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Les Courses

Le Trèfle à Quatre Feuilles, (Olne) 18 janvier par Nenni

Le Trèfle Digest : 4 boucles d'un total de 42.5 kms (12.5, 11, 10, 9 kms). Sens inverse du parcours 2008.
Météo : température de 3 à 6 °, vent modéré à fort d'Ouest de 30 à 50 km/h, avec rafales à 60-70 km/h source météo.be (ce qui signifie, sur les plateaux, que pendant 50% du parcours, le vent est favorable, et les 50% restant, c'est la m....), la matin, faible pluie, grooossse averse entre 13 et 14h30, et tempête de grèle sur le coup de 15h45.
État des chemins : transformés en ruisseaux, complètement boueux, 3 cms de boue sur un sol gelé, ou carrément gelé, bref, difficiles.
Condition physique bonne, mais je regrette de n'avoir couru que 10 kms ces dernières 6 semaines, et cela se ressent.
Etat d'esprit : très bon.

Il est 9h15 lorsque j'arrive à Olne pour prendre mon dossard. Les retrouvailles avec d'autres coureurs, les échanges sur les courses faites, à faire, me mettent de bonne humeur. Les ambiance Célestes sont magiques ! Il faut les vivre pour comprendre. L'on entend parler français, flamand, allemand, luxembourgeois, anglais... une fois de plus cette course sera une fête.

Il est 10h10 lorsque le départ est donné. 500 personnes qui s'ébrouent, cela fait désordre. Les premiers bouchons se forment lorsqu'ensemble, nous essayons de prendre le monotrace. L'organisateur a eu la bonne idée de laisser un sapin en travers du chemin.
L'on reconnait de suite les coureurs du dimanche aux traileurs : les premiers essayent d'éviter la boue, les seconds pataugent sans se soucier de la nature du sol. Amusant contraste. Je suis une fois de plus, content de mon choix de chaussure, et les crampons de mes inov8 font merveille. Grace à mes chaussettes étanches, la traversée de chemins ou devrais-je écrire, de ruisseaux, n'est pas un supplice, et je garde les pieds secs. Cette première boucle, de 12.5 kms est au départ, assez facile. Seul le nombre de partcipants rend la progression mal aisée. Je retrouve et papote avec mon voisin, partage ma bistouille avec lui, retrouve Chapichapo, Le Sage, Pol, et beaucoup d'autres. Le temps passe doucement, agréablement, la météo est calme, elle aussi. Si le début de la boucle est "raisonnablement" difficile, la fin n'est pas, elle, piquée des vers comme on le dit chez nous... Nous devons gravir un sentier de vaches tellement défoncé que même les vaches, aujourd'hui, ne le prennent plus ! oh, il n'est pas long, environ 300 mètres, mais il faut beaucoup d'adresse pour rester sur pied ! Une fois au sommet de la colline, encore une descente, et montée pour terminer cette première étape. Je la boucle en 1h35, je me sens bien.
Un thé chaud, des raisins secs, un biscuit et hop, en route pour la deuxième boucle. Il y a déjà moins de monde (110 personnes ont arrèté après cette première). Je prend mon pied, suis bien. Les chemins ne sont pas trop mauvais en ce début d'étape, et je cours allègrement. Aucun état d'ame, étrangement, aucune chanson pour me pousser. Seuls les bruits du vent, des oiseaux, de la nature suffisent à mon confort. Bien sur, entre les coups, je papote encore et toujours avec le premier venu. C'est cela aussi la magie du trail, la rencontre de l'autre. Un regard, un sourir, et l'on a l'impression de se connaître. Arrivé au ravitaillement (seulement de l'eau [enfin en principe], pas de solide), j'ai droit à un café calva bien réconfortant. Je n'ai pas froid, ai toujours les pieds secs, encore une belle matinée de course. Il y a 3 heures 08 que je suis parti.
Retour vers la chalet de départ, nouveau ravito, thé chaud, couque, raisins secs, et hop, en route pour la suite.
La troisième boucle n'a rien de bien spécial, le parcours n'est pas vraiment à mon gout. De temps en temps une superbe maison, un beau ruisseau, mais rien qui ne m'attire vraiment. La présence d'un copain au controle me donne de la pêche, on rie, on boit, on s'amuse. Une photo, et repars. La pluie fait son apparition; Il est 13h30. pas vraiment amusant, mais pas trop dérangeante, et comme je n'ai pas froid, tout va bien ! Je cours plus que je ne marche, et même si je ne vais pas plus vite qu'en marchant, ce nouveau façon d'avancer va me permettre d'aller à l'avenir, un peu plus vite. Fin de la troisième boucle, au chrono, 4h33, pour 33 kms.
Allez, encore une petite couque, du raisin, du thé, du Peket citron, et en route pour la fin de l'aventure, et la quatrième boucle.
A mes yeux, jolie, cette quatrième étape, avec une longue descente vers Soiron, dans les champs, avec des traversées de prés, de bois. Certains passages sont tout de même assez délicats car le dégel suivi de pluie a transformé les champs en bourbiés, et l'on a vite un kilo de boue a chaque pied. Je suis à ce moment, en plein milieu d'un champs de maïs, à découvert lorsque j'entend un coup de tonnerre et sens le vent forcir. Le temps de mettre mon Kway, et de lever le nez au ciel que je me retrouve en pleine tempête de grèle. Je n'ai rien pour m'abriter, le vent et la grèle sont tels que je vois pas à plus de 5 mètres. Je suis instinctivement la trace dans la boue. Je n'ai aucune envie de penser, chanter ou me distraire ! Une seule envie, être à l'abri. Je cherche toujours...
Après un km de galère, j'arrive près de Richard, qui nous attend au dernier ravitaillement. Quel plaisir, un ami, ce Ric50 ! Il a pensé à moi ! et m'accueille avec un 15 ans d'age de derrière les fagots. Plus que le reconfort de la boire, c'est le fait d'y avoir pensé qui me booste. Encore 5 kms, le temps se stabilise, et j'aurai même droit à une groose éclaircie avec un timide soleil en vue. Ces derniers kms sont durs, j'ai les jambes tétanisées par le froid et avance comme un robot. J'ai alors le seul regret de la journée, de ne pas m'être entrainé plus de 10 kms sur ces 6 dernières semaines.
Je croise une petite vieille dans les rue d'Olne : "Binor d'es rivnu ! " elle rie, "alle, coredje mi p'ti fi !"
encore 500 mètres.
Arrivée au chalet en 6 heures et quelques...
Encore une belle journée, encore une belle course? encore courir pour le plaisir.
Une bonne douche, une bonne bière, une prière pour mes chaussettes qui sont mortes (360 kms et 6 courses de bons et loyaux services).
Retour à la maison, tiens, ma femme sourit ! une belle journée, je vous dis !
 

