La trans'aq 2009 de Barbie
1er jour - samedi
7h30, Thierry qui habite à quelques km de chez moi m'attend. J'ai peu dormi et surtout j'ai craqué : n'arrivant pas à finir mes sacs j'ai tout jeté à la va-vite dans un grand sac de course et vogue la galère. J'ai réussi à faire une vidéo, c'est déjà pas mal.Mon chauffeur va se révéler être parfait puisque sans que je le demande, il s'arrête toutes les 2 heures. Peut être a-t-il lu mes CR et connaît-il mon surnom de « plus petite vessie du monde » ? Nous sommes les premiers avec Eric qui est arrivé la veille et pour une fois dans ma vie je serai donc la première féminine à une course. Bon ok c'est juste pour le retrait de dossard mais c'est déjà un bon début non ? Nous allons passer l'après midi à la plage histoire de rafraîchir les jambes. C'est amusant puisque les plages là-bas sont mélangées entre naturistes et textiles. Il faut bien reconnaître que la température de l'eau fait disparaître l'objet du délit très rapidement !!!Je décide de rentrer au campement pour attendre Basilio et Raphaël tout en faisant un point sur mon sac. Je dois aussi finir de marquer tout ce qui se trouve dedans. Nous nous sommes également inscrits sur une « fleur ». Alors le parler « trans'aq » expliqué aux débutants : une fleur est un ensemble de 3 tentes 3 places. Généralement il y a une équipe et le reste est complété par des individuels. Je repère une équipe avec 2 filles et 1 garçon et je me dis que je pourrais partager ma tente avec elles.Bien décidée à en finir une bonne fois pour toute avec la préparation de mon sac je m'installe à une table de camping avec Thierry et un copain de son équipe qui a l'avantage d'avoir couru les 4 premières éditions. Autant dire que question sac il en connaît un rayon... Quand je lui annonce le poids du mien, il me dit : « vide moi tout ça ». J'obéis et là je rigole en voyant sa mâchoire qui se décroche : « non mais tu es folle ou quoi ? »... Du coup il fait du tri, ambiance nettoyage de printemps dans les chambres de mes enfants et là c'est moi qui râle ! Je perds même ma gamelle, il parait qu'on mange dans des bouteilles en plastique découpées... Plus de vaisselle à faire ! Je vais adopter ça à la maison moi tu vas voir... J'ai un peu allégé mon sac mais je suis encore très loin de certains qui arrivent à 3kg5. Mais pour arriver à ce poids ils ont décidé de ne pas se laver et de ne pas se changer non plus, pas vraiment mon style je suis désolée.Mes inquiétudes de surpoids s'envolent quand Basilio arrive précédé de Raphaël. Lui c'est encore mieux, il ne peut pas prendre le départ, il est trop lourd... (je parle de son sac !!!)Nous allons diner et profiter de l'hospitalité d'Eric et de son bungalow. Ca tient de la colonie de vacances et nous allons rejouer à Madonna avec une nouvelle version de « In bed with Basilio » après le désormais célèbre « In bed with Brinouille ». J'avais l'accord de Ken !!!Nous papotons comme 2 ados attardées conscients l'un comme l'autre que c'est surement l'un des derniers soirs où cela sera possible. Petit déjeuner aux cannelés histoire de finir le régime glucidique et direction le campement de départ pour le grand moment tant redouté : le pesage !J'avoue, je n'ai pas vraiment pesé celui-ci hormis sur le dos de ma fille le vendredi, refusant de monter moi-même sur la balance. Je sais ce n'est pas bien de faire bosser les enfants mais quand j'ai vu que ma crevette ne basculait pas en arrière cela m'a rassuré. Je profite des derniers conseils des copines de la tente d'en face et j'abandonne un tee shirt contre mon maillot de bain qui va devenir mon uniforme post course. Je renonce au paréo assorti pour ne pas inquiéter sur mon état mental. Résultat des courses : mon sac pèse 6,2 kg et le sac intermédiaire 3kg pile poil. Je sais qu'il est trop lourd pour mon poids mais je ne vois vraiment pas ce que je pourrais enlever. Pasta party : le vin rouge est celui d'un copain marathonien qui nous accueille toujours la veille du marathon du Médoc autant dire que je ne suis pas perdue. Autour de moi les coureurs s'observent, se jaugent. Tout le monde a sorti les fameux tee-shirts de course qui nous servent habituellement, nous les filles de chemise de nuit. 100 km de trifouillis les berzouilles, marathon des sables, UTMB... Tout le monde étale son palmarès. Moi j'ai un petit marcel gris à paillettes sur les épaules, autant dire que je m'intègre moyen...Je rencontre mes nouvelles copines de tente à savoir Danièle et Paulette, les septuagénaires de la course. Des vraies personnages comme je les aime ! Elles ont couru les sables l'année précédente, font le tour du monde en trekking toutes les 2 et elles ont en plus l'avantage d'être tellement minces qu'elles ne prennent pas de place !
