Chantaki, la future Barbie !
Écrit par admin Vendredi, 07 Août 2009 21:06
Pour moi Chantaki c'est un sourire et un grand moment de bonheur à la Trans'aq où accompagnée de Nathou, elle a débarqué avec des canelés fait maison et Nathou dans sa voiture de fille ! Je découvre lors de notre discussion très joyeuse au bord de la mer qu'elle n'est pas loin de me rejoindre dans le Seven Continent Club. Il était donc normal de faire une place d'honneur à celle qui va surement devenir une 2ème Barbie dans peu de temps !
Bonjour, je m'appelle Chantal, j'ai 46 ans et suis mariée depuis 23 ans à un sportif de toujours (cyclisme et CAP).
J'ai 2 grands poussins que je ne couve plus que d'une aile (20 et 23 ans).

Née à Dakar d'un père méridional et d'une mère polonaise, j'ai vécu mes 10 premières années en Afrique et les 10 suivantes en région parisienne (à Chatou) et c'est d'ailleurs au Parc de St Cloud que j'ai fait mes tous premiers footings avec mon père, alors coureur lui aussi. J'ai un frère plus âgé que moi, coureur et marathonien lui aussi.
Puis, je suis venue poursuivre à Talence mes études de Sciences Eco commencées à Nanterre, et je n'ai plus quitté depuis la région bordelaise.
J'ai testé plusieurs autres disciplines sportives en amateur, toujours.
En Afrique, c'était petit tutu et chaussons de pointes roses pour de la danse classique.
Puis , natation ,judo, ski, dans la période catovienne.
Au niveau sportif, j'affiche au compteur 9 marathons (La Rochelle, Le Médoc 2 fois, Paris, Las Vegas, Honolulu, Singapour, Florence, et GoldCoast), plusieurs semi marathons (Bordeaux, Morcenx dans les Landes, Niort, plusieurs Behobia), des 15km et plein de 10 et 5 km dans la région et les départements voisins.
Mes meilleurs temps sur 5 km : 24 min, sur 10 km 49'48, sur 15, 1h20 sur semi 1h 59 et sur marathon, 4h 24.
J'ai une prédilection pour les circuits plats, et n'ai jamais essayé le trail. Mon terrain d'entraînement étant plat, dès que je vois une côte en course, j'appelle au secours !

Comment j'ai commencé la pratique de la CAP :
Mise à part une première expérience de 10km en 1985, tentée sans entraînement ni chaussures spécifiques, mais aboutie dans la souffrance... arrivée juste avant les meilleurs coureurs du semi qui se tenait le même jour ( à Bègles), j'ai vraiment eu le déclic en 96. Avoir eu la chance de pouvoir assister au doublet gagnant de Marie-José Pérec dans les gradins du stade à Atlanta m'a donné envie de m'y mettre et au retour assistée de mon mari coureur, je faisais mes premières foulées sur un circuit de 7 km, que nous avons nommé le Chemin aux vaches .
Dès que je me suis sentie prête, je me suis mise à rechercher les courses de village dans la campagne de mon département. L'une des 1ères a été le 10 km des Côtes de Bourg (l'ancêtre de la course où Lulubelle, Brinouille et Sophi se sont brillamment illustrées récemment).
Puis, aidée par la catégorie Vo crée pour les vieilles seniors pas très loin de la quarantaine avant qu'elles ne basculent vers la catégorie des V1, j'ai multiplié les petites courses de campagne.
J'étais bien souvent récompensée non pas en vertu de mes chronos qui restaient bien fidèles à eux-mêmes, mais grâce à la rareté des participantes dans cette catégorie méconnue, et oui...quand on n'a pas un grand niveau, on fait feu de tout bois LOL