Le Goofy Challenge 2009

A lire là : www.cecileautourdumonde.fr !

Barbie

 

La Saintelyon 2008 par Barbie

Pas facile de s'attaquer à ce type de CR... J'ai beaucoup pensé à ça pendant ma course : comment raconter une telle aventure sans faire peur aux autres, sans passer pour une folle cinglée que promis jurée je ne suis pas (ou pas tout à fait !). Je n'avais pas annoncé ma participation d'abord pour éviter d'entendre les : « non mais ça va pas la tête ! Tu te rappelles ce que tu dois courir début janvier ? » et puis aussi parce que j'avais décidé de me décider justement au dernier moment, en fonction de ma forme. Là-dessus est arrivé le marathon de la Rochelle, vraiment improvisé celui là. J'ai relativement mal récupéré avec des nuits plutôt mauvaises dues à une épidémie de gastro et de rhino dans ma tribu. Mais bon finalement vendredi ma décision est prise : j'y vais et puis on verra bien. Je me suis déjà autorisée dans ma tête à abandonner de toute façon.

Au début j'avais envisagé d'aller en voiture à Saint Etienne, de faire la course, de rentrer en train et après avoir récupéré ma voiture de rentrer chez moi tranquille. Dieu merci j'ai eu à faire la route lundi pour rencontrer l'équipe de Raidlight qui va m'habiller pour mon tour ! J'ai réalisé après 50 min passées derrière la saleuse à 50 km/h que mon projet était une grande hérésie. Changement de programme donc : aller en train à Lyon, navette jusqu'à Saint Etienne et retour dimanche tranquille. Avec le recul je n'ose même pas imaginer comment j'aurais fait !

Me voilà partie samedi vers Lyon. Je tente une excursion chez D4 pour acheter un maillot de bain pour l'ainé, qui m'aurait été bien utile finalement vu la course que je m'apprêtais à faire et je ressors du centre commercial convaincue d'une chose : on nous ment !!! La crise n'est pas encore arrivée à Lyon Part Dieu s'il l'on en croit la foule des grands jours et la quantité de sacs transportés... Direction Gerland et son stade où je vais prendre la navette. Métro direct donc pas de souci de ce côté-là. Je suis en avance et j'attends gentiment dévorant ma tarte au citron devant l'air un peu surpris des coureurs déjà présents. Je papote avec 2 coureurs déjà présents donc un que je baptise « le breton » bien éloigné de ses terres de prédilection. Nous montons dans la première navette et ça sent déjà la testostérone à plein nez. En tout cas la galanterie n'est pas à l'ordre du jour et ma proposition de « les femmes et les enfants d'abord » reste lettre morte...

Je récupère mon dossard dans une halle qui abritait le marché aux bestiaux il y a peu et qui a gardé l'odeur. Ça nous sommes venus chercher la campagne mais bon pas à ce point non plus ! Je reçois également un gobelet en plastique afin d'éviter la pollution des gobelets jetables. Sur le moment j'ai trouvé que c'était une bonne idée, j'aurai un avis bien différent le lendemain matin.

