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Le marathon de Florence par Chantaki
Le marathon de Florence par Chantaki
Écrit par admin Jeudi, 04 Décembre 2008 21:19
Marathon de Florence vu par Chantaki
J'avais promis un compte rendu de mon séjour florentin avec marathon à la clé, le voici.
Pourquoi Florence, d'abord... Il y a 11 ans on y avait déjà effectué un séjour touristique avec mon mari pour découvrir cette belle ville romantique, et ça nous a paru une bonne idée d'aller y courir notre marathon annuel, le 8ème depuis qu'on est adeptes de cette discipline oh combien épanouissante !
Les 10 semaines de préparation se sont déroulées avec beaucoup d'application de ma part. Je m'étais concoctée un plan d'entraînement avec 3 séances par semaine, que j'avais expérimenté pour d'autres marathons notamment pour Paris 2002(4h24) et pour Las Vegas 2005(4h34) et que j'ai rigoureusement suivi cette année encore.
Depuis Bordeaux, nous nous envolons pour Florence via Roissy CDG le vendredi précédent l'évènement et dans l'avion une forte proportion de coureurs français reconnaissables à leurs conversations relatives à leurs expériences sportives passées et futures.
A peine débarqués et après avoir déposé nos affaires à l'hôtel, nous nous rendons en bus, (sans même prendre de ticket faute d'avoir trouvé le distributeur où les acheter !) à l'exposition marathon pour chercher nos dossards.
Nous descendons au même arrêt qu'un couple d'anglais qu'on a repéré car il demandait lui aussi aux autres usagers du bus où se trouvait le stade où l'expo avait lieu. En discutant avec lui, il nous dit que c'est la 4ème fois qu'il fait ce marathon là et qu'il ne se rappelle jamais l'endroit ! Sa femme ne court pas et elle boit des cafés en l'attendant. Il nous demande si on était là pendant l'arc en ciel de l'après-midi sur Florence et nous montre une super photo qu'il a prise à ce moment-là, avec l'arc en ciel qui semble pile s'appuyer sur le toit de l'une des multiples églises.
Après avoir récupéré nos dossards équipés d'une puce incorporée (et oui, pas besoin de surveiller les pompes pendant la course), nous rentrons à l'hôtel moitié à pied moitié en taxi toujours faute de trouver le bon arrêt de bus.
Le lendemain, redécouverte à pied de la ville avec reconnaissance des lieux pour le départ des navettes le lendemain matin qui nous emmèneront à la ligne de départ. Nous ne sommes pas les seuls à aller nous promener le long de l'Arno, et nous en voyons même des plus acharnés faire leur ultime séance. La journée s'écoule tranquillement, avec des menus forts en sucres lents, des pâtes, mais aussi une pizza pour moi ! Par contre on passe stoïquement devant les magasins qui vendent des Gelati, les fameuses glaces italiennes, et je me réserve pour après la course ! Il faut dire qu'il fait un temps pourri, pluie et vent et ça ne me coûte pas trop de renoncer à ce petit plaisir !
Enfin, c'est le jour J. Petit déjeuner pas trop copieux pour essayer de courir léger ! et nous voilà partis avec nos tee-shirts de course et en short, avec pour tout élément chauffant,le sac poubelle qui nous a été remis en guise d'imperméable à l'expo. Comme des pingouins avec les bras dans le sac pour ne pas avoir trop froid ! Peine perdue, on a froid et quand le bus nous dépose sur le lieu du départ, on a plus d'1 heure d'attente ; on s'agglutine avec d'autres sous une tente car après avoir pris un thé servi sur place et été aux toilettes, le temps semble s'éterniser. Au moment où on nous fait rejoindre les sas d'attente avant la ligne de départ, la pluie bat tous les records et c'est les pieds trempés et le cardiofréquence mètre complètement affolé par la proximité des autres appareils que je prends le départ. Comme je suis dans le sas des 4h30, on tarde un peu à franchir la ligne et le sol est jonché de vêtements piétinés.