Ah les plaisirs des podiums...j'avoue que même si bien entendu l'essentiel est de participer, c'est bien agréable de jouir d'une mini célébrité à échelon local !
Depuis que je suis passée V1, je suis nettement moins présente sur les courses locales, mais n'allez pas croire que c'est parce que je n'ai plus d'espoir de podium ! Mauvaises langues que vous êtes...Lol
C'est simplement que le nombre de ces courses va en s'amenuisant d'année en année, et que quand il s'en présente une, je ne suis pas toujours très prête.
Ce que m'apporte la pratique de ce sport :
Un équilibre nerveux tout d'abord. J'ai arrêté de fumer en 98 et fait mon premier marathon en 2000.
Pour moi, c'était comme un défi de le réussir, et une volonté farouche de chasser toutes les mauvaises toxines accumulées pendant toutes ces années d'esclavage face au tabac m'animait.
Courir est devenu ensuite un élément très important dans ma vie, surtout que j'ai la chance de partager cette passion en couple. D'ailleurs, nos choix de marathons à l'étranger sont très souvent liés à des choix de voyage, on fait comme ça d'une pierre, deux coups ! Pour celui de Singapour, nous avions séjourné au préalable sur l'île de Langkawi en Malaisie juste avant, très proche en avion.
Je me dis aussi qu'avoir la chance de ne pas avoir de blessure physique invalidante (rappelez-vous, club des tamalariens...) est rare et qu'il faut en profiter.
Courir m'a permis de faire des rencontres formidables, parfois éphémères, parfois durables, et l'ambiance particulière avant un marathon me plait particulièrement. Les coureurs vont tous aller au bout d'eux-mêmes, chacun à leur niveau, et ça crée une espèce de solidarité qui me plait.
Elle est palpable dans les regards qui s'échangent, dans les paroles qu'on peut lâcher durant la course (si l'on court seul parce que sinon, dans mon cas, c'est un débit en continu...).
Et puis courir apporte tellement de bonheur, de satisfaction de l'effort accompli que ça n'a pas de prix, et je n'arrêterai ça pour rien au monde.
Comment passer du jogging à un marathon ?
Mon mari avait couru son 1er marathon à Bordeaux pas le Médoc, Bordeaux, il n'y en a pas eu des masses, en 1991, et déjà à l'époque, cela m'avait donné envie. J'avais envie de voir si moi aussi j'en étais capable. Et puis j'avais l'impression que ça consacrerait ma pratique de la CAP en me propulsant dans la cour des grands. Je sais maintenant, pour avoir vu l'autre cour, la vraie, celle des ultras et des ultra ultras ! que je suis tout juste dans celle des moyens !
C'est ça aussi qui me plaît dans la CAP On apprend à rester à sa place !
Pourquoi je continue ?
Je continue car chaque marathon est différent, et que comme j'ai déjà eu la chance d'en courir dans des lieux fabuleux, je souhaite ne pas m'arrêter en si bon chemin
Améliorer mon temps ?
Ce serait mon rêve, mais je vous avoue que j'ai de moins en moins d'espoir d'y parvenir au fil du temps.
Il faudrait plein d'éléments favorables que je ne réunis pas à chaque fois : pas de décalage horaire, un bon sommeil dans les nuits qui précèdent (or je suis surexcitée par l'approche du jour J), pas de chaleur extrême( comme à Singapour, 5 heures 17 mon pire chrono et un clin d'œil à Asian dont c'est le terrain de jeu au quotidien), une alimentation saine et épurée des « saloperies »dont je n'arrive pas à faire le deuil pendant la période de préparation ! Et puis pour cette fois, quelque chose que j'aurai pu éviter, un don du sang à 1 mois du jour de la course, pas très malin, et qui m'a pas mal affaiblie.
Oui je crois que j'apprends à bien gérer la course, chaque marathon couru apporte, outre son lot de souvenirs, sa petite expérience, qui me permet de mieux courir la fois d'après.
Mes rêves de courses à venir :
Peut-être aller courir un marathon dans chacun des 3 continents qui me restent pour faire comme Cécile ! Mais sachant que moi, ça me prendra 3 ans....Mais c'est vrai qu'elle m'a bien fait rêver avec son défi fou pour lequel elle a non seulement réussi à enchaîner les courses et les fameux décalages horaires dans un temps record...quand je pense qu'il me faut au moins un mois environ pour me remettre d'un marathon !
Mais aussi de beaux marathons bien de chez nous, dont tous vos récits me trottent dans la tête.
Et surtout l'inmanquable Médoc 2010 qui normalement se fera avec nos amis australiens Bob et Sue qui viendront pour l'occasion. Sue a déjà mis le pense-bête sur son frigo !
Voilà, j'espère avoir compensé le manque de présentation lors de mon inscription sur le site (juste un peu avant le marathon de Florence 2008)
Je suis tombée dans CAF comme un Obélix dans sa potion magique ! Mais à la différence d'Obélix, la potion CAF ne m'est pas interdite ! J'en use et en abuse...c'est une mine d'infos tellement riche qu'elle n'étanchera jamais ma soif et ma curiosité de sujets capesques.
Je remercie donc Barbie et Ken et tous ceux et celles qui par leurs témoignages et interventions permettent à la coureuse que je suis d'avancer toujours plus loin, et de continuer d'avoir envie et plaisir à le faire.*
Marathon de Gold Coast Australie, nous y étions !
Voici le récit de ce marathon qui, tel un apéritif avant un bon repas, nous a séduit pour des multiples raisons : le lieu, la date, les rencontres qu'il allait occasionner avec nos amis.
Le lieu, inutile d'en rajouter, cela représentait un rêve de vacances depuis longtemps. La date, 5 juillet, en pleine période hivernale en Australie, quoique l'hiver sur la Gold Coast soit bien doux avec des températures matinales rarement au dessous des 8°C. Et 22° de maxima... soit la température rêvée pour courir un marathon. Les retrouvailles avec Bob et Sue nos deux amis rencontrés au Vietnam, Bob allant courir son 1er marathon en tant que tel (plusieurs iron man à son actif), et Sue le 10 Km (mais elle aussi 2 marathons déjà) avec Chloé ma fille.
