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La Parisienne 2010 : Haut les coeurs !
Écrit par Cécile Mercredi, 15 Septembre 2010 08:03
J'adore ma vie de coureuse et je trouve que j’ai vraiment eu une bonne idée de me mettre un jour en tête de finir un marathon. Sans tout cela je n’aurais jamais vécu ce week-end à Paname avec des copines rencontrées grâce à CAF.
Petit retour en arrière, nous sommes samedi et je grimpe dans le train pour Paris avec ma désormais légendaire valise (faut que je m’en achète une rose que je customise quand même !) dont sortent 2 bâtons, ceux de Thierry qui ont fait une partie de l’UTMB de consolation aux mains d’Yves (voir CR) mais j’ai aussi aux mains les fameux bâtons de Mumu qui vont enfin retrouver leur heureuse propriétaire après des vacances dans les Alpes. Dire que je passe inaperçue serait mentir… Je sens que beaucoup se disent : « mince alors il y a des toreros blondes en Auvergne maintenant ? ». Avantage : je peux vous dire que dans le métro personne ne m’embête ! Je suis Carmen « Si tu ne m'aimes pas, je t'aime. Et si je t'aime, prends garde à toi ». Direction le magasin Planet Jogging avenue de la Grande Armée dont le meilleur argument commercial est lui… Vincent (il est souvent au sous sol les filles)

(punaise Réjane va me tuer mais je n’ai pas pu m’empêcher !!!)
où je dois retrouver Thierry et laisser ma valise planquée dans la réserve histoire de circuler plus librement. Il m’a proposé de me ramener au village de la Parisienne pour déjeuner rapidement et foncer ensuite à son magasin de Bastille. J’aurais du me douter que sa velléité à traverser Paris cachait quelque chose de louche… Et bien entendu quand il va me dire « je ne sais pas trop comment on va faire avec les bâtons » je comprends que je vais avoir le droit à un tour de scooter. Mince alors, je ne suis pas remontée sur un 2 roues depuis mon accident et il y a une raison, j’ai la trouille.
Dire que le voyage a été un moment de détente ne serait pas vraiment l’exacte vérité mais c’est vrai que ces sensations me manquent et que rouler dans Paris les cheveux au vent que voulez vous c’est juste topissime !
Déjeuner rapide à refaire l’UTMB et à préparer notre prochain rendez vous à savoir le marathon de NY. J’avais quitté Thierry qui envisageait de vivre ce marathon comme moi, cool en 3h59 et 59 sec. Caméra au point et là je le retrouve remonté comme un coucou suisse. Il vise maintenant 3h, temps qu’il peut tout à fait atteindre puisque c’est son niveau. Il me propose de le suivre si je veux et là je m’étouffe dans mon club sandwich et mes frites (je stocke les glycogènes !). Mais bien sûr crois-y ma poule !!! Eh Thierry c’est dans la boue de Vallorcines que je suis tombée, pas dans l’eau de la fontaine à Lourdes !!! Bon ce n’est pas tout ça mais moi j’ai une Murielle à retrouver et à briefer pour le lendemain matin. L’objectif est clair : on va péter le chrono… Bon d’accord, on va tenter de finir entre 30 et 36 min. Le podium on s’en occupe l’année prochaine. De toute façon je ne peux pas y monter, je n’ai pas eu le temps de m’épiler ça va faire mauvais genre pour les photos.
En route je tombe sur Tatalinda et du coup j’en profiterai pour papoter avec la superbe équipe de Charlotte. Des vraies stars ces filles… Franchement je les admire énormément et elles ont une pêche et une force que beaucoup d’entre vous peuvent leur envier. Je réponds au téléphone non stop à des journalistes qui veulent savoir comment la Parisienne peut changer la vie d’une femme et enfin Mumu est là. Et Mélomarie, et Sab ! Bref un rendez vous CAF improvisé comme je les aime.
