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OHM TRail, (B) Aywaille, 08 septembre 35 kms et 1700 D+
Ohm Trail, 8 septembre, Aywaille, Belgique
1700 m de D+ pour +/- 35 kms.
Ohm, symbole de résistance... j'avais déjà commencé un de mes CR sur ce trail de cette manière ; cette année, ce symbole prend toute sa valeur !
Après mes ennuis de cette fin de premier semestre et ayant trouvé en l'industrie pharmaceutique mon principal sponsor, j'aborde ce début de saison sur des œufs : comment retrouver la confiance en moi, et comment courir, en plus du reste, avec la borréliose et mon asthme ? En m'inscrivant sur cette course que je connais, je savais les risques grands, mais étais aussi conscient que si les résultats étaient positifs, le moral reviendrait au top.
Dimanche 8 , 8 heures.
Levé, douche et petit déjeuner copieux, pour être à 9 heures 15 sur place.
La journée commence bien, les organisateurs n'ont pas pris en compte ma pré-inscription... un signe ? je pars, je reste ? je pense à autre chose, et retombe dans un mutisme, je me prépare, chaussette gauche, chaussure gauche, cho 7 droite ...
10 heures, brieffing, 10h10, départ ! Avec mes misères et mon sur poids, cela fait presque 6 semaines que je ne cours plus, et ai juste 100 kms de préparation...
Après 500 mètres de plat, certains diront d'échauffement, les festivités commencent : passer de 122 m d'altitude à 330 mètres sur quelques centaines de mètres... on dirait les Alpes. Je ne pense à rien, et cours comme un robot, sans plaisir mais sans douleurs non plus. Le parcours en ce moment, est identique à celui de l'année précédente ; l'organisateur a bien prévu quelques changements, je me réjouis de voir de quoi il en retourne. Malgré la pluie fine du matin, il fait assez chaud, et parfois le soleil nous réchauffe, je me détend lentement. Les paysages et nature sont toujours aussi beaux. D'un bref calcul, après10 kms, et 400 mètres de D+, au pied d'un put... de côte, le déclic ! le genre de truc qui vous fait passer de l'état de spectateur à celui d'acteur, une poussée d'adrénaline pas possible telle un coup de pied aux fesses ! Au fait, cette cote, un mur, en légère courbe, qui vous donne l'impression d'embrasser le ciel.
Il y a 1h10 qui je suis parti, et j'atteins le premier ravitaillement. Tout va bien.
Je bois mais comme à Desvres, je ne mange pas. La sortie de la vallée est en forte pente, et je remonte un groupe de marcheurs. Cela me dynamise. Les 500 mètres suivant seront d'un autre registre, pas en difficulté, mais courir dans les hautes herbes me fait peur, et je repense à cette saloperie de tique qui m'a fait tant de mal. Je paierais cher le cantonnier pour qu'il vienne débroussailler ce passage.
Je descend maintenant vers le Ninglinspo, lieu touristique mythique de la région, superbe, enchanteur, magique en balade, à pied, mais en course, même lente, très technique ! Je ne sais sur combien de mètres, le chemin longe le ruisseau, et le traverse de gauche à droite, sur de petits ponts en rondins. Je choisis la facilité et passe au travers de tout, en ligne droite, pataugeant dans l'eau. Je prend maintenant du plaisir à courir. Le deuxième ravito est au dessus d'une butte, petite, mais hard ! Je prend 5 minutes pour papoter et boire. Il fait beau.
Montées et descentes se suivent, se ressemblent. Les petits changements apportés au parcours le rendent encore plus dur et technique que l'année précédente. Pour le puriste, ce n'est que du mieux, mais pour le néophyte qui venait s'initier au trail, ce n'est pas une bonne chose.
27 kms, et dernier ravitaillement. A vol d'oiseau, il reste 1km, sur le terrain, il en reste 6 . Yves et Dominique, les GO, nous font monter et descendre à flanc de vallée. C'est beau de voir, sous différents angles, le même château accroché à la colline, mais je n'ai pas l'impression d'avancer, et cela me tue. Mais enfin, le bout du tunnel ! Enfin le bout, la dernière côte plutôt, mais de cela, j'en suis sur, c'est la dernière ! Nous passerons de 150 mètres d'altitude à 310 mètres sur 300 mètres de cote ! Dur en fin de parcours, mais sentir l'écurie me booste. Je n'ai pas eu de douleur, de réel problème sur le parcours, je suis content !
De bonne augure pour la suite, avec Millau fin septembre.
Mes problèmes ne m'ont pas trop affectés, si ce ne sont d'énormes douleurs aux genoux et aux omoplates (problèmes liés médicaments) pas de coup de fatigue, de douleurs nerveuses, musculaires, rien de bien ennuyant à signaler. La machine a tenu !
Il est 15h10 et j'en termine.
Ma femme m'attend. Je bois une bière, un coca. Je n'ai pas de gout à manger, pourtant, j'ai droit à un « boulet-frites-salade ». Je rentre direct à la maison, je prendrai un bon bain chez moi.
Le moral revient, le physique me laisse tranquille. Une nouvelle saison recommence. Aujourd'hui, j'ai couru seul tout le temps, j'ai eu du temps pour moi, du temps pour vivre, rêver, penser... un bon lavage de cerveau.
48 heures après cette course, et avoir recouru ce midi une dizaine de kms, mon asthme ne m'ennuie plus, et aucune douleur à la course n'est apparue.
non, pas de photo de moi cette fois, je ne tiens plus la comparaison avec Fred...
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Bravo pour ce trail difficile, ça y est, c'est parti ;-)