J'ai testé les Hoka Mafate
Écrit par Barbie Mardi, 10 Août 2010 07:23
Les Hoka mafate

Continuant ma recherche de la chaussure idéale, je ne pouvais qu’être sensible aux sirènes des Hoka. Chaussures au look totalement improbables, elles sont vendues pour rendre les chemins caillouteux doux comme des draps de soie.
Alors moi qui ai horreur des chaussures qui font les pieds comme des péniches, je suis servie !!! J’ai testé un modèle universel sur le marathon du Mont Blanc. Le service presse ne permet qu’un test très court (enfin pour moi en tout cas) puisqu’il a fallu que je les renvoie immédiatement après. Sincèrement je le regrette parce que j'aurais aimé, vu leur originalité, les avoir un peu plus aux pieds.
J’ai donc fait le choix de courir le cross avec mes columbia ravenous et le marathon avec les hoka pour pouvoir comparer les sensations sur un parcours commun pour la moitié.
Même si les sensations sont étranges au départ, on s’habitue assez vite à l’épaisseur de la semelle. Aucun doute, l’intérêt de ces chaussures se fait sentir sur les descentes où là on a clairement l’impression d’être zébulon et de rebondir de caillou en caillou. Mais l’intérêt pour moi s’arrête là… Comme j’ai un modèle universel et des pieds de fille bien fins, je n’ai pas une stabilité suffisante pour les montées et le plat. Sur les descentes caillouteuses mais pas stables, elles ne sont pas non plus très agréables. J’ai eu le sentiment d’être obligée de faire plus attention qu’avec des chaussures de trail classiques. J’ai fini par souffrir énormément du genou gauche, ce qui a handicapé ma fin de course et surtout c’est une fragilité que je traine toujours aujourd’hui. A 3 semaines à peine de l’UTMB, c’est tout de même relativement gênant.
Apparemment un nouveau modèle est attendu pour l’automne pour répondre aux attentes des femmes ou des hommes ayant les pieds fins, qui permettra un meilleur maintien.
Donc oui elles sont efficaces, sans aucun doute pour les descentes et ont un amorti unique aujourd’hui sur le marché mais elles ne sont pas tout terrain… Ai-je réellement le courage de changer de chaussures pendant une course ? D’analyser le terrain à l’avance pour savoir exactement où je dois les mettre ? La réponse est non dans mon cas. J’imagine que lorsqu’on est une élite ou un très bon coureur, on doit voir les choses de façon différente, mais la coureuse du troupeau que je suis va en rester à ses trails classiques en attendant le nouveau modèle.
Autre point que je n'ai pas pu testé : la durée de l'amorti. Nous avons une semelle très épaisse en "mousse" et je ne sais pas qu'elle est sa durée de vie réelle pour conserver toutes ses qualités. A voir donc sur le long terme.





