L'aspartame : bon ou mauvais ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par admin   
26-06-2008
 

Le sujet revient comme les marronniers dans la presse féminine : l'aspartame, bon ou mauvais pour la santé ?

Evidement ils sont tentants ces faux sucres qui nous font espérer de pouvoir perdre du poids tout en continuant à manger gâteaux, chocolat et autres boissons gazeuses... Pourtant régulièrement on nous rappelle à l'ordre : les faux sucres sont dangereux pour la santé !!!

Déjà avant d'aller plus loin, une réponse à une question tout bête : l'aspartame c'est quoi ?

Il est composé de trois produits chimiques, l'acide aspartique (40%), la phénylalanine (50%) et l'ester de méthyle (10%).

Alors qu'en est-il vraiment ? Je vous préviens tout de suite, la réponse ne va pas être aisée à donner pour la simple raison que les études se suivent, se contredisent et sont de toute façon relativement peu exploitables. La dernière qui circule sous le manteau implique le coca cola light pour ne pas le citer, accusé d'être à l'origine du syndrome du golfe. La chaleur est plus particulièrement en cause :  « Il suffit donc que les bouteilles des dites boissons séjournent quelques heures dans un entrepôt ou un véhicule de transport non-réfrigéré et exposé au soleil (à des températures excédant 86 degrés Fahrenheit, ce qui est très fréquent en été et encore plus dans le désert), ou tout simplement dans un estomac humain, pour que l'aspartame qu'elles contiennent se transforme en un poison mortel qui agit insidieusement pour engendrer toute une flopée de symptômes et de maladies »... Voilà pour faire court ! Le problème c'est que bien sur cette théorie a un avantage certain : elle dédouane immédiatement l'armée américaine et son usage quelque peu libéral des psychotropes pour faire tenir les troupes, sans parler bien sur des expositions à certaines armes plus ou moins radio actives. Je ne dis pas que le dit coca n'est pas responsable (d'ailleurs Pepsi en prend pour son grade également bien sur) mais il faut prendre en compte tous les éléments et cela n'est pas fait dans ce cas présent.

Le neuro-scientifique Richard Wurtman a déclaré que la consommation de doses élevées d'édulcorants comme l'aspartame provoquerait effectivement des « crises » de sucre.

L'American Cancer Society a confirmé cette déclaration après avoir suivi 80 000 femmes durant six ans. Parmi celles qui ont pris du poids durant cette période, les femmes qui utilisaient des édulcorants artificiels comme l'aspartame en ont pris davantage que celles qui n'en consommaient pas.

Une autre étude effectuée par J.H. Lavin et ses collaborateurs, parue en janvier 1997 dans une revue scientifique internationale sur l'obésité. Cette étude porte sur un groupe de femmes à la diète et démontre qu'elles ont tendance à manger davantage durant les jours qui suivent l'ingestion de boissons light avec de l'aspartame, comparativement à l'ingestion de boissons sucrées naturellement.


Mais là encore il faut tempérer ces études. Nous le savons toutes très bien, le fait de faire le choix d'un produit allégé a souvent pour but de nous permettre de nous déculpabiliser de manger soit un gâteau, soit une glace, soit de boire autre chose que de l'eau. Il est intéressant de noter que pour les personnes diabétiques se retrouvant dans l'obligation de contrôler leur taux de sucre et qui peuvent alors compenser par l'usage d'édulcorants, la prise de poids n'est pas au rendez vous. Le diabétique ne mange pas plus, il mange juste différemment.

Autre élément à prendre en compte : très souvent l'appellation « allégé en sucre » nous donne tout de suite bonne conscience. On la confond hélas trop souvent avec l'appellation « light » alors que cela ne veut absolument pas dire la même chose. Il suffit de se pencher un peu sérieusement sur l'étiquette pour découvrir que certes le taux de sucre est moins important mais il est compensé par un taux de graisses plus élevé pour maintenir une qualité gustative indispensable si on veut vendre le produit. Résultat : des aliments plus caloriques alors qu'allégés en sucres...

