Marathon de Paris 2007 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
Les Courses - Les Comptes rendus
Écrit par Barbie   
20-01-2008

Je vous livre le compte rendu de mon 2° marathon, celui de Paris avril 2007. Bon pour aller vite et éviter un suspens intenable, la barre des 4h ce sera pour une autre fois et c'est donc en 4h11 que je finis. Mais je l’aurais un jour, je l’aurais (en fait je me réserve pour NY…).

 

Après une nuit plutôt agréable même si elle a été ponctuée de bouffées de chaleur assez désagréables (avec mon don d'ovocytes en janvier dernier pourtant et la stimulation hormonale je souffre encore des effets secondaires, ce qui donne tous les effets de la ménopause doublés des effets d'un début de grossesse, les gros seins en moins au grand désespoir de Ken...).

Mais bon je suis d'attaque à 6h30 devant mes biscottes et mon miel. Là je reçois non pas un SMS d’encouragement mais un petit mot de ma petite sœur qui habitant à quelques mètres de l’arrivée et qui doit venir m’encourager sur le parcours : « je me couche seulement maintenant. Peux tu m’appeler au 40° km que j’ai le temps de prendre une douche avant que tu viennes squatter ma salle de bains ? ». Bon si je comprends je ne peux pas compter sur ses cris endiablés sur le bord de la route mais ce n’est pas grave, elle me fera couler un bain c’est déjà ça…

Malgré ce réveil matinal, je trouverais quand même le moyen d'être limite dans les temps. J’attache ma moto juste à côte de l’appart de ma sœur, je me change comme d’hab dans la rue et je réussis à faire un petit pipi discret dans un square au grand bonheur des SDF qui évidemment ne dorment pas... Je rejoins mon sas assez surprise je dois bien le reconnaître de voir des gens couvert comme pour un départ en hiver alors qu'il fait déjà trop chaud à mon goût. Je suis tout autant surprise des conversations de début de course qui laissent présager de la casse vu le manque de préparation de certains mais bon.

Nous voilà partis, les Champs s’ouvrent à moi avec la concorde en vue et comme d'habitude il faudra attendre quelques centaines de mètres pour commencer à vraiment courir. Mon lecteur MP3 sur les oreilles avec une compil spécialement créée par mon grand fils, je cours tranquille en respectant mes 5min20 du km, pas question de reproduire les mêmes erreurs qu'à la Rochelle (partie trop vite j’ai découvert le cauchemar du mur au 35° km).

Nous arrivons à Bastille où je décide de boire "vraiment" ce que d'habitude je ne fais pas. J'ai lu la veille qu'en cas de chaleur on ne compense pas un déficit hydrique à partir de 20km. De toute façon j'ai tout mon temps puisque qu'on se retrouve tous à marcher pour passer le sas de la rue du Faubourg St Antoine (je crois). En tout cas tout va bien et je file vers Vincennes.

Je double l’homme Tour Eiffel (ceux qui ont vu les images savent de quoi je parle !) et là je me dis que quand même il faut être un peu fou pour s’infliger ça mais il faut de tout pour faire un monde. Bois de Vincennes : là je me retrouve à suivre un groupe de brésiliens ou plutôt oserais je le dire le plus joli cul du marathon. En plus il est tatoué au mollet et j'adore les tatouages ! il s'appelle Massa (comme celui qui court en F1 au même moment je ne sais où) et je dois bien reconnaître que pendant quelques minutes je bénis la personne qui a inventé le cuissard... Bon ça parle quoi au Brésil ? Espagnol ? ben non pauvre fille : portugais ! « Me llamo Barbie y te quiero » il va bien comprendre quand même. Mais là tout s’écroule pour plusieurs raisons :

1° - une brésilienne le rejoint et que mon fantasme s'écroule ! une brune! non mais quelle idée et en plus elle a de la cellulite sur les cuisses : mais ouvre les yeux !!!