J'ai de la chance parce que mon seul et unique cousin habite à côté de Saint-Etienne et c'est chez lui que je vais pouvoir faire ma pasta party. Je l'attends au Quick d'en face en dévorant un super gâteau au cœur de caramel mêlant ainsi judicieusement sucres lents et sucres rapides. Diner parfait arrosé d'un redbull qui il parait va me faire tenir toute la nuit. Comme le dit si bien mon fils ainé : « ouais maman tu sais c'est bon si tu rajoutes de la vodka ». Je confirme : j'ai l'impression de boire du malabar. Retour à Saint-Etienne et là je découvre l'ambiance Saintelyon. La halle est devenue un campement qui me fait penser pour celles qui connaissent à la scène dans « Autant en emporte le vent » : vous savez quand Scarlette en pleine bataille cherche un médecin parce que Mélanie est en train d'accoucher de l'enfant conçu par Ashley ? Bon bref tout ça pour dire que ça campe par terre, certains ont prévu le tapis de sol, on avance là dedans en faisant attention de ne pas marcher sur un coureur endormi. D'ailleurs j'ai de la chance parce que je dois retrouver un ami d'Olivier la Ferrari de la course à pied (relire CR de Millau) qui a un cadeau pour moi (Merci Olivier !!!). Je fais donc la connaissance de Christian qui est mille fois plus organisé que moi (tu me diras la barre n'est pas très haute non plus) et je vais squatter son tapis pour me préparer les pieds. Il va en plus régler mon chrono qui est encore à l'heure d'été. Pour les vestiaires, ben c'est simple il n'y en a pas. Les filles si vous voulez voir des mecs en slip n'hésitez pas la Saintelyon est faite pour vous ! Ma pudeur judéo chrétienne m'empêche de montrer ma culotte à Christian que je connais à peine et je vais donc aux toilettes me changer. Vous noterez l'amélioration dans mon organisation parce que non seulement j'ai une culotte mais aussi mon soutien gorge !

Je prépare mon nouveau sac à dos Raidlight. Je n'ai jamais couru avec ça aussi longtemps et je dois bien avouer que j'appréhende un peu. Je glisse ma lampe à tenir à la main (conseillée en cas de brouillard), ma paire de chaussettes propres pour éviter les ampoules, un tee shirt propre et mes manchons en cas de froid extrême, une 2° paire de gants plus épais là aussi s'il fait froid. Je charge ma gourde d'eau dans laquelle je dilue un des gels de windose. J'ai testé sur La Rochelle et je dois avouer que j'aime beaucoup le gout miel citron. J'ai aussi pris 3 gels et 2 barres de pâte d'amande. Je me dis au fond de moi que c'est trop, que comme d'habitude je vais de toute façon ravitailler sur place et avoir transporté tout ça pour rien. Je peux déjà vous dire que je bénis mon initiative !

Je salue Symphorien un coureur de CLM qui était un des rares à être au courant de ma présence. Je vous ai déjà parlé de lui puisque c'est lui qui m'a ramené à mon hôtel après mon marathon de NY. Nous ne sommes pas du tout mais alors pas du tout du même niveau puisqu'il tourne à 3h voir moins sur marathon. C'est son premier long et là pour du long il va être servi ! Il m'avait proposé de courir avec lui mais vu son niveau j'avais décliné l'invitation.

Je rejoins le SAS de départ, je teste ma lampe frontale, il est minuit et finalement il ne fait pas si froid que ça. Je suis en compagnie de Christian et nous partons tranquille. De toute façon le monde nous empêche d'avancer rapidement. La sortie de Saint-Etienne va se faire tranquille même si je sens rapidement que mon compagnon de route a décidé de la jouer prudent. J'ai tendance à aller un peu plus vite et rapidement je le perds dans une montée. Là je peste après moi. J'ai oublié mon lecteur MP3 et l'idée de faire toute la course sans musique m'emballe moyen mais bon trop tard pour retourner le chercher. Le hasard va faire que je vais tomber sur Symphorien qui lui aussi a semé ses copains. Il a un rythme qui me permet de tenir à ses côtés et nous sommes partis. A partir de là ne vous attendez pas à un compte rendu précis de ma course, ce serait impossible. Le fait de courir la nuit nous fait perdre tous nos repères. Enfin c'est comme ça que je l'ai ressenti. Je sais que très vite la boue va être au rendez vous et que très vite je vais comprendre l'enfer que va être cette course. Ma lampe frontale, pourtant pas une lampe au rabais, ne suffit pas à éclairer les chemins. Et puis il faut bien l'avouer, je n'ai plus 20 ans et ma vue baisse un peu... Ce qui est sur c'est que les élites qui me doublent comme des fusées ont presque tous la super lampe à 300 € et eux ils voient comme en plein jour. A un moment j'ai même cru qu'il y avait une voiture derrière moi, c'est dire !

