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24h de Paris : la revanche d'une blonde...
24h de Paris : la revanche d'une blonde...
Écrit par Barbie Mercredi, 09 Décembre 2009 18:46
Beaucoup de personnes attendaient ce CR et franchement je ne savais pas quoi faire, quoi dire… Déjà comment voulez vous que je vous raconte 24h à faire le hamster dans les jardins des Tuileries ? Même maintenant je n’arrive pas à réaliser que j’ai fait ça, que j’ai même eu l’idée de faire ça !!!
Alors allons-y… Il y a un peu plus d’un an déjà, j’étais allée soutenir moralement mon grand ami Basilio, qu’on ne présente plus lors de son premier 24h à Arcueil. Cette course a la particularité de se dérouler sur piste. A les voir là tous faire des tours et des tours en s’arrêtant 2 secondes au stand comme des voitures de Formule 1 sur un grand prix, je m’étais juste dit : pose ta plaque de psy sur la porte d’entrée, tu as déjà 30 clients potentiels ! Pire encore, j’ai répondu à une interview dans Ultrafondus où l’on me demandait quelle course je ne ferais jamais, et j’ai répondu : « un 24h ! ».
Seulement voilà, la vie a passé et surtout le bitume a défilé sous mes runnings, et petite coureuse est devenue coureuse boulimique… J’ai surtout en vue maintenant la Libyan Challenge qui s’annonce comme une sacrée partie de rigolade. Je cherche donc une épreuve pour me tester et savoir ce que donne une blonde au petit matin après une nuit complète à courir. Il faut se rendre à l’évidence, un 24h s’impose. Je ne veux pas me lancer sur trail pour éviter les blessures stupides à quelques semaines d’un départ. Un miracle arrive avec Say qui décide, grand fou qu’il est, de se lancer dans l’organisation du premier 24h de Paris. Normalement c’est aux Invalides et je sais que cela peut paraître idiot mais je connais ce quartier par cœur pour y avoir vécu et cela me rassure d’être un peu à la maison. Autre avantage non négligeable : la localisation au centre de notre capitale va faciliter le soutien moral puisque la famille sera là, ce qui est une grande première pour moi.
Restant sur l’image de mon seul 24h comme témoin, je pense tout de suite qu’il me faut quelqu’un à mes côtés. Immédiatement un seul prénom me vient à l’esprit : Olivier. Vous le connaissez puisque c’est lui qui était à mes côtés à Marrakech et à Paris, sans parler du traditionnel départ des
A la base il était convenu qu’il serait là la nuit, pour le soutien logistique et qu’il ferait quelques tours avec moi pour relancer la machine en cas de besoin. Il sort des Templiers, le célèbre trail et il n’a que très peu recouru depuis. Donc cela lui convient.
A quelques jours du départ tout se complique. L’organisation perd son autorisation et il faut se réorganiser en catastrophe. Ils décident de fusionner avec le 24h des Tuileries ou 24h des financiers. Cette course tient son nom bizarre du fait que les banques partenaires reversent au Téléthon une certaine somme par km parcourus par les coureurs présents pendant 24h. Normalement ce sont des relais ou des individuels mais aucun solo n’était prévu. Et il est évident que la logistique prévue pour accueillir des coureurs pour 2 h n’est pas la même… Nous sommes prévenus que cela va se compliquer quelque peu et que si nous souhaitons nous faire rembourser c’est possible. Pendant 24h j’hésite sincèrement. J’ai trouvé un autre 24h au fin fond de la Bretagne qui a encore de la place, Olivier est prêt à aller manger des galettes avec moi donc ce choix est envisageable. Mais du coup je perds le soutien moral des miens et surtout ils ratent un we à Paris dont ils se réjouissaient à l’avance. Tant pis pour mon confort, je me lance, on verra bien après.
Je prépare mon sac avec pleins de trucs dedans en fille que je suis et me voilà en route vers Paris. Je m’arrête au Mac do avec les enfants histoire de faire le plein de frites et après les avoir déposés à notre pied à terre, direction le jardin des Tuileries que je connais très peu étant rive gauche à mort, Lucophile aguerrie (adepte du jardin du Luxembourg dans le langage bobo du 6ème arrondissement de Paris) ! Je le disais souvent du temps de ma folle vie parisienne, je ne traverse la Seine que pour aller aux Galeries Farfouillettes et encore avec boussole, sac à dos et frontale…
Bref c’est déjà l’aventure pour moi ! Arrivée sur place après avoir récupéré mon dossard, je comprends vite que cela ne va pas être triste et surtout pas du tout comme je l’imaginais. Nous aurons un algéco à notre disposition où vont s’entasser tous les sacs des 40 coureurs et plus tard mais ça je ne le sais pas encore les 2 tables des ostéos eux même au nombre de 4… Je rentre là dedans pour me changer et il y a déjà 10 hommes en slip. Tiens ça me rappelle la Trans’aq tout ça… Je tente un « y a un vestiaire pour les filles de prévu ? » Et j’ai le droit à des regards du style « mais ma pauv fille tu crois dans ton club de sport pour blonde dans le 16ème ou quoi ? ». Il y en a un qui tente « ben t’as qu’à attendre qu’on ait tous fini ». Mais oui ma poule crois-y ! Donc je me change au milieu des hommes en leur signalant que s’ils n’ont encore jamais vu une fille en slip à leur âge c’est le moment ou jamais… Faut pas mourir bête quand même !
