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CR marathon d'Avermes 2009 : si on ne peut plus rigoler...

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Si je me suis inscrite au tout dernier moment, l’idée de le courir ne date pas d’hier. Ce marathon est « mon marathon » puisqu’il a lieu chez moi. C’est tellement chez moi qu’une partie du parcours reprend mon terrain de jeu quotidien, genre que si ce marathon n’était pas aussi bien organisé avec des ravitos topissimes, je pourrais discrètement enterrer des canettes de coca sur la route.J’avais prévenu Gérard l’organisateur que je ne venais que si la Trans’aq se passait bien et si je rentrais sur mes 2 pieds. J’étais bien obligée de reconnaître que je marchais toujours et qu’à part les « fesses creuses » dixit Ken et des marques de bronzage totalement ridicules je n’avais aucune excuse recevable pour me défiler.
 
Bref j’appelle Gérard mercredi dernier et je lui confirme ma venue.Juste avant je vais participer à un 5km qui aurait du me mettre la puce à l’oreille : ma cheville me lance alors qu’elle m’a laissé en paix pendant 230 bornes. Va comprendre Charles…Samedi en prépa marathon je fais un aller retour à Paris pour la signature du mon livre et surtout pour papoter avec les cafeuses et cafeurs venus me rendre visite. Je décide pour une fois de faire attention à mon régime alimentaire de veille de course. J’emporte donc une somptueuse salade de quinoa et légumes assaisonné de sauce soja (c’est bon pour la santé il parait !), un yaourt allégé et 2 petits macarons sauvés du petit déjeuner préparé le matin par Ken (parait que c’est plein de sucres lents…). Je pique nique dans un jardin à côté de la boutique Weleda et pour digérer je vais faire une petite balade repérage « pré-solde » sur les Champs. Comme je ne peux pas m’acheter de vêtements, je compense et ça se termine devant un frappuccino café caramel avec de la chantilly dessus et un cookie chocolat blanc parce que la robe chez Zara elle me faisait trop envie et qu’en plus des fesses j’ai perdu mes seins aussi (ben oui elle est à balconnet la robe et je n’ai rien à mettre dedans du coup)… J’essaye de me rassurer en me disant qu’il y a surement quelque chose de bon dans ce que je mange, qu’après tout si mon organisme le réclame à ce moment là c’est que j’en ai cruellement besoin mais il faut se rendre à l’évidence : le frappuccino n’est absolument pas « marathon correct ». Je passe l’après midi à discuter joyeusement avec toutes les copines et copains (puisque Stéph est passé lui aussi) et je bondis de ma chaise quand je réalise qu’il faut que je parte si je ne veux pas rater mon train. Je stresse toujours maintenant quand il s’agit de respecter un horaire à Paris : entre le métro qui est en panne, bloqué par quelqu’un qui a fait l’oiseau, que sais je encore, je prends toujours une marge. J’arrive un peu en avance à la gare et du coup pour compenser et m’aider à retrouver mon calme, je m’achète un paquet de figolu que je vais avaler entièrement. Là par contre j’ai tout bon : fruits secs, sucres lents, c’est top pour courir un marathon le lendemain ! Retour dans le train cauchemardesque avec une foule pas possible, des mômes qui vous donneraient envie de vous faire stériliser à peine descendue du train et une clim qui a décidé de partir en vacances avant nous.
 
Bref je suis on ne peut plus heureuse de retrouver mon homme à la gare qui a réservé une table dans mon italien préféré à Moulins. Une assiette de pâtes et un mystère garni (c’est plein de glycogène, c’est Pconvert qui le dit !), je peux enfin aller dormir. Eh oui ce n’est pas tout ça mais j’ai marathon moi demain !L’avantage d’avoir couru 230 bornes la semaine d’avant en dormant dans une quecha sans tapis de sol c’est que la semaine d’après on dort comme un bébé. Je me réveille doucement vers 6h histoire de manger un peu de gatosport. Pour une fois il passe pas trop mal et je peux finir de me préparer rassurée de savoir que pour une fois je ne vais pas partir l’estomac vide. J’attrape 2 gels au vol et me voilà parti ! La super fiesta est tellement en forme que je vais même démarrer un peu vite grillant la priorité à une voiture, au volant de laquelle il y a surement un marathonien si j’en crois son allure. C’est discret ! Je lui dégaine mon plus beau sourire et redémarre.
 
