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Petites histoires catalanes
Écrit par Cécile Mardi, 04 Mai 2010 08:41
Petites histoires catalanes…
Comme je l’avais annoncé dans mon CR sur la Costa Brava Xtrem, je tenais à vous raconter l’avant et après course parce que sincèrement je crois que c’est encore là qu’on s’est le plus amusé !
Mercredi 21 avril, je retrouve mon collègue Sylvain (je vais vous mettre en ligne un texte que j'ai écrit sur lui pour Ultrafondus) à la gare d’Austerlitz, endroit que je n’avais pas vu depuis des années. Alors que je m’attendais à une ambiance de fin de journée avec pleins de banlieusards hagards, je me retrouve entourée d’une bande d’ados multicolores. Pendant quelques minutes je crains le pire : est ce qu’ils vont tous monter dans notre train direction Barcelone et ses nuits endiablées ? D’un autre côté vu mon état de fatigue, je me dis qu’avec un peu de chance, en allant traîner au bar, je vais pouvoir trouver des petites pilules sympathiques et tellement euphorisantes qui devraient me faire péter les chronos. Bon pas de chance c’est plutôt vers Lourdes que tous descendent avec au moins 7 trains affrétés rien que pour eux. Et si je les suivais d’ailleurs ? Vu l’état de mes pieds il me faudrait un miracle !
Allez Sylvain est là, déjà look coureur, les lunettes de la mort qui tue, les trails aux pieds, les bâtons à la main et le sac raidlight sur l’épaule (il n’a pas encore osé sortir la tenue népalaise, il me réserve la surprise pour la fin du voyage !)… Comme d’hab moi j’ai mon joli sac de sport en cuir et de splendides bottes camarguaises top mode !
Nous allons prendre un train de nuit Ellipsos très mais alors très éloigné de notre bon vieux train couchettes de notre adolescence. Chacun notre petit compartiment avec une douche et des toilettes privées nous attendent. Petites bouteilles d’eau, serviettes, draps en coton qui sentent bon, ce n’est pas l’Orient Express mais presque ! Et comble du bonheur, il y a des petites trousses comme en classe affaire avec tout le nécessaire pour le voyage. Là par contre nous avons tous les 2 le même réflexe de traileurs enragés : direct dans le sac pour notre prochaine course avec sac !!! Ben quoi ? Il y a même des petits chaussons super légers ! Je ne pouvais pas les laisser…
Dîner et liqueur pour bien dormir : on n’a pas eu le choix, ils nous l’ont offerte et moi on m’a toujours appris qu’il faut toujours finir son verre… Pendant notre dîner on nous a préparé nos lits et 2 petits chocolats nous attendent sagement sur l’oreiller. Je vais me coucher bercée par le mouvement du train. Je me réveillerai vers 5h, constatant en regardant par la fenêtre que nous sommes arrêtés dans une gare. Ce que je ne sais pas encore, c’est qu’à ce moment là Sylvain est en train de négocier avec la police son entrée sur le territoire espagnol sans pièce d’identité. Son passeport est toujours bloqué à l’ambassade chinoise pour une prochaine course et il s’est fait voler sa carte d’identité. Heureusement il est tombé sur un mec plutôt intelligent qui l’a laissé remonter dans le train. Imaginez un peu si je m’étais retrouvée sur le quai de Girone toute seule, cherchant Sylvain avec mon niveau d’espagnol quelque peu primaire dirons-nous… Enfin tout est bien qui finit bien et après notre petit déjeuner nous arrivons à destination. Bonheur des voyages presse nous avons une représentante de l’office du Tourisme, Véronica, qui nous attend pour nous parler un peu de la région. Elle nous remet un exemplaire d’un guide que je ne peux que vous recommander déjà parce qu’il est très bien fait et qu’en plus il est gratuit : vous y trouverez plusieurs parcours de randonnées à faire dans la région avec toutes les indications nécessaires pour vous faciliter la vie et la balade. A ne surtout pas oublier si vous partez là bas (je vous donnerai les références bien sûr) ! Un taxi vient nous chercher pour nous emmener à Lloret del Mar première escale de notre voyage. Nous allons passer notre première nuit catalane à l’hôtel Rigat qui a bien sûr vue sur mer. Qu’est ce que cela fait du bien de retrouver mon élément favori. Rien que de sentir les embruns, c’est simple je revis ! On nous propose le petit déjeuner, ce que nous acceptons avec plaisir. Quoi ? Oui, c’est le deuxième de la journée et alors ? Il faut faire des réserves !!! Je vous préviens tout de suite, nous avons passé notre temps à manger… Direction maintenant notre première activité de la journée : le kayak de mer. La dernière fois que j’ai fait du kayak j’aurais bien tué ma coéquipière à coup de rame tellement cet exercice est difficile. Et je comprends vite que cela ne va pas être mieux cette fois ci… Autant Sylvain court vite sur terre, autant la mer et lui ça fait 2 ! Ca va être un vrai sketch cette sortie en mer, devant l’air totalement dépité de notre moniteur qui doit bien se demander ce qu’il a fait dans une vie antérieure pour mériter ça. Dans l’ordre : il va nous mettre sa combi à l’envers, me demander ce que c’est que ce truc jaune qu’on lui tend (un gilet de sauvetage, pitié mets-le la dernière fois que j’ai du aller chercher un mannequin dans la piscine, il a eu le temps de mourir 3 fois ! Je n’aime pas mettre la tête sous l’eau, après je frise !)… A un moment j’ai bien cru qu’il allait me demander ce que c’était que ce truc qui mouille et qui a un goût salé ! Le moniteur nous explique comment ramer et vogue la galère. Qu’est ce qu’on va rigoler… Ah ça on n’a pas battu des records de vitesse, visé consciencieusement tous les rochers mais on a pu profiter d’une vue extraordinaire sur la côte encore sauvage à bien des endroits. Je me suis régalée de cette balade et sincèrement au retour on assurait grave ! Tu nous donnais 2h de plus et on traversait l’Atlantique à la rame. Bon par contre on va se lever, s’extraire des kayaks serait plus approprié comme expression, en constatant l’ampleur des dégâts : nous avons tous les 2 des courbatures !