Le temps passe à vive allure, en tout cas bien plus vite que moi attaquant le col Ferret et je replonge dans les entrailles de la ville pour rejoindre l’appartement de ma petite sœur qui doit me présenter son nouveau cher et tendre. Autant dire que le moment est important ! 19h30 je suis en bas de chez elle mais pas elle… Coup de téléphone : « t’es où ? » « chez Bouygues pour ma nouvelle carte sim (elle s’est fait arrachée son portable la veille… sympa la capitale…), je passe te prendre on va faire les courses pour le diner ! ». Quoi ? Nous sommes 7 à table et elles n’ont pas fait les courses avec sa colloc, Laure ? Mais pas d’inquiétude le boucher dans le 17ème ferme à 20h. Ah parce qu’on mange de la viande ? Oui je vais faire un rôti ! Ah parce que tu as déjà fait cuire un rôti ? Je ne sais pas pourquoi mais je sens tout de suite que je peux faire une croix sur ma nuit de sommeil de 8h, spéciale veille de course moi… Pour le dessert, là c’est à moi de jouer et ce sera « ice cream social ». Un truc découvert sur le bateau en Antarctique (mais comment elle se la ramène la fille !!!) et que j’ai adoré. Le principe est simple : vous prenez 4 bacs de glace parfums classiques, des bols avec des sauces chocolat lait et chocolat noir, de la crème fouettée maison, des smarties, des nounours à la guimauve, des petites meringues, bref tout ce que vous aimez et tout le monde se fait sa coupe à lui tout seul. Ok dans mon cas ce serait plutôt mes coupes à moi toute seule. Pour la petite histoire sur le bateau, j’ai presque payé mon copain Patrick pour qu’il retourne au buffet pour moi, je n’osais pas me relever une 4ème fois !
Bref tout le monde débarque et l’apéro commence. A cette heure là, moi j’en suis normalement à la tisane mais que voulez vous, j’ai eu 40 ans cette année et mes années pup eh dop sont loin. Le nouvel amoureux de ma petite sœur est tout bonnement adorable, il y a un DJ compositeur coureur, pas de filles (enfin ça je n’en sais rien après tout) mais coureur de course à pied qui a déjà couru le semi de Paris et qui envisage le marathon. Vincent le meilleur ami de ma sœur et sa petite sœur que je n’ai pas vu depuis 12 ans et qui est juste devenue une bombe atomique pendant ce temps là, sa copine sont là également. Ça fume, ça boit du rosé mais ça ne fait pas cuire le rôti tout ça. Tout d’un coup, Axel le fiancé de Laure (la colloc de ma sœur, oui je sais il faut suivre sur ce coup là !) prend les choses en mains et s’enferme dans la cuisine. Il en ressort ¾ d’heure plus tard avec le fameux rôti parfaitement cuit, une petite sauce qui va bien et des patates sautées sacrément réussies. Je t’achève ce petit monde à coup de glaces et maman poule doit quitter ce nid d’hommes parfaits et de filles beaucoup trop jolies et jeunes pour rejoindre son lit à minuit bien passé. J’attrape un taxi parce que le RER de la Défense le samedi soir, on va éviter quand même (j’ai rendu mes bâtons moi). J’explique au chauffeur par où il doit passer, non là à gauche je préfère. Oui je sais à droite ça va au même endroit mais j’ai mes habitudes. Je sens qu’il va finir par me dire de prendre le volant puisque c’est moi la meilleure mais il n’ose pas. En quelques minutes je suis couchée, épuisée par une journée un peu stressante non sans avoir avant programmé le réveil à 7h30 bien décidée à dormir le plus possible vu l’heure tardive.
6h00 une sonnerie stridente résonne dans mon crâne ! Mais c’est pas vrai, le réveil de Zhom que j’avais oublié d’éteindre… Mais je suis maudite ou quoi ? Je ne vais pas me rendormir tout à fait et c’est une espèce de loque qui va se diriger vers la douche histoire de retrouver figure humaine. J’avale mon muesli, je bois mon thé vert et je fonce attraper mon tram que bien entendu je rate. Ok on reste calme, j’ai 10 min à attendre sur le quai dans une tenue tout à fait adéquate à ce type d’exercice. J’ai un ¾ à fleurs très très coloré japonisante à mort, un mini short genre jupette rose qui pète et un blouson aux couleurs tout aussi flashy. Dire que je passe inaperçue serait mentir mais la Parisienne c’est la fête alors autant jouer le jeu à fond non ? Comme mon blouson est neuf, je fais le tour du propriétaire dans la rame de métro qui m’emmène à Concorde. Tiens c’est marrant il y a un trou dans la doublure de la manche gauche. Pas bête, c’est pour coincer son chrono dedans et ainsi éviter de remonter sa manche en courant. Ah tiens ils ont mis le même de l’autre côté. Punaise ils ont lu mon CR de mon faux UTMB et ils savaient que j’avais 2 garmin pour la course. Trop fort chez Asics !!! Ah ok c’est pour mettre sa main et ainsi faire comme une mitaine… Ok c’est bon… Tout le monde peut se tromper.