1ère étape : Piqueyrot La Gracieuse 28 km
1ère nuit trop courte pour moi qui ne dors bien que dans un kingsize, petit déjeuner et il faut se rendre à l'évidence : c'est parti !J'ai récupéré ma bouteille, rempli ma gourde, fais semblant de lire mon road book (je ne me fatiguerai même plus à le faire les jours suivants !) et je suis sur la ligne de départ. Je suis morte de rire : tous les coureurs ont leur sac sur le dos 1h avant l'heure. Je peux vous dire que cet engouement ne va pas durer...C'est parti pour 28 km en direction de la Gracieuse, plage située le long d'un lac. Je comprends vite qu'il va falloir gérer l'eau tranquillement parce qu'une seule gourde c'est un peu limite. Je comprends aussi très vite que les féminines présentent assurent. L'une d'entre elles va me laisser sur place à 3km de l'arrivée. Je suis tout simplement incapable de la suivre. Je ne lui en veux pas puisqu'elle me prêtera son savon un peu plus tard pour que je puisse laver ma tenue. En attendant nos « super mamies » je rigole en demandant qui sont les 2 pétasses qui ont gagné l'étape pour savoir devant quelle tente je dois mettre des pièges à loup pour espérer faire un podium. Je vous le donne en mille : ce sont mes voisines d'en face !Il faut d'ailleurs que je fasse clairement les présentations parce que sinon vous n'allez rien comprendre...Tente 1 : Crystel et Laëtitia les 2 sœurs accompagnées de Patrick. Ils se connaissent bien et forment une équipe soudée qui a vécu les sables ensemble et l'édition précédente de la Trans'aq.Tente 2 : les garçons, Eric, Raphaël et BasilioTente 3 : Danièle et Paulette et moi-même.Nous attendons inquiets l'arrivée de nos copines lorsque Danièle arrive enfin seule. Elle a perdu Paulette en arrivant sur le lac. Là franchement le stress monte. Il y a des quantités de racines pas possibles et on peut se tomber à tout instant. J'envisage de rechausser mes baskets pour aller la chercher, le temps limite étant maintenant écoulé. Finalement elle arrive mais il va falloir se résoudre à l'inacceptable pour nous : la dream team a déjà perdu un de ses membres... Paulette ne pourra pas prendre le départ le lendemain. Pour une erreur d'aiguillage elle perd quelques minutes fatidiques et doit quitter l'aventure dès le premier soir. Elle n'est pas la seule puisqu'il y a 3 autres coureurs dans son cas. Elle souhaite rentrer dès le lendemain et Danièle a le moral dans les chaussettes... Pourquoi rester puisqu'elles courent toujours ensemble ? Nous allons tout faire pour la persuader de rester mais franchement nous aussi nous avons un coup au moral. Même le récital d'Opéra improvisé de l'épouse de l'organisateur ne sera pas suffisant à nous redonner le sourire.
Jour 2 : La Gracieuse - le Lion 41 km
Les ennuis commencent... Je n'ai que le marathon du Mont Blanc comme référence pour un trail aussi long et encore je n'avais pas couru presque 30 km la veille. Bref je vise un peu moins de 7h. Je sais aussi qu'il va falloir que je boive plus que la veille où je n'ai pas été très raisonnable. Nous quittons Paulette la mort dans l'âme, inquiets maintenant pour Danièle : va-t-elle accepter de rester ?Dès le début nous marchons à la queue leu leu, le relief et la topographie du terrain ne nous laisse pas le choix. Je laisse passer les coureurs dès que je le peux, je sais rester à ma place quand même et j'ai horreur de bloquer ceux qui vont plus vite que moi. Par hasard je tombe sur un coureur qui se présente : il fait parti de la communauté des Ultrafondus et a eu la gentillesse de répondre à un de mes messages affolés lors de la préparation de mon sac. Je vais l'appeler par son pseudo pour que ce soit plus simple puisqu'il reviendra dans mes aventures un peu plus tard : Nolan. Un autre membre de son équipe est là également et je rencontre enfin le fameux Castor junior qui est devenu une légende pour moi. Il enchaîne les ultras à travers le monde avec autant de facilité que moi la rue de Rennes à Paris le premier jour des soldes... Nous papotons tranquillement jusqu'à ce qu'ils en aient marre de jouer les baby sitter et me lâchent pour se mettre à courir vraiment ! Le premier ravito est là et je peux enfin boire un peu frais. Je tombe de nouveau sur Valérie, superbe rousse qui m'avait accompagné sur quelques km la veille et nous voilà reparties toutes les 2 papotant pour oublier que la journée est dure, très dure. Il fait chaud, je suis fatiguée, je ne sors mon road book que pour les balises. Nous alternons de plus en plus souvent la marche et la course. Au 2° ravito je bois presque un demi-litre d'un coup et je remplis ma gourde. Nous repartons tant bien que mal mais les pieds de Valérie ne nous aident pas ! Je vais la dépanner avec mon gros tube de crème anti-frottement. Nous allons finir épuisées toutes les 2. Je ne pense qu'à une seule chose : comment vais-je pouvoir repartir le lendemain ? Finalement j'aurai le courage d'aller à la plage faire de la récup dans l'eau glacée, je vais me laver les cheveux grâce au courage d'un coureur qui pompera pour que je puisse avoir de l'eau, je vais même faire mes étirements très consciencieusement. Et surtout le plus important de la journée : Danièle est là !!!
