Marathonnerre
Écrit par admin Dimanche, 04 Janvier 2009 00:18
Comment as tu commencé la course à pied ?
J'ai toujours aimé le mouvement, mais tout en étant assez posé, pas du genre à ne jamais tenir en place, et je me suis retrouvé à pratiquer l'athlétisme dès le collège. En école d'athlétisme nous touchions un peu à tout : courses, sauts, lancers.
Mais très vite il s'est avéré que j'étais à l'aise sur le tour de piste, soit 400 mètres, et son alternative, le 320 m haies jusqu'en cadets (16 ans). Je ne me débrouillais pas trop mal, également sur les cross avec une finale du championnat de France du côté d'Alençon, dans l'Orne, par des conditions météo épouvantables. Le cross en quelque sorte.
En plus du mercredi après-midi avec le collège puis le lycée j'étais en club au sein du PUC, avec les entraînements au stade Charléty.
Et j'ai pratiqué également l'escrime (le fleuret), de l'âge de 10 ans à 16 ans environ. Mes fins d'après-midi, mes mercredis et samedis étaient donc plutôt sportifs.
Après le bac j'ai évidemment cessé le sport au lycée, et le club ne m'a plus intéressé, j'ai donc cessé d'y aller vers l'âge de 20 ans.
Mais cela ne m'empêchait pas de continuer à courir, en pleine nature au bois de Boulogne ou au parc de St-Cloud, en revanche c'en était terminé de l'athlétisme sur piste.
Dès 1981 j'avais déjà goûté à la course sur route, qui n'était pas aussi développée que maintenant ni en nombre de pratiquants ni en quantité d'épreuves, avec Paris Versailles où j'avais été réquisitionné par un prof du lycée. La course faisait 17 km, j'avais couru en 1h25 soit 12 km/h.
En mai 1985, je me suis essayé au marathon, sans rien connaître à l'entraînement spécifique imposé par cette épreuve. Intuitivement la vitesse de 20 km/h en endurance me convenait, je pense avoir décidé arbitrairement que courir vers 13 km/.h en compétition sur 42 km ça devait aller, et j'ai dû me lancer à 14 km/h...
Je me souviens être passé au semi-marathon en un peu plus de 1 h 40, et avoir terminé en 4h23...
Deux années plus tard je courais mon second marathon en 3h13, un peu plus au fait de ce qu'il fallait faire pour réussir son entraînement et sa course, grâce notamment à diverses participations à des distances plus courtes, notamment les 20 km de Paris, et l'incontournable Paris-Versailles.
Que t'apportes la pratique de ce sport ? Que ce soit physiquement ou intellectuellement ?
La pratique de l'athlétisme puis de la course m'ont permis de toujours être en forme : ne jamais manquer de souffle et avoir du cœur. Cavaler derrière l'autobus qui va quitter son arrêt, pour finalement continuer en courant et arriver avant lui par exemple.
Cette bonne condition physique me servait notamment pour rouler à vélo lors de mon week-end ou courtes vacances dans les Vosges, lieu où je faisais du ski de fond également en hiver. Même si j'étais perfectible techniquement, j'avais la forme pour affronter le relief parfois tourmenté du massif Vosgien.
De plus, courir était le truc le plus naturel à faire, et le moins contraignant : un équipement minimal (encore que si on court souvent, et par tous les temps, ce n'est plus tout à fait vrai), et pas de contrainte de lieu ni d'horaire. Je pars, je cours, pas de temps passé à se changer, à être tributaire de lieux de pratique parfois éloignés, d'horaires imposés ou de coéquipiers. Quoique cet aspect existait dans le cadre de la pratique en club.
Comme lorsque j'étais gamin, j'aime cette idée d'être en mouvement sans artifice pour me déplacer, de se fondre dans l'environnement même s'il est parfois banal comme el bois de Vincennes, mais qui peut être spectaculaire sur les falaises des Côtes d'Armor, sur les crêtes Vosgiennes ou dans les sous-bois de la forêt de Rambouillet.
