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Lors de ma reprise après le petit 4° et en vue du marathon de La Rochelle, je me suis inscrite à la Parisienne.
J'ai retrouvé tout un groupe de copines du forum www.courseapied.net dont Brinouille, Thyo et Martine. Nous avons convenu à ce moment là de nous retrouver sur les 20km de Paris et de les courir ensemble coachées par Marielle, alias la baronne, une déesse rousse coureuse (dont je vous parlerai prochainement). C'est grâce à Martine et à son soutien que j'ai retrouvé ma confiance en moi.
Cette course à ses côtés a été primordiale dans ma préparation, me confortant dans l'idée que j'allais y arriver et que tous les septiques autour de moi en seraient pour leur frais ! Comme moi, sa vie de coureuse a été ponctuée et le sera encore longtemps sûrement de belles rencontres. Il était donc normal que je vous présente Martine.
Martine, 53 ans, vit à Paris, directrice d'un salon de coiffure.
Pendant toute ma jeunesse passée dans une petite ville de Bretagne j'étais très sportive : basket, gymnastique. Et vers l'âge de 20 ans j'ai cessé toute activité sportive, notamment pour des raisons professionnelles. Et j'ai hélas aussi beaucoup fumé, une trentaine d'années environ.
A l'aurore de la quarantaine (l'aube de la cinquantaine donc), avec l'arrivée de la ménopause j'ai eu envie de me bouger. Depuis quelques temps déjà, je faisais du yoga pour m'aider à arrêter de fumer, décision prise en octobre 2003.
Mais j'avais peur de mal vieillir, de grossir notamment, l'arrêt de la cigarette et l'arrivée de la ménopause pouvant s'avérer redoutables. J'avais une activité professionnelle passionnante mais très prenante et souvent stressante, et l'idée de pratiquer la course à pied m'est venue lors de mes vacances en Bretagne à l'été 2004.
Les bonnes résolutions de l'été 2004.
Une paire de chaussures de sport, un short et un maillot en coton, je partais à fond sur les sentiers côtiers du Morbihan, face à l'île de Groix, mais j'étais cramée au bout de 300 mètres. Intuitivement j'ai eu l'idée d'alterner marche et course.
Rentrée à Paris fin août je décide de continuer à courir le dimanche matin.
Habitant à proximité de Bastille je partais vers le coulée verte, ce n'était déjà pas facile de sortir en short par peur du regard des autres, mais en plus c'était difficile au niveau purement sportif. A cause de chaussures inadaptées j'ai eu une pathologie au pied, donc médecin du sport, infiltration, et reprise mais cette fois correctement équipée cette fois-ci au niveau des chaussures.
Peu à peu, j'augmente ma distance de course sur la coulée verte : demi-tour au pont de l'avenue Daumesnil, puis vers le jardin de Reuilly. Parallèlement je commence à lire les magazines spécialisés pour comprendre ce qu'il fallait faire, et surtout ne pas faire !
J'ai persévéré dans ma sortie dominicale hebdomadaire, et un beau matin je suis arrivée au lac Daumesnil à l'orée du bois de Vincennes et j'en ai fait le tour (le lac, pas le bois...). Cela représentait une bonne dizaine de kilomètres.
Janvier 2005, je cours donc depuis plus de quatre mois et depuis peu je vais également dans une salle de sport pour courir un peu sur un tapis en plus de ma sortie en plein air. Car j'ai pris une grande décision : participer à une course. J'ai lu dans un magazine une annonce pour les 10 km du XIVe. Ma fille m'accompagne. Je ne sais pas qu'il faut accrocher son dossard sur l'abdomen. Une puce ? C'est quoi ? Où ça se place ? Ils sont tous emballés dans des cas poubelle ou des maillots de protection car il fait froid (quelle secte bien étrange...), je cours comme je peux, m'accrochant à la foulée d'un monsieur qui semble lui aussi à la peine.
Il me semble que je termine assez loin dans le classement, en un peu plus de 57 minutes. J'ai l'intuition que pour une première course avec si peu de pratique c'est un chronomètre plus qu'honorable..
Je continue à m'entraîner tous les dimanche, j'ai désormais un peu plus d'aisance, j'ai acheté un tapis de course même je l'utilise très peu.
Début avril 2005, je reste plus d'une heure à la Bastille à regarder passer les marathoniens : les handicapés, l'élite hommes puis femmes, les très bon coureurs, les moins rapides, les vieux, les femmes, je suis émue aux larmes. Cela me semble une autre planète. Le Marathon ! 42 km ! En courant !
De la course aux courses
Je découvre le forum www.courseapied.net/forum où je pioche une mine de renseignements utiles, et qui va me permettre de rencontrer des gens adorables : Brinouille, Duduche, Pierrot, Jean-Luc, Vincent, Frédéric, Ouille.