Arrivés le vendredi matin à Brisbane après un parcours interminable et de nombreuses heures de vol (Bordeaux/Londres, changement d'aéroport à Londres, Londres/Singapour, Singapour/Brisbane), nous prenons possession de la voiture de location et partons pour Surfer Paradise, la ville où nous avons réservé notre hôtel sans vraiment savoir que le circuit du marathon allait y passer.
Nous allons ensuite chercher nos dossards à l'expo marathon et au retour, nous retrouvons Bob et Sue qui nous attendent à la réception de notre hôtel. Nous sommes très contents de les revoir et ils nous accompagnent d'un café pendant que nous mangeons une assiettée de pâtes. C'est qu'il est 17h et que nous n'avons rien pris depuis le petit déjeuner dans l'avion ! Drôle de diététique...Puis c'est direction notre hôtel en vue d'un coucher comme les poules, mais on a très peu et très mal dormi dans le dernier avion et la fatigue nous tombe dessus inévitablement.
Le lendemain matin, c'est un petit déjeuner aux pancakes dans un restaurant ...un vrai délice ! On retourne à l'expo marathon pour y retrouver Bob et Sue qui y prennent leurs dossards. On s'achète des gels en prévision de demain, car il parait qu'il n'y aura pas d'autres ravitaillements que de l'eau et des boissons isotoniques.
La journée passe comme un éclair. On déjeune avec Sue et Bob d'un hamburger australien (avec de la betterave) que l'on dévore sur la plage. L'après-midi, nous allons faire un tour de shopping dans un outlet center et le soir nous retrouvons Bob et Sue pour un dîner de pâtes aux fruits de mer, très marathoniquement correct ! Plus une touche finale, qui l'est certes moins, mais qui grâce à la gourmandise contagieuse de Bob achève notre repas : un énorme cornet de glace double boules, ils appellent cela « regular » ! On a du mal à les finir, sauf Bob !
Puis on va se coucher tôt car la nuit promet d'être courte avec un lever à 5 h du matin pour aller prendre le bus à 6h. Pour moi, elle sera même encore plus courte car le portable qu'on a oublié d'éteindre sonne à 2h du mat, et je suis tellement sur le qui-vive que je crois que c'est l'heure ! Impossible de me rendormir. On prend un petit déj matinal avec du miel et du pain de mie complet qu'on a acheté, et on rejoint Bob et Sue juste à temps pour sauter dans le bus navette qui nous emmène au départ. On arrive alors que le départ du semi a déjà eu lieu, et Sue et Chloé ont tout juste le temps de se faufiler jusqu'au départ du 10km !
Comme il fait froid, Sue s'est achetée un tee-shirt manches longues qu'elle comptait laisser après le départ, du coup, j'en hérite, le temps d'attendre le notre. Jean-Philippe mon mari récupère aussi le sweat qu'un coureur du semi a laissé. Nous nous mettons en hauteur sur une remorque de camion pour pouvoir assister au départ du 10 et encourager nos coureuses, et chance dans cette cohue, nous les voyons !
C'est ensuite notre tour de partir. Il est 7h30 et nous avons dit bonne chance à Bob qui risque de partir en solo devant nous car il compte mettre 4h.
Jean-Philippe qui d'habitude court seul et finit 1 h devant moi a choisi de m'accompagner cette fois, car il n'a pas fait un entraînement très intensif, à cause d'une blessure récurrente au tendon d'Achille.
C'est une chance pour moi qui adore papoter et me laisser mener. Il connaît mon allure marathon et c'est assez confortable pour lui car il ne se met pas dans le rouge au moins.
Tout se passe bien. Je suis euphorique, excitée et ravie d'y être enfin, et ça dure au moins jusqu'au semi. Je ne vois pas les km passer et j'ai la pêche.
On fait des rencontres éphémères : un américain qui en est à son 248ème marathon et qui nous salue d'une Marseillaise qu'il entonne tout en courant avant d'enchaîner sur son hymne. Il nous dit avoir couru 30 marathons l'année dernière ! il nous double. Plus tard on le redoublera.
Un autre coureur qui est australien et ravi de nous parler en français, qui veut mettre dans les 5 h c'est son 1er marathon, on lui dit qu'il est trop rapide, et on le laisse poursuivre plus tranquillement sa course. On croise aussi Chloé puis Sue à la fin de leur 10.
Grâce au circuit, on croise Bob 2 fois qui est effectivement devant.
Puis au 23ème km, Sue et Chloé sont là et ont la gentillesse de nous accompagner 2km. Elles m'encouragent et quand elles arrêtent de courir avec moi j'accuse le coup. Mais c'est vrai qu'elles ont déjà fait leur 10 et n'ont pas arrêté depuis car elles ont dû marcher pour se rendre au km 23.
Le public est chaleureux et nous encourage parfois depuis des balcons.
Vers le 40ème km, j'ai un regain d'énergie et Jean-Philippe me dit que je vais faire mieux qu'à Florence, et mon 3ème meilleur temps (après Paris 4h24, et Las Vegas, 4h32), et c'est à cette idée que je me raccroche car pour faire les 4h30 prévues c'est râpé... mais j'ai les jambes lourdes et suis à la limite des crampes dans les mollets depuis un bon moment.
Vers le 41ème km , on court main dans la main et ça m'aide. Les gens nous applaudissent et on arrive même à doubler des coureurs ! Au 42ème km, on passe devant Sue et Chloé qui nous prend en photo et je me dis que c'est fini ; mais non, encore 195 mètres, je n'arrive même pas à sprinter tellement je suis déçue car les boudins sous lesquels je suis passée n'étaient pas encore ceux de l'arrivée.
C'est avec plaisir que je passe finalement la ligne en 4h 35mn 56 s.