3ème jour : Le Lion - Cap Ferret 57km300
La nuit a été difficile : un réservoir d'eau situé à côté du campement regorge de grenouilles qui nous ont menées un train d'enfer toute la nuit. J'aurais bien sorti la carabine ou plutôt le beurre persillé pour en venir à bout de ces sales bestioles ! Et je ne parle même pas de mon dos, enfin mes épaules surtout, qui crient stop. Même si je le supposais j'en ai la confirmation : la course en autonomie avec sac ce n'est pas pour moi...Mais bon contre toute attente je suis en forme, j'en ai sous le pied, j'ai envie de courir ! Alors je vais faire un truc bien débile : foncer à tombeau ouvert... Ok c'est totalement stupide, je sais que je vais me griller mais j'en ai marre de me traîner et j'ai besoin de retrouver mes sensations de coureuse. C'est donc une furie blonde qui laisse tout le monde sur place qui s'élance à travers bois. J'entends Pierre, le mari de la Tortue sur mon épaule qui me dit : « allez fonce ma grande tu n'es pas une marcheuse, tu es une coureuse ». En plus je trouve la première partie plus roulante que d'habitude. Bref entraînée par ma musique à fond les ballons dans les oreilles je déboule à la stupeur des bénévoles au premier ravito en 2° position chez les féminines. Ils sont morts de rire, il y en a un qui me dit : « eh ben tu vois quand tu ne parles pas tu cours ! ». Enfin ce n'est pas tout ça mais je ne me suis pas non plus transformée en Paula par magie pendant la nuit et toutes les bonnes choses ont une fin, je reprends donc mon rythme de sénateur tranquille. Tout d'un coup un coureur m'interpelle : « tu étais au marathon de la Rochelle non ? ». Et là je le reconnais : nous avions devisé joyeusement en rentrant à l'hôtel avec Arnaud qui tentait de descendre l'escalier accroché à la rampe (voir CR La Rochelle 2008). Je lui raconte mon tour du monde et soudain à un croisement il me propose une coupe. J'ai oublié de vous parler de ce petit jeu. La trans'aq est une course d'orientation qui ne dit pas son nom et c'est bien dommage... J'ai découvert ça le premier jour et je dois avouer que cela me gène un peu aux entournures. Dans les meilleures équipes il y a ce qu'on appelle un « orientateur », un pro qui sait interpréter les cartes. Résultat : on estime que les meilleurs peuvent gagner 20 à 30 min par jour ce qui sur 6 jours fait une sacrée différence. Donc en plus de courir plus vite que nous, ils courent moins et en sont fiers. Après 2 sec d'hésitation je le suis et me voilà en train de couper. Vous vous en doutez déjà, je vais me planter grave... Il nous faut traverser des pare-feux et j'ai face à moi des montagnes de sables. Nous avons rejoint un autre courageux et tous les 3 nous tentons d'avancer. Je m'en mords les runnings... Mais qu'est ce que je fous là à m'épuiser... Du coup quand le 2° quitte l'affaire et décide de retourner sur la bonne route, je le suis. Seul souci que je n'avais pas prévu : il court vite le bougre. En quelques secondes je l'ai perdu et je suis toute seule avec une carte que je ne comprends pas à un endroit que je ne connais pas de toute façon. Restons zen !!! Je continue mon petit bonhomme de chemin en me traitant de tous les noms quand soudain j'aperçois au loin des coureurs. 2 solutions : soit ils sont perdus comme moi, soit ils savent où ils vont. En tout cas j'accélère et je les rejoints. Une rubalise me conforte dans l'idée que je suis enfin sur la bonne route. Je tombe alors sur Crystel qui arrive juste derrière moi alors que lorsque j'ai coupé elle était à 10 m devant. Bonjour l'intérêt de la coupe... Je me suis fatiguée, fait peur pour gagner 10 m... Enfin nous voilà parties toutes les 2. Si Crystel est là, je me doute qu'elle ne va pas bien. Elle me confirme qu'elle a mal au cœur, qu'elle a envie de faire pipi toutes les 3 sec, bref le moral n'est pas bon. Je décide de rester avec elle pour ne pas la laisser seule et aussi parce qu'elle marche à un rythme quand même très élevé qui va m'empêcher de trainer. J'avoue, cela ne ressemble plus du tout à une course mais bien à la retraite de Russie, la chaleur en plus. On ne parle pas beaucoup s'économisant je crois. Au 2° ravito, je m'inonde