Au mois de mai 2005 je cours les 10 km de Handicap International en 57'23''.
Je prends goût à la course, aux courses. Alors je remets ça début juin pour les 10 km du château dans le bois de Vincennes.
Il fait chaud, et je n'aime pas ça en bonne Bretonne que je suis. Je termine dans le rouge en 57'02''. Je suis un peu déçue de ne pas progresser significativement, mais Frédéric qui était là pour m'encourager me dit qu'avec mon peu de pratique et mon passé de fumeuse c'est vachement bien.
Et je suis stupéfaite lorsqu'il me propose de courir avec eux, « les Vincennus » le dimanche matin. Eux des marathoniens, coureurs expérimentés, je vais être un vrai boulet ! Je suis morte de trouille. Première sortie avec Frédéric et son fils dans la poussette, il va vite, mais il s'excuse et il s'arrête souvent. D'autres sorties en groupe suivent, ils sont tous adorables avec moi, ils m'attendent, je suis parfois obligée de m'arrêter, mais je cours désormais quasiment 1h30.
Nouvelle course début juillet à nouveau sous la chaleur, les 12 km des foulées d'Ile de France au bois de Vincennes. Frédéric me conseille, il me voit terminer en 1h10' et je cours effectivement en 1h10'.
En août en Bretagne je cours les 10 miles (16,1 km) de Lorient en moins de 1h25.
Je cours désormais chaque dimanche avec « mes »Vincennus, des sorties de plus de 90 minutes, et j'ajoute une séance le mercredi soir, où je découvre la piste et les fractionnés. Puis rapidement je cours également le lundi, qui est mon second jour de repos car je travaille le samedi. A ce sujet les compétitions du dimanche sont parfois difficiles car j'ai la fatigue de la semaine et notamment ma nocturne du jeudi où je termine à 21 heures, et mes samedis de folie.
Septembre 2005, je participe à la Parisienne, 6 km en 30'15 ‘', près de 12 km/h, et nous terminons secondes du challenge par équipes, avec Brinouille notamment. Puis je goûte à mon premier podium lors des 10 km du jardin du Luxembourg, victoire en V2 en moins de 48 minutes.
Frédéric me prépare un plan d'entraînement pour les 20 km de Paris début octobre 2005, à peine plus d'un an après mes débuts. La course se passe très bien, je termine en 1h44'14''.
Que de chemin parcouru en une année, moi la « petite débutante » de la Bastille !
En route vers le marathon !
Fin novembre 2005, je suis du voyage vers la Rochelle pour encourager Baltha, Jibé et Frédéric qui vont courir le marathon. Baltha et Jibé n'en ont jamais couru, Frédéric est un habitué de la distance.
Il fait un froid glacial, je cavale en différents points du circuit, connaissant à peu près leurs temps de passage prévus. Je frémis à chaque fois qu'ils passent, Frédéric coince un peu pour 2h48 mais il bat son record en 2h50, Baltha été Jibé terminent comme des champions leur premier marathon en 2h58 et 2h59. Je les envie tellement, ils ont l'air si heureux à l'arrivée, et si frais malgré l'effort accompli. Je veux courir un marathon, j'ai peur qu'en vieillissant je ne puisse pas courir cette distance, je suis presque dans l'urgence.
Je veux courir un marathon !
Ce sera celui de Paris début avril 2006.
Frédéric me trouve un peu tendre, un peu jeune, mais il me concocte un plan de préparation parfaitement adapté à mes capacités. Deux mois, quatre séances par semaine, dernière semaine allégée. J'avais déjà approché ça lors des 20 km de Paris, là je le vis encore plus intensément, cette rigueur dans la préparation, arriver à cet objectif que l'on s'est fixé. J'ai besoin de challenges pour avancer, pour progresser, personnellement et professionnellement.
Je cours une compétition de 10 km en février 2006 à Vincennes, mais je ne suis décidément pas à l'aise sur cette distance, c'est trop rapide pour moi.
L'entraînement est parfois difficile, Frédéric adapte dans certains cas. Pour ma quatrième séance je cours très tôt le vendredi matin, vers 6h45, avec mes amis de la Bastille, Duduche et Ouille, la ville nous appartient, nous allons jusqu'au lac Daumesnil dans le bois de Vincennes et retour.
Deux semaines avant le marathon je suis catastrophée, la longue sortie de 2h30 a été terriblement difficile, je n'ai pas de jambes, pas de sensations, j'ai à peine couru 26 km. Je n'y arriverai jamais. Frédéric tente de me rassurer mais je doute. « Doute si tu veux mais ne redoute pas » me répète-t-il inlassablement.