Ce qui est sur c'est que je vais à un moment tomber lourdement par terre. Comment ? Je ne le sais pas mais en une fraction de seconde je me vautre de tout mon long et surtout réflexe classique, je tente de m'amortir avec les mains. Résultat des courses : collant skin déchiré (ça je le verrai à un ravito), gants déchirés, mains abimées, hanche droite douloureuse et genoux qui me lancent. Je me remets debout grâce à l'aide de 2 coureurs qui se sont tout de suite arrêtés. Symphorien qui était devant revient vers moi et reste à mes côtés le temps que je redémarre. Là franchement je crois que j'ai perdu le fil de la course. J'ai mal mais bon je redémarre en me disant que cela va passer. Je sais qu'il n'y a rien de grave, que je vais avoir des bleus ambiance « femme battue » mais s'il y avait eu quelque chose de plus important je n'aurais pas pu redémarrer. J'ai eu peur c'est sur et du coup je vais terminer cette course dans le stress. Autre souci : en tombant j'ai utilisé mes bras pour amortir et du coup je me suis fait mal. J'ai réveillé mon torticolis et même mes biceps sont douloureux. C'est pourtant un des rares endroits où je n'ai pas mal quand je cours normalement !!!

Bref tout ça pour dire que la suite ne va pas être terrible. Honnêtement sans Symphorien j'aurais sauté dans les bus qui me tendent les bras à un ravito où ceux qui ont fini le premier relais grimpent avec bonheur si tu veux mon avis. Et puis la course continue, on enchaine les kms, les parties bitumes avec les parties « catch dans la boue ». J'ai l'impression que mes chaussures vont rester dedans, d'ailleurs plusieurs coureurs vont y laisser leur chaussure... Ce qui est sur c'est que les guêtres sont indispensables. Elles vont me permettre de garder les pieds à peu prêt secs pendant la course. Pour le reste n'espérez pas rentrer propre chez vous parce que si vous vous faites attention, certains coureurs n'ont que faire de vos considérations de propitude (oui je sais je suis comme Ségolène j'invente des mots !) et ils sautent allègrement dans les flaques inondant les pauvres coureurs prudents. Il faut bien reconnaître que quelque fois cela tient plus de mares que de flaques... Les ravitos ne sont pas à la hauteur d'une course d'ultra à mon avis. Je peux comparer avec le marathon du Mont Blanc et Millau, rien à voir. Il faut se battre pour atteindre le thé chimique. L'idée des gobelets était bonne sur le papier mais cela oblige les bénévoles à faire le service au fur et à mesure. Les coureurs s'agglutinent autour des tables. Bien sur si j'avais mis 6h je n'aurais pas eu le même problème mais franchement j'ai vraiment eu le sentiment que l'organisation a eu des ambitions au niveau du nombre de coureurs et n'a pas mis l'intendance en face. Je suis vraiment heureuse de pouvoir grignoter mon stock emporté avec moi en tout cas. Le sac est très bien fait, d'abord parce qu'il ne gène absolument pas en courant et parce que la gourde est facilement accessible et surtout parce qu'ils ont pensé à mettre une petite poche devant. Je peux attraper mes barres et mes gels sans avoir à enlever mon sac.

Je sais que certains diront : c'est du trail ma grande pas une promenade au clair de lune. Mais dans ce cas annonçons les choses clairement... Pensez à prendre avec vous ce qu'il vous faut parce que vous aurez du mal à trouver ce qu'il vous faut au ravitaillement.

Le côté bitume est bien sur rassurant mais finalement très cassant. On alterne crapahutage comme on peut avec des moments de vraies courses. Je pense sincèrement que l'on abime plus la machine en faisant ça. Courir aussi longtemps à la frontale est également très fatiguant. Tous les sens sont en alerte tout le temps et cela finit par être usant.