Sur le plan « intellect « la pratique de la course ne m'apporte pas grand-chose. C'est un moment de détente, éventuellement d'évasion, ou de concentration pourquoi pas, mais il m'est rarement arrivé que ce soit le moment de prise de grandes décisions ou de grande inspiration.
Toi qui as un peu de recul maintenant trouves tu que les femmes et les hommes abordent ce sport de façon différente ? Y a t il des points communs ?
Je connais surtout des coureuses avec l'esprit de compétition, enfin qui sans forcément être des obsédées de la performance et du chrono, courent régulièrement des compétitions, y compris de longues distances comme le marathon, qui savent et qui aiment suivre une préparation longue et généralement rigoureuse.
Mais j'en connais également quelques unes, notamment aux Buttes-Chaumont, qui ont une pratique exclusivement plaisir et détente, et qui n'envisagent même pas un instant de s'inscrire à une compétition, bien que certaines d'entre elles soient des pratiquantes très régulières qui figureraient largement dans le premier quart du classement d'une course.
Pour en revenir à celles qui ont choisi l'aspect compétition, indépendamment de leur niveau de performance absolue, j'ai toujours vu des femmes déterminées, appliquées et consciencieuses, capables de culpabiliser suite à une séance annulée ou écourtée (Fred à ton avis qu'est ce que je fais pour remplacer ma séance de dimanche que je n'ai pas faite ?). Devinez qui me demande ça tiens !
Alors pour le début de la question je suis un peu embêté pour répondre, ça fait trop longtemps, je ne sais plus. Mais ayant commencé très jeune par l'athlétisme, la question de la distance ne se posait pas, j'étais forcément limité.
Pou en revenir à mon premier marathon, initialement je devais m'entraîner te le courir avec un copain bien plus âgé, mais qui s'est dégonflé en cours d'entraînement, sans vraiment le dire d'ailleurs, et je me suis retrouvé seul le jour de la course. Je ne sais pas si sa présence aurait changé quoi que ce soit d'ailleurs. Comme j'aimais courir et que j'avais conscience que j'avais complètement raté ce marathon, que j'aurais pu courir vers 3h40 je pense, j'ai voulu en courir un second, mais avec deux années de délai (en fait j'avais raté la date pour courir l'année suivante), puis les 3h13 réalisées sans trop de difficulté m'avaient incitées à recommencer, là aussi avec deux années de délai, pour viser 3 heures, ratées à peu de chose (3h01') suite à de gros pépins intestinaux m'obligeant, au retour sur les quais rive droite vers Alma, à débouler sur une péniche où la marinière m'accueilli fort aimablement, mais elle avait peu le choix à vrai dire...
Pour mon troisième marathon en 1992 j'avais placé la barre à 2h48', 15 km/h, m'entraînant très sérieusement, hélas j'avais coincé vers le 37e km dans le bois de Vincennes (cette année le parcours se terminait à l'hippodrome de Vincennes) pour finir en 2h52'.
Puis je me suis mis à courir moins régulièrement, délaissant un peu les marathons qui me demandaient deux mois de préparation et cinq séances hebdomadaires que je ne voulais pas réaliser car je voulais faire d'autres choses également, mais je courais toujours MON Paris-Versailles et quelques courses dont les 20 km de Paris. Je maintenais mon niveau et ma forme, avec de belles années où je faisais beaucoup de ski de fond, notamment ma période « Suédoise « où j'ai enfin renoué avec le marathon, courant deux années consécutives (1994 et 1995) celui de Stockholm dans le même temps de 2h54'30''.
C'est plutôt au début des années 2000 que je me suis remis à courir cette distance, avec parfois deux marathons en quelques mois (printemps et automne), avec toujours cet objectif sur lequel je coinçais : 15 km/h soit 2h48'.
2h51' à Rotterdam en 2000, puis trois années consécutives à La Rochelle, 2h51' en 2004, 2h50' en 2005 (mon record à 40 ans), 2h51' en 2006. Au moins je me disais qu'en vieillissant je ne perdais pas en performance.