2° - ils courent beaucoup trop vite pour moi

3° - je viens de me rappeler que je suis mariée. Ah le marathon, ça peut vous faire perdre la tête ou c’est la chaleur peut être…

bon du coup j'abandonne et je me reporte vers celui qui va devenir mon nouveau meilleur ami, j'ai nommé Laurent le ballon de 4h ! je m'accroche à lui bien décidée à ne pas le lâcher jusqu'au l'arrivée. Le semi arrive et honnêtement jusqu'au 30° je cours sans trop me poser de questions. Je joue au chat et à la souris avec Laurent, je te quitte, on se retrouve mais bon je le tiens et il ne va pas partir comme ça.

Et puis arriva le 31° et là sincèrement les jambes deviennent lourdes, trop lourdes. Le souffle est au rendez vous contrairement à la Rochelle mais je commence à en avoir marre. Honnêtement je m'accroche uniquement parce que je sais que normalement Xavier un ami d’un autre forum m'attend au 33° km, sauf que je me suis trompée et qu'il m'attend en fait au 34°. Je fais ce km qui nous sépare assez désespérée je dois bien le reconnaître, limite à me dire "bon allez ça va maintenant tu arrêtes".

Laurent ce salaud m'a abandonné depuis 2 km et je suis toute seule. Et puis le miracle se produit : Xavier est là au 34°. Je mets quelques secondes à le reconnaître et je crie pour qu'il me voit. Mais ce n'est pas le représentant de Dieu sur terre qui me rejoint mais Dieu lui même avec bouteilles d'eau, sucres et même la serviette en éponge ! je me prends pour Paula...

Nous voilà partis tous les 2 et même si je ne serais pas trop bavarde (je sais ça fait bizarre !) je bénis chaque km parcouru grâce à lui et à David, un collègue à vélo ce jour là qui nous rejoint en route. Je découvre le plaisir orgasmique de l'arrosage de jambes, l'importance du soutien moral qui prouve bien que passer 35km c'est dans la tête et pas ailleurs que tout se joue. Je marche aux 2 ravitaillements qui nous restent parce que sincèrement je n'en peux plus et peut être aussi parce que j'ai compris que mes 4h ce ne sera pas pour cette fois et je ne redémarre que pour les suivre eux qui sont frais comme des gardons. Ils me quittent juste avant l'arrivée pour aller rejoindre une autre coureuse qui je l'apprends plus tard finira son premier marathon en marchant dans des conditions telles qu'elle force mon admiration.

Et voilà je passe la ligne en me disant non pas comme à la Rochelle "plus jamais" mais plutôt "bon si je décroche mon dossard à la loterie de NY j'y vais mais après je me concentre sur des semis avant de retenter l'expérience". je n'ai pas souffert comme à la Rochelle où j'ai cru mourir avec ma crampe au diaphragme mais c'est quand même un moment difficile à vivre. Bon à peine 30 min après mon arrivée je plongeais dans un bain moussant grâce à ma petite soeur qui a eu l'idée géniale de louer un appart à 150m de l'arrivée mais je sens que le corps a morflé.

Il n'y a que mes enfants qui m'encouragent à repartir. Comme ils me l'ont si gentiment dit le soir : "c'est cool quand tu cours parce qu'on reste avec Papa et qu'avec lui on fait ce qu'on veut et puis après un marathon tu mets 3 jours avant de remonter au 2° étage (étage de leurs chambres) et comme ça on peut mettre le bazar ! »

Barbie

Ps : y a un marathon au Brésil ? enfin moi je dis ça c’est pour parler !!!

Lien : http://www.parismarathon.com/

Hits: 292
Commentaires (1)Add Comment
...
Ecrit par Eric, janvier 05, 2009
Ah le deuxième... C'est tjrs mieux que le premier... mais on s'en souvient moins bien!

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
smaller | bigger

busy
 
< Précédent   Suivant >