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Portrait du mois

MumuFromParis

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Pour fêter l'été j'ai décidé de vous présenter Murielle alias MumufromParis. Pourquoi ce choix ? Parce qu'elle a un sourire qui vous ensoleille la journée déjà ! Ensuite parce qu'elle m'a permis de finir le marathon du Mont Blanc (il faut lire le CR pour comprendre) et rien que pour ça elle méritait les honneurs du portrait du mois.
Cécile

photo_Muriel

J’ai 36 ans, et je suis Parisienne depuis toujours. Après une incursion dans l’édition, un passage sur le Web avant que la bulle Internet n’éclate (je rédigeais des contenus et trouvais des accroches pour les sites de marques comme Michelin, Playtex ou Château Margaux) et une reconversion dans la presse, me voilà  journaliste dans un magazine féminin mensuel « très glamour » à fort tirage. Journaliste, c’est un statut qui recouvre divers métiers (du rédacteur à l’iconographe en passant par le maquettiste et le secrétaire de rédaction : moi). Mon métier : débusquer les fautes d’orthographe et de grammaire, vérifier les infos (de l’adresse d’un coiffeur tendance au nom du site Internet du syndicat de l’éclairage -lisez attentivement le n° de septembre, vous comprendrez), couper le texte quand la rédactrice a été trop bavarde ou que la maquette a mis une énôôôrme image au détriment des pauvres petits mots, le remettre d’aplomb quand une phrase est un peu bancale et trouver des légendes photos et parfois des titres (de préférence « drôles, compréhensibles immédiatement et par tous, merci »). Bref, Maître Cappello, c’est moi. J’adore mon boulot, j’aime le côté méticuleux, un peu « rat de bibliothèque » du métier de correcteur et l’aspect ludique de la réécriture, du travail sur le texte et sur les mots. Ça tourne parfois aux querelles de clocher (« Mais si, je te dis “qu’amener quelque chose –au lieu d’apporter–, c’est accepté maintenant dans Le Larousse”, ce genre…) ou à la franche rigolade (« Mais non, on ne peut pas titrer “Fesses book” pour un sujet beauté. Oh puis finalement si. ») . Les autres bons côtés du job : je n’ai pas acheté de produits de beauté depuis 2007 (date de mon embauche au journal), j’ai appris qu’il y aussi une mode pour les couleurs de vernis à ongles (c’est toute ma vie de femme qui en a été transformée), j’ai débloqué du temps de cerveau disponible pour retenir le nom de toutes les « it girls » du moment et j’ai surtout rencontré une équipe de chouettes filles assez différentes des clichés qui circulent sur les rédactrices de magazines féminins.
J’aime bien écrire aussi, pas des romans ni des poèmes (j’en ai lu de trop bons pour leur faire injure…).
Des livres et moi !
Enfant et jusqu’à 14 ans environ, je suis plutôt sportive, je fais de la gym en plus des heures de sport à l’école, du tennis quatre heures par semaine (avec passion) et du modern jazz comme toute fifille qui se respecte. Du violon aussi, ça compte pour la gymnastique des doigts ! Mais je n’ai absolument pas l’esprit de compétition, pendant les matchs de tennis inter-clubs, je donne les points à mes adversaires, me confronter à l’autre, en tout cas dans le domaine sportif, me pose un problème. En parallèle, je lis dès que j’ai une minute de libre, je dévore quasi tous les ouvrages de la bibliothèque familiale (de là vient ma passion pour Zola et ses Rougon-Macquart, thème de mon mémoire à la fac). Depuis toute petite, j’aime m’isoler, me mettre dans ma bulle, m’évader en solitaire.
Pendant cette période, nul fricotage entre la course à pied et moi. Pourtant j’ai vu mon père courir pendant toute mon enfance, surtout en vacances où il s’échappait au petit matin pour sa sortie quotidienne à la fraîche.
Et ma meilleure amie a bien tenté de m’entraîner avec elle dans ses footings dominicaux sur les bords de Marne, rien à faire, le seul mot « courir » pendant les heures de sport obligatoires au collège suffit à me faire tourner les talons (en marchant, bien sûr).
L’âge de déraison
A partir de 14 ans, c’est encore pire, j’entre dans ma phase –stupide- « le sport, à quoi ça sert ? », pendant laquelle je suis plus préoccupée par les soirées, Baudelaire, Depeche Mode et les Doors, les garçons et les cigarettes (dans le désordre).  La vue d’un sportif en tenue fluo suscite chez moi incompréhension, moquerie et peut-être un peu d’envie, qui sait… En tout cas j’ai choisi mon camp, avec l’intransigeance de l’adolescence : moi, je travaille mon esprit, le sport, c’est pour les « p’tites têtes ». Un autre monde, quoi.
Les années multi-sport
Cette phase s’achève à 21 ans au moment où je décide d’arrêter de fumer (j’inhale à l’époque près d’un paquet de clous de cercueil par jour). Pendant un an je suis inscrite dans une salle de sport, je ne fais plus que ça (en plus de mon DEA), et je suis assidue. Mon programme quotidien : cours collectifs, step, machines de muscu. Je prends du volume, c’est juste moche mais ça me fait du bien et ça m’aide à tenir.
Puis, j’arrête tout à nouveau pendant un an.
C’est l’appel du grand bassin qui me fait replonger l’année suivante : je nage trois fois par semaine et j’adore ça ! Encore une fois, c’est l’aspect solitaire et quasi hypnotique de ce sport qui me plaît. Me confronter à moi et à moi seule. Etre dans ma bulle.
Un nouveau départ
A 28 ans, un mariage et un bébé plus tard, me voilà à nouveau inactive, en fort surpoids (après la naissance de mon petit ange, c’est de 24 kilos que je dois me délester !). Bizarrement, l’idée de refaire du sport ne m’effleure pas, mais je me prends en main, Montignac devient mon gourou, les kilos s’envolent (en un an, tout de même).
