Honnêtement j’y allais pour l’ambiance et pour retrouver les filles. Par un concours de circonstance que je ne m’explique encore pas aujourd’hui je me suis retrouvée devant accrochée à Brinouille qui elle avait bien décidé de faire un temps et pas de ramasser des fleurs en admirant le paysage… J’ai suivi le mouvement le temps que j’ai pu et j’ai découvert un côté de la course à pied que j’ignorais totalement jusqu’alors : la notion de performance. Il était donc normal que je fasse une place de choix à celle à qui je dois une de mes célèbres expressions : « je vais faire ma brinouille !!! ».
Petite présentation :
Licenciée FFA à l’ Athlétic Club 15ème Paris, j’ai 38 ans (j’en aurais 39 en juin), sans enfant. Je suis styliste en corseterie.
Mon palmarès :
J’ai participé à beaucoup de 5, 10 kms et semi-marathons en région parisienne. (La parisienne, l’Humarathon, les 20 km et le semi de Paris, ect…), et -enfin !- au marathon de Paris 2007. Je reste par obligation une coureuse de bitume même si je rêve de plus d’espaces verts. Le trail de Saint Amant 2007 en Auvergne a été d’ailleurs une vraie révélation. En Région parisienne j’adore tout particulièrement la vision ludique et décontractée des courses de l’association Funevents http://funevents.free.fr. Avec eux, j’ai fait un run & bike, l’Indian Race (On court affublés de noms d’indiens et de plumes dans la forêt et la boue), le « trifun » 2007 qui fut mon premier triathlon. Je participe aussi à toutes les courses de la Saint Valentin de l’association Frontrunners http://www.frontrunnersparis.org et presque toutes celles du parc des Buttes Chaumont à Paris. (Pour s’améliorer dans les côtes)
Mes meilleurs chronos :
10 km du Luxembourg 2006 : 44mn27
semi de Boulogne 2006 : 1h39mn27
marathon de Paris 2007 : 3h48mn47
Mon prochain objectif : passer sous les 3h40 au marathon de Chavagnes en Pallier le 3 mai 2008 (avec Fred comme lièvre), faire un ekiden avec mon club fin mai. En fait, avec mes amis nous prenons le prétexte d’un trail pour fuir paris : on commencera donc par le trail du bout du monde en Bretagne à Plouzané le 6 juillet (35 ou 15 km), puis direction le triathlon de Gretz sur Loing le 27 juillet.
Comment suis-je arrivée à la course à pied ?
J’ai toujours été une joggeuse du dimanche mais j’ai commencé la course à pied « sérieusement » en 2004 pour plusieurs raisons :
-j’ai arrêté de jouer en équipe de hand-ball, j’ai éprouvé le besoin de pratiquer un sport aussi intense…. Et ce que je préférais dans le hand c’était courir !
-J’ai travaillé dès 2004 dans une cave sans fenêtre et dans un cadre stressant… j’ai vite pris l’habitude de prendre de bons gros bols d’air et de me défouler après ma journée de travail.
- je tempère le côté hyper frivole et féminin de mon métier. Mon côté féminin et délicat s’exprime pleinement dans les froufrous et les rubans, ma part masculine et offensive dans le sport.
Après je fais aussi un peu de yoga, de capoeira, de natation est d’escalade….en fonction de l’énergie et du temps qu’il me reste, donc beaucoup moins assidûment.
Que t'apporte la pratique de ce sport ?
Malgré la solitude nécessaire qu’imposent les plans d’entraînement, j’ai une pratique très conviviale de la course à pied. Cela m’apporte beaucoup d’amis, beaucoup de blessures aussi, car la nature m’a doté de pieds laxes et fragiles (je collectionne les tendinites). D’où mon surnom de « Miss Tamalou »…Mais je suis têtue : plus je me découvre fragile, plus j’essaye d’aller plus loin. J’aime me dépasser, passer la ligne d’arrivée épuisée mais heureuse. Comme j’aime courir à perdre haleine et ne me ménage pas, je me prépare sérieusement au sein de mon club pour disons « limiter les dégâts ».
Comment es-tu passée du jogging à la préparation sérieuse d'un marathon ?
J’ai voulu comme toute fille améliorer ma silhouette, puis mon esprit de jeu et de compétition a pris le dessus. J’ai alors essayé de courir aussi vite que le gars d’à côté sur le tapis au club de gym, puis de courir encore un peu plus vite… Quand je me suis senti prête, je me suis inscrite à un 10 km pour voir : j’ai trouvé ça chouette. Puis j’ai fait encore un peu plus long avec le semi. Le marathon c’est devenu une obsession parce que mes blessures m’ont longtemps empêché de l’envisager…. j’y suis arrivé en mars 2007 avec le marathon de Paris. Maintenant j’ai envie de varier les plaisirs et les paysages, et d’embarquer mes copains sportifs mais pas forcément passionnés par la course à pied dans mes délires : on a donc essayé course à pied + vélo, course à pied + kayak, puis un triathlon vert.
Comment gères tu l'entraînement et la vie quotidienne ?
Malgré le fait que je n’ai pas d’enfants, la gestion de mon entraînement est sur le fil : mon travail est très envahissant car la création n’aime pas les horaires fixes, et les parcs parisiens ferment tôt. Mais je me lève de bonne heure le matin, et je brave souvent la nuit (accompagnée si possible par des copains)
Le regard de ton entourage a-t-il changé sur toi ?
Avant le marathon il y a eu de l’inquiétude et une once de désapprobation de la part de mon père ! Mes proches me savaient sportive mais pas forcenée à ce point ! Mon obsession de la course à pied agace parfois mon homme, mais la constance et le sérieux de ma préparation comme ma volonté en course impressionnent. Mes amis se laissent contaminer par mon enthousiasme et mon énergie : je suis devenue « celle que l’on appelle quand on veut faire du sport».
As tu des rêves de courses pas encore réalisées ?
Je ferais bien de beaux raids multisports comme le Défi vert et une belle aventure humaine comme le raid28.
Encore quelques petits triathlons qui sont un prétexte pour apprendre le crawl… parce que pour l’instant je brasse…
Et surtout le marathon de New York en catégorie vétéran, en atteignant les minimas qualificatifs pour éviter la loterie.