Heureusement Symphorien est là à mes côtés et nous souffrons en cœur ! Nous discutons régulièrement même si au fur et à mesure que la nuit avance, nos moments de silence sont de plus en plus longs. Nous savons que nous pouvons finir en moins de 8h20, temps limite pour le diplôme de bronze de la Saintelyon. Je sais c'est idiot mais ça nous fait avancer. Même si nos moments de marche se font de plus en plus réguliers, nous avançons à un rythme plutôt correct. Et puis arrive le ravitaillement 10 km avant la fin. Nous faisons le plein, Symphorien fait quelques étirements, moi je prends comme prétexte de reposer un peu mon dos qui hurle « vas-tu arrêter tes conneries 2 sec ! » depuis plusieurs heures et toute pleine d'espoir je lui annonce : « normalement c'est bon, on sera sous les 8h20 ». Là un coureur hagard, assis à mes côtés, nous dit : « ne rêvez pas, vous n'avez pas encore vu la côte ». Naïvement nous pensions que bitume allait être synonyme de pratiquable mais nous allons très vite comprendre : un mur s'élève devant nous... Ok c'est bon nous avons compris, nous n'y arriverons pas... On marche comme tout le monde d'ailleurs. Il règne un silence de mort, les coureurs sont là, seuls dans leur souffrance. Honnêtement je n'ai jamais vu ça... Même sur marathon où il y a forcément des coureurs dans la souffrance, il y a un peu d'animation. Nous sommes les seuls à parler quasiment. De temps en temps les relais nous doublent en papotant, ce qui est normal puisqu'ils sont tout frais eux. Mais rien... pas un bruit... Je vous jure que l'expression ambiance retraite de Russie que j'utilise souvent prend tout son sens. Les minutes s'égrènent mais pas les kms, à se demander si nous avançons réellement. L'entrée dans Lyon ne marque pas pour autant la fin. Elle est tout simplement interminable !!! Comme en plus il n'y pas de kms annoncés, nous sommes je dois bien l'avouer un peu perdus. Entre les bénévoles qui nous disent : « il reste 3 km » et ceux 1km plus loin qui nous disent « il reste 3km500 », le moral en prend un coup. J'ai les jambes tellement raides que j'ai l'impression qu'on m'a enlevé les genoux ! Les quais du Rhône sont là et ils vont être interminables eux aussi... Je craque à 1km500 de l'arrivée (distance estimée...) et je marche un peu. Symphorien reste à mes côtés alors que je l'invite à terminer sans moi. Comme il le dit si gentiment : « dis donc ça fait plus de 65 km que je te supporte alors je reste ». Enfin ce fichu palais des sports apparaît et les panneaux « 100 m », « 50m », « 25 m » s'égrènent. J'ai eu le temps de bien les lire, cela vous donne une idée de ma vitesse !!! Les sanglots sont en train de monter dans la gorge mais ce ne sont pas les sanglots de bonheur de NY, juste des sanglots libérateurs. Nous passons la ligne main dans la main et je pleure. Oh pas longtemps mais franchement il a vraiment fallu que je me retienne pour ne pas éclater en sanglots. Je récupère mon tee shirt de finisher, nous trottons comme nous pouvons vers la salle où nos sacs nous attendent et pourtant le calvaire n'est pas fini. Moi qui espérais une bonne douche, je dois me rendre à l'évidence : va falloir faire sans... L'eau est froide (avec 2 sec. environ de tiédasse...), il y a trop de filles pour la pièce, bref c'est le foutoir !

J'arrive enfin à la zone où nous pouvons manger et je tombe sur devinez qui : le sapeur pompier de Paris (celui du CR des 20 kms). Il est tout fringuant mais me rassure tout de suite : non il n'a pas couru, il vient juste récupérer des collègues. J'avale mes pates et je n'ai qu'une hâte : partir ! J'embrasse mon compagnon d'un jour et direction le métro. Je me traine lamentablement jusqu'à la gare et bien sur parce que le monde est petit je vais tomber sur le breton, vous savez celui de la veille. Il est comme moi en vrac !!! Pourtant c'est un vrai traileur lui, pas une coureuse débutante comme moi. Ça me rassure un peu mais bon on en est à comparer nos bobos, ambiance cour d'école à savoir qui de nous 2 a la plus grande cicatrice...
Ce n'est que de retour chez moi, dans mon bain que je vais souffler un peu et reprendre mes esprits.

Bon aujourd'hui, je marche. J'ai des courbatures (je n'en avais pas eu depuis longtemps !) à des muscles qui d'habitude se font oublier et je me sers de la poussette de Paul comme déambulateur mais à part ça va. Je n'ai pas de blessure grave, juste des bobos qui vont se soigner rapidement. Et puis comme j'avais eu la bonne idée de me couper les ongles de mains je n'ai pas de casse de ce coté là non plus. Imaginez un peu : en plus du collant et des gants, je crois que je n'aurais pas supporté un ongle cassé !!!

Une chose est sure : là je coupe... Je vais me reposer un peu avant de repartir sur les routes.

J'ai un programme chargé en 2009 !!!

Je remercie de tout mon cœur Symphorien pour avoir été un super compagnon de route. Sans lui jamais je n'aurais fini, j'en suis sure. Il a su se taire quand je n'avais pas envie de parler et me parler quand j'avais besoin d'être rassurée. Après avoir été le lièvre une semaine avant j'ai eu la chance d'avoir le mien le dimanche suivant. Il m'a sauvé ma course et franchement ce n'était pas gagné. La course à pied me permet de rencontrer des gens formidables et ça c'est un point tellement positif qu'il fait oublier tout le reste.