Quatre ans plus tard, ma vie perso se complique, et pour la première fois, je chausse des vieilles baskets pourries pour aller courir de mon plein gré. Pourquoi courir ? Je n’en sais rien, c’est ma première impulsion. Mes motivations ? Tout se mélange : un grand besoin de m’échapper pour supporter le chagrin d’une séparation, de la fin d’une belle histoire, de l’idée qu’un enfant est au milieu de tout ça et qu’il va en souffrir, même si ça se passe plutôt « bien » ; c’est aussi l’euphorie d’une nouvelle rencontre amoureuse, la certitude que cette personne comptera dans ma vie ; un trop-plein d’énergie à dépenser dans tout ce maelström de sentiments contradictoires. Et enfin, l’envie de restaurer une image de moi un peu « pépère », forgée par quelques années de laisser-aller, comme si j’avais « oublié » mon corps. En tout cas, je n’en ai pas pris soin.
En plus, ce n’est certainement pas un hasard, mais après avoir épousé un écrivain (qui courait à l’occasion), me voilà en couple avec un sportif, un vrai : cycliste à haut niveau pendant plus de dix ans, skieur émérite, coureur occasionnel (tiens, tiens). Il n’a jamais allumé une cigarette de toute sa vie, le sport est une seconde nature chez lui. Bref, de nouvelles perspectives s’ouvrent à moi.
Mens sana in corpore sano ?
Je commence donc à courir « pour de vrai » à l’été 2006. Bien sûr, au début, je me traîne. Je grappille des minutes au fil de mes sorties, en octobre, j’atteins les 40 minutes et c’est une grande victoire ! Il me faudra trois mois pour que l’idée de m’inscrire à une course germe dans mon esprit désormais nourri aux endorphines capesques. Et ce sera carrément le semi-marathon de Paris 2007 (motivée par mon chéri qui le courra aussi) ! Je ne fais pas de vrai plan de prépa, je cours juste régulièrement (mais que je suis lente…). Entre-temps, j’apprends des mots bizarres comme « cardio, Polar… » et je m’équipe en textiles techniques, New Balance et ensemble Gore (ben oui, on est en plein hiver). Le semi se profile. Résultat : 2h26 de bonheur pur. J’ai dû courir ces 21 km et des poussières avec le sourire. Mon entourage est incrédule. Moi-même je peine à y croire, je l’ai fait !
A partir de ce jour-là, je suis « piquée ». A l’automne, je cours deux 10 km, les 20 km de Paris et le semi-marathon de Boulogne. En 2008, c’est le semi du Val de Marne, à nouveau les 20 km de Paris, Odyssea, le semi de Boulogne. Entretemps, je suis chatouillée par l’envie de m’inscrire au marathon de Paris 2009. Tout le monde me dissuade, y compris mon homme, qui a peur que j’y laisse trop de plumes. Mon père me dit que « je n’ai pas la morphologie pour les longues distances » (merci papa), mes amis n’y croient pas (normal, ils m’ont connue dans ma phase « bulot », difficile de m’imaginer en Paula Radcliffe). Bref, tout ce petit monde ne sait pas qu’il est en train de me forger ma conviction : non seulement je vais m’inscrire mais je vais le finir, ce marathon, rien que pour leur donner tort !!
La prépa commence donc dès le mois de janvier. Je ne pense qu’à ça, je dors marathon, je respire marathon, je rêve (ou cauchemarde) marathon, mais je garde tout ça pour moi. Pas question de partager mes doutes et de me laisser déstabiliser par les sceptiques. Encore une fois, je suis dans ma bulle… et je cours.
5 avril 2009, mon Philippe m’accompagne au départ, il me rejoindra au semi. J’ai la trouille, j’ai froid, chaud, j’ai envie de rire et de pleurer mais je me sens sacrément vivante ! Je boucle ce premier marathon sans souffrance en 4h58… J’appelle ma sœur qui au bout de 5 minutes de conversation comprend enfin que j’ai franchi la ligne d’arrivée, je trône dans mon salon, telle la « Queen mum », attendant les coups de fil de félicitations qui ne manquent pas de tomber. Je suis désormais considérée comme « une sportive », ce qui pour moi est une petite révolution, vous l’aurez compris.
Esprit CAF, es-tu là ?
Je narre ma course au bureau, et l’une des rédactrices du journal me glisse entre les mains le livre d’une certaine… Cécile Bertin. Je le dévore dans les heures qui suivent et m’inscris dans la foulée (ah ah) sur Caf, où de but en blanc je poste mon compte-rendu du marathon. J’ai compris un peu plus tard que ce ne sont pas des façons de faire, qu’il faut d’abord se présenter, que j’arrive dans un groupe et que la politesse la plus élémentaire est de rigueur, comme dans la « vraie vie », en fait. Bref, j’espère m’être rattrapée depuis.
Ensuite, la  lecture de vos exploits ou tout simplement de vos expériences sur Caf entretient mon envie de courir, encore et toujours. J’ai couru, depuis mon inscription plusieurs 10 km, des semis, un 14 km, le Nice-Cannes et à nouveau le marathon de Paris cette année (en souffrant beaucoup). Et j’ai aussi fait de belles rencontres… Je fais actuellement une pause pour cause de genou récalcitrant, mais je suis bien décidée à reprendre dès que possible. Mes projets de course ? New-York 2011 (ce qui me laisse le temps de me soigner). J’ai décidé cette année de courir moins, mais mieux, d’améliorer ma vitesse, bref, de faire bien les choses pour me sentir plus à l’aise sur ma distance favorite (pour l’instant : 42,195 km) et de faire des courses en relais pour me motiver.
Mes courses rêvées ? Peut-être une distance plus longue que le marathon, un jour, qui sait….
Ce que m’apporte la course à pied ? Du bien-être, c’est sûr, une sensation de liberté indéniable. Je me garderais bien de lui conférer une dimension métaphysique. Mais j’ai compris que j’ai enfin trouvé un sport qui me correspond vraiment, qui me permet de m’évader, de me dépasser tout en étant « dans ma bulle ». Et je ne me sens jamais aussi bien dans ma peau qu’après une sortie, même courte, même par grand froid, même sous la pluie ;-)

