09, 2009
Par Bibiche, mai 09, 2009
Finalement après avoir lu l'édito, je suis restée un peu perplexe et puis j'y reviens pour y aller de ma petite vision des choses.
Bon j'avoue, je me dope... tous les jours en ce moment... pas pour aller courir, tout simplement pour moins souffrir. Mon dos est tellement douloureux!
En fait à la réfexion je ne passe pas souvent une semaine entière sans avaler un antalgique... et en ce moment il me faut aussi des anti-inflammatoires et des myorelaxants
Et pourtant c'est pas en courant que je souffre, mais quand je reste assise en réunion pendant 3 heures ou bien quand je travaille au jardin...
Bon mais dopée quand même...
Bon j'avoue, je me dope... tous les jours en ce moment... pas pour aller courir, tout simplement pour moins souffrir. Mon dos est tellement douloureux!
En fait à la réfexion je ne passe pas souvent une semaine entière sans avaler un antalgique... et en ce moment il me faut aussi des anti-inflammatoires et des myorelaxants
Et pourtant c'est pas en courant que je souffre, mais quand je reste assise en réunion pendant 3 heures ou bien quand je travaille au jardin...
Bon mais dopée quand même...
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Par Japhy, mai 09, 2009
Par Japhy, mai 09, 2009
Divi, je ne considère pas les anti-migraineux de choc comme du dopage, tu aurais pu le demander aussi bien pour aller travailler ou simplement pour ne pas souffrir dans quelque circonstance que ce soit.
Sur le débat de fond, ça me laisse complètement "froide". Ce n'est pas que je m'en fiche, mais j'aime bien la cohérence, c'est pourquoi j'aime bien cet édito de Barbie car il met les gens face à leurs contradictions.
Très souvent, lorsque je tombe sur un sportif en train de casser du sucre avec véhémence sur tel ou telle star se dopant, je lui renvoie systématiquement dans les dents son Malto, ses gels anti-ceci ou pro-cela et ses cachets d'ibuprofène (ou bien pire, si seulement ça s'arrêtait à ça...) pris avant la course. Le niveau de dopage est différent, parce que les niveaux sont différents, mais dans les deux cas, on s'aide par un moyen extérieur. Mais ça ne me pose aucun problème si les gens utilisent tout ça mais ne tapent pas sur d'autres.
Ce n'est donc pas la peine de jouer les pères ou les mères la vertu si l'objectif en question est de passer devant les copains lors d'une course...
Le seul gros souci que j'y vois (hormis le côté santé, mais les sportifs de haut niveau sont quand même très lucides), c'est le côté mauvaise éducation des enfants. Mais là encore il faut être cohérent, on ne peut pas critiquer les stars et prendre soi-même des trucs devant ses gosses, d'autant qu'ils ont une logique en béton, et eux ne voient pas trop la différence.
Sur le débat de fond, ça me laisse complètement "froide". Ce n'est pas que je m'en fiche, mais j'aime bien la cohérence, c'est pourquoi j'aime bien cet édito de Barbie car il met les gens face à leurs contradictions.
Très souvent, lorsque je tombe sur un sportif en train de casser du sucre avec véhémence sur tel ou telle star se dopant, je lui renvoie systématiquement dans les dents son Malto, ses gels anti-ceci ou pro-cela et ses cachets d'ibuprofène (ou bien pire, si seulement ça s'arrêtait à ça...) pris avant la course. Le niveau de dopage est différent, parce que les niveaux sont différents, mais dans les deux cas, on s'aide par un moyen extérieur. Mais ça ne me pose aucun problème si les gens utilisent tout ça mais ne tapent pas sur d'autres.
Ce n'est donc pas la peine de jouer les pères ou les mères la vertu si l'objectif en question est de passer devant les copains lors d'une course...
Le seul gros souci que j'y vois (hormis le côté santé, mais les sportifs de haut niveau sont quand même très lucides), c'est le côté mauvaise éducation des enfants. Mais là encore il faut être cohérent, on ne peut pas critiquer les stars et prendre soi-même des trucs devant ses gosses, d'autant qu'ils ont une logique en béton, et eux ne voient pas trop la différence.
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Par Nathou, mai 09, 2009
Par Nathou, mai 09, 2009
L'égalité des chances dans le sport: voilà tout le débat et cela ne concerne pas seulement le prise ou non de produits, Clarkii l'a très bien dit dans son dernier paragraphe...