Barbie

Ps : je vous mets une petite photo de mes chaussures histoire que vous ayez une idée de la rigolade

photo_chaussures_saintelyon.jpg 

   

Le marathon de Florence par Chantaki

Marathon de Florence vu par Chantaki

J'avais promis un compte rendu de mon séjour florentin avec marathon à la clé, le voici.
Pourquoi Florence, d'abord... Il y a 11 ans on y avait déjà effectué un séjour touristique avec mon mari pour découvrir cette belle ville romantique, et ça nous a paru une bonne idée d'aller y courir notre marathon annuel, le 8ème depuis qu'on est adeptes de cette discipline oh combien épanouissante !
Les 10 semaines de préparation se sont déroulées avec beaucoup d'application de ma part. Je m'étais concoctée un plan d'entraînement avec 3 séances par semaine, que j'avais expérimenté pour d'autres marathons notamment pour Paris 2002(4h24) et pour Las Vegas 2005(4h34) et que j'ai rigoureusement suivi cette année encore.
Depuis Bordeaux, nous nous envolons pour Florence via Roissy CDG le vendredi précédent l'évènement et dans l'avion une forte proportion de coureurs français reconnaissables à leurs conversations relatives à leurs expériences sportives passées et futures.
A peine débarqués et après avoir déposé nos affaires à l'hôtel, nous nous rendons en bus, (sans même prendre de ticket faute d'avoir trouvé le distributeur où les acheter !) à l'exposition marathon pour chercher nos dossards.
Nous descendons au même arrêt qu'un couple d'anglais qu'on a repéré car il demandait lui aussi aux autres usagers du bus où se trouvait le stade où l'expo avait lieu. En discutant avec lui, il nous dit que c'est la 4ème fois qu'il fait ce marathon là et qu'il ne se rappelle jamais l'endroit ! Sa femme ne court pas et elle boit des cafés en l'attendant. Il nous demande si on était là pendant l'arc en ciel de l'après-midi sur Florence et nous montre une super photo qu'il a prise à ce moment-là, avec l'arc en ciel qui semble pile s'appuyer sur le toit de l'une des multiples églises.
Après avoir récupéré nos dossards équipés d'une puce incorporée (et oui, pas besoin de surveiller les pompes pendant la course), nous rentrons à l'hôtel moitié à pied moitié en taxi toujours faute de trouver le bon arrêt de bus.
Le lendemain, redécouverte à pied de la ville avec reconnaissance des lieux pour le départ des navettes le lendemain matin qui nous emmèneront à la ligne de départ. Nous ne sommes pas les seuls à aller nous promener le long de l'Arno, et nous en voyons même des plus acharnés faire leur ultime séance. La journée s'écoule tranquillement, avec des menus forts en sucres lents, des pâtes, mais aussi une pizza pour moi ! Par contre on passe stoïquement devant les magasins qui vendent des Gelati, les fameuses glaces italiennes, et je me réserve pour après la course ! Il faut dire qu'il fait un temps pourri, pluie et vent et ça ne me coûte pas trop de renoncer à ce petit plaisir !
Enfin, c'est le jour J. Petit déjeuner pas trop copieux pour essayer de courir léger ! et nous voilà partis avec nos tee-shirts de course et en short, avec pour tout élément chauffant,le sac poubelle qui nous a été remis en guise d'imperméable à l'expo. Comme des pingouins avec les bras dans le sac pour ne pas avoir trop froid ! Peine perdue, on a froid et quand le bus nous dépose sur le lieu du départ, on a plus d'1 heure d'attente ; on s'agglutine avec d'autres sous une tente car après avoir pris un thé servi sur place et été aux toilettes, le temps semble s'éterniser. Au moment où on nous fait rejoindre les sas d'attente avant la ligne de départ, la pluie bat tous les records et c'est les pieds trempés et le cardiofréquence mètre complètement affolé par la proximité des autres appareils que je prends le départ. Comme je suis dans le sas des 4h30, on tarde un peu à franchir la ligne et le sol est jonché de vêtements piétinés.
Je m'accroche aux meneurs d'allure jusqu'au 18ème km environ, car je m'aperçois vite qu'ils sont un peu trop rapides pour moi (environ 6' au km alors que je me suis entraînée sur la base de 6'20). Ils sont italiens bien évidemment, et blaguent en italien entre eux et avec les autres qui les comprennent, mais, comme ce n'est pas mon cas, et que pour tout bagage linguistique dans cette matière, je n'ai que le latin du lycée (et Dieu sait si ça remonte !) Heureusement que je ne le suis pas quand l'un des 2 part en flèche après avoir dit à son copain « gardes le rythme, je vais pisser » ! De toutes manières leur humour semble un peu limité, au 4ème km c'est déjà « quasi terminado »! Heureusement que je repère assez vite une autre française, Françoise qui comme moi tente de s'immiscer dans le groupe, et nous discutons un petit moment, ça passe plus vite. Elle vient du Puy de Dôme.
Malheureusement je la perds lors d'un ravitaillement, où je m'arrête carrément pour pouvoir boire sans m'étrangler ! C'est donc seule que je poursuis la course avec d'abord les ballons de 4 h 30 en ligne de mire puis plus rien. Je rencontre parfois d'autres français, un couple qui vient de Lyon, et qui a d'ailleurs couru le marathon de Lyon il n'y a pas très longtemps. Et aussi 2 nîmoises avec le prénom derrière le tee-shirt, très bonne idée d'ailleurs !
Chaque fois qu'on passe dans des endroits un peu animés avec des spectateurs, je dis merci quand ils m'encouragent et les sourires que je croise sur tous ces anonymes qui le plus souvent guettent un proche coureur, me réchauffent le moral ! et relancent la machine qui en a un peu plein les baskets à partir du 33ème ! En plus à chaque fois je gueule que je suis française et ils m'encouragent tous. Les coureurs aussi sont sympas.
Côté ravitaillement, rien à redire, il y en a pour tous les goûts et je m'écoeure presque à force de boire des trucs sucrés et de grignoter des biscuits énergétiques qui sont distribués régulièrement ! C'est sûr on ne mourra pas de faim !
Vers la fin, au 35ème un français me double en remarquent mon tee-shirt de finisher du 42km195 que j'ai eu à Singapour l'année dernière ! Il me dit que celui-là aussi il faut le finir !
Je lui dis que ça devrait le faire, car c'était quand même beaucoup plus dur là-bas !
Vers la fin, voilà que je retrouve Françoise qui était partie devant, en tenant plus que moi l'allure de nos pseudo meneurs, mais qui finalement y a renoncé elle aussi. On termine ensemble et dans la bonne humeur. Le dernier kilomètre se fait dans l'euphorie, je sens l'arrivée toute proche et en plus sur le côté les coureurs qui ont fini et devant lesquels nous passons sont hyper sympas et encourageants. Enfin j'aperçois l'arrivée et je fonce avec énergie pour franchir la ligne ! 4heures 38min et 17 s Bon d'accord c'est pas un exploit dans l'absolu, mais c'est mon petit défi à moi que j'ai presque relevé (à la base je voulais 4h30)
En tous cas je suis heureuse ! Je suis accueillie par mon mari dans les bras duquel je saute de joie, belle abnégation de sa part de masquer sa propre déception car faute de préparation pour cause de blessure au mollet, il n'a pas atteint son objectif.
En tous cas c'est avec fierté que je porte la médaille qu'on me met autour du cou et me ballade après avec pour aller déjeuner au resto !
Une chose est sûre, ce marathon vaut le coup : une belle ville à découvrir ou redécouvrir, un public chaleureux une bonne ambiance de course et une bonne organisation. J'arrête car vous allez croire que je suis payée pour faire la promo ! Bon, finalement pour la glace, i faudra que j'y retourne
Alors à plus pour de nouvelles aventures de course.
Chantaki