Changement de métro et là ça se complique. J’envoie un texto à Mumu pour lui dire que je serai un peu en retard vu qu’à 8h45 heure du rendez vous je suis encore sur le quai à Concorde et elle me répond que ce n’est pas grave puisqu’elle est déjà là, super en avance, ça équilibrera ! Ah mince, je fais comment moi avec ma valise en carton et une rame de métro bourrée à craquer de filles en short ? Ben je pousse tout le monde pour monter en veillant à ne marcher sur aucun pied je le promets ! Et je m’excuse en disant bien que je n’ai pas le choix, y a Mumu qui m’attend. Je lui ai envoyé un petit message lui disant que puisqu’elle était en avance elle n’avait qu’à s’échauffer un peu pour qu’on puisse titiller les 26 min mais j’ai eu comme retour «très drôle »… oh là là si on ne peut plus rigoler.
Il y a 22000 femmes attendues mais bien sur je tombe sur Mélo et sa logeuse sans problème. Direction le village et la zone réservée aux privilégiés dont nous sommes. Je sais c’est injuste mais j’avoue, là pour le coup j’apprécie vraiment. Je confie ma fameuse valise, j’enlève mon ¾ et mon blouson. Ok pas de doute vu la taille du short il va surement rester sur les courses féminines lui ou alors je le mets sur une course où je veux faire un bon classement vu le nombre de mecs qui resteront derrière moi. Oh ça va moi aussi je peux jouer à ma Brinouille et m’imaginer dans mon super short Stella non ?
Bon ce n’est pas tout ça mais nous sommes ici pour courir et il faut rejoindre le sas de départ. Comme vous l’a dit Mumu, nous sommes des privilégiés qui rejoignons le tout premier derrière les handisports et les élites. Je profite de l’occasion pour aller faire un bisou à Charlotte et toute sa troupe. Je n’avais pas encore vu les costumes mais elles sont tout simplement superbes !!! Il règne une ambiance de folie et les filles se donnent à fond. Retour vers Mumu qui, il faut bien le reconnaître, n’inspire pas la même euphorie. Je la sens stressée et j’essaye de détendre l’atmosphère. J’ai fait une erreur à ce moment là : j’aurais du lui enlever son polar. Moi j’ai un joli bracelet brésilien aux couleurs de CAF, c’est dire mon sérieux habituel !
Pang le départ est lancé et déjà ça se bouscule un peu. En fait le souci c’est que le sas où nous sommes réuni les entreprises partenaires et qui dit entreprises dit groupe de copines pas forcément au niveau qui ont décidé coute que coute de courir ensemble. Il faut donc zigzaguer entre « les troupeaux » pour se faire sa place. Je me marre et je dis à ma comparse du jour qu’à ce rythme c’est 7 bornes qu’on va faire dans la réalité. Il faut attendre environ 1.5km (à la louche, pas de repaire kilométrique ou on les a vraiment raté) pour prendre notre vitesse de croisière. Murielle ne lâche pas son chrono des yeux et je me rappelle le marathon de la Rochelle où j’avais accompagné le copain de Brinouille. Il passait son temps à le regarder en me disant « je vais trop vite, je vais mourir » ! Ben là c’est pareil alors qu’elle n’a pas de cardio. Je comprends vite que le blocage est dans la tête et qu’il va falloir lutter contre la peur de se lâcher plus que contre un réel problème physique. Mais pas de souci, je gère, je sais très bien ce qu’elle peut ressentir puisque je suis passée par là et même aujourd’hui je suis consciente que mon niveau n’est pas celui que je pourrais avoir si je me faisais un peu plus confiance.
Histoire de faire passer le temps je parle, je raconte des petites histoires n’attendant pas de réponse de sa part. Tant que j’y suis j’y vais même de mes petits conseils pour les passages de tunnel que nous avons.
