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La course du mois

New York 2011 - les récits des Cafeuses

La course du mois

New York 2011 : les récits des cafeuses

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La vidéo de Sof est là : http://vimeo.com/32287726

Les photos de Pierre sont là : picasaweb.google.com/113559129707328008890/NewYorkCityMarathon2011?feat=email

Le récit de Cécile

NY 2011, mon marathon aux mille visages.

Je vais vous épargner un CR classique absolument pas crédible de « Barbie découvre NY » puisque tout le monde le sait j’en suis à mon 4ème et mon 34ème marathon. J’ai cette chance inouïe d’avoir pu profiter de ce marathon hors norme à plusieurs reprises et c’est un bonheur chaque fois renouvelé même si cette année je me suis maudite d’avoir oublié que la fin du parcours, le long de Central Park est tout sauf plate… Un peu comme un accouchement où d’un enfant à l’autre on finit par oublier, la nature étant bien faite sinon nous aurions toutes un seul enfant !

Je vais vous épargner km après km, miles après miles, le parcours n’a pas un intérêt phénoménal, seule l’ambiance est inoubliable. Je pense que le film que nous prépare Sof parlera pour moi. Pour ceux et celles que le côté course à pied passionne plus que moi, je résume ma course : un premier semi un peu soutenu histoire de décrasser les carbus, un deuxième tranquille à aider qui en avait besoin, à réconforter à coup de m&m’s les coureurs en détresse… Pour être bien sûre de ne pas oublier mes bonnes résolutions j’ai même pris une seule paire de chaussures, celles que j’utilise pour l’entrainement, trop lourdes à mon goût pour un marathon mais parfaites pour une sortie longue. Je passe la ligne sans gros souci, retour à l’hôtel toujours aussi compliqué mais ça je commence à connaître. Je suis tellement en forme que souvent je traverse les ronds-points en courant sous le regard surpris des automobilistes et des piétons qui se demandent bien à qui j’ai piqué sa médaille et sa couverture de survie… 4h09, pas de quoi publier, mais ravie parce que mon retour sur le bitume a été moins douloureux que je ne le pensais.

En fait cette édition 2012 restera dans ma mémoire parce qu’elle a pris une tournure inattendue, il sera celui des rencontres, des rendez-vous et des visages connus ou inconnus. Pour ne vexer personne, je vais vous en parler par ordre d’apparition à l’écran !

Mes poussins !

Vous avez vu les filles je n’ai pas dit mes petites poules même si nos bavardages tenaient souvent de la basse cour reconnaissons le ! Surprise cette année avec tout plein de cafeuses au départ du marathon et pour faciliter les choses, elles partent toutes avec moi à part Réjane qui viendra nous rejoindre samedi matin pour la surprise. C’est vrai que le fait d’être dans le même hôtel, le même avion et la même chambre pour certaines était top. Même si j’ai un peu couru après le temps et mes rendez vous pro, c’était un vrai bonheur de les avoir tous les matins dans le hall et surtout de les voir toutes avec leur médaille autour du cou. Je ne vais pas vous mentir et je pense qu’elles ne m’en voudront pas si elles lisent ça, il n’était pas assuré que toutes soient à l’arrivée. Un marathon ça reste quand même un 42km et des brouettes avec tout ce que cela comporte. Une blessure, une défaillance tout peut arriver. Mais chez CAF même si tu vomis, même si tu blêmis, tu finis ! (on ne cherchait pas un slogan pour les tee-shirts CAF ???).

Si certaines ont sacrément galéré et inauguré le bitume new yorkais à leur façon, elles ont toutes passé la ligne d’arrivée, prouvant s’il en était besoin que les cafeuses sont de sacrées nanas. Je pense qu’elles ont d’ailleurs du dormir avec leur médaille autour du cou !

Maman poule était trop contente et trop fière !!! Les filles vous avez assuré grave !!!

Fred

Je vous en ai déjà parlé puisqu’il était avec moi au trail des aiguilles rouges. Il a aussi une qualité : il connaît les bonnes adresses du quartier ! Et comble du bonheur il m’a permis de rencontrer Idrissa donc je vais vous parler plus loin. Il venait à NY pour faire un temps comme on dit, il court à une vitesse qui reste du domaine de l’impossible pour moi. Mais surtout ce qui m’amuse le plus chez lui (ça y est je suis fâchée à mort !!!) c’est son stress… C’est le jour et la nuit avec moi. Autant je suis capable de partir à l’arrache sur un marathon en attrapant 2 gourdes de compote au vol, autant Fred réfléchit à sa tenue, suit son plan d’entrainement avec un sérieux que je lui envie. Ce qui est cool c’est que maintenant j’ai trouvé un copain qui stresse pour moi ! C’est grâce à lui que je vais me taper un petit déjeuner pré marathon peu raisonnable dirons nous… Mais l’hypoglycémie ne m’aura pas cette fois ! Et puis à côté de Fred il y a Cristel que je n’ai pas trop osé provoquer avec mon dossard. Un bébé de 3 mois adorable et une reprise depuis quelques semaines, je sais qu’elle regarde les coureurs avec envie mais pas de doute l’édition 2012 verra son grand retour et un temps canon à n’en pas douter une seule seconde !

Paula

Ah ben oui maintenant on est copine alors je peux l’appeler Paula ! Je vous explique : je cherchais une façon de faire un petit cadeau aux filles et je dois dire que je ne trouvais pas. Le tour en hélicoptère pourquoi pas mais là c’est moi qui faisais vomito partout… Et puis un jour, miracle un mail me proposant de la rencontrer dans le cadre de sa venue au marathon de NY pour promouvoir la fondation pour laquelle elle œuvre, Peace and Sport. Avantage de la situation : elle ne court pas le marathon cette année, elle est donc disponible. L’attaché de presse me propose aussi de venir au footing prévu pour les participants du marathon qui ont collecté des fonds pour l’assoc avec elle mais aussi Tegla Loroupe et Wilson Kipketer (excusez du peu !!!). Je demande « euh je peux venir avec des copines ? ». Mais bien sur ! Voilà comment nous nous sommes retrouvées à courir, faire du stretching dans une bonne humeur contagieuse au milieu d’un Central Park ensoleillé. Le rêve va continuer lorsqu’elle me proposera de venir déjeuner avec elle pour l’interview. Rendez-vous à son hôtel à 12h30… Ok, pas de souci ! Je te fais un retour version seuil pour avoir le temps de prendre une douche, j’attrape mon dictaphone et hop dans l’autre sens. Je vais passer presque 2h à discuter avec elle d’une façon tellement directe que je ne réalise encore pas trop ce qu’il s’est passé. Pour moi Paula a toujours été liée à NY. Il y a 5 ans je ne connaissais personne… Je me souviens très bien lorsque j’avais gagné le concours qui m’a permis d’aller courir mon premier NY, j’étais allée voir sur internet qui était le fameux Hicham El Gerrouj qui avait l’air d’impressionner mes collègues masculins sans parler de Philippe Rémond, notre coach d’un jour. Alors quand j’ai découvert les photos de cette blonde victorieuse passant la ligne avec sa petite fille dans ses bras, moi qui pensais à l’époque que si tu n’étais pas née au Kenya ou en Ethiopie les podiums tu oubliais, forcément je me suis intéressée d’un peu plus prêt à cette femme. Les filles vous le confirmeront, c’est une personne tellement simple, tellement adorable qu’on a presque du mal à imaginer qu’elle est la championne qu’elle est. Me retrouver en plus à NY pour la rencontrer, ville où je l’ai découverte… wouah, je ne réalise toujours pas !

Jérémy

Là j’imagine Aurélie derrière son écran d’ordi avec la mâchoire qui se décroche, le rouge qui monte aux joues et qui se dit « non elle ne va pas oser quand même ». Ne rêve pas ma grande tu me connais quand même !!! Nous avons toutes fait connaissance de ce charmant garçon il faut tout de même bien l’avouer le jour de notre footing à Central Park. Il tape la discute avec moi parce qu’il est bien élevé et qu’il a du comprendre qu’étant la mère poule de ma tribu de poussinettes il lui fallait mon autorisation pour les aborder mais très vite son intérêt se porte sur notre chère Aurélie. Mais voilà toutes les bonnes choses ont une fin et nous devons nous quitter. Dimanche soir je suis invitée à rejoindre le groupe des coureurs ayant couru le marathon pour la fondation pour un dîner japonais. J’embarque Tim mon copain journaliste anglais qui sera tout à fait à son aise dans un dîner « fluent english conseillé » et Jérémy est là bien entendu. Il vient vers moi le sourire aux lèvres, visiblement ravi de me revoir, ça fait toujours plaisir. Sa première question est « where’s Aurélie ? » (je ne vous fais pas l’outrage de vous faire une version sous titrée, on a toutes vues le spectacle de Gad Elmaleh. « euh ben Aurélie is not here, she take a shower to the hotel of sa mère et j’ai can’t say her to coming with me mais j’ai coming with Tim”. Vous auriez vu son regard déçu quand il a découvert me suivant mon copain british, certes le petit frère de Raph Fiennes mais apparemment pas du tout à son goût… Je vous rassure, depuis les mails ont été échangés et le contact rétabli. Inutile de vous dire que je compte bien être témoin du mariage et qu’ils ont intérêt tous les 2 à appeler leur première fille Cécile Barbie sinon je leur fais le coup du « et s’il y a quelqu’un dans la salle qui s’oppose à cette union, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais » !!!

Tim

Je vous ai déjà parlé de lui puisque je lui dois de grands moments de rigolade et de course à pied à l’Ironman de Maresme. C’est à lui que je dois mes sorties à l’aube à m’accrocher comme une malade 48h après une anesthésie générale et une opération… Je lui dois aussi d’avoir planté la petite graine du tri dans ma tête. Il est sur Ironman et il ne comprenait pas pourquoi moi je ne me lançais pas. Lors de notre visite de Barcelone ambiance japonaise « 2h montre en main » pour faire le tour de la ville, nous avions fait une pause sur le port, moi buvant un caramel macchiato (j’arrive à trouver des starbucks où que j’aille, je suis un gps sur pattes à starbuck !), lui m’expliquant le bonheur absolu qu’il y avait de faire 180km à vélo avant de décrasser avec un marathon. Il se trouve qu’un an plus tard, presque jour pour jour, je fêterai ma première médaille dans un restaurant situé à 100m à peine de ce fameux banc où je lui ai promis que oui un jour je ferai un tri pour voir. 2 jours avant de partir pour NY, grâce à mon message sur mon mur FB annonçant mon départ, je reçois un mp : « you’re in NY ? Me tout ! ». Youpi, je vais revoir mon copain british et pouvoir lui raconter en direct live mes bêtises ! Mais voilà, je rate ses appels, mon téléphone refuse de fonctionner quand j’en ai besoin, bref ça part mal cette histoire. Et puis je reçois un sms me demandant «where are you ? », « ben juste devant l’apple store » et là j’entends un énorme éclat de rire, il est à 3m de moi penché lui aussi sur son smartphone. Quand je vous dis que NY est une petite ville !!! Un thé et une bonne partie de rigolade plus tard (il faut dire que même avec mon anglais de base « Barbie fait du tri » fait toujours autant rigoler, il a suffit de toute façon que je lui dise qu’on m’avait prêté un Cervelo pour qu’il parte dans un fou rire de 10 min… pas vexant le garçon), je lui demande dans quel sas il part le lendemain et comment il a eu son précieux sésame. « qualify time », il me répond… punaise mais il est plus jeune que moi… euh c’est combien ??? 2h45… ah ouais quand même… je me marre quand je repense à notre sortie matinale où j’avais le sentiment d’être à fond et lui aussi… j’en rigole encore…

