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Portrait du mois

Marilyn

Marilyn,  42 ans dans quelques jours. Mariée, 3 enfants (un fils de 17 ans et 2 filles de 15 et 11 ans). J’habite un petit village au Sud de la Seine et Marne.

Je n’ai aucune histoire de piste, podium ou destin hors du commun à vous présenter. Une histoire de femme ordinaire mais le portrait type d’un pur produit de Courir au Féminin !

Anciennement commerciale dans une grande banque, j’ai choisi de ne plus travailler à l’issue du congé parental de la petite dernière pour me consacrer pleinement à ma famille. Ce que j’ai fait, peut être excessivement diront certains, puisqu’avant cet automne 2008 je ne m’étais jamais vraiment posé la question de ce que j’aimerais faire juste pour moi…

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C’est donc à la rentrée 2008, les enfants ont grandi, à l’aube de la (crise de la ?! ) quarantaine que je me retrouve avec du temps pour moi. Pas de passion particulière je suis bien en peine de me trouver un centre d’intérêt à l’extérieur de la maison.

Zéro sport depuis mon dernier cours d’EPS au lycée, j’ai grandi dans un environnement aussi éloigné du sport qu’on peut l’être. J’ai bien tenté un cours de step l’année précédente trainée par une copine. J’ai tenu 3 mois je m’ennuyais à mourir. L’idée m’effleure de la suivre à nouveau pour l’aquagym et puis décidément non la piscine c’est vraiment pas mon truc. Ce qu’il me faut c’est du grand air, de la liberté. Je décide donc ,pour commencer , de ressortir une vieille paire de baskets (en cuir …) et essayer d’aller courir un peu. (j’ai toujours admiré les joggeurs quand j’en croisais, mes quelques malheureuses tentatives au fil des années ayant toujours avorté après quelques minutes de torture)

Encore une fois je ne tiens pas 5 minutes. Je suis dans un état lamentable. Idem pour les essais suivants…

Je me fais une raison : je suis bien trop vieille pour me mettre à courir maintenant et je vais même tourner mes recherches vers un club de randonnée pensant enfin avoir trouvé une activité qui me conviendrait !

Et tout à fait par hasard je tombe sur un site de CàP , découvre les conseils basiques pour démarrer et me retrouve à imprimer avec espoir un plan spécial grand débutant destiné à me faire courir 30mn d’affilée (waouh le rêve !!) d’ici quelques semaines (il se trouve que je comprendrai en cours de route qu’il s’agissait de 12 séances et non pas12 semaines ! mais du coup j’ai suivi au début intuitivement la progressivité qui me convenait)

Je me prends très vite au jeu, j’y vais tous les 2 jours, je souffre sur mes portions course/marche de 2 mn mais c’est tellement valorisant de voir que j’y arrive ! Et de constater les progrès au fil des séances !

Fin novembre 2008 ça y est je cours 30’ . Je ne manquerais pour rien au monde mes 3 séances par semaine. Je me sens revivre. J’ai découvert ce sentiment de plénitude et j’en veux encore !

Mi décembre explosion de joie et de fierté en atteignant plus d’une heure de course ! J’en parle avec un copain qui m’incite à m’inscrire sur un 10km auquel il participera aussi. Ah ? ok ! dans l’euphorie je clique !

En cette fin d’année 2008, au hasard de google j’ai découvert un site formidable. Une chouette bande de copines qui partagent leur passion de la course à pied. Je n’imagine pas encore où tout ça va me mener !

Février approche, je me suis entrainée consciencieusement pour réussir à boucler les 10km des foulées de Vincennes . Le copain n’y va plus. Qu’à cela ne tienne, la graine a germé je suis inscrite et j’ai très envie d’y aller quand même.

Ce sera l’occasion de mon premier post sur Courir au Féminin (y a quelqu’un pour venir avec moi ??!). Ma première course (10km en 1h03). Et surtout ma première rencontre CaF ce 8 février 2009. Une expérience fabuleuse que je n’aurais de cesse de renouveler tout au long de cette première année où je vais enchainer une boulimie de courses et de rencontres formidables.

Plusieurs 10km, un coup de cœur particulier pour la Sanaryenne accompagnée pour une fois (et photographiée) par mes filles (oui vous connaissez c’est mon avatar)

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Puis mon premier semi marathon en juin, Paris-Versailles, Marseille- Cassis , les 20km de Paris…

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De toutes ces rencontres naissent des amitiés et les courses sont maintenant le plus souvent prétexte au plaisir de retrouver des amis. Pour moi qui cours toujours seule dans ma campagne c’est une expérience formidable.

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J’en suis aujourd’hui à une quarantaine de dossards épinglés, moi qui ne soupçonnais même pas l’existence des courses il y a 3 ans ! J’avais bien entendu parler du Marathon de Paris à l’occasion, au JT mais je classais ça au même titre que les JO ou les championnats du monde d’athlétisme. Pas concernée du tout quoi. Jamais je n’aurais imaginé que des gens « normaux » pouvaient participer…et encore moins que j’en ferai partie ce 10 avril 2011 !