d'eau, je mouille buff et manchons pour retrouver un peu de fraîcheur et nous repartons. Crystel ne lâche rien et je découvre une coureuse d'exception : pas de doute le mental elle l'a.Nous croisons un coureur qui titube, le genre grand gaillard qui pourrait courir en portant mon sac et moi avec. Lui aussi a des soucis d'alimentation : rien ne passe et sans carburant sa machine n'avance plus. Je lui propose une compote et je prends quelques secondes pour la trouver dans mon sac. Comme je me suis plantée dans mon calcul j'en ai une de trop et je la sacrifie sans hésitation. Je crois que le fait d'avoir pris quelques minutes pour lui est tout aussi réconfortant que la compote elle-même. Nous continuons notre petit bonhomme de chemin et je dois bien avouer que je suis un peu inquiète. Le contrôle suivant va me rassurer puisque le médecin est là. Je sais donc qu'il trouvera du secours au bout de quelques km et qu'il pourra faire un point. Nous repartons et là ça se gâte pour moi. Nous arrivons face aux montagnes russes. Je n'aime pas les vraies, je vais détester les fausses... C'est un enchaînement de montées et de descentes sans fin. Crystel tient le choc, monte en marchant, trottine en descendant. Il fait chaud, je suis face au mur, le vrai, celui que je ne connaissais finalement pas vraiment. Je vais profiter d'un bosquet pour faire pipi et surtout vérifier que ce que je subodore depuis quelques km : je fais une hémorragie. Ah ben oui j'avais oublié de vous donner ce détail mais bien sûr j'ai 3 jours d'avance sinon ce n'est pas drôle... Quand je reviens sur le chemin, Crystel est loin et je suis toute seule. Je vais avancer doucement en me disant que sincèrement là ça sent le roussi. Les minutes s'écoulent de plus en plus lentement et je me demande si je vais sorti de ces fameuses montagnes. Et puis un miracle arrive en la personne d'Alexander. Il s'arrête pour savoir si je vais bien, il parait que je titube... Il va me soutenir et me faire redémarrer. Au bout de quelques minutes je me surprends même à courir ! Nous arrivons au point de contrôle et là nouveau miracle : ils ont prévu un peu d'eau. Je peux me mouiller de nouveau et faire le plein d'eau fraiche qui va me permettre d'aller sereinement au prochain ravito. J'ai retrouvé un semblant d'énergie et, comble de joie, je retrouve Crystel accompagnée d'Aziz. Pendant plusieurs minutes elle a marché pensant que la personne derrière elle c'était moi alors que c'était un grand brun plus rugbyman que coureur question physique. Nous allons tous les 4 au ravito suivant et là je perds mon compagnon de route qui décide de marquer un arrêt plus long. Mauvaise nouvelle et coup de bambou pour Crystel : Patrick a abandonné. Elle va accuser le coup et je sens que le moral n'est plus vraiment là.Direction maintenant la plage et la fin de notre calvaire. Nous avons de la chance dans notre malheur : en arrivant bien après les premiers la mer est descendue et donc le sable mouillé est un terrain plus propice à la course à pied si nous pouvons qualifier de course notre périple. Je ne sais pas si c'est le fait de retrouver l'océan mais mon sang breton se réveille. J'ai une pêche d'enfer, envie de courir. Comme je sais que Crystel va finir accompagnée, je décide de me lâcher un peu : lecteur MP3 à fond sur les oreilles mais pas trop pour ne pas couvrir le bruit des vagues, je pars seule et je remonte la plage. Quel bonheur de courir enfin !!! Bon ok si je fais du 9km/h c'est carrément un record mais je suis bien. A 2 km de l'arrivée à peine je croise Nolan d'Ultrafondus et je décide de finir avec lui. J'aperçois Eric un peu devant moi, je l'appelle mais le vent joue en ma défaveur. Je décide de finir avec celui qui était là la veille à mes débuts. Il marche mais son rythme est tellement soutenu et ses jambes tellement grandes que je dois trottiner pour tenir le rythme. Enfin l'arche est là et la fin de mon calvaire avec elle.C'est fini... Nous allons constater l'ampleur des dégâts : 17 abandons en une seule journée. Jamais la Trans'aq n'a connu ça.Il faut pourtant dormir, laver sa tenue, manger et se préparer pour le lendemain et l'épreuve de nuit.