Forrest Gump

Ben quoi ? J’ai bien déjeuné avec Paula je peux avoir vraiment rencontré Forrest Gump ! Pour celles et ceux qui connaissent un peu l’organisation du marathon de NY, ils savent qu’il y a d’abord le passage obligé par l’attente dans les sas, dans son corral plus précisément. Comme je suis très à l’heure j’ai presque une heure en fait à patienter. Je m’installe par terre dans le seul petit coin où il y a du soleil parce que même s’il fait beau il ne fait pas encore très chaud, les fesses sur un tas de feuilles. Au bout de 2 min, je vois débarquer Forrest, ambiance bardu, fin de sa traversée aller retour des US. Il y a très peu de personnes costumées sur ce marathon en fait donc forcément on le repère et tout le monde rigole en le voyant. Cela ne fait pas 2 min que nous sommes installés par terre qu’un coureur vient déposer à nos côtés un duvet qu’il a décidé d’abandonner sur place. Nous échangeons un regard, pas besoin de se parler, je le récupère et je nous couvre les jambes histoire de ne pas mourir de froid tout de suite. Forcément maintenant que je partage un duvet avec lui il est temps de faire un peu connaissance !!! Hi I’m Barbie and you Forrest !!! Très vite j’apprends qu’il court son 12ème marathon de l’année mais le premier pour une charities et c’est pour marquer l’évènement qu’il s’est déguisé. Il me demande ce que je cours et je lui parle rapidement de trucs dans le désert. Et là immanquablement la question que tous les américains rencontrés pendant ces quelques jours tombe : « vous avez fait le marathon des Sables ? ». ben oui mon gars ! Sa barbe lui tombe de la machoire et il me regarde avec ses yeux ronds… Mais c’est dingue quand même que personne n’imagine que je sois capable de faire ça… Et comme il est inscrit l’année prochaine, notre sujet de conversation est tout trouvé. Nous n’allons pas voir le temps passé et c’est seulement quand je vois les gens avancer que je comprends qu’il faut que je quitte mon duvet moelleux pour me lancer dans le grand bain.

Idrissa

Sans Fred je n’aurais jamais fait sa connaissance. Il fait partie de son groupe de coureurs qui sont suivis dans le cadre d’un projet L’oréal Men. C’est le plus jeune de bande (22 ans) et comme le dit si bien Guillaume, « forcément t’as pas choisi le plus moche ! ». Il faut avouer qu’il est non seulement adorable mais tout de même très mignon pour ne pas dire carrément beau. Mais bon même si je sais qu’une Demi Moore sommeille en chacune d’entre nous, la mienne est sacrément bien enfouie… Il pourrait réellement être mon fils et je vais d’ailleurs l’appeler « le petit » pendant tout le séjour, ce qui est tout bonnement ridicule puisqu’il doit bien mesurer 1m92 au bas mot. Il court son premier marathon ce jour là et je lui ai proposé de l’accompagner lui donnant rendez vous dans le sas de départ. Seulement voilà à faire des mondanités avec Forrest je ne le trouve pas… Je pars toute seule, avec un petit regret mais bon c’est comme ça, je ne peux plus faire machine arrière. Alors que j’ai retrouvé les convert et que je devise tranquillement à la Tortue lui répétant sans cesse « Dany, on va trop vite là », 2 coureurs du groupe de Fred me doublent et me disent « Idrissa te cherchait partout, il est derrière ». Ok retrofreins toute, cligno à gauche, je quitte le peloton pour rejoindre le public et attendre son arrivée. 2 ou 3 min après il est là, souriant comme toujours et apparemment ravi de me retrouver. Nous voilà partis pour au moins 15km. Il y a aussi Alex un coureur français qui lui aussi court son premier marathon mais qui vient du trail où il a déjà fait de longues distances. Je prends très à cœur mon rôle de maman en imposant un rythme régulier. Je sais qu’il peut courir plus vite, la question ne se pose même pas mais un marathon c’est long et j’en ai vu d’autres qui se sont brûlés les ailes à vouloir partir trop vite, moi la première ! Je sais déjà que je ne serai pas là pour le voir passer la ligne d’arrivée, je veux juste l’accompagner jusqu’au premier semi et le laisser partir comme un grand décrocher un temps qui correspond à son niveau. Si je le suis, je vais finir mal et me casser pour la Rochelle. Punaise que je deviens raisonnable moi en vieillissant… Pour info il finit en 3h49 je crois à quelques secondes prêt.

Blandine

Ok c’est une cafeuse et elle fait partie des « poussins » mais je voulais juste lui dire merci d’être venue avec moi au poulailler du Metropolitan Opéra mais quoi de plus normal pour des poules qui gloussent pour écouter Don Giovanni. C’est cool CAF, parce que j’ai trouvé des copines pour courir mais aussi des copines pour sortir !!! Eh Blandine il y a un marathon à Milan ? je n’ai jamais été à la Scala !!!

George

Sans S à la fin et c’est une fille !!! Aux US les Cécil sont des garçons et les George des filles… Cherchez pas c’est comme ça ! Je l’ai rencontrée sur le marathon de l’Antarctique et tous les ans à NY j’essaye de déjeuner avec elle. Ce que j’aime avec elle c’est que nous avons un peu la même vision de la CAP… Elle nous sert surtout à manger ce qu’on veut ! Et George question bonnes adresses à NY elle assure grave. Comme elle est bec sucré comme moi c’est juste un vrai bonheur de la suivre. Quand elle m’a dit thaï et pâtisserie, j’ai traversé une bonne partie de Manhattan pour aller la rejoindre et découvrir sa nouvelle adresse. Et je n’ai pas été déçue ! Vous connaissez l’expression « better than sex » ? Elle a été inventée pour les gâteaux de Lulu ! Et quand on sait que celui que j’ai dégusté s’appelle « passionately kissed » on comprend beaucoup de choses… C’est grâce à elle également que j’ai découvert un fast food de dumpling, les bouchées vapeur qui a eu l’idée géniale d’ouvrir un corner juste derrière le Waldorf. Leur chocolate Shanghai dumpling est comment dire ??? Aussi bon que Jérémy torse nu est agréable à regarder ! (private joke !!!). Et pour éponger l’alcool les vapeurs c’est top (voir suite pour comprendre !).

Béné

Ah Béné… c’est ma copine de la tente 60 et comme de bien entendu elle était là… toujours là dans les bons coups de toute façon. Nous réussissons à nous voir juste avant son départ et je vais la rejoindre à son hôtel 2h avant le départ de son bus pour l’aéroport. Pour résumer la situation, disons que tout cela est quelque peu parti en live… Direction le bar de l’hôtel pour un fou rire qui va durer 2h… Il faut dire qu’une téquila ça va mais 2 bonjour les dégâts ! Ils ont un cocktail appelé « big apple » qui nous semble tout à fait approprié pour fêter nos 2 médailles et nos retrouvailles. Nous refaisons notre marathon des Sables et franchement ça n’engendre pas la mélancolie cette histoire. Le problème c’est que le niveau sonore augmente autant que la quantité d’alcool dans notre sang… Un pauvre recruteur qui tente de faire passer des entretiens d’embauche à côté de nous doit maudire son choix de table et d’hôtel ! Je suis tellement partie que je vais même finir par promettre à Béné de tout faire pour retourner au MDS avec elle ! T’as raison ma fille… Je n’avais pas d’ultra dans le sable en avril, ça faisait un trou dans le programme des réjouissances ! En décrassage des 4 Deserts c’est une super idée… Bon je tiens à te le dire, j’ai dessaoulé depuis !!!

Voilà, mon marathon de NY 2011 est fini. Il a été aux couleurs de cette ville qui ne dort jamais, riche en émotions, en rencontres, en retrouvailles. Définitivement je me sens bien dans cette ville. Je ne peux pas y être pour 2012, pour cause de programme un peu intensif (je vais faire travailler la VMA des petites pingouins) mais je sais que je reviendrai un jour et que Central Park me reverra avec ma médaille qui brille autour du cou et ma couverture de survie ambiance papilotte. J’aime cette ville où je me réfugie tellement souvent, j’aime fouler Central Park à 5h du matin au milieu de toutes ces femmes qui font le même sport que moi.

D’ailleurs une chose m’a surprise c’est leur incroyable présence en force à une heure si matinale.

3 possibilités :

a. elles ont appris que les guedins françaises arrivaient et elles ont enfermé leur mari, copain, frère, cousin, que sais-je à double tour chez elles avant de partir courir ?

b. les hommes sont comme les ours blancs une espèce en voie de disparition à NY

c. elles vont courir le matin avec leurs copines pendant que Monsieur reste à la maison pour s’occuper des enfants, les emmener à l’école, sans oublier de préparer les céréales et le thé préféré de Madame avant de partir...

Alors vous en pensez quoi les filles ?

Cécile

ps : merci Aurélie pour les photos !


Le récit de Panda

Après une prépa pas idéalement passée, l'asthme étant de la partie, je suis sorti épuisé des 20 km de Paris, mais grâce à l'allergologue et son traitement pour l'asthme allergique et d'effort, la seconde moitié s'est une peu mieux passée.

Le jour du départ est arrivé, et cela devient plus réel, au fur et à mesure qu'on approche lol

Avant le marathon, récupération du dossard, visite de la ville, footing avec Paula Radcliff le samedi matin dans Central Park (voir la première vidéo plus bas) on n’aurait pas pu rêver mieux

Jour J : Staten Island et le pont Verrazano, après l avoir vu a la télé, j'y suis en vrai et je vais courir le marathon de New York !!

L'attente n’a pas été trop longue, c'est très bien organisé en tout cas.

Le départ est lancé, je suis sous le pont, je suis un peu déçu de ne pas être au dessus, mais on ne va pas faire le difficile.

J'ai vraiment apprécié l’ambiance, le public, les gens applaudissent et encouragent comme des fous, je n’ai jamais vu ça, cela porte vraiment.

Le premier semi s'est très bien passé, je ne l’ai quasiment pas vu passé, par contre peu après, l’asthme s’est invité, et la ventoline a pas fait effet longtemps et ne faisait plus d’effet.

Évidemment l’allure c'en est ressentie, j'ai du raller a voie haute, une fois que j'ai réalisé que le chrono espéré s’était envolé à coup sûr et très rapidement.

En plus, le terrain est vraiment pas facile, en plus des 7 ponts, ça monte, des faux plats , par très dur, mais trés long, de très longues avenues à remonter lol !

Même si j'en ai bavé par moment, je savais que j'irai au bout, le public et la musique aide bien et puis c'est New York !

La fin dans Central Park n’est vraiment pas facile, ça monte, avec une petite côte juste un peu avant la fin , les méchants lol

Résultat : 5h08

Je me demande si j avais l’air si mal en point, car dans la longue file pour sortir de Central Park, un policier m'a demandé si ça allait ainsi que 2 passants dans la rue lol !

Un peu déçu, c'est sur, mais pas vraiment par rapport véritablement au chrono, j'ai fini le marathon de New York, c'est déjà beaucoup, mais plus la frustration par rapport a l'asthme. Je serais capable d’un peu mieux, mais je me suis senti bridé par l’asthme.

Sinon j'ai bien récupéré, mardi, je suis parti à l’aventure dans New York, de l’hôtel, je suis allé à Time Square, puis l'Empire State Building (86 et 102eme), ensuite Madison square Park, Union Square park, Washington Park, j ai continué la descente en prenant des rues moins touristiques, et découvert des coins vraiment sympa.

Je suis tombé sur une petite chapelle, au milieu des buildings, et me rend compte que je suis tombé sur Ground Zero, sans savoir où il se trouvait, je continue, me retrouve à Battery Park, photographie la statue de la liberté avec le couché du soleil, trouve le Staten Island Ferry , je fais l’aller-retour, en profitant du coucher du soleil pour continuer a photographié la statue de la liberté ainsi que Skyline de Manhattan.