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Bon c’est vrai je n’ai pas franchement l’âme d’une compétitrice mais on se prête au jeu et de temps en temps il m’arrive aussi d’avoir des velléités de chrono !

Pour le moment j’en suis toujours à courir après le sub 55 au 10km ou le mirage du semi à + 10km/h ! (Et aussi gagner 5’ sur mon 2nd MDP 2012 pour passer sous les 5h !)

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Mais mes plus beaux souvenirs de course et les plus belles émotions je les ai trouvés dans tous ces moments de partage quand la CàP n’est plus un sport individuel .

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Mes courses rêvées ? Bien sûr vous m’avez fait rêver avec NYC. Mais plus généralement aller trainer mes runnings aux 4 coins du monde ça oui ça serait le rêve. En V2 peut être quand les enfants auront quitté le nid !

Mais surtout continuer à prendre du plaisir sur chaque sortie et vivre encore de nombreux moments comme ça :

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Il y a des personnes comme ça où l'on devine des histoires passionnantes, des personnalités qui méritent qu'on consacre un peu de temps pour en savoir plus. Il y a des personnes comme Betta qui méritait largement un portrait du mois. Je vous laisse découvrir notre motarde favorite !
Cécile

Je suis née en 1951 en Italie du Sud, et une paires d'année plus tard la famille a migré vers la pointe Ouest de la Bretagne (Brest.) 4 enfants (2 gars, 2 filles) et des parents qui n'imaginaient même pas que les filles puissent avoir une activité autre que l'école. Il était juste primordial que l'on soit en tête de classe!!! Donc, pas de sport à proprement parler, mais j'ai toujours bougé, tapé dans un ballon avec mes frères, nagé dans l'Adriatique pendant nos 2 mois d'été... En fait, j'étais branchée sur le 220V, et mes copains de lycée m'appelaient « Stromboli », volcan toujours en éruption.

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La bac en poche, direction la Fac de Rennes, la liberté etc... Je continuais mes études, puis commençais à enseigner, me mariais.

2 enfants plus tard, à l'aube de mes 30 ans, j'analysais mon quotidien et décidais de tout chambouler. J'obtenais la séparation, quittais l'enseignement (10 ans) et reprenais des études. Je prenais en fait possession de ma vie, je commençais la planche à voile, le roller avec mes enfants etc...

Quelques années plus tard, je rencontrai Zhom, me mariais et en route pour la Seine et Marne. A nous les balades vélo en famille, la rando (2 fois 4 semaines en Crête à pied...)

Beaucoup de mal à m'habituer à la vie seine et marnaise, j'étais stressée, je faisais des crises de spasmo à répétition. Zhom courait et ça le détendait, j'ai voulu comprendre comment cela était possible qu'il réussisse à évacuer son stress simplement en courant. Un soir d'octobre 1991, je l'accompagnais. Au bout de 200m, j'ai juré mes grands dieux qu'on ne m'y reprendrait plus. Mais zhom est un calme, patient et moi têtue. Il m'a aidée à persévérer en alternant marche et course. Novembre, j'arrivais à boucler mes 10 km – 4 tours de la résidence avec 1' d'arrêt devant mon jardin. Par contre, je ne ressentais pas vraiment de plaisir, je pensais à respirer, à mettre un pied devant l'autre.

Le week-end, je trottinais dans les bois, et à force d'arpenter les allées, je croisais puis sympathisais avec d'autres coureurs. Mars 1992, un 12km mi-route mi-bois était organisé dans le village voisin (Pontcarré) et nous décidions tous de nous lancer dans l'aventure. Je vous passe les détails de mon stress, des douleurs abdominales et de l'excitation avant le départ... je terminais en 1h10, hyper fière. J'avais mis le doigt dans l'engrenage.

 

De fil en aiguille, les courses se sont succédées, en hiver les bike & run, puis je me laissais embarquer dans des raids multisports (la féminine de l'équipe), les CO. Je faisais donc aussi du VTT, du vélo/route... et en 1993 nous montions le club Tri Passion d'Ozoir la Ferrière.

De débutante, je passais à un entraînement copieux dans les 3 disciplines, mais toujours un peu dillettante. Terminer une course oui, mais en forme, sauf quand il s'agissait d'une course d'équipes. Le marathon me trottait déjà dans la tête, et le matin du 1er janvier 1994 (brumes de champagne ?) je décidais de m'inscrire à celui de Paris. Je m'entraînais seule, à la frontale, quelles que soient les conditions météo. Avril 94, je terminais le marathon en 4h13. Je me suis sentie une Grande, j'étais hyper enthousiaste et réussissais même à convaincre mes collègues du Tri (zhom y compris) de m'accompagner sur celui de Reims en octobre.