J’ai 36 ans, et je suis Parisienne depuis toujours. Après une incursion dans l’édition, un passage sur le Web avant que la bulle Internet n’éclate (je rédigeais des contenus et trouvais des accroches pour les sites de marques comme Michelin, Playtex ou Château Margaux) et une reconversion dans la presse, me voilà journaliste dans un magazine féminin mensuel « très glamour » à fort tirage. Journaliste, c’est un statut qui recouvre divers métiers (du rédacteur à l’iconographe en passant par le maquettiste et le secrétaire de rédaction : moi). Mon métier : débusquer les fautes d’orthographe et de grammaire, vérifier les infos (de l’adresse d’un coiffeur tendance au nom du site Internet du syndicat de l’éclairage -lisez attentivement le n° de septembre, vous comprendrez), couper le texte quand la rédactrice a été trop bavarde ou que la maquette a mis une énôôôrme image au détriment des pauvres petits mots, le remettre d’aplomb quand une phrase est un peu bancale et trouver des légendes photos et parfois des titres (de préférence « drôles, compréhensibles immédiatement et par tous, merci »). Bref, Maître Cappello, c’est moi. J’adore mon boulot, j’aime le côté méticuleux, un peu « rat de bibliothèque » du métier de correcteur et l’aspect ludique de la réécriture, du travail sur le texte et sur les mots. Ça tourne parfois aux querelles de clocher (« Mais si, je te dis “qu’amener quelque chose –au lieu d’apporter–, c’est accepté maintenant dans Le Larousse”, ce genre…) ou à la franche rigolade (« Mais non, on ne peut pas titrer “Fesses book” pour un sujet beauté. Oh puis finalement si. ») . Les autres bons côtés du job : je n’ai pas acheté de produits de beauté depuis 2007 (date de mon embauche au journal), j’ai appris qu’il y aussi une mode pour les couleurs de vernis à ongles (c’est toute ma vie de femme qui en a été transformée), j’ai débloqué du temps de cerveau disponible pour retenir le nom de toutes les « it girls » du moment et j’ai surtout rencontré une équipe de chouettes filles assez différentes des clichés qui circulent sur les rédactrices de magazines féminins.

J’aime bien écrire aussi, pas des romans ni des poèmes (j’en ai lu de trop bons pour leur faire injure…).

Des livres et moi !

 

Enfant et jusqu’à 14 ans environ, je suis plutôt sportive, je fais de la gym en plus des heures de sport à l’école, du tennis quatre heures par semaine (avec passion) et du modern jazz comme toute fifille qui se respecte. Du violon aussi, ça compte pour la gymnastique des doigts ! Mais je n’ai absolument pas l’esprit de compétition, pendant les matchs de tennis inter-clubs, je donne les points à mes adversaires, me confronter à l’autre, en tout cas dans le domaine sportif, me pose un problème. En parallèle, je lis dès que j’ai une minute de libre, je dévore quasi tous les ouvrages de la bibliothèque familiale (de là vient ma passion pour Zola et ses Rougon-Macquart, thème de mon mémoire à la fac). Depuis toute petite, j’aime m’isoler, me mettre dans ma bulle, m’évader en solitaire.

Pendant cette période, nul fricotage entre la course à pied et moi. Pourtant j’ai vu mon père courir pendant toute mon enfance, surtout en vacances où il s’échappait au petit matin pour sa sortie quotidienne à la fraîche.

Et ma meilleure amie a bien tenté de m’entraîner avec elle dans ses footings dominicaux sur les bords de Marne, rien à faire, le seul mot « courir » pendant les heures de sport obligatoires au collège suffit à me faire tourner les talons (en marchant, bien sûr).

L’âge de déraison

A partir de 14 ans, c’est encore pire, j’entre dans ma phase –stupide- « le sport, à quoi ça sert ? », pendant laquelle je suis plus préoccupée par les soirées, Baudelaire, Depeche Mode et les Doors, les garçons et les cigarettes (dans le désordre). La vue d’un sportif en tenue fluo suscite chez moi incompréhension, moquerie et peut-être un peu d’envie, qui sait… En tout cas j’ai choisi mon camp, avec l’intransigeance de l’adolescence : moi, je travaille mon esprit, le sport, c’est pour les « p’tites têtes ». Un autre monde, quoi.

Les années multi-sport

Cette phase s’achève à 21 ans au moment où je décide d’arrêter de fumer (j’inhale à l’époque près d’un paquet de clous de cercueil par jour). Pendant un an je suis inscrite dans une salle de sport, je ne fais plus que ça (en plus de mon DEA), et je suis assidue. Mon programme quotidien : cours collectifs, step, machines de muscu. Je prends du volume, c’est juste moche mais ça me fait du bien et ça m’aide à tenir.