En remontant, je suis tombé sur Wall street ainsi que sur les camps des insurgés, tout ça un peu au hasard. :o)

Je retrouve un métro et arrive à prendre un express qui me dépose pas trop loin de l’hôtel.

J'ai été sur openrunner, et j ai du faire environ 12 km une jolie balade d'un peu plus de 9h :o)

J'ai mis beaucoup de temps a écrire ce CR, a réaliser, fallait tout assimiler et beaucoup de doute sur comment aborder mon "avenir capesque".

J'ai un peu hésité, mais je me suis décidé à faire le semi de Boulogne, même si c’était que 2 semaines après NY, mais je voulais savoir si l’asthme allait se déclencher sur une distance plus courte, au bout de 2h15 environ sur le marathon, avec toujours la possibilité comme l’allure est plus élevée que l'asthme se déclenche plus tôt.

Résultat, 2:00:35, Record perso du semi qui datait de 2009, j'étais toujours en prepa marathon pour les précédents.

Pas sous les 2h mais je suis arrivé en bien meilleure forme que pour les 20 km de paris.

Un joli petit sprint à l'arrivée et l'asthme ne sait pas invité :o)

les vidéos de Panda :

l'avant et l'après marathon

Le marathon New York 2011

rservoir

Le récit de Blandine

Je pourrais classer mes marathons en 3 catégories, le premier, le premier NY et les autres .....

Cote préparation c'est mitigé. J'ai adoré parcourir Paris à 5h du mat lorsque la ville s'éveille et s'endort mais ma "petite" entorse est toujours là. Mon semi de préparation me sert à tester mes semelles, je le termine dans la douleur, à + 7 minute de mon record. Je doute. A deux semaines du jour J je déménage de mon 6eme sans ascenseur, dur dur pour les jambes. Je stresse un peu et à NY je veux juste finir, profiter de l'ambiance et vivre ce rêve....

J-2, retrait des dossards au village marathon, photos souvenirs et bien entendu shoooooopping  La collection NY Marathon est superbe !! Le soir parade des nations dans central park, feu d'artifice et pour clôturer cette belle journée quelques coupes avec des amis New-Yorkais. Très bon dans le cadre de la préparation marathon puisque excellent pour le moral... faut vraiment que je fasse la champenoise !!

J-1, un moment inoubliable, beaucoup d'émotions puisque nous avons la chance extraordinaire de faire un petit footing et une séance de streching avec Paula Radcliff, la détentrice du record du monde, qui en plus de courir très vite est hyper sympa, abordable et jolie. Pour donner un exemple plus parlant et comprendre l'état d'hystérie dans lequel nous nous trouvions en sortant de Central Park (on a couru avec Paulaaaaaaaaaaaa !!!!) c'est un peu comme faire une séance de tir au but avec Zidane.

Jour J LE MARATHON !!!!!!!!! Staten Islande et le magnifique Verrazano Bridge, j'ai tellement rêvé de ces images et aujourd'hui j'y suis et c'est le bonheur )

Les quelques heures d'attente s'écoulent très vite et c'est a mon tour de rentrer dans le sas de départ (je pars en bleu super ca ira avec mon tee-shirt !!). Autour de moi des gens de tout âge, de toute nationalité, certains sont concentres, d'autres comme moi avec un grand sourire. Juste avant le départ nous avons le plaisir d'écouter l'hymne américain à capella puis New York, New York, c'est émouvant et j'ai les larmes aux yeux. Le coup de pistolet libère les coureurs et nous nous élançons sur le pont, c'est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

Le soleil brille, l'eau scintille et je traverse le pont en regardant le paysage. J'arrive au premier mile sur un nuage, je me sens bien et je n'ai même pas envie de regarder le chrono. A la descente je découvre les supporters New Yorkais: partout des encouragements, des applaudissements et des mains qui se tendent. Nous sommes 47000 stars acclames par plus de 2 millions de fans.

Quelques miles plus loin je commence à avoir mal aux genoux et au pied. Je regarde autour de moi pour me changer les idées et vois un coureur aveugle, un autre avec une prothèse à la jambe et je ne pense plus qu'a la chance que j'ai d'être en bonne santé, de pouvoir courir; les douleurs se taisent et les doutes s'envolent: je vais finir.

Le semi approche, j'ai toujours l'impression de voler et regarde mon chrono pour la première fois: 1h48, 2 minutes de moins que mon semi de préparation, j'ai du mal à y croire... Quelques miles plus loin c'est le Queensboro bridge: long, calme et avec une belle montée. A la descente le plaisir d'arriver dans Manhattan et d'entendre à nouveau la foule !!

Petit passage dans le Bronx et 2 autres ponts, je commence à fatiguer et me surprends à apprécier de la musique "boum boum" (en général je suis plutôt Verdi). Retour dans Manhattan, les meneurs d'allures des 3h40 me doublent et l'espace d'un instant je pense m'accrocher. Très vite je réalise que ça n'a aucun intérêt car je n'ai jamais voulu faire 3h40 et suis maintenant très loin de ce rythme. Passé 20 miles je ne suis plus très lucide

Un peu plus loin je croise Soph et reste un instant avec elle. Je ne sais pas quoi dire pour lui remonter le moral alors en partant je me retourne et lui dit juste: "Soph c'est New Yrok alors fait toi plaisir"

La 5ème avenue et son interminable montée, le moment critique les démons sont prêts à profiter de la fatigue pour envahir mon esprit. Pas cette fois, c'est New York, c'est mon rêve alors pas de pensées négatives !!! Je marche un peu, repense avec bonheur au footing avec Paula et rentre dans central Park le sourire aux lèvres et en courant. Le Ritz est en vue (avant dernier virage) et des larmes d'émotions (et oui encore) me viennent aux yeux. Je remonte Central Park South sous les acclamations de la foule, arrive à Colombus Circus et rentre à nouveau dans Central Park. J'apercois un superbe clown, PC convert et nous allons finir ensemble.

Je vois la ligne d'arrivée et mon visage s'illumine du même sourire idiot qui m'a accompagné tout au long du premier semi. Je franchi la ligne heureuse, juste heureuse, très heureuse.

Il me faudra plus de 2h pour retourner à mon hôtel mais le temps passe vite, la médaille autour du coup, la couverture de survie en guise de jupe (le dernier look à la mode à Manhattan ce 6 novembre) je discute avec tout le monde: "congratulation you dit it" !!! Autant a Paris je n'imaginerai pas me balader avec ma médaille, autant a NY tous les coureurs la portent avec eux, le jour J et même les suivants.

J+1: je suis toujours sur un nuage.... j'achète le Times et en voyant les résultats je réalise que j'ai vraiment fait 3'45"57 .... 10 minutes de moins qu'avant sur un marathon pas très roulant, ça valait le coup d'attendre si longtemps pour améliorer mon record

A l'heure où j'écris ces mots je suis toujours sur mon nuage. Ce CR est à la fois trop long et trop court.... trop long peut être pour ceux qui vont le lire et trop court pour exprimer tout ce que j'ai ressenti. Je souhaite à tous les (futurs) marathoniens de vivre un jour le même rêve....

Un grand merci a tous CAF les New Yorkais pour cette semaine de reve et tous ces moments forts partages

les_papillotes

Le récit de la Tortue

Marathon de NY : Mamma Mia !

Partir pour la 2ème fois courir le marathon de NY, il faudrait être folle pour refuser !! J'ai trés envie d'y retourner et c est avec beaucoup de bonheur que j'atteris à l'aéroport JFK, ce mercredi 2 novembre .

Nous sommes partis, comme d'autres CLM et cafeuses, avec Planet Tour. Nous logeons au Waldorf Astoria, hôtel mythique, somptueux, aux chambres magnifiques . J'adore !!!

Notre curiosité nous poussera à visiter le Balroom, la skylight room. Je demeure bouche bée face à autant de beautés.

Jeudi 3 novembre.

Il fait chaud. Notre 1 ére visite sera pour le retrait des dossards. Malgré la longue queue, tout se passera rapidemment, facilement . L'organisation est bien rôdée et efficace. Petit tour au marathon expo, où je constate que malheureusement la jupette est pratiquement inexistante. Ça me chagrine, mais je me débrouille tout de même pour m'en trouver une écossaise super mignonne ( avec laquelle, c'est sûr, je courrais le marathon d'Edimbourg). Et c'est parti pour une journée marathon dans cette superbe ville : Le sud Manhattan, Battery Park, ferry pour la Statue de la liberté, remontée sur Broadway, avec pour bien finir la journée, la comédie musicale " Mamma Mia", un régal !

Vendredi 4 novembre

Sortie cap d'1 h avec 2 copains CLM (aucune cafeuse intéressée). J'ai vraiment besoin de cette petite sortie. Je m'inquiéte un peu, car excepté le marathon d'Istanbul couru 3 semaines avant et celui de Toulouse 2 semaines avant, on ne peut pas dire que j'ai vraiment fait du long ( 16 - 17 kms par sortie). Il fait bien frais, c'est trés agréable de courir dans central Park en sympathique compagnie. Pconvert a préféré ménager ses talons, remplaçant la sortie cap par une visite musée. Le reste de la journée sera consacré à la visite de la Frick Collection, Madison avenue, balade dans toutes les belles avenues, à la découverte d'eglises, de tours....En fin d'apres midi, goûter au Starbuck avec Palmito's, et une fin de soirée au Musée d'art moderne ou MoMA

Samedi 5 novembre

Il fait plutôt frais. C'est parti pour Soho, little Italy, Chelsea, le HighLine... Pasta party CAF/CLM, dans un Restau italien aux pâtes bien savoureuses ( merci Barbie). Toujours un moment très sympa où l'on revoit les anciens et où l'on fait de nouvelles connaissances

Dimanche 6 novembre : le marathon

Temps idéal : fraîcheur et soleil

Pconvert et moi serons déguisés... En clown. Le clown est universel, rigolo, il amuse les enfants, ses vêtements sont colorès . Le top ! Nous partirons dans la 1 ère vague, à 9 h 40. Au soleil, on est super bien. L'organisation est vraiment au top, comme sur la plupart des marathons américains.

Le départ est donné aprés l'hymne américain, et sur les notes de "NY NY". Je vais prendre beaucoup de plaisir à courir ce marathon. Dés le départ, le parcours est beau. Je mesure ma chance d'être ici. Je pense aux cafeuses Néomarathonienne, qu'elles profitent bien! je pense à Yanne et ses célèbres ennuis gastriques et à Sof. Je croise les doigts. Pour moi, ça roule. Barbie me rattrape et trouve que je suis trop rapide. Elle n'a pas tord et je le sais. Je vais donc ralentir sensiblement. Pconvert à mes côtés teste la petite camera, qu'il vient de s'offrir. Elle est accrochée sur sa tête et semble être totalement stable. Le moustachu tient une forme éblouissante. Qu'est qu'il peut être horripilant, parfois !!! Il chante, il crie, il arrangue la foule, foule qui semble l'adorer. Qu'à cela ne tienne, je l'imite... Et je m'éclate ! Les spectateurs jouent le jeu : je les incite à crier, ils crient ; à m'encourager, ils m'acclament ; je prends la pose, les appareils photos crépitent. Je m'amuse follement.... Jusqu'à ce que Pconvert, mon cerbère, ne me remette dans le droit chemin, d'une tape sur les fesses. Bon, puisqu'il faut courir, courons ! Dansons également un peu au son des orchestres. Et au 31 éme, la cata !!! On se perd !! Étonnant ! Pconvert n'étant plus là pour m'asticoter, je prends mon temps...ça devient plus dur, et les kms qui n'en finissent plus !!! C'est bizarre comment les derniers kms sont toujours plus longs que les 1er !! J'entre dans Central Park, j'évite de me réjouir, il y a encore du chemin. Pour oublier que j'en ai plein les gambettes, j'admire les couleurs de l'automne. Que ce parc est beau !! Je ne m'amuse plus avec la foule, mais je l'entends. Beaucoup de coureurs me doublent en fin de parcours, et ce qui me réjouit, c'est que beaucoup sont jeunes !! Je passe la ligne d'arrivée en pensant à Pconvert. Va t on se retrouver rapidemment ? Je pense également que j'ai trés envie d'un steak !! Et je le dévorerai, ce steak très desiré, le soir même avec mon clown que j'ai trés vite retrouvé.