Le sort en décidait autrement ; le 1er octobre, bel après-midi ensoleillée, j'étais en vélo, et mon chemin précédait celui d'une automobiliste distraite et pressée. Je me suis retrouvée sur le bitume, tel un pantin. J'étais cassée de la tête aux pieds, il a fallu me trépaner. Je me suis réveillée quelques jours plus tard, mon corps n'était que douleur mais j'étais en vie. Les fractures multiples ne me laissaient pas espérer que je puisse recourir un jour. En mars, je marchais quasi normalement, mais de là à courir! Cet accident m'a fait réaliser qu'il faut savoir profiter de l'instant, regarder autour de soi et ne pas se lamenter. Je voulais à tout prix reprendre la CAP, trottinais en cachette et commençais à me forger un mental de « winneuse ». J'ai tout repris, et me suis inscrite en plus au club d'athlé. Je voulais progresser, étais sérieuse aux entraînements. J'ai amélioré tous mes temps sur 10km (45'20) semi (1h43'21 '') et marathon 3h51. Je ne m'arrêtais plus, D'ailleurs, j'ai tellement couru que je suis incapable de faire l'inventaire de mes courses (les plus notoires : cross du Figaro, semi de Paris, de Reims, Paris-Versailles, Elle et Lui, marathons Paris, la Rochelle, Florence, Sedan-Charleville, 20 km de Bruxelles etc,,,).

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Depuis mon enfance, je rêvais de faire de la moto et comme il ne faut pas remettre au lendemain etc... m'achetais une 125cm3 pour débuter. J'ai sillonné les routes du département, puis de France et passais mon permis Gros Cube (zhom aussi). Je continuais la CAP bien sûr.

2003, nous quittions la Seine et Marne pour le Haut-Var dont nous étions tombé amoureux

quelques années auparavant et mes pas me portaient alors en colline.

2004, je suis opérée d'un cancer, mais je suis désormais une grande optimiste et je gagnerais la lutte. Bien sûr, j'ai stoppé mes activités sportives. Je reprenais la moto (sur piste aussi), puis recommençais à courir mais de loin en loin. Zhom avait aussi arrêté suite à des soucis de santé, et je n'arrivais plus à me booster.

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Mai 2008, un trail était organisé dans mes collines, je ne pouvais pas m'y soustraire. J'avais remis un pied dans la CAP.


Au hasard de recherches sur le Net, je découvrais CAF, le site a été mon moteur. Il fallait absolument que je remplisse »Qu'avez vous fait aujourd'hui ». Je n'étais plus seule. Je rencontrais des CAFeuses lors de courses (La Prom'classic entre autres), j'étais relancée.

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Par contre, ma pratique a changé, je cours non plus pour un chrono mais pour mon plaisir. A 60 ans, de toute façon, je ne rêve plus de chrono. Je veux découvrir des routes, des sentiers, des paysages, des odeurs là où mes pas me mènent. La CAP permet de s'évader, même à quelques encablures de sa maison, Mes running m'accompagnent partout, même lors de mes voyages en moto. La CAP contribue à mon bien-être. Quand je cours, je regarde autour de moi tous les sens en éveil, je refais le monde, je résous des problèmes, je voyage, je chante. Je veux toujours aller voir ce que cache le virage que j'entrevois,

 

J'espère courir tant que mes jambes me portent, Je veux aussi continuer les courses (route et trail) pour les rencontres que l'on y fait. J'avais prévu de refaire le marathon de Florence en novembre, mais j'y renonce. Je traîne une tendinite récalcitrante depuis 3 mois et l'aventure marathon m'empêchait de me soigner, en courant j'occulte mes douleurs. J'ai décidé de faire le nécessaire pour guérir tout en participant à des 10km, semi etc... mais en sachant que si j'ai trop mal, j'arrête l'entraînement.

 

La semaine prochaine, je projette de participer à l'Odyssea Cannes, puis au Luberon (semi ou 10, ça dépend). Je descends ensuite en Italie (mes parents veulent y passer l'hiver. Ma tenue fera partie de mes bagages, j'ai déjà vu un semi-marathon à Pescara, alors pourquoi pas.

 

Au printemps, certainement un marathon à l'étranger (Italie, Espagne ???)

 

et maintenant que je suis à la retraite, j'aimerai pouvoir participer à une course à étapes et à un 100km.

 

J'avouerai que la mouche du Triathlon me rechatouille aidée en cela par la lecture des aventures des filles à Gerardmer, de Catmuche, Rohini et Twister... A voir, surtout qu'en octobre 2012, un Half est organisé dans mon secteur, natation dans Mon Lac!

   

Virginie

Rohini... Avec un pseudo pareil il fallait s'attendre à une sacrée personnalité... Comme le yogi ? Ou une féminisation de Rohan ??? Tiens au fait Virginie il vient d'où ce pseudo ???

Je suis née la première fois le 8 décembre, il y a presque 38 ans en banlieue parisienne.