 

 

le marathon de La Rochelle 2008 par AL56

Ça y est, je me lance.

Je vais essayer de vous raconter mon marathon de sa préparation au jour J.

Tout d abord, je précise que j ai toujours aimé courir. J ai fait partie d un club lorsque j étais plus jeune (j ai aujourd hui 25 ans) et j ai repris sérieusement il y a un peu plus d un an et demi et fais à nouveau partie d un club depuis un an.

C est suite à mon premier semi ( !) fin avril 2008, que j ai décidé de me préparer un marathon avant la fin de l année. Un projet ambitieux certes mais réalisable (selon moi !). Je me souviendrai toujours de la tête de certains quand je leur ai annoncé « ma » grande nouvelle: certains avaient déjà l oeil qui brillait et me disait d emblée que j allais y arriver. D autres cachaient assez mal leur étonnement, je me suis même entendue dire « tu ne le finiras pas ».

Le décor était donc posé : il fallait que je le finisse, je suis bretonne et très têtue ! j y arriverai !

J ai donc couru, pour le plaisir, à raison de trois fois par semaine tout le printemps et tout l été, période pendant laquelle, j ai surtout travaillé mon fond.

J ai ensuite attaqué mon programme, concocté sur 8 semaines par le coach de mon club.

Le programme était articulé autour de 3 à 4 séances par semaine.

Toute cette préparation s est bien passée. J ai souvent trouvé qu elle était trop "light ", j avais souvent envie d en faire plus...mais je me forçais à le respecter rigoureusement.

D un point de vue psychologique, j étais remontée à bloc durant toute la prépa, mais vous dire que je n ai pas douté : ce ne serait pas vrai. Je me suis même fait très peur le 21 novembre, soit 9 jours avant le marathon : j ai du m arrêter de courir suite à une grosse douleur dans le mollet : une petite déchirure...qui s est bien rétablie à force de glaçage et d application de ketum.