Pour les 2 jours suivants, récupération active avec encore et encore des kms à sillonner NY.

pont

Le récit de Sof

New Yorkeuse !

Voilà, 2ème marathon de bouclé. Je vous donne tout de suite le chrono : 4h32’46, ce ne sera pas l’objet de ce CR, vous l’aurez compris. Quasiment le même temps qu’à Sénart, je vais plutôt vous parler des sensations ressenties le long de ces 26,2 miles. Et oui, déjà, l’effet magique des miles : ça passe beaucoup + vite   . Je crois que je suis passée par toutes les émotions possibles : euphorie, excitation, rires, ténacité, concentration, larmes et délivrance. J’avais pourtant toutes les conditions réunies pour faire une belle course, elle fût belle, mais pas comme je le pensais, finalement. Je suis partie dans le 1er bus, à 6h30, après un peu de stress dans les bouchons et un car chauffé à 1000°, nous arrivons, je me dirige vers le village vert,et un 1er pipi. Mes caméras ont un succès fou ! Le temps d’enlever mon pantalon, mettre ma ceinture spéciale gels achetées sur le village (oui, faut pas tester du nouveau matos sur une course, mais je dois dire que je ne regrette pas DU TOUT cet achat !!!), et je donne mon sac aux consignes. C’est hyper bien organisé, un truc de fou. J’attends un peu jusqu’à l’appel de la 1ère vague et vais me mettre dans mon corral. Je me trouve une place tranquille au soleil, j’ai une polaire immonde sur moi que je jetterai, et un poncho pour mes jambes. Chuis bien, j’observe ces gens venus du monde entier, tous venus pour courir ce marathon pour des raisons diverses, pour un parent, un proche, une association, pour eux. Je retiens qqs larmes d’émotion d’être là, mais y’en a 1 ou 2 qui coulent quand même. J’ai mis mes lunettes de soleil, j’aime bien m’isoler dans ces moments. Soudain, ça y est, nous nous dirigeons vers le départ. Je discute avec 2 bretons très sympathiques que je vais immortaliser sur ma caméra. Un des 2 tient à me donner son bracelet de temps de passage 4h45, je lui dis que je n’en aurais pas besoin, mais il insiste alors je prends. La musique de New York New York est lancée, et là, grosse émotion encore, un cri de guedin en passant la ligne….et je suis sur le pont du bas, ça monte, mais on ne sent rien, c’est l’euphorie totale ! Je ne sais pas trop à quelle vitesse je suis, le garmin ne se cale pas sous le pont, et à la sortie, je verrai 4’30, je ralentis. Je ralentis au fur et à mesure, pour caler sur une allure confortable. Ça y est, la foule est là, et je suis littéralement transportée, un truc de malade mental. Je me demande jusqu’où mon sourire peut aller tellement il est grand. Les gens applaudissent et encouragent comme des fous, j’ai jamais vu ça, on a l’impression d’être le champion du monde.

Les orchestres sont là, on ne s’ennuie pas du tout sur cette partie, je suis sur un nuage. Par contre, c’est pas plat du tout, hein. J’ai bossé les faux plats en prépa, heureusement. Mais c’est carrément les côtes qu’il faut bosser en fait !! Ils ne sont pas durs, mais très longs. Les miles défilent, les ravitos sont très rapprochés, de ce côté, rien à dire. J’ai pris avec moi une petite bouteille avant le départ, format minuscule, et je la remplis d’eau aux ravitos, c’est nickel, je ne perds pas de temps. J’ai enfilé un ½ gel au 10ème, l’autre moitié au semi. Entretemps, j’ai pris de la compote coincée dans les poignets de tennis. Top pratique, je ne ressens pas de fringale, tout ça est très bien. Après le semi passé en 1h57, un quartier juif très très calme, vient le méchant pont Queensborough. Il est juste ignoble, il ne fait que monter et ya personne pour encourager. Les coureurs ne disent rien, j’entends le silence pour la 2ème fois, c’est bizarre. J’ai envie de pipi horrible, je suis prête à me pisser dessus, je m’y suis psychologiquement préparée. Heureusement, il y au ptit vent qui me refroidit, ça me distraie et me fait du bien (ben oui, j’ai chaud, je suis en tee shirt manches courtes et cuissards, mais j’ai chaud !). Heureusement, après le pont, des toilettes bienfaitrices. Oh mon dieu, c’est trop bon. Je n’ai pas coupé la caméra, mais ce bout là ne sera pas dans le film, hein (de toute façon, faisait tout noir !).

Je continue à bien m’hydrater, vider moitié de gel, mais là qqpart vers le 35ème peut être, j’ai mal aux jambes. Je sens le début d’une crampe dans la cuisse, je masse et ça passe. Je voulais résister à la tentation de marcher, la tête dit non, mais les jambes disent si. Le mur, donc. Ça va, je connais, je l’ai aussi pris en pleine face à Sénart. Je m’accorde qqs mètres de marche, je me parle, m’encourage et je repars. Je ferai ça jusqu’à la fin. Et ce qui est génial, c’est qu’en cherchant un regard dans la foule d’encouragement, on le trouve toujours, et on vous encourage à mort. Dans ma tête, je n’en ai pas marre, j’ai envie de continuer et de profiter malgré tout. Qqpart dans le Bronx, je vois Blandine me dépasser, mais genre peinard. La vache. « Sof ! » Je lui dis de continuer, de surtout pas m’attendre et elle repart de son pas léger et facile….J’ai hâte d’arriver dans Central Park et de retrouver la foule bienfaitrice, j’ai vraiment mal aux cannes, ça devient très dur. J’ai l’impression que peu de gens marchent, et que je me fais doubler tout le temps. C’est dur à avaler, mais qqpart, ça m’incite à trottiner et à marcher le – possible. Je vois Béa qui me dépasse, elle aussi tranquille et légère comme tout. « Béa ! » elle se retourne, me reconnait et continue son bonhomme de chemin. J’ai essayé de la suivre, mais les jambes ont tenu 20m et sont vite retournées à allure limace. Je crois que j’ai passé les 3 derniers miles à chialer d’émotion, de grosses larmes d’émotion pure qui roulaient le long de mes joues, et toujours, j’ai trouvé un regard et un encouragement dans les spectateurs, j’ai encore des frissons en écrivant cela. Soudain, un panneau 800. Je me dis 800mètres, 2 tours de Pershing ! J’essaie d’accélérer de toutes mes forces, mais non, j’y arrive pas. La ligne d’arrivée, et la délivrance, enfin….Photo souvenir, je me refais une tête qui ressemble à qqch, enfin, j’essaie, je sèche mes larmes, couverture de survie, sac, tout est super bien goupillé. Je retrouve Béa dans la foule, c’est super de voir un visage ami à ce moment là, j’avais juste envie de craquer….Plein de SMS, appel de Fred qui me donne des nouvelles des copines   , ça me remonte le moral…

Mon bilan à chaud de ce marathon :

Déçue du chrono, évidemment. Mais un mental renforcé, jamais eu de pensées négatives, ça, c’est énorme, c’est une belle victoire. Les démons de Sénart sont bien partis. Une gestion de ravitos nickel, ça aussi, c’est bon à prendre. Par contre, je ne suis clairement pas endurante, mes jambes ont dit non aujourd’hui, trop long, trop dur, malgré une prépa idéale durant laquelle j'ai hyper progressé, et des SL de 20, 23, 26, 29 kms….Je ne reviendrai donc pas tout de suite sur marathon, je me laisse du temps, ce n’est pas ma priorité. J’veux aller péter mes chronos 5-10 et semi, ce sont des formats sur lesquels je m’éclate vraiment et je vais retrouver enfin ma piste à Pershing : -)

Merci encore à toutes et tous pour vos mots sur Caf et FB, c’est tout bonnement génial d’être suivie comme ça. Bravo aux filles et gars de NY

Et NY, c’est magique, allez –y, un vrai truc de guedin !!!!

baskets

Le récit de Mia

New York, New York, un premier marathon de rêve

Par où commencer pour raconter cette aventure totalement inoubliable, ce premier marathon à New York?! En tous cas, ca va être long : prenez le temps d'aller vous faire un petit thé ou un café, ca vaut mieux!

Jeudi 3 novembre : Après une courte nuit (2 heures)  le réveil sonne à 6 heures. Direction l'aéroport où je retrouve assez vite toute la troupe : Barbie, Béa, Blandine, Aurélie (leeleeth), Panda. Les bagages sont enregistrés. Sof nous rejoint un peu après. On se prend un petit café (et un muffin, OK). Première photo de groupe devant le panneau "Charlotte" c'est déjà l'heure d'embarquer. Le vol me parait long, et je n'arrive pas à dormir, ou très peu. Je regarde un film, je bouquine, j'écoute la radio, je m'occupe comme je peux. A l'arrivée à Charlotte on récupère et on fait réenregistrer nos bagages. Puis direction le starbuck pour un petit café avec Blandine, Béa, Aurélie, Sof et Panda. On retrouve un peu plus tard Barbie en salle d'embarquement. Premiers fous rires du séjour! (le trail des aiguilles rouges et ses 50 000 mètres de dénivelé..  pas une course de tapette quoi). On prend le deuxième avion, direction NY La Guardia. Le vol n'est pas très long, mais j'en ai marre. Je commence à fatiguer. Le survol de nuit de New York est juste majestueux! On récupère les bagages sans encombre (mais non Barbie tu n'es pas un chat noir!) et on prend le bus pour aller à l'hôtel. On crève de faim, on décide donc de ressortir pour aller au Mcdo. (faut pas chercher une quelconque diététique pré course, on avait juste la dalle, c'était tout près, et on était crevés!)