4° étape : Le Mouleau / la Salie 39,200 km (épreuve de nuit)
Après une journée à végéter sur la plage de la pointe du Cap Ferret nous allons rejoindre la plage d'en face à zodiac. Sincèrement j'ai adoré ce moment ! Et ce qui est encore mieux c'est que nous allons avoir la visite de Nathou et Chantaki pendant les 2h d'attente du départ de nuit. Leur énergie va me donner une pêche d'enfer. Bon je suis folle d'imaginer les cannelés planqués dans le coffre de la voiture que je ne peux manger sous peine d'être disqualifiée. On prend des photos, on rigole et le temps passe trop vite. Il faut déjà aller sur la plage pour le départ. C'est parti pour un petit marathon et surtout pour la fameuse dune du Pyla qui a fait une partie de la légende de cette course. Avant d'arriver là il va nous falloir lutter avec les ronces, les herbes folles et c'est à la tombée de la nuit que nous arrivons enfin face à cette masse de sable. Je m'étonne à la grimper sans trop de souci et honnêtement s'il n'y avait pas eu les autres coureurs j'aurais pu la monter d'une traite. Arrivés là haut nous allons en profiter pour faire quelques clichés avec Eric et il faut déjà y aller. Ce n'est pas tout ça mais nous n'avons fait qu'un premier tiers de la course. Je sors ma lampe frontale qui n'a pas fonctionné depuis la Saintelyon et force est de constater que Ken avait raison : c'est moi qui ne savais pas m'en servir... Je ne comprenais pas non plus pourquoi Emmanuel, le rédacteur en chef d'Ultrafondus m'avait conseillé ce modèle qui éclairait si mal à mon goût. Tu m'étonnes !!! Je n'avais pas fait ce qu'il fallait. Là pas de doute je vois les chemins et même si j'ai un peu de mal avec la vision nocturne je peux courir sans me mettre en danger. Et je vais d'ailleurs en profiter au maximum. Bon je commence quand même par un arrêt pipi que j'espère discret. J'éteins ma lampe pour aller me planquer dans un bosquet. Seulement un coureur bien intentionné croit que je me trompe de route et me suit. Je lui dis une première fois que je vais juste faire pipi mais il n'entend pas et continue sa route vers moi. Je finis par crier un bon coup et là il réalise. Trop mignon, il s'excuse 10 fois et me laisse enfin tranquille. Et c'est parti mon kiki à fond à fond tout le temps. Ouais d'accord j'exagère surement un peu le « à fond » tout le temps mais je dois bien reconnaître que je ne me suis jamais autant amusée que cette nuit là. Après quelques km courus en compagnie d'Eric et d'une jeune fille adorable qui vaut juste 3h de moins de moi sur 100 bornes (et à Millau en plus...), je lâche tout le monde et je pars seule dans les bois. Si Ken était là je me ferais surement sacrément rappeler à l'ordre. Mais je pars du principe qu'il y a des coureurs qui passent régulièrement et l'organisation qui contrôle également. Bref je m'en donne à cœur joie. Il faut dire que la fraîcheur me convient mieux. Finalement je vais tomber sur une coureuse que j'ai repéré et qui est pour l'instant 2° au classement général chez les féminines et pas par erreur elle. Elle a une sacrée expérience et vient du Québec pour courir la Trans'aq. Il faut dire qu'elle est à moitié française et que son père est du coin. Elle connaît donc les Landes et c'est sa 2° participation. Si j'arrive à la rejoindre c'est qu'elle ne va pas bien. J'en ai marre moi de ne pouvoir courir avec les bonnes que lorsqu'elles sont malades... Comme je sais que je vais rentrer dans une période un peu plus difficile due à la fatigue, je reste avec elle. Elle a elle aussi un mental d'enfer et ne lâche rien. Elles m'épatent vraiment ces filles qui ont tout de l'étoffe de championnes. Elles avancent coute que coute et l'on sent bien que le mot « abandon » a définitivement été rayé de leur vocabulaire. La plage de nouveau est là et nous savons qu'il faut être très attentif au bénévole qui indique la route du campement. Enfin nous y sommes, l'étape de nuit est finie et je vais pouvoir aller dormir !Pour tout le monde le plus gros est passé, si nous sommes là c'est que nous serons à l'arrivée.
Etape 5 : Mimizan-Plage St Julien en Born 23,660km
La particularité de la 5° étape c'est qu'elle suit la 4ème de quelques heures seulement. Je suis arrivée entre 3 et 4h de matin au campement. J'ai tenté une toilette sommaire et j'ai mangé un bout. Le problème c'est que je veux attendre Danièle. Hors de question pour moi de dormir sans savoir si elle a bien fini. Je profite de l'attente pour faire mes étirements et me masser les jambes comme chaque soir avec mes échantillons d'huile à l'arnica. 4h30 elle est là enfin et je suis rassurée. 5h de matin nous dormons, 7h30 du matin je me réveille... Je me dis naïvement que je vais dormir dans le bus qui nous emmène au prochain départ mais il n'en est rien. Je me suis résolue à dormir la semaine suivante !!!La seule motivation qui me fait prendre le départ c'est que je sais qu'il y a des douches chaudes à l'arrivée... Enfin je vais pouvoir me laver. Je n'ai que peu de souvenirs de cette étape en fait. Je l'ai vécu en pilote automatique, avançant le plus régulièrement possible pour en finir le plus rapidement possible. Mais force est de constater que moins je dors plus j'ai des jambes. J'arrive enfin au camping et je ne vais même pas passer par la tente avant d'aller aux douches. Je fonce avec mon sac sur le dos vers les sanitaires pour profiter un maximum d'un filet tiédasse d'eau pour enfin retrouver aspect humain. Je serai accueillie par Raphaël et Basilio qui me demandent ce que je fais déjà là... C'est agréable !!!Je lave ma tenue qui en a bien besoin et il faut se rendre à l'évidence : il ne fait pas très beau. Le soleil nous a quitté et l'humidité ambiante rend impossible le séchage des vêtements. Je vais regretter de ne pas avoir pris 1kg de plus moi. J'arrive à dormir un peu, je cours après le moindre rayon de soleil pour faire sécher mes vêtements qui se révoltent et décident de rester bien humides. Comme la fin est proche, c'est l'opération « portes ouvertes » dans les sacs. Je liquide tout ce que je peux pour m'alléger : qui veut de l'élasto ? le compeed ? Pas cher le compeed ! Si vous prenez une dosette de bétadine, nous vous offrons les compresses et l'éosine qui va avec. Mais oui Madame, vous ne rêvez pas c'est la maison qui régale !!!On voit également des hommes qui traînent de tente en tente pour trouver un peu à manger. Ah ça c'est bien mignon, ils ont peut être couru avec 3kg sur le dos mais ce soir ils ont faim...Une bonne nouvelle : Ken est en route pour venir me chercher. Cela veut dire plusieurs choses pour moi : d'abord que j'ai bien fait de me laver les cheveux pour être présentable, ensuite et c'est ça le plus important pour moi que je pourrai être chez moi dimanche matin pour les traditionnels cadeaux de la fête des mères et ça je peux vous dire que ça compte énormément pour moi. Tout le monde se couche avec les poules, pressé d'être au lendemain je pense. Cela fait aussi partie de mes grandes surprises sur cette course : pas très pump and dump l'ambiance sur la Trans'aq. 21h tout le monde ronfle profondément. Sur la France en courant nous avions plutôt tendance à refaire le monde jusqu'à pas d'heure. Bon c'est vrai que c'était la bière qui circulait plus que le malto...