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Très rapidement (pour mes 4 ans) mes parents sont venus s'installer en Bretagne pour nous permettre de goûter une vie plus saine, et moins stressante.

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J'ai grandi en bord de mer (St Cast) entourée de 2 chiens et plusieurs chats. Je suis la dernière d'une famille recomposée (2 soeurs et 1 frère du côté de ma mère et 2 soeurs du côté de mon père).

J'étais et je reste une grande solitaire, ultra-rêveuse (que serait ma vie sans les innombrables films qui défilent dans ma tête).
Je ne suis pas pour autant asociale, mais quelque peu sauvage.
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours rejeté avec force toute entrave à ma liberté, au point de me transformer parfois en furie hirsute.

Pour preuve : A 18 mois j'ai forcé les barreaux de mon lit et suis arrivée, petit "hulkette", cheveux en bataille, en hurlant de rage dans la chambre de mes parents pour leur signifier que : "je ne suis pas un numéro mais un homme libre".

J'ai donc passé mon enfance armée d'une corde à sauter, d'un vélo ou d'un tutu.


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A 8 ans, je cumulais plusieurs activités sportives (aérobic, danse, vélo, tennis) et il n'était pas rare que je roule 30-40 kms le dimanche sur mon vélo de fillette, couettes au vent, l'oeil et le menton combatifs, interdisant par un hurlement agressif, tout poussage ou aide de la part de mon père.
Capituler ? moi jamais !!!

A un moment, ces débordements d'activité ont effrayé mes parents.
Il m'ont demander de grandir et de choisir une seule activité. 
Je les soupçonne d'avoir eu la trouille que je devienne incontrôlable et par le fait que je sois vouée à rester seule toute ma vie.

Du coup, j'ai choisi la danse (classique et modern' jazz) car cela me permettait de répondre à mes aspirations artistiques autant qu'à ma soif de liberté (danser est merveilleusement libérateur).
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Adolescente, j'ai rencontré le grand amour bien trop jeune et notre histoire s'est terminée après 5 ans de houle passionnée.
A 21 ans je quittais donc, mon fiancé Tugdual, non sans éprouver encore beaucoup de sentiments pour lui.

A 25 ans,  pour rentrer dans le moule sociale, je me suis mariée avec le premier qui a voulu de moi.
Je voulais simplement devenir maman...

Cette union a durée 10 ans et a vu naître 2 merveilleux petits garçons prénommés Tristan et Maxence. 10 ans où j'ai totalement coupé mes liens avec le sport de quelque sorte qu'il soit, pour n'être qu'une mère-louve.
J'ai vécu en léthargie pendant tout ce temps. Comme la nenette au bois dormant, j'attendais que quelque chose se passe, que quelqu'un vienne m'arracher de cette vie étriquée.

Puis je suis née une seconde fois à 32 ans, quand ma mère est morte.
Jusque là j'avais toujours été la fille de... l'épouse de... la mère de... et à l'aube de l'année 2005 je suis devenue juste Virginie.

Cela a été un très grand choc psychologique de perdre maman, puisqu'elle était le pilier de ma vie, Ma meilleure amie, ma confidente et qu'elle avait une emprise incommensurable sur moi. 
Le jour de sa mort j'ai même voulu appeler Maman pour lui dire que ma Mère était morte.

Oui mais voilà en cette sombre soirée du 2 novembre 2004, elle nous laisse, emportée par un cancer du sein.

3 semaines plus tard, Tugdual, que j'avais quitté 10 ans plus tôt, me retrouve et me contacte via internet et là des écailles tombent de mes yeux.

Je vous passe les détails, car ça pourrait faire l'objet d'un roman épique, romantique et rocambolesque à souhait (disons que je n'ai rien à envier à Angélique la marquise des anges :-D)

Mais en 6 mois, j'arrive par je ne sais quelle force, à entamer mon divorce, négocier un licenciement, vendre ma maison et me retrouver un nid douillet pour Tristan, Maxence et moi.

En juin 2006, Tugdual nous rejoint (il vivait en Californie) et nous commençons notre nouvelle vie à Nantes.

et voilà ma vie de capeuse qui commence : 
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Tugdual est mon moteur, ma force quotidienne. Je plaisante souvent en disant que c'est à CAUSE de lui que je suis devenue complètement fondue de cap.

En Amérique il a découvert le triathlon et le voir s'entraîner me donne des idées.
Surtout, je veux qu'on ait des choses à partager et l'entraînement triathlétique est très chronophage.

Une seule solution à mes yeux : me mettre à la course à pied (le triathlon je n'y pense même pas, bien que l'envie me titille, car je déteste l'eau).

J'ai commencé à courir pendant les 9 mois où j'ai attendu qu'il rentre en France - c'était courir ou prendre du Lexomil parce que je tournais dingue à vivre au travers de skype, à des milliers de kilomètres de lui.