Me voilà enfin arrivée et je fonce chercher mon dossard, non sans avoir embrassé Thierry, mon chauffeur de la Trans’aq qui lui aussi ne pouvait pas le rater ce marathon. Alexandre dont je parle dans mon tout premier CR du marathon de la Rochelle est là aussi pour courir son 2° bien décidé à améliorer son premier temps (vu son entraînement et ses progrès je ne suis pas inquiète).Ça y est j’ai mon dossard, mon drap de bain brodé (c’est mieux qu’un tee shirt moche non ?) et je suis de retour à ma voiture pour finir de préparer mes pieds. Il faut se rendre à l’évidence : il fait chaud, trop chaud… Le genre de chaleur lourde pré-orageuse. Je sens qu’on va rigoler 2 secondes !Hervé (vévé03) est là lui aussi et nous faisons connaissance. Plusieurs coureurs viendront me voir pour me féliciter pour mon tour du monde et je dois bien avouer que cela me touche toujours autant. Bon on discutera plus tard, on a un départ à prendre… Photo d’usage avec tous les coureurs (eh oui il n’y a qu’à Avermes qu’on fait ça !), 2 pipis au dernier moment (eh oui il n’y a qu’à Avermes qu’on peut faire ça !) et le départ est donné avec Carmina Burana à fond les ballons dans les baffles. Comme je suis par erreur devant le peloton, je vais laisser tout le monde me doubler tranquillement avant de reprendre ma place légitime au fond à droite. Très vite Hervé est là à mes côtés et c’est parti pour 2 boucles de papotage quasi non stop. Dans ma tête la décision est déjà claire : je fais 2 boucles et je vois. Ce marathon doit être un plaisir, pas une corvée donc si je ne vais pas bien je lâche le truc. Je n’ai rien à me prouver, ni à moi, ni aux autres d’ailleurs.
 
Je vais vous passer les détails de la course mais sachez que le premier tour se fait beaucoup trop vite (ceci explique cela) et que le 2° laisse supposer un 3° encore plus dur. J’ai surtout une grosse inquiétude : ma cheville s’est définitivement réveillée… Là ça fait carrément mal, pas une petite douleur sourde comme d’habitude, non, une vraie douleur vive. Mais comme je papote gaiement je continue. D’autres coureurs viendront se joindre à notre duo et nous serons bientôt 4 à refaire le monde sur les petites routes d’Avermes. Fin de la 2° boucle Hervé coince sérieusement. Tout d’un coup il s’arrête et là franchement j’hésite… Je fais quoi ? Je sais que si je m’arrête je ne pourrais pas redémarrer. Si c’est un vrai coup de chaud il lui faut reprendre ses esprits et je sais que son épouse l’attend une centaine de mètres plus loin. Je décide de continuer et de la prévenir. Et je pars pour ma 3° boucle… La boucle de trop dirons-nous… Enfin bon il ne faut pas exagérer non plus. Autant j’en ai bavé sur Sénart, autant là j’ai juste trainé.
 
Le parcours n’est pas de tout repos au début avec un enchainement de petites côtes assez mortel quand on est fatigué. Du coup je ne fais même plus semblant de courir, je marche ! Je branche mon lecteur MP 3 histoire de me donner un semblant de rythme et j’avance. Je sais que je peux faire une croix sur un marathon en moins de 4h alors je vais y aller doucement. Les bénévoles m’encouragent et j’ai même une copine excellente coureuse qui est là pour organiser la circulation. Pour la petite histoire elle était arrivée devant moi (pas difficile non plus…) l’année précédente sur ce même marathon avec 2 chaussures différentes. Dans sa panique matinale elle n’avait pas fait attention. Cela ne l’avait pas empêché de faire un podium tu me diras !Je m’arrête bien gentiment aux ravitos toujours aussi bien garnis et j’alterne coca (frais en plus, il ne manquait que la rondelle de citron !) et eau. De temps en temps des coureurs passeront quelques km avec moi mais le peloton est de plus en plus en accordéon.
 
