Heidi
Écrit par ken Mardi, 05 Janvier 2010 18:58
Pour commencer la nouvelle année 2010 il me fallait quelqu'un que nous connaissions toutes sans finalement connaître forcément son visage puisqu'elle se cache derrière une de mes héroïnes d'enfance, Heidi. Elle a donc accepté de descendre de sa montagne pour vous. Je vous laisse faire connaissance avec la reine du trail : Karin

1) A l'arrivée du marathon du "défi du val-de-travers"
Pourquoi est ce que je cours ? Pour fuir quelque chose ? Pour perdre quelque chose ? Pour trouver quelque chose ? Franchement je n’en sais rien.
C’est arrivé dans ma vie un peu par hasard et mon côté pragmatique et bordelique a fait le reste. Pas d’horaire, pas de contrainte, vite prête, pas de matos à entretenir, le genre d’activité qui s’improvise quand on a une heure de libre me convient bien… C’est aussi une excuse d’adulte pour aller jouer dehors.
De toute façon, la course à pied et moi, ce n’est pas une longue histoire du tout. Je cours régulièrement depuis 3 ans…
J’ai toujours fait du sport et de nombreuses activités d’extérieur, mais jamais je n’avais fait de « course » dans le sens « compétition » du terme, surtout pas « à pied ».
Ca, c’était avant que des copains me disent « viens faire la course le long du Doubs ! » Moi, naïve, j’ai dit oui, et… j’ai failli mourir.
C’est donc à partir de ce moment-là et aussi parce que j’avais dis oui à d’autres copains pour participer en équipe à un truc un peu fou, où je faisais un marathon en roller (alors que je n’avais même pas de rollers), que je me suis mise à m’entraîner un peu plus ; En roller d’abord, puis en course à pied, parce que depuis chez moi c’est moins casse-gueule vu qu’il n’y a pas un mètre de plat…

2) Ravitaillement familial et stratégique, vers le 33e km quand ça commence à coincer, aussi au "défi du val-de-travers"
Je m’entraîne donc autour de chez moi, la plupart du temps « dans le terrain », ça fait partie de mes gènes. Il ne me viendrait pas à l’idée de courir sur du plat dur. J’ai l’immense chance de vivre dans un coin idéal pour la cap. Depuis chez moi, en quelques minutes je suis dans la forêt et la campagne où les itinéraires sont variables à l’infini. Ca fait bien sûr de moi une coureuse plus à l’aise sur des parcours casse-pattes et avec du dénivelé que sur route. Une coureuse des champs, plutôt rustique quoi !
Mes entraînements n’ont rien de très sérieux et sont assez décousus, il m’arrive de sortir presque tout les jours, puis une ou 2 fois par semaine, mais jamais je n’y vais à reculons. Si je n’ai pas envie, je n’y vais pas.
Sans réelle structure je me rends bien compte que je suis trop souvent « à fond ». Je devrais me discipliner plus sur les allures « lentes » et faire plus souvent des fractionnés… Mais ce n’est pas trop dans mon caractère, comme le cardio, j’en ai un génial avec plein de fonctions de la mort et je ne l’utilise pas assez.
Quand je prépare une course un peu spéciale, je me tiens quand même à un plan, justement pour me forcer à varier les exercices.
Sans être une acharnée des courses à tout prix, j’en fait quand elles sont près de chez moi, des 10 km, principalement à la belle saison et quelque fois plus long. J’ai fait 2 ou 3 semis, 2 marathons et quelques autres courses « trail ». Mon palmarès est donc bien modeste.
Je cale ces moments dans ma vie, quand j’en ai la possibilité et pas ma vie autour de la course.
C’est bête à dire, mais depuis que je fais des courses, je suis toujours assez bien classée, alors je continue, sans être tout à fait sûre si c’est pour « défendre » une place ou seulement pour le plaisir de courir, de l’ambiance, des rencontres. Un peu de tout ça j’imagine.
J’en ai déjà parlé sur le site, j’ai des projets de courses plus longues. J’ai fait 2 marathons « de montagne » qui se sont super bien passés et 2 « trails » un peu longs. Sans grande expérience, je me suis toujours débrouillée pour gérer ça assez facilement et là, le « plus long » me fait de l’œil.
Je crois que mon état d’esprit ou mon « mental » dans ces cas-là joue beaucoup.
Je suis une optimiste de nature, pas trop prise de tête, cela m’évite de pêter les plombs avant une échéance.
Si lors de mes quelques premières courses j’étais super stressée la veille, pour les plus récentes, même un marathon, je suis assez calme et j’arrive à dormir.
Je pratique beaucoup ce qu’on peut sans doute appeler de la « visualisation ». Avant n’importe quel départ, j’ai déjà fait 100 fois le trajet dans ma tête. Soit je connais bien le terrain et je le fais par coeur, soit je passe des heures sur googleearth et autres cartes pour me rendre compte des difficultés.
Alors que pas une minute je n’ai douté finir les marathons que j’ai fait, là je dois avouer que la certitude est loin d’être aussi formelle. Run, wait and see…
Je ne rêve ni de New-York, ni d’une quelconque course au loin. Je fais plutôt la démarche inverse, en entendant parler d’une course près de chez moi, je me demande si elle me conviendrait… J’ai gagné une inscription au trail de la Loue (33 km) et comme ce n’est pas trop loin, ce sera mon premier « objectif » 2010, puis le « trail des Forts » (45 km) à Besançon et enfin le « défi du Val-de-Travers » (75 km). Tout ça si le physique suit bien sûr.
Je n’ai pas de projets sportifs au-delà de ça, 6 mois c’est déjà bien…
Sinon, quelques triathlons (courts parce que je n’ai jamais le temps pour améliorer la natation) et un raid multi-sports local. Je fais aussi du vtt, du vélo de route, du roller en été et du skating en hiver puisque chez moi il y a de la neige au moins 4 mois par an, mais en liberté, pas en « courses ».
A 43 ans, la course n’est quand même qu’une petite partie de ma vie, je ne vis ni pour, ni par la course à pied, le reste de mon temps est partagé, en vrac et dans le désordre, entre ma famille (j’ai 3 enfants de 12, 9 et 6 ans) et à tout ce qu’on peut faire ensemble. A bosser un peu à l’extérieur. A entretenir et à bricoler une maison récemment achetée. J’aime aussi bouquiner et regarder des séries débiles à la télé… Tout ça occupe l’air de rien !

3) A l'arrivée du "Trail des Forts" après avoir pris le relais de Damoto

4) De nuit les tresses gelées (et le reste aussi) par -13° à La Trotteuse

5) Duo de choc, pour une victoire en raid multi-sport

6) En raid aussi. Le roller fait partie du jeu

7) Triathlon local. Le temps n'était vraiment pas terrible

8) Je sais aussi faire le sherpa... rando 3 jours avec ma fille

9) Pour rire, je suis une piètre patineuse, mais le paysage est si magnifique

10) Il faut au moins ça, pour tenir la route dans tous les cas....


