Equipée de méchante chaussures de fitness, j'ai d'abord couru jusqu'au bout de ma rue, ensuite jusqu'au bout de mon quartier et puis après jusqu'au bout de ma ville et ensuite pour relier une ville à une autre.
La course à pied est devenue alors une addiction, Et plus je repoussais les distances, plus je me persuadais que je pouvais courir plus loin, encore plus loin.

J'ai 2 enfants et 3 autres qu'on me prête régulièrement, car nous formons une famille recomposée depuis 5 ans.
Si vous comptez bien, ça fait donc 5 garçons entre 7 et 12 ans (Malo, Tristan, Corentin, Maxence et Briac) et 2 adultes, soit 7 à la maison.

Vous comprendrez aisément pourquoi, la course à pied est devenue rapidement essentielle à mon bien être mental et me permet d'échapper à la turbulente cacophonie de la marmaille qui n'a qu'un seul mot d'ordre dès qu'ils me voient : 
"quand est-ce qu'on mange ?"

Je cours depuis 5 ans environ (il y a eu de gros moments sans cap) et ai déjà participé à quelques 10 kms et semi-marathons, ainsi qu'à 2 marathons en 2010. Pourquoi 2 la même année ? parce qu'en finir un ça pouvait être la chance du débutant, il fallait que je confirme et valide la distance par un second rapidement (oui je suis exigeante) .

Au début de ma relation avec la cap, je courrais pour fuir, pour que l'extrême fatigue me fasse oublier mon quotidien, pour rattraper le temps perdu. Mais au fur et à mesure la cap m'a appris. Elle m'a appris le plaisir sans la douleur (la douleur n'est pas une condition sine qua non de la progression ; tout l'inverse des dogmes de la danse classique), elle m'a appris à prendre soin de mon corps, à le connaître.

la course à pied m'a appris à me poser des questions à réfléchir. A comprendre que courir n'est pas tout. Que la course seule, vous use le moral et le physique et que pour durer, il faut faire d'autres activités.

Qu'il faut aussi s'étirer, boire et manger sainement, sans arrêter pour autant sa vie sociale (pas facile, facile). 
Ecouter les messages de son corps, le remercier chaque jour de nous mener si loin, d'être cette mécanique si parfaite.
Au début, courir a été comme rentrer en religion, je ne vivais que pour la course...

Et puis au fur et à mesure, elle a complètement fait partie de ma vie ; elle est passée au second plan. 
Suite à ma blessure de l'été dernier, j'ai tout remis à plat, j'ai vu les erreurs, et me suis concentrée sur le plus important : ma famille.

Je ne cours plus pour fuir dorénavant, ni pour me détruire. Je cours pour me sentir libre, vivante, puissante, pour être une maman forte et un exemple pour mes enfants.

Je veux qu'ils comprennent qu'ils ont en eux tellement de capacités et de force, bien plus que moi, que rien ne leur est insurmontable. Je veux qu'ils deviennent des hommes heureux et libres.

Si leur maman est capable de courir un marathon, ils sont capables, eux de soulever des montagnes.
Voilà ce que la cap m'a apporté jusqu'à présent.

Fort heureusement, Tugdual et moi avons un niveau qui nous permet de pratiquer ensemble. Il est un peu au-dessus de moi et ralenti son allure quand nous nous entraînons (il fait de l'endurance, pendant que je fais de la résistance :-D)

Faut dire que mon Ironman de Mari, breton de surcroit, est un animal pugnace.
Il est persuadé, convaincu que je serais une triathlète exceptionnelle, cette conviction lui confère une foi sans faille en mes capacités qu'il encense à longueur de temps.

En juin 2010, je me blesse et n'arrive plus à courir à cause d'un TFL très très récalcitrant.
Je tourne comme un lion en cage avec une humeur de dogue. j'alterne les phases d'euphorie et la déprime la plus noire.
Bref, je fais suer toute la famille.

Tugdual m'offre un vélo de route pour la fête des mères. 
S'il y a bien quelqu'un qui doute toujours de soi et qui a peur de tout, je crois bien que ce quelqu'un c'est moi. 
Mais lui est tellement convaincu que je peux tout, mais alors tout réussir ce que j'entreprends, que je fini par capituler et le suivre aveuglément dans ces délires (grâce à lui je suis passée d'assistante de direction à commerciale terrain).

Me voilà accrochée à mes pédales, hurlant dans le vent que je vais mourir en bas de la pente et lui à mes côtés qui s'extasie d'un "oulala chérie, t'as un coup de pédale de pro, j'ai jamais vu ça"

première sortie, je ne suis pas morte...je réitère et je finis par prendre du plaisir. A tel point que j'en oublie mes malheurs de capeuse sédentaire.

Tugdual me soumet insidieusement l'idée que si je rajoute la natation, je peux prétendre à devenir triathlète.
Alors là je pose mon véto. L'eau c'est mon antidote. Je suis comme Bruce Willis dans "Incassable". Et en l'écrivant je m'aperçois que Tugdual joue le rôle de Samuel L. Jackson (sauf que lui n'est pas sociopathe). 