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Par clarkii, mai 08, 2009
Par clarkii, mai 08, 2009
Il pourrait y avoir deux niveaux de réponses suivant que l'on se place dans un débat pûrement réglementaire ou philosophique, mais aussi dans le cadre du sport professionnel ou de loisir, même si, pour ce dernier cas, il peut également être exercé en compétition.
Même si la définition du texte de loi du 23 mars 1999 reste floue, cette loi se complète d'une liste de poduits interdits ici.
Alors à la question, « où commence le dopage ? », je répondrais que si l'on se place dans le cadre pûrement règlementaire, du sport professionnel et/ou amateur (et pas de loisir), il ne devrait pas y avoir d'ambiguïté dans la réponse. Le dopage commence par la prise d'un de ces produits interdits. La morphine fait partie de cette liste, pas les gels (de glucose) ni la vitamine C. Alors oui, au « coureur qui prend des antidouleurs pendant un marathon ou juste avant » , si ces antidouleurs ne font pas partie de cette liste.
Comme toi, je comprends que certains aient recours au dopage. Certains le font car ils ont une famille à nourrir (comme tu le mentionnes), bien que je ne sois pas sûr qu'ils soient si nombreux dans ce cas, (en CAP peut-être ou dans les sports peu médiatiques, mais il y a des tas de contre-exemples où dopage et M€ vont de paire...), d'autres y ont recours car ils sont dans la spirale infernale du sport « business » où il faut sans cesse être « ultra performant », d'abord pour pouvoir être remarqué (ce qui explique pour partie le dopage dans le sport amateur), puis pour briller ensuite et pour pouvoir se maintenir au plus haut niveau de performance. Dans ce cas, dopage et argent font souvent bon ménage. Alors si je peux le comprendre, je ne le cautionne pas. Ces méthodes ternissent le sport. On en vient à regarder le « tour de France » non plus pour les performances de ses coureurs mais dans l'attente du nouveau scandale. Aussi, que faut-il penser de la performance d'Usain Bolt au dernier « JO » ?, des fédérations qui, comme le cyclisme, se donnent les moyens d'essayer d'éradiquer ce fleau tandis que d'autres font l'omertà ? et il y a tant d'autres exemples... Pour ma part, et à la lumière de ces éléments, j'ai pris un peu de recul sur le sport professionnel et je m'en suis même un peu détourné.
Pour ce qui est du « coureur de troupeau » ou plus simplement du sportif de « loisir », autant je considérerais que la prise de morphine (c'est un exemple) soit du dopage et de la tricherie pour les « élites » au regard des gains potentiels à l'arrivée (et du classement), autant je l'accepterais pour ce cas où, finalement, il n'y a aucune incidence pour personne (tout au plus, quelques places dans le classement lointain, on parle bien du coureur de troupeau...), le but étant simplement d'aider quelqu'un, qui a peut-être investi ses économies pour sa passion, pour qu'il puisse finir ce marathon de New-York ou cette épreuve dans une contrée lointaine (par exemple). Dans ce cas, je ne trouve pas de problème d'éthique, et cela ne me pose pas de problème à ce qu'on puisse aider cette personne pour qu'elle aille au bout de son défi (d'autant qu'elle ne « vole » personne à l'arrivée).
A la question, quid de l'égalité entre les coureurs et de l'égalité des chances ? Je répondrais, quid de la personne qui peut s'entrainer 4 à 5 fois par semaine car son emploi du temps personnel et professionnel le lui permet et celle qui ne peut courir qu'une fois (ou deux) car son emploi du temps ne lui permet pas ? Quid de la personne qui peut se payer un voyage à NYC pour courir le marathon ? Quid de la personne qui peut se payer un coach, ou un staff médical (kiné, podo etc...)? En effet, je ne peux que confirmer qu'il n'y a pas égalité des chances entre les coureurs (qu'ils soient professionnels ou de loisir d'ailleurs, il y a bien encore quelques professionnels qui se font prendre avec des produits dopants d'ancienne génération alors que certains utilisent des produits "high tech" non décelables aux contrôles) mais ça c'est malheureusement le quotidien de la vie et pas seulement en CAP.
Clarkii
Même si la définition du texte de loi du 23 mars 1999 reste floue, cette loi se complète d'une liste de poduits interdits ici.