Etape 6 : St Julien en Born St Girons 27,100 km
Dernier jour pour nous et il faut croire que même les Landes pleurent notre départ puisqu'il pleut. Et quand je dis qu'il pleut, il pleut... Des trombes d'eau nous tombent dessus et pour compléter le tableau je suis morte de froid. Je reste enfermée dans ma tente, emmitouflée dans mon duvet. Mais pourquoi ??? Vous le savez toutes et tous, courir sous la pluie n'est pas mon fort. J'ai horreur de ça. Pourquoi le ciel me joue-t-il ce tour ? Dans la tente d'en face les filles super courageuses sortent pour faire chauffer de l'eau et je les remercie encore de m'avoir permis de boire un thé pour me réchauffer un peu. Basilio tente de se préparer mais ça sent la panique à bord. Ils annoncent un retard de 15 min pour le départ et je ne pense qu'à une seule chose : Ken va râler, il m'attend. Déjà que je ne sais absolument pas comment je vais réagir pour cette dernière étape, si en plus nous partons plus tard, cela ne va rien arranger. Je sors en coup de vent pour faire pipi juste derrière la tente, pas le courage d'aller plus loin. Et puis il faut bien se résoudre à partir et à rejoindre la ligne de départ. Je me couvre d'un poncho en plastique transparent qui couvre tant bien que mal ma tenue encore mouillée de la veille. Le départ est donné et malgré le temps je trouve que les coureurs partent prudemment hormis Eric qui part comme une furie. J'entends autour de moi des hommes qui disent : « il faut faire attention, partir doucement ». Je leur réponds : « allez les mecs, on y va et on finit cette pu... de course ». Heureusement pour nous le début est goudronné. Très vite je comprends que pour certains la fin va être dure. On le voit à la façon de courir de certains coureurs. Pas de doute, la souffrance est là. Très vite je repère un coureur qui boite. Je m'arrête à son niveau pour prendre des nouvelles. Il m'avoue que rien ne va. Je lui dis qu'il faut tenir, il n'a pas le choix, c'est la dernière étape. Un copain passe à son niveau et l'emmène avec lui. Je me dis au fond de moi-même qu'il n'est pas très raisonnable mais qui suis-je pour donner des leçons...Je continue mon petit bonhomme de chemin, la musique à fond dans les oreilles. J'ai vraiment besoin de déconnecter de l'extérieur, tellement hostile, que cela me fait du bien. J'avance tranquillement, refusant de regarder mon chrono que de toute façon j'ai encore oublié de démarrer. Comme je le présageais, mon coureur est de nouveau en vue. Il n'a pas suivi le rythme et peine à grimper une petite côte. Je m'arrête de nouveau à ses côtés pour prendre des nouvelles. Je sens bien que le moral est au plus bas. Il a mal... Je lui demande de se concentrer sur son souffle. Je lui explique que lorsqu'on accouche on nous demande de souffler surtout pour détourner notre attention. A souffler comme un petit chien, on pense moins à la douleur. Il me demande si ça a marché, je lui réponds que non mais bon ça vaut le coup d'essayer non ? Il se marre un peu... Je pense alors à ma bombe de froid. C'est un échantillon reçu au marathon de Tokyo et elle me suit depuis le début de la Trans'aq au cas où ma cheville me lâche. Elle n'a jamais nécessité de soin même si elle se rappelait à moi régulièrement. Du coup tout en marchant je mets mon sac à dos devant (je suis une pro maintenant) et je lui sors ma petite bombe. Je lui dis qu'il ne doit pas hésiter à s'en servir même si je ne garantis pas une efficacité totale. Je le laisse tranquille et je pars vers mon destin. Je sais que je n'aime pas, que je ne supporte pas qu'on reste à mes côtés quand cela va mal, alors je ne l'impose pas aux autres. Ravito : est ce bien utile ? Il suffit d'ouvrir la bouche pour boire !!! Les km passent doucement, trop à mon goût mais je n'ai plus vraiment le choix. On passe de terrains roulants à des chemins de sable casse pattes au possible quand ce n'est pas un mur de sable à escalader en y mettant presque les mains. L'avantage c'est que la pluie a rendu le sable un peu plus stable. Je sais qu'il va y avoir une nouvelle série de montagnes russes et j'appréhende énormément ce moment. Elles sont là enfin et je sors une barre avant de passer à l'attaque. Je sais