Déjeuner sur le front de mer avec la responsable de la communication de Lloret qui est à l’initiative de ma présence. C’est elle qui lors de mon premier passage m’avait parlé de cette course. Première paella d’une longue, très longue série ! Pour digérer tout ça nous allons aller marcher avec un guide parlant français dans les jardins de St Clothilde. Là de toute façon je manque totalement d’objectivité, j’adore cet endroit. Rien que pour ce jardin je serais capable de demander la nationalité catalane ! C’est inexplicable, j’ai du être jardinier dans une vie antérieure dans ce jardin mais je m’y sens vraiment bien. Notre guide en plus est tout simplement adorable et c’est un vrai moment comme je les aime, rempli de poésie. Retour à l’hôtel où je remplis mon rôle de journaliste très au sérieux en testant la piscine intérieure, le hammam et le jacuzzi. Non mais c’est du boulot journaliste faut pas croire ! Petit passage sur les gros canapés moelleux de l’entrée avec nos ordis pour profiter du wifi et dîner avec vue sur mer bien sûr.
Je vais m’endormir avec la fenêtre ouverte pour profiter du bruit de la mer.
Vendredi : on passe aux choses sérieuses puisque nous allons nous rendre à Blanas pour le premier jour de la course et là direction le CR pour la suite des aventures.
La course : voir CR !
Dimanche : nous sommes rentrés à l’hôtel de Rosas où nous attendent nos valises et notre chauffeur de la journée qui doit nous emmener passer la nuit dans un petit port typique de la région. Emmanuelle, ma correspondante française à l’office du Tourisme de Catalogne m’en avait parlé dès que le projet s’était monté : « tu auras besoin d’un massage et d’un bon bain massant après non ? ». Tu m’étonnes !!! Là franchement vu mon état général, je ne peux que la bénir !!! Direction l’hotel Porto Cristo au Port de la Selva. Nos chambres sont tous simplement délirantes ! C’est bien simple, nous restons tous les 2 quelques secondes sur le palier littéralement scotchés ! J’aime la Catalogne !!! Je vais me le faire tatouer leur drapeau sur le mollet comme le coureur que j’ai pas mal suivi pendant la course si ça continue… Oui je sais : prendre un bain ce n’est pas bon pour la planète mais vous savez quoi ? A ce moment Arthus Bertrand peut dire ce qu’il veut, faire ce qu’il veut je m’en fous… Je suis dans mon bain qui masse, qui bulle, qui fait de la mousse et je bénis l’inventeur du jacuzzi. Sans parler de celui ou plutôt de celle qui a inventé le massage qui va suivre. La masseuse est tout de même un peu surprise de voir dans quel état je suis : entre les coups de soleil sur les épaules, les marques de bronzages diverses et variées genre mille feuilles et mes plantes de pieds à vif elle ne sait pas par quel bout elle peut attaquer la chose ! Mais sincèrement ce temps passé entre ses mains va me permettre de vivre beaucoup plus facilement le lendemain qui sera épique je vous l’annonce tout de suite.
Nous allons dîner sur le port mettant 5 min à réussir à nous asseoir accrochés aux accoudoirs (dieu merci il y en a parce que sinon je crois qu’on y serai encore…) et je ne parle pas du retour à l’hôtel ! On va être pris d’un fou rire avec mon compagnon d’infortune imaginant ce que les gens peuvent bien penser de ces 2 français qui se traînent genre « petits vieux perclus d’arthrite ».
Nuit un peu agitée parce que le stress de la course n’est pas retombé et parce que j’ai soif, tout le temps soif. Je vais jeter un sort aux bouteilles d’eau du mini bar à 4h du mat regrettant de n’avoir pas pensé à acheter une ou deux bouteilles supplémentaires. C’est là que je constate que la déshydratation est profonde chez moi alors que j’ai pourtant bu comme jamais.