Vient le moment de l’accrochage du dossard, …, j’en ai encore oublié la moitié. Ma jolie trousse de toilette est restée en Auvergne avec mes épingles et mon cardio… Pour ce dernier pas de souci, vu le rythme auquel je vais courir, mon cœur devrait tenir le choc et pour l’heure je trouverai bien quelqu’un pour me la donner. Pour les épingles je lance un appel à la cantonade et tout de suite quelqu’un m’en trouve une au fond de son sac. Cela vaudra une analyse très rigolote d’un autre coureur présent que je vous livre ici : « ah ben ça quand c’est un mec qui a demandé une épingle il y a 10 min, personne n’a bronché mais il suffit qu’une gonzesse arrive et là tout d’un coup miracle tout le monde en a une en trop… ».
Olivier arrive et tout de suite je le préviens que cela va être beaucoup plus rock’n roll que je l’imaginais. Je lui propose une nouvelle fois de laisser tomber s’il le désire mais il décide de rester pour le meilleur et pour le pire comme le résume si bien la formule consacrée.
Dans une relative confusion et après un tour d’honneur nous voilà partis pour 24h de course, enfin en théorie bien sûr parce que franchement je ne sais pas où je mets les pieds.
Alors comme je ne vais pas vous raconter heure après heure ce qui s’est passé pour la simple raison que je serai bien incapable de le faire ayant un peu traversé tout ça dans un état second d’une personne hypnotisée par une roue qui tourne, je vais plutôt passer directement à la case remerciement en essayant de n’oublier personne !!! Mais avant toute chose parce que je sais que certains aiment les chiffres j'ai couru ou marcher (oui je sais Pierre, pas bien...) 130km100 en 24h. Je sais maintenant que je peux rester éveillée pendant toute cette durée sans grand souci. Je sais aussi que je vaux clairement plus et que donc un jour je vais retourner me frotter à ce type de d'épreuve pour refermer ce dossier une bonne fois pour toute... D'où le titre de mon CR !
Et maintenant les remerciements !!!!
- Merci à Géraldine qui par son énergie m’a fait gagner un sacré nombre de km en tentant de la suivre, de la rattraper sans jamais y arriver. Quand je vois son aisance sur 7 heures de course environ, après un marathon à performance, je me demande si je ne vais pas me remettre au point de croix…
- Merci à Basilio toujours aussi exubérant mais tellement attachant qui a tenu à venir courir un peu avec nous alors qu’il partait pour la Bretagne pour un trail d’anthologie à patauger dans la boue.
- Merci à Aurélien qui, j’ai bien senti, a regretté vivement de ne pas avoir ses runnings aux pieds ! Après 2 France en courant tu peux venir me rejoindre sur un 24h tu es prêt…
- Merci à Olivier, alias le Spielberg du marathon qui m’a fait la plus adorable des surprises. Non seulement il travaille la nuit pour me permettre de garder à vie un souvenir impérissable de mon marathon de NY mais en plus il vient en pleine nuit encore courir avec moi pendant une bonne heure histoire de me faire garder le rythme. Et pour la petite histoire il n’est pas venu les mains vides puisque je me suis retrouvée à déballer un cadeau sur la piste, une jolie boite rose dans laquelle étaient rangés bien sagement des macarons !!! Il y avait un petit supplément qui s’est révélé bien utile au moral vers 5h du matin et des m&m’s qui ont sauvé le soldat Ronald en fin de journée. Un grand moment pendant ma course je dois bien l’avouer.
- Merci à Stef95 et Sophi qui sont passés nous faire un petit coucou avec un bis de la part de Stef95 revenu le samedi matin pour essayer de me booster un peu. Ça a du lui faire drôle aux entournures après notre
- Merci à Stefun et Ricardo pour la visite surprise vendredi soir en rentrant de l’escalade. Je me rappellerai longtemps de leur regard assez consterné devant notre petit groupe d’enragés prêts à en découdre avec la nuit…
- Merci à Moulay alias Palmito qui a fait une petite visite non pas entre 2 biberons puisque sa charmante épouse allaite mais entre 2 changements de couches pour vérifier que sa vieille copine était toujours aussi allumée !
- Merci à Eric d’être passé nous voir sur la route de la Saintelyon mais je me doutais bien que ça le démangerait un peu !!!
- Merci à Gilles qui a réussi l’exploit de réaliser un film sans que je ne me rende compte de rien !!! Il a fallu que je rentre à la maison pour réaliser devant mon ordinateur que nous aurions un tel souvenir. Merci beaucoup !!!