Je m'accroche aux meneurs d'allure jusqu'au 18ème km environ, car je m'aperçois vite qu'ils sont un peu trop rapides pour moi (environ 6' au km alors que je me suis entraînée sur la base de 6'20). Ils sont italiens bien évidemment, et blaguent en italien entre eux et avec les autres qui les comprennent, mais, comme ce n'est pas mon cas, et que pour tout bagage linguistique dans cette matière, je n'ai que le latin du lycée (et Dieu sait si ça remonte !) Heureusement que je ne le suis pas quand l'un des 2 part en flèche après avoir dit à son copain « gardes le rythme, je vais pisser » ! De toutes manières leur humour semble un peu limité, au 4ème km c'est déjà « quasi terminado »! Heureusement que je repère assez vite une autre française, Françoise qui comme moi tente de s'immiscer dans le groupe, et nous discutons un petit moment, ça passe plus vite. Elle vient du Puy de Dôme.
Malheureusement je la perds lors d'un ravitaillement, où je m'arrête carrément pour pouvoir boire sans m'étrangler ! C'est donc seule que je poursuis la course avec d'abord les ballons de 4 h 30 en ligne de mire puis plus rien. Je rencontre parfois d'autres français, un couple qui vient de Lyon, et qui a d'ailleurs couru le marathon de Lyon il n'y a pas très longtemps. Et aussi 2 nîmoises avec le prénom derrière le tee-shirt, très bonne idée d'ailleurs !
Chaque fois qu'on passe dans des endroits un peu animés avec des spectateurs, je dis merci quand ils m'encouragent et les sourires que je croise sur tous ces anonymes qui le plus souvent guettent un proche coureur, me réchauffent le moral ! et relancent la machine qui en a un peu plein les baskets à partir du 33ème ! En plus à chaque fois je gueule que je suis française et ils m'encouragent tous. Les coureurs aussi sont sympas.
Côté ravitaillement, rien à redire, il y en a pour tous les goûts et je m'écoeure presque à force de boire des trucs sucrés et de grignoter des biscuits énergétiques qui sont distribués régulièrement ! C'est sûr on ne mourra pas de faim !
Vers la fin, au 35ème un français me double en remarquent mon tee-shirt de finisher du 42km195 que j'ai eu à Singapour l'année dernière ! Il me dit que celui-là aussi il faut le finir !
Je lui dis que ça devrait le faire, car c'était quand même beaucoup plus dur là-bas !
Vers la fin, voilà que je retrouve Françoise qui était partie devant, en tenant plus que moi l'allure de nos pseudo meneurs, mais qui finalement y a renoncé elle aussi. On termine ensemble et dans la bonne humeur. Le dernier kilomètre se fait dans l'euphorie, je sens l'arrivée toute proche et en plus sur le côté les coureurs qui ont fini et devant lesquels nous passons sont hyper sympas et encourageants. Enfin j'aperçois l'arrivée et je fonce avec énergie pour franchir la ligne ! 4heures 38min et 17 s Bon d'accord c'est pas un exploit dans l'absolu, mais c'est mon petit défi à moi que j'ai presque relevé (à la base je voulais 4h30)
En tous cas je suis heureuse ! Je suis accueillie par mon mari dans les bras duquel je saute de joie, belle abnégation de sa part de masquer sa propre déception car faute de préparation pour cause de blessure au mollet, il n'a pas atteint son objectif.
En tous cas c'est avec fierté que je porte la médaille qu'on me met autour du cou et me ballade après avec pour aller déjeuner au resto !
Une chose est sûre, ce marathon vaut le coup : une belle ville à découvrir ou redécouvrir, un public chaleureux une bonne ambiance de course et une bonne organisation. J'arrête car vous allez croire que je suis payée pour faire la promo ! Bon, finalement pour la glace, i faudra que j'y retourne
Alors à plus pour de nouvelles aventures de course.
Chantaki

Par sevaz17, décembre 18, 2008