Alors à la question, « où commence le dopage ? », je répondrais que si l'on se place dans le cadre pûrement règlementaire, du sport professionnel et/ou amateur (et pas de loisir), il ne devrait pas y avoir d'ambiguïté dans la réponse. Le dopage commence par la prise d'un de ces produits interdits. La morphine fait partie de cette liste, pas les gels (de glucose) ni la vitamine C. Alors oui, au « coureur qui prend des antidouleurs pendant un marathon ou juste avant » , si ces antidouleurs ne font pas partie de cette liste.
Comme toi, je comprends que certains aient recours au dopage. Certains le font car ils ont une famille à nourrir (comme tu le mentionnes), bien que je ne sois pas sûr qu'ils soient si nombreux dans ce cas, (en CAP peut-être ou dans les sports peu médiatiques, mais il y a des tas de contre-exemples où dopage et M€ vont de paire...), d'autres y ont recours car ils sont dans la spirale infernale du sport « business » où il faut sans cesse être « ultra performant », d'abord pour pouvoir être remarqué (ce qui explique pour partie le dopage dans le sport amateur), puis pour briller ensuite et pour pouvoir se maintenir au plus haut niveau de performance. Dans ce cas, dopage et argent font souvent bon ménage. Alors si je peux le comprendre, je ne le cautionne pas. Ces méthodes ternissent le sport. On en vient à regarder le « tour de France » non plus pour les performances de ses coureurs mais dans l'attente du nouveau scandale. Aussi, que faut-il penser de la performance d'Usain Bolt au dernier « JO » ?, des fédérations qui, comme le cyclisme, se donnent les moyens d'essayer d'éradiquer ce fleau tandis que d'autres font l'omertà ? et il y a tant d'autres exemples... Pour ma part, et à la lumière de ces éléments, j'ai pris un peu de recul sur le sport professionnel et je m'en suis même un peu détourné.
Pour ce qui est du « coureur de troupeau » ou plus simplement du sportif de « loisir », autant je considérerais que la prise de morphine (c'est un exemple) soit du dopage et de la tricherie pour les « élites » au regard des gains potentiels à l'arrivée (et du classement), autant je l'accepterais pour ce cas où, finalement, il n'y a aucune incidence pour personne (tout au plus, quelques places dans le classement lointain, on parle bien du coureur de troupeau...), le but étant simplement d'aider quelqu'un, qui a peut-être investi ses économies pour sa passion, pour qu'il puisse finir ce marathon de New-York ou cette épreuve dans une contrée lointaine (par exemple). Dans ce cas, je ne trouve pas de problème d'éthique, et cela ne me pose pas de problème à ce qu'on puisse aider cette personne pour qu'elle aille au bout de son défi (d'autant qu'elle ne « vole » personne à l'arrivée).
A la question, quid de l'égalité entre les coureurs et de l'égalité des chances ? Je répondrais, quid de la personne qui peut s'entrainer 4 à 5 fois par semaine car son emploi du temps personnel et professionnel le lui permet et celle qui ne peut courir qu'une fois (ou deux) car son emploi du temps ne lui permet pas ? Quid de la personne qui peut se payer un voyage à NYC pour courir le marathon ? Quid de la personne qui peut se payer un coach, ou un staff médical (kiné, podo etc...)? En effet, je ne peux que confirmer qu'il n'y a pas égalité des chances entre les coureurs (qu'ils soient professionnels ou de loisir d'ailleurs, il y a bien encore quelques professionnels qui se font prendre avec des produits dopants d'ancienne génération alors que certains utilisent des produits "high tech" non décelables aux contrôles) mais ça c'est malheureusement le quotidien de la vie et pas seulement en CAP.
Clarkii
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Par christophe carrio, mai 08, 2009
Par christophe carrio, mai 08, 2009
c'est un débat légitime.
est ce prendre ces 2 gr de vitamine c et ses omégas 3 en gélules avec du magnésium est du dopage? pour ma part cela répond une logique qui est liée à mon niveau d'activités physiques et professionnelles qui se trouvent un peu au delà des normes. j'ai coutume de souvent dire a mes athlètes "pas de résultat extraordinaires avec des moyens ordinaires". est ce que mes compléments alimentaires peuvent être assimilé à du dopage je ne le crois pas. mais posons la question différemment: est que les 4 ou 5 cafés ou thé quotidien pour rester efficace au travail ne sont pas du dopage? est ce que les verres de vin ou les digestifs pour "libérer" les consciences et rendre euphorique ne peuvent pas être assimilé à du dopage? est ce que leurs passé à courir pour obtenir cette état de béatitude délivrer par les endorphines et les endocannabinoides ne peuvent pas être assimilés à une forme de dopage?