Les études concernant le lien entre absorption d'aspartame et de cancer posent elles aussi problème. La quantité ingérée par les animaux testés est à des années lumières de ce qu'un homme peut ingérer chaque jour.  C'est un peu comme l'orange qu'on ne doit pas manger le soir si on veut dormir. Il faudrait manger 9 kg d'orange pour arriver à 1gr, ce qui est assez rare...

Alors je fais quoi ? Je peux en manger ou pas ? Je pense qu'il s'agit avant tout de faire appel à son bon sens. Il suffit de voir sa composition, nous sommes loin d'un produit naturel... Vous n'allez pas mourir foudroyé d'un cancer parce que de temps en temps vous buvez une boisson light mais quand cela devient une habitude, il faut peut être se poser des questions. De toute façon vous pourrez toujours me répondre qu'avec la pollution, les pesticides et autres réjouissances, on est tous foutus et comment vous donnez tort... Les études se suivent et se contredisent la plupart du temps, sans parler du fait qu'elles sont souvent présentées tronquées et sorties de leur contexte. Il ne s'agit pas de revenir à l'âge de pierre et de ne plus manger que du cru mais plutôt de se dire que si notre organisme a pu vivre sans problème sans pendant des siècles, il va peut être pouvoir continuer quelques années... Tout excès est mauvais ! Retrouvons le plaisir de sucrer au miel, allons vers des édulcorants naturels comme le sirop d'agave par exemple. Non seulement nous nous ferons plaisir mais nous limiterons l'usage de produits chimiques. 

L'avis de Barbie : en choisissant de traiter ce sujet je sais que je vais engendrer pas mal de commentaires. Tout ce que je peux dire à titre personnel c'est que j'étais une vraie adepte de ces produits que ce soit  à l'état pur pour sucrer mes yaourts et autres fromages blancs ou utilisés dans les boissons dites « light ». Sur les conseils de mon nutritionniste, je suis passée au miel dont je suis devenue une grosse consommatrice. Résultat : je n'ai pas pris un gramme et je dois bien avouer que j'ai diminué sensiblement ma consommation de chocolat et autres produits très sucrés dont j'étais friande. Je n'ai pas complètement arrêté mais j'en éprouve moins le besoin irrépressible. Alors effet secondaire ou pas de l'édulcorant, je ne sais pas mais en tout cas je profite à plein du miel pendant qu'il en est encore temps. Il parait que les abeilles disparaissent avec la pollution...

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Commentaires (2)Add Comment
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Ecrit par calou035, juillet 02, 2008
En user, sans en abuser..tel est mon adage.
Je ne sucre pas grand chose, j'aime le gout des produits sans rajout de quelque chose qui masque les saveurs..si je sucre, j'ai l'impression de prendre un médicament style sirop pour enfants .
Par contre, je ne peux prendre mon café (nespresso what's else) sans une sucrette..mais pas de sucre, je n'aime pas le gout. A l'opposé, le matin mon grand bol de café au lait je ne mets rien car sinon j'ai l'impression d'avaler une purge. Là ou je suis génée, c'est que j'ai remplacé le lait de vache pas celui de soja et ce dernier est sucré.
Je prends aussi de temps en temps un verre de coka light , pour la meme raison, je n'aime pas le gout du coca ordinaire.
Mon avis est qu'il vaut mieux se déhabituer du trop sucré si possible.
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Ecrit par Pilou, juin 28, 2008
L'aspartame et tous les autres édulcorants d'ailleurs, me laissent en bouche un goût amer très désagréable. C'est, d'après mon médecin, dû à la présence dans ma salive d'une enzyme qui réagit avec ces édulcorants.

Par contre, le miel, mmmmm. J'en consomme aussi quelques kilos par an... smilies/wink.gif

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