Puis, j’arrête tout à nouveau pendant un an.

C’est l’appel du grand bassin qui me fait replonger l’année suivante : je nage trois fois par semaine et j’adore ça ! Encore une fois, c’est l’aspect solitaire et quasi hypnotique de ce sport qui me plaît. Me confronter à moi et à moi seule. Etre dans ma bulle.

mumu2

Un nouveau départ

A 28 ans, un mariage et un bébé plus tard, me voilà à nouveau inactive, en fort surpoids (après la naissance de mon petit ange, c’est de 24 kilos que je dois me délester !). Bizarrement, l’idée de refaire du sport ne m’effleure pas, mais je me prends en main, Montignac devient mon gourou, les kilos s’envolent (en un an, tout de même).

Quatre ans plus tard, ma vie perso se complique, et pour la première fois, je chausse des vieilles baskets pourries pour aller courir de mon plein gré. Pourquoi courir ? Je n’en sais rien, c’est ma première impulsion. Mes motivations ? Tout se mélange : un grand besoin de m’échapper pour supporter le chagrin d’une séparation, de la fin d’une belle histoire, de l’idée qu’un enfant est au milieu de tout ça et qu’il va en souffrir, même si ça se passe plutôt « bien » ; c’est aussi l’euphorie d’une nouvelle rencontre amoureuse, la certitude que cette personne comptera dans ma vie ; un trop-plein d’énergie à dépenser dans tout ce maelström de sentiments contradictoires. Et enfin, l’envie de restaurer une image de moi un peu « pépère », forgée par quelques années de laisser-aller, comme si j’avais « oublié » mon corps. En tout cas, je n’en ai pas pris soin.

En plus, ce n’est certainement pas un hasard, mais après avoir épousé un écrivain (qui courait à l’occasion), me voilà en couple avec un sportif, un vrai : cycliste à haut niveau pendant plus de dix ans, skieur émérite, coureur occasionnel (tiens, tiens). Il n’a jamais allumé une cigarette de toute sa vie, le sport est une seconde nature chez lui. Bref, de nouvelles perspectives s’ouvrent à moi.

mumu1

Mens sana in corpore sano ?

Je commence donc à courir « pour de vrai » à l’été 2006. Bien sûr, au début, je me traîne. Je grappille des minutes au fil de mes sorties, en octobre, j’atteins les 40 minutes et c’est une grande victoire ! Il me faudra trois mois pour que l’idée de m’inscrire à une course germe dans mon esprit désormais nourri aux endorphines capesques. Et ce sera carrément le semi-marathon de Paris 2007 (motivée par mon chéri qui le courra aussi) ! Je ne fais pas de vrai plan de prépa, je cours juste régulièrement (mais que je suis lente…). Entre-temps, j’apprends des mots bizarres comme « cardio, Polar… » et je m’équipe en textiles techniques, New Balance et ensemble Gore (ben oui, on est en plein hiver). Le semi se profile. Résultat : 2h26 de bonheur pur. J’ai dû courir ces 21 km et des poussières avec le sourire. Mon entourage est incrédule. Moi-même je peine à y croire, je l’ai fait !

A partir de ce jour-là, je suis « piquée ». A l’automne, je cours deux 10 km, les 20 km de Paris et le semi-marathon de Boulogne. En 2008, c’est le semi du Val de Marne, à nouveau les 20 km de Paris, Odyssea, le semi de Boulogne. Entretemps, je suis chatouillée par l’envie de m’inscrire au marathon de Paris 2009. Tout le monde me dissuade, y compris mon homme, qui a peur que j’y laisse trop de plumes. Mon père me dit que « je n’ai pas la morphologie pour les longues distances » (merci papa), mes amis n’y croient pas (normal, ils m’ont connue dans ma phase « bulot », difficile de m’imaginer en Paula Radcliffe). Bref, tout ce petit monde ne sait pas qu’il est en train de me forger ma conviction : non seulement je vais m’inscrire mais je vais le finir, ce marathon, rien que pour leur donner tort !!

La prépa commence donc dès le mois de janvier. Je ne pense qu’à ça, je dors marathon, je respire marathon, je rêve (ou cauchemarde) marathon, mais je garde tout ça pour moi. Pas question de partager mes doutes et de me laisser déstabiliser par les sceptiques. Encore une fois, je suis dans ma bulle… et je cours.

5 avril 2009, mon Philippe m’accompagne au départ, il me rejoindra au semi. J’ai la trouille, j’ai froid, chaud, j’ai envie de rire et de pleurer mais je me sens sacrément vivante ! Je boucle ce premier marathon sans souffrance en 4h58… J’appelle ma sœur qui au bout de 5 minutes de conversation comprend enfin que j’ai franchi la ligne d’arrivée, je trône dans mon salon, telle la « Queen mum », attendant les coups de fil de félicitations qui ne manquent pas de tomber. Je suis désormais considérée comme « une sportive », ce qui pour moi est une petite révolution, vous l’aurez compris.

mumu3

Esprit CAF, es-tu là ?