je pense que nous vivons dans une société de plus en plus complexe et que pour y faire face nous avons tous besoin de support. certains trouvent ces supports auprès de la famille et des amis, d'autres dans la pratique d'un sport comme la cap, d'autres rajoutent à cela leur 2 gr de vit C, certains se noient dans l'alcool et la drogue pour oublier le quotidien.... bref vivre est parfois compliqué dans l'absolue et chacun d'entre nous essai de trouver sa raison d'être et de vivre en s'aidant d'un certain nombre d'artifice légaux et illégaux. mais là encore ou commence et ou s'arrête la légalité.
voilà quelques unes de mes réflexions sur le sujet.
bonne cap à toutes et à tous
christophe carrio
www.christophe-carrio.com
http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?_encoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Christophe Carrio
est ce prendre ces 2 gr de vitamine c et ses omégas 3 en gélules avec du magnésium est du dopage? pour ma part cela répond une logique qui est liée à mon niveau d'activités physiques et professionnelles qui se trouvent un peu au delà des normes. j'ai coutume de souvent dire a mes athlètes "pas de résultat extraordinaires avec des moyens ordinaires". est ce que mes compléments alimentaires peuvent être assimilé à du dopage je ne le crois pas. mais posons la question différemment: est que les 4 ou 5 cafés ou thé quotidien pour rester efficace au travail ne sont pas du dopage? est ce que les verres de vin ou les digestifs pour "libérer" les consciences et rendre euphorique ne peuvent pas être assimilé à du dopage? est ce que leurs passé à courir pour obtenir cette état de béatitude délivrer par les endorphines et les endocannabinoides ne peuvent pas être assimilés à une forme de dopage?
je pense que nous vivons dans une société de plus en plus complexe et que pour y faire face nous avons tous besoin de support. certains trouvent ces supports auprès de la famille et des amis, d'autres dans la pratique d'un sport comme la cap, d'autres rajoutent à cela leur 2 gr de vit C, certains se noient dans l'alcool et la drogue pour oublier le quotidien.... bref vivre est parfois compliqué dans l'absolue et chacun d'entre nous essai de trouver sa raison d'être et de vivre en s'aidant d'un certain nombre d'artifice légaux et illégaux. mais là encore ou commence et ou s'arrête la légalité.
voilà quelques unes de mes réflexions sur le sujet.
bonne cap à toutes et à tous
christophe carrio
www.christophe-carrio.com
http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?_encoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Christophe Carrio
...
Par DiVi, mai 07, 2009
Par DiVi, mai 07, 2009
je me posais aussi la question...j'ai commencé par un antiinflammatoire sur un tendon douloureux avant une course. un jour je me suis surprise à supplier mon médecin de me donner un très fort antidouleur (donc pas anodin) à cause d'une migraine aigüe qui allait m'empêcher de faire un match. c'est pas vraiment du dopage, se dit-on, mais c'est bel et bien modifier artificiellement son état.
à niveau amateur, ce qui me gêne énormément c'est de mettre sa santé en jeu pour ce qui devrait être un loisir. ça c'est ma belle théorie. en pratique, j'ai couru l'année dernière 10km avec un genou enflammé... bref, pas facile de se donner des limites quand ça nous tient à coeur.
cela dit, aller jusqu'à la morphine me semble hallucinant...quel intérêt alors de courir - pour le plaisir - une course dont on sait que sans médocs on ne la finirait pas? il y a alors peut-être un problème avec le rapport à la performance et les objectifs fixés.
comme tu le vois, je n'ai moi aussi pas d'idée vraiment arrêtée ni précise sur la question. j'ai mes propres limites pour l'instant, mais effectivement le problème est troublant.
à niveau amateur, ce qui me gêne énormément c'est de mettre sa santé en jeu pour ce qui devrait être un loisir. ça c'est ma belle théorie. en pratique, j'ai couru l'année dernière 10km avec un genou enflammé... bref, pas facile de se donner des limites quand ça nous tient à coeur.
cela dit, aller jusqu'à la morphine me semble hallucinant...quel intérêt alors de courir - pour le plaisir - une course dont on sait que sans médocs on ne la finirait pas? il y a alors peut-être un problème avec le rapport à la performance et les objectifs fixés.
comme tu le vois, je n'ai moi aussi pas d'idée vraiment arrêtée ni précise sur la question. j'ai mes propres limites pour l'instant, mais effectivement le problème est troublant.
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