Pour Paris 2008 j'avais été déçu car je m'étais préparé comme jamais, pour finalement coincer en 2h54'.
Depuis le milieu des années 2000 j'ai découvert une autre façon de courir le marathon, en accompagnement, soit en meneur d'allure « officiel « comme au Futuroscope en 2005 et 2006, soit de façon plus personnalisée comme avec Brinouille à Chavagnes en 2007, mais surtout avec Martine à trois reprises, pour son premier marathon à Paris en 2006, son second en 2007 où je lui ai demandé de s'arrêter avant la mi-course car elle n'était pas en forme, et le troisième en 2007 à la Rochelle pour son record.J'ai aussi découvert une manière différente de m'entraîner car je me suis retrouvé à courir en groupe, notamment à Vincennes, alors que je m'entraînais à 90 % en solitaire, sauf les dimanches ou je retrouvais régulièrement un ou deux copains.
C'était un nouvel aspect qui me plaisait, tout comme participer aux discussions à distance, auparavant sur un autre forum, maintenant bien plus souvent ici.
Concernant les marathons, mon challenge personnel reste donc ce chrono de 2h48, rendez-vous à Paris le 4 avril.
Pour les distances plus longues je verrai ça plus tard, ma seule participation à 100 km s'est avérée assez curieuse, course disputée sur un circuit extrêmement difficile, toute en montées et descentes, par une chaleur caniculaire (début juillet 2006).
J'avais déjà connu des fins de marathons délicates voire difficiles, mais là pour la première fois de ma vie j'ai connu la souffrance en course, rencontrant le mur au 43e km, puis ayant beaucoup de mal à courir du 50e au 89e km avant de repartir vaillamment à 11 km/h pour les 11 derniers kilomètres.
Je renouerai avec cette distance mais dans quelques années, je ne suis pas pressé, et encore une fois je ne veux pas avoir comme seule activité la course à pied, je veux avoir du temps à consacrer à faire autre chose.
As-tu des rêves de courses pas encore réalisées ?
Certainement. Recourir des marathons avec Martine (avec et pour elle), participer à des trails, mais encore une fois ce sera plus tard, lorsque je pourrai y consacrer le temps nécessaire, car j'ai manifestement l'esprit de compétition, si on me colle un dossard sur le maillot c'est forcément pour cavaler et foncer, et je veux donc me préparer spécifiquement, ce qui nécessite que j'adapte mon emploi du temps. S'il s'agit de musarder et de me balader, alors je le fais à l'entraînement, ou en course mais en accompagnement avec ma douce.
Alors des courses rêvées ou des courses de rêve, oui, je n'ai a priori pas de course déjà prédéterminée, mais idéalement il s'agira de courses dans un bel environnement, éventuellement spectaculaire (montagnes, côte maritime), en toute saison, même si je rechigne de plus en plus à m'entraîner en plein été.
Et des courses en côtes également, j'adore les côtes, j'en mange beaucoup à l'entraînement.
Mais rien ne presse... De la patience, toujours de la patience, pour durer.

Par Gloria, janvier 23, 2009
très beauX portraitS
Par VeroCavalaire, janvier 21, 2009
gros bisou vero
Par karen, janvier 14, 2009
c'est moi ou tu aimes beaucoup le rouge et le orange pour courir
Par DiVi, janvier 13, 2009
Par aud, janvier 12, 2009
Par Japhy, janvier 11, 2009
)
Par Asian, janvier 10, 2009
J'aime particulièrement les 2 photos en couple qui laissent transparaître tant de choses...
Par Marathonnerre, janvier 06, 2009
Et nous nous adapterons.
Par Martine, janvier 06, 2009
Martine
Par Marathonnerre, janvier 05, 2009
Rendez-vous dans vingt-deux ans...
Par lulubelle, janvier 05, 2009
Je te souhaite une heureuse année 2009! Bises et à très bientôt!
lulubelle
Par Damoto, janvier 05, 2009
Bravo Fred pour ta "carrière" en CAP mais ce que j'adore le plus c'est les photos en couple, je trouve ça FABULEUX de partager cette passion de la course à pied avec l'être cher !