Vendredi 4 novembre : En allant au petit déj on croise Barbie, PC convert, La tortue et Yanne. La magie des rencontres CAF : Yanne et Sof ne s'étaient jamais rencontrées auparavant, et 2 minutes après elles se marraient déjà comme des vieilles copines...et moi aussi d'ailleurs!   Quelles guedins ces 2 là!   On part pour le retrait des dossards, avec en plus runsk et Charmant, qu'on a retrouvé entre temps. Les dossards sont retirés en quelques minutes. Quelle efficacité! Et toujours un bénévole avec le sourire pour t'expliquer comment tout va se passer. La pression commence à monter. Je réalise vraiment que je suis non seulement à New York, mais que je vais y courir mon premier marathon. Qui dit retrait des dossards dit village marathon. On fait flamber la carte bleue! (mais c'est de leur faute aussi : pourquoi les files d'attente aux caisses sont aussi longues? Ca nous laisse le temps de réfléchir, revenir voir en rayon, réessayer...). Après le déjeuner on repart vers time square. Petit passage obligatoire à la boutique M&M"s. Les employés improvisent une sorte de flash mob. Vous vous doutez bien que guedin en chef, j'ai nommé Sof, n'y résiste pas très longtemps et se mèle à la danse! De retour à l'hôtel on débarque en groupe dans la chambre de Yanne qui se prépare pour la parade des nations. Quel délire ce costume!! Elle a fait les choses en grand, elle est magnifique notre porte drapeau!! On prend enfin un peu de temps pour se poser, avant de partir pour la parade. Ce sont trois cafeuses (Blandine, Sof et moi) pour le moins enthousiastes (comprendre hystériiiiiiiiiiiiiiques) qui empruntent le chemin du dernier mile du marathon dans central park. La parade est très jolie. Beaucoup sont habillés en costume local ou, comme les japonais jouent le délire à fond et sont déguisés en "sushis rangers deluxe!". Mais il fait froid et on trouve les spectateurs un peu mous. Pour se réchauffer on va manger des pâtes chez célini. Je pense qu'ils ne sont pas prêts d'oublier notre passage! Avant même d'entrer dans le restaurant on était cataloguées (quelle idée ces portes, franchement!!), et ca a duré jusqu'à la fin du repas! Pour celles qui iront l'année prochaine : pas sur qu'ils acceptent encore un groupe CAF! ; )

Samedi 5 novembre : ce matin on a rendez vous avec une certaine Paula Radcliffe pour un footing.   Il fait très froid, les gants et buffs sont de rigueur. Ca papote ca prend des photos ca papote, ca rigole...jusqu'au moment où aurélie dit "voilà Paula!". Silence dans les rangs tout à coup! Comme quoi on sait ce qu'il faut faire pour faire taire les CAFeuses!   C'est parti pour un petit footing; Je m'accroche à la magnifique foulée de Paula, quitte à être un peu dans le rouge : c'est la seule fois de ma vie que je courrai avec elle, je ne vais pas faire la queue de peloton non plus! Elle me demande d'ailleurs à un moment si elle ne va pas trop vite. "Ca va ca va" je lui reponds. Sof immortalise ces moments magiques avec sa caméra. Le temps de prends quelques photos avec cette championne accessible, adorable...et parlant parfaitement français et c'est un groupe de CAFeuses euphoriques (comprendre hystériiiiiiques) qui sort de central park au cri de "On a couru avec Paula, on a couru avec Paula!!!". L'après midi on va jusqu'à la boutique Abercrombie puis au pont de Brooklyn. Ce n'était certainement pas la meilleure idée pour une veille de marathon, mais comment être à New York sans visiter la ville? Le soir, préparation fébrile des affaires pour le lendemain, et pasta party chez Alfredo. En cherchant le sommeil j'hésite entre la hâte d'y être enfin, et la trouille bleue sur le thème "mais qu'est ce qui m'a pris, le sudoku ou le curling ca doit être bien aussi comme sport, non?"

Dimanche 6 novembre. D-DAY! On file acheter nos petits déjeuners encore en pyjama. Comme je ne pars qu'à 10h40 j'ai prévu de bien manger à 5 heures, et de faire une collation 2h30-3h avant le départ. Je me connais, je sais que j'aurai faim autrement. Dernières vérifications des sacs et on se retrouve dans le hall de l'hôtel. Sof part avec le premier bus : elle est dans la première vague, il ne faut pas trainer. On attend un peu et on prend un des bus suivants avec Yanne, Barbie, et Aurélie. Le trajet passe vite en papotant course à pied. On arrive sur le site, on se sépare dans nos "corrals" respectifs. Avec Aurélie on a la chance d'avoir 2 numéros de dossards consécutifs et d'être dans la même vague et le même corral orange. On ne se lâche pas, on va faire toute cette attente ensemble. Le temps de papoter de tout et de rien, de boire un café, manger un morceau, aller une dernière fois aux toilettes, et on doit déjà rejoindre notre sas de départ. Le temps s'est beaucoup radouci par rapport aux jours précédents, du coup ce que j'avais prévu (coupe vent + tee shirt manches longues) est carrément trop chaud. Le coupe vent fera toute la course autour de ma taille. On arrive sur le fameux pont de Verrazano. Hymne américain à capella, puis "New York New York" de Sinatra. On se regarde avec aurélie : on a toutes les 2 les yeux bien embués! J'ai des frissons partout. C'est au dela des mots. J'ai adoré partager tous ces moments d'émotion avec toi Aurélie, c'était génial!

Le départ est donné. Je sens à peine la montée du pont tellement je me sens bien. Dans la descente je suis bien trop rapide (6'20/km environ). On va se calmer tout de suite! Il faut tenir 42 bornes et je n'ai aucune expérience de la distance. Je vais finir par me stabiliser sur un rythme de 6'35_6'40/km, que je tiendrai sans difficultés jusqu'au 16ème mile. Les jambes sont plutôt pas mal malgré la marche des derniers jours, j'ai plus de mal avec le souffle (ca fait quelques jours que je suis un peu enrhumée). Les spectateurs sont présents dès la fin du premier pont, ils crient, ils nous encouragent, ils donnent une énergie incroyable. Il fait un temps de rêve, j'ai un sourire qui s'étend d'une oreille à l'autre...Je suis juste heureuse d'être là, parmi cette foule de coureurs.

Deux point négatifs en ce début de parcours : ma ceinture porte bidon qui me tire dans le dos, qui me comprime le ventre. Ca va pas du tout. Je la virerai dans une poubelle du queens quelque part vers le 15ème kilomètre. Le bidon à la main ça ira beaucoup mieux. Deuxième souci : ma "potion magique" que j'ai dosée n'importe comment hier soir. L'improvisation a des limites, c'est imbuvable et je sais dès les premières gorgées que ça ne le fera pas. Comme je ne suis absolument pas tétue je m'obstine quand même à la boire... .

Les miles défilent très vite (ca va bien en comptant comme ça). Je passe au 5ème kilomètre. Gros moment d'émotion en pensant à tous ces gens qui me suivent sur internet (ma famille, les copines de CAF). Je ne me doutais pas à cet instant à quel point c'était effectivement la folie de l'autre côté de l'atlantique, mais je vous jure que vous couriez avec moi à ce moment là.

Les 15 premiers miles se font comme dans un rêve! Je suis sur mon petit nuage, portée par la foule. Tout est OK, jusqu'au fameux 16ème mile. Le pont de Queens Boro me donne un coup : les spectateurs ne sont plus là, les coureurs ne parlent pas, vent de face....dur dur! D'autant plus que comme un fait exprès mes meilleures ennemies, j'ai nommé les nausées, choisissent ce moment là pour faire leur apparition. Je ne peux plus absolument plus courir sans risquer de vomir. Donc je marche, j'avance, je fais comme je peux. Je m'encourage à être forte dans ma tête. C'est d'ailleurs une des choses dont je suis le plus fière sur cette course : je n'ai jamais rien lâché, et à aucun moment je n'ai douté que je franchirais cette ligne d'arrivée. Un peu plus loin Aurélie me rejoint. Elle est en pleine forme, a un sourire banane! Merci miss d'avoir été là à ce moment là, ça m'a fait un bien fou.

Les nausées sont toujours présentes. J'ai arrêté ma boisson, je m'hydrate uniquement avec l'eau des ravitos. J'essaye de prendre un maximum de force et d'énergie du public. Quelle foule incroyable sur le bord de la route! Les jambes deviennent lourdes mais pas de mur à l'horizon du 30ème kilomètre. Si ce n'étaient les nausées tout irait même pour le mieux...

Enfin je ne suis quand même pas dans mon état tout à fait normal : un peu avant le 35ème je crois voir Sof, déchainée, sur le bord de la route. MAIS BIEN SUR! Elle a eu le temps de courir, retourner se changer à l'hôtel et venir nous encourager au 35ème fraiche comme une rose! La nana a du me prendre pour une guedin quand je l'ai dévisagée!

Au passage du 35ème un panneau électronique diffuse des messages d'encouragements aux coureurs. Là aussi je me demande si je ne suis pas prise d'hallucinations quand je lis "Allez Yanne, tout CAF est avec toi". Je pleure un petit coup.Je veux dire : vous avez vraiment fait ça? Envoyer des messages d'encouragement?! Ou c'est moi qui ai rêvé??!!

La fin du parcours est sans histoire : je me gorge de l'énergie du public, je tape dans les mains des gens sur le bord de la route. Les nausées vont mieux mais les jambes font de plus en plus mal, je m'accroche en me disant que les gens autour de moi ont l'air beaucoup plus mal en point. Au 36ème je me dis "allez, plus qu'une parisienne"! Elle ne m'a jamais parue aussi longue cette parisienne dites donc! Passage du 40ème. J'ai la banane, je suis émue. Quelle ambiance dans central park! Les spectateurs sont déchainés. Une dame me regarde droit dans les yeux et me crie "you can do it, you can do it"!! Merci chère inconnue pour ce regain d'energie. Je franchis la banderole du 26ème mile. Les larmes commencent à couler. J'essaye de ne pas me laisser submerger (rapport au fait que pleurer ou respirer il faut choisir, je suis en hyperventilation! ). Mais c'est de plus en plus difficile et je pleure à chaudes larmes en franchissant la ligne. Je l'ai fait, je suis marathonienne!!! Forcément très frustrée et déçue par mon temps (5h24) mais tellement fière et heureuse d'être allée au bout!!

Le retour à l'hôtel est long. Je marche un peu en canard. Heureusement je fais les dernières centaines de mètres avec un monsieur qui vient aussi de courir, et qui me parle en anglais. Ca occupe mon neurone!

Lundi 7 novembre et mardi 8 novembre : le réveil se passe plutôt bien. Les douleurs apparaissent dans la journée. Je descends et monte les escaliers en crabe. Autrement rien à signaler. Pas de bobos, pas de grosse fatigue à noter. On en profite pour faire du shopping et dévaliser les boutiques.j'adore ces moments où on se promène médaille au cou dans les rues de New York

Mercredi 9 et jeudi 10 novembre : c'est déjà l'heure du départ. On a pas du tout envie de se quitter après cette semaine de rêve. Le voyage se passe bien (pour une fois je dors dans l'avion) si ce n'est les 2 heures de retard à Charlotte. En arrivant à Roissy on prolonge encore un peu le plaisir : avec Blandine et Aurélie on rentre ensemble à Paris, et on mange une dernière fois ensemble; C'est la fin du rêve et le dur retour à la réalité!

J'ai vécu une semaine merveilleuse à New York. Merci Barbie, pour tout, pour avoir rendu ce premier marathon aussi inoubliable!! Un peu de repos et j'ai déjà hâte de me recoller au plan pour le marathon de Paris!! Si j'arrive à régler mes problèmes d'estomac je pense que je peux améliorer ce chrono . Finalement le curling ou le sudoku, on verra ça plus tard !


Le journal de Bord de Yanne

New York runneuse 1

New York runneuse 2

New York runneuse 3

New York runneuse 4

New York Runneuse épilogue

ambiance_dpart

Le récit de Réjane

Plusieurs fois que je tente de faire un CR, mais pas moyen de mettre des mots sur des émotions que je n'ai toujours pas vraiment intégrées!
Chacune d'entre nous est allée à New York pour des raisons personnelles et a vécu ce marathon de manière différente, mais en même temps il y a beaucoup de similitudes dans nos expériences.
Analyser ma course, je ne sais pas faire. Alors brièvement, je peux juste dire que le premier semi a été idyllique. J'en arrivais même a oublier que j'étais là pour courir. A la moitié du chemin, pour la première fois sur une course, j'ai dû faire une pause toilettes, et je suis repartie confiante en me disant que ça allait le faire. Et crac, alors que je pensais y échapper cette fois-ci, au 26ème km, mon genou droit qui se bloque et qui me fait mal. J'ai bien râlé pendant 1 km et puis je me suis dit que de toute façon, ça ne changera rien, alors autant continuer à courir avec le sourire, ignorer la douleur et profiter du spectacle. L'arrivée à Central Park, je l'avais tellement imaginée, rêvée! Je pensais fondre en larmes en arrivant au milieu de tous ces gens, mais finalement non, je n'avais qu'une idée en tête: terminer en courant, surtout pas en marchant! Je ne réalisais pas ce que je venais d'accomplir, jusqu'à ce qu'on me donne ma médaille, et là, les larmes sont montées directement: c'était ça que j'étais venue chercher!