Je narre ma course au bureau, et l’une des rédactrices du journal me glisse entre les mains le livre d’une certaine… Cécile Bertin. Je le dévore dans les heures qui suivent et m’inscris dans la foulée (ah ah) sur Caf, où de but en blanc je poste mon compte-rendu du marathon. J’ai compris un peu plus tard que ce ne sont pas des façons de faire, qu’il faut d’abord se présenter, que j’arrive dans un groupe et que la politesse la plus élémentaire est de rigueur, comme dans la « vraie vie », en fait. Bref, j’espère m’être rattrapée depuis.;

Ensuite, la lecture de vos exploits ou tout simplement de vos expériences sur Caf entretient mon envie de courir, encore et toujours. J’ai couru, depuis mon inscription plusieurs 10 km, des semis, un 14 km, le Nice-Cannes et à nouveau le marathon de Paris cette année (en souffrant beaucoup). Et j’ai aussi fait de belles rencontres… Je fais actuellement une pause pour cause de genou récalcitrant, mais je suis bien décidée à reprendre dès que possible. Mes projets de course ? New-York 2011 (ce qui me laisse le temps de me soigner). J’ai décidé cette année de courir moins, mais mieux, d’améliorer ma vitesse, bref, de faire bien les choses pour me sentir plus à l’aise sur ma distance favorite (pour l’instant : 42,195 km) et de faire des courses en relais pour me motiver.

MDP_2010

Mes courses rêvées ? Peut-être une distance plus longue que le marathon, un jour, qui sait….

Ce que m’apporte la course à pied ? Du bien-être, c’est sûr, une sensation de liberté indéniable. Je me garderais bien de lui conférer une dimension métaphysique. Mais j’ai compris que j’ai enfin trouvé un sport qui me correspond vraiment, qui me permet de m’évader, de me dépasser tout en étant « dans ma bulle ». Et je ne me sens jamais aussi bien dans ma peau qu’après une sortie, même courte, même par grand froid, même sous la pluie ;-)

 

 

Atacama

Note des utilisateurs: / 9
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Des évènements récents sur le forum ont mis, bien malgré elle Atacama en avant. Mais au fait qui est-elle ? Qui se cache derrière ce pseudo de guerrière cheyenne ? Vous allez découvrir une femme extraordinaire pour qui la course à pied est un moyen de s’évader (oui je sais très mauvais jeu de mots !) et d’être juste tout simplement vivante.


atacama (1)

 

J'ai 42 ans, je suis originaire de Normandie et j'habite depuis 2006 en Aquitaine. Professionnellement, je suis spécialisée dans les bracelets.... (je vois d'ici les yeux de certaines qui s'illuminent !)....., les bracelets électroniques ! Ah oui, ça calme !

Je travaille dans l'Administration Pénitentiaire, faut il y voir un lien avec mes envies de m'évader et d'aller courir les campagnes ?!

La course à pied et moi c'est une longue histoire d'amour faite de moments forts, d'espoirs déçus et de grands bonheurs aussi. C'est ce que je vais vous raconter au travers de mon portrait.

galice fevrier 2010 100

Atacama Poussin

Dès toute petite je ne pense qu'à courir. Dans la cour d'école en Maternelle, je me revois pousser le « tourniquet » sur lequel il y a les autres écoliers en courant à un rythme effréné. En primaire, (nouvelle corde à mon arc !) je passe mes récréations à courir et... faire des bonds, arrachant les feuilles des arbres. L'instituteur pour me calmer me fera plus d'une fois recoller les feuilles à l'arbre avec un bâton de colle !

Pour autant je ne suis pas calmée... Et quand j'entre en 6ème je suis remarquée par ma prof de sport. Elle invite mes parents à m'inscrire dans un club d'athlétisme, mais ces derniers sont allergiques au mot sport et trouvent préférable pour moi que j'apprenne le crochet dans un club... Mais du 3ème âge ! Pas vraiment ce dont j'avais rêvé.

Courir est pour moi naturel. Et quand je marche on me dit que je saute, ce qui me vaudra d'être pendant longtemps surnommée « Z » comme « Zébulon »... Ce sport s'imposera donc à moi.

Ma prof de sport, alors que j'ai 10 ans réussira quand même à m'enlever le temps du Championnat Régional de Cross de Normandie où je termine sur la 3ème marche du podium.

Ce sera mon unique course jusqu'à mes 40 ans !

Atacama Sénior

Mes rêves de Championne se sont envolés avec les années. Adulte je pratique le sport en solo. Je fais du jogging, du VTT, du badminton, de l'aviron, du canoë, le tout en dilettante, frustrée de ne pas avoir embrassé la carrière de sportive dont j'avais rêvée. Mais une chose est sûre je ne peux pas vivre sans sport. Par ailleurs, je me passionne également pour la photo.

atacama (6)

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Puis en 2001 le jour où les tours s'écroulent à New-York je passe le concours de la Pénitentiaire dans lequel il y a des épreuves d'athlétisme. Et là nouveau déclic. Je boucle mon 400 mètres en 1'10. Je suis étonnée de figurer dans « les meilleures ».

Je décide donc secrètement de m'entraîner pour le Marathon de Paris (seul nom de course que je connais à l'époque !). Je cours tous les matins dans de mauvaises baskets 10, 15 km au feeling. Sans plan d'entraînement. Je m'hydrate mal, j'enchaîne avec des séances de badminton à gogo...

Evidemment, à faire n'importe quoi mon tendon d'Achille casse net fin 2002. Opération, plâtre pendant 6 semaines. 10 jours après avoir été déplâtrée, re-belote, le tendon casse à nouveau (le chirurgien a juste oublié de me dire d'utiliser des béquilles pour me déplacer !), re-plâtre pendant 6 semaines !

Mes rêves de marathon s'envolent à nouveau. Et pire je pense ne jamais pouvoir recourir, tant la rééducation est longue et laborieuse ! Je n'ose pas recourir pendant 5 ans.

