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L'ironman d'Hawaï a sa Josette !
Écrit par Cécile Mardi, 12 Octobre 2010 08:13
Je tenais absolument à vous faire partager la découverte de Gaëlle : cette femme est tout simplement ahurissante ! Franchement lire ce genre d'article me donne la pêche et me rassure sur mon avenir. Ok je ne serai peut être pas à Hawaï pour mes 74 ans mais je compte bien ne rien lâcher moi aussi !
Et comme en plus Gaëlle est formidable elle vous offre la traduction en français pour toutes celles dont je fais partie qui ne sont pas forcément "fluent" en anglais. Merci beaucoup pour ce super travail !!!
Voici le lien vers l'article original
Cécile
L'endurance au-delà des limites : l'histoire de Harriet Anderson
Quand Harriet Anderson a passé la ligne d'arrivée à Kona (Championnat du Monde d'Ironman sponsorisé par Ford), en octobre 2009, on pouvait deviner que c'était quelqu'un d'extraordinaire. Agée de 74 ans, c'était la femme la plus âgée de la compétition à terminer la course. Elle a fini à 23h53, juste sept minutes avant la barrière horaire. Et pourquoi a t-elle mis plus longtemps que d'habitude ? Un indice : son bras en écharpe. Elle s'était cassé la clavicule au mile 80 (km 128) du parcours vélo ; un autre cycliste lui est rentré dedans. Est-ce que cela a arrêté Harriet ? Non. Elle s'est relevée, a terminé les derniers
C'est Harriet, championne du monde d'Ironman, dans la catégorie 70/74 ans.
Le voyage pour en arriver là
Qu'est-ce qui fait qu'une personne va au delà de ses limites ? Il n'y a de moment précis dans sa vie qui aurait pu faire penser qu'Harriet était destinée à être championne d'Ironman lorsqu'elle entrerait dans sa soixante-dizaine, et c'est là, la beauté de son histoire. Harriet a grandi à Los Gatos (au sud de San Francisco) et a passé ses étés avec sa soeur sur la plage de Santa Cruz. Etudiante, elle a passé un été à Yosemite à randonner sur de longues distances sans s'arrêter. “Les hommes avec qui je randonnais étaient impressionnés par le simple fait que je continuais à avancer”, dit-elle. “J'imagine que je suis née avec le gène de l'endurance”. Elle a épousé Gary il y a 50 ans (ils ont fêté leurs noces d'or le mois dernier) et ont eu deux enfants.
En tant qu'infirmière scolaire, Harriet savait qu'une bonne hygiène de vie était primordiale. Quand ses enfants eurent quitté la maison, un ami encouragea Harriet et Gary à s'inscrire à un cours de fitness au Canada College. “On y allait trois fois par semaine et on faisait de la musculation et de la course à pied.”, explique Harriet. Et puis, quelqu'un a proposé de faire une course de
Le chemin vers l'Ironman
Ce chemin qui consiste à courir une distance, puis à l'augmenter petit à petit est celui de la plupart des athlètes qui deviennent accro à la course à pied. Harriet était attirée par le triahtlon, mais elle n'était pas très bonne nageuse. Elle s'inscrivit donc à un cours de natation à la maison de quartier et fit ses premières armes sur quelques triathlons sprint (
Wildflower est connu pour être une course sympa, mais avec un parcours très exigeant pour un half-Ironman, qui ne pardonne généralement pas aux débutants. Et pourtant, Harriet, alors âgée de 53 ans, se plaça première dans sa catégorie d'âge. Et avec cette victoire, elle obtint son visa pour Kona qui avait lieu au mois d'octobre de la même année. Certaines courses sont qualificatives pour les championnats du monde et les gagnants de chaque catégorie d'âge de ces courses obtiennent automatiquement une entrée pour Kona... et Wildflower en fait partie.
Harriet avait trois semaines pour se décider. Trois semaines pour s'interroger sur le bien-fondé ou non de s'entraîner pendant les quatre mois qui allaient suivre pour les championnats du monde d'Ironman, une distance deux fois plus longue que ce qu'elle avait tenté jusqu'alors. “Ma soeur Kathleen m'a dit que je devais essayer, alors je l'ai fait”, dit Harriet tranquillement, de sa manière bien à elle d'annoncer des choses extraordinaires sans en faire des tonnes. Le résultat ? “Je n'ai pas été rapide, mais j'avais une bonne endurance et j'ai terminé”.
Le triathlon à vie
C'était il y a 21 ans et Harriet a fait Kona 18 fois depuis. Plusieurs fois, elle n'a pas pu participer à cause des inévitables blessures qui jalonnent la vie des athlètes. “J'ai appris à ne pas me donner à fond à l'entraînement, sinon je prends le risque d'être arrêtée pour blessure et ça n'en vaut pas la peine”, avoue-t-elle. “Si mes jambes sont trop raides apres une séance, le lendemain, je vais nager ou je me repose”.
Au fil des ans, Harriet a ajusté son entraînement et son calendrier de courses. La famille passe en premier et comme l'entraînement lui prend pas mal de temps, elle a decidé de faire la plupart de ses courses autour de chez elle (sauf Kona). “Je fais seulement des courses locales, sauf si ce sont des championnats Nationaux ou Mondiaux, et même là, je limite mes voyages aux Etats situés à l'Ouest (des USA).”, explique-t-elle.
Et cela lui laisse du temps pour les activités qu'elle affectionne en dehors du triathlon. Comme enseigner le tricot à des CE1, activité qu'elle fait depuis des années. “Le professeur dit que ça permet aux enfants d'apprendre la persévérance et j'aime bien ça”, dit-elle en souriant.
Un plan d'entraînement qui fonctionne
Etre une lève-tôt a ses avantages et Harriet se lève à 4h00 du matin la plupart du temps, c'est-à-dire que les lundis, mercredis et vendredis, vous pourrez la trouver sur son vélo de spinning à 5h15 du matin pour un petit échauffement de 35 minutes avant que le cours ne commence. “J'aime monter sur le vélo, pédaler et lire”, dit Harriet, en ajoutant qu'elle a ainsi pu lire les éditions complètes de Nevada Barr et Isabel Allende. Elle fait aussi du Pilates deux fois par semaine, ayant remarqué que le travail de renforcement musculaire l'aidait beaucoup sur ses longues séances à vélo.
Les mardis et les jeudis sont dédiés à la natation et au yoga. Elle pense que le yoga lui permet de travailler considérablement la souplesse de ses hanches un peu raides ; une façon essentielle d'éviter les blessures sur la route. Elle adore les groupes avec qui elle s'entraîne à la maison de quartier de la Péninsule et dit que les gens l'aident à rester motivée. Oui, enfin... ça et le massage quotidien qui est le bienvenu dans son planning d'entraînement, vu tout ce qu'elle fait !
A côté de ces séances d'entraînement très structurées, Harriet court trois fois par semaine, la plupart du temps sur trails qui moins traumatisants pour les articulations. Son plus récent planning d'entraînement incluait une sortie de
Les ingrédients du succès
Harriet a une alimentation riche en fruits, légumes, protéines dégraissées et chocolat noir. “Les barres de chocolat noir de Trader Joe's sont les meilleures”, dit-elle avec enthousiasme. Ses choix d'en-cas pour l'entraînement et les courses vont de la barre Clif Bar (son parfum favori : abricot), en passant par les gels Clif Shots et la poudre Accelerate Energy. Elle fait remarquer qu'au fil des années, elle a définitivement vu son corps se transformer. “Après 65 ans, vous perdez un peu plus de muscle chaque année, et je peux sentir que les sorties vallonnées sont plus difficiles pour moi maintenant. Mais par contre, je me sens plus forte sur le vélo qu'avant.” Ces changements illustrent bien les challenges auxquels doit faire face tout triathlète : trouver le parfait équilibre entre une alimentation équilibrée et un entraînement suffisant (sans en faire trop non plus). Et ajuster cela en permanence d'une année sur l'autre.
Kona 2010, attention, elle arrive !
Après avoir été privée de natation en attendant que sa clavicule se remette du championnat du monde d'Ironman de 2009, Harriet est heureuse d'annoncer qu'elle a repris l'entraînement. Elle refera le Longue Distance de Wildflower en mai et participera à des courses cyclistes de
{Elle a terminée en 16 heures et des brouettes}.
Article en anglais : http://www.athleta.net/chi/2010/05/11/enduring-beyond-barriers-the-harriet-anderson-story/
Ecrit par Kathleen Burke Jensen