Enfin bref, je lui dis "Ok, tu veux voir jusqu'à quel point tu te trompes ? On va a la piscine et là tu vas comprendre" 
Bien évidement c'est un désastre, je suis en panique totale, j'hyper-ventile, alors que je n'ai de l'eau qu'à mi-cuisse.

Pugnace, je vous ai dis....Il va me faire faire des exercices de prise de confiance en eau, me montrer que je sais flotter et que je ne vais pas m'axphyxier et encore moins me noyer.

Et voilà que je prends ma première licence de triathlon en septembre 2011.
Avec acharnement, sérieux et assiduité, je vais apprendre à nager et à pédaler tout l'hiver, au sein d'une équipe de grands gaillards qui ne font aucun cas de ma féminité et de mes maigres attributs sportifs.

ça ne me dérange pas, ça me motive bien au contraire. Je prends comme un défi de les suivre coûte que coûte.

J'ai fait mon premier triathlon, il y a peu et j'en suis ravie. 
Cette discipline répond à toutes mes attentes : pas de monotonie, du dynamisme, des challenges et des sports qui se complètent à merveille. 
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Oserais-je dire que je me sens enfin accomplie ?

Des projets j'en ai beaucoup, enfin beaucoup pour pouvoir tout caser dans mon planning.
le premier arrive dans quelques jours car je vais courir le trail du Golf du Morbihan - 56 kms entre Le Bono et Vannes (le 25 juin).
ça sera mon premier trail et ma première distance au-dessus du marathon.

Depuis peu, je pars du principe que si ça me parait infaisable mais que ça me fait saliver, il faut le faire sans aucune hésitation.
Vous vous rendez compte : courir toute la nuit en Bretagne !!! Comment voulez-vous que je ne succombe pas.
J'adore la Bretagne, j'adore courir, et quelle sensation de liberté que de courir la nuit.
En plus c'est un ultra (un mini ultra, mais un ultra quand même).

Le second gros challenge est un ironman en 2013 - j'ai même inventé un slogan "2013, un IM en 13 heures". 
Bon si je le fais en plus de temps, ça ne sera pas grave, le but étant de finir.
Ce sera aussi l'année de mes 40 ans et je ne conçois pas plus beau cadeau que le dépassement de soi-même pour entrer dans cette nouvelle aire.

C'est marrant car ces deux gros challenges, se feront avec Tugdual et nous n'avons pas imaginé un seul instant les faire en solo. Même si face à l'adversité chacun est dans sa bulle, nos entraînements se construisent en duo et nos émotions sont multipliées par 2.

Mon plus beau souvenir sportif reste le marathon de Nantes 2010, que nous avons couru ensemble de bout en bout. Je ne saurais comment exprimer les émotions ressenties alors. C'était tout simplement magique.

Entre ces deux dates, il y a aura bien sûr plusieurs triathlons (découverte, sprint, CD, LD) et quelques courses à pied (marathon de Vannes me fait de l'oeil pour la fin d'année, le Maraisthon me fait saliver pour 2012 et le marathon du Mans me dirait bien pour 2013).

J'adore les distances et l'effort un peu long, car ils me permettent vraiment de faire le vide dans ma tête, de m'évader, de repousser mes limites à chaque fois un peu plus loin et me donne un peu plus de confiance à chaque fois.
Je ne me suis jamais sentie aussi libre, aussi vivante que lorsque courir devient un mécanisme auquel on ne pense plus, que les kilomètres défilent, que la pensée divague et qu'on se dit que nos pieds pourraient nous mener faire le tour du monde, si l'envie nous en prenait.

Les chronos sur course, ne sont pas pour moi primordiaux. La seule chose à laquelle je veille c'est de toujours faire de mon mieux et voir s'il y a eu progression par rapport aux anciennes courses.
C'est pour cela que je m'arrache avec force et conviction sur chaque course. Non pas pour battre les gens autour de moi, mais pour me dépasser, repousser mes propres limites.
ça n'empêche que je suis quand même fière quand j'arrive à me classer au dessus de la première moitié (j'ai l'impression alors d'avoir fait mon job).