Petit déjeuner pantagruélique bien sûr et là commence une autre partie de rigolade. Nous avions lu sur le programme que nous avions reçu la veille du départ que nous devions nous balader pour découvrir la région mais nous avions rajouté le mot « motorisé » derrière le mot « randonnée ».
Direction maintenant Figueres pour une nuit dans l’hôtel Duran qui était la cantine de Dali. La salle de restaurant est totalement décalée et l’on comprend tout de suite pourquoi l’artiste aimait l’endroit. Au dîner, alors que nous attendons sagement notre entrée, plutôt light, nous observons la table voisine qui a pris un truc beaucoup moins raisonnable que nous : une espèce de potence en bois d’où pendent tout plein de saucissons des plus appétissants… « Es possible la misma cosa que nos voisins ? ». Pas de problème ! Je peux vous dire qu’on leur a jeté un sort à la charcuterie catalane, tout ça arrosé d’un petit vin rouge très mais alors très éloigné de la diététique sportive. Mais alors qu’est-ce que c’est bon !
Bon ce n’est pas tout ça, il faut dormir, ce qui là n’est pas très difficile. Pas besoin d’une berceuse pour me faire plonger dans les bras de Morphée je n’en peux plus. Mon ampoule sous cutanée a pris une sale tête en plus, se remplissant de sang lors de notre balade. J’ai fière allure tiens avec mes tongs boitillant comme je peux.
Mardi matin alors que je rejoins notre correspondante locale qui doit nous emmener visiter l’arrière pays avec mon petit short noir Zara et mes tongs aux pieds, et là encore je comprends vite que cela ne va coller avec le programme de la journée. Nous sommes sensés repartir sur une randonnée d’au moins
Pour le dîner nous avons décidé de profiter une dernière fois du restaurant de Dali pour rester dans le thème de la journée. Nous sommes sérieux, à l’eau et tout et tout et puis ça part en vrille… Nous savons qu’ils font des crêpes suzette qu’ils flambent devant nous et je me dis qu’il faut fêter dignement l’anniversaire de Sylvain avec quelques jours d’avance (ouais ok j’avoue on a du le fêter 3 fois son anniversaire !). Je ne suis pas sûre que tout l’alcool est bien brûlé moi…Et comme de toute façon on va nous amener une petite liqueur pour faire passer tout ça, c’est totalement euphorique que je vais retrouver ma couchette pour ma dernière nuit en Catalogne.
J’ai passé un séjour tout à fait exceptionnel dans une région que je vous conseille toutes et tous d’aller découvrir si ce n’est pas encore fait. Hors saison les plages sont à vous, les balades sont nombreuses et tout à fait accessibles. Si vous souhaitez courir un peu (ou passionnément tout dépend !), le Challenge est accessible même si la deuxième étape demande de la préparer un peu bien sûr. Mais si vous ne venez pas pour gagner, elle peut tout à fait s’envisager. Vous pouvez ensuite profiter de la région pour des promenades ou des jacuzzis !!! La marche nordique est en pleine expansion puisqu’il y a en Espagne une fédération indépendante créée par des traileurs qui ont compris que ce sport était un sport à part entière et accessible au plus grands nombres. De nombreux parcours sont balisés et il y a pleins de cartes en français dans tous les offices du Tourisme locaux pour vous aider.
Je vous ai mis tous les liens vers les sites que j’ai visité et si vous avez besoin de plus d’informations n’hésitez pas à me contacter je transmettrai vos demandes aux personnes concernées qui se feront un plaisir de vous aider à organiser vos vacances là bas.

Par Britt, mai 09, 2010
Par lolonux, mai 06, 2010
Duràn, la cantine de Dali, j'ai connu mais aussi le restaurant de la Bajol (petit village de l'arrière pays), que le maître saucier de chez Duràn avait repris, à l'époque on mangeait sous des esquisses de Dali!!!
La côte catalogne du côté espagnol prête à la randonnée et à la course en pleine nature.Paysages magnifiques. Il faut sortir des stations touristiques pour visiter les villages de l'arrière pays, ceux qui sont coincés entre la plaine de l'Empordà et les Pyrénées. La cuisine est savoureuse, simple, mais avec des ingrédients différents des nôtres. Les sauces sont liées à la poudre d'amande... La charcuterie, le buttifare, la saucisse sèche, de quoi reconstituer un coureur mal en point.
Lors de ta visite au musée de Dali as tu pris conscience que tu marchais sur la tombe de Dali, il a été enterré dans son musée, alors qu'il aurait aimé qu'un trou soit percé dans son cercueil pour qu'il puisse donner la main à Gala, à côté de laquelle il aurait aimé reposer....
Alors si tu veux allier course, catalogne et paella, pourquoi ne pas faire le marathon de Perpignan, Catalogne française, au milieu des vignes et paella à l'arrivée.
Par yanne, mai 05, 2010