C est donc suite à une bonne préparation que je me suis rendue à La Rochelle samedi en compagnie de mon ami et de plusieurs autres coureurs de mon club. La plupart d entre eux avaient déjà couru ce marathon, ainsi ils savaient où se trouvaient le départ, le retrait des dossards, où nous pouvions manger. Ce sont des détails mais il faut bien avouer que c était très pratique.

A ma grande surprise, j étais sereine toute la semaine dernière et même en arrivant à La Rochelle...je n aurai pas pu parier là-dessus il y encore quelques semaines !

Après un dernier repas de pâtes samedi soir, je me suis couchée après avoir préparé ma tenue. J avais une valise pleine ! La tenue de pluie, la tenue pour le froid, la tenue pour la canicule !

La nuit fut donc courte et chaude ! En effet, l hôtel avait poussé le chauffage dans toutes les chambres. Résultat : une chaleur quasi tropicale partout ! Mais je me suis réveillée en forme. Vous savez, lorsque vous ouvrez les yeux et que vous vous sentez bien, vous vous sentez reposé(e) et vous avez envie de vous lever pour dévorer votre journée ! Et bien c était mon cas dimanche matin ! Cela faisait plusieurs mois que je préparais ce marathon et j y étais, je ne voulais pas louper ça ! Pas l ombre d un doute ce dimanche matin, pas une seule fois je me suis posée la question : j y suis mais vais-je y arriver ?

Après avoir mangé le fameux demi gatosport au ptit dej, je me suis rendue sur la ligne de départ, avec d autres coureurs et coureuses de mon club. L un d entre eux, marathonien et coureur d ultras chevronné m avait annoncé la veille qu'il souhaitait courir avec nous les filles car il revient de blessure et ne voulait pas risquer de se blesser à nouveau (pour la petite histoire, il m a annoncé pendant le marathon que son projet à lui pour 2009 est la diagonale des fous !)

C est donc avec lui que j ai franchi la ligne de départ doucement, à mon rythme (6.20 au 1000m). Les 27 premiers kilos défilèrent à ce rythme, je ne cours pas vite mais suis très très régulière, genre métronome, une fois lancée les foulées s enchainent ainsi de kilomètres en kilomètre. Je profite à fond, souris et salue les gens, encourage ceux que je double, parle à mon ami et à la femme de « mon » meneur d allure lorsque nous les voyons ...un vrai bonheur ! Je passe le semi en 2h13, sans aucun problème, ensuite arrive le 27 ° kilo et une petite côte que je n avais même pas remarquée lors du premier passage !

J ai bien monté cette côte mais j ai aussitôt senti que mes pulsations étaient nettement montées d un coup. Mon souffle était court, je ne comprenais pas trop ce qui m arrivait, ma respiration n était pas très fluide...de voire même difficile...sans vraiment m en rendre compte sur le coup, j étais en train faire une petite crise d asthme. J ai continué à mon allure, mais j ai ensuite commencé à avoir mal au ventre. Je ne savais toujours pas ce qui m arrivait... Le ravito du 30 ° approchant, je décide de m arrêter un peu, pour marcher, pour voir, pour réfléchir. Tout était tellement facile depuis le début, l impression qu il n y avait pas besoin de réfléchir justement ! Par acquis de conscience, j ai mangé un peu, puis marché. Mais mes jambes étaient là ! Je prends donc la décision de reprendre et je repars sur la même base de temps : un peu qu elles étaient là mes jambes ! Mais ma trachée, elle, semblait se resserrer de km en km...mon meneur lui était très à l écoute de mes sensations et me proposa même de porter mon bidon afin que ma ceinture ne me tire pas sur le ventre et que je ne me préoccupe de rien d autre que de ma respiration et de mon allure ! Un vrai gentleman : meneur d allure et porteur d eau !

En dépit de ce petit désagrément, je continue tout de même à profiter du paysage, des supporters et je décide de m arrêter à chaque ravito pour manger un tout petit peu et réguler ma respiration.

C est ainsi que nous arrivons au 40° kilo, et c est à partir de ce moment-là qu un sourire béat se scotcha sur mon visage et ce jusqu à la fin !! Impossible de m arrêter de sourire ! J arrivais à la fin ! Tout est passé tellement vite !!

J ai donc passé la ligne d arrivée en 4h42, je n arrivais pas y croire. Je ne sais combien de fois j ai pu remercier "mon" meneur ! Nous étions tous les deux émus aux larmes, lui d avoir pu m accompagner pour cette grande première et moi d avoir atteint cet objectif un peu fou que je m étais fixé quelques mois auparavant.

 

Bien-sûr je n ai pas de grands conseils à donner en terme de chrono, mais je tiens à dire que si vous avez envie de vous aligner sur ce type de distance, ne doutez pas de vous ! Faites plusieurs courses pour vous situer, munissez-vous d un bon programme adapté, suivez-le le plus scrupuleusement possible, qu il vente, qu il pleuve, qu il neige et allez-y !!! avec une bonne prépa et pour seul objectif de finir : c'est que du bonheur !

   

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