Par rohini, octobre 23, 2010
Vieillir comme ça , c'est un rêve et une belle leçon de vie.
Par mariecke, octobre 21, 2010
admirable cette femme qui peut se lever à 4 h du matin pour faire du sport !
un bon exemple pour arriver en V4 , ça aide à tenir la route
merci pour la traduction
Par yanne, octobre 13, 2010
Par Papy, octobre 13, 2010
Je rêve de le mettre au triathlon, mais ce n'est pas facile.
Pourtant il a déjà fait plus de 180kms sur 24h, 10h et quelques sur 100kms et encore, au moins de Juin il a fait les 6 jours d'Antibes avec plus de 500kms !
Mais comme d'autres, la natation lui fait peur...
Mais peut être ses petits enfants vont le mettre à l'eau ?
Par L'Papy, octobre 13, 2010
Je rêve de le mettre au triathlon, mais ce n'est pas facile.
Pourtant il a déjà fait plus de 180kms sur 24h, 10h et quelques sur 100kms et encore, au moins de Juin il a fait les 6 jours d'Antibes avec plus de 500kms !
Mais comme d'autres, la natation lui fait peur...
Mais peut être ses petits enfants vont le mettre à l'eau ?
Par brinouille, octobre 13, 2010

Ah mince je n'en avais jamais vu une comme ça dites donc !
Par forrest, octobre 12, 2010
Elle est incroyable.
Par gaellou, octobre 12, 2010
Par Twister, octobre 12, 2010

Par foozie, octobre 12, 2010
surtout qu'on m'a dit derinèrement "quoi? faire du triathlon à ton âge!!" et "à ton âge prendre des cours de crawl!!" ça ma fait un coup au moral
:
Par pgb51, octobre 12, 2010
Par teresa, octobre 12, 2010
Par patou, octobre 12, 2010



Elle assure... Bravo , vraiment!!!
Impressionant de lire ça !!!