 
Il faut chaud et les organismes souffrent sérieusement. Alors que j’arrive vers le 36° km je tombe sur un coureur qui marche. Sa tête ne m’est pas inconnue mais je suis trop fatiguée pour réfléchir. Je lui dis de s’accrocher et il redémarre. Je suis accompagnée d’un autre coureur avec lequel je papote et il reste un peu en retrait. Régulièrement je jette un œil derrière pour être sure qu’il a bien accroché le train. Nous allons faire connaissance : Ronan, parisien perdu dans l’Allier qui voulait tester 2 marathons en 8 jours après une perf. Et bien je crois qu’il a sa réponse… Pas facile de courir un marathon en moins de 3h… Surtout qu’il en court presqu’autant que moi c’est dire. Il a un 2h47 au marathon du Mont Saint Michel un mois avant. Bref nous ne courons pas vraiment dans la même catégorie ! Mais bon aujourd’hui il est mal et il a besoin de réconfort. Si sa tête ne m’était pas inconnue c’est que je l’avais vu avec le peloton de tête tout à l’heure. Je crois qu’il envisageait sérieusement l’abandon quand je l’ai fait monter dans mon train ! Nous allons finir ensemble ce marathon, je vais apprendre que nous avons des connaissances communes, il va apprendre ce que c’est que de courir un marathon en plus de 4h. Il va même avoir la galanterie de me faire passer devant lui à l’arrivée ce qui est franchement adorable !Mon dieu c’est fini… 4h09 et sincèrement, même si cela a été dur, je n’ai pas vu le temps passer à papoter comme je l’ai fait quasiment du début à la fin. Je fonce boire un coca bien glacé et je me prépare à retourner à ma voiture parce que ce n’est pas tout ça mais j’ai un déjeuner de famille : c’est l’anniversaire de Belle Maman et toute la famille m’attend déjà là bas.
 
Là panique, il faut se rendre à l’évidence, j’ai perdu la clé de ma voiture sur le parcours. D’habitude j’accroche ma clé à mon chrono mais je l’avais oublié (eh oui j’ai couru sans montre…). Je l’avais donc mise dans les poches de ma jupette moyennement rassurée. Et bien ça n’a pas loupé, elle a du tomber lorsque je jouais avec mon lecteur MP3 également dans cette poche. Mais je fais quoi moi maintenant !!! Je n’ai pas les clés de mon appart, Ken n’a rien non plus sur lui. Je l’appelle pour le prévenir avec le portable d’Alexandre qui a fait des étincelles sur ce marathon tout en me disant « mais c’est vraiment un truc de malade le marathon ! ». Je ne sais pas quoi faire… Je n’ai franchement pas le courage de repartir faire un tour. Ken me conseille de trouver un marathonien en forme pour forcer la portière droite qui a pris un sacré coup lorsqu’on a essayé de nous voler la voiture. Ah oui je ne vous ai pas raconté la rigolade : quelqu’un a tenté de voler ma superbe fiesta qui appartenait à la grand-mère de Ken et qui m’a servi de première voiture (j’ai passé le permis sur le tard, pas besoin avant j’avais toujours un homme pour conduire pour moi !). Elle n’a plus vraiment de valeur marchande, elle est cabossée dans tous les sens et servait il y a peu encore au transport de moutons. Après cette tentative de vol, je dois la démarrer avec un tournevis… Barbie mac gyver on m’appelle maintenant ! Alexandre se dévoue et se traîne à mes cotés jusqu’au parking en me demandant comment je peux bien faire pour encore marcher après un marathon. Bon la portière ne cède pas, Ken me traite au téléphone de piètre voleuse de voiture et râle tout en me disant qu’il emmène les enfants chez sa maman avant de venir me chercher avec un pied de biche. Du coup je retourne à l’arrivée pour boire un coup en attendant et surtout prévenir Gérard l’organisateur de mon problème. Un verre de coca plus tard il se dirige vers moi avec ma clé !!! Je l’embrasse spontanément bien pleine de sueur (si ce n’est pas le bonheur ça !) et je rappelle Ken pour le prévenir. Quelqu’un sur le parcours a ramassé ma clé et l’a ramené à un bénévole qui attendait l’avis de recherche pour se manifester. Ce n’est pas le marathon le mieux organisé au monde ça !!! Du coup je fonce à la douche non sans avoir embrassé Hervé qui a fini quelques minutes après moi et je me transforme aussi vite que je peux en Barbie toute propre et qui sent bon. J’attrape au vol mon truc de froid pour calmer ma cheville et roulez jeunesse !Un déjeuner de famille plus tard et une sieste plus longue que prévue, je dois me rendre à l’évidence j’ai raté la remise de prix… Je suis déçue mais cela me donne une bonne excuse pour y retourner l’année prochaine et cette fois-ci je le prépare et je le regagne ce foutu marathon et pas par erreur comme la première fois !
Written by :
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Commentaires (13)Add Comment
Coccinelle
...
Par Coccinelle, juin 24, 2009
J'y crois pas !!! Je tombe sur ce CR par hasard, et je me suis dit : ce n'est pas Barbie, il s'agit de quelqu'un d'autre. Ben non, c'est bien Barbie !?! Mais comment fais-tu ??? Fais gaffe quand même, si ton corps a tenu jusqu'à maintenant, ça risque de ne plus toujours être le cas ...
Marilyn
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Par Marilyn, juin 19, 2009
ça devient surnaturel là ! smilies/cheesy.gif
gaellou
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Par gaellou, juin 19, 2009
Ca peut durer longtemps le petit jeu du concours de marathon avec le copain !!! smilies/grin.gif
C'est quand le prochain ? smilies/wink.gif