que je dois me préserver si je veux aller au bout. Je marche en montée et cours en descente, une après l'autre je passe les côtes. Je sais que cela va être long mais je prends mon mal en patience parce que je sais qu'au bout il y a la plage. Dernière balise, j'entends presque la mer au loin. Et puis soudain un coureur à terre, position fœtale sous une couverture de survie avec 2 bénévoles à ses côtés. Cette position n'est pas bon signe, la douleur est là aucun doute possible. J'apprendrai plus tard qu'Amaury s'est fracturé le tibia et le péroné en tombant sur ses bâtons. Rien que d'imaginer ça j'en ai des frissons...Il faut pourtant continuer et enfin la plage est en vue. Je descends la dune à fond, ravie de retrouver mon océan et surtout mon Ken qui m'attend en bas. Dieu que cela fait du bien de le voir. Nous partons ensemble et il me mitraille sans cesse. J'aperçois Eric au loin qui ralentit pour m'attendre mais je lui demande de continuer sans moi. Je veux finir avec mon homme qui jubile littéralement de pouvoir courir plus vite que moi !!! Je sais qu'il était contre ma participation à cette course et sa présence est très importante à mes yeux. J'essaye de courir mais je manque un peu d'énergie. Je marche par moment et nous terminons les 2 km tranquillement. Enfin l'arche est là et Gérard l'organisateur m'attend. Je fais semblant de courir pour le public chauffé à blanc par un copain coureur qui m'a reconnu. Et voilà c'est fini... 6 jours, plus de 200 km, très peu d'heures de sommeil, des tonnes de noix de cajou avalées et je suis là, debout, sans casse hormis une ampoule qui ne me gène même pas pour courir. Tout le monde est déjà arrivé, il ne nous manque que Danièle pour que la fête soit complète. Bon je fonce prendre un coca au ravito quand même !!! Depuis le temps que je l'attendais celui-là. Ce que je vais vous dire va vous surprendre mais je ne ressens rien en fait, aucune émotion, je n'ai pas envie de pleurer, j'ai juste fini une course de plus. Je vois bien que les autres sont borderline mais moi rien... Les coureurs arrivent les uns après les autres, nous les encourageons, les applaudissons tout en guettant notre amie du coin de l'œil même si nous savons qu'elle sera surement dans les dernières. Et puis tout d'un coup le coureur que j'avais aidé apparaît. Je le prends dans mes bras pour le féliciter et toute son émotion se déverse sur moi. Ce n'est pas vraiment lui, c'est plutôt son courage, sa force alors qu'il souffrait de ne rien lâcher qui m'émeut. Comment peut on s'imposer ça ? Déjà que sur marathon je me pose la question mais là sur un ultra la question est d'autant plus d'actualité. Quand on voit les pieds de certains et je n'avais pas besoin d'aller loin pour ça, il suffisait de regarder dans la tente de mes voisins, on se demande pourquoi on continue. Qu'est ce qu'on cherche exactement à se prouver avec ce type de course complètement contre nature, à prouver aux autres ? Ce mélange de douleur et de joie est un condensé de vie en fait...Et de la joie nous allons en avoir en voyant Danièle arriver enfin. Nous passons tous la ligne avec elle et nous pensons immédiatement à Paulette qui aurait du être là avec nous. Elle nous a accompagnés pendant toute cette course. Voilà la Trans'aq 2009 est finie. Je sais que pour moi il n'y aura pas de Trans'aq 2010, non pas parce que je n'ai pas aimé cette course mais parce que je ne suis pas faite pour ce type d'épreuve avec sac. C'est trop frustrant pour moi, cela handicape trop la coureuse que je suis, gâchant mon plaisir de courir. Maintenant je dois bien avouer que j'aurai beaucoup aimé revoir toute l'équipe des bénévoles qui a été aux petits soins pour nous pendant cette semaine. Cette course est à taille humaine et elle est justement remplie d'humanité. J'ai rencontré des personnes formidables et je ne regrette pas un seul instant de m'y être inscrite. Je dédie ce CR à tous ceux qui ont du abandonner en route et qui pour la plupart ont décidé de rester à nos côtés pour nous encourager sur les chemins des Landes. Et je n'oublie pas ma fleur. Quelle belle idée d'avoir appelé ça une fleur d'ailleurs !!! Sans eux à mes côtés cela n'aurait pas été pareil.