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Atacama Vétérante

2008, j'ai 40 ans et je décide de reprendre la course à pied pour arrêter de fumer. Le 1er janvier, je m'inscris pour Marseille/cassis (autre nom de course que je viens de découvrir !). Ce coin de France me fait rêver et cela me laisse 10 mois pour me préparer et ne pas replonger côté tabac...

Et là c'est la révélation... Pendant 10 mois je m'entraîne à ma façon dans l'euphorie de l'objectif que je me suis fixé (moins de 2h00 pour 20 km, sans savoir si c'est possible, utopique : on verra bien le moment venu...).

Marseille, octobre 2008, je prends mon 1er départ perdue dans une foule compacte. Je fais la connaissance de Bob en attendant le coup de pistolet libérateur : 70 ans, tatoué et percé de partout, les cheveux longs, il semble avoir couru et baroudé partout en France et à l'étranger. C'est son énième Marseille/Cassis... Il me prend sous son aile et m'invite à le suivre pour « ne pas me griller » dans la montée !

Finalement, je franchis le Col de la Gineste avec facilité, je temporise même pour attendre Bob qui dégouline de sueur et n'est pas au mieux. Il m'ordonne de partir devant et dans la descente galvanisée par l'ambiance, j'ai le sentiment de voler et je redeviens à cet instant l'Atacama enfant... J'atteins mon objectif les larmes aux yeux...

Je découvre l'ambiance d'avant-course et d'après-course. Je suis fascinée moi qui pendant longtemps pensais que les courses étaient réservées aux champions et athlètes confirmés. Je réalise qu'elles sont aussi faites pour moi et qu'être en Club n'est pas une condition nécessaire pour s'aligner au départ d'une course.

Cette période de ma vie coïncide également avec la rencontre avec Ehbehoui... Elle me fera découvrir Courir Au Féminin mais aussi me donnera « mon » 1er magazine de course à pieds Je le lis et le relis émerveillée par ce monde que je découvre... Elle s'improvisera également « coach » d'Atacama et me fera mon 1er plan d'entraînement que je ne suivrais pas bien évidemment mais que je suis contente de regarder !

Je passe le plus clair de mon temps sur CAF à lire les compte-rendus, m'inspirer des méthodes de course des unes (Brinouille par exemple. Je ne sais pas pourquoi « elle » mais c'est ma référence à distance), admirer la détermination ou les exploits des autres... (Et là il y en a trop à citer !)

2009 : Un nouveau départ

A partir de là, on ne m'arrêtera plus... Je n'ai pas assez de week-ends pour envisager tout ce dont je rêve : courses nature, raid, semi-marathon, 10 km... J'ai une envie de tout courir à condition que le coin soit joli. Pour chacune de ces disciplines je m'amuse comme une « gamine » avec une préférence pour les courses « nature ». J'aime la campagne, la boue (bien qu'un peu maniaque pour mes baskets !), les paysages de vigne, les odeurs de forêt et la convivialité plus prononcée de ces dernières. Je suis trop fière de faire mes 1ers C.R sur CAF.

Parallèlement j'ai envie de découvrir qu'il y a des personnes réelles qui se cachent derrière leur clavier et ma première rencontre CAF se fera sur un 10 km en Normandie. Je donne rendez-vous à Eric qui accompagné de Cecil me décomplexera définitivement. A cette occasion « Atacama sister » y fera sa première course, son 1er 10 km tout comme moi d'ailleurs. Un collant DIM sous le short et sans chaussette dans les baskets, elle amusera Eric et ce sera l'occasion d'une bonne partie de rigolade... J'ai fait de Eric mon grand frère de cœur, moi qui n'ai que des sœurs.

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J'enchaîne les courses : mon enthousiasme et quelques prédispositions naturelles suffisent à me faire monter sur les podium que j'enchaîne également (j'allais ajouter sans le faire exprès, si si c'est bien vrai !).

Je n'en reviens pas. Je termine mon 1er semi-marathon à Annecy en avril 2009 en 1h34 et des poussières sans entraînement spécifique et deviens championne de France Pénitentiaire ! Cette année, je suis en attente de réponse pour les Championnats d'Europe de Cross de l'Administration Pénitentiaire... Incroyable pour moi qui suis amateur et autodidacte... Deux ans après mon 1er dossard, je cours le 10 km en 41'30. Pas de quoi crier au miracle mais de quoi largement me satisfaire. Si j'ai intégré les notions de VMA, fractionnés etc... Je ne les ai pas encore mises en pratique. Je cours en m'amusant comme sur le marathon du Medoc mon premier et unique à ce jour. C'est là que je reconnais Chantaki au km 20 parmi le nombreux public, je m'arrête, on fait la « causette » et c'est le début d'une belle amitié.

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Les filles d'Aquitaine

Bientôt Chantaki forme le groupe des Filles d'Aquitaine. Il y a Bullit, « la femme d'expérience », Chantaki notre soleil, Nathou « la pro », Seyches « la rêveuse », Turbotine47 « l'oeno-sportive », Sealine « la débutante », Pomponette « l'acharnée », Liboulou « la discrète », Melina de « malin maligne », Ehbehoui... « l'intermittente » et toutes les autres Téresa, Patou etc... que je connais moins... Je m' intègre avec bonheur au groupe et j'éclabousse les filles de mes rêves, tant et si bien qu'une partie d'entre elles signent comme moi pour le Cross du Mont-Blanc, d'autres me suivent sur le Raid d'Hostens etc...

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J'espère secrètement que d'autres groupes régionaux verront le jour (mais je crois que le Pays de la Loire en a aussi crée un !) et que ce sera l'occasion de belles rencontres et challenges amicaux !