Et puis ça se gâte tout d’un coup lorsque j’entends : « ça ne va pas je vais vomir ». Ah bien sûr… On ralentit un peu le rythme pour lui permettre de souffler mais je sais que c’est surtout le stress qui provoque tout cela. Et il n’est pas question que je la lâche !!! J’y suis, j’y reste, elle va me supporter jusqu’à la fin qu’elle le veuille ou non, saperlipopette… Elle veut marcher, ok, pas de souci, si tu veux faire ta lulubelle, on va marcher mais tu as le droit jusqu’à l’arrêt de bus. Tu veux vomir ? Ok mais tu attends l’arrivée s’il te plait parce que là j’ai mes supers chaussures brodées avec mon pseudo dessus et franchement les taches de vomis ça ne fait pas très classe. Nous nous approchons de la ligne d’arrivée et je vois bien qu’elle souffre et ce n’est pas évident de jouer les lièvres dans ce cas là. Je ne veux pas non plus qu’elle se radie de CAF à peine arrivée chez elle moi ! Enfin la ligne est là devant nous à 300m et là tout d’un coup voilà t’y pas que ma Murielle se réveille ! Elle accélère m’obligeant à faire de même. Non mais ce n’est pas vrai, quelle mouche l’a piquée… Ok c’est bon moi aussi j’y vais et même si j’entends je crois encore une fois un maintenant traditionnel « je vais vomir », nous passons la ligne à fond. Là je lui dis qu’elle peut vomir si on veut faire la une du journal de 20h ce soir parce que ça je sais qu’ils aiment voir les filles qui souffrent. Eh ben non même pas… Et tu crois qu’elle ne pourrait pas faire sa lulubelle jusqu’au bout et feindre l’évanouissement pour qu’une armada de jeunes pompiers surgissent pour nous venir en aide ? Rien ! Nothing ! Nada ! Mais pour manger des petites brioches au sucre ça par contre il n’y a pas de souci… Je vous jure les copines ce n’est plus ce que c’était…
Et voilà il faut déjà repartir dans ma campagne pour retrouver veaux, vaches, cochons (ok chez moi c’est plutôt moutons). J’ai passé un excellent moment avec Murielle même si elle a voulu me vomir dessus pendant presque toute la course. Je sais qu’elle a pioché en elle pour me suivre, qu’elle s’est vraiment fait violence et ce n’est pas toujours facile de l’accepter. Je sais aussi que lorsqu’elle aura fait sauter tous les verrous qu’elle a dans la tête on ira taquiner les 30 min sans aucun souci. D’ailleurs rendez vous est pris l’année prochaine pour une nouvelle parisienne, enfin si elle veut bien toujours de moi.
Le bilan « sportif » pour moi : j’avoue j’avais perdu l’envie de courir depuis mon UTMBébé (le terme n'est pas de moi mais d'un copain coureur, je tiens à le préciser !). Je n’avais rechaussé les baskets qu’une fois sans motivation et j’avais d’ailleurs été pathétique… Cette petite balade parisienne m’a redonné la pèche et l’envie. Du coup les
Cécile
ps : t'as vu Mumu le titre ? Haut les coeurs... Haut de coeur... vomir... oui je sais c'est minable !

Par comhic, septembre 17, 2010
Par natlescargot, septembre 17, 2010
nous c'était un peu plus lent (surtout pour moi
) et l'équipe de mimie do brazil a couru la parisienne mais différemment ;-)) pas de chrono mais une course pour mimie et pour s'amuser : partager un moment fort entre copines..... pari réussi pour moi en tout cas...merci à tata linda, stefismile, kinine, sandrinette, jeanmarielea (patricia et armand), jacq1m50 (jacqueline), marina et mimie bien sur ;-)))
Par Lyset, septembre 16, 2010
Par Bibiche, septembre 15, 2010
L'envie de courir qui revient chouette Barbie, ne la laisse pas repartir!
Par kiki, septembre 15, 2010
Super l'idée du dessert...
Par babou, septembre 15, 2010
Tient, la prochaine fois que j'invite mes enfants à souper, je leur fais ton dessert... glace, chantilly, smarties, guimauve !!! je suis sure qu'ils vont adorer.
Bravo à Mumu qui a su se surpasser et à toi Barbie qui a su retrouver l'envie d'avoir envie ! bizzzzz
Par inter-entreprise, septembre 15, 2010
Par teresa, septembre 15, 2010
Je partage ton opinion Cécile et ta sensation. Cette course de courte distance peu faire rire plus d'un(e) mais elle m'a aussi donné la pêche et c'est sans problème (malgré le slalom entre les participantes)qu'elle s'est terminée.
Aller Mumu, t'inquiétes l'an prochain tu seras en dessous des 30 min.
Par MumuFromParis, septembre 15, 2010
Par MumuFromParis, septembre 15, 2010
et toi, c'est vraiment l'impression que tu m'as faite, d'être heureuse tout simplement d'aligner les foulées, je tâcherais d'en prendre de la graine pour l'année prochaine où, promis, on vise les 30... Et comment, je veux courir à nouveau avec toi, sans Polar cette fois !! Mais par contre, il faudra t'habituer à ma rengaine
J'adore ton titre ! Bonne prépa des 20 km, tu vas tout péter !!!