C'est marrant car lorsque je regarde les photos avant et pendant course, je vois 2 personnes différentes.
Avant c'est la Virginie douce, gentille, pas du tout sûre d'elle.
Pendant c'est la Virginie warrior, agressive et ultra-confiante (d'ailleurs plus je pousse l'effort, plus je jure, ce qui fait bien rigoler Tugdual et mes compagnons d'infortune.)
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Quelques chronos pour la forme :
sur 10 kms mon meilleur temps est de 50 min
sur 21,1 --> 1h53
sur 42,2  le meilleur chrono est à venir (j'en suis sûre) et j'aimerai bien approcher les 4 heures (4h05 - 4h15) (dernier chrono = 4h25).
J'espère faire le 56 kms de Vannes en 6 heures (mais je crois que ça sera entre 6 et 7 heures plutôt).
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Qu'est-ce qui m'a orientée vers la cap ?
Je dirais tout simplement une histoire d'amour.
Une histoire entre lui et moi, puis entre la cap et moi.
Je dirais une histoire de prise de conscience. Conscience que la vie est courte et qu'il faut vivre toutes nos envies, lever les barrières qu'on nous a mises, que nous nous mettons tous les jours.
une histoire de rencontre. rencontre avec les autres, partage avec eux mais aussi rencontre avec soi-même, son moi intérieur, sans faux-semblant, sans tricherie.
Quand on fait du long, on ne peut plus tricher, on devient vrai, c'est comme une transe, on grandit, on prend de l'assurance, on devient plus fort.

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http://runvirginie.blogspot.com/


   

Sof

Il faut croire que le prénom Sophie est un prénom donné à des pétroleuses en puissance !!! Je vous laisse donc faire plus ample connaissance avec Sof qui devrait continuer longtemps à grimper sur les montagnes et sur les podiums.
Cécile

 

Petite présentation (age, situation, "palmarès" et projets pour cette année

Bonjour les cafeuses et les cafeurs. J’ai 33 ans, je suis chef de projet informatique, séparée, et mère de 2 ptits bouts, Gabin 5 ans et demi, et Mathilde, 3 ans.

J’ai « sérieusement » commencé la course à pied, il y a maintenant 2 ans. Pour moi, « sérieusement », c’est lorsque j’ai réussi à courir plus de 30 min sans être essoufflée comme une vieille loco à vapeur en fin de vie.

Au collège, comme un certain nombre d’entre nous, je ne finissais pas les 20’ d’endurance. Je me souviens de ces tours dans le jardin des plantes, où je finissais invariablement en marchant…En revanche, j’étais beaucoup plus enthousiaste lorsqu’il s’agissait de faire de la piste, au lycée, j’adorais ça. Ce sentiment de courir vite, même si ce n’était que quelques mètres, me donnait des ailes. Pourquoi n’ai-je pas persévéré à ce moment-là, aucune idée. Il aurait fallu que l’on me donne un ptit coup de pied aux fesses, qui n’est pas venu, j’en suis donc restée là, en prenant athlé-gym-volley au bac, et basta.

E puis accident au ski, à 19 ans, rupture des ligaments croisés antérieurs, de la rééducation, mais qqs sports dont la pratique ne m’est pas recommandée.

J’ai néanmoins toujours essayé de faire des footings une fois de temps en temps, chausser des runnings, où on veut, quand on veut, aucune contrainte, j’aimais beaucoup, mais je ne réussissais guère à faire plus de 20 min, rouge écarlate et comme un poisson hors de l’eau, sans souffle.

Après mes 2 grossesses, j’ai eu comme une énorme envie de faire du sport. Je me rachète une superbe paire de nike de base, un short et un tee shirt en coton, et je m’essaie à faire des tours du lac Daumesnil, au bois de Vincennes. C’est laborieux….mais je ne désespère pas.

En parallèle, je découvre l’escalade, et je suis mordue de ce sport, et encore, je ne connaissais pas encore les mille et un sites merveilleux qu’il y a à pratiquer ! A ce moment, je me disais que la course à pied serait formidable pour l’endurance et le souffle en escalade. Alors je m’accroche, et un beau jour, j’arrive à courir 1 heure. Quel bonheur !! Et pourtant, je ne sais pas quelle distance j’ai couru. Ne connaissant pas les moyens technologiques à ma disposition pour calculer ce genre de choses, je prends ma voiture pour mesurer mon parcours, après ma sortie. Quand j’y repense…. !!

Je progresse en escalade, mais maintenant que je me sais capable de courir 1 heure, ça me titille... J’ai entendu parler de la parisienne, 6 km. Mais j’ai finalement couru un 10 kms, le boulot du père de mes enfants sponsorise les 10kms du 10ème arrondissement, et il a un dossard que je prendrai, donc. Aucune idée de comment il faut s’entrainer. Mais je me suis tout de même achetée un Garmin Forerunner ! Je cours 1 ou 2 fois /semaine, et l’avant-veille de la course, ne sachant pas trop quoi faire, je cours 12 kms, ahlàlà…Le matin du départ, je suis super zen, et contente d’être là. Ne sachant pas trop quoi faire de ma puce, je l’accroche en pin’s à mon dossard, je trouve cela pratique à cet endroit. Je n’ai pas du tout fait gaffe que toute le monde l’accrochait à sa chaussure. J’ai tout donné, et je ferai cette course en 55min, merci le Garmin, à défaut d’avoir un classement officiel, je connais au moins mon temps !!