Voilà, en gros, pour ma course, je vous passe le détail de mes émotions, de mes soucis avec ma puce qui n'a pas fonctionné, etc ... Ou c'est trop personnel, ou ça n'a pas trop d'intérêt pour vous.

En fait, plus qu'un CR, ce qui me tenait à coeur et ce pourquoi je voulais laisser un message sur le forum, c'était pour dire un grand merci à CAF et à vous toutes.
Tout d'abord, c'est grâce à ce forum et à un message laissé par VéroCavalaire que j'ai pu réaliser mon rêve avec 5 ans d'avance! (Je m'étais promis de faire le marathon de New York pour mes 40 ans, et c'est le jour de mon anniversaire que j'ai su que j'allais y participer plus tôt que prévu). Donc un énorme merci à Véro, ma bonne fée ou ma marraine CAF!
Ensuite merci à Cécile d'avoir pensé à moi pour la surprise du chef! Ce cadeau, c'était la cerise sur le gâteau! Je n'arrive toujours pas à y croire à cette rencontre avec Paula!
Merci aussi à vous toutes "les poussins de Cécile" de m'avoir fait une petite place dans le groupe samedi matin. Ce fut un plaisir de faire enfin votre connaissance, même si ce fut trop bref. En tout cas, j'en ai vu assez pour regretter quand même de ne pas avoir partagé cette aventure exceptionnelle avec vous!
Et aussi merci à toutes les filles qui ont suivi sur le forum, qui ont pensé à moi et qui se sont inquiétées de ne pas me voir dans le tracking. Je ne pensais pas que vous vous intéresseriez à ma progression, comme je ne suis pas très active sur le forum. J'ai été agréablement surprise en lisant vos messages! Du coup, j'ai vraiment l'impression maintenant de faire partie de cette communauté formidable!

Voilà, désolée de ne pas être éloquente, je ne suis pas douée pour ce genre d'exercice! Surtout que je ne réalise pas encore entièrement ce que j'ai vécu! Je me remets tout doucement du K.O que j'ai eu dimanche dernier!

 

Le récit de Leeleeth

 

Ce voyage est mon cadeau d'anniversaire et en plus des copines Caf dont ms supers collocs béa et blandine, j'ai la chance d'avoir ma mère et son compagnon à mes cotés. Donc j'ai fait plein de visites, vu beaucoup de choses et de musées mais je vais surtout parler de la partie running.
Bon la marathon expo fait aussi mal à la carte bleue avec des t-shirts, un porte dossard et les nouvelles brooks glycerin 9 magnifiques !! détails girly : la doublure à fleurs à l'intérieure...
Le vendredi soir on assiste à la parade des nations ! Notre Yanne est top !! c assez géniale de voir les coureurs mais comme Mia j'ai aussi trouvé que le plublic n'avait pas l'air si enthousiaste que ca... le feu d'artifices à la fin résonnera dans les building comme un grondement de tonnerre.
Le samedi matin, je vais inaugurées les nouvelles running dans central park. Plutot frisquet mais bon, novembre à new york ! On est tous surexcités ! Ca c sûr !!! On bavarde en attendant la star Paula Radcliff, recordwoman de la distance et multiple championne, mais ce matin on verra aussi Tegla Loroupe (2 fois victorieuse sur le marathon de NY justement) et Wilson Kipketer (recordman sur 1000m et 800m non ?).
Les fous rire vont bon train et Yanne se croira même en pleine interview face à la paille de mon camel back qui est un micro selon elle …..
On est ravis d'être admis par l'organisation de cette fondation et ceux qui ont récoltés des fonds nous accueillents volontiers donc merci aux organisateurs de tout ca. Courir dans ce parc est déjà réaliser un rêve mais en si bonne compagnie, waouh !
Le lendemain matin, après une nuit trop courte, on prend le tit dej dans la chambre puis on retrouve les autres en bas. Les converts sont magnifiques en clowns ! Barbie fait pêter la jupette biensur … Moi j'ai prévu une demi douzaine de couches diverses...
Dans le bus je nous trouve extérieurement très calmes quand on sait le niveau d'hystérie intérieure... Arrivés sur le site le groupe se divise mais je ne lache pas Mia ! Nos numéros de dossards se suivent c terrible ! On commence d'ailleurs par faire une jolie photo avec le pont en arrière plan. On bavarde en attendant notre départ avec un 2° dej dont le pain d'épice magique de ma maman... Un coup de canon et on voit la première vague passer. Elle n'en finit pas c impressionnant. Et pis je réalise que la 2° vague est déjà dans le sas. Donc toute la foule là autour c la 3° vague seulement ?????? ah oui quand meme !
Bon finalement il fait vraiment chaud donc les épaisseurs jetables partent vite et c une polaire et un coupe vent qui vont faire le marathon dans le sac ! Je vais rester en t-shirt court et manchons qui vont meme descendre une bonne partie de la course. Bizarrement plus de stress mais beaucoup d'émotions. Le troupeau avance vers les arches de départs. Nous sommes sur le pont supérieur, la voie royale ! Musique mythique chantée en coeur et coup de canon, on marche et bip ! C partit ! 1H05 après les premiers, on s'élance à notre tour sur ce parcours. La montée sur le pont dès le début, je prend mon temps, me permet de faire des photos... et à la descente, voir les voies pleines de coureurs qui s'entrecroisent c énorme. Dès les premières maisons, les premiers supporters ! Les premiers cris ! Et de suite, les groupes de musiques !
Tout le long de ces 20km dans Brooklin les groupes vont se succéder, enchainant des tubes divers qui toujours me boostent. Du monde, des panneaux, des applaudissements... Et pis les rencontres, je bavarde avec des gens divers, un américain qui me parle du marathon de washington, des coucous aux compatriotes... Le sourire est plus que présent ! Je ne me rappelle pas que ca montait ou descendait. J'suis aux anges, j'suis là, dans cette course... j'en reviens pas ! Il fait un temps magnifique et l'ambiance est magique. Les ravitos défilent et malgré mon camel je bois de l'eau et un peu de gatorade de temps à autres. J'en profite pour marcher. Aucun remord j'suis juste là pour m'en prendre plein les yeux !
Je tape dans la main d'une compagnie de pompiers et me dis que j'aurai du m'arreter pour une photo tiens ! J'en verrai plus après ! Sniff … au 20km je sais que je vais voir maman, elle est descendu jusque là et d'ailleurs je remarque sa banderole dans le fond d'un virage ! Je file lui faire un gros bisous ! Ses voisins vont me hurler littéralement des encouragements, je repars avec un sourire immense et des grosses larmes d'émotions incontrolables... d'ailleurs c pas pratique ca m'empeche de respirer ! J'aurai a plusieurs reprise l'impression de faire de l'astme tellement les larmes me submergent !
Je passe le 21 dans les temps, au comble du bien être... mais très vite voilà le queensboro bridge. Il grimpe le bougre ! Et pis à l'ombre et tout ! Ben je marche. Le moral en prends un coup. Je m'arrete pour faire une pĥoto et un concurrent me propose de la prendre. J'adore ! Manhattan en fond.
Merci l'inconnu !
Ca me rebooste et voilà le sommet, ensuite ca descend et ca j'aime ! En bas le choc : la foule !!!!! le carrefour est bondé ! Ca hurle c hallucinant ! On remonte la first avenue qui en réalité descend et je compte les blocs. Je dois revoir maman. Arrivée au point de rdv (avant le 30km) pas de maman ! Je m'inquiète, pas de réponses aux messages … j'attend un peu … là vous comprenez pourquoi je stagnais sur le suivi...A NY un jour de marathon, même moi je vais plus vite que le métro ! La grande classe !
pis je repars et recoit un message comme quoi elle arrive : demi-tour !!! en sprintant ! Je veux la voir. Je suis là pour vivre un moment génial et pas faire un temps, donc c plus important à mes yeux. Enfin je les vois tous les 2 un calin et je repars rassurée et remotivée ! Par moment l'ambiance est plus silencieuse et après un ravito j'entend que meme nos baskets nous applaudissent ! Le gatorade répandu par terre colle et « scroutch scroutch » donne cette impression terriblement drole que nos propres running nous encouragent !
Je tente le gel qu'on nous propose mais ca ne passe pas. Je reste avec l'eau de mon camel, celle d'un ravito sur 2 avec une ou 2 gorgées de getorade et pis une pastille de dextrose à un moment.
Avant d'entrée dans le bronx j'entends qu'on m'apelle et retrouve Mia, on marche un peu. Ca m'ennuie de la voir mal mais elle sourit toujours. Je repars. Je suis toujours à fond dans l'ambiance ! Pump it up à chaque orchestre !!!!! J'encourage une fille avec une super jupette, je remotive un All Black en difficulté en lui parlant Rugby. On bavarde et coure un peu ensemble ca semble l'aider, il retrouve un super sourire !
Je vois au loin un maillot qui me tilte et des peruques francaise, en me rapprochant je reconnais un club local et j'accélère pour saluer des « voisins »
De retour dans Manhattan, la 5th avenue que nous descendons s'avère être une sacrée montée sur de trop nombreuse rues … je décompte le moment du dernier rdv avec maman. Je la trouve à l'entrée du parc ! Je reste quelques instants à bavarder en m'étirant avec elle et pis la dernière portions. Le parc est superbe, les gens toujours présents. Meme si c valloné j'adore ! Vraiment !
On ressort du parc, la foule est impressionnante !! dernière rue, derniers panneaux, les larmes montent et moi je suffoque mais l'énergie des gesn est tellement dingue que j'avance toute seule !!! retour dans le parc, l'allée des drapeaux, les flashs, les caméras et la ligne !!! Complètement en larmes !!! je serre dans mes bars la fille qui me remet ma médaille, je félicite la fille à la jolie jupette qui se trouve là et me saute au cou ! Photo et marche des empereurs pour sortir de là.
J'ai mis 5h15 soit 20min de plus qu'à La Rochelle l'année dernière mais je m'en contrefous !!!! je suis ravie, j'aurai aimé que ca dure plus longtemps ! Je suis contente d'avoir attendue ma mère, de mettre arreté faire des photos. J'ai pas parlé de douleur, biensur que par moment j'ai eu mal aux cuisses, aux mollets. Mais j'ai l'impression d'avoir volé plus que couru pendant ce marathon. Je suis plus qu'aux anges et c'en est démeusuré !
Je retrouve en sortant ma dream team et vais me changer à leur hotel, plus proche. On descend dans le métro (difficilement) et j'ai aps ma carte ! Comprenant ca, une inconnu passe la sienne devant moi en me félicitant avec un sourire avant de partir ! Les gens félicitent les coureurs partout ! Se lèvent dans le métro ! J'hallucine !
Je suis arrivée à 16h et il me faudra 4h pour réussir à récupérer l'usage de mon estomac et trouver l'envie de manger. J'ai descendu l'intégralité de ma poche de 2L de camel en plus des ravitos ! Le porte dossard a été super mais l'élasto dans le bas du dos n'a pas suffit à empecher les brulures que je connais bien. C moins violent que d'habitude mais j'ai quand meme des belles marques dans le dos (et un vertebre de déplacée je pense ! Lol)
le lendemain je me balade beaucoup et trouve que je suis plutôt en forme ! Bien mieux que l'année dernière en tout cas !!! Les gens nous félicitent dans la rue en voyant la médaille, bavardent. J'suis vraiment aux anges ! En plus je fais une découverte géniale : la technique de descente des pentes raides en trail transmise par maïlys me permets de dévaler les escaliers sans aucune douleurs ! Youhou ! Dommage que j'ai pas l'équivalent pour les monter... lol
Aujourd'hui j'ai plus mal nulle part, mais j'ai pas encore arrêter de sourire ! Ce marathon est une énorme fiesta hors du commun, j'aurai pas pu imaginer une si belle fête pour marquer l'arrivée de mes 30 ans ni meilleurs convives !
Un grand merci à tous mes camarades de jeux, cafeurs en particulier, et inconnus, spécial pour Barbie et sa surprise du samedi matin, c'est aussi vous qui avez rendu cette semaine si belle !
Et merci à tous ceux qui ont suivi depuis el net, c'était hyper émouvant de lire par la suite qu'on avait provoqué un tel engouement, pardon de vous avoir fait flipper avec ma pause...
Je ne sais pas encore avec quoi je vais user mes nouvelles brooks, ca sera différent ca c sûr mais ca ne veut pas dire que ca sera moins bien... Je souhaite à tout le monde de vivre un jour un tel moment de bonheur !