La course à pied par le biais de Courir au Féminin m'offre tout ce dont je rêvais secrètement : la rencontre virtuelle et/ou réelle avec des passionné(e)s comme moi, la concrétisation de projets toujours reportés avec la notion de plaisir comme leitmotiv.

Comme vous vous en êtes rendu-compte au travers de mes écrits, je cumule les déboires sur les podium, tantôt rétrogradée de 2ème à 5ème, tantôt récupérant mon podium de justesse car inscrite en VH, tantôt comme récemment, victime de l'amnésie de l'Organisateur qui fera d'une autre la vainqueur officielle sur le podium du village !!! Mais cela n'entame pas mon enthousiasme, mon bonheur de courir et ma motivation (s'il y a bien un groupe auquel je n'appartiendrai jamais je crois c'est « Viens chercher motivation... » car moi il faudrait plutôt me motiver à rester chez moi parfois !!!)

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Mes rêves, mes projets

C'est dans cette logique que progressivement j'ose envisager des courses de plus en plus folles : dans mes beaux projets 2010, il y a le Cross du Mont-Blanc, mais aussi un magnifique trail sur Belle-Ile-en Mer en septembre. (Merci Marco de m'emmener au bout de mes rêves mais me voilà aussi embarquée au « Sans borne du Diable », un Raid de 116 km conciliant VTT, canoë, tyrolienne, parcours aquatique et aérien, trail bien sur ! ).

Un marathon aux USA me ferait rêver aussi, mais un joli parcours près de chez moi me procurerait autant de bonheur... Je préfère ne pas trop planifier pour garder le sentiment de liberté intact et laisser la part belle à l'improvisation. Un ou 2 projets planifiés par an c'est déjà pas mal pour moi !

Les courses à étapes me font de l'œil aussi. Mon rêve le plus fou : le Raid « l'Etoile d'Atacama » au Chili : un raid (trail)sur 9 jours de 275 km environ au milieu des plus beaux paysages du monde (oui oui oui, ma sœur me l'a dit !), dans le désert le plus aride de la planète, avec vue sur la Cordillère des Andes . Mais aussi le Marathon des Sables quand je serai entraînée... La Trans'Aquitaine et.... STOP ! Une chose après l'autre !

Toute cette histoire pour vous dire que la passion est un moteur extraordinaire, et que si la course à pied n'a rien changé à mon mode de vie, elle a changé ma vie... J'espère aussi vieillir comme notre « Josette » nationale et éprouver à 70 ans le même plaisir à courir...

Au plaisir de vous rencontrer au départ d'une course....

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cahagnes -50 ans thierry -31 mai 2009 196

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Isarun

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Parce que c’est ça CAF, la chance de découvrir des femmes exceptionnelles comme Isarun, alias Isabelle. Vous pourrez également trouver l’article que Femme Actuelle lui a consacré et ce n’est qu’amplement mérité !

Isajuillet09

J’ai fêté mes 30 ans en septembre dernier. Célibataire et 398 enfants… dont je m’occupe, étant coordinatrice d’une ONG à Diego Suarez, Nord de Madagascar, pour une ONG (Cœur et Conscience) qui prend en charge des enfants et des familles démunies. Un changement de cap radical que j’ai pris il y a plus de deux ans maintenant : de parisienne toujours overbookée, j’ai décidé de donner du sens à ma vie en aidant les autres.

Je ne suis qu’une petite joggeuse débutante qui n’a couru qu’une course, les foulées de Vincennes en février dernier. J’aimerais participer à plus de courses, mais je ne suis qu’une fois par an en France : 1ère course, 1er 10km, avec des températures bien basses (je passais alors de près de 40° à -2°…) mais je suis fière de mon chrono : 57’56. Cela m’a donné envie de poursuivre. Mes projets pour cette année : le semi qui est organisé à Diego le 26 septembre. C’est un challenge et j’espère pouvoir m’attaquer au marathon en 2011 ! Et sinon, courir pour des causes humanitaires, courir « utile », ca me plairait bien. J’admire les coureuses d’ultra et qui sait, j’en serais peut être capable un jour !!

iSARUN

J’ai débuté la Cap en juillet 2009. En fait, j’ai commencé un peu par dépit (shame on me !!) J’ai fait beaucoup de danse et de fitness auparavant mais, étant donné mon lieu de vie, je n’avais plus trop le choix dans l’activité sportive… La seule chose que je pouvais faire, c’était courir ! Et vu que j’avais un très mauvais souvenir de mes années collège (comme beaucoup je crois), j’ai eu beaucoup d’appréhension et beaucoup de difficultés. Etant plutôt impatiente, la CAP m’a demandé de prendre mon mal en patience pour progresser « mora mora » comme on dit ici (doucement, doucement)…  Sinon, après la CAP, toujours du stretching  (bonne séance quand j’ai suffisamment de temps) et je fais du yoga également. Je cours le matin tôt car il fait moins chaud et toujours à jeun mais je vais devoir changer ça car les sorties longues et les fractionnés hard ne vont pas tarder à arriver !!!

Ce sport me permet soit de résoudre des problèmes auxquels je suis confrontée chaque jour, soit au contraire de faire abstraction de tout ça et de me concentrer sur ma sortie. Ca varie… Et je me rends aussi souvent compte de la chance que j’ai de pouvoir courir, avec mes deux jambes, sans souci de santé particulier (ah si, il y a mes satanés points de côté mais bon…). Ca me donne des ailes parfois !