Par Coccinelle, janvier 05, 2009
. Franchement, que serait CAF sans toi ? Il manquerait indéniablement quelque chose ... Quant aux photos, je me dis que vous formez un beau couple avec Martine, avec qui tu as la chance de partager la même passion.
Par Silver, janvier 05, 2009
Vous faites un bien beau duo toi et "ta douce".
Par nadine, janvier 04, 2009
Merci pour ce portrait de Fred qui nous est cher, pour tous ces conseils, ses encouragements, pour sa gentillesse (ils sont tous supers sympas sur ce site, les hommes !!!...)et surtout Bravo pour ces performances !!!
nadine
Par AnneCatherine, janvier 04, 2009
Par anoushka, janvier 04, 2009
Par Marathonnerre, janvier 04, 2009
Paris - Versailles fin septembre 1985 (j'ai 20 ans).
Quoi mes chaussettes ?
20 km de Paris octobre 1986.
Oui je sais, les chaussettes...
Stade Pershing 2007
Avec ma douce fin novembre 2006, veille de marathon de La Rochelle, vers la plage de la Concurrence
Semi-marathon de Paris, mars 2007
Toujours courir à deux, août 2006, île d'Arz, golfe du Morbihan
Vingt-deux annnées d'entraînement au bois de Vincennes.
Rien n'a changé, sauf comme l'a souligné Fanny, mes cheveux...
Par calou035, janvier 04, 2009
Bonne continuation Fred..et merci d'etre parmi nous
Par Patrouchka, janvier 04, 2009
Sans tonton Fred, CAF perdrait un peu de son sel
Merci pour tous tes conseils.
Par lou2009, janvier 04, 2009
maintenant je sais : martine et marathonnerre, sont un couple, je dirais même un beau couple !
En tout cas merci pour tous les conseils que tu nous donnes chaque jours,
Lou la débutante
Par tiny bat, janvier 04, 2009
Hâte de te connaître en vrai à Paris puis à New York (pas sur la course, malheureusement!
)
Par brinouille, janvier 04, 2009
Bonne initiative de présenter les gars du forum, car ils amènent incontestablement une touche technique qui nous manque un peu dans notre pratique. Il va falloir qu'on s'y mette les filles au technique !
; )
PS : Héhé Fany, le cuissot s'est musclé un peu aussi en 20 ans, pratique oblige !
Par Stella, janvier 04, 2009
Une belle inspiration pour nous autres qui avons commencé à courir bien après avoir appris à tenir debout
Par balla balla, janvier 04, 2009
Par Nathou, janvier 04, 2009
Toujours là pour nous avec tellement de patience et gentillesse, il fallait en effet lui rendre ça
De belles choses à vivre encore, bises Nathou
Par babou, janvier 04, 2009
Les portraits du mois sont toujours de belles découvertes.
RV le 5 avril au MDParis, tu auras surement le temps de prendre une bonne douche avant qu'on n'arrive... lol
Par isa76, janvier 04, 2009
Par Eric, janvier 04, 2009
Par Bibiche, janvier 04, 2009
Nous, on y sera le 5...
Par Bibiche, janvier 04, 2009
Oui mais pas n'importe lequel, celui qui est toujours là pour répondre aux questions que nous nous posons tant au niveau de l'entraînement que de tous les matériels techniques qui nous accompagnent ou le maniement du site.
Un garçon qui est toujours là pour nous faire rêver avec ses photos superbes... ou drôles.
Un garçon en portrait sur CAF???
Oui Fred parce que tu le vaux bien!
Surtout ne change rien, sauf pour le boulot pour lequel je te souhaite bonne chance.
Heureuse Martine!
Par gaellou, janvier 03, 2009
Par phany, janvier 03, 2009
et les derniere photos 1986-2008 il n'a pas beaucoup changé sauf ses cheveux, je taquine



mais ce n'est pas ce que je retiendrais !!
Rhooo ... c'que c'est chouette de faire connaissance ...