Barbie
Ps : pour la petite histoire, Thierry mon chauffeur a fini 2° de la course. Régulièrement je lui demandais si cela se passait bien. Il me répondait invariablement « ouais pas mal » et comme je n'allais jamais voir les résultats ce n'est que le dernier jour que j'ai découvert qu'il était sur le podium... Encore un peu et je lui aurais donné des conseils !!!!

Par brinouille, juin 25, 2009
c'est quand même un truc de fou cette épreuve, ce qui m'hallucine c'est que l'on ressent plus la souffrance et la difficulté de l'ultra pour les autres participants, alors que tu l'abordes à peine pour toi... Barbitéflon ou pudeur ? En tout cas bravo ! Finalement, avec tout ce que tu as fais, je ne vois plus que les soirée de saint-Maur comme nouveau challenge de l'extrême
Par Sandrine, juin 21, 2009
Comment parviens-tu à te "relancer" sur un autre projet ?
Par Coccinelle, juin 15, 2009
Par Chrystel, juin 15, 2009
Belle epreuve pour nous tous. Que des champions .Ca fait du bien
. A tres bien dans le coin .
Envoi moi ton tel sur mon e mail .
Bisous
Chrys
Par clara, juin 14, 2009
Quelle classe !
Par mimine, juin 14, 2009
Par calou035, juin 13, 2009
Là, après mon mauvais dernier 10, cela fait du bien de voir que si, on peut y arriver, je ne ferais jamais cela, mais merci pour la volonté et le courage dont tu fais preuve...dont vous faites preuve, toi Barbie, Eris et ceux que nous ne connaissons pas
Par Silver, juin 12, 2009
Par nenni, juin 12, 2009
Perso, j'en suis amoureux, de cette course, toute une histoire de ma courte vie de coureur.
Tu y retourneras, et nous la ferons ensemble, à ma manière, avec une plate de gnole dans le sac !
bises
Par Laetitia de la tente d'en face, juin 11, 2009
Le mot d'ordre maintenant : recup
et à bientot je l'espere sur une autre course
Par Laetitia de la tente d'en face, juin 11, 2009
Bonne récupe, et merci pour tous ces moments de partage
A trés bientot
Par zazie68, juin 11, 2009
Je ne savais pas, en courant seule dans mon petit coin, qu'il existait de telles courses....
Je ne savais pas, en m'apitoyant sur mes pauvres performances, qu'on pouvait dépasser de telles souffrances....
Bravo
Par gaellou, juin 11, 2009
On ressent vraiment dans ton texte l'incroyable volonte des coureurs.
Bravo a tous !
Par Mumu, juin 11, 2009
Bravo, bravo, bravo ! Et quel humour dans le récit... Comment fais-tu pour avoir autant de recul sur un événement aussi énôôôrme ?? Bon, la midinette qui sommeille en moi a adoré le moment où tu vois Ken et finis la course avec lui. Encore mille bravos à toi et à tous les participants !
Par chantaki, juin 11, 2009
!Bravo, mille bravo à toi et à tous tes co coureurs!
Par raph., juin 11, 2009
Que d'images dans la tête après ce périple vécu ensemble !!!!!!
Raph.
Par Stella, juin 11, 2009
Une joyeuse bande de fous en Aquitaine ...
Par Asian, juin 10, 2009
1/ je me suis encore couchée à 1h30 du mat' le temps de tout lire
2/ on le vit tellement avec toi à la lecture qu'on allège son entrainement (on ne peut pas faire une trans'aq et une sortie dans la même soirée
) En tout cas, chapeau
Par babou, juin 10, 2009
Eric, prends ton temps... on comprend !
bravo !
Par Barbie, juin 10, 2009
Il n'y a aucun exploit, juste la volonté d'avancer et de finir.
Tu as le temps Eric, c'est clair que tu as autre chose à penser en ce moment... Bon courage et donne nous des nouvelles
Barbie
Par AnneCatherine, juin 10, 2009
C'est vraiment incroyable cette aventure. C'est incroyable le mental d'acier que tu dois avoir pour réussir à courir toute la journée pendant 6 jours d'affilée en portant ton sac, avec des habits mouillés, et en passant tes nuits sous tente, je n'en reviens pas ! Encore bravo pour cet exploit !
Par Atacama, juin 10, 2009
Par Eric, juin 10, 2009
Par Choupi, juin 10, 2009
Par MIREILLE, juin 10, 2009
Par LN LA TORTUE, juin 10, 2009
j'adore ce récit ! merci merci merci ! tous ces vrais moments de partage, de solitude, de fatigue ....,
en font un récit authentique, réaliste, humoristique et poignant, comme tu sais les faire !
j'admire ta ténacité, ton courage et en même temps, cette façon de ne pas se prendre au sérieux !
c'est comme ça que j'aime la course à pied et tu es la preuve que tout est possible !et que le mental tient une place primordiale dans la CAP
tu me donnes des envies pour 2010 !!!!
PORTES TOI BIEN
Par MIREILLE, juin 10, 2009
Par Stefun, juin 10, 2009





Et puis ... bravo pour avoir réussi ta Trans Aq'!!
Au plaisir de te recroiser sur d'autres pistes ...