Des rêves de courses, j’en ai plein !!! J’ai le rêve d’organiser une course pour les enfants que nous aidons ici à Madagascar mais déjà le rêve de boucler un semi, puis un marathon, un trail et pourquoi pas un ultra !!! Pour les lieux, ce sera où le vent me portera…

J’ai vite découvert CAF en surfant pour avoir des conseils pour débutantes. Quand j’ai trouvé ce site et que j’ai vu toute cette entraide mais aussi les progressions de chacune, ca m’a motivé et montré qu’on pouvait y arriver en s’en donnant les moyens et en persévérant.

Donc, un grand merci à vous toutes pour vos encouragements et un grand merci à Eric, notre coach international !


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femmaActu2009-page2

   

Stephany

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Stéphanie, née en Normandie et vivant en Seine et Marne (77).

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J'ai 38 printemps et maman  au foyer de 4 enfants Enzo 11ans, Lola 9ans, Jessie 6ans et Warren 3ans. Je suis devenue sourde à l'âge de 14 mois, ma surdité s'est aggravée avec l'âge jusqu'a mes 12 ans pour atteindre jusqu'a 95% de surdité. Avec mon handicap j'ai appris à me battre pour obtenir quelque chose et pouvoir m'intégrer dans la société et mon caractère s'est forgé! rire

J'ai été 3ème au championnat des sourds de France en 1986, puis une 1ere course dans le monde adulte : la parisienne en 2002 en 36mn, et 10km des jogging des notaires en 52mn mais j'ai été traumatisée par des hommes féroces car bousculades et crachats et me suis jurée que je ne participerai plus aux courses mixtes !

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2007 et 2008 encore la parisienne en 38mn ,puis en octobre 2008 je me suis inscrite au forum  Courir Au Féminin et hop les courses se sont accumulées à partir de 2009. Grâce au site j'ai osé  franchir le grand pas et revenir aux courses mixtes : mon 1er semi de Paris en 2h03, puis des 10kms(de février 53mn à  octobre 50mn), trois trails dont un de nuit , Paris-Versailles en 1h30, les 20 km de Paris en 1h45, Marseille-Cassis en 2h03 et la dernière parisienne en 31mn.

stephany3

Mon projet cette année en 2010 est mon 1er marathon le 1er mai à Sénart.

Comment
as-tu commencé la course à pied ?

Au collège, c'était mon prof de sport qui m'avait un peu poussé ,j’ai couru pendant 2ans pour disputer des courses entre collèges, puis j'ai fait d'autres sports : du kayak, escalade, piscine, de la plongée sous marine avec un niveau 2. En janvier 2002, j'avais recommencé à courir pour perdre du poids à cause de mes 2 grossesses et j'avais vu sur un magazine une course féminine qui se déroulait en septembre 2002 : la parisienne. C'était ça qui m'avait motivée pour aller jusqu'au bout ,en 6 mois j'avais perdu 12kg, après je suis devenue accro à la CAP, j'avais des prospectus des prochaines courses dont les 20 km de Paris (encore dans mon tiroir!) mais j'avais arrêté car bébé 3 en route. En 2007 mon dernier avait 10 mois, j'allaitais encore mais mes pieds me démangeaient que j'ai rechaussé mes runnings et depuis je n'ai plus arrêté, au début c'était un footing par semaine et chaque année je rajoutais une séance de footing.

stephany10

J'aime courir car il n'y a pas de contraintes d'horaires, je cours où je veux et quand je veux, c'est un sport individuel c'est parfait pour moi car je suis indépendante! J'ai repris la natation il n'y a pas longtemps pour compléter en plus.

Que ce soit physiquement ou intellectuellement si je peux dire (j'y vois du spirituel moi dans tout ça, enfin surtout dans la distance longue mais ce n'est pas facile à faire comprendre aux autres...), la course à pied me procure la liberté de m'évader, de rêver, de bouger. J'ai besoin d'un effort physique, et je suis zen après ce sport et une bonne douche!

stephany5

Comment passe t on du jogging à l'idée de se lancer sur marathon

C'est fou ce qu'on peut changer! J'avais même dit que je ne ferai jamais de marathon de ma vie il y a 1an! Puis l'idée me trottait petit à petit mais c'était pour plus tard , après c'était prévu pour mes 40 ans, puis j'ai eu une belle double entorse lors du trail de nuit le jour de mon anniversaire le 31 octobre 2009! Et c'est là que j'ai eu un déclic! je me suis rendue compte qu'il ne fallait pas attendre pour faire quelque chose qu'on a envie de faire, on sait jamais ce que la vie nous réserve! Je me suis promis une fois guérie que j'allais faire mon 1er marathon en 2010,est-ce une revanche?  Peut-être car pendant 2 mois sans courir, je n'étais pas bien mentalement, ca m'énervait quand je voyais des coureurs à coté de chez moi ! J'harcelais mon kiné pour savoir quand je pourrais courir? Et je me suis inscrite au marathon de Sénart quelques jours après avoir repris la CAP début janvier et je suis heureuse! Bien sûr j'appréhende.

stephany7
As-tu des rêves de courses pas encore réalisées ? et pourquoi celles là ?

Mon rêve c'est de terminer mon 1er marathon sur mes 2 jambes debout et non à 4 pattes ou en rampant, autre rêve c'est de courir pendant longtemps jusqu'à Vétérane 5 si ca existe? encore un autre c'est  de faire une course en étape avec 10 à 15km par jour pour voyager , et de participer à Deaflympics (jeux olympiques des sourds) à Barcelone en 2017 , mais ça faut voir ce n'est pas sûr !

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