 

 

 

 

 

 

 

Marathon du Mont Blanc 2011 : un week end au pays d'Heïdi !

La course du mois

Marathon du Mont blanc 2011

mont_blanc

Histoire de vous convaincre que le marathon du Mont Blanc est une course à part, à faire une fois dans sa vie de coureur. Et il y a aussi le cross et maintenant le km vertical !!!

Rendez vous du 29 juin au 1er juillet pour la fête de la Montagne !

le km vertical

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Le cross

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Le marathon

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Belle Ile en Trail

La course du mois

En allant à Belle-Ile en-Mer dans le Morbihan, je m'attendais à en prendre plein les yeux... Et ce fut le cas. Aussi, j'avais très envie de vous parler de la plus belle course que j'ai courue à ce jour : BELLE-ILE EN TRAIL...

belle_ile_en_trail

Texte et photos (sauf la 1ère) : Atacama

C'était le première édition et trois parcours étaient au menu :


  • Un Ultra : 83 km, soit le tour complet de l'île pour 2200 de dénivelé positif

  • Un Trail : 45 km, soit le moitié du tour de l'île pour + de 1000 mètres de dénivelé positif.

  • Une course nature : 14 km pour 300 mètres de dénivelé positif.


18 septembre 2010

En mer pour Belle Ile et son Trail

Je n'ai aucune expérience des courses longues si ce n'est le Medoc l'an dernier. J'ai choisi de m'élancer pour 45km sur les sentiers côtiers.  Les plus courageux sont déjà à crapahuter depuis 7h00 du mat' pour le tour complet de l'Ile : 83 km !!!

Cette course c'est une idée de Marc, souvenez-vous mon ami avec qui j'ai fait les "Sans borne du Diable".

Les retrouvailles se font sur le bateau. Marc arrive in extrémis à l'embarcadère. Nous sommes heureux de nous retrouver.  Il y a des amitiés sacrées que rien ne brise.


Retrait des dossards

Belle Ile nous accueille sous un ciel lumineux. Nous essayons de nous orienter dans la petite ville du Palais. Je me sens dépaysée, calme et concentrée.

Je croule sous le poids de mon sac à dos surmonté de la tente de camping. Je suis contente de m'en débarrasser "au retrait des dossards". Vite fait on se change et nous voilà prêts !

Il nous reste une 40taine de minutes avant le départ. On regarde les stands de tenues de running puis on prend un p'tit café.


On fait une photo de nous "avant", on ne sait pas si on en fera une "après" !!!


Ça commence à s'agiter sur la ligne de départ. Tous les coureurs sont décontractés, une bonne ambiance règne ici. Le ciel est bleu azur. J'ai mon camel-back sur le dos, la couverture de survie, le sifflet, des pâtes d'amande, le téléphone portable, l'appareil photo. Y a plus K !

Nous sommes 400 inscrits dont 70 femmes pour cette première édition. Je vous avoue que je n'ai pas couru avec ce satané sac depuis plus d'un an ! Mais je reste zen... On verra bien !

Le départ est donné... Dans la bonne humeur collective.

Rapidement nous quittons la petite ville pour les sentiers côtiers. L'air est saturé d'iode. Les premières côtes arrivent et aussi les premiers passages sur la plage. C'est à tomber à la renverse tellement c'est beau. Impossible de placer des foulées régulières : ça monte et ça descend en permanence. Lorsque c'est plat c'est le plus souvent du sable.


Je commence à me faire remarquer parmi les coureurs avec mon appareil photo... Certains se moquent gentiment : "Il est où Marco pour faire la photo ?"

Marco est en pleine forme, il me donne le rythme...


Les Km défilent dans un décor de rêve mais cela ne suffit pas à faire oublier le dénivelé.



17ème km : c'est le premier ravitaillement. Merci à tous les bénévoles pour leur gentillesse.

Comme les autres je fais le plein de mon camel-back. Je mange des Tuc, des raisins secs tandis que Marco croque dans une tartine de fromage de chèvre du pays et se piffre de rondelles de saucissons !!! (J'tai vu !)

J'ai une douleur au genou gauche depuis 2 ou 3 jours et là ça commence à sérieusement me gêner. Je sais que je ne suis pas venue pour m'échouer sur une plage aussi belle soit elle. Alors je serre les dents et on repart. Marc est toujours frais et bien dans ses baskets ! L'eau commence à lui donner très envie. Soudain je le vois qui quitte le chemin, descend vers la mer, retire son tee-shirt et.... va se baigner !


Je pars devant car j'ai peur de m'arrêter (trop longtemps !) et de ne pas pouvoir redémarrer...

J'ai de plus en plus mal et "boitouille"... J'attends avec impatience le ravitaillement suivant.

Les paysages sont toujours aussi sublimes...  Ça aide mentalement.




Le 2ème ravitaillement est en vue. Il est le bienvenu. Je me pose et décide d'attendre Marc. Il ne tarde pas  à arriver. On mange, on mange, on mange ! Et on boit aussi... On se pose le "cul" par terre. Et on décompresse... La pause va durer 1/2 heure ! Nous sommes dans les temps (à savoir qu'il ne fallait pas arriver ici en plus de 6h00) et qu'il reste 8km à faire en 2h30.

Bon d'accord on n'est plus très frais : moi je "boitouille" toujours et Marco commence à sentir les 1ères crampes arriver.

Mes jambes crasseuses...

Mais on sait qu'on "va finir"...  Marc décide de finir en marche "active" (presque 8KM/H) et moi en course "passive" !

Nous passons la ligne avec quelques minutes d'écart (héhé, quoi de la course passive ou de la marche active a été le plus efficace ???!!!). On s'en fiche ! On a terminé... C'était notre objectif. Se faire plaisir et profiter !

Sur les derniers mètres qui descendent vers l'arche d'arrivée une foule compacte encourage. Je me surprends à avoir les larmes aux yeux. C'est la première fois que je fais un trail aussi long et je suis émue d'en finir !

Marc à l'arrivée, heureux...

Direction le ravitaillement d'arrivée... Coca Breton, chocolat de Belle Ile et chacun qui y va de son anecdote de course sous un soleil généreux...


Le temps passe vite, nous retournons à la salle où nous avons déposé les sacs à dos ! C'est qu'on a une tente à planter nous ! Et là surprise : des kiné, des ostéo, des podologues ! L'information a du être mal relayée car il n'y a pas grand monde !

On se regarde avec Marco et on file direct vers les tables de massage.

Que du bonheur !

La soirée arrive, on a réservé le repas d'après course qui se fait au son de la musique bretonne...


La nuit est tombée depuis longtemps et la tente n'est toujours pas plantée...


Tout ça pour vous dire que c'était "génial" !!!!!! Et que les paysages, l'ambiance et l'organisation étaient à la hauteur des efforts déployés.

Le premier sur 45 km met 3h33'... Et oui !

   

UTMB 2009 : le film

La course du mois

mont_blanc

Vous le savez toutes et tous, cette course sera mon grand objectif de la fin de cette année. Afin de vous la faire découvrir, je vous laisse regarder le film officiel réalisé l'année dernière. Prenez un magnum !

Cécile

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L'ultra marin du Morbihan 2010

La course du mois

J'ai fait la connaissance de Véronique pour le dernier Running pour Elles. Le ballon des 4h30 sur le marathon de Nantes c'est elle ! Quand elle m'a dit qu'elle préparait cette course qui me fait rêver je lui ai demandé de m'envoyer son CR si elle en faisait un et c'est chose faite. Prenez le temps de le lire, vous allez découvrir une femme exceptionnelle qui a du affronté une femme qui mériterait le titre de "salope de l'année" !!! et je pèse mes mots...
Cécile

Je n’aime pas trop parler de moi mais comme Alexia, j’ai envie de raconter mon aventure !

Vronique_Km_177

Si la plupart d’entre vous ont pu retrouver quelqu’un du club pour relever vos défis que ce soit sur le 56 ou le 86, moi je me suis sentie bien seule au départ d’autant plus que mon ami se trouvait à Valence en déplacement professionnel ! Le vendredi matin, je me réveille à 7h30 moi qui avait posé ma journée de RTT pour faire la grasse mat …Ce n’est pas vraiment ça ! Mais je suis « excitée » à l’idée de faire le Raid que je prépare dans ma tête depuis 2 ans ! Mes affaires sont prêtes depuis la veille mais il me manque une casquette blanche car on annonce des températures de + de 30°. Je passe chez Endurance Shop pour en acheter une et passer mon temps ! Je reviens vers 11h30 et il reste encore 7h30 avant la course… ! Un peu de ménage, de télé, une petite sieste d’1h et me voilà fin prête. Un collègue de boulot vient me prendre à Cliscouët car il souhaite me prendre en photo sur un « Vélocea » et dans un bus. Pour info je travaille aux transports du Pays de Vannes et suis sponsorisée par mon entreprise et Intersport. Je passe prendre mon dossard et dépose mon sac pour Locmariaquer. Je rencontre Gilles avec un copain et çà me fait plaisir de le voir. La séance photos débute sous un soleil de plomb mais je suis heureuse, je souris et j’ai surtout hâte au départ… ! 18h30, il est temps de me diriger vers la ligne de départ. L’animateur du Raid vient vers moi et commence à me mettre la pression en disant que je suis une des favorites ! Bah, moi …sincèrement je n’ai pas cette prétention ! Je vois Fred et ça me rassure, il est là avec son grand sourire ! 18h55, plus que 5 minutes, des collègues de boulot arrivent et me disent « courage Véro » ! Ben oui, je crois qu’il va m’en falloir mais que diable, j’ai si souvent rêvé de ce moment et il est enfin là ! 19h, musique et le départ est donné, certains partent comme des boulets de canon mais moi je pars tranquille…on a le temps ! Avant Kérino, mon patron est là, il m’attend sur un « Vélocéa », j’en crois pas mes yeux car il ne me semblait pas intéressé par mon défi ! Je me suis trompée ! Il m’accompagne en vélo jusqu’à Séné puis me laisse continuer en me souhaitant « bonne chance petit pirate » ! J’ai un bandana à la pirate et ce look l’a bien fait rire, pas trop sexy mais très utile pour la lampe frontale.