Dimanche 9 avril 2006, je suis enfin libérée lorsque nous nous élançons. Les conditions météo sont idéales, l'ambiance est extraordinaire, je cours détendue mais concentrée. Après le 30e km c'est un peu plus difficile mais je ne connais pas la moindre défaillance. Mon premier marathon va se dérouler comme dans un rêve, et à l'arrivée je vois ce chrono inimaginable le matin même : 3h52'23''.
Je voulais terminer ce marathon, idéalement en moins de quatre heures, et j'y suis arrivée. Ce fut difficile certes mais pas insurmontable et je ne suis pas trop marquée. Quand la réalité est plus belle que le rêve, c'est merveilleux, je suis sur un nuage.
Assurément j'ai trouvé mon sport, j'aime m'entraîner, courir seule parfois, et participer à ces compétitions.
Marathon un jour, marathon toujours...
En septembre 2006 je cours à nouveau la Parisienne, couvrant les 6 km en 28'12'', course qui me permet de faire la connaissance de Barbie, puis les 5 km d'Odyssea en 22'58'', puis en octobre ce sont les 20 km de Paris en 1h44'50'' (toujours avec Barbie) et enfin le semi-marathon de Boulogne où j'établis mon record en 1h48'02''. Belle rentrée sportive !
Fin novembre 2006, je me replonge dans l'ambiance du marathon en retournant à la Rochelle encourager Frédéric, et Baltha également, ainsi que Valérie alias La Pépite, une coureuse chic et choc, excellente marathonienne avec un record à 3h02'. Fortunes diverses pour chacun d'entre eux, mais toujours avec cette formidable ambiance qu'est le marathon.
Puis fin janvier 2007 arrive déjà la préparation du marathon de Paris 2007, je retrouve les séances de l'année précédente, j'ai de bonnes sensations pendant quasiment deux mois, puis la lassitude s'installe sournoisement environ deux semaines avant la course. Je ne m'inquiète pas outre mesure, et le dimanche 15 avril alors qu'il fait inhabituellement chaud depuis plusieurs jours à Paris, c'est la catastrophe.
Frédéric qui m'accompagne sait déjà que c'est cuit au 9e km, je suis lasse, sans jambes, sans envie. Mais je m'entête à continuer. Je veux améliorer mon temps de 3h52, courir vers 3h50, c'est mon objectif, je m'y accroche. Au 17e km sur nos terres du bois de Vincennes, Frédéric me demande d'arrêter, il n'en peut plus de me voir souffrir ainsi. Il m'enlève mon dossard, c'est terrible cette sensation d'être totalement nulle qui m'envahit soudainement.
Un peu plus tard assister à l'arrivée des coureurs au 42e km est un mélange de plaisir et de tristesse, je devrais y être. Je suis heureuse de voir Brinouille terminer son premier marathon en 3h48'.
Grâce à cet arrêt prématuré en course je n'ai pas besoin de récupérer, et je décide de poursuivre un peu ma préparation pour participer au marathon de Sénart le 1er mai 2007.
J'espère ainsi effacer la déception de cet abandon.
Hélas une douleur au genou se réveille, j'avais déjà eu quelques soucis plusieurs mois auparavant : c'est la trop fameuse TFL, qui me contraint à arrêter au 20e km. Contrairement à Paris, cet arrêt forcé ne me traumatise pas trop.
Un peu de repos, une visite chez un podologue pour la confection de semelles correctrices et cette tendinite disparaît rapidement, pour ne plus jamais se manifester.
Le temps des doutes
Il me faut du temps pour comprendre ce qui m'arrive, intégrer que je ne suis pas nulle. Frédéric me l'a bien expliqué : on ne réussit jamais un marathon par hasard, or j'ai réussi mon premier marathon au delà de tout ce que je pouvais imaginer. Mais il peut y avoir plein de raisons pour se planter le jour J, et cette fois là plein de petites choses se sont accumulées : fatigue, chaleur, stress par rapport à l'objectif. Ce fut un abandon volontaire, comme un navire se réfugie au port pour fuir la tempête et éviter le naufrage. Abandonner pour ne pas se faire mal au physique et au mental. Sans que cela ne devienne obsessionnel il faut toujours se ménager une porte de sortie, savoir s'autoriser l'abandon, l'intégrer dans un petit coin de sa préparation. C'est comme un bouton d'arrêt d'urgence, un signal d'alarme, qu'on actionnera en cas de besoin.
Il ne faut pas avoir peur de prendre la décision.