Serieux, comment tu fais ? C'est devenu une seconde nature de courir, non ?
zazie68
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Par zazie68, juin 18, 2009
Je n'y comprends rien...

J'ai lu, il y a quelques jours, le compte rendu de la Trans'aq et je me dis que maintenant Barbie doit être en train de se reposer, je la vois sur certains posts, elle doit profiter de sa "petite" famille. Et puis je tombe sur un compte rendu du marathon d'Avermes ; je commence à lire et je réalise que c'est encore ELLE... Mais comment fait-elle ? A quoi carbure-t-elle ? smilies/cool.gif smilies/cool.gif smilies/cool.gif
Elle avoue d'emblée que sa cheville la titille, et quand on voit le temps effectué pour ce marathon, on hallucine : 4h09, un temps que je n'ose même pas imaginer avec une cheville au top.
Mais comment fait-elle ? A quoi carbure-t-elle ? smilies/cool.gif smilies/cool.gif smilies/cool.gif
Donne-nous ta recette ...
sophi
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Par sophi, juin 17, 2009
Ok donc la transq ne t'avait vraiment pas fatigué !!!!!! Continue à nous faire rêver avec ta belle énergie !!!! smilies/wink.gif
Barbie
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Par Barbie, juin 16, 2009
bon ok j'avoue tout... Olivier celui qui m'accompagnait à Marrakech, courait le marathon de Caen dimanche. Si je n'avais pas couru Avermes, nous en étions à 21 contre 22 marathons pour lui... Hors de question de le laisser passer devant moi !!! Ouais je sais c'est nul comme excuse...
Barbie
Vévé03
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Par Vévé03, juin 16, 2009
Elle est bien humaine, je l' ai vue et touchée.
Bravo pour ta course.
Pas cool le coup de la clef, heureusement que ça c' est bien terminé.
En 2010, je serai de nouveau au départ.
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Nathou
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Par Nathou, juin 16, 2009
4h09 après la Transaq', le 5 kms de vendredi, la journée dédicace!!! Tu ME fatigues, tu le sais ça???? smilies/grin.gif
Asian
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Par Asian, juin 16, 2009
Barbie, celle qui fait plus de km avec ses runnings qu'avec sa voiture smilies/cheesy.gif
gilles75
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Par gilles75, juin 16, 2009
@ lou2009 : elle envoi un terminator lui ressemblant à sa place smilies/cheesy.gif
lou2009
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Par lou2009, juin 16, 2009
tu me fais HALLUCINER !!! ce n'est pas possible, tu n'es pas humaine !!!! depuis le 1er janvier tu as mangé combien de km ?????
Eric
...
Par Eric, juin 16, 2009
Je vois que malgré tout, tu as pris autant de plaisir que moi à recourir et en plus tu étais comme moi bien accompagnée.
Bibiche
...
Par Bibiche, juin 16, 2009
Bon ben décidémment tu es un peu hors du commun Barbie!
Bravo!

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