- Merci à Brinouille pour sa bonne humeur, son footing de filles à refaire le monde, ses pains au chocolat samedi matin, sa pêche contagieuse qui a reboosté les bénévoles un peu endormis par une nuit difficile.
- Merci à l’équipe des ostéos que j’ai eu un plaisir non négligeable à retrouver pour leur hospitalité 2 fois en 24h, ayant décidé que la bretonne que je suis finalement n’aimait pas la pluie ! Et merci à celui qui m’a remis le genou suffisamment d’aplomb pour que je puisse courir 5h de plus, ce qui n’est pas rien.
- Bravo à Ronald d’avoir tenu le choc et rendez vous en août à l’UTMB !!! J’apporte les m&m’s t’inquiète…
- Merci à ma petite sœur qui a attendu le samedi après midi pour passer, afin d’être sûre que je ne la fasse pas courir, tellement j’étais fatiguée. Elle n’a jamais autant marché de sa vie et a découvert par la même occasion le bonheur des courbatures ! Merci aussi pour les churros dont j’ai senti l’odeur pendant des heures sans jamais oser envoyer Olivier m’en chercher…
- Merci à tous les bénévoles qui ont gardé le sourire toute la nuit alors que le vent, la pluie se sont invités. Franchement je ne sais pas comment ils font…
- Merci à Ken et à mes enfants qui sont passés plusieurs fois me voir pour me soutenir. Quand on me demande à quelle vitesse j’ai couru, je peux le dire : j’ai fait un tour avec mon fils de 4 ans et je n’ai eu aucun souci pour me mettre à son rythme, c’est dire… Même Alexandre, mon grand est venu faire un petit tour avec moi avant d’aller dîner avec les copains. Merci plus particulièrement à Ken qui a réussi l’exploit de traverser la place de la Concorde totalement bloquée à 18h30 samedi pour que je sois au plus vite dans mon bain avant de rejoindre notre Auvergne. Je ne sais pas encore comment il a pu réussir ça… Mon odeur surement le motivait !!!
- Et merci à Olivier bien sur. Comment trouver les mots pour exprimer tout ce que je ressens… Pour la petite (et la grande histoire), celui qui devait venir me tendre des gels et courir de temps en temps, ne m’a quasiment pas lâché de toute la course. J’ai fait 130km, il a du en faire 125… Pour quelqu’un qui m’a dit au moins 4 fois cette année « ok c’est bon j’arrête la course à pied », c’est pas mal non ? Pour quelqu’un qui n’a rien préparé, qui sortait d’un des trails les plus durs de France, je trouve qu’il a assuré grave même !!! Notre histoire commune a commencé sur un malentendu : j’ai toujours cru que le tee shirt qu’il portait un matin froid de novembre était celui du marathon de NY. En fait il n’en est rien et notre premier contact n’en a été que plus sympathique. Les hasards de la vie nous ont remis sur le même chemin ou plutôt sur la même ligne d’arrivée et maintenant pour son plus grand malheur, je pense à lui quand j’ai besoin d’aide ou de soutien. Il n’est pas du genre bavard mais il sait trouver les mots pour me faire repartir ; Il me dit de courir, je cours ; il me dit de marcher, je marche, il me dit « bois un thé », je bois. Il n’y a qu’une chose pour laquelle je n’obéis jamais, ce sont mes délires de course. Je sens bien qu’à chaque fois que je lui annonce un nouveau délire il me regarde en se disant « mais pourquoi je lui ai répondu à cette fille… ». Surtout qu’il sait maintenant que très souvent mon annonce est tout de suite suivie d’un « tu viens avec moi ? ».
Quand je lui ai dit que nous avions une sale tronche sur une des photos prises de nous au petit matin et que nous manquions sérieusement de soleil marocain, il m’a répondu ceci : « mais non tu as bu des litres de thé et c’était le zouk… du pur Maroc ! ».
Allez Olivier, tu viens avec moi dans le désert libyen, je vais me perdre si tu n’es pas là…


Par NaDom, décembre 15, 2009
Par steph95, décembre 10, 2009
sérieusement c'était un truc a la Barbie ( de fou)
je suis juste désolé de ne pas être resté plus longtemps samedi matin , BRAVO en tout cas encore un défi de relevé haut la main.
Par lolonux, décembre 10, 2009
Par fredM, décembre 10, 2009
bravo pour ces 24h, test réussi !
Par yanne, décembre 10, 2009
Par maratholiv, décembre 09, 2009
Par clara, décembre 09, 2009
Bravo encore bravo !
Ils étaient à quoi les macarons ? Et le petit supplément, c'était quoi ?
Par Barbie, décembre 09, 2009
Par babou, décembre 09, 2009
Par xav, décembre 09, 2009
Je te souhaite de poursuivre ainsi longtemps tes rêves
Par Ayladana, décembre 09, 2009
Un grand BRAVO
Par gaellou, décembre 09, 2009
La, je suis definitivement scotchee !
Comment va ton genou ?



( mon prochain grand défi )