Fin novembre 2007 à La Rochelle, je découvre un autre aspect méconnu du marathon : la fin de course difficile, à la limite de la rupture. Tout était parfait dès le départ, avec un crachin pas désagréable et une température idéale. Mais peu après le 32e km mon allure devient moins facile, mon souffle se fait plus court. Et passé le 35e km je fais la connaissance avec le mur, c'est le fameux mur de l'Atlantique ! Ma fin de marathon est assez chaotique, j'ai des absences où je m'arrête quelques instants pour repartir vers cette ligne d'arrivée qui me semble inaccessible. J'améliore néanmoins mon chronomètre de plus de 2 minutes, avec 3h50'17''. Rétrospectivement, je sais que cet abandon à Paris en avril 2006 et cette fin de course éprouvante à la Rochelle m'ont renforcé et me serviront lors de mon prochain marathon à Florence fin novembre 2008 où je viserai vers 3h48.
Courir sans borne
Début mai 2008, après que Frédéric ait accompagné Brinouille au marathon de Chavagnes, puis suivi Pierrot sur la fin de ses 100 km, l'idée prend forme. Nous avions déjà évoqué le sujet à plusieurs reprises depuis un peu plus d'une année.
C'est décidé, fin mai 2009 je serai au départ des 100 km de Chavagnes, à peine cinq années après mes débuts dans la course à pied. Je sais que je n'aurai pas la pression du chronomètre, mon objectif sera de courir le plus longtemps possible, je me doute qu'il y aura des moments difficiles, notamment après le 75e km, mais peu importe. Ayant participé à quelques trails je sais que j'aime de plus en plus ces compétitions où le chronomètres est secondaire, on gère sa course au gré des difficultés du parcours et de ses sensations.
Progresser, partager
Comment passe t-on en à peine deux années de pratique de coureuse débutante à marathonienne ?
En ayant envie bien sûr, en étant persévérante, patiente, assidue. En n'ayant pas peur du regard des autres (dire que je n'osais pas sortir en short tôt le dimanche matin dans les rues de Paris, je suis désormais capable de prendre le métro en tenue de coureuse !) quoique bien souvent on court dans l'indifférence générale, y compris de son entourage proche.
Une rencontre également fut déterminante, à peine un an après mes débuts, celle avec les Vincennus, qui ont été et sont toujours adorables avec moi. Ils m'ont donné confiance, ils m'ont permis de progresser, de me créer des objectifs et d'y arriver. Sans eux j'aurais progressé je pense, mais ils ont été un formidable accélérateur de ces progrès, et une vraie source de motivation. Je vois régulièrement une coureuse de plus de 60 ans sur les courses à Vincennes notamment. Et bien voilà, je veux devenir V3, je veux encore courir à 60 ans passés. Et cette formidable dame aux cheveux blancs souvent croisée sous les frondaisons du bois, un jour Frédéric s'est permis de lui demander son âge, elle approchait 80 ans à l'automne 2007 !
Beaucoup de mes clientes au salon savent que je cours, et que j'ai notamment participé à deux marathons. Elles sont toutes au minimum intriguées, et bien souvent intéressées. Alors à celles qui courent un peu, ou qui aimeraient y aller, ou qui ne savent pas trop comment s'y prendre, je donne des conseils, je leur explique comment faire, forte de mon expérience acquise. C'est cela aussi qui m'intéresse, transmettre cette envie et cette passion qui m'anime, susciter l'envie, et encourager, quel que soit le niveau. Il faut oser, se lancer, avec ses moyens, se fixer des objectifs, objectifs réalistes adaptés à son niveau, l'essentiel étant de se faire plaisir.
Oui vous pouvez courir, quel que soit votre âge, votre passé sportif.
Alors courez.
Martine
Principales courses courues :
Marathon de Paris 2006 en 3h52'23''
Marathon de La Rochelle 2007 en 3h50'17 ‘'
Semi-marathon de Paris 2006 en 1h50'37''
Semi-marathon de Boulogne en 1h48'02''
Les 20 km de Paris 2005, 2006, et 2007, meilleur temps en 1h43'20''
Plusieurs courses de 10 km, record à 47'38''
Plusieurs courses de 5 km, record à 22'58'' lors d'Odyssea 2006.
Deux trails : Indian race, Ice trail.
Courses prévues :
10 km début juillet au bois de Vincennes, objectif 49'
20 km de Paris en octobre, en préparation du marathon
Marathon de Florence fin novembre, objectif 3h48
100 km de Chavagnes fin mai 2009
Le site de mon salon :
www.coiffureetnature.fr
Quelques unes de mes courses dans le blog de Frédéric :
Marathon de Paris 2006 :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1461
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1474
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=1512
Marathon de Paris 2007
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=3449
Marathon de Sénart 2007 :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=3515
Marathon de la Rochelle 2007 :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=4277
20 km en Bretagne, août 2007 :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=3991
La Parisienne 2005 :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=529
La parisienne 2006 :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2355
10 km du Luxembourg :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=566
Les trails :
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2809
http://fred.courseapied.net/billet.php?idbillet=2976
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