Je suis maintenant seule et je mets mon MP3…Ah douce musique d’Egnima, je me sens zen ! Je suis sur une moyenne de 8kms/h, un peu rapide et je régule un peu (entre 7 et 7,5). J’arrive à Bellevue, j’adore cet endroit et je profite du paysage… 1er ravitaillement, j’ai très soif, je rempli mes bidons déjà vides et parle un peu avec Fred qui me dit de manger salé et de ne pas trop boire d’un coup ! Il a raison car je vais me transformer en bonbonne ! Je repars et je suis bien. J’arrive à Noyalo et Fred est là à nouveau. Petit ravito et c’est reparti vers Sarzeau. Je profite de la nuit. J’adore la nuit, c’est un moment privilégié, en plus c’est la pleine lune ! Je suis drôlement bien et n’ai pas trop changé mon rythme. Tout à coup le « gadin » ! Il fallait bien que ça m’arrive ! Je nettoie le sol avec mon menton. 3 coureurs derrière moi s’arrêtent et nettoient mes plaies à la lampe frontale ! « Tu t’es bien amochée le visage ! » me disent-ils mais ça va ! Ils veulent me garder comme meneuse d’allure et je me marre en pensant que ce doit être plutôt pour leur éviter les racines ! Ah les bougres ! On rigole bien et on continue d’avancer. Sarzeau, j’en profite pour faire soigner mes blessures et me ravitailler un peu et ça repart. Je fais la connaissance de Gérard qui sera avec moi jusqu’à l’entrée d’Arzon. Le soleil se lève et Dieu que c’est beau ! Je contemple le paysage avec admiration quand soudain, 2ème chute ! Ça m’apprendra à regarder ailleurs ! Je jure…grrr, j’ai mal à ma cuisse mais bon, çà doit être une bricole et je repars ! J’ai perdu Gérard mais voici Stéphane et çà repart jusqu’à l’embarcadère ! Tient, voilà la 3ème féminine, assise, elle n’a pas l’air d’aller bien mais bon çà peut arriver ! On prend le zodiac et j’apprécie ce passage ! Bon sang, je suis heureuse d’être là, moi qui appréhendais ce moment au niveau musculaire, je n’ai pas mal et repars sans problème. Et je suis dans mes temps. J’ai mis 12h36 pour aller jusqu’à l’embarcadère.

Ça y est, je suis à mi-parcours et je prends un moment pour me changer, mettre déjà un tee-shirt  blanc et ma casquette. Fred est là et je suis contente de le voir. On me soigne une ampoule. Je mange 2, 3 bricoles et je repars de plus belle avec Gérard… ! Ah, j’ai oublié, on vient de rajouter aux 6 premières femmes un GPS et on m’en a mis un dans le sac ! Je suis toujours bien et je suis 4ème féminine d’après Fred. La température commence à monter ! Gérard commence à me dire qu’il a une ampoule au pied et qu’elle lui fait mal. Je regrette d’avoir laissé ma trousse à pharmacie à Locmariaquer car j’aurais pu lui soigner son ampoule. Il me dit de continuer sans lui et çà me fend le cœur ! Il s’arrête et je ne sais pas s’il a abandonné ! Je rejoins un autre Stéphane qui vient de Paris et qui a fait l’UTMB. Il me dit qu’il en bave et que la chaleur commence à lui peser ! C’est vrai qu’il fait chaud ! On arrive à St Goustan et je vois Fred. Pour lui, je suis bien mais je commence à souffrir de la chaleur. Je prends des TUC et je repars après une pause délice au petit coin car il faut le dire pour les femmes, c’est moins pratique que pour les hommes. C’est la première fois que je prends autant de plaisir face à ce besoin naturel ! Je repars… il fait de plus en plus chaud et mon cœur commence à monter ! J’ai l’impression d’être sur le marathon du Mont St Michel où il y avait eu 900 malaises ! Je décide d’alterner marche et course mais à cet instant, ce sera plus de marche que de course. J’écoute mes messages et j’en ai un de Xavier qui me dit qu’il est avec moi et qu’à cet instant je dois être dans le rouge ! Ah que oui j’y suis, je deviens même pivoine ! On longe les plages et on voit les gens se baigner ! Je donnerais tout pour aller piquer une tête. Un monsieur me dit « allez les gars, vous valez mieux que les bleus ! », je lui réponds « mais je suis une femme ! » Alors, il hurle, « applaudissez, c’est une femme !». Et tout le monde applaudit et crie ! Ben que çà fait chaud au cœur mais je dois être dans un état pitoyable pour qu’on me prenne pour un homme avec ma casquette enfoncée sur la tête ! Je continue vers « Larmor Baden »…J’y suis ! Je me ravitaille car l’eau manque sur cette course ! Heureusement, des gens nous ouvrent leurs portes et mettent à disposition des sceaux d’eau et des bouteilles ! Je suis épatée par leur gentillesse. Port Blanc enfin, je ne suis plus très loin de Vannes mais je sais que ma lampe frontale sera à nouveau sur mon front. « Merde », je vais passer une seconde nuit dehors !

Après le Moustoir, une dame me dit que j’ai un petit ravito à 1 kilomètre mais je ne le vois pas ! J’arrive dans un bois et je tombe sur la 3ème féminine qui est assise sur un banc. Dès qu’elle me voit, elle se relève et se remet à courir. Je lui demande si elle a vu le petit ravito et elle me dit que oui puis 200 mètres plus loin elle se retourne et me dit : « il y avait un pointage à ce petit ravito et si tu n’y vas pas, tu vas prendre 3h de pénalité ! ». Je rêve et lui demande si elle est sûre et elle me répond que oui. Je la crois et fais demi-tour…Là, les larmes me viennent et mon moral en prend un coup ! Je me retape le kilo déjà effectué et tombe sur Stéphane qui me demande ce que je suis en train de faire. Je lui explique qu’il faut que je retourne au ravito car il y avait un pointage. Il me répond qu’il n’y en a pas. Un autre coureur arrive et me dit la même chose. On compare nos cartes et effectivement il n’y a pas de pointage à cet endroit. Je me suis fait avoir en beauté et les gars sont furieux ! « La salope » me disent-ils ! On repart ensembles mais j’ai pris un coup au moral…sérieux ! J’arrive à Arradon et je la croise dans l’autre sens ! Je lui crie qu’elle m’a menti ! Elle me dit que non en souriant ! Si j’avais eu ma bombe anti chien, je lui en mettais une giclée ! C’est dégueulasse et pas sportif mais elle court pour Oxygène Challenge alors moi, la petite gueuse, il fallait me faire perdre du temps ! Je rage et porte une réclamation au pointage d’Arradon. Ils trouvent çà méchant mais ne savent pas si j’aurais gain de cause…il n’y a pas de témoin! Comment çà pas de témoin, et mon GPS dans mon sac, il sert à quoi ??? On doit bien voir qu’un moment je suis au contact et que je fais demi tour, ce qui est illogique, à moins que je n’en n’ai pas assez fait et qu’une petite ballade en plus de 2 kms me fasse plaisir…Ben voyons ! A ce moment j’enrage d’autant plus que la 5ème féminine, du coup me double. Avec ces conneries, j’ai perdu 1/2h, pas étonnant !

Je suis maintenant avec Eric, un gars super sympa qui avait abandonné l’année dernière. Il compatit à ce qui m’est arrivé et trouve qu’elle manque totalement d’esprit sportif. Il ajoute en rigolant, heureusement qu’elle a fait çà car tu vas m’aider à finir ! Il a raison, c’est le destin et on devait sûrement finir ensemble ! La nuit tombe après Moréac et j’en ai marre. Je vois un collègue de boulot qui m’apporte du réconfort ! « Tu vas y arrivé, Véro, tu es forte ! ». Je commence à me faire rage « Allez bouge toi cocotte, tu n’es plus très loin, c’est un défi que tu t’es lancé et tu vas jusqu’au bout ! Allez ma Véro ! » Eric me dit qu’il va arrêter et je lui dis que s’il s’arrête, je m’arrête aussi et qu’il ne peut pas faire ça maintenant ! On arrive sur la route qui mène à celle du Vincin mais là ils nous font traverser dans un autre bois que je ne connais pas ! Si j’avais été seule, je crois que j’aurais flippé ! Ce n’est pas vrai, il y a plus de 177 kms là … ! Mais où est donc le Vincin ??? Ça y est, on y est enfin ! Je retrouve mon collègue de boulot et verse une larme…Est-ce de joie ou de fatigue, je n’en sais rien ! Des gens au café du Vincin nous crient « bravo ! » ! C’est la fin, on y arrive. Les forces reviennent mais pas assez pour pouvoir courir ! Je marche un peu plus vite et Eric gémit de douleur, la côte derrière le Vincin le fait souffrir. Je le prends par le bras ! Bernus, allez, on tient le bon bout ! Tout à coup, je hurle, j’ai vu une ombre dans les arbres et cela fait déjà un moment que je vois des visages par terre ou sur les arbres et même des squelettes noirs ! Pourquoi noirs, je ne sais même pas ! Oh la la, les neurones ne vont pas bien là … ! Eric me dit aussi qu’il voit des choses ! Conleau …je vois les loupiottes de l’autre côté ! Quelle belle guirlande ! Allez ! On court un petit peu jusqu’à la pointe des Immigrés. Allez Eric, on est presque arrivé ! Après Kerino, j’entends crier mon prénom mais je ne sais pas qui sait, il s’approche mais je ne le reconnais pas ! Mais si, c’est mon frère ! Il me sourit, me prend en photo et me dit qu’il n’en revient pas ! Sa petite sœur accompli un truc de malade mais elle a toujours été un peu folle avec un sacré caractère ! La passerelle, on marche et puis Eric me dit qu’on finit en courant ! Allez, plus que 200 m ! J’entends l’animateur crier mon prénom ! « La petite Véro qui a gagné les 12h de Séné ! » Ah oui, c’est vrai et çà ne fait que 5 semaines ! Bon sang, je vois Fred puis l’arche d’arrivée ! Mon dieu j’y suis enfin, je suis heureuse ! Ma famille m’attend, 2 collègues de boulot que je ne remercierais jamais assez et puis Christophe, cher Christophe super sympa et Fred, mon coach qui m’a mené jusqu’à cette victoire ! Tout à coup, je vois mon patron, ému jusqu’aux larmes qui me dit que je suis exceptionnelle et qu’il est fière de moi… j’aurais dû en profiter pour lui demander une augmentation de salaire !

Et puis mes parents, mon papa qui me regarde avec fierté, sa fille, son portrait craché, ce petit bout de femme qui ne cessera de l’épater ! L’animateur me demande si je serais là l’année prochaine et je lui dis«  plus jamais ! »

Je parais en forme puisque je râle et parle de ce qui m’est arrivé avec la 3ème féminine ! En principe quand je râle, c’est que je vais bien ! Mes parents me ramène à Cliscouët et je retrouve mon lit douillet pas pour longtemps puisque je dois aller chercher ma coupe pour ma place en catégorie.

Le lendemain, je me réveille avec très peu de courbatures mais un gros bobo au visage et des ampoules. Je descends les escaliers sans problèmes et je me dis que ce n’est pas croyable après 30h31 de course ! Je retourne au port, voit Didier, Sarah, Alexia qui sont très contents de mon résultats et je réalise ce que j’ai fait ! Hier, je ne voulais plus en entendre parler, aujourd’hui, j’ai hâte de recommencer l’aventure ! Toucher l’extrême, faire son Koh Lanta personnel et vivre une aventure humaine, unique et merveilleuse ! Ben oui, on me retrouvera sur le Grand RAID et très vite… !

Voilà mon récit et un grand merci à FRED, XAVIER, CHRISTOPHE pour leurs soutiens !

A vous de tenter l’aventure « Grand raid »

Pour les images une petite vidéo réalisée par Alexia ici


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