La suite du voyage n'a plus à voir avec la CAP même si la marche à pied a été à l'honneur pendant toutes nos étapes dans des lieux plus sublimes les uns que les autres.
C'est simple, on en rêve encore !
lien : http://www.goldcoastmarathon.com.au/

Par chantaki, août 24, 2009
vos commentaires super gentils vont certainement me booster dans mes futures aventures capesques
! à ce propos peut-être le marathon de Marrakech au programme pour début 2010...Il y a des partants amateurs de loukoums?
Par Martine, août 23, 2009
Martine

Par Fafa, août 17, 2009
Par DiVi, août 12, 2009
Par Japhy, août 11, 2009
N'aie pas peur des côtes, elles ne te résisteront pas.
Par Stella, août 10, 2009
C'est curieux comme on imagine plein de choses au travers d'un pseudo, mais rien de tel que de lire la véritable histoire de Chantaki, la vraie, l'unique, ton portrait fut un joli moment de lecture pour moi
Par chantaki, août 10, 2009
et merci à Barbie qui m'a mise à l'honneur dans cette toute nouvelle V2!Chantaki très très fière de marcher sur ses traces et qui se voit donc obligée de poursuivre sa quête des continents
Par calou035, août 09, 2009
Mais déjà bravo, quels belles expériences as tu vécues...
Par zoé, août 09, 2009
Merci pour ce moment de partage
Par lou2009, août 08, 2009
contente d'en savoir plus sur toi,
merci de partager avec nous, ça donne envie de continuer et de se lancer !
bises
Lou
Par gaellou, août 08, 2009
J'adore la photo des tenues pour le marathon
Si tu viens par chez moi, je serais ravie de te rencontrer !
Par Asian, août 08, 2009
Par sophi, août 08, 2009
Par gilles75, août 08, 2009
Tu habites un coin super, j'ai des amis à GRADIGNAN et je me lasse pas d'y aller ( ils sont abonnés au marathon du medoc )
Par Marilyn, août 08, 2009
quel beau parcours ! de belles destinations de marathons en couple : le rêve !
le Seven Continent Club ne semble effectivement pas loin
Par coco57, août 08, 2009
coucou chantaki
je suis contente de te connaître un peu mieux, je me rends compte que tu as déjà pas mal de marathons derrière toi ce que j'ignorais. Tu es ancienne fumeuse et ça me donne beaucoup d'espoir de savoir que ça n'est pas un frein dans l'accomplissement de notre sport préféré.
J'aime bien ta façon d'aborder la CAP. Continue
Par Bibiche, août 08, 2009
... C'est vrai que tu es un petit rayon de soleil toujours de bonne humeur (enfin pour nous
). J'espère te croiser un jour, même si mes destinations courses sont moins lointaines, mon mari ne court pas comme le tien (quelques 10 km et les 20 km de Paris dans son jeune temps...).
Par Eric, août 07, 2009



Nous avons certainement dû nous croiser à un moment ou à un autre !
Bon courage pour tes projets !