J’ai été piquée par l’ambiance de la course, l’émulation, le dépassement de soi, alors je récidive, avec un 2ème 10 kms. J’espérais améliorer mon chrono, mais sans entrainement efficace, je refais le même temps. Un peu déçue, je dois l’avouer. Entretemps, mon boulot cherchait des filles pour compléter une équipe participant au Paris/Versailles. Sur un coup de folie, je dis oui. 16 kms, c’est un truc de dingue pour moi, mais j’y crois et je m’en sens capable. Je tombe sur le bouquin de Cécile, puis sur le site de CAF. J’essaie de faire les choses bien, et je me déniche un plan d’entrainement en 12 semaines, faut pas lésiner ! Après cette course qui me laisse un merveilleux souvenir et un chrono inespéré pour moi, je me lance sur semi ! Il ne sera pas facile ce premier semi, et me laisse un goût amer. Je m’inscris pour celui de Paris quelques mois plus tard. Mais en ne ménageant pas la monture, escalade à gogo, don de plaquettes, et courses faites en performance : mon 1er bobo au genou et un semi dont le chrono ne me satisfait encore pas.

Entretemps, j’ai fait ma 1ère rencontre CAF aux foulées de Vincennes et découvre des filles et des gars adorables.

Une pause capesque pour se remettre d’un bobo à un orteil, quelques escapades escalades inoubliables, cascade de glace, calanques de Cassis, Verdon (mes pieds se souviennent très bien aussi de la douleur des chaussons au bout de 3 jours dans le Verdon !), et je deviens marraine d’un jour aux 20 kms de Paris. J’accompagne lapuce92, alias Mia, qui vise 2h. Quelle excitation le matin du départ, nous faisions partie des 100 VIP avec vestiaires privés, départ dans un sas préférentiel, massage à l’arrivée…J’ai beaucoup aimé faire cette course pour une copine cafeuse, l’emmener au bout, et je me souviens avec émotion de ce passage main dans la main de la ligne d’arrivée.

Mais il me reste une revanche sur semi à prendre, héhéhé. Arrivera une rencontre qui changera beaucoup de choses dans ma vie. A partir du mois de novembre 2010, un nouvel entrainement débute pour moi, et je vais progresser à vitesse grand V. Cela commence avec les 6,9kms de la corrida de Houilles bouclée en moins de 30’ et 7ème dans ma catégorie. Je n’en crois pas mes yeux, et je commence à entrevoir que je n’ai pas poussé mon potentiel à fond.

Une belle rencontre CAF en décembre avec la sortie Paris by Night, et mon plan ice-trail+ 5 kms commence.

Encouragée et entrainée, je ferai 4ème dans ma catégorie à l’ice trail, et ça continuera avec les 5kms des foulées de Vincennes, et mon 1er podium… Je suis totalement incrédule quand MumuFromParis m’annonce que j’ai fait un podium et je peux dire qu’à l’instant où j’ai vu mon nom sur la liste et mon classement, j’étais très très fière. Je crois que ma joie se lit sur la photo, d’ailleurs.

Et puis mon plan en 5 semaines pour « revanche sur semi » commence, et le résultat est là ! Chrono battu, je suis trop heureuse, j’adore m’arracher et finir ma course en sprintant, même si ça me fait une drôle de trombine à l’arrivée !

J’adore être en mode compét en course, me dépasser, aller au bout, rien lâcher. C’est comme en escalade, on commence la voie, et on va au bout (en tête, si possible !!). Je fais du sport pour me libérer l’esprit, le plaisir, les moments avec d’autres qui partagent la même passion, me sentir vivante, ressentir la chance de pouvoir courir, mais aussi pour améliorer mes temps, me battre contre moi-même, et aller au bout de mes possibilités. Je comprends que mon entourage ne saute pas de joie lorsque je leur annonce mon chrono sur telle ou telle course, même quand j’ai fait mon podium. (D’ailleurs, ce jour-là, mes enfants avaient froid et n’avaient qu’une idée en tête : rentrer à la maison !), mais ce n’est pas grave, ce qui compte à ce moment-là, c’est la joie et le bonheur, oui, le bonheur aussi, d’avoir accompli mon objectif.

En ce moment, je prépare mon 1er marathon, je suis folle d’excitation, même si j’ai le trac. Le trac de ne pas y arriver. Je travaille une allure qui est l’allure de mon tout 1er 10 kms, et j’en suis encore parfois toute étonnée. Je sais que lorsque je serai dans la course, mon cerveau se mettra en mode « rien-lâcher », mais cela ne m’empêche pas de douter parfois. Je ferai mon 2ème marathon à NY, avec les copines cafeuses, et je m’en fais déjà toute une joie, j’adore cette ville et y faire un marathon, c’est tout simplement génialissime!

Je rêve encore de podiums, je rêve de battre mes temps. Un jour viendra où je serai en phase descendante de mes possibilités, mais il y a tellement de courses à faire, et de sites à escalader, qui sait